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Par ailleurs, nous devons constater que nombre de commissariats et de postes de police sont enmauvais état. De même, la po...
Cette situation a été déplorée dans le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes d’Ile deFrance. Les Parisiens o...
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Fiche-Projet n°2 MRC75 Paris2014 Sécurité

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Fiche-Projet n°2 MRC75 Paris2014 Sécurité

  1. 1. Fiche-Projet Paris 2014 #2 La Sécurité« La sécurité pour tous »La sécurité est un droit, sans doute même le premier qu’un citoyen peut exiger de ses représentants.Les atteintes à la sécurité entament la confiance que nous accordons à nos institutions, mettent à malnotre cohésion et désespèrent notre désir de justice sociale. Car les phénomènes de délinquance et decriminalité frappent d’abord et surtout les quartiers populaires.Sans sécurité, il est inutile d’évoquer la liberté. Sans sécurité, il est illusoire d’espérer l’égalité. Sanssécurité, les fondements mêmes du pacte social s’effondrent. Boussole républicaine, le MouvementRépublicain et Citoyen (MRC) souhaite mettre le cap vers une politique ambitieuse.La République est un régime de liberté ; ce n’est pas un régime de faiblesse. Républicains avant d’êtrepartisans, citoyens avant d’être militants, nous appelons à une revalorisation du travail des forces del’ordre et souhaitons mettre en œuvre une action résolue de proximité, qui passera notamment par lareconquête des zones qui apparaissent aujourd’hui délaissées.Les pouvoirs du Maire de Paris en matière de police sont limités par ceux du préfet de police. Pourautant, des leviers d’action existent et la sécurité ainsi que le bien-être des Parisiens doivent être l’unedes priorités de la municipalité.• POUR UNE POLICE DE TERRAIN• Priorité à la proximitéMalgré quelques signaux encourageants, notamment en matière de lutte contre les vols de véhicules oules attaques à main armée, la situation n’est pas satisfaisante et les chiffres de la délinquance à Pariscontinuent de présenter des niveaux pour le moins préoccupants. Dans le ressort de la préfecture depolice, le taux d’élucidation est en régression : escroqueries (- 4,5%), violence (- 2,7%), atteinte auxbiens (- 1,5%)…En 2012, le nombre de vols simples a progressé de 6,6% tandis que les vols à la tire ont connu uneaugmentation de 7,5% durant la même période. Les faits de vandalisme, quant à eux, ont progressé de5,5%. De même, le nombre de cambriolages reste alarmant (1117 cambriolages à Paris en janvier2013).Afin de restaurer la confiance des citoyens dans la capacité de leur police à garantir la sécurité dechacun, les zones de sécurité prioritaires (ZSP) doivent être confirmées. Cette configuration permettrad’identifier les espaces posant problème (insécurité, délinquance endémique, usage et trafic dedrogue). Dresser le constat ne suffit pas. Encore faut-il se donner les moyens d’une réponse adaptée.Or, le taux d’occupation de la voie publique par les forces de l’ordre n’est que de 5,5%. Le seul moyend’augmenter ce chiffre consiste à accroître le nombre de patrouilles, et donc à mettre plus de policiers
  2. 2. dans nos rues. Ainsi, les effectifs nouveaux promis par le Gouvernement doivent en priorité êtredéployés dans les ZSP, afin de favoriser les opérations de contrôle et l’îlotage. Des mécanismesincitatifs (primes, avancement de carrière) doivent être mis en place pour encourager les policiers às’impliquer dans les ZSP et dynamiser la lutte contre la délinquance.Enfin, les forces de l’ordre doivent être sur le terrain ou dans les commissariats. A cet égard, nouspréconisons de veiller à ce que les emplois spécifiquement administratifs soient réservés auxpersonnels civils de la préfecture de police et que les policiers qui les occupent soient réaffectés enbrigade.