DICTIONNAIRERAISONNÉ                          DELARCHITECTURE                     FRANÇAISE        DU     XIe   AU    XVIe...
B-   73t7. -   IrniF. MOTTEROZ MARTINET,7, rue Saint-Benoit, Paris                              et
DICTIONNAIRE RAISONNÉ                             DELARCHITECTURE                     FRANÇAISE         DU    XIe    AU   ...
DICTIONNAIRE RAISONNÉ                                        DE    LARCHITECTURE                                     FRANÇ...
[ DAISJ                           -   2 -les dais tiennent également à leurs fûts. Alors la colonne, la statue,son support...
- 3 -                      [ DAIS]Cesdais figurent encore des coupoles, des combles plats, comme onnen faisait plus alors ...
[ DAIS]                         - 4 -sorte dentablement au-dessusdes chapiteaux des colonnettes placéesentre et derrière l...
-   5-                     [ DAIS] lées: quelquefois,danslesébrasements portails, souslesporches,                         ...
[ DAIS     ]                        -   6-de léglise Semur Auxois.          de    en      Alors,au lieu de poser desculs-d...
l UA1S                                                                   Jchitecture du xvie siècle au-dessus figures; ils...
L DAISJ                     -   S-dune figure assisede la Vierge tenant lEnfant sur sesgenoux. L;tVierge surmontée daisfig...
- 9-                         [ DALLAGE ]deux colonnes (fig. 9j. A la cathédrale de Chartres, dans le tympande la porte de ...
[ DALLAlïli         J                      -   10 -desédifices,ils adoptèrent                         donc des moyensplus ...
-   H -                           [ DALLAGE                                                                               ...
L DALLAGE         ]              If) mentà la méthode                employée la sculpture moyen chaque                   ...
- 13 -                          [ DALLAGE  ]de la composition était obtenu au moyen de la juxtaposition de cesdalles. Ains...
^[ DALLAGE        ]                              -    14 -raissent       appartenir commencement xme               au     ...
-   15 -                   [ DALLAGE                                                                ]des médaillons circul...
[ DALLAGE        ]                                16 -desfondsnoirs,sedétache un fondplussimple                      sur  ...
- 17 -                      [ DALLAGE  ]figures sont tracées de main de maître et dun style très-remarquable.Tous ces dall...
[ DALLAGE       ]                     -   18 -livre.parIsraëlcontre                     Amalech». lestraitsgravés remplis ...
- 19 -                     [ DALLAGIiJ(voy. LABYRINTHE). dallages, dune date ancienne, sont assezpeu                     C...
[ r>U.LAGE]                    -   20 -mtif, dirons-nous, souffrir,                pour       dans intérieur              ...
- 21 -                      [ DALLAGE                                                                    ]de tailler la su...
(_ DALLAGE                      -   22 -extérieure de larchitecture demande chez larchitecte un goût sûr,uneparfaiteconnai...
- 23 -                      [ DALLAGE   ]géesde dalles servant de canal sont posésdautres rangs de dalles for-mant un reco...
[ DAMIER       ]                       - 24 -Marne) surceux léglise     et       de      collégiale Poissy.               ...
- 25 -                      [ DAUPHIN                                                                   ]  Quelquefois deu...
[ DENT SCIE     DE   ]                       -   26 -   DÉCORATION, Il y a dans larchitecturedeux genresde décora-        ...
-   27 -                [ LIENTDE SCIE]saillie (fig. 1). Bientôt elles se serrent, deviennent aiguës (fig. 2), sedétachent...
[ DEVISJ                           - 28 -importants. dents scieappartiennent au moyen ; rien          Les    de           ...
- 29   -vaux à exécuter, il était dit que cestravaux valaient tant; sils fiaientdétaillés, chaque article de louvrage étai...
[ DIABLE]                        - 30 -pieds sont crochus. Cest une des plus anciennesreprésentationsdu diableque nous con...
- 31 -                       [ DIABLE                                                                  ]  A larticle CHAPI...
l DIABLE       J                      -   32 -églisesde cette époque, vicessont parfoispersonnitiés(voy.VICE),            ...
-   33 -                                  |_ DIEU Jnages,     parmilesquels voit un évêque un roi. Cediable souverain     ...
[ DONJONJ                    - ^-i -ment, dans la création,lorsquil parle à Adam, à Gain,à Noé,lors-quil apparaît Moïse.  ...
- 35 -                            Lteau, et comme, de nos jours, il ny a pas de place de guerre sanscitadelle.   Toute   b...
[ DONJON       ]                           -    30 -y demeurer sy défendreseul,il sentouraitalorsdun plusou moins         ...
-    37 -                      [ DONJON                                                                              ] don...
[ IiONJU-N        ]                            - 38 -porte G très-étroite, qui donne entrée dansune cagedescalier conte-na...
_ 39 -                        L DONJON                                                                    Jlheure)passant ...
uu.vii»                           40 -de pierres, de poutres,deaubouillantesur les assaillants. laçage                    ...
41 -                     L DONJON                                                                      ]descendait au terr...
[ DONJON      J                          - 4- -reconnaître des        lâge voûtes couvraient en1708 second                ...
-   43 -                     [ DONJON                                                                   J   La figure 7 pr...
[ DO.NJUN       J                    -   44 -rieurs qui commandent dernièresmarches son palier. En R,on                   ...
- 43 -                       [ DONJON ] deuxièmeétage, et qui permet aux défenseurs de se dérober ou de sortir par lescali...
[ DONJON      ]                  - 46-une inexpugnablelartillerie A peine  place         avant     àfeu.      construit,  ...
- -47 -                   [ DONJON                                                                ]mains de Jean-sans-Terr...
[ UU.NJUN       J                       -   48 -les grandsmâchicoulis la façade(fig. 7) datent-ils du règnede ce          ...
ARCHITECTURE FRANÇAISE- VIOLLET LE DUC 5
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ARCHITECTURE FRANÇAISE- VIOLLET LE DUC 5

  1. 1. DICTIONNAIRERAISONNÉ DELARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe SIECLE "Droits de Iraduction et de reproduction réservés.
  2. 2. B- 73t7. - IrniF. MOTTEROZ MARTINET,7, rue Saint-Benoit, Paris et
  3. 3. DICTIONNAIRE RAISONNÉ DELARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe SIECLE PAR E. VIOLLET-LE-DUC ARCHITECTE TOME CINQUIEME PARIS LIBRAIRIES-IMPRIMERIES RÉUNIES ANCIENNE MAISON MOREL 5, RUE SAINT-BENOIT, 5
  4. 4. DICTIONNAIRE RAISONNÉ DE LARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe SIÈCLE DAIS,s. m. Cest le nom quon donne à des pierres saillantes, plusou moins ornéesde sculptures, qui sont destinéesà couvrir des statuesà lextérieur et. mêmeà lintérieur des édificesreligieux et civils dumoyen âge. Les artistes de cette époque ne trouvaient pas quil fûtconvenable dadosserune tigure de saint ou de personnage célèbre àun mur, sanspréserver sa tète de la pluie ou de la poussière par unesorte de petit auvent tenant à la con-struction. Ce nest guère quà dater idu xncsiècle, cependant, que les daisfurent, presque sans exception, pla-cés au-dessus des statues extérieures.Quelquefois, à cette époque, comme,par exemple, sur la face du porchede léglise de Moissac, les dais nesont quune assise basse, une dalletaillée sur ses faces en forme dar-cades(fig. 1). Néanmoins on voit, dansdes monuments du xne siècle, desdais richement décorésdéjà et qui figurent de petits monumentssuspendus au-dessus statues. des Léglise Saint-Sauveur Dinan, du dedesdeux côtésdu portail, nousmontredeux dais,importantscommemasse et délicatement travaillés, qui couvrent des figures de saints.Taillés dans un granit friable, ils sont malheureusement très-altéréspar le temps. Quelquefois les statuesétant adosséesà des colonnes v. - l
  5. 5. [ DAISJ - 2 -les dais tiennent également à leurs fûts. Alors la colonne, la statue,son supportet le daissont taillés dansun seul morceaude pierre. Auportail royal de la cathédralede Chartreson remarque,suspendussur la tète desfiguresdu xn sièclequi décorentles trois portes,plu-sieursdais dun beaustyle; nousdonnonsici (fig. 2j lun deux. l.i "- dais nous fournissent souvent des motifs variés de couronne-ment^ dédifices, cest-à-dire certaines parties de ces édifices qui sontpresque toujours détruites ou modifiées. Il est à remarquer, mêmependant les xuc et XIIIesiècles, que ces petits modèles reproduisentgénéralementdes exemplesdédifices antérieurs à lépoque où les daisont été sculptés. Ce fait peut être observé au-dessusdes statues de lapartiecentrale portailoccidental la cathédrale Paris(fig. 3). du de de
  6. 6. - 3 - [ DAIS]Cesdais figurent encore des coupoles, des combles plats, comme onnen faisait plus alors dans cette partie de la France. Les daisqui protègent les statuesdu xnesiècle et du commencementdu xme, placéesdansles ébrasementsdes portails, sont taillés sur unmodèle différent. Chaquestatue possèdeson cul-de-lampe et son daisparticuliers. Cependantil est à cette règle une exception fort remar-quable à la porte de la Vierge de la façadeoccidentale de Notre-DamedeParis. statues décorent deux Les qui les ébrasementscette de portesont surmontées dunesériede daistouspareils,qui formentau-dessusdela têtedeces statues abridunstylepeu un commun. sculpture Ladelaporte laVierge dailleurs de est empreinte caractère dun original,etnousne connaissons de cetteépoque rien (1215 1220) puisse à quilui être comparé commegrandeurde compositionet commebeautédexécution. (fig.4) comment disposés daisformant Voici sont ces une
