PLAN DE TRAVAILIntroductionI/Présentation de la l’ex URSSII/Historique sur l’urbanisation de l’ex URSS :1. La naissance de...
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« La ville demeure une création historiqueparticuliére, elle n’a pas toujours existé mais elle estapparue un certain momen...
Introduction :L’architecture soviétique est une composante organique de la culture et du peuple soviétique,Cette culture q...
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Pour illustrer cette philosophie prenant l’exemple de la ville de stalingrad qui a été detruitependant la deuxième guerre ...
La solution étant apportée pour la décongestion des grandes villes et surtout la capital ainsi queles grands centres indus...
Il en résulte que l’effectif de population urbaine a été multiplié par 13,3 en trois quarts desiècle, passant de 13,5 à 18...
Qualifier la nouveautéDans ce contexte, la ville nouvelle est donc un objet statistique difficile à saisir et poseinévitab...
IV-3/Processus et raison de création des villes nouvelles de l’exURSS :Introduction :On peut suivre, au cours d’une périod...
Ouralski (aluminium) dans l’Oural, et Novokouznetsk -la base sidérurgique du Kouzbass- quiaccueillera deux combinats. Dans...
A partir de 1970, le rythme de création de villes est largement ralenti. La main d’œuvremanque, les projets d’aménagement ...
V /exemples de villes nouvelles russes :Exemple 1 : Stalingrad• Projet réalisé : exemple de StalingradIntroduction :Le re...
Le 2 février 1943 l’armée allemande se rendit mettant ainsi un terme a l’avancée des troupesallemandes en URSS.La ville da...
La Volga, dont la berge avait été dégagée afin d’ouvrir les quartiers urbains au panoramariverain, se mit à jouer un rôle ...
Le Kouzbass abréviation de bassin du Kouznetsk désigne à la fois le plus grandgisement de charbon de Russie situé au sud d...
Depuis 1991, les faibles crédits ne suffisent plus à augmenter la production et encore moins àrénover les infrastructures ...
performant. Cette clinique dotée dun matériel ultra-moderne a été construite en lespace dequatre ans. Elle comprend aujour...
Situation de VolgogradRaison et Processus de création de la ville :Le projet d’Akademia est apparue dans le cadre de l’ext...
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Processus et raison de création de la ville :La ville nouvelle de zélenograd est un type d’osmose ville/foret dont la forê...
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Plan de la ville de KondrovoProcessus et raison de création de la ville :Le statut de village de Koudrovo a toujours été l...
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Conclusion :Dès avant la première guerre mondiale et la révolution d’octobre, on avaitproposé des concepts neufs concernan...
Bibliographie :Ouvrages :1) Andrei Ikonnikov, l’architecture russe de la période soviétique,Edition « Radouga », Moscou 19...
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Exposé sur la russie

  1. 1. PLAN DE TRAVAILIntroductionI/Présentation de la l’ex URSSII/Historique sur l’urbanisation de l’ex URSS :1. La naissance de l’architecture soviétique (1917-1923)2. Période de reconstruction et d’industrialisation (1923-1951)3. Période de la guerre (1941-1945)4. Après la guerre (à partir de 1945)III /Les politiques de création des villes nouvelles :1. caser la population chassée par la guerre2. l’exploitation de richesses naturelles3. limitation de l’exode ruralIV /Les villes nouvelles de l’ex URSS :1. Définition des villes nouvelles2. Définition des villes nouvelles de l’ex URSS3. Processus et raison de création des villes nouvelles de l’ex URSSV/Exemples de villes nouvelles russes :Exemple 1 : Stalingrad• Projet réalisé : Stalingrad Introduction Présentation de la ville
  2. 2.  Processus et raisons de création de la villeExemple 2 : région de Sibérie• projet réalisé : exemple de Kouzbass Introduction Présentation de la ville Processus et raisons de création de la ville• projet d’avenir : exemple d’akademia city Introduction Présentation de la ville Processus et raisons de création de la villeExemple 3 : région de Moscou et saint Petersburg• projet réalisé : exemple de Zelenograd Introduction Présentation de la ville Processus et raisons de création de la ville• projet d’avenir: exemple de koudrovo Introduction Présentation de la ville Processus et raisons de création de la villeConclusion
  3. 3. « La ville demeure une création historiqueparticuliére, elle n’a pas toujours existé mais elle estapparue un certain moment de l’évolution dessociétés, et peut disparaitre ou être radicalementtransformée a un autre moment.Elle n’est pas le fait d’une nécessité naturelle maiscelui d’une nécessité historique qui a un début et quipeut avoir une fin ».
  4. 4. Introduction :L’architecture soviétique est une composante organique de la culture et du peuple soviétique,Cette culture qui embrasse plus d’une centaine de nations et d’ethnies, est une cultureinternationale basée sur un même système socialiste, sur une économie et une manière de vivrecommune.L’union soviétique présente des caractéristiques qui lui sont propres, déterminées par le destinhistorique de cette nation, par ses traditions et sa mentalité nationale, ainsi que par ses aspectsnaturels spécifiques.L’ex URSS pays d’architecture et d’histoire sort considérablement appauvrie de la guerre, qui luia coûté plus de 25 millions de morts, ainsi que les pires destructions jamais subies par unbelligérant dans l’histoire humaine.La seconde guerre mondiale modifia profondément la vie de l’URSS tout entier, de chaque ville,de chaque cite et de chaque individu, beaucoup de villes soviétiques furent entièrement rasées parl’envahisseur, ainsi que le patrimoine historique qui a subit de graves dégâts.Malgré toutes les difficultés héritées de la guerre un programme étendu et énergique dereconstruction se poursuivait, et donna naissance aux villes nouvelles de l’ex URSS etparticipèrent au relèvement du pays.I /Présentation de la l’ex URSS :L’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), ou Union soviétique,Était un État fédéral de 15 républiques soviétiques et qui a existé de 1922 jusquà sa dissolutionen 1991. Son emblème était la faucille et le marteauPlus vaste État du monde, lURSS occupait le 1/6 des terres émergées et sétendait sur 11 fuseauxhoraires, de la mer Baltique à la mer Noire et à locéan Pacifique, cest-à-dire toute la partie Nordde lEurasie. Elle reprenait à peu près le territoire de lancien Empire russe, à lexception notablede la Pologne et de la Finlande, devenues indépendantes lors de la guerre civile russe de 1918 à1921, et des gains territoriaux du régime stalinien tels que lUkraine occidentale prise en 1939 à laPologne lors du Pacte germano-soviétique, la Carélie orientale prise en 1940 à la Finlandeagressée, la Moldavie (anciennement la Bessarabie roumaine), les pays Baltes : lEstonie, laLettonie et la Lituanie en 1940 et les Kouriles du Sud et le Sud de lîle de Sakhaline pris au Japonen 1945, la Touva ou encore la région de Kaliningrad (lancienne Prusse-Orientale).Le territoire de lURSS varia donc dans le temps, surtout avant et à lissue de la Seconde Guerremondiale. Le pays était composé, avant sa dissolution, de 15 républiques fédérées et dun certainnombre de républiques et régions autonomes.La RSFS de Russie était, de loin, la plus importante des républiques soviétiques, tant du point devue de sa surface, de sa population, que de sa puissance politique. Devenue Fédération de Russieen 1991, elle est actuellement considérée comme lhéritière de lURSS du point de vue
  5. 5. diplomatique et a notamment hérité de son siège de membre permanent au Conseil de sécurité desNations unies.LURSS a cessé dexister en 1991, après plus de 70 ans déconomie planifiée et collectivisteorganisée selon les principes du marxisme.Les 15 Républiques qui composaient lUnion des Républiques Socialistes Soviétiques sontdevenues indépendantes, et une douzaine dentre-elles tentent de bâtir une sorte de communautééconomique.Lensemble constitue un immense espace dont léconomie est caractérisée par un potentielconsidérable, en même temps que par une crise très profonde.II /Historique sur l’urbanisation de l’ex URSS :L’histoire de l’architecture soviétique remonte à la révolution d’octobre .Dés le départ,elle eu à faire face aux nombreux problèmes posés par les changements radicaux qui devaientbouleverser la vie de cet immense pays.II-1/ naissance de l’architecture soviétique (1917_1923) :*révolution socialiste (25 octobre1917) :Au soir du 25 octobre, à Petrograd (Saint-Pétersbourg), suite à l’action dirigée par VladimirLénine, les troupes révolutionnaires avaient attaqué le palais qui devait tombait la nuit même,quelque jour plus tard, à l’issue de combats acharnés, le pouvoir soviétique s’imposait à Moscouet plus tard dans toute la Russie.Les débuts des années 20 furent difficiles pour la Russie .la première guerre mondiale avait ,enquatre ans ,saigné le pays à blanc, il avait ensuite du surmonter les conséquences d’une guerrecivile cruelle et s’étant prolongée fort longtemps .Ensuite après avoir surmonté la famine et lesravages de la guerre, la nation eut à créer à partir de rien ,une structure d’état correspondant aunouvel ordre social d’une part ,et d’autre part ,un potentiel industriel .le plan goelro(l’électrification de la Russie dans les dix à quinze ans) :Conçu en 1920 il fut réalisé en 1931, tout comme d’autre programme destinés à releverl’économie, revitaliser le système des transports du pays ou insuffler une nouvelle vie aux villes.II-2/la période de reconstruction etd’industrialisationsocialiste (1923_1951) :Dans la plus part des villes russes ; l’année 1923 constitué le passage à une nouvelle phase, cellede la construction .La vie des villes se rétablissait peu à peu et l’effet laissés par la guerre civiledisparaît également. L’année suivante vit l’expansion planifiée des activités de construction.
