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Cahier PAI 2001 : implantation en Bretagne

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Cahier PAI 2001 : implantation en Bretagne

  1. 1. PARÉ à INNOVER Lettre d’information de l’innovation en bretagne numéro spécial Ces entreprises qui ont choisi de se développer en Bretagne alors que leurs clients sont “d’ailleurs” Choix, contraintes et stratégies Choix, contraintes et stratégies Editorial EditorialSeulement quatre pages pour un sujet qui des fournisseurs, de la main d’œuvre,…) ou Sommaire Sommaire P.2 Une implantationen mériterait beaucoup plus! irrationnelles (créer des emplois dans leurIl y a beaucoup à dire sur ces entreprises village, voir la mer de leur bureau,…).qui ont choisi de s’enraciner en Bretagneet de vendre leurs services ou leurs pro- Ils s’adaptent quotidiennement aux contraintes de l’éloignement grâce aux réussie, Mémométalduits dans le monde entier, qu’elles soient routes, au train, à l’avion et maintenant Industriesjeunes ou plus âgées, traditionnelles ou aux “routes virtuelles”.hautement technologiques, de grande Dans ces quatre pages, nous avons donné Arkam des nouvellestaille ou plus modestes, ...Elles participent à véhiculer une image ou la parole à trois d’entre elles pour qu’elles nous racontent leur quotidien et qu’elles technologies àplutôt des images de la région. Elles sont nous expliquent leur choix et leurs straté- caractère “humain”des repères pour les Bretons qui vivent gies pour gérer l’éloignement de leursailleurs. Chacune a son histoire, sa cultu- clients.re et son identité, qu’elles s’appellent Vous pourrez aussi lire une interview deYves Rocher, Ubisoft , AMF production,Arkam ou Mémométal, … Céline Boulanger qui, au sein d’ID 35, accompagne certaines d’entre elles dans P.3 InterviewLeurs dirigeants disent parfois avoir à leur implantation et leur développement Michel Follorou, AMFprouver qu’ils sont au moins aussi profes- en s’appuyant sur un réseau fort d’indus- Productionsionnels que leurs concurrents parisiens triels et d’institutionnels.pour faire face aux sceptiques du régiona- Nous vous souhaitons une bonne lecture.lisme.Et pourtant ils ont choisi la Bretagne Adeline Le Marec P.4 Quelques chiffres Rédactrice en chefpour des raisons rationnelles (proximité
  2. 2. PARÉ à Lettre d’information de l’innovation en bretagne INNOVER Technologies Technologies Une implantation réussie : Mémométal Industries Mémométal Industries a choisi la Bretagne pour continuer à se développer dans un domaine de haute technologie : la maîtrise des alliages métalliques à mémoire dont les applications industrielles variées s’adressent à de multiples secteurs (robotique, automobile, médical… ). C’est essentiellement dans ce dernier secteur que l’entreprise, créée en 1992 en Savoie, a développé sa stratégie Prothèses ossiculaires commerciale. Elle a aujourd’hui pour à mémoire de forme clients des cliniques et des hôpitaux superélastique nationaux. En outre, elle réalise un tiers de Bâtiment MEMOMETAL son chiffre d’affaires à l’export. Bernard PRANDI, le PDG de cette PME, cherchait depuis son implantation près de Rennes, puisque un nouveau site pour implanter un bâtiment indus- les commerciaux sont répartis dans différentes triel adapté à cette technologie. Son objectif était régions françaises. Les équipes production et logis- de trouver une ville qui ne soit “ni trop grande, ni tique ont été recrutées localement. trop petite” afin de profiter d’infrastructures de Bernard PRANDI fait beaucoup de déplacements transport sans avoir les inconvénients d’une grande en TGV parce que l’avion coûte encore trop cher. métropole. Il souhaitait aussi se rapprocher de “Pour aller à Marseille ou à Lyon, ce n’est pas tou- ID 35 grands pôles universitaires de son secteur. En jours simple. Mais