  7. 7. [ DAIS] - 4 -sorte dentablement au-dessusdes chapiteaux des colonnettes placéesentre et derrière les statues, et ne se confondant pas avecces chapi-teaux même-, ainsi que cela se pratiquait alors. Les monumentsreligieux de la Bourgognesont presquetous dé-pouillésde leursstatuesextérieures.Danscette province,la révolutiondu derniersièclea mutiléles églises avecplusdacharnement dans quelIle-de-Franceet les provincesde lOuest.Jetant basles statues,larage des iconoclastesna pas respecté davantagece qui les accompa-gnait, et les sculpturesdes portails ont été non-seulement brisées,mai- coupéesau ras des murs, ainsi quon peut le voir à Semur, àBeaune,à Notre-Dame de Dijon. Le peu de dais qui restent du com-mencement du xme siècle, dans cette province, font regretter quonh-- ait presquepartout détruits, car cesraresexemplessont admira-blement composéset sculptés. On en jugera par lexemple que nous<t«rinonsici fig. 5 , et qui provient du portail de la petite église deSaint-Père-nus Vézelay.Ce dais était peint comme toute la sculpturedu portail. La statue était adossée la colonnette A, dont le chapiteau àe-t pénètre par le daU. A cette époquedéjà, les dais bourguignons sont surmontésdédiculesfn foi un- de pyramide ou de tour, posés sur lassiseengagéedans lakiti--e. Cette superfétation ne se trouve que plus tard dansles édificesîle lIle-de-France et de la Champagne. Vers le milieu du xme siècle, au moment où larchitecture devientplus délicat^, lornementation plus fine, les dais sont souvent duneextrême richesse de sculpture: alors ce sont de petits châteaux cou-ronnés de tours crénelées, avec leur donjon. A lintérieur de la sainteChapellede Paris, au-dessusdes douze apôtres adossés aux piliers, onvoit des dai- crmele- dont les tourelles sont percéesde fenêtres rem-plies de verres bleus ou rouges. Mais les dais les plus remarquablesen ce genre, que nous connaissions,existent au-dessusdes figures dela porte du nord de la cathédrale de Bordeaux fig. 6) . Jusquà celteépoque, ainsi que nous lavons fait remarquer tout à lheure, les daisdune même ordonnance de statuesjuxtaposéessont variés dans leurforme et leur dimension: mais, à dater du milieu du xme siècle, lesdais dune même rangée de figures sont habituellement semblablesetforment une ceinture darcatures uniformes, ainsi quon peut le voirau portail occidental de la cathédrale de Reims fig. 7i ; cependantils ne sont pas encore surmontés de hautes pyramides, si ce nesten Bourgogne,où lon voit déjà, au milieu du xm siècle,quelquesdais terminés en façon de pinacles ou clochetons. Pendant lexiv6siècle, le- dais prennentbeaucoup dimportance,se couvrentdedétails, sont taillés en forme de petites voûtesprécieusement travail- Cette portesetrouveaujourdhui engagée une sacristie dans ; toutela sculpture enestfort belle. statues douze Les des apôtres étéenlevéescette et sont ont de porte déposéesdepuis peu dans la cathédrale.
  8. 8. - 5- [ DAIS] lées: quelquefois,danslesébrasements portails, souslesporches, des ils figurent une arcaturesaillantedécoupée, portée de distanceendistance des sur pilettes très-déliées, lesquelles alors entre sont poséeslesfigures. voitdes On pinacles disposés le porche ainsi sous occidentalnonterminé léglise de Saint-Urbain Troyes(fig. 8j, sous porche de le
  9. 9. [ DAIS ] - 6-de léglise Semur Auxois. de en Alors,au lieu de poser desculs-de- surlampe, statues debout, unesailliecontinue recevant les sont sur A, lespilettes (fig. ; ellessabritent sous galerie B 8) ainsi une profonde,peu-ventprendre mouvements setoucher, des variés, fairepartiedunemême scène,comme lAdoration des mages,la Présentation au temple,le Baptême Jésus-Christ, Cette de etc. dispositionnouvelleseprêtait ausentimentdramatiqueque cherchaitdéjàla statuaire cette époque. de Au-dessusdes statuesisolées, poséessoit à lintérieur, soit à lexté-rieur desédifices, xivesiècle,les daissont généralement au surmontésde richespyramides jour qui noffrent rien de particulier et ressem- àblent à toutesles terminaisons clochetons des dalors(voy. PINACLE). Sans changer notablement les formes de ces dais du xive siècle, lexvesiècle ne fait que les exagérer. Les dais sevoient encore dans lar-
  10. 10. l UA1S Jchitecture du xvie siècle au-dessus figures; ils sont refouillésà des lexcès,couverts détails sansnombre: tels sont ceuxdu portail de de la cathédrale Tours,ceuxde légliseSaint-MicheldeDijon. Il parait de inutile de donnerdes exemples cesderniersdétails,qui sontentre de les mains de tout le monde. Les stalles de bois des chSurs des églises étaient surmontées de dais qui préservaient les religieux du froid. Ces dais ont une grande importance comme ouvrage de menuiserie (voy. STALLEJ. Quelquefois des statues assises du Christ ou de la sainte Vierge, dépendantde retables ou poséesdansles tympans des portails ou mêmedes pignonsdéglises, sont sculptéessousun daisporté sur des colonnes, disposé comme un cyborium. Ces sortes de couronne- ments accompagnantdes figures sacréesméritent toute lattention des artistes, car ils fournissent des exemplesde cesdécorations intérieures de sanctuaires, détruites en France aujourdhui, sans exception. Un retablefort curieux, du commencement xn* siècle,et qui fut, il y a du quelques années, lobjet dun procèsentrelÉtat et un conseil fa- de brique qui avait vendu cet objet à un marchandde curiosités(procès gagné lÉtat,et à la suite par duquel bas-relief réintégré le fut dans léglise de Carrières-Saint-Denis, Paris), secompose trois su- près de jets : duneAnnonciation,dun Baptême Jésus-Christ, au centre, de et,
  11. 11. L DAISJ - S-dune figure assisede la Vierge tenant lEnfant sur sesgenoux. L;tVierge surmontée daisfigurant Jérusalem est dun la céleste, portésur
  12. 12. - 9- [ DALLAGE ]deux colonnes (fig. 9j. A la cathédrale de Chartres, dans le tympande la porte de droite du portail royal, on voit aussi une Vierge danslamême attitude, surmontée dun dais. A la cathédrale de Paris, la porteSainte-Anne présente au sommet de son tympan un dais magnifiqueprotégeant la statue assise de la mère de Dieu. Larticle ARCHE DAL-LIANCE Dictionnaire donne un dessin du dais posé au-dessusde la dustatue adosséeau trumeau de la porte de la Vierge (même édifice). DALLAGE, m. De tout temps et dans tous les pays on a employé, s.pour revêtir les airesdesrez-de-chaussée, soit dansles édificespublics,soit dans les habitations particulières, despierres plates, dures, polies,jointives, sans ordre ou avec symétrie. La plupart des carrières depierres calcaires possèdent des bancs supérieurs minces, dune con-texture compacte,propres à ce genre de pavage.Les Romains avaientemployé comme dallagesdesmatièresprécieuses, telles que le marbre,le porphyre, le granit, le jaspe même, et cela avec une prodigalité sin-gulière. Il existe encore quelques-uns de ces dallages qui se fontremarquer par la grande et simple ordonnance du dessin et la beautédes matières employées: tels sont les dallages du Panthéon de Rome,de la basilique du Forum de Trajan. Les architectes du moyen âge nepossédaientpas, comme les Romains, ces matières précieuses, et leseussent-ils possédées,quils navaient plus les facilités pour les tailleren grandsmorceaux et les polir. Lorsquils voulurent décorer les aires
  13. 13. [ DALLAlïli J - 10 -desédifices,ils adoptèrent donc des moyensplus simpleset surtoutmoinsdispendieux. lépoque Dès byzantine, Grecs les avaient essayé dedécorerles surfaces planes,verticalesou horizontales leurs monu- dements, moyendincrustations marbresde couleurou de mastics au decolorés dansles plaquesde marbreblanc ou de pierre calcaire.On ob-tenait ainsi des dessinsdune grande richesse, très-variés et très-fins,avec des matières faciles à se procurer; ce nétait plus quune affairede main-dSuvre. Cesprocédés furent employés en France dès le xii*siècle, et peut-être même avant cette époque, bien que les exemplesnous manquent .absolument. Grégoire de Tours parle de pavagesdéglises dune grande magnificence; mais il est à croire que ces dal-lages étaient faits conformément aux procédés antiques, peut-êtremême avec des débris de monuments romains, ou se composaient degrossièresmosaïquescomme on en trouve encore un si grand nombresur la surface de la France (voy. MOSAÏQUE). Pendant le moyen âge, en France,la mosaïquene fut employéequehfs-rarement, et cessortes dépavages, composésde petits morceauxde pierres dures formant des entrelacs, connus sous le nom dojntsAlexandrinum, si communs en Italie et en Sicile, ne se rencontrentquexceptionnellement ; encore sont-ils évidemment importés dItalie.On voit de cespavagesdansle sanctuaire de léglise abbatialede West-minster, à Londres, et dans celui de léglise de Saint-Benoit sur Loire.<>tte importation nefut point imitée par nosarchitectesclercs ou laïques.Ceux-ciadoptèrent de préférence les dallagesde pierre calcaire dure ;et lorsquils voulurent les décorer, ils gravèrent des dessins sur leursurface, quils remplirent de plomb, ou de mastics colorés en noir,en vert, en rouge, en brun, en bleu clair ou sombre. Deux causes con-tribuèrent à détruire ces dallages: dabord le passagefréquent desfidèles, qui usaient leur surface avec leurs chaussures; puis lusageadmis généralement, à dater du xme siècle, denterrer les clercs etmêmeles laïquessousle pavédeséglises. Ainsi beaucoup dallages deanciensfurent enlevéspour faire place à des pierres tombalesqui,à leur tour, composaient une riche décoration obtenue par les mêmesprocédés gravures dincrustations(voy. TOMBES). de et Les plusanciensfragments dallages de gravés que nouspossédionsproviennentde léglise de Saint-Menoux, près de Moulins. Cesfrag-ments(fig. 1 et 1 bis]datentdu xnesiècle; ils sont de pierre blancheincrustéedun mastic résineuxnoir. Le morceau de dallage figure iformait le fond ; celui de la figure 1 bis, la bordure. Lesnombreux fragments dallages de gravés incrustés et quonvoitencore lancienne dans cathédrale Saint-Omer, quiontétépubliés de etparM. E."VYallet1, présentent spécimen pluscomplet nous le le décèssortes douvrages qui, autrefois, décoraient laire des chSurs et deschapelles absidales principales des églises France. fragments de Ces 1 Descript. pavédelancienne du cathédr. Saint-Omer, de 1847.