• Sécuriser l’espace publicChaque Parisien peut désormais le constater : l’incivilité et la violence se développent dans les rues etles transports en commun de la capitale. Ce phénomène nourrit un sentiment d’inquiétude, trop souventcaricaturé et moqué, qu’il ne faut pourtant pas négliger et auquel les pouvoirs publics doivent apporterune réponse de toute urgence.Le MRC propose de conforter la police d’agglomération dans ses missions. Cette stratégie repose surdeux types d’action. Les opérations de sécurisation renforcée par des patrouilles intervenant sur lescréneaux horaires et les espaces les plus touchés ont fait la preuve de leur efficacité et doivent êtremultipliées. De même, il est impératif de renforcer la présence policière dans le métro et les transportsen commun qui accueillent chaque jour près de 7 millions de voyageurs. Nous demanderons parconséquent que les effectifs dédiés à la sécurisation des transports en commun soient renforcés afinque la brigade des réseaux ferrés puisse effectuer ses missions dans des conditions optimales.Les nombreux touristes sont la cible privilégiée des pickpockets et des voleurs à la tire. Paris, quisymbolise dans l’imaginaire mondial la capitale du luxe, ne peut prendre le risque de perdre sonattractivité touristique, source importante de sa prospérité.• POUR UNE POLICE QUI « FAIT LA POLICE »S’ils sont confrontés quotidiennement au « fait social », les policiers ne sont pas des travailleurssociaux. Cependant, leur activité les amène à faire face à des situations humaines dramatiques, quipeuvent paralyser leur action. De là découle l’incompréhension entre une population en demande desécurité et une police hésitant à intervenir dès lors qu’elle est confrontée à la misère. Si certainsindividus ont besoin d’aide, il demeure que d’autres tirent profit de leur détresse. Les pouvoirs publicsne sauraient rester les spectateurs passifs d’une infraction. C’est pourquoi il faut rappeler à chacun sesobligations : celles de la police consistent à prévenir le déroulement d’actes délictueux ou criminels, àrechercher et trouver les auteurs d’infractions et à protéger la population.Elle a un mandat : assurer la tranquillité des Parisiens.• Lutter contre les réseaux de mendicité, ne plus tolérer les comportementsillicites sur la voie publique, développer les réseaux de solidaritéIl est nécessaire de prévenir le développement de la mendicité agressive qui s’accompagne tropsouvent d’infractions graves (exploitation de mineurs, maltraitance et vente d’animaux sur la voiepublique). En la matière, vos représentants MRC au Conseil de Paris veilleront à ce que soientstrictement appliqués les règlements encadrant ces activités (interdiction de la mendicité infantile,vérification des documents sanitaires et vétérinaires des animaux) et que soient démantelés les réseauxmafieux qui vivent et prospèrent sur cette nouvelle forme d’exploitation de la misère. Il est urgent que setarissent ces sources illégales de profit.Un tel sujet ne peut cependant être envisagé sous le seul angle de la répression et de l’action locale. A
  3. 3. l’heure de l’Europe, de la levée des barrières douanières, de la libre circulation des biens et desindividus – qui ont considérablement et inconsidérément diminué les capacités d’intervention de l’Etat –on comprend que la résolution d’une telle question dépasse le cadre municipal et passe d’abord par uneaction diplomatique à destination des pays d’origine de ces populations itinérantes.De la même manière, l’Etat ne peut plus accepter le développement de bidonvilles en périphérie deParis. Cette situation indigne de notre pays porte ses propres menaces pour l’avenir. La marginalisationet la paupérisation des populations vivant dans ces conditions est un terreau favorable audéveloppement de la délinquance et du crime organisé. Pour contrer cette délinquance de la misère, ilest urgent de relancer la mise en place de villages d’accueil reposant sur des permis de construireprovisoires, afin d’encourager l’accès au logement et la sédentarisation des familles et des personnesen difficulté. En la matière, la municipalité doit rappeler à l’Etat toutes ses responsabilités en matière decontrôle des flux migratoires, de politique d’intégration et d’intervention sociale.La solidarité nationale commande de développer des structures d’accompagnement et de réinsertiondes SDF. Les fermetures des centres d’accueil sociaux ou d’hébergement et de réinsertion sociale(CHRS) doivent cesser. Pourtant, si l’Etat doit faire face à ses responsabilités, il est essentiel quechaque arrondissement assume sa part dans l’effort commun en accueillant et en participant audéveloppement des structures dédiées à l’hébergement des personnes sans-abri désirant trouver unrefuge temporaire ou pérenne.