  6. 6. a)L’industrie du bâtiment :Elle avait joué un rôle majeur, les efforts soutenus de cette industrie se poursuivirent bien au delàdes années 30._ Les vielles connurent une nouvelle vie._ Et on construisit des villes nouvelles, des complexes industriels.Ceux-ci transformèrent la Russie paysanne semi-rurale, en une puissante nation industrielle.En dépit de la rapidité de la construction, et cela à une échelle extraordinaire, le développementde l’industrie et l’urbanisation concomitante requirent un effort encore plus considérableb) Les plans quinquennaux :Le plan quinquennal est un document de planification économique gouvernemental fixantdes objectifs de production, sur une période de cinq ans. Pour les États utilisant des plansquinquennaux, on parle d’économie planifiée.Initialement utilisé en URSS depuis l’Ier Plan (1929-1932) jusquau XePlan (1976-1980).Le plan quinquennal sinscrit dans un processus général de planification économique et fait partiedun plan prospectif fixant des objectifs généraux pour les cinq années à venir (de production etdindustrialisation, notamment). Il peut être révisé chaque année, en fonction des résultats.• Le premier plan quinquennal 1929 - 1932 :Amène un changement de structure radical et se démarque de la Nouvelle politiqueéconomique. Il permet datteindre un taux de croissance de 21,6% et est le théâtre delindustrialisation de nombreuses régions : région de lAmour (Extrême Orient), Oural, bassin deKouzbass (Sibérie)… Les quotas fixés furent atteints en 4 ans et non 5, ce qui relativise lecaractère planifié de léconomie soviétique.• Le deuxième plan quinquennal 1933 - 1937 :Fait monter comme jamais les chiffres de la production soviétique, dopée au stakhanovisme.De grandes infrastructures y sont construites (notamment des canaux, comme celui reliant la merBlanche à la Baltique ou celui reliant la Moskova et la Volga).• Le troisième plan quinquennal 1938 - 1941• Le quatrième plan quinquennal mars 1946 - 1951 :Abandonne léconomie de guerre plus relâchée pour une reprise de la planification, selon lathéorie développée par Evgueni Samoïlovitch Varga, et à lencontre des requêtes de AndreïVoznessenski.II-3/ la période de la guerre (1941- 1945) :Elle fut catastrophique pour l’Union Soviétique, 20 millions de mort, 1710 villes en ruines et70000 villages rasés, 38000 entreprises industrielles détruites ou endommagées. Un tierspratiquement de la richesse nationale d’URSS avait été perdue.
  7. 7. *Dans la seconde moitié des années 40 :La différence notoire si on compare cette situation à celle qui avait suivi la guerre civile, effort dereconstruction s’appuya sur le système socialiste mis en place et bénéficia de toute la puissancedu potentiel économique qui avait permis de gagner la guerre.D’un cote la reconstruction se fit rapidement, et de l’autre, le peuple soviétique ne se contenta pasde recréer ce qui avait été détruit, mais il pallia, également le manque d’urbanisationfonctionnelle et spatiale, et enfin créa les conditions d’un futur développement urbain.En 1948, la production d’avant guerre était déjà dépassée.II-4/ l’après guerre :1) Milieu des années 50 :En cette période commença un effort énergique de construction industrialisée de logements, qui apermit de doubler le nombre de logements construit à la fin de la décennie de 6 millions on passaà 11,5 .Et ce la en adoptant des méthodes de conception radicalement nouvelles :_ Standardisation de l’industrie dans le cadre de l’infinie ;_ La recherche intense et rapide de solutions adaptées dans le processus de la conception reélle,avec ses limitation et ses urgences contraignantes.Cette recherche devient une composante majeure de l’architecture des années 60 et l’est toujoursactuellement.Ce besoin d’accélérer l’énorme effort de construction à la fin des années 50 et dans las années -60 a stimulées l’émergence du structuralisme technologique.2) Aux cours des années 70 :Aux cours des années 70 s’est précisée la construction intégrée de centres de recherchescientifique. Puis, des changements de fond sont survenus dans la mentalité des architectes, ils semirent à la recherche active d’un nouveau type d’ensemble résidentiel. Cette nouvelle approchese refléta également dans de nombreux plans de centres urbains.III/Les politiques de création des villes nouvelles :1. caser la population chassée par la guerre :L’invasion de l’union soviétique sur toute la longueur de sa frontière occidentale par lesarmées du bloc fasciste, Allemagne en tête, fut catastrophique pour l’URSS.Les résultats de la guerre furent mitigés. Les pertes soviétiques au front furent importantes,21 millions de morts (plus de12 % de sa population).Sur le plan matériel, le bilan est également très lourd, environ 3000 villes détruites,Partout il faut reconstruire usines et logements, rétablir les communications, et faire redémarrer laproduction dans des conditions extrême.La guerre terminée, l’URSS se mit à penser ses blessures en commençant par ce qui était le plusnécessaire, le logement.Pour répondre aux nouveaux besoins notamment le besoin de logement qui s’intensifiait, il étaitnécessaire donc de construire plus rapidement afin de faire face à la pénurie et loger la populationchassée par la guerre, dans des délais suffisamment courts.