  14. 14. - H - [ DALLAGE Jappartiennent évidemment àdiverses époques1 ; déplacés aujourd hui,ils faisaient originairement partie des dallages du chSur et de plu-sieurs chapelles, et ne furent pas tous exécutésà la fois. Conformé- 1 M. Vitet, dans un rapport au Ministre de lintérieur (1830),regardeces dallescommeappartenant la lin du xnesiècle.M. Hermand les croit pas- à ne antérieures 1260. àLe fait est quelles nappartiennent pas toutes à la même époque : quelques-unes de cesdalles ont tous les caractères du dessin du commencement du xiue siècle ; dautres sontplus récentes.
  15. 15. L DALLAGE ] If) mentà la méthode employée la sculpture moyen chaque dans du âge,dalle, quelques sauf exceptions, un inscrit dessin complet, etlensemble
  16. 16. - 13 - [ DALLAGE ]de la composition était obtenu au moyen de la juxtaposition de cesdalles. Ainsi le dallage était travaillé et terminé à latelier avant la pose.Les dessinssonttrès-variés ; plusieurs de cesdalles, qui appartiennentà la fin de la première moitié du xmesiècle, représentent des guer-riers à cheval, armés seulement de lécu et tenant un pennon à leursarmes. Quelquesinscriptions se lisent encore autour des figures et in-diquent que ce pavagea étéfait au moyen de dons, chaque dalle ayantété donnée par le personnagereprésenté. Voici (fig. 2) une de ces pierres gravées,autour de laquelle on litcette inscription : -j- EGID1US FILIUS FULCONIS SA^CTA DE ALDEGUNDE DEDITISTUM LAPIDEM IN HONORE BEATI AUDOMARI. Les fonds sont bruns ainsi que linscription, et les traits de la figureet du cheval sont rouges. Dautres plaques de pierre provenant de lamême décoration, composéedune réunion de carrés, représententdes figures grotesques, des ornements, des personnages assis surun trône. Unesuite de dallesdune dimensionplus petite, et qui pa-
  17. 17. ^[ DALLAGE ] - 14 -raissent appartenir commencement xme au du siècle, représentent lesArts libéraux,un zodiaque avecles travauxde lannée. Unetroisièmesérie nombreusede petits carreaux de pierre renferme un nombreconsidérable danimaux fantastiques et dornements dun beau carac-tère, dont le dessin remonte à la fin du xii siècle ou au commence-ment du xnr. M. E. Wallet2 a essayé reconstituer les compositions dedensemblede cesdalles, et il les sépareau moyen de bandes forméesde petits carreaux de marbre noir. Nous ne pensons pas que cetterestaurationpuisseêtre admise,dabord parce que dans les dallagesgravésdont nous possédonsdes ensembles encore existants, commeceux de Saint-Nicaise de Reims, de Saint-Denis et de Canterbury, onne trouve rien qui justifie cette hypothèse; puis, parce quen exécu-tion le contraste de ces bandespleines avec ces dessinsdéliés produitle plus fâcheuxeffet, ainsi que nous avonsété à mêmede le reconnaître.Les bandespleines, noires ou rouge sombre, se marient parfaitement;icc les carrelages de terres cuites émaillées (voy. CARRELAGE) les donttons sont vils et brillants et qui sont de même matière que ces bandes ;mais cette harmonie ne peut exister entre des pierres dont les finesgravures sont remplies de mastics colorés et de carreaux de marbrenoir dont laspect e^t toujours dur et froid. Les bandes de carreauxnoirs détruisent absolument leffet des gravures. A défaut dun grandnombre de monuments existants, nous possédons les dessins de feuPercier sur léglise abbatiale de Saint-Denis ; ces dessins nous donnentune quantité de dallages composésde pierres gravées,et aucun de cesdallages ne présente de cesbordures ou encadrements de pierres decouleur: il est certain, au contraire, que les architectes ont vouluobtenir dans leurs dallages cette harmonie tranquille des tapis quiconvient si bien à une surface horizontale faite pour marcher. Il estdéplaisant de poser les pieds sur un pavé dont les tons violents fontcroire à des saillies et des creux : les artistes des xne et xme sièclesavaientassezlinstinct des effetsde colorationdansles édifices,pouréviter ces défauts avec soin. Les dallages gravés décoraientlaire de plusieursdeschapelles quiabsidales de léglise abbatiale de Saint-Denis en France étaient fortIMMUX. existent encore en partie, ont été rétablis à leur ancienne Ilsplace, ou sont reproduits dans lAlbum de feu Percier. Nousdonnonsici (i^. .}"une portion du dallagede la chapelleSainte-Osmane. marchede lautel, dont notre planchelaissevoir Laune portion en A, représente les quatre Vertus, avec un encadrementdornements très-délicats composés de quatrefeuilles contenant desanimaux fantastiques. Autour de cette marche, relevée de 14 centi-mètres au-dessus pavé la chapelle, développent sujets du de se des dans 4 Dansla cathédrale Canterbury, voit encore zodiaque de on un ainsi gravésur lesdalles du chSur, qui date du xui siècle. 2 Planche VIII.
  18. 18. - 15 - [ DALLAGE ]des médaillons circulaires, représentant les travaux et plaisirs desdouze delannée ZODIAQUE). mois (voy. Cetencadrement, par relevé
  19. 19. [ DALLAGE ] 16 -desfondsnoirs,sedétache un fondplussimple sur composé grands dequatrefeuilles rosettes, avec entrelesquels gravés animaux sont dessymboliques, chasses des entremêléesfeuillages. finebordure de UneB encadrelensemble cette composition.On remarqueracombien delaspect décoratif ce riche dallage délicat,sansêtre confus: de estlartiste a eu le soin de faire les ornements de la marche de lautelsur une échellebeaucoupplus petite que ceux du fond du dallage,afin de donnerà cette marcherelevéequelquechosede particulière-mentprécieux. distance, dessin A le général comprend, de près se etil attire lesyeux par la combinaison gracieusedesgravures,qui sonttoutesrempliesde masticnoir. Quelquefois, commedansla chapellede Saint-Pérégrin la même de église, dallage compose des- le se dunsinuniformeentouré dunebordureou duneinscription(fig.4). Cedallage, nousdonnons dont ci-dessus fragmentau quartde lexé- un«ution, est de même de liais. Le fond des fleurs de lis est noir, le fonddesrosaces vert-olive, rosettes les rouges, ainsiquelinscription; depetits cubesde verre dorésincrustésen A égarent lensemblede ladécoration, un peu sombre1. Lesdessins dallages Saint-Denis dune des de sont grande pureté les ; 1Ces deverre fabriqués ceux trouve toutes mosaïque cubes sont comme quon dans lesitaliennes xin siùclc du (dites byzantinpfi, cest-à-dire la feuille que dor,posée une surpâte, est garantiep.ir une couverturetrès-mincede verre.