c’est le cas pour toute les villes Savoie, les acteurs économiques n’ont pas répondu de province.” à son attente. C’est ainsi, qu’avec l’aide d’ID 35, le Bernard PRANDI est très satisfait de cette implan- Promouvoir projet a pu voir le jour, et que l’entreprise s’est s’ins- tation “Les contacts que j’ai établis ici sont très un territoire tallée depuis maintenant 1 mois sur le site de Ker prometteurs pour la suite. De plus, je connaissais la Lann (Bruz - 35). “L’équipe d’ID 35 s’est s’entourée de Bretagne en tant que touriste, j’ai découvert Céline Boulanger, personnes compétentes et dynamiques qui ont chargée de mission à ID 35 Rennes, une ville très agréable.” toujours su apporter des réponses à mon projet, ID 35 à pour mission d’encoura- que ce soit pour trouver des partenaires financiers Contact : ger et d’aider des entreprises ou pour recruter. C’est très positif” se réjouit MémoMétal Industries, Bernard PRANDI crées ou en création à s’implan- Bernard PRANDI. Tél. : 02 99 05 99 74 ter et à se développer en Ille et Rien n’a changé dans l’organisation de l’entreprise assist-dir.mmi@wanadoo.fr Vilaine. “Ce que les entreprises atten- dent de nous, c ‘est qu’on pren- ne en charge la logistique de leur implantation. Ils peuvent alors se consacrer à leur métier. Arkam, des nouvelles technologies Nous sommes en concurrence avec toutes les autres régions. à caractère “humain” Notre force en Ille et Vilaine et En mai 1999, la société Arkam a posé ses “machines” en Bretagne plus largement, c’est en Bretagne. Pascal Desroche, le gérant, a laissé der- que l’idée de travailler en réseau rière lui Paris et la “vie de fou” qui va avec. “A Paris est partagée par un grand encore plus qu’ici, on essaye de suivre le rythme nombre d’institutionnels et d’in- des nouvelles technologies. Mais il ne faut pas se dustriels. Lorsqu’une entreprise leurrer” Un changement de cap en harmonie avec . cherche un lieu pour se créer ou la démarche d’Arkam auprès des PME françaises. Sa s’agrandir, c’est un atout pour préoccupation : le partage du savoir-faire des PME elle d’être très vite intégrée dans françaises à l’international. Sur le site internet son environnement. Francexport, il présente une vingtaine de PME-PMI Nos missions sont de prospec- et leur savoir-faire. L’objectif est de les faire entrer ter et de détecter celles qui en contact avec des distributeurs, acheteurs ou cherchent un nouveau site. prescripteurs étrangers. En quelques clics. Les Lorsqu’elles décident de s’im- contacts proviennent de plus de 60 pays, techno- plantent ici, nous les aidons à le logies de l’information et agroalimentaire en tête. faire et surtout nous mettons Plus généralement, Arkam fait du transfert de tout en oeuvre pour qu’elles se connaissances et réalise des sites internet. Elle a développent !” conservé 50% de sa clientèle à Paris, 25% en pro- ID 35 a participé en 2000, à la vince, et 25% en Bretagne (part en progression). “Je création de 493 emplois en Ille suis venu ici pour la qualité de vie, le climat et le Contact : et Vilaine en permettant l’im- tumulte des éléments. Et aussi pour un projet de Arkam, Pascal Desroche plantation de 16 entreprises. partenariat avec une entreprise bretonne. Mon Tel: 02.97.29.00.44 approche est la même qu’à Paris, sauf que je passe contact@arkam.com Contact : plus de temps à connaître les gens” . Web www.arkam.com et www.francexport.com Céline Boulanger 02 99 53 65 65 celine-boulanger@id35.com 2 Paré à Innover • N°Spécial • Avril - Mai