  8. 8. Pour illustrer cette philosophie prenant l’exemple de la ville de stalingrad qui a été detruitependant la deuxième guerre mondiale dont le relèvement crée une ville nouvelle appeléVolgograd.2. l’exploitation de richesses naturelles :Deux types de territoires sont produits dans le cadre des grands projets issus de laplanification territoriale de l’économie :Les complexes territoriaux comme les pôles industriels créés «en plein champ» sont spécialisésdans un type de production en fonction des ressources naturelles, de leur situation, du peuplementet de leur niveau d’urbanisation, des infrastructures existantes ou à produire –routes, voiesferrées, lignes à haute tension, grandes conduites-. Ces vocations territorialisées doivent conduireà une interdépendance générale des régions économiques qui n’est possible que si les lieux sontreliés, d’où des projets colossaux de grands travaux faisant l’objet d’une intense propagande etentraînant la mobilisation du travail forcé.Le CMI (complexe militaro-industriel, ou VPK -Voenno-Promychlennyi Kompleks) correspond àl’ensemble des activités productives liées à la défense et à la sécurité de l’Etat, ce qui renvoie àl’armement, la police, les camps, les prisons, l’information et à des sujets plus «sensibles» commele nucléaire (même civil), la production de l’or, de pierres précieuses, de métaux rares. Une partdes activités du CMI se réalisait dans les villes secrètes qui vivaient en vase clos et désignées pardes codes postaux ou dans des usines secrètes portant aussi des numéros et dont les travailleursétaient sous surveillance étroite.3. limitation de l’exode rural :La Russie compte 144,1 millions dhabitants. La densité moyenne y est faible : 8,4 habitantspar km². Le territoire est globalement sous-peuplé. Dautant que la répartition de la population estinégale : la Russie dEurope a une densité de 25 hab/km², mais la région centrale, autour deMoscou, de Rostov et de Perm, dépasse les 50 hab/km². En Russie dAsie, les populations serassemblent le long des terres noires et du Transsibérien (les densités oscillent entre 20 et50 hab/km²). Le reste de la Sibérie, environ 60 % du territoire, accueille moins dun habitant parkm².La Russie est urbanisée à 73 %. Cest un taux très élevé si lon songe quen 1917, avant larévolution communiste, les villes nabritaient que 14 % de la population totale. Depuis, le régimecommuniste a systématiquement privilégié lurbanisation. Les deux pôles principaux sont Moscouet Saint Pétersbourg (respectivement, autour de 9 et 5 millions dhabitants, davantage si lon prenden compte lagglomération). Laxe urbain le plus visible suit les terres fertiles du Sud et leTranssibérien. Les villes les plus nombreuses et les plus importantes se trouvent en RussiedEuropeQuant aux campagnes, un exode rural massif les a vidées de leur population (sans compter lesmassacres perpétrés contre les paysans, notamment en 1929-1931). Les campagnes russes restentsous-équipées : seules 30 % des habitations ont leau courante. Dans les années 1990, cependant,le phénomène sest inversé : la crise économique a chassé des villes une part de la population quipense quil est plus facile de subsister à la campagne.Lagglomération moscovite regroupe 12,3 millions dhabitants en 2005, la région centrale le quartde la population russe.
  9. 9. La solution étant apportée pour la décongestion des grandes villes et surtout la capital ainsi queles grands centres industriels est la création des villes nouvelles (villes satellites et villes dortoirs).IV/Les villes nouvelles de l’ex URSS :IV-1 /Définition des villes nouvelles :Une ville nouvelle est une ville, ou un ensemble de communes, qui naît généralement d’unevolonté politique, et qui se construit en peu de temps sur un emplacement auparavant peu ou pashabité.Ces projets sont marqués par les réflexions sur la Cité idéale à une époque donnée. Elles adoptentsouvent un tracé régulier (en damier, en étoile,...); les bâtiments publics, lorganisation desservices et parfois les contraintes architecturales imposées aux constructeurs dénotent unprogramme social ou intellectuel. Le désir dordre sinscrit dans le réel, dans la société humaine;dans le tissu urbain sincarnent alors des visées idéologiques, voire religieuses ou mystiques.Après quelques décennies, la "ville nouvelle" perd son caractère de nouveauté: mais le centrehistorique de ces fondations originales reste le témoin dune aventure humaine, ou dun rêvepersonnel.IV-2/Définition des villes nouvelles de l’ex URSS :Introduction :L’expression de «ville nouvelle» recouvre deux intuitions distinctes. D’une part, ladéfinition même de la ville, identifiée par sa population, ses fonctions, samorphologie, les activités qu’elle concentre, procède par exclusion de cequi est rural. D’autre part, la nouveauté est une qualité ambiguë et dont ladéfinition est tout aussi arbitraire car, s’il y a bien un point de départ, unacte de naissance localisé dans le temps et dans l’espace, caractérise-t-il lapromotion d’un point de peuplement, jusqu’alors non urbain, au rang deville, ou bien la naissance d’un établissement prévu avec tous les attributsurbains dans un espace initialement vierge? Dans les deux cas, leproblème reste entier: la ville est nouvelle pour qui, pour quoi, quand etjusquà quand?Qu’est-ce qu’une «ville nouvelle» en Russie ?Deux faits marquent la situation de l’ex-URSS, et donc de la Russie. D’une part, lacroissance urbaine massive fondée sur une industrialisation spectaculairement rapide au 20esiècle. En 1913, le taux d’urbanisation atteignait à peine 18%. En 1991, il s’élevait à 68%, soitune multiplication par 3,8. Or, durant la même période, la population globale du pays aégalement fortement augmenté: en dépit des pertes démographiques liées à la DeuxièmeGuerre mondiale, la population de l’URSS, à superficie constante, avait été multipliée par 3,5.
  10. 10. Il en résulte que l’effectif de population urbaine a été multiplié par 13,3 en trois quarts desiècle, passant de 13,5 à 180 millions d’habitants.D’autre part, dans un régime planifié, la ville «nouvelle» est un objet qui semble bien défini:fruit de la planification, elle éclot en principe à un moment et dans un lieu voulus. Elle investitdes lieux stratégiques, en fonction des ressources naturelles et des infrastructures aussi bienexistantes qu’à produire. Si l’idéal soviétique voulait que la ville nouvelle corrige les«injustices» de l’espace pour produire un territoire équilibré, organisé et efficace, les coûtsd’une création ex-nihilo ont ainsi mené au compromis entre lieux de peuplement anciens etaménagement.A ces trois modalités s’ajoute le problème de l’instabilité des toponymes. Cette propension àdébaptiser le nom des villes, typiquement slave (mais non spécifique au monde slave) a étéparticulièrement prisée par le régime soviétique, qui souhaitait que la représentation dusystème de peuplement soit rationnelle et en adéquation avec le système productif et social, enmême temps que porteur de l’idéal d’équité.Les villes, par leurs noms, ont rappelé les figures emblématiques du régime (Lénine, Staline,Andropov, Brejnev), les divers symboles du communisme (Komsomolsk, Oktiabrsk), ou toutsimplement l’activité industrielle de l’agglomération (Kouzbass, Elektrostal).