  20. 20. - 17 - [ DALLAGE ]figures sont tracées de main de maître et dun style très-remarquable.Tous ces dallages appartiennent aux restaurations commandéesparsaint Louis dans lancienne abbatiale; cest dire quils datent du mi-lieu du xme siècle. Les gravures sont faites dans du liais (cliquart)fort dur, intaillées de 5 millimètres environ et remplies de masticsnoir, rouge, vert sombre, bleu glauque et brun. Par places sont in-crustéesdes plaques de verre coloré ou blanc verdàtre, peint et dorépar dessousen manière de fixés, ou encore de ces petits cubes de pâtedorée comme dans la figure précédente. Quelques-unsde ces beauxdallagesont été réparés et remis en place ; leur etfet est celui produit par un tapis dun ton très-doux et harmonieux. Il existe encore, dansléglise Saint-Rémi de Reims, une portion dudallage qui autrefois couvrait laire du chSur de léglise Saint-Ni-caise de la même ville. Ce dallage date des premières années du xivesiècle et représente des scènesde lAncien Testament, inscrites dansdes compartiments carrés (fig. 5). Chaquedalle porte un sujet, et celuiquenous avonschoisi figure Moïse,Aaronet Hur, pendantla bataille v. - 3
  21. 21. [ DALLAGE ] - 18 -livre.parIsraëlcontre Amalech». lestraitsgravés remplis Là sont deplomb autre sans coloration. nest besoin direqueces Il pas de sortesdedallages coûtaient cher,etquon pouvait placer dans fort ne les quedeséglises riches, dans sanctuairesquelques les et chapelles privi-légiées. Souvent secontentait dallages ou composés on de unis decarreaux noirs et blancs. Alors les dessinssont variés, les carreauxà léchelledu monumentet généralement petite dimension. de Lacathédrale dAmiens conserve encore presque son tout dallage duxmesiècle,qui ne consistequen petites dalles carréesde 32 centi-mètres pied) côlé,noires blanches, (un de et formant chaque à travéeundessin différent. (fig.6)une ces Voici de combinaisons. juger Pourde leffetdecedallage, détérioré fort aujourdhui, faut monterdans illesgaleries le regarder hautetà distance compartiments et de : lessonttrès-heureusement ; dans nef, étaient combinés la ils interrompuspar un grandlabyrinthe également formé de carreauxnoirs et blancs * Voyez Saint-Rémi deReims, duxme publ M P. dalles siècle, par Tarbé. 1847 Reims,
  22. 22. - 19 - [ DALLAGIiJ(voy. LABYRINTHE). dallages, dune date ancienne, sont assezpeu Cescommuns. On en trouve des débris dune époque plus récente dansbeaucoup de petites églises trop pauvres pour avoir pu remplacerces anciens pavés. Léglise dOrbais (Marne) possède un dallage duxvesiècle (fig. 7), composéde petits carreauxde marbre noir de 0"Y1tde côté et de dalles barlongues blanchesposées façon à figurer une desorte de natte dun bon effet. Cesdessins,si simples quils soient, nesont jamais vulgaires. Les dallages étaient employés non-seulementdans les édifices publics, mais aussi dans les habitations privées. Laplupart des grand salles des châteaux,des évêchés,des hôtels de villeétaient pavéesde grandesdalles de pierre dure. Souvent même, dansles châteaux,cesdallagesétaient décorésdincrustations de pierres decouleur ou de mastics, ou encore les dalles alternaient avec les stucspeints. Dans un compte de la construction du château de Bellver,dans lîle Majorque1, il est question des pavages de cette habita-tion seigneuriale, « faits de stucs composésde chaux vive, de plâtreet de grandespierres mélangéesde couleur ; le tout si bien poli, quoneût pu croire ces aires composéesde marbre et de porphyre ». Lesanciens avaient compris limportance des pavages comme moyen dedécorer les intérieurs des édifices, et le moyen âge ne fit que suivreet perpétuer cette tradition. En effet, il faut avoir perdu le sens déco- Ce compte commence au 1er avril 1309 et se termine à la fin de décembre de la mêmeannée. (Voyezles Mélangesgéogr. et hist. de Jovellanos, édit. de 1&45. Madrid, t. III.)
  23. 23. [ r>U.LAGE] - 20 -mtif, dirons-nous, souffrir, pour dans intérieur un décoré sculp- detures, peintures devitraux de et colorés, dallages uniformes des gris,di- ton. qui. par la surfaceétenduequils occupent, prennentune.ileurtellequetouteornementation parements,richequelle des M-oil. e-t détruite, ou tout au moins refroidie. Les dallages coloréssontunedes splendides plaisantes plus et décorations puisse quonimaginer. Franc," En comme Italie,le moyen ne manqua en âge jamaisdemployercette-orte de décoration trop rarementappliquée au-joiirdlnii . DALI.M.I. EMPLOYÉ COUVERTURE. COMME -Lorsquon eut lidée de rem-placer charpente- couvraient salles lesvaisseaux de- les qui les et parvoûtes, pensa on dabord protéger extrados cesvoûtespar des à 1 dedallesou de grandestuiles posées bainde mortier: cesystème cou- à deverture sappliquaitparfaitement dailleurssur lesvoûtesen berceauplein cintre ou composées darcsbrisés.Dansle midi de la France,en GProvence, sur les bords du Rhône et dans le (.entre, on voit encore desnefs déglises dont les voûtes sont ainsi couvertes par des dalles su-perpo-ees tig. Si. .Mais reconnut bientôt que, si bien exécute- que onfu-sent cesdallage-, et -i bonnes que lu--ent les pierres employées,ce- piern-s cependant, par leffet de la capillarité, absorbaient unegrande quantité deau et maintenaient sur les voûtes une humiditépermanente; on reconnut aussique, du moment que les dalles étaientisoléesde lextrados,leffet de la capillaritécessait,ou du moins queI humidité ne secommuniquait plus aux voûtes. On songeadonc, versle commencemeiit du xiue siècle, à poser les dallagessur les arcs au-dessus des voûtes, de manière à laisser lair circuler entre le dessousîle- dalles et lextradosdesvoûte-,et à combinercesdallages ma- denière à éviter autant que possible les joints découverts. Les construc-teurs reconnurent aussi que les dallagesayant une pente assezfaible,il était nécessaire dactiverlécoulementdes eaux pluvialessur leursurface pour éviter les détériorationsde la pierre, sur laquelle lapluie ne sécoulepasrapidement.En conséquence, eurent le soin ils 1 Cenest drpiii< derni.T que !.. <iecli.- quona cessé demployer dallages les colorésdans]""-édifices, sous et Louis encore magnifiques XIV de pavages étéexécutés; ontnous citerons, ont" autres, ceuxde la grandechapelle Fontainebleau du chSur de etdela cathédrale Paris cedernier un chef-dSuvre.estrestauré replacé. de : est Il et
  24. 24. - 21 - [ DALLAGE ]de tailler la surface extérieure des dalles en forme de cuvette tig. 9).Par ce moyen, leau réunieau milieu de chaque dalle se trouvaitformer un volume assez considérable pour produire un écoulementrapide, même pendant pluiesfinesqui, bienplusqueles ondées, cespénètrent détruisent matériaux et les calcaires. jointsde cessortes Lesde dallagesnétaient pas assezrelevéscependantpour m- pas i-livbaignés pendantles averses;on donnadonc bientôt un profil décidéaux rebords des dalles, afin de relever entièrement le joint et ne pluslexposer quaux gouttes deau tombant directement du ciel. Cestainsi que sont exécutés les dallages des terrasses de la cathédrale deParis, poséssur des arcs et complètement isolés des voûtes (fig. 10).Ces grandes dalles sont encore légèrement creusées en canal dansleur milieu, afin de précipiter lécoulement des eaux en formant danscesmilieux de petits ruisseaux.En outre, le recouvrement A de chaquedalle est taillé en mouchette, ainsi que lindique le profil A, pouréviter que les eaux, en bavant sur les bords, ne viennent, par leffet dela capillarité ou dun vent violent, à remonter dans le lit E. Les dallagesdes terrasses de Notre-Damede Paris reposent (commele fait voir notre fig. 10) sur des pannes de pierre dure B, portées sui-des arcs bandés de distanceen distance et suivant la projection hori-zontale donnéepar les arcs des voûtes, afin de ne pas multiplier lespoussées.Au sommetet à lextrémité inférieure de la pente, les dallessappuient sur le chéneau D et sur une assise saillante G incrustéedans le mur. Un ouvrier sintroduisantsous ces dallages, moyen de trappes auménagées cet effet et percées à ainsi que lindique le tracéG, on peutsurveiller ces voûtes, les réparer, les reconstruire même à couvert ;sassurer de létat des joints .des dalles, enlever celles-ci et les rem-placerfacilement,si ellesviennentà sedétériorer. Certes, lapparence
