Travail epb

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Travail epb

  1. 1. INTRODUCTIONAu Sénégal, le Développement local est un vieux concept qui a refait surface à la lumière deslimites des politiques macro-économiques mises en œuvre et qui avaient tendance à créer deszones de marginalisation et/ou d´exclusion. Ainsi à la faveur de la mise en œuvre de lapolitique de décentralisation, le développement local a ressurgi et est devenu une sorte deremède miracle pour résoudre les problèmes qui se poseraient au niveau des différentescollectivités territoriales. Ce faisant, il semble s´établir une sorte de lien naturel entre leDéveloppement local et la DécentralisationQu’est-ce que l´évaluation participative ? Elletrouve son lit à travers le développement local et la décentralisation, qui ont commefondement essentiel, la participation.De ce fait, toute forme d´évaluation dans ce contexte, ne peut qu´être participative.Cependant, bien que l´évaluation participative ait résolu la question de Avec qui évaluer ?,des difficultés apparaissent quant à certaines questions essentielles de l´évaluation à savoirQuoi évaluer ? Et Comment évaluer ?Ainsi, ce travail s’articulera autour de cinq principaux points, notamment l’historique del’évaluation, la définition des concepts, puis les principes de l’évaluation participative ensuitele lien qui existe entre l’évaluation participative, décentralisation et le développement local etenfin les contraintes.I. DéfinitionsA. évaluationL’évaluation de façon plus large est un outil de gestion. C’est une activité limitée dans letemps qui s’évertue à apprécier systématiquement et objectivement la pertinence, laperformance et le succès des programmes et projets en cours et achevés. L’évaluation estconduite de manière sélective afin de répondre à des questions spécifiques pour guider lesdécideurs/ et ou les administrateurs programmes/projets afin d’obtenir des informations surdiverses questions :1- Quoi évaluer? Cette question renvoie à deux choses. D´une part il s´agit de dire quelsaspects de la politique veut-on évaluer et d´autre part quelle dimension veut-on évaluer(efficacité, efficience etc.).2-Quand? La question renvoie à quelle période doit couvrir l´évaluation?Évaluation a priori (Ex ante): Ce type d´évaluation permet de dimensionner la politique quel´on veut mettre en œuvre dans le futur.Évaluation en cours : Elle permet d´accompagner la mise en œuvre de la politique et sertd´instrument de correctionÉvaluation finale (Ex post) : Elle s´effectue à la fin du projet
  2. 2. 3-Ou? La question donne une réponse sur la circonscription spatiale ou organisationnelle quidevra être couverte par le champ de l’évaluation. En d’autres termes il faudra identifierl’espace territorial à couvrir ou la partie de l’organisation qui devra être évalué4-Pourquoi? La réponse à cette question fournit des éléments sur les principaux objectifs del’évaluation qui sont généralement la vérification/l’amélioration de la qualité et de la gestiondes politiques, l’identification des stratégies qui réussissent, la mesure des effets/ bénéficesdes interventions5-Qui? Les réponses obtenues de cette question permet de faire l’inventaire des participantslors du processus (qui commande l’évaluation?, qui valide?, qui réalise?, qui met en œuvre lesrésultats tires de l’évaluation?...)6-Comment? La réponse à cette question permet de définir l’approche méthodologiqueadaptée à la mise en œuvre du processus à travers l’identification des instruments et outils decollecte.B. ParticipationGénéralement elle désigne une approche mettant en avant l’implication de tous les acteursconcernés dans un processus. La participation est une approche qui crée un climat deconfiance et de respect mutuel entre les techniciens et les bénéficiaires. Par ailleurs, elle apour but de favoriser une utilisation rationnelle des résultats et la mise en œuvre desrecommandations formulées, elle recherche également l’adhésion et une plus grandeacceptation de l’évaluation. Par ailleurs elle permet de rendre les acteurs plus autonomes, enparticulier pour les groupes vulnérables qui se font rarement entendre.Bien qu’il n’y ait pas d’approche participative unique et uniforme, la participation cherche àfavoriser- la responsabilisation des participants en incitant chacun à prendre ses responsabilités, plutôtque d’attendre une assistance extérieure les communautés doivent prendre des responsabilitéspour lancer des activités qu’elles ont-elles mêmes préconisées.- Le respect de la diversité des communautés qui ne sont généralement pas homogènes avecL’existence de différents centres d’intérêt et perceptions qui sont parfois conflictuelles. Plutôtque de privilégier certaines personnes, il faut prendre en compte la diversité des communautéset travailler avec tous les groupes qui représentent les diverses couches.- La conciliation des différents intérêts car certains problèmes dépassent le niveau individuelet nécessite des décisions collectives. La participation cherche donc a instaurer au sein descommunautés des groupes de discussion qui permettent de trouver des solutions qui aient lemoins possible d’effets négatifs pour chacune des parties.
