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6) LA PRIVACITE (INTIMITE)Du terme anglais privacy, elle définit d’une manière générale le contrôle de l’échangeavec autru...
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LA CONCLUSION :En conclusion, et pour finir on va parler sur notre futur rôle en tant qu’architectes etconcepteurs d’espac...
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Territoire

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Territoire

  1. 1. INTRODUCTION :La question de l’espace est devenue centrale dans les sciences humaines et sociales.Notamment, la question de l’agir par l’espace et avec l’espace se pose de plus en plusclairement les perspectives les plus stimulantes nous invitent à penser l’espace commecondition de l’action et plus largement d’institution d’un monde commun. L’espace se dessineici à mesure qu’il s’équipe des objets et autres dispositifs permettant aux humains de s’unir etde se coordonner.Cette question renvoie alors à un débat plus large qui traverse toutes les sciencessociales celui du lien entre l’agir humain et ses entours.Cette question est traitée tantôt par l’idée de contexte, d’environnement, de milieu ou encor desituation autour de ces notions.CHAP (I) LA NOTION DE TERRITOIRE :Selon ALTMAN le territoire désigne d’abord et avant tout un lieu ou une airgéographique occupée par une personne ou un groupe qui en font d’une certaine façon leurpropriété, il sert de support à une ou plusieurs fonctions telles que l’échange, le travail ou leretrait. Ce territoire est crée d’après les acteurs pour trois raisons principales :Réagir à la présence actualiser ou implicite d’autrui, réponde aux propriétés del’environnement, satisfaire des état émotionnel.A partir de ces précisions on distingue trois types de territoire :1)LE TERRITOIRE PRIMAIRE :C’est un lieu occupé de manière stable et clairement identifié comme sien. Ile estcontrôlé par des occupants qui y trouvent habituellement pour un temps prolongé : lelogement ou le bureau personnel ou travail en sont des exemples .ce type de territoire assureune fonction d’intimité et de toute intrusion est ressentie comme une violation. Donc lecontrol de l’axés est fortement v valorisé et l’identité du propriétaire est évidente. Le territoireprimaire constitue donc des supports essentiels aux processus de régulation de frontièreinterpersonnel et de l’identité personnel.2)LE TERRITOIRE SECANDAIRE :Est un lieu moins prégnant, il est semi public ou semi privé et régi par des règles plusou moins clairement définie concernant son droit d’axé et son usage. Les occupantsdétiennent une autorité relative sur ces lieux (bistrot – clubs ets). Mais ce ne sont pas toujoursles même personne qui l’occupent ou même moment.3)LE TERRITOIRE PUBLIC :C’est un lieu accessible à tous et occupé temporairement (bancs – cabine téléphoniqueets) les comportements sont régi en grande partie par les normes et les coutumes. Cesterritoires offrent un rapport relativement faible aux processus de régulation de la frontièreinterpersonnelle.4)LE COMPORTEMENT TERRITORIAL :a)LES TERRITOIRS VECUS :Le lieu de travail apparaît d’abord comme un endroit dans lequel on vit. Il estprogressivement investi comme la sphère d’un espace personnel.
  2. 2. L’individu crée des façons de faire qui lui facilite les taches , il réagit à l’intrusion par unedéfense caractérisé de son territoire .Ce territoire qui tend a être vécu comme un lieu de donton a le sentiment d’ être un peut le propriétaire.L’individu passe par des modalités particulières de relation à l’espace lors de son insertiondans celui-ci :Tout d’abord, la période qui suit l’entrée dans un nouveau milieu de travail. Dans cettepériode il s’agit de faire l’apprentissage d’un système de lieux que l’on chercheprogressivement à connaître et à identifier, c’est à dire il existe une phase d’exploitation deslieux nouveaux qui se fait progressivement et qui est en quelque sorte médiatisé par le groupeauquel appartient l’individu. Cette exploitation constitue pour le nouvel arrivé une formerituelle d’insertion dans un groupe, elle lui permettra d’accédé à un compréhension dufonctionnement du travail.L’adaptation au travail ne se réduit pas à la simple assimilation d’une fonction, mais ellecomporte aussi une insertion spéciale dans un milieu concret.Une autre modalité spécifique d’interaction avec l’espace est constituée par la valeur des lieuxde retrait ou des endroit refuge. En effet la connaissance et la familiarité du terrain, acquise aucour des années constitué un système de référence mental qui opère une réécriture symboliquedes environnement matériel.Un autre phénomène qui place l’individu en situation irrégulière qui est la création des lieuxde micros événements. Ces événements quotidiens qui échappent partiellement auxmécanismes du système, peuvent suivrent par un jeu de tolérance divers. Et c’est ici qu’entreen jeu un type d’interaction avec l’espace qui détecte l’ensemble des zones laissées en