  25. 25. (_ DALLAGE - 22 -extérieure de larchitecture demande chez larchitecte un goût sûr,uneparfaiteconnaissance ressources sonart ; maiscessoins des de apportés dans la combinaison des parties de la construction qui con-tribuent essentiellement à la conservation des édifices et à leur facileentretien ne sauraient trop être recommandés,car cest à cette atten-tion dans les moindres détails quon reconnaît le véritable maître delSuvre, celui dont lesprit embrasseà la fois, et les conceptions den-semble,et lorganisation intime de lédifice quil construit. Sous cerapport, il faut avouer, encore cette fois, que nous avons beaucoupà prendre à ces artistes méconnus des sièclespassés. On trouve aussi des exemplesde dallages dont la combinaison estmoins simple, mais est plus propre encore à épargner lentretien, ence quaucun joint nest découvert. Ce sont des dallagescombinés à peu près comme létaient les couvertures de marbre ou de terre cuite des édifices grecs de lantiquité. Des arcs légers (fig. 11) sont espacésde façonà recevoirdesrangsde dallescreuses superposées; les ran- sur
  26. 26. - 23 - [ DALLAGE ]géesde dalles servant de canal sont posésdautres rangs de dalles for-mant un recouvrement complet, comme le fait voir le profil A. Dansces sortesde dallages, nest besoinnulle part de masticou de mor- iltier pour calfeutrer lesjoints, qui sont tous masqués. trouve de Oncessortesde dallages les bascôtésde léglisede Chaumont sur (Haute-
  27. 27. [ DAMIER ] - 24 -Marne) surceux léglise et de collégiale Poissy. de Toutefois dal- ceslagessontchers, cequilsobligent multiplierlesarcset exigent en dedes tailles nombreuses. DALLES, f. -- Voy. DALLAGE.DALLES s. -- TUMULAIRES. TOMBEAU. Voy. DAMIER, m. Le damier est un ornement darchitecture fréquem- s.ment employé, pendant xnesiècle, le pourdécorerles bandeaux, lesarchivoltes,les cornichesdesédificesde pierre: il forme, avec lesMiettes lesdents scie et de (voy.cesmots),desdécoupures géométriquesqui rompentla monotonie moulures des horizontales concentriques oupar des jeux dombre très-simplement obtenus sans avoir recoursà la sculpture. Cest surtout dans lIle-de-France, le Soissonnaiset enNormandie, quon trouve lemploi des damiers à dater de la fin duxic sièclejusquau commencement xme.Léglise de Notre-Dame dude Parisétait couronnée, danssapartie supérieure, unebelle cor- parniche composéede quatre rangéesde damiers, dont trois sont encoreen place autour de labside. Voici 1),enA,comment taillés damiers, chaque (fig. sont ces dontrang est pris dansune assisede Om,2o hauteur. de
  28. 28. - 25 - [ DAUPHIN ] Quelquefois deux rangs de damiers sont taillés dans une seuleassiseB. Ils décorent alors la tablette supérieure dune corniche, unbandeau ou une archivolte. Les damiers couvrent aussi, en Normandie,des parementsde murs, des rampants de contre-forts ; alors ils figu-rent des essentes bardeaux de bois. Cétait un moyen peu dispen- oudieux de donner de la richesseaux tympans,aux surfaces murs desdont laspect paraissaittrop froid. DAUPHIN,s. m. Bouche inférieure dun tuyau de descente se recour-bant pour jeter les eaux dansun caniveau.Dès le xmesiècle, les tuyauxde descentede plomb furent employés (voy. CONDUITE, CONSTRUCTION);mais nous ne connaissonspas de dauphins affectant la forme qui leura donné ce nom avant le xviesiècle. Onvoit encoreun dauphin de fontede fer de cette époqueattaché à la base dune maisonsituée en faceduportail royal de la cathédralede Chartres. La figure 1 en donne unecopie. Lorsque des tuyaux de descente sont appliqués à des édificesdes xme et xive(siècles, les dauphins (cest-à-dire les bouches infé-rieures de ces tuyaux) se composent dune pierre évidée de façonà détourner les eaux dans le caniveauqui les doit recevoir. v. - 4
  29. 29. [ DENT SCIE DE ] - 26 - DÉCORATION, Il y a dans larchitecturedeux genresde décora- s. f.tion : la décoration fixe, qui tient aux édifices, la décoration et dem-prunt,appliquée loccasion certaines à de solennités. décoration Lafixe, surtout pendantle moyenâge, étant inhérenteà la structure, ilny a pas lieu de lui consacrerici un article spécial, et nous renvoyonsnos lecteursà tous les mots qui traitent des partiesdesédificessus-ceptiblesdêtre ornées,et notamment articles SCULPTURE aux et STA-TUAIRE. (Juant à la décoration temporaire, elle fut appliquée de touttemps.Les anciensdécoraient leurs temples de fleurs, de feuillageset de tentures à certaines occasions, et les chrétiens ne firent en celaque suivre leur exemple. Il ne parait pas que, pendant le moyen âge,on ait fait dans les églises des décorations temporaires qui pussentchangerles dispositionset la forme apparentede ces édifices. Cétaientdes tentures accrochées aux piliers ou aux murs, des guirlandes defeuillages, des écussons armoyés; quelquefois cependantdes écha-fauds tapissésdestinés à recevoir certains personnageset surtout desexhibitions des pièces composant les trésors si riches des abbayeset des cathédrales. On trouvera, dans le Dictionnaire du mobilier, desdétails sur ces sortes de décorations. Ce quon doit observer dans lesdécorationstemporaires employéesautrefois, cest le soin apporté parles décorateurs dans le choix de léchelle des ornements. Ceux-ci sonttoujours en proportion relative avec le monument auquel on les ap-plique. La plupart de nos décorations temporaires modernes,par suitede la non-observationde cette règle essentielle, détruisent reflet quedoit produire un édifice, au lieu de laugmenter. DÉLIT.- Voy. LIT. DENTDE SCIE,s. f. Terme employé pour indiquer un genre dor-nement quonvoit naîtreauxiesiècle, qui est fort usitépendant et le lxn%surtout lesprovinces lIle-de-France,la Normandie dans de de et Lesdentsdescieservent décorer à particulièrement lesbandeaux,corniches archivoltes. plus les etles Les anciennes ha- sontbituellement formant angles et portant faible larges, des droits, une
  30. 30. - 27 - [ LIENTDE SCIE]saillie (fig. 1). Bientôt elles se serrent, deviennent aiguës (fig. 2), sedétachentvivement sur un fond parallèle à leur face, A, ou sur un fondtaillé en biseau, B. Vers la fin du xne siècle, les angles rentrants ""!saillants sont tronqués,D. Quelquefois, lorsque les dentsde sciedecette époque sont dune petite dimension, particulièrement dans lesmonumentsde lOuest,elles sont taillées encore à anglesdroits, G. Lesdents de scie doublées chevauchées taillées ainsi que lindique la ou sontfigure 3, de façon à présenter un rang de pointes passantsur lautre.Dans les archivoltes, souvent plusieurs rangs de dents de scie sontsuperposés,salternant, et formant les saillies indiquées en E. Conformément à la méthode employéepar les architectesdu moyenâge, chaquerang de dents de scie était pris dans une hauteur dassise,les joints verticaux tombant dans les vides. Comme ces ornementsétaient taillés avant la pose et que les appareilleurs ne voulaient pasperdre de la pierre, il en résultait que les dents de scie dune mêmeassiseétaient souvent inégales en largeur, puisquil fallait toujourscomprendre un certain nombre de dents entières dans une pierre,quelle que fût sa longueur. Mais ces irrégularités ne paraissent pasavoir préoccupé les architectes ; il faut dire cependant quelles sontbeaucoup plus prononcées dans les édifices bâtis avec parcimonie,comme les églises de village, par exemple, que dans des monuments
  31. 31. [ DEVISJ - 28 -importants. dents scieappartiennent au moyen ; rien Les de bien âgedansles édificesromains ne pouvaitdonnerTidéede cet ornement, »-iqui donne de vivacité profils, bandeaux, qui fait si tant aux aux etbien valoir le>partiesnues larchitecture. de (VoyezBATONS ROMPUS,ZIGZAGS.) DEVIS, ni. (devise}. ie siècle, on appelaitdevisou devise, s. Au unprojet graphique accompagné description indiquant tra- dune écrite unvail à faire1 et lestimation de ce travail. Ledevis onprocédaitune fait, à adjudication rabais, peuprès au àcomme sepratique nosjours, si cenest que,pour concourir cela deàladjudication, il fallaitfairepartieduncorps métier, quil ne de etsuffisait deseprésenter autorités pas aux compétentes un certifi- aveccat,délivrésouvent complaisance. devisétaientfaits ou en bloc par Lesoudétailléssilsétaient bloc,à la suitedela description tra- : en des Guillaume Longueil, de vicomte dAuge, sergent la sergenteriePont- au de de "esque, mandons laf taachede machonerie vous que quil est convenant faire au«pont au pain,dontmencion faiteau deviz, est vousfâchiez crier à rabaisaccoustumé«partouz lieuxde vostre les sergenterie lon a accoustumé où à faireiceulz cris«Lanmilcccmixx dix-neuf, (MARCHE, Millin.) et a Coll.