  11. 11. Qualifier la nouveautéDans ce contexte, la ville nouvelle est donc un objet statistique difficile à saisir et poseinévitablement des problèmes méthodologiques. Le choix d’une définition de la ville nouvellese révèle dans tous les cas arbitraire. Le critère de fondation de la ville est révélateur d’unecertaine conception de la nouveauté comme origine, mais ce choix est aussi contraint par lesdonnées disponibles.Le critère de l’octroi du statut de ville pour définir la ville nouvelle dans la Russie du 20esiècle n’est pas pertinent. Certaines villes ont en effet été fondées sous le régime soviétiquemais n’en ont pas reçu le statut, bien qu’on puisse les considérer comme urbaines par d’autresaspects. Ce statut est octroyé de façon arbitraire, parfois à des points de peuplement trèsrestreints qui n’ont rien d’urbain, tandis que des villes dotées de tous les caractères urbains,parfois depuis bien longtemps et/ou dont la fondation remonte à des époques très antérieuresn’ont reçu au contraire ce statut que très récemment.Le critère de la fondation de la ville comporte également un biais. Certaines villes ont été ditesnouvelles car le régime a organisé leur développement alors qu’elles correspondent à des villesdédoublées par rapport:- soit à un noyau initial;- soit à un ensemble de villages dont la population a été réunie dans une nouvellecirconscription administrative autour d’une usine ou d’une activité;- soit encore à des villes considérées nouvelles par leurs fonctions redéfinies dans le systèmeéconomique, administratif ou urbain.S’ajoutent enfin à cette catégorie les villes présumées «nouvelles» simplement parce qu’ellesont changé de nom. Ainsi, Togliatti tire son origine de Stavropol, fondée en 1738 et engloutiepar le barrage de Jigoulensk en 1957. En 1966, une usine géante de construction automobileest implantée sur le site de Togliatti avec la participation de Fiat. Elle obtient le statut de villedès 1964 et prend le nom de Togliatti, un dirigeant communiste italien mort à Yalta la mêmeannée, alors qu’elle n’entre en pleine production qu’en 1975. Togliatti représente bien cetteidentité mouvante de la ville: un noyau de peuplement originel difficile à situer, unetoponymie variable, une ville instrumentalisée, donc largement liée à contexte global.Dernier problème qui se pose quand on parle de ville nouvelle: quand mettre un terme à cettenouveauté? Aucune restriction n’est posée ici. En réalité, l’attribut donne sa substance à l’objetville. La nouveauté est un outil de propagande commun, d’où les difficultés d’ordreméthodologique et conceptuel exposées ci avant qui dénotent une nécessaire discordance entreun objet scientifique et un sujet construit.
  12. 12. IV-3/Processus et raison de création des villes nouvelles de l’exURSS :Introduction :On peut suivre, au cours d’une période historique cohérente, la façon dont le régimesoviétique a tenté d’exploiter et d’organiser un territoire immense en valorisant l’urbanisationde la population et en multipliant les villes.On sait en effet que plus de la moitié des villes de la Russie actuelle (670 sur 1.092[1]) ont étéfondées après 1917. Comment les villes nouvelles se répartissent-elles? Selon quels rythmessont-elles fondées? Leur répartition et leurs rythmes d’apparition et de croissance en termes depopulation révèlent-ils des changements dans les politiques menées?Les périodes de fondation :1. 1918 et 1929 :Les villes fondées dans un premier temps, entre 1918 et 1929, sont les points d’appui derégions industrielles souvent spécialisées dans l’extraction des ressources minières et dansl’industrie lourde, où vont se multiplier d’autres villes nouvelles par la suite: le Kouzbass nédu charbon en Sibérie centrale, où s’alignent Kemerovo, Leninsk, Kouznetsk, Anjero-Soudjensk, la moyenne Volga avec -entre Togliatti et Kazan- Zelenodolsk et Dimitrovgrad quiaccueille le VPK, ou complexe militaro-industriel[4], le bassin industriel de l’Oural oùémergent Serov et Krasnoouralsk au nord d’Ekaterinbourg, et Novotroïtsk au sud deTcheliabinsk. Aussi, de nombreuses villes apparaissent dans la zone centrale et industrieusequi s’épanouit de Moscou à Saint-Pétersbourg, tandis qu’Artiom, née de l’extraction de lignite,constitue un point d’appui stratégique en Extrême-Orient.2. 1929 et 1959:Les villes fondées entre 1929 et 1959 densifient les zones de production maisdémontrent aussi la volonté de coloniser les zones pionnières. C’est une période pendantlaquelle se distinguent les villes nouvelles les plus fameuses: elles accueillent des complexesindustriels monumentaux et connaissent des croissances exceptionnelles :Entre 1929 et 1939 :Ce sont les énormes complexes chimiques de Novomoskovsk dans l’aire polarisée parMoscou et de Dzerjinsk près de Nijni Novgorod; les villes hyperspécialisations, du moins dansun premier temps, Naberejnye Tchelny dans la moyenne Volga (mécanique), Kamensk
  13. 13. Ouralski (aluminium) dans l’Oural, et Novokouznetsk -la base sidérurgique du Kouzbass- quiaccueillera deux combinats. Dans les zones extrêmes, de grands complexes sont aussi mis enplace à cette époque et nécessitent une population nombreuse quoique les activités soientsouvent le fait de la présence du goulag, surtout actif entre 1918 et 1960. Magadan représentele centre organisateur du goulag de la Kolyma, région d’extraction d’or. Kirovsk, née del’exploitation minière, est au cœur d’un axe de villes nouvelles qui traverse la péninsule du sudau nord et témoigne de l’aménagement des canaux entre la Baltique et la mer Blanche.Severodvinsk, l’avant-port d’Arkhangelsk et, à proximité, Novodvinsk où est implanté uncombinat papetier, Vorkouta qui va être à la base d’un complexe territorial de production duTiman-Petchora, Norilsk complexe militaire et centre d’extraction du cuivre et du nickel,émergent dans cette première partie de la période soviétique.Entre 1939 et 1959 :La politique de grands travaux impulse largement une seconde vague de formation decomplexes territoriaux liés à l’exploitation de nouvelles ressources et à des stratégies dedéveloppement redéfinies. La région autour du lac Baïkal, au sud duquel passe leTranssibérien, va profiter des travaux menés pour la voie ferrée du BAM (Baïkal AmourMagistral) et de l’aménagement de l’Angara. Angarsk accueille un combinat chimique et ungoulag, Bratsk est spécialisée dans l’industrie de l’aluminium. Le complexe territorial deproduction du Timan-Petchora, spécialisé dans l’exploitation du charbon et des hydrocarbures,s’affirme: les villes s’alignent à partir de Vorkouta suivant la voie ferrée menant jusqu’àKotlas, dans l’actuel oblast d’Arkhangelsk. L’aménagement de la Volga et du Don expliquel’apparition simultanée de Voljski, sur le site d’un des barrages sur la Volga, Volgodonsk surle canal Volga Don et Novotcherkassk. Les villes se démultiplient autour d’Oufa, dans lebassin pétrolier de l’Oural: Salavat, Neftekamsk, Tchaïkovski, Oktiabrsk. Au cours de cettepériode, les villes secrètes sont disséminées à travers le territoire: Sarov près de NijniNovgorod, Seversk et Zelenodolsk dans le sud-ouest de la Sibérie, tandis que d’autres sontvouées au nucléaire (Volgodonsk, Obninsk près de Kalouga, Severomorsk voisine deMourmansk).1959 et 1969 :Les villes fondées entre 1959 et 1969 représentent la dernière génération de villes quiauront une certaine importance dans la structuration des régions exploitées. Le pétrole conduitl’émergence de la plupart des villes nouvelles, notamment en moyenne Volga(Novotcheboksarsk, Nijnekamsk), en Sibérie occidentale -jusqu’alors délaissée par la politiquemise en œuvre- autour de Sourgout, et toujours dans le complexe territorial de Timan-Petchoraet dans l’Oural entre Oufa, Tcheliabinsk et Orenbourg (Gaï). Les autres régions industrielles serenforcent notamment autour de Moscou (Zelenograd), Saint-Pétersbourg (Kirichi),Mourmansk (Kandalakcha), dans le Caucase (Ingouchie, Tchétchénie, Daghestan, Républiquedes Adyghéens) et toujours dans le Kouzbass, tandis qu’Oust-Ilimsk émerge à la faveur d’undeuxième barrage sur l’Angara.A partir de 1970 :
  14. 14. A partir de 1970, le rythme de création de villes est largement ralenti. La main d’œuvremanque, les projets d’aménagement échouent, l’achèvement des travaux en cours, comme leBAM, et la mise en valeur des terres vierges prennent plus de temps. A partir de régions déjàexploitées, les villes sont fondées dans des zones plus reculées du fait du développement desinfrastructures et souvent de l’implantation de barrages. La région de Krasnoïarsk sedéveloppe enfin à partir de la multiplication des barrages de l’Angara et du chantier du BAM,jusqu’à Severobaïkalsk. Nerioungri, née du charbon, est chef-lieu d’un complexe territorial deproduction. Elle représente alors un grand espoir pour la Iakoutie du sud, dont elle est un pointd’entrée depuis que l’AIAM, axe ferroviaire Amour-Iakoutsk et voie de raccordement auBAM, l’atteint en 1978. Enfin, la Sibérie occidentale voit émerger les rares villes nouvellesimplantées après 1979 à la faveur du pétrole.