  3. 3. - L’examen des situations à partir des différents points de vue : aborder une question sous unseul angle peut entrainer des déviations ou des informations incomplètes, alors qu’en abordantla question sous plusieurs angles grâce à une approche participative, les informationsCollectées seront plus complètes et plus fiables.- L’adaptation à la situation locale car chaque communauté présentant ses propres réalités,les démarches et les outils devront être utilises aux conditions locales et cela n’est possiblequ’avec une approche participative.C .BesoinLe besoin peut se définir de plusieurs manières, et selon le dictionnaire LAROUSSE, lebesoin est : une exigence née dun sentiment de manque, de privation de quelque chose qui estnécessaire au bien-être.D. Evaluation participativeL’évaluation participative est définie comme une évaluation où les acteurs impliqués dans leprojet, des membres de l’équipe de projet jusqu’aux membres de la population concernée, ontl’opportunité de fournir un retour sur le projet et, si approprié, d’influencer sondéveloppement et/ou des projets futurs. En outre, elle évalue aussi comment les acteurs ontété impliqués dans le projet et comment la stratégie de participation a été mise en œuvre.E .Le Développement LocalC’est un processus de transformation socio-économique et culturelle opéré sur un espace envue d’y promouvoir le mieux-être. Cette transformation doit être le fruit d’un projet collectifnégocié entre toutes les composantes de la population à laquelle incombe la mise en œuvre duprojet. Plus qu’un discours ou une politique, le développement local est une pratique.II .HistoriqueLes premières générations dévaluation, dite managériale, ont été majoritaires en Francejusquà la fin des années 80. Elles sinterdisaient, pour garantir lindépendance de lévaluateuret la qualité de son jugement, dassocier dautres acteurs que l’administration responsable duprogramme évalué. Identifiée à partir des années 90 sous le vocable « d’évaluations de 4èmegénération », une génération plus récente a, au contraire, mis l’accent sur des processus
  4. 4. dévaluation qui associent les principales partie prenantes de la politique évaluée : décideurs,opérateurs et représentants de la société civile. Certaines pratiques limitent la participationaux opérateurs externes à l’administration responsable ; d’autres visent un pluralisme despoints de vue étendu aux bénéficiaires du programme évalué et aux citoyens. Ce modèle,dominant en France dans les années 1990, s’est appliqué à tous les types de politiques (mêmesi on observe aujourdhui une tendance au retour vers des évaluations managérialesnotamment dans le cadre des pratiques des collectivités territoriales où la culture delévaluation est encore trop peu diffusée).La 5ème et dernière génération d’évaluations, dont la théorie sest développée à la mêmeépoque en Amérique du Nord, sans que la pratique soit encore très répandue, va plus loin etpropose que la société civile « prenne le pouvoir » : autrement dit décide du contenu del’évaluation, pilote elle-même les travaux, et produise un jugement sur les actions publiques.Tableau 1 : les différentes générations d’évaluationsGénération TypedévaluationQui décide ducontenu del’évaluation ?Qui pilote lestravauxd’évaluation ?Qui produit lejugementfinal ?1ère à 3èmeManagériale Administration responsable de lagestionL’équiped’évaluation4ème (a) Coproduite Autoritéspubliques(élus ouDirecteurs)Gestionnaires +OpérateursL’équiped’évaluation4ème (b) Pluraliste Autoritéspubliques(élus ouDirecteurs)Autorités publiques + Société civile+ (Opérateurs)5èmeEmancipation Société civileLes deux dernières générations de l’évaluation, coproduites par des tiers, peuvent donc êtrequalifiées de participatives. Mais attention, un processus d’évaluation qui se limite àdemander aux bénéficiaires dun programme leur appréciation sur ses effets par questionnaireou entretien, ou à leur restituer les conclusions de lévaluation au cours dune réunion ne peut