  32. 32. - 29 -vaux à exécuter, il était dit que cestravaux valaient tant; sils fiaientdétaillés, chaque article de louvrage était suivi dune estimation. Les séries prix jointes aux devisnétantpas encoreen usage,les adju- dedications étaient de véritables forfaits. Nos archives départementalesconservent encore un grand nombre de ces sortes de marchés. Nousne savons au xmesiècle, le maître de lSuvre faisait le devis général si,de tout louvragé qui lui était commandé; ce qui est certain, cestque, pendant les xive et xve siècles, chaque chef de corps de métierétait souvent appelé à faire un devis de la portion des travaux qui leconcernait. Ce devis fait, il soumissionnait louvrage a lnrfait ; maisalors il ny avait pas dadjudication, cest-à-dire de concurrence entregens de même état. DIABLE, m. (deable). s. Ange déchu,personnification du mal. Dansl.-spremiers monuments du moyen âge, on ne trouve pas de représenta-tions du diable, et nous ne saurions dire à quelle époque précise lessculpteursou peintres ont commencéà figurer le démon dans les bas-reliefsou peintures. manuscrits Les grecsdesvne vme et siècles quireprésentent des résurrections font voir les morts ressuscitant ; maisles peintresnont figuré que les esprits célestes, diableest absent lede la scène.Une Bible latine du ixe ou xesiècle , ornée de nombreusesvignettes au trait, nous montre Job assissur les ruines de sa maison;langedu mal lui parle (fig. 1) : il est nimbé et armé dailes; danssamain gaucheil tient une cassolette pleine de feu; les onglesde ses Biblioth. nation., mss. ,,.
  33. 33. [ DIABLE] - 30 -pieds sont crochus. Cest une des plus anciennesreprésentationsdu diableque nous connaissions. le démonconserve attributs Ici lesde sapuissance première.Dans sculpturedu xicsiècle,enFrance,le ladiablecommence jouer un rôle important : il apparaîtsur les cha- àpiteaux,sur les tympans; il setrouve mêléà toutes lesscènes lAn- decien et du Nouveau Testament, ainsi quà toutes les légendes dessaints. Alors limagination des artistes sest plu à lui donner les figuresles plus étrangeset les plus hideuses tantôt il se présentesous la :forme dun homme monstrueux, souvent pourvu dailes et de queue;tantôt sous la forme danimaux fantastiques. Les chapiteauxde léglise de Vézelay,qui datent de la fin duxiesiècle,sontremplisde ces représentations lesprit du mal. Voici delun deux, figurelhomme qui richeorgueilleux, arraché sonpalais depar trois démons (fig. 2) : cest une des nombreuses visions de saintAntoine,que le sculpteura représenté priant.
  34. 34. - 31 - [ DIABLE ] A larticle CHAPITEAU, avonsdonné une représentation du démon nouschassé veau du dor par Moïse,provenant la mêmeéglise: cest une dedesplus énergiquesfiguresque nousconnaissions cette époque. deDans images ces primitives, le diable agit ou conseille.Lorsquil agit,il prend la forme dun être humain plus ou moins difforme, pourvudaileset quelquefois dune queueterminée par une fêtede serpent;sesmembressont grêles, décharnés, mainset sespiedsvolumi- sesneux, sa chevelure ébouriffée, sa bouche énorme ; il est nu. Lorsquilconseille,il prend la figure dun animal fantastique,sirène,dragon,serpent, crapaud,basilic (oiseauà queue de serpent), chien à tètedhomme. Au xn° siècle déjà, les auteurs des bestiaires sétaient éver-tuésà faire desanimauxréelsou imaginaires, figuressymboliques desdesvertus et desvices(voy. BESTIAIRE) ; alors, dansles sculpturesoupeintures, lorsquon voulait représenter un personnagesouslinfluencedune mauvaisepassion, laccompagnait on dun de cesanimaux,sym-bolede cettemauvaisepassion.Dansle musée moyenâgede la ville dudAvignon, nous voyons un fragmentde chapiteau marbreblanc, dedu xne siècle, représentant Job auquel safemme et sesamis viennentfaire des reproches. A côté dEliu, un des amis de Job, est une sirènequi semble conseiller 3). Or, la sirène, le (fig. pendant moyen le âge,est le symbole la fausseté, la déception. !esportailsdes de de Sur
  35. 35. l DIABLE J - 32 -églisesde cette époque, vicessont parfoispersonnitiés(voy.VICE), leset lespersonnages figurentlesvicessontaccompagnés diables qui dequi seplaisentà les tourmenter. Les diablesapparaissent aussidansles paraboles légendes, et commedansla parabole du mauvaisriche,par exemple, dansles légendes -,iint Antoine et de saintBenoit, et dequi, ont tu, disent ces légendes,avec le diable, desrapportssi fré- quents.Il serait assezinutile de copier ici de nombreux exemples de ces figures monstrueuses; nous nous contenterons dindiquer les caractères donnés aux représentations du diable pendant les périodesdiversesdu moyen âge. Pendant lépoque romane, le diable est un être que les sculpteurs ou peintres sefforcent de rendre terrible, effrayant, qui joue le rôle dune puissanceaveclaquelle il nest pas permis de prendre des libertés. Chez les sculpteurs occidentaux du xm" siècle, laïques fort avancés comme artistes, les- prit gaulois commenceà percer. Le diable prend un caractère moins terrible : il est souvent ridicule : son caractère est plus dépravé queffrayant, sa physionomie est plus ironique que sauvage ou cruelle ; parfois il triche, souvent il est dupé. La scènedu pèsementdes âmes,qui occupe une plan- principale dans le drame du Jugement dernier, nous montre un diable qui >efforce, avec assez peu de loyauté, de faire pencher lun des plateaux de la balancede son côté Les démons qui ac- compagnent les damnés semblent railler la troupe des malheureux entraînés dans !<":". enfers; quelques-uns de ces sub- alternes de larmée des ténèbres ont même pai fois un air de bonhomie bru- tale qui peut faire croire à des accom- modements. Cependant lensemble desscènesinfernales sculptéesau commencementdu xm?siècle a toujoursun aspectdramatique fait pour émouvoir. A la porte centrale de lacathédrale de Paris, par exemple, tout le côté occupé par les démonset les âmesqui leur sont livrées, à la gauche du Christ, est sculpté demain de maître ; quelques épisodes sont rendus dune façon émou-vante (voy. JUGEMENT DERNIER).Parmi les voussureschargéesde démonset dedamnés sembletrôner un diablesupérieur; il estcouronné(fig.4).Sataille est entourée-dun.serpent est assis un tas de person- ; il sur
  36. 36. - 33 - |_ DIEU Jnages, parmilesquels voit un évêque un roi. Cediable souverain on etest gras,lippu ; il est pourvu de mamellesgonflées,et semble sereposerdans son triomphe. A côté de lui sont représentées des scènes dedésordre, de confusion, de désespoir, rendues avec une énergie et untalent dexécution vraiment remarquables. Les peintres et sculpteursdu moyen âge ont admis une Trinité du mal, en opposition avec la Trinité divine (voy. TRINITÉ). la fin du xin* siècle, le diable, dans Dèsla sculpture et la peinture, perd beaucoupde son caractère féroce ; .ilest relégué au dernier rang ; il est bafoué et porte souvent la physio- nomie de ce rôle. Dansbeaucoupde légendesrefaites à cette époque, il est la dupe de fraudes pieuses, comme dans la célèbre légende du moine Théophile et celle du serrurier Biscornet, qui fit, dit-on, les pentures des portes de la cathédrale de Paris. Ce serrurier, qui vivait au xivesiècle, fut chargéde ferrer les trois portes principales de Notre- Dame. Voulant faire un chef-dSuvre, et fort empêchéde savoircom- ment sy prendre, il sedonne au diable, qui lui apparaît et lui propose de forger les pentures, à une condition, bien entendu, cest que lui Biscornet, par un marché en règle, écrit, livrera son âme aux esprits des ténèbres.Le marchéest signé; le diable se met à lSuvre et fournit les pentures. Biscornet, aidé de son infernal forgeron, pose les fer- rures desdeux portes latérales ; mais quand il sagit de ferrer la porte centrale, la chose devient impossible, par la raison que la porte cen-trale sert de passageau saint sacrement. Le diable navait pas songéà cette difficulté; maisle marché ne pouvant être entièrement remplipar lune des parties, Biscornet redevient possesseurde son âme, etle diable en est pour, sesferrua.asdes deux portes. On le voit, vers la fin du moyen âge, le diable a vieilli et ne fait plussesaffaires. Les arts plastiquesde cette époque ne font que reproduirelesprit de ces légendespopulaires dont nous avons suivi les dernièrestracessur le théâtre des marionnettes, où le diable, malgré sestourset sesfinesses,est toujours battu par Polichinelle. Le grand diable sculpté sur le tympan de la porte de la cathédraledAutun, au xn" siècle, est un être effrayant, bien fait pour épouvanterdes imaginations neuves; mais les diablotins sculptés sur les bas-reliefs du xvesiècle sont plus comiques que terribles, et il est évidentqueles artistes qui lesfaçonnaient sesouciaientassezpeu des méchantstours de lesprit du mal. DIEU. moyen âgereprésentait Dieu, dansles monumentsreligieux, Lepar sesSuvres; il nétait figuré quedanslesscènes lAncienTesta- de 1 Cespentures datentde la fin du xiiesiècleou despremièresannées xuie,et lhistoire dudu serrurierBiscornet un contepopulaire il nefait quindiquerla tendance esprits, est ; des au xtv siècle, à ne plus voir dans le diable quune puissance déchue, dont on avait faci-lement raison avec un peu dadresse. V. - 5
  37. 37. [ DONJONJ - ^-i -ment, dans la création,lorsquil parle à Adam, à Gain,à Noé,lors-quil apparaît Moïse. à Dans nouvelle le Christreprésente la loi, seulla Divinité. Sil existe des images de Dieu le Père, elles se trouventavecle Fils et le Saint-Esprit(voy.TRINITÉ). nest quà lépoquede Cela renaissance les artistes,sculpteursou peintres,font intervenir queDieule Pèredansles scènes quils représentent1. Cependanton voitquelquefois,au-dessus tympansdes portails des xiii, xrve xve des etMrr-les,représentant Christdanssagloire, aujour du jugement,Dieu lele Père en buste, bénissant; il est nimbé du nimbe crucifère, porteune longuebarbe,sachevelure tombesur sesépaules. la fin du xve Asiècle, Dieu le Père est habituellement coiffé de la tiare à triple cou-ronne, comme pape.Nousne connaissons uneseulestatuedes un pasxmeet xivesièclesreprésentant Dieule Père; la seulepersonne divineprenant une placeprincipaledans les édifices religieux est le Christhomme ou le Christ triomphant (voy. CHRIST). Vierge Marie et son LaFils occupent tous deux limagination et la main desartistes (voy.VIERGESAINTE). sembleque Dieu leur ait délégué toute sa puissance sur les Ilt-tif-s créés. DOME,s. m. Semploie (improprement i pour coupole.Duonto, en ita-lien, sentend pour cathédrale, église épiscopale.Comme beaucoupdéglises cathédrales dItalie sont surmontées dune ou de plusieurscoupoles, on a pris la partie pour le tout. On dit le dùmedes Invalides,le dôme du Panthéon ; on devrait dire la coupole des Invalides oudu Panthéon (voy. COUPOLE). // duomodi Parigi, pour un Italien, cestléglise Notre-Damede Paris, laquelle, comme on sait, nest pas sur-montée dune coupole. DONJON, m. (donyun, s. doignon, dangon* Le donjon appartient .«"-sentiellementà la féodalité. Ce nest pas ecastellumromain, ce nestpasnonplus le retrait,la dernièredéfense la citadelledespremiers detempsdu moyen âge.Le donjon commande défenses château, les dumais il commande aussiles dehorset est indépendant lenceinte dede la forteresse moyen en cequil possède du âge, toujoursuneissueparticulièresurla campagne. Cestlà cequi caractériseessentiellementle donjon,ce qui le distinguedunetour. Il ny a pasde châteauféodalsans donjon, comme il ny avait pas, autrefois, de ville forte sanschâ- 1Voyez lIconographie chrétienne, histoire Dieu, M. Didron. de de Impr.roy.,1843.Nousrenvoyons lecteurs cetouvrage nos à excellent. 5Dongier doingier, vieux ou en français, dire veut domination, puissance: t Cuerse ma damene lait chier, « Jai por ceu nela guerpirois, f Ades soies sondoingier. en « (Charwon Chrestien Troif», de di Wackern, 18.) p.