  15. 15. V /exemples de villes nouvelles russes :Exemple 1 : Stalingrad• Projet réalisé : exemple de StalingradIntroduction :Le relèvement du pays ravagé par la guerre devient une tache historique primordiale.il étaitnécessaire non seulement d’assurer le renouveau industriel et de reconstituer l’habitat, mais ilfallait également panser les blessures que la culture national avait subies, reconstruire sur leursruines les monuments russes qu’il était possible de sauver.cet effort herculéen avait étéentrepris dés avant la fin des hostilités au fur et a mesure que les territoires occupés par lesallemands étaient liberés.en novembre 1945 le gouvernement décida de procéder aurelèvement des cités russes parmi elles Stalingrad . Présentation de la ville :Stalingrad (actuellement Volgograd) fut établi sur une île proche du confluent avec unemodeste rivière la (Volga) qui donna son nom à la ville.C’est une ville du sud-ouest de la RussieCarrefour ferroviaire et port fluvial important, c’est aussi un grand centre commercial etindustrielElle est reliée au pont par le canal du Volga-Don, construit entre 1950 et 1957.Elle a aussi des activités secondaires principalement le raffinage du pétrole, les constructionsnavales industrie chimique et alimentaire, le matériel agricole, la métallurgie, la sidérurgie etl’industrie du bois.Elle fut rebaptisée Stalingrad en 1925, en l’honneur de Staline, qui s’y était illustre pendant laguerre civile.1962 la ville, proclamée Ville Héros, prend le vocable de Volgograd. 1992 Les monumentshistoriques de Volgograd et de ses environs sont inscrits au Patrimoine Mondial de lUnesco.Aujourdhui Volgograd a repris son 1errang de combinat industriel.Elle a enregistrée un taux de population de l’ordre de 1012800 habitants en 2002.Cettepopulation s’élève à 983 893 Habitants en 2008. Processus et raisons de créationAu cours de la deuxième guerre mondiale, Stalingrad centre industriel et carrefourstratégique devient pour les allemands un objectif vital.D’importantes forces allemandes attaquèrent la ville le 20 août 1942, après une séried’intenses raids aériens.La contre offensive soviétique commença le 19nouvembre.
  16. 16. Le 2 février 1943 l’armée allemande se rendit mettant ainsi un terme a l’avancée des troupesallemandes en URSS.La ville dans laquelle on s’était battu, quartier par quartier fut presque complètement détruite.La reconstruction commença des la fin de la guerre.L’urbanisme de l’après guerre :Entre 1944 et 1945 des projets de relèvement et de reconstruction de Stalingrad futconçu par KARO ALABIAN et son équipe.En dépit de la restructuration radicale de Stalingrad, la configuration linéaire traditionnelle decette ville fut presque intégralement conservée.En premier lieu les architectes rationalisèrent le zonage fonctionnel :Quatre quartiers industriels destins furent établis autour des entreprises reconstruites.Les usines situées hors de ses limites es séparant la ville de Volga furent déplaces vers denouveaux sites.Ces zones industrielles furent reliées aux zones d’habitation dans le cadre de quartiers deplanification concentrée, ceci afin de rapprocher l’habitat des lieux de travail.On améliora le système de communication, fonde sur trois vois de circulation principalesparallèles à la Volga et reliant les quartiers urbains, ainsi que un système de ruesperpendiculaires d’intérêt local.La composition spatialeElle donna une importance toute particulière a l’ouverture de la ville sur la Volga.Le centre urbain, conçu comme un système d’ensemble, s’organise autour de l’axe principalque constitue une enfilade de places qui aboutit à la haute rive du fleuve, ce centre est marquepar des propylées monumentaux donnant le départ d’un large escalier par ou l’on accède auxquais d’embardions.Le boulevard qui longe la Volga et le second boulevard qui lui est parallèle et qui traverse lazone construite annoncent la présence de centre ville, ou se concentrent les principaux édificesde la ville.Les places ont été dessinées selon les principes des espaces communicants, avec beaucoup defastes.Les espaces verts qui viennent recouper à intervalle régulier le tissu urbain présentent un rôleuni facteur important à Stalingrad.Dans le cadre de cette rigoureuse structure spatiale fut organise un système de desserte de lapopulation dont le premier maillon fut l’unité de résidence à schéma perimétrique et centre sesituant par principe le long de la rue principale. Mais le schéma directeur de Stalingrad neprévit pas grand- chose en vue d’un développement ultérieur de transport : le centre ne disposepas de zones piétonnières nettement définies et le nombre de places de parking y estinsuffisant.Cette négligence notoire envers les problèmes de transport qui allaient se poser dans un futurrapproche était un mauvais calcul typique des schémas directeurs élaborés au cours de cettepériode.Le schéma directeur de Stalingrad, cependant possède de grandes qualités, sans doute nonmoins caractéristiques de l’architecture soviétique d’alors.Parmi celle-ci citons l’unité de conception qui guide le développement de la cité ainsi que laclarté des rapports spatiaux de son système, système dans lequel on reconnaît nettement lecentre évolue.L’unité spatiale du plan correspondait bien au model d’implantation.