  5. 5. pas être considéré comme participatif, dans la mesure où il n’a pas associé ces bénéficiaires àla définition des problématiques étudiées.III. Les principes de l’évaluation participative des besoins (EPB)L’évaluation participative est un processus d’apprentissage individuel et collectif derenforcement des capacités à travers lequel chacun devient conscient de ses forces etfaiblesses, c’est également un outil de dialogue et de négociation. Quant à l’évaluationparticipative des besoins, elle prolonge celle de la pauvreté (EPP) qui vise à permettre unemeilleure connaissance du degré de la pauvreté au niveau du village et quartiers ciblés et deleurs membres ; les données permettront d’établir une situation de référence de chaque villageet une liste minimale qui seront suivis pour mesurer l’impact du projet.L’EPB est effectuée avec l’appui au développement local basée sur 5 des principes : L’intégration des approches de suivi et des mécanismes d’évaluation pour une plusgrande cohérence du processus et une meilleure compréhension de la démarche ;Il s’agit ici d’impliquer la communauté à l’élaboration de la décision, à la définition de samise en œuvre, à son suivi et à son évolution sur la base d’une relation contractuelle(Participation libre et responsable des membres de la communauté au processus). Les critères et les indicateurs de l’évaluation sont en priorité ceux de la communautéconcernées et aussi ceux des parties prenantes;S’il s’agit d’un projet, la plus-value va directement au profit des communautés tout en sachantque leurs besoins ont été identifiés. Les outils et les techniques de l’EPB sont conçus et élaborés par les communautés ;C’est la communauté qui la maitresse de cette organisation et en fonction de ses moyens etattentes il faut utiliser des instruments adaptable à leur sitation Les outils et les techniques ainsi tout le processus sont maitrisés par les populationsconcernées ;Normalement avant qu’on ne satisfait aux besoins des communautés on doit les former pourla prise en charge de l’après mise en œuvre. Le suivi de l’évaluation doit déboucher sur des changements concrets (réforme,recentrage, réorganisation, correction, complément…) en vue d’améliorer la situationconstatée afin de crédibiliser l’ensemble de la démarche.
  6. 6. L’évaluation se fera par << focus groups>> les différents groupes communautaires devrontparticiper aux discussions et exercices demandés en vue d’améliorer au fur et à mesure lesimperfections identifiées à partir des besoins.IV. Liens entre Évaluation participative, Décentralisation et Développement local.a) Développement local/Décentralisation et Planification localeSelon Alitoussin (R Ludovic), les relations entre la décentralisation et le développement locals´apparentent au dilemme de l´œuf et de la poule : tantôt c´est la décentralisation qui est auservice du développement local, tantôt c´est l´inverse. Si la décentralisation estinstitutionnelle, (mise en place, organisée et réglementée) matérialisant une volonté politique,le développement local lui est par contre endogène et se construit sur la base d´une volontécommunautaire. De là, est-ce à dire que ces deux concepts sont sans relation ? Bienévidemment que non puisque le développement local est la finalité même de ladécentralisation, sinon comment comprendre l´existence même des collectivités locales. Ladécentralisation est au service du développement local.En effet, dans la mesure où elle délimite un espace où s´organisent les activités et endéfinitive où se concrétise les politiques publiques, elle libère les énergies et instaure laparticipation, mais aussi à travers un transfert de compétences, elle fournit un service publiclocal, dans ce sens, la décentralisation est bel et bien au service du développement local.Le développement local est au service de la décentralisation. En effet le développement localsert de tableau de bord à la décentralisation. Elle est une sorte d´indicateur de performance dela décentralisation et comme le dit disait J. Mercoiret, elle sert de levier à une décentralisationréussie. La mesure de la performance ci-dessus évoquée, introduit la notion d´évaluation et dela place de cette dernière.Si la décentralisation prône et instaure la participation, si le développement local résulte d´unprojet par essence participatif, alors le type d´évaluation qui en résulterait ne saurait qu´êtreparticipatif. Cette mise en relation des trois concepts nous amène à devoir préciser ce que doitviser une évaluation participative, comment doit-elle être menée et quels sont lesdifficultés/écueils, mais aussi quelle est la plus-value que génère ce type d´évaluation dans un