  3. 3. PARÉ à INNOVER Interview InterviewChoisir la Bretagnepour privilégier la créativité “Nous investissons régulièrement dans les équi- pements les plus récents pour garantir la même qualité technique que n’importe quel autre stu- dio parisien ou d’ailleurs. Ce qui nous distingue des autres, c’est l’importance que nous appor- tons à la qualité du son. C’est un savoir-faire que nous avons développé dès notre arrivée ici, pour avoir un plus par rapport aux studios de post- production traditionnels. Pourtant les clients potentiels bretons conti- nuent à penser que dans ce métier, il faut passer commande à des réalisateurs parisiens pourMichel Follorou, AMF avoir affaire à des professionnels !!”Les indications de Michel Follorou sont claires : PAI : “Comment faîtes-vous pour vendre vos“Quand vous arrivez au centre ville de Perros- émissions à des clients qui sont majoritairementGuirec, suivez la direction de la plage de à Paris ou dans d’autres régions ?”Trestraou…” Pourtant, on s’est perdu. Absorbées MF : “Je fais plus de 2000 Km par semaine. Mapar la contemplation des rouleaux sur la plage voiture est remplie de matériel de tournage eton a oublié de tourner à gauche. Finalement, j’ai repensé ma façon de prendre des images etguidées par des vacanciers, nous sommes arri- du son. Mon équipement est miniaturisé auvées à AMF production, où Michel Follorou, maximum, une caméra numérique que je portecréateur et dirigeant de AMF production nous a sur mon épaule et des micros très performants Salle de montageaccueillies. et discrets. Cette légèreté de tournage est deve- nue ma signature. Les gens que je filme oublie la caméra. Ils deviennent rapidement eux-mêmes.PAI : “Comment l’idée de venir vous installer ici Je suis devenu “transparent” et cela me permetvous est elle venue ?” de montrer ce qu’ils ont en eux.”Michel Follourou : “Très naturellement. J’avais PAI : “Quels sont vos projets et vos envies ?”envie de vivre en Bretagne, essoufflé par la vieparisienne, étouffé par le manque d’espace. Et MF : “Faire de la télé utile”, Je voudrais que ladans mon métier, l’essentiel, c’est la créativité.” télévision ne se contente pas de distraire les gens mais qu ‘elle devienne de plus en plus un lieu oùPAI : “Quel est votre métier ?” ils puissent s’exprimer. J’aimerais par exempleMF : “Mon métier, c’est de réaliser et de produi- réaliser des émissions sur la Bretagne pour lesre des émissions et des reportages pour les Bretons et pour les autres et mettre mon expé-chaînes de télévision et des films d’entreprises. rience au service du développement économiqueJ’ai débuté comme photographe, et puis il y a et culturel de la Bretagne.”vingt ans j’ai décidé de mettre du son sur les Avec ses trois collaborateurs, AMF productionimages que je créais. J’ai commencé à travailler produit 8 magazines, 25 courts métrages et réa-à Paris comme beaucoup d’autres bretons de ma lise un chiffre d’affaires de plus de 2 Millions degénération. J’y ai appris mon métier.” Francs par an.“Le quotidien d’un réalisateur, c’est d’imaginerles émissions qui plairont aux diffuseurs, c’est àdire à ceux qui font les programmes des chaînestélévisées. C’est un secteur très concurrentiel. Sison idée est choisie parmi les 2 à 300 autres Contact :offres, alors il passe à la réalisation et à la pro- Michel Follorouduction. Il lui faut trouver les financements, AMF Productionl’équipe de tournage et les studio de post-pro- 02 96 49 05 05duction . A Paris, c’est devenu très difficile . Le amfproduction@post.club-internet.frrésultat, c’est que les réalisateurs filment cinqminutes dans un studio, dix minutes dans unautre et font le montage dans un troisième. A cerythme là, la créativité en prend un coup. On nepense plus qu’aux soucis de logistique. Voilàpourquoi j’ai décidé de revenir en Bretagne.”PAI : “Et pourquoi avoir choisi ce site en parti-culier ?”MF : “Parce je suis originaire du Trégor et parcequ’il y a sur ce site tout ce qu’il faut à AMF pro-duction pour se différencier des autres. J’ai créenos studios d’enregistrement télé et de prise deson pour nous et pour d’autres réalisateurs quiles louent. Ce site est propice à la création. C’estun lieu où on respire et où on peut rêver.” Paré à Innover • N°Spécial • Avril - Mai 3