  17. 17. La Volga, dont la berge avait été dégagée afin d’ouvrir les quartiers urbains au panoramariverain, se mit à jouer un rôle beaucoup plus actif dans la structure spatiale de la cité.Conclusion :Ce désire de préserver et de développer la structure spécifique et traditionnelle du plan etses rapports avec l’environnement naturel produisit, dans chaque cas, un résultat original, desschémas directeurs des villes reconstruites sont très différents.Aujourd’hui Volgograd ville nouvelle linéaire de la tradition soviétique qui malgré ledéveloppement économique et la modernité consécutive a l’effondrement de URSS, la ville esttoujours pénétrée du le souvenir de la (grande guerre patriotique) dont on trouve des dizainesde témoignage et rappels de mémoire au cœur de la cité.Situation de VolgogradExemple 2 : région de Sibérie• Projet réalisé : KouzbassIntroduction :Le développement des forces productives et l’évolution du peuplement se fit dans le droitfil Des progrès du potentiel énergétique du pays.les grands système rationnels de l’économienationale se développaient sur la base de l’énergie produite par les nouvelles centralesélectriques géantes qui s’étendent sur les immenses terres de la Sibérie .Présentation de la ville :
  18. 18. Le Kouzbass abréviation de bassin du Kouznetsk désigne à la fois le plus grandgisement de charbon de Russie situé au sud de la Sibérie occidentale et la région industriellecréée grâce à la présence de ce combustible. Le Kouzbass est situé pour lessentiel dans loblastde Kemerovo.Kouznetsk, cest-à-dire pays des forgerons, est le nom donné à la région par les colons russesqui avaient constaté lhabileté de la population autochtone (les Chors) à forger des objetsmétalliques.Les limites du Kouzbass ne sont pas très précises. Sa superficie est denviron 70 000 km² danslequel est inclus le bassin charbonnier qui couvre lui une surface de 26 700 km². Lesprincipales villes du Kouzbass sont Novokouznetsk, Prokopievsk, Leninsk-Kouznetski,Mejdouretchensk, Kisseliovsk et la capitale administrative Kemerovo.Processus et raison de création de la ville :La charbon a été découvert dans la région en 1721 mais na commencé à être extrait demanière industrielle quen 1851 à Gourievsk. Lexploitation du charbon se fait en grande partieà ciel ouvert. En 2006, la production a été de 174 millions de tonnes (environ 30% de laproduction russe). Les réserves sont estimées à 725 milliards de tonnes. Les industriesimplantées dans le Kouzbass reposent sur lutilisation du charbon : aciéries, industrieschimiques, constructions mécaniques.Aujourdhui, les régions minières de Russie connaissent dimportants problèmes dans ledéveloppement technique et matériel des mines, notamment dans le Kouzbass en Sibérie, larégion minière la plus riche du pays.Les Russes ne commencèrent quà la fin du 19e siècle lextraction des filons duKouzbass découverts en 1721.Les mines du Kouzbass présentent un réel potentiel qualitatif et quantitatif de matièrepremière. Les couches de charbon y atteignent parfois 30 mètres de largeur. Le charbon decette région représente 59 % des réserves nationales.Les techniques dextraction, devenues aujourdhui archaïques dans de nombreux puits demines, provoquent de plus en plus daccidents sous terre. Les infrastructures nont pas étémodernisées depuis les années 60-70, contrairement aux autres pays européens. Adoptant unepolitique énergétique différente, les autorités ont favorisé lessorDu pétrole puis de lénergie nucléaire. Une conséquence désastreuse. Le nombre de victimesdaccidents au fond des mines ne fait quaugmenter. Chaque million de tonnes de charboncoûterait ainsi la vie de 3 à 4 mineurs dans le Kouzbass, contre une moyenne dun mineur surle territoire russe.La célèbre mine Raspadskaya à Mejdouretchensk devrait échapper à la règle puisquil sagitdune mine moderne et rentable où les mineurs sont bien payés. Le matériel utilisé provient desEtats-Unis, dAllemagne, et dAngleterre. Des délégations étrangères en provenance de cestrois pays se rendent régulièrement sur les lieux pour évaluer les améliorations. Néanmoins, le30 mars 2001, une explosion mortelle coûtait la vie à quatre mineurs. Pour la première foisdepuis vingt ans, lexploitation fut totalement arrêtée.
  19. 19. Depuis 1991, les faibles crédits ne suffisent plus à augmenter la production et encore moins àrénover les infrastructures vieillissantes. Cest dans ce climat dinsécurité que travaillentaujourdhui les mineurs de Sibérie centrale.Faisant suite à la dégradation des mines, un plan de restructuration fut mis en place dès 1991-1992 provoquant la fermeture de 34 mines. Les autres sont aujourdhui abandonnées oupresque détruites. A quelques exceptions près, puisque certaines mines de charbon à coke sesont remises de leur faillite.La grande grève des mineurs en 1989-1991 laissait derrière elle un taux de chômage importantdans la région. Dans la ville dAndjero-Sudjensk, où les mines ont presque toutes étéprivatisées, les cités minières sont dans un état épouvantable. Les maisons en bois, devantlesquelles samassent dinnombrables tas dordures, tombent en ruine. Des petits comités réunisclandestinement luttent encore contre la fermeture des dernières fabriques de charbon etsurtout contre la privatisation de toute léconomie contrôlée par la mafia. En 1999, unsyndicaliste qui travaillait alors pour le comité dAlexander Vorobiov, surveillé par la milice etmenacé à plusieurs reprises de représailles, a retrouvé sa fille assassinée, la tête tranchée dansun sac.Aux élections régionales du 22 avril 2001, Aman Touleev a été réélu au poste de gouverneur.Il continue depuis à régner en monarque absolu sur la région, contrôlant aussi bien les médias,les administrations, les syndicats, que la milice locale. De plus, il tend à se détacher du pouvoircentral de Moscou afin de prendre des initiatives personnelles. Un de ses fervents opposants,Alexander Vorobiov, soutient les mineurs et autres catégories socioprofessionnelles qui viventsans ressources. Il poursuit en justice les sociétés nouvellement privatisées et plaide en faveurdes gens démunis afin quils retrouvent une dignité et un certain confort matériel. Le comité deVorobiov permet ainsi à des personnes de survivre. Mais la marge de manœuvre de Vorobiovest limitée. Il est constamment surveillé par la milice et le FSB, et ne peut lui même accéder àaucun emploi.Les mineurs doivent aussi se débrouiller seuls. Devenus fatalistes, craignant déventuelsreprésailles, ils hésitent à demander des améliorations concernant leurs conditions de travail.Les mineurs les plus démunis nont dautres choix que de se rendre sur les mines à labandonpour se procurer du bois ou des restes de charbon afin de se chauffer lhiver. "Les cloisons denotre entreprise, cest la seule chose que lon nous a laissé, rien dautre", confie un mineur de lamine Mejdoura, où a débuté la célèbre révolte, le 13 juillet 1989. A cette époque, lessyndicalistes convaincus décrochaient les portraits de Lénine pour accrocher au-dessus de leurbureau, la Déclaration Universelle des droits de lHomme issue de la Révolution française.Mais, les leaders syndicalistes influents de lépoque ont été placés dans les grandesadministrations. 30% dentre eux seraient ainsi devenus des hommes daffaires.Quant aux millions de roubles octroyés aux mineurs, ils auraient tout simplement disparu. "Il ya de largent à Moscou pour la fermeture des mauvaises mines et louverture de nouvelles.Mais dans le Kouzbass, il ny a aucune société de construction spécialisée pour linstallationdéquipement souterrain. Une grande partie de largent est ainsi détournée pour la constructionde nouvelles banques non loin des cités minières abandonnées à leur sort", déplore leresponsable syndical de la mine Raspadskaya. Le reste des crédits a toutefois été investi dansune infrastructure pour le moins surprenante, quoique utile et bénéfique pour la populationlocale. Les autorités de Leninsk-Kouznetskij ont en effet permis la construction dune grandeclinique pour la protection de la santé des mineurs, avec un service de traumatologie
  20. 20. performant. Cette clinique dotée dun matériel ultra-moderne a été construite en lespace dequatre ans. Elle comprend aujourdhui 16 services et 1400 salariés. Chaque année, lesmédecins soignent 4000 mineurs et reçoivent près de 20000 consultations. Un imposantbâtiment moderne qui reste unique dans cette immense région minière étalée sur 300 km dEsten Ouest, et où lavenir reste très incertain pour lensemble des mineurs.Le faste de lépoque de lURSS appartient au passé. Quil sagisse des palais de la culture, desorchestres, des équipes de football, des stades, ou des sanatoriums, ils ont presque tousdisparus ou fermés par manque dargent. Il y a pourtant quelques exceptions. Preuve en est, lacité minière de Kedrovka (cité des cèdres), inaugurée en 1993 et construite par des spécialistesgrecques. On peut y trouver un orchestre de jeunes mineurs, une salle de concert assez grande,un complexe sportif magnifique très convoité le week-end par les jeunes de Kedrovka ainsique ceux de Kémérovo -capitale de la région minière du Kouzbass.Situation géographique de Kouzbass• Projet d’avenir : akademia cityIntroduction :Comme la plupart des grandes villes de Russie, Ekaterinbourg, capitale industrielle delOural depuis le 18e siècle, connaît un développement urbain impressionnant. La constructiondune ville nouvelle située à 7 km du centre de la métropole et pouvant accueillir 350.000habitants est emblématique de l’essor économique et des mutations sociétales actuelles.Présentation de la ville :Akademia city est située à 10 km au sud dEkaterinbourg (troisième ville de Russie avec1,5 million dhabitants), au pied delOural.