frichepour se les approprier.Il n’entraîne de fait aucune perturbation puisque le système n’est suffisamment sensible pourcapter ces mini transgressions qui n’entravent pas la marche des activités. On peut constateraussi des micro structure sociales constituées par ces micro événements qui seront supprimésou intégrés dans une décision fonctionnelle dés qu’il atteignent une visibilité suffisante , parexemple dans atelier , un petit espace , objet d’une vague tolérance pour un grouped’ouvriers , de petit coin pendant les pauses à été transformé en lieu officiel de pause avecdistributeur de boissons parce que la hiérarchie avait été agacée par les regroupementsinformels pour instaurer le contrôle sur eux..5)TERRITOIRE ET PRIVATISATION :a) LA PRIVATISATION :La privatisation apparaît comme une relation dynamique à l’espace ; elle montre quel’individu n’est jamais tout à fait passif dans des environnements plus ou moins contraignent,il s’agit d’un mécanisme de régulation des interactions qui fait intervenir les comportementsterritorial et l’emprise sur un espace personnel, c’est deux éléments s’imbrique dans despratiques culturelles telle que les coutumes et les normes._On peut distinguer trois formes de privatisation :-La privatisation verbale, la privatisation acoustique et la privatisation visuelle.1-La privatisation verbale consiste essentiellement à pouvoir échanger librement des proposconfidentiels.2-La privatisation acoustique à ne pas être distrait ou dérangé par les conversations des autresou par le bruit des machines, des téléphones …3-La privatisation visuelle, à être à l’abri des regards d’autrui.
  3. 3. 6) LA PRIVACITE (INTIMITE)Du terme anglais privacy, elle définit d’une manière générale le contrôle de l’échangeavec autrui à travers des artifices divers, comme les barrières et les écrans. Il s’agit d’unphénomène psychologique, qui montre le lien entre comportement territorial et espacepersonnel, à travers la valeur du retrait et la possibilité de filtrer notre disponibilité à autrui.Le concept de « privacité » a notamment été définit comme « le droit de l’individu dedécider quelle information sur lui-même devrait être communiquée à d’autres et à quellesconditions » (WESTIN). On peut identifier quatre dimensions principales :_ La solitude : il s’agit de la situation ou l’individu est isolé et retiré des autres ;_ L’intimité : elle concerne la situation d’un couple ou d’un petit groupe ;_ L’anonymat : c’est la situation ou l’individu n’a aucune identité pour autrui_ La réserve : il s’agit de la création de barrières psychologiques à l’intérieur d’unecommunication ;CHAP (II) L’ESPACE SYMBOLIQUE :C’est grâce à l’anthropologie que la lumière fut sur une dimension essentielle del’espace qui est sa valeur symbolique, qui comporte plusieurs formes d’expressions :a) L’espace sacré :Selon (Eliade 1979) l’expérience de l’espace s’organise autour d’une oppositionfondamentale entre territoire habité, qui est un espace sacré, et territoire inhabité, qui est lechaos .l’espace sacré représente une sorte de principe fondateur qui organise le milieuhumain ; il apparaît comme un espace séparé ; Les murs et les enceintes matérialisent cetteséparation avec le milieu environnant. « La clôture, le mur ou le cercle de pierre, quienserrent l’espace sacré, comptent parmi les plus anciennes structures architectoniquesconnues des sanctuaires » (eliade1979). Mais les murs ne marquent pas seulement laséparation, ils constituent aussi une défense contre le milieu environnant (chaos).b) L’espace culturel :L’espace culturel est lié aux valeurs d’un groupe ou d’une société ; tout espace est donc unsymbole, toute société est la projection dans l’espace de ses propres valeurs. Deux exemplespermettent d’illustrer cette dimension : le village Kéjara de (Lévi-Strauss 1955) et la maisonkabyle de (Bourdieu 1974)Lévi-Strauss explique que l’organisation de l’espace ne sert pas uniquement au bonfonctionnement des sociétés car il est aussi un élément fondateur des rapports sociaux.La description de la maison kabyle de Bourdieu présente un autre type d’articulationentre espace et structure sociale au niveau de la sphère privée .la maison kabyle comprend
  4. 4. deux parties : la partie basse, qui désigne la part animale et inférieure des activités humaines ;c’est la partie obscure et nocturne de la maison. Elle se distingue de la partie haute qui est lapartie proprement humaine ; c’est la partie « lumineuse, noble, lieu des humains, lieu aussides deux activités proprement culturelles, la cuisine et le tissage ». La répartition des espacesdans ce type de maison symbolise, par l’affectation spatiale des activités, la valeur est larépartition des rôles sociaux. Ainsi, l’organisation des espaces domestiques apparaît comme lerépertoire d’un rapport social qui intervient dans la manière d’être et dans le fonctionnementd’une société.c) L’espace historique :« Il est difficile de savoir ce que serait l’espace pour un homme réellement isolé qui neferait ou