  4. 4. PARÉ à Lettre d’information de l’innovation en bretagne INNOVER Quelques chiffres Quelques chiffres Stratégie internet Soldes positifs dans les entre- pour les créations prises bretonnes et les transferts Sur 400 PME bretonnes de sous-traitance indus- trielle, le taux de PME ayant un site web est d’entreprise passé de 5% à 20% en 2000. Elles sont aussi 60% Le nombre de créations d’entreprises bretonnes à disposer d’une messagerie électronique, s’élève à 10 984 en 1999, soit 2,9% de plus qu’en contre 20% il y a un an (source CRCI). 1998. 52% sont des pures créations, le reste étant des reprises et des réactivations. L’Ille-et- Vilaine arrive en tête, devant le Finistère, le Avec le sud-ouest, l’Ouest (Bretagne, Morbihan et les Côtes d’Armor. Les créations Normandie, pays de Loire et Poitou-Charentes) sont surtout observées dans le secteur des ser- est la région où les entreprises sont le moins vices. Pourquoi connecté à internet (55%, contre 73% en Ile de France). 24% des entreprises de l’Ouest possè- En 1998, 16,3% des entreprises installées en Bretagne étaient à participation étrangèreont-ils choisi dent un site web. Il semble qu’Internet – et les messageries - reste dans les PME-PMI un outil majoritaire en 1998, contre 83,7% à capitaux français.la Bretagne ? surtout réservé aux dirigeants. L’utilisation faite de ce média répond aux objectifs de communi- cation des produits de l’entreprise. La fonction " De 1993 à 1997, on a observé plus de 15 000Les entreprises s’implantent plaquette " est prépondérante. transferts d’établissements en Bretagne. 12%souvent dans une région en (source Etude Kosmos, L’internet dans l’Ouest) d’entre eux proviennent d’autres régions. Lafonction de leur secteur d’acti- Bretagne accueille plus d’établissements qu’ellevités. Dans le secteur des télé- n’en perd. Ainsi on compte 1110 arrivées extracoms, le nombre de centres de régionales et 824 départs hors de Bretagne, soitrecherches est un réel attrait un solde positif de 286. Les échanges se fontpour la Bretagne. Le recrute- d’abord avec l’Ile de France, puis les Pays dement d’ingénieurs sur place s’en Loire. Les premières activités sont la santé ettrouverait facilité. l’action sociale, le conseil et l’assistance, lePour d’autres, c’est le climat qui commerce et les services en général.joue en faveur de la région. Les implantations profitent davantage auxPôle agroalimentaire, la zones urbaines ou en périphérie des grandesBretagne est aussi renommée zones d’emploi.pour son industrie automobile,son électronique et les télé-coms. Autant de domaines de (source Tableaux depointe qui attirent les établisse- l’Economie Bretonnements travaillant de près ou de 2000-2001 INSEE)loin avec les acteurs de ces sec-teurs. D’où un maillage serré dePME-PMI et de sous-traitants. Implantations étrangères en Bretagne 169 unités industrielles à participation étran- gères sont recensées en bretagne. Les princi- paux pays investisseurs sont les Etats-Unis (33 participations), l’Allemagne (35 participa- tions), et la Grande-Bretagne (18). Puis la Belgique (13), les Pays-Bas (10), Pays-Bas la Suisse (7), le Japon et le Canada (6 participations chacun), la Finlande (5), la Suède et le Danemark (4 chacun). Source CRCI, 1997 Etats 3Directeur de Publication :Michel KervoasRédaction : équipe de Bretagne Innovation,Béatrice Verstraete et correspondants AllemCréation et réalisation :Agence de création Loîc BohuonImpression : CWIISSN : en cours • Tirage 4000 exAvec le soutien duConseil Régional de BretagneBretagne Innovation • 18 place de la gareCS 26927 - 35069 Rennes cedex 4 Paré à Innover • N°Spécial • Avril - Maicontact@bretagne-innovation.tm.fr

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