  38. 38. - 35 - Lteau, et comme, de nos jours, il ny a pas de place de guerre sanscitadelle. Toute bonne citadelle doit commander la ville et restercependant indépendantede sesdéfenses. Au moyenâge, il en était de mêmedu château,et le donjon étaitau châteauce que celui-ci était à la ville. Les garnisonsdu moyen âgepossédaientune défensede plus que les nôtres : chassées la cité, deelles se retiraient dans le château; celui-ci pris, elles se réfugiaientdans le donjon ; le donjon serré de trop près, elles pouvaient encorecourir la chance de séchapperpar une issue habilement masquée,oude passer à travers les lignes de circonvallation, la nuit, par un couphardi. Mais cette disposition du donjon appartenant à la forteresseféodale nétait pas seulement prise pour résister ou échapperà len-nemi du dehors, elle était la conséquencedu systèmeféodal. Un sei-gneur, si puissantquil fût, ne tenait sapuissance que de sesvassaux.Au moment du péril, ceux-ci devaient se rendre à lappel du seigneur,se renfermer au besoin dans le château et concourir à sa défense ;mais il arrivait que ces vassauxnétaient pas toujours dune fidélitéà toute épreuve.Souvent lennemi les gagnait; alors le seigneur trahinavait dautre refuge que son donjon, dans lequel il se renfermaitavec ses gens à lui. Il lui restait alors pour dernière ressource, oude se défendre jusquà lextrémité, ou de prendre son temps pourséchapper,ou de capituler. Nous lavons dit ailleurs (voy. CHATEAU), système de la défense ledes places, pendant la féodalité, nétait quune série de moyens accu-mulés par la défiance,non-seulementenvers un ennemi déclaré, maisenversles garnisons mêmes. Cest pourquoi létude des forteressesdecette époque fournit un sujet inépuisable dobservations intéressantes.La défiance aiguise lesprit et fait trouver des ressources. En effet, siquelques châteauxprésentent des dispositions d ensembleà peu prèssemblables,les donjons offrent au contraire une variété infinie, soitdans la conception générale, soit dans les détails de la défense.Lesseigneurs, pouvant être à chaque instant en guerre les uns avec lesautres, tenaient beaucoupà ce que leurs voisins ne trouvassent pas,sils venaient attaquer leurs châteaux, des défensesdisposées commecelles quils possédaientchez eux. Chacun singéniait ainsi à dérouterson ennemi, parfois lami de Laveille : aussi, lorsquun seigneur rece-vait ses égaux dans son château, fussent-ils ses amis, avait-il le soinde les loger dans un corps de bâtiment spécial, les recevait-il dans lagrandsalle,dansles appartementsdes femmes,mais ne les conduisait-ilque très-rarement dans le donjon, qui, en temps de paix, était fermé,menaçant,pendant quon sedonnait réciproquement des témoignagesdamitié. En tempsde paix, le donjon renfermait les trésors, les armes,lesarchivesde la famille, mais le seigneurny logeaitpoint; il ne syretirait seulement, avec sa femme et sesenfants,que sil lui fallaitappelerune garnisondanslenceintedu château. Comme ne pouvait il
  39. 39. [ DONJON ] - 30 -y demeurer sy défendreseul,il sentouraitalorsdun plusou moins etgrandnombredhommes darmes sasolde,qui sy renfermaient à aveclui. De là, exerçantune surveillance minutieuse sur la garnison et surlesdehors le donjonest toujoursplacéen facedu point attaquable (carde la forteresse), fidèleset lui tenaient en respectlesvassaux ses etleurs hommesentassésdans les logis ; à toute heure pouvant sortir et rentrerpar desissues masquées bien gardées, garnisonne savait et la pasquelsétaientlesmoyens défense, naturellementle seigneur de etfaisaittout pour quon les crût formidables. est difficile de trouver Il un plus beauprogramme pour un architectemilitaire; aussiles don-jons, parmi les édifices du moyen âge,sont-ils souvent cdes chefs-du-uvrede prévoyance.Nousavonstrouvé dansces constructions, peuconnues généralement ou incomplètement étudiées, des dispositionsqui demandentun examenattentif, parce quelles mettent en lumièreun des côtés de la vie féodale . La raison première qui fit élever des donjons fut linvasion nor-mande. Les villS mérovingiennes devaient fort ressembler aux villSromaines; mais quand les Normands se jetèrent périodiquement surh- continent occidental, les seigneurs, les monastères, les rois et lesvilles elles-mêmes songèrent à protéger leurs domaines par des sortesde blockhaus de bois que lon élevait sur le bord des rivières et autantque possible sur des emplacementsdéjà défendus par la nature. Cesforteresses,dans lesquelles, au besoin, on apportait à la hâte tout cequon possédait de plus précieux, commandaient des retranchementsplus ou moins étendus, composésdun escarpement couronné parune palissade et protégé par un fossé. Les Normands eux-mêmes,lorsquils eurent pris lhabitude de descendresur les côtesdes Gauleset de remonter les fleuves,établirent dans quelques îles près des eni-lioiichures, ou sur des promontoires, des camps retranchés avec uneforteresse,pour mettre leur butin à labri des attaques et protégerleurs bateauxamarrés. Cest aussidans les contrées qui furent parti-culièrement ravagéespar les Normands quon trouve les plus anciensdonjons, et ces forteresses primitives sont habituellement bâties surplan rectangulaire formantun parallélogramme diviséquelquefoisendiux parties. Sur beaucoupde points des bords de la Seine, de la Loire, de lEure,et sur les côtes du Nord et de lOuest, on trouve des restes de cesdonjons primitifs; mais ces constructions,modifiéesprofondémentdepuislépoqueoù ellesfurent élevées, laissent ne voir que des sou-bassements souvent même incomplets. paraîtraitque lespremiers Il Jusquàprésent ne sestguère on occupé, le monde dans archéologique, de lar- quechit>ctur.? religieuse de larchitecture ou civile; cependant larchitecture féodale, dontle donjon lexpressionplus est la saisissante, supérieure, est à notre avis, toutceque àlart du constructeurproduitaumoyen a âne.