n’aurait fait partie d’aucune société ». (Halbwachs 1950). L’espace est dans ce sensla trace historiquement déterminée des structures sociales. Pour toute société il existe donc untemps de l’espace qu’il importe de considérer pour bien cerner l’émergence, l’empreinte, puisla disparition de formes qui déterminent à un moment donné, la réalité sociale. La ruemédiévale fournit un bon exemple : en effet elle a été le théâtre d’activités professionnellesvariées. Elle était ainsi un lieu composite, c’était à la fois : un passage, un atelier, un bureau,...Aujourd’hui, la rue a perdu la plupart de ses fonctions et s’est transformée ; elle estdevenue d’abord un espace de circulation.Cette comparaison des fonctions de la rue au moyen age et dans nos villescontemporaines révèle l’importance historique des espaces et montre que chaque époqueimprime sa manière de créer l’espace et de vivre avec lui.CHAP (III) : L’ESPACE PERSONNEL :L’espace personnel se distingue du territoire, il est en quelque sorte une zone mobile etinvisible qui entoure l’individu et dont les fonctions varient selon des facteurs psychologiqueset culturels. Alors que le territoire est une aire visible.Comment s’exprime cette zone :Elle s’exprime dans nos relations avec autrui, notamment à travers les distances quenous cherchons à conserver et qu’elle démontre l’existence d’un mur psychologique invisiblequi nous protége.1) Définition :La notion d’espace personnel repose sur l’idée que la place du corps dans unenvironnement ne se limite pas a la surface de la peau ; il peut s’étaler(dérouler) ou se rétrécir
  5. 5. a l’intérieur d’une zone psycho-corporelle qui dessine autour de lui des frontières et détermineun rayon d’action.• Cette zone a été décrite de manières dévires :" En termes de bulle selon "- HALL (1966) appréhende l’espace personnel en ayant recours à une image : chaque individuVivrait à l’intérieur d’une bulle dans laquelle il serait en quelque sorte enfermé et danslaquelle s’inscrivent les mouvements de son corps." En termes de zone tampon selon "- (HOROWITZ 1974) qui protége la personne des intrusions ou des menaces perçuesou réelles.Plus simplement ça veut dire :L’appréhension d’une intrusion dans l’espace personnel peut être vécue comme uneviolation de l’intimité et entraîner une variété de réaction qui augmente la distanceinterpersonnelle- Ainsi, l’espace personnel apparaît comme une zone protectrice entourant unepersonne, qui ne peut être pénétrait par autrui (HOLAHN, 1982).Les distances (personnelles) :Selon HOLL 1966 à observer les modes d’utilisation de l’espace en fonction de ladistance à classer 4 catégories :- distance intime- distance personnelle- distance sociale- distance publiqueCes distances varient en fonction de plusieurs facteurs :- facteurs culturels- facteurs individuels (age, statut social, composition de groupe)- facteurs interpersonnels (attraction, cohésion)- facteurs situationnelsLes fonctions d’un espace personnel :L’espace personnel rempli plusieurs fonction psychosociales :- Constitue un système de défense- Régulation de l’intimité- S’exprime suivant la diversité des cultures
  6. 6. L’occupation d’espace (personnel) :L’occupation est découpée à 3 zones :1/- la zone fonctionnelle : occuper par l’outil de base des employés.2/- la zone personnelle : correspond à la place occupée par chacun.3/- la zone de communication : est occupée par plusieurs activités.2) LA PERCEPTION DES ESPACES DE TRAVAIL :L’expérience vécue de la relation avec les lieux est porteuse de signification à traverslesquelles les individus expriment le sentiment qu’ils ont de ce qu’ils font ainsi que leurpropre identité. En d’autres termes, les individus transportent avec eux des images de l’espaceautant que des idées sur le travail au même temps ces images constituent une évaluation del’environnement.3) L’ÉVALUATION DE L’ENVIRONNEMENT :L’évaluation de l’environnement est un processus qui permet de juger de soninstrumentalité au regard des objectifs que s’est fixée une personne.Selon (BEVY-LEBOYER 1882) l’évaluation s’effectue sur plusieurs registres : cognitif,esthétique, affectif, fonctionnel, normatif, actif et temporel.Cette multiplicité d’élément donne à tout aspect de l’environnement une tonalité spécifique etentraîne un niveau de satisfaction ou d’insatisfaction particulier. La satisfaction dépend del’évaluation subjective.La perception qu’un individu a de son environnement et les normes qu’ilapplique pour le juger est donc les facteurs clés du processus d’évaluation.Selon (MARANS et SPECKELMEYER 1982) :Les normes utilisées sont en quelque sorte les attentes personnelles des individus :- les familiarités de l’environnement.- Les expériences passés qui lui sont associées.- La valeur sociale ou symbolique attribuée à ses caractéristiques.- Leur statu fonctionnel.Et dans le processus d’évaluation, ces variables interviennent à des degrés ettitres divers c.à.d produisant une variété de repenses subjectives ainsi le niveau de satisfactionproduit.