• Le trafic de stupéfiants : démanteler les réseaux et sécuriser les espacespublic et communsLe trafic et la consommation de stupéfiants posent un problème particulier à Paris, du moins danscertains arrondissements. Confisquant l’espace public, les revendeurs développent les deals de rue ets’installent dans les parties communes de certains immeubles pour y mener leurs transactions. De lamême manière, les clients se regroupent et consomment les produits stupéfiants en pleine rue, dans leshalls d’immeubles, les parcs… sous le regard affligé des riverains. Cette situation est un aveu d’échec.Pour faire face à cette délinquance quotidienne et visible, il faut une police du quotidien, des patrouillesvisibles. Il faut sécuriser ces quartiers en s’appuyant sur la mission de police de proximité de la policed’agglomération.Pour répondre au double objectif de la prise en charge des personnes dépendantes et de la tranquillitédes riverains, nous militons en faveur du déploiement d’un réseau de maisons d’accueil médicalisées(centres d’accueil et accompagnement pour usagers de drogues, centres de soin etd’accompagnement) autour desquelles la police assumera en priorité une mission d’ordre public et deprévention, en collaboration avec les personnels médico-sociaux dédiés à ces missions. Le MRC estopposé au développement des « salles de shoot », car s’il est impératif de lutter contre les trafics etd’arrêter les revendeurs de stupéfiants, le traitement de la toxicomanie passe d’abord parl’accompagnement des consommateurs vers la prise en charge thérapeutique et le sevrage, mais aussipar la prévention des addictions, notamment en direction des écoles, collèges et lycées.• POUR UNE POLICE MODERNECette modernisation passe par l’acquisition de logiciels de rapprochement d’affaires, par uneaugmentation des moyens de la police scientifique, mais aussi par une mise à niveau du système degestion des appels d’urgence ou par le développement d’outils permettant d’établir une cartographiedes crimes et des délits. Il convient aussi d’accompagner plus largement le déploiement de systèmesinnovants tels que la pré-plainte en ligne, qui permet aux administrés de s’adresser à leur police plusrapidement et de désengorger les services d’accueil des commissariats.
  4. 4. Par ailleurs, nous devons constater que nombre de commissariats et de postes de police sont enmauvais état. De même, la politique actuelle de concentration des forces de l’ordre (disparition ducommissariat du 6ème arrt, mutualisation des 13ème et 5ème arrts) participe de l’éloignement entre lecitoyen et sa police.Le MRC propose donc que soit adopté un plan d’entretien et de rénovation des locaux, notammentdans les quartiers populaires, dans le cadre d’un accord Ville-Préfecture de police pour le financementde partenariats public-privés. Ce plan, qu’accompagnerait une phase de redéploiement des effectifs depolice dans les postes de police, donnera un nouveau souffle à une police de quartier créatrice de liensocial, permettra de garantir aux policiers des conditions de travail satisfaisantes et de rendre lescommissariats plus agréables pour les usagers tout en mettant aux normes les espaces d’incarcérationprovisoire.La vidéoprotection a fait la preuve de son efficacité : l’exploitation en temps réel des films par lesopérateurs des services locaux de transmission permet la surveillance des secteurs sensibles. Cedispositif autorise des réactions plus rapides et plus efficaces des services de sécurité del’agglomération parisienne et de résoudre plus d’affaires de violence, de vol et de vente à la sauvettepratiqués sur la voie publique. Enfin, la vidéo constitue une preuve et permet à la police et à la justice(réquisitions judiciaires) de répondre plus rapidement aux victimes.Tout en restant vigilants sur l’usage des enregistrements et le respect de la vie privée, nous proposonsde continuer à soutenir la montée en puissance de ces dispositifs en poursuivant l’installation de lavidéo-protection dans Paris.Près de 5 000 interpellations ont été réalisées depuis le déploiement du « plan de vidéoprotection pourParis » (PVPP). 