  7. 7. contexte de développement local.a) Application de l’évaluation dans un contexte dudéveloppement localb)Application de l’évaluation dans un contexte dudéveloppement localPLD (plan locale développement).La pratique de l´évaluation participative en contexte de développement local passe par la miseen œuvre d´un Plan local de développement à travers une démarche de planificationparticipative locale. En effet, l’évaluation des politiques publiques au niveau local signifieexplicitement l’évaluation des PLD car c’est à ce niveau que les politiques publiques sontdéclinées au travers d´objectifs, de résultats et de stratégies. La Collectivité locale est bien undémembrement de la puissance publique, en conséquence son intervention ne peut relever quedu domaine du public.Le processus de planification locale repose sur une démarche participative, fédérative, etCommunicationnelle. L’échelle prise en compte est variable, elle peut concerner unecommunauté rurale, un groupe de village (et bourgs), une association villageoise dedéveloppement AVD, une Commune, un quartier ou une association de quartier. Elles’attache généralement à une échelle maitrisable avec des groupes d’individus ayantsuffisamment de relations avec les objectifs communs. Les objectifs des plans dedéveloppement sont :• Servir de référence aux actions et aux investissements réalisés par les diverspartenaires extérieurs. Il a une fonction de restructuration, de coordination, d’intégration desactions de développement (le rôle des collectivités locales est déterminant dans la gestion decet objectif).• Le plan est l’occasion pour les populations de se réapproprier leur espace en tant quepatrimoine commun à préserver et à bonifier. Les difficultés issues de la situation de criseexcluent les réponses isolées et dissociées ; mais le plan doit intégrer tant les intérêtscommunautaires que les intérêts individuels.
  8. 8. • La démarche permet de systématiser le processus de conscientisation, d’analyse encommun des dynamiques de changement qui s’opèrent sur la communauté ; elleresponsabilise les acteurs de la société en crise dans sa restructuration autour d’objectifsglobaux définis par eux-mêmes et dépassent les clivages traditionnelles• Le plan établit des rapports contractuels avec les partenaires autour d’objectifspréétablis-en regard des nécessités internes et externes du Développement Local. Sil´institutionnalisation des PLD n´a pas posé de problème, il reste la délicate question de sonévaluation. En effet, le Développement local souffre de l´absence d´évaluation. La pratiqueévaluative dans le contexte des PLD est quasiment inconnue.V. Difficultés et contraintes de la pratique de l’évaluation participative dans un contextede développement localLa pratique de l´évaluation participative au niveau local est soumise à des difficultés. Celles-ci sont de plusieurs ordres. Des insuffisances dans la conception, qui rendent difficiles la pratique évaluative.La conception des PLD souffre d´imprécisions contenues au niveau des Plans d´actions. Cesont des résultats attendus mal formulés, des indicateurs de résultats imprécis ou mal déclinés,et qui ne tiennent pas compte des hypothèses/risques. La définition des indicateurs de résultatsde projets sociaux est aussi un exercice délicat. La participation des bénéficiaires est instauréeau moment de la déclinaison des réponses causales et s´arrête à ce niveau. Les bénéficiairessont excluent de la conception matricielle du Plan d´actions sans doute en raison de leuranalphabétisme. Dans ces conditions d´insuffisances conceptuelles, toute évaluation s´avèrehasardeuse. Un système de suivi/évaluation absent, ce qui ne rend difficile une évaluation.En effet, il est admis qu´une bonne évaluation doit se nourrir des données issues dusuivi/évaluation. Or il s´avère que dans la plupart des collectivités locales, il n´existe pas unsystème de suivi du PLD. De façon générale, l’obtention de données fiables au niveau localpose problème.