  7. 7. 4) L’ÉVALUATION DE L’ESPACE ET CONFLITS :Lorsqu’un individu vit un conflit ou tout simplement, ressent une tendance à qualifierson espace propre de façon globalement positive.Cette expression est révélatrice de l’importance de sa relation, de son attachement à sa sphèreimmédiate.CHAP (IV) : L’APPROPRIATION DE L’ESPACEL’appropriation est un phénomène complexe ou les éléments d’un lieu sont considéréscomme des moyens dans des stratégies individuelles ou collectives, dans le but de créer desconditions plus satisfaisantes par rapport à la réalité vécue.Pour s’exercer l’appropriation s’appuie sur un certain nombre de supportsenvironnementaux et sur des éléments psychologiques, qui constituent des critères permettantde définir les conditions dans lesquelles elle s’exprime :a) Les critères environnementaux :Il s’agit des éléments de l’espace susceptibles de favoriser et de faciliterl’appropriation.b) Les critères psychologiques :En ce qui concerne les critères psychologiques de l’individu pour s’approprier unespace donné, trois types de besoins ont étés retenus :_ Les besoins de sécurité et de stabilité._ Les besoins d’influence et de contrôle_ Les besoins d’identité et de valeurs personnelles.Les phénomènes de l’appropriation correspondent à l’ensemble des relations et desconduites à travers lesquelles l’individu peut marquer l’espace d’un caractère personnel.Pour affirmer son appropriation, l’individu va d’abord utiliser un ensemble d’objetsreconnus par d’autres, comme les signes d’une occupation de l’espace. Ces objets reconnuscomme marqueurs constituent une sorte de bornage symbolique ; c’est le principe del’entassement, cest-à-dire plus il y à des bornes plus l’espace est approprié.L’appropriation montre tous d’abord le fait que l’individu est attaché à la place, soitdirectement soit par le biais d’objets divers (marqueurs). Cet attachement est matérialisé parl’adaptation qui correspond à toutes les formes d’ajustements qui consistent à amortir larigidité et l’agressivité de l’environnement. Par ailleurs, on peut le définir comme étant unsystème de défonce et de survie de l’individu dans l’environnement social et physique.Dans ce cas, l’appropriation paraît être autant un besoin d’enracinement qu’un besoinde compensation, par rapport à une situation globale non maîtrisée. Elle se définit donccomme une forme d’adaptation exprimée par la résistance à une contrainte, qui ne peut êtreéliminée ; l’individu, en aménageant l’espace pour le rendre supportable, ne fait qu’atténuerses effets les plus néfastes.
  8. 8. LA CONCLUSION :En conclusion, et pour finir on va parler sur notre futur rôle en tant qu’architectes etconcepteurs d’espace, pour faciliter et orienter l’appropriation des acteurs sociaux. En effet unprojet architectural est l’occasion privilégiée d’observer la structure d’une organisation, lesforces qui assurent sa cohésion, ou celles qui conduisent à sa désintégration.Dans cette perspective , nous serons amenés entant qu’utopistes de nouvellesorganisations et relations sociales, de bien penser l’espace, pour prévenir toute forme dedéviance de la société

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