1052 caméras sont actuellement en activité dans la capitale. Un audit devra êtreréalisé pour vérifier tout à la fois la pertinence des implantations, déterminer les zones restant à couvriret accompagner la montée en puissance des ZSP.Une réponse technologique ne peut remplacer une approche humaine, créatrice de lien et de solidarité.C’est pourquoi nous proposons que la municipalité impose (après une phase de transition de 5 ansdurant laquelle le dispositif serait incitatif et subventionné) le « gardien d’îlot » à tous les syndics d’unmême îlot d’immeubles. Ces derniers devront s’entendre pour employer au moins un gardien, connudes services de police, qui serait une interface entre les habitants et leur police. Référent pour toutequestion intéressant la sécurité, le « gardien d’îlot » ferait remonter les observations des résidents et leséventuels problèmes qu’il aurait constatés. L’objectif final est de permettre une reconquête de l’espacepublic.• DES MOYENS POUR LA SECURITE• Pour une meilleure traçabilité de la participation de la ville de Paris aufonctionnement et aux investissements de la préfecture de policeLe financement des missions de la préfecture de police relève pour une large part du budget spécialvoté par le Conseil de Paris. Or, depuis quelques années, la Préfecture de police dispose de moyensfinanciers croissants de la part de la capitale (272 millions d’euros en 2012 ; 308 millions d’euros en2013), ce qui autorise la municipalité à être exigeante quant aux services rendus.
  5. 5. Cette situation a été déplorée dans le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes d’Ile deFrance. Les Parisiens ont le droit de savoir de quelle manière sont gérées ces ressourcessupplémentaires qu’ils consacrent à leur sécurité. Le préfet de Paris répond de sa gestion, notammentde l’usage fait du « budget spécial », devant le Conseil de Paris. Les élus MRC qui siègeront dans cetteinstance resteront attentifs quant à l’usage qui est fait des deniers municipaux, au rôle des Agents desurveillance de Paris (ASP), notamment en matière de lutte contre les incivilités. Ils veilleront à lapoursuite de l’effort engagé pour la modernisation de la Brigade de Sapeurs-pompiers de Paris.• Pour une meilleure gestion des moyens allouésCertaines des charges qui sont actuellement supportées par la Ville de Paris relèvent du champ decompétence de l’Etat. Ainsi en est-il de la délivrance des titres qui coûte chaque année 38 millionsd’euros à la capitale quand bien même cette mission relève du niveau régalien et devrait donc à ce titreêtre assumée par l’Etat.Le MRC propose de réaffecter ces montants pour financer son programme de modernisation et lerecrutement d’agents supplémentaires par abondement de la masse salariale de la Préfecture depolice. Allégeant les charges de la Préfecture de police, la ressource libérée permettra desinvestissements nouveaux.Notre ville dispose de moyens et de leviers budgétaires qui lui permettraient d’envisager unengagement plus conséquent, dans le cadre d’un contrat Etat-Ville rénové aux termes duquel lamunicipalité lierait plus étroitement la hausse du budget spécial de la Préfecture de police à lamodernisation des services et des locaux.• POUR UNE COHERENCE DE L’ACTIONSi la police et le service d’incendie relèvent de l’Etat et de la Préfecture de Police, l’action de la Ville etdu Département en ce domaine recouvre un champ très large : équipes de prévention de ladélinquance, soutien au Groupement interbailleurs de surveillance affecté au travail de prévention et desécurité dans les ensembles de logements sociaux, agents municipaux d’accueil et de sécurité,correspondants de nuit…Loin d’organiser la rivalité entre la Ville et la Préfecture, les élus MRC mettront l’accent sur la cohérencequi doit présider à l’action. La prévention doit à l’évidence constituer la priorité de l’action municipale etdépartementale. Mais elle ne s’oppose en rien à la répression des incivilités, des délits et des crimes quirelève de la police et de la justice. Ce travail en commun traduira le service du bien public et desParisiens qui constitue la raison d’être de toute politique républicaine.

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