  9. 9.  L´évaluation participative est exigeante en temps .L´évaluation étant un processus, sielle est participative, elle exigera beaucoup de temps, surtout lorsqu´elle est menéedans un environnement faiblement lettré. En effet, les populations, dans un contexte depauvreté, déploient de nombreuses stratégies pour assurer leur survie. Leurdisponibilité devient occasionnelle et cela peut être de nature à faire durer le processusd´évaluation. Aussi faut-il prévoir un temps assez long dans une approcheparticipative de l´évaluation. Cependant, ce qui est considéré ici comme du tempsperdu, se rattrape dans la fiabilité des informations fournies, mais surtout favorise unemeilleure compréhension. Un décalage entre les niveaux de planification. Les stratégies nationales sontfaiblement prises en compte dans les PLD. Par exemple les stratégies de protectionsociale du DSRP notamment la lutte contre la traite et les Pires Formes de Travail desenfants ne sont pas vraiment prises en compte dans les PLD (à la limite les projets liésà la scolarisation des enfants entrent dans le cadre de la prévention des enfants contrele travail, mais il y a les autres dimensions telles que la protection et leretrait/réinsertion qui ne sont pas prises en compte). Ce déphasage entre les stratégiesnationales et les stratégies locales rend difficile l´évaluation des politiques publiques.Ce décalage trouve son explication dans le fait que les stratégies nationales ne sont pasbien diffusées au niveau local. Un autre déphasage est celui de la non prise en comptedes orientations définies dans les PLD au niveau des Budgets de Collectivités locales.En effet, au moment de l´élaboration des budgets locaux, les prévisions du PLD nesont pas systématiquement prises en compte. Les budgets sont confectionnés en tenantcompte des difficultés conjoncturelles du moment, à résoudre. Un Document de politique de développement qui n’est pas approprié par lespopulations.En effet, les PLD une fois élaborés et approuvés ne sont vulgarisés ni au niveau de tout leConseil rural ou le Conseil municipal, (seuls certains d’entre eux disposent d’une copie), ni auniveau des populations. Ce faisant, il reste un document pour aller chercher des financementsextérieurs. Une fois l’exercice de planification réalisé, on a fini d’informer les populations.Ces situations montrent que la planification ne s´improvise pas, elle s´acquiert. LesCollectivités locales doivent être formées à cet exercice.
  10. 10. Dans ce contexte de difficultés, une évaluation participative qui se veut être pertinente pourl´évaluation des politiques publiques locales, doit partir de la prise en compte desperceptions/appréciations des bénéficiaires, que d´aucun appelle « l´approche par la clientèle» c´est-à dire la mesure de la satisfaction des bénéficiaires. En effet les bénéficiaires sontconsidérés comme des clients qui reçoivent des prestations de services publics. Il ne sert àrien d’offrir des services publics locaux si ceux–ci ne sont pas appréciés des bénéficiaires. Ilsemble que ce soit là un des indicateurs les plus robustes de mesure de la performance de lapolitique publique locale.ConclusionDans un contexte politique où nous sommes de plus en plus contraints à évaluer nos pratiques,il est nécessaire dimposer notre vision des choses en négociant des pratiques dévaluationparticipative. Ce type dévaluation revitalise des espaces de citoyenneté dans nos organismes.Ces pratiques favorisent la prise de parole, la prise en charge et la participation des personnes.Sans dénaturer les orientations et les pratiques, les démarches dévaluation ont un certainimpact sur les activités car les résultats permettent de démontrer les éléments à renforcer ou àmodifier dans la manière de faire et dintervenir. Les démarches dévaluation contribuent doncà alimenter des plans dactions dans différents comités.Dans le but de construire la confiance, le personnel et les différents partenaires devrontapprendre à passer du temps au sein des communautés en travaillant avec elles pour résoudreet prévenir des problèmes. Au fil du temps, ce processus permettra aux acteurs de dépasserles problèmes les plus saillants pour évoluer vers un dialogue et une analyse approfondieavant de développer des solutions créatives. L’évaluation participative est une étape décisivedans l’établissement des partenariats avec les différents groupes de la communauté.

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