  21. 21. Situation de VolgogradRaison et Processus de création de la ville :Le projet d’Akademia est apparue dans le cadre de l’extension de la capitale de l’Oural(Ekaterinbourg), «mini ville dans la ville», il fait partie intégrante de la politique du logementimpulsée par le Kremlin, qui prévoit la construction de 10 à 20 millions de mètres carrés paran jusqu’en 2010 dans toutes les régions de Russie, dont la Sibérie.Denis Valode et Jean Pistre, architectes français, ont été missionnés par un groupe industrielrusse pour réaliser une ville de 350 000 habitants au pied de lOural en Russie. Au total, 16millions de m2 de planchers sorganiseront à léchéance de 2020, autour dun parc central dansun enchevêtrement de réseaux, de canaux et despaces verts.La première démarche urbanistique des architectes a été de créer un paysage. Ainsi, la villeprojetée, qui sétalera entre deux forêts de bouleaux, sorganisera autour dun gigantesque parctraversé par la rivière réaménagée Patrouchika. Akademia City devrait accueillir 350 000habitants sur 1 300 hectares (environ 3 x 4 km) à une échéance de quinze ans.Cet objectif à peine vraisemblable devrait être atteint avec un rythme de construction soutenu,de 1 million de mètres carrés par an.Le projet urbanistique tire de la présence des forêts et de la rivière qui traverse le site une forteconnotation naturelle : de nombreux canaux irrigueront le tissu urbain et les forêts alentourtrouveront leur prolongement jusquau cœur de la ville grâce à de larges espaces verts plantés
  22. 22. darbres.16 millions de mètres carrés à construire.Dans un maillage urbain où se superposent et se déclinent tous les types de réseau de transport(métro, tramways, avenues, rues, cheminements piétons et vélos.), lélément le plus petit estlîlot de 7 hectares. Labondance de nature (canaux et espaces verts) fait écho aux 16 millionsde mètres carrés à construire destinés à tous les usages indispensables à une ville moderne(logements, bureaux, commerces, équipements scolaires, médicaux, sportifs et culturels.).Depuis le parc central jusquà lextérieur de la ville, les densités iront décroissantes : duncoefficient doccupation des sols (COS) de 4 en limite de parc à un COS de 0,7 en limite deville, et de la tour de 25 niveaux à la maison individuelle au sud de la ville.Akademia City est aussi un projet technique et environnemental.Les besoins en eau seront satisfaits par une gestion complète de la consommation et durecyclage des eaux usées. Les besoins en énergie seront intégralement satisfaits grâce à deséquipements de cogénération (production combinée de chaleur et délectricité) alimentée par legaz russe. Tous les réseaux trouveront dailleurs une distribution commune à partir dun tunneltechnique positionné sur un axe central, comme une épine dorsale parcourant toute la longueurde la ville. Le démarrage des travaux du tunnel technique est annoncé pour septembre.Conclusion :Cette ville nouvelle semble ainsi répondre à la demande de la société russe du 21e siècle,Celle d’une classe moyenne qui souhaite bénéficier de ce que le communisme na pas pu offriraux générations précédentes: un lieu de vie, de travail et de loisirs, situé en pleine nature etfacilement accessible. Une sorte de phalanstère contemporain à la mode russe, en somme.Exemple 3 :• Projet réalisé : zélenograd (région de Moscou) :Introduction :Dans le but de limiter l’exode des populations rural vers la capitale moscovite la ville deZelenograd apparue parmi la série des villes nouvelles crées autour de Moscou dans le cadred’ménagement du territoire de la capital et la bon gestion des flux des populations attirées parles bons conditions et la commodité de vie urbaine.Présentation de la ville :Le district administratif de Zelenograd est lun des 10district de Moscou, constitué autour de laville de Zelenograd, cité moscovite enclavée dans loblast de Moscou et distante de la capitalerusse de 37 km. Le district compte en 2002 une population de 215 727 habitants.Zelenograd est sorti de terre en 1958 comme ville satellite et a construit sa réputation danslindustrie électronique, microélectronique et informatique, faisait de la cité une véritableSilicon Valley soviétique, ce qui lui vaudra dêtre déclarée ville fermée jusquen 1991.
  23. 23. Processus et raison de création de la ville :La ville nouvelle de zélenograd est un type d’osmose ville/foret dont la forêt sert deparcs, de jardin et de boulevards, le schéma directeur a été prévu pour une population de80000habitants ayant un emploi sur place.la foret qui occupe ici un tiers du territoireurbain(lequel est traversé en outre par deux petite rivières pittoresques) se poursuit auxalentours de la ville.des bandes de verdure forment des écrant naturels qui partagent la zonerésidentielle en quartiers et unités de voisinage.toutes fois ?Zélenograd diffèreakademogorodok par son schéma de construction dense et mixte :La hauteur des maisons va de neuf a dix sept niveaux, et les tours forment des groupesplastiques qui donne a la ville une échelle majorée.La végétation y constitue plus un arrière plan des constructions qui forment l’environnementque la base véritable de cet environnement.Zélenograd comporte une structure nette et distincte qui est toute fois loin d’être simpliste etélémentaire.Ses unités sont unies en deux quartiers qui possèdent leurs propres centres.le centre du quartierouest, qui s’articule autour d la place de la jeunesse (younosti),est signalé par un groupe detours de quinze niveaux qui contraste avec les robuste formes allongées du centrecommercial(deux nivaux),bâti en1969 par Anatoli Klimotchkine,Dmitri Lissitchkinr et BorisOskine.Les quartiers possèdent un centre commun,d’intérêt général,aménagé avecampleur.l’ensemble,d entre autres à Igor Pokrovski,descend en larges terrasses vers la valléede la skhodnia.il a pour toile de fond la façade haussée sur des piliers en béton et longue de500 m de l’immeuble a coursives Fleita (la flûte),construit en 1970.le siège du comité local duparti communiste et du soviet municipal,bâti en1975 par Anatoli Klimotchkine,se trouve sur laterrasse supérieure prés de l’endroit ou l’avenue centrale aborde le pont qui traverse laSkhodnia.le grave volume plastique de se bâtiment cerne une cour intérieur ouvertesur trois cotés vers l’extérieur par le biais de colonnades.Les étages à redans donnent à l’ensemble une certaine ampleur massive,en contraste évidentavec la svelte verticale (25nivaux) de l’hôtel voisin.la maison de la culture,dont la plastiquesculptée découle d’un plan d’où est bannie la géométrie orthogonale,est repoussée derrière laterrasse supérieure sur la pente qui descend vers le plan d’eau.Ce batimant, œuvre d’Igor Pokrovski, fut érigé en 1982.Il forme une transition entre les surface peut être exagérément planes de la place et le paysagepittoresque de la vallée.Au début des années 70, la ville de Zélenograd présentait déjà une image cohérente etpersonnelle, que ce soit au niveau de l’ensemble ou de ses parties.ceci en dépit du fait que lacomposante principale,à savoir le grand centre n’a été terminé que dans les années 80.
  24. 24. • Projet d’avenir : de koudrovo (région saint petersbourg)Introduction :Au premier abord, Koudrovo ressemble plus pour le moment à un village abandonnéqu’à la future ville de 50 à 60.000 habitants projetée par les autorités de l’oblast de Leningrad.Il présente toutes les caractéristiques d’un bourg rural sur le déclin, qui s’anime un peu en finde semaine, ses lopins de terre constituant un classique apport alimentaire aux citadins deSaint-Pétersbourg. Sa monotonie est tout juste rompue par la présence d’un énorme centrecommercial, posé là comme par accident.Pourtant, c’est bien sur ce territoire que se concrétise le projet immobilier le plus conséquent etle plus prometteur de la région. Bientôt, Koudrovo sera une vraie ville, satellite de Saint-Pétersbourg.Présentation de la ville :Le village de Koudrovo est situé au sud-est de Saint-Pétersbourg, dans l’oblast deLeningrad (district de Vsevolojsk, bourg de Zanevskoe). Créé en 1925, il n’a commencé à sedévelopper qu’après la Seconde Guerre mondiale, sous l’effet de l’urbanisation rapide et del’exode rural propres à cette période.
  25. 25. Plan de la ville de KondrovoProcessus et raison de création de la ville :Le statut de village de Koudrovo a toujours été l’objet de débats et cela fait 40 ans que sesuccèdent les plans pour le revitaliser. Peut-être même en faire une ville. Dans les années 1980notamment, on y a planifié la construction d’un vaste ensemble immobilier qui aurait permisd’équilibrer la croissance de Leningrad, de moderniser l’habitat du village et de le transfigureren ville... On avait sans doute jugé que leur habitat n’était pas suffisant, mais Koudrovo nepouvait rien offrir de mieux.Ville nouvelle – ville desservie :le 25 décembre 2006, la première pierre de la ville fut posée, donnant lieu à une trèssymbolique inauguration. Le gouverneur de l’oblast, affirma l’engagement des autoritésrégionales à gérer ce projet jusqu’au bout et à tout faire pour que les actionnaires ne soient nitrompés, ni lésés. Presque un an après, les projets sont confirmés et la ville paraît bien prête às’ériger.Les autorités régionales ont procédé méthodiquement: elles ont commencé par étudier lespotentialités de croissance dans l’oblast. La question fondamentale a été celle de l’accessibilitédu site. Le tracé du périphérique qui est en cours d’achèvement et fait le tour de Saint-Pétersbourg, et sur terre et sur mer, a été pris comme ligne directrice. Or ce périphérique, lefameux KAD («Koltsevaïa AvtoDoroga»), inauguré dans sa partie orientale en 2006, passe àmoins d’un kilomètre de Koudrovo. Deux stations service vont être installées de chaque côtédu périphérique, à hauteur du village. Des bretelles d’accès seront construites. Koudrovo est enoutre situé quasiment à l’intersection de cette route et de celle de Mourmansk. Enfin, laproximité du terminus de métro ouvre également des perspectives en matière de connexion auréseau de transports urbains: décision a été prise –le projet était déjà évoqué durant la périodesoviétique.Koudrovo sera construite selon un plan d’aménagement très contraint, approuvé par lesautorités régionales. Le territoire de la future ville est divisé en deux parties, l’une gérée parune société pétersbourgeoise, SVP-Invest, l’autre par le groupe Koudrovograd, composé deStroïtrest et Otdelstroï. SVP-Invest promet un système de quartiers autonomes, des immeublesde 6 à 12 étages, et quelques tours, plus rares, pouvant atteindre 20 ou 22 étages. La société
  26. 26. affirme qu’elle va construire au total 1,3 million de m² de logements sur 16 hectares situésentre le centre commercial et la rivière Okkervil. Elle installera également 4 écoles et 7crèches.Koudrovograd a développé un projet parallèle, baptisé «Nouvel Okkervil – la ville desallées». Sur une surface de 1 million de m², Stroïtrest et Otdelstroï affirment vouloir consacrer800.000 m² au logement, le reste à 2 écoles, 4 crèches, des parkings souterrains, un centred’affaires et une base de loisirs à proximité de la rivière.Koudrovo ne sera pas une ville-dortoir mais une ville-satellite, multifonctionnelle, dotée de sesinfrastructures propres (hôpital, équipements culturels, publics, etc.). Les logements sontdestinés dans leur majorité à une population aux revenus modestes, exception faite de quelquesmaisons de ville de standing. Dans un premier temps, le village sera maintenu, jouxtant laville. Mais tout laisse à penser que le site de construction s’étendra peu à peu et que les vieillesmaisons laisseront bientôt place aux immeubles.Koudrovo devrait, selon les plans, être «achevée» à horizon 2015. Elle constitue pour lemoment le plus gros projet immobilier de la région depuis le début de la période post-soviétique: 6,5 millions de m² y ont été construits entre 1946 et 1960, soit une moyenne de465.000 m² par an; celle-ci est passée à 595.000 m² par an entre 1961 et 1965, puis à 714.000m² entre 1966 et 1970 et 860.000 m² entre 1970 et 1980. Durant cette période, des villescomme Vyborg, Gatchina ou Volkhov ont été littéralement réanimées grâce à des politiquesd’investissement et de construction actives.
  27. 27. Conclusion :Dès avant la première guerre mondiale et la révolution d’octobre, on avaitproposé des concepts neufs concernant le développement des villes russes. Maisl’essor incontrôlé de l’économie capitaliste et le régime de la propriété privée desterrains et des autres biens immobiliers avaient empêché toute tentative decanalisation ou de régulation de l’urbanisation galopante. Tout au long de son histoire,l’architecture soviétique est restée fidele à son objectif, trouver des solutionspratiques aux problèmes posés par l’édification d’un état socialiste. L’ampleur desefforts mis en œuvre fut à la hauteur de la tache, et les préoccupations sociales desarchitectes déterminent l’aspect essentiellement fonctionnel de cette architecture. Ence sens, l’architecture russe de la période soviétique a toujours été une architectureréaliste.Ce sen de l’implication responsable dans l’édification d’une vie nouvelle a constituéla différence essentielle entre la voie prise par l’architecture soviétique et celle de lavoie prise par l’architecture nouvelle (mouvement en Europe occidentale, Etats-Unisau cours des années 70).L’architecture nouvelle à toujours procédé de l’utopie comme concept de base. Enpartant de ce concept de l’utopie les architectes de l’Europe occidentale, Etats-Unis,tendaient à une construction complète de la vie par l’architecture conformément àl’idéal utopiste. La mentalité des professionnels en vint à considérer l’architecturecomme une force qui se situait au dessus de la société, une force qui dictait ses proprelois à la société, alors que c’est l’inverse qui aurait du se produire.L’architecture soviétique, au contraire vise à atteindre les objectifs réaliste que lasociété se définit elle-même. A chaqu’un des stades de son développement,l’architecture soviétique a proposé et su imposé des manières particulières de résoudreles problèmes inédits qui se posait à elle portant ses effort sur les besoins prioritairesde la société.
  28. 28. Bibliographie :Ouvrages :1) Andrei Ikonnikov, l’architecture russe de la période soviétique,Edition « Radouga », Moscou 1990.2) Mortezo Talatchia, Moscou et les villes nouvelles de sa région,3) Kienast et Bertrand, atlas,Edition revue et mise à jour juin 1974 Paris.Site internet :1) www.google.fr2) www.live.com3) www.lexilogos.fr4) www.regard-est.com5) www.wikipidia.comEncyclopédie :Encarta 2009

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