  40. 40. - 37 - [ DONJON ] donjons,bâtisde maçonnerie suivant donnée peuprès uniforme, une à ont été faitspar les Normands lorsquils sefurent définitivementéta- blissurle continent (voy. CIIATEAU)lun desmieuxconservés ; et parmi cesdonjonsest celui du châteaudArqués,près de Dieppe,construit vers1040 Guillaume, par onclede Guillaume Bâtard. disant le En que le donjon dArquésest un desmieuxconservés, ne faut pascroire il quontrouvelà un édificedont lesdispositions soientfaciles saisir àau premier coup dSil. Le donjon dArqués,réparé au x" siècle,ap-proprié au servicede lartillerie à feu au xviesiècle, mutilé depuisla Révolutionparles mainsdeshabitants village, qui en ont enlevé dutout ce quils ont pu, ne présente, au premier aspect, quune masseinforme de blocagesdépouillés de leurs parements, quune mine rava-géepar le tempset par les hommes.Il faut,observer restesavecla cesplus scrupuleuse attention, tenir compte des moindres traces, exa-miner les nombreux détours des passages, réduits ; revenir vingt lesfois sur le terrain, pour se rendre compte des efforts dintelligencedont les constructeurs ont fait preuve dans la combinaison de cetteforteresse, une des plus remarquables,à notre avis. Disons dabord un mot de la bâtisse. Ici, comme dans la plupart desédifices militaires de 1époqueromane, la construction est faite suivantle mode romain, cest-à-direquelle consiste en un blocage composéde silex noyé dansun bain de mortier très-dur et grossier, parementéde petites pierres dappareil de Ora,loà Om,20 hauteur entre lits, desur Om,20 Om,32 long. Ce parement est un calcaire deau douce à deprovenant de la vallée de la Scie, dune bonne qualité, quoique asseztendre, mais durcissant à lair. Nous devons réclamer toute latten-tion de nos lecteurs pour nous suivre dans la description suivante,quenous allons essayerde rendre aussi claire que possible. La figure 1 donne le plan du rez-de-chaussée donjon dArqués. duqui setrouve situé près de la porte méridionale du château(voy. CHA-TEAU, 4). En A, est lentrée avec son pont volant, sadouble dé- fig.fense B, en forme de tour, avec large mâchicoulis commandant laporte A. Un long couloir détourné conduit dans la cour intérieure.En C, était un petit poste, sanscommunication directe avec lintérieurdu donjon, mais enclavédansson périmètre. Pour pénétrerdans lefort, il fallait sedétournerà gauche arriver à la porte D. Cetteporte etfranchie, on trouvait une rampeà droite avec une seconde porte Epercéeà traversun contre-fort;puis,en tournantà maingauche, onmontaitun degrétrès-longE, direct et assez roide. Nousy reviendronstout à lheure.Le long du rempartdu château F, et masqué en dudehors par le relief du chemin de ronde crénelé, on arrive à une autre 1Cettequalité de pierre était employée parlesRomains on la retrouve déjà ; dansle théâtre antique Lillebonne. de Depuis xnr siècle, a cessé lexploiter, le on de nousne savonspjurquoi.
  41. 41. [ IiONJU-N ] - 38 -porte G très-étroite, qui donne entrée dansune cagedescalier conte-nant un degn- central sf-détournant à main gauche, formant une révo-lution complète, cl aniwnt a un palier I. doù, par une rampe tour-nanta dnnte dansI épaisseur mur, on munie au second du étage, ainsique nous allons le voir. Les deux salles basses J, J, navaient aucunecommunication diivcle avec le dehors (le couloir L ayant été ouvertau xve siècle) et nétaient même pas en communication entre elles.Un devait descendredans ces deux salles bassespar des escaliers ouéchellespassantpar des trappesménagées dans le plancherdu premierétage. Ces salles étaient de véritables celliers propres à contenir desprovisions. En K, est un puits de plus de 80 mètres de profondeuret dont lenveloppe est maçonnée jusquà la hauteur du plancherdu second étage. Nomettons pas de signaler lescalier M, taillé dans leroc (craie) et descendant par une pente rapide jusquau fond du fosséextérieur. Signalonsaussi lescalier N qui passe par-dessusle couloirdentrée B; son utilité sera bientôt démontrée. Voyons le plan du premier étage (fig. 2). On ne pouvait arriver à cetétageque par lescalier à vis 0, communiquant de ce premier étage ausecond, cest-à-direquil fallait descendre premier étage après être aumonté au second; ou bien, prenant lescalier N (mentionné tout à
  42. 42. _ 39 - L DONJON Jlheure)passant travers tour commandant à la lentréeB, montantundegré,tournantà main droite, dansun étroit couloir avecrampe, onentrait danslantésalle et de là on pénétraitdansunedessallesJdu P,premierétage donjon. du Quant la salleJ", il fallait, poury arriver, àse résoudre à passerpar une trappe ménagéedans le plancher du se-condétage.Tout cela est fort compliqué;ce nes,t rien encorecepen-dant. Essayonsde nous souvenir de ces diverses issues, de ne pasperdre la trace de ces escaliers et de ces couloirs, véritable dédale. Arrivons au second étage(fig. 3). Là encore existe le mur de refendnon interrompu, interdisant toute communication entre les deux sallesdu donjon. Reprenonsla grande rampe E que nous avonsabandonnéetout à lheure ; elle arrive droit à un palier sur lequel, à main gauche,souvre une porte entrant directement dans la salle J". Mais il ne fautpascroire quil fût facile de gravir cette longue rampe: dabord, àdroite et à gaucheexistentdeuxtrottoirs R, de plain-piedavecle paliersupérieur, qui permettaient à de nombreux défenseurs décraser las-saillant gravissant ce long degré; puis plusieurs mâchicoulis ouvertsdans plancher le supérieur cet escalierfaisaient de tomberunepluie
  43. 43. uu.vii» 40 -de pierres, de poutres,deaubouillantesur les assaillants. laçage Dedescalier à révolution que nous avons observéeà droite dans les plansdu rez-de-chaussée du premier étage, par la rampe détournée prise etaux dépensde lépaisseurdu mur, on arrive au couloir S, qui, par une|ictitf porte, permet dVntn-r dans la salle J"". De sorte que si, parMii-priM-ou autrement,un ennemiparvenait à franchir la rampeE,les défenseurspouvaient passerpar le couloir S, sedérober, descendre 10 Klpar la cage de lescalier 1 (plan du rez-de-chaussée), sortir par laporte G, aller chercher lissue M communiquant avecle fossé; ou en-core remonter par lescalier N, passerdans la tour B (plan du premierétage),rentrer dans la salle J par lantésalle P, prendre lescalier à vis,rt sejoindre à la portion de la garnison qui occupait encore la moitiédu donjon. Si, au contraire, lassaillant, par la sapeou lescalade(cequinétait guère possible), semparait de la salle J" (plan du deuxièmeétage,fig. 3j, les défenseurspouvaient encoresedérober en sortant parlantésalle P et en descendantles rampesT communiquant, ainsi quenous lavonsvu, soit avecla salle J du premier étage, soit avec lesca-lier N. Ou bien les défenseurs pouvaient encore monter ou descendrelescalier à vis 0, en passant à travers le cabinet V. Du palier T on
  44. 44. 41 - L DONJON ]descendait au terre-plein U commandé par des meurtrières percéesdans les couloirs S, S. De tout ceci on peut conclure déjà que la garnison du donjon étaitdouble dans les deux étages (premier et second); que ces deux frac-tions de la garnison navaient pas de communication directe entreelles; que, pour établir cette communication, il fallait monter au troi-sième étage occupé par le commandant, et que, par conséquent, silun des côtés du donjon était pris, la garnison pouvait se réunira lapartie supérieure, reprendre loffensive, écraser lassaillant égaré aumilieu de ce labyrinthe de couloirs et descaliers, et regagnerla partiedéjà perdue. w w Le troisième étage 4) estentièrement (fig. détruit,et nousne pou-vons en avoir une idée que par les dessins 1708,reproduitsdans delouvrage M. Deville Ces de . dessinsindiquentles mâchicoulis quiexistaient encore à cette époque dans la partie supérieure,et ladispositiongénérale cet étage,convertien plate-formedepuis dele xvesièclepour placerde lartillerie à feu. M. Devilleneparaitpas 1 Histoire du châteautArques.Rouen, 1839. V. - 6
  45. 45. [ DONJON J - 4- -reconnaître des lâge voûtes couvraient en1708 second qui encore leétage. Cependant lesprofils arcs ces des de voûtes 5)fontassez (fig.voirquelles appartiennentrestaurations finduxve aux dela siècle.Primitivement, étages donjon, les du conformémentla méthode àini mande, nétaient séparés pardes que planchers boisdonton detrouve lestraces sur les paroisintérieures.Le plan de la plate-formedonnédans les dessins 1708fait assezvoir que le mur de refend deMt-xistait plus au troisièmeétage. Cétait de cet étage,en effet,queh- commandement devait se faire et la défense s organiser avec en- Ce plan donc (fig. 4) indique une seulesalle X, avec un poteau cen-tral, destiné à soulager la charpente supérieure; un réduit Y, qui pou-vait servir de chambre au commandant; les mâchicoulis percésdanslachambre Z, au-dessusde la grande rampe de lescalier; les deux mâ-chicoulis a, a, auxquelson arrivait par les deux baies b, b; le couloir cede défense, pris dans lépaisseur du mur au-dessus des arcs de cesmâchicoulis, et les mâchicoulisdangle d, d. Dansce plan, on voit aussila défense la traverse de equi commandait dehorset permettaitdob- leserver ce qui se passaitdans le fossédu côté de la porte. En /"est unecheminée, et en h un four, car le donjon contenait un moulin (à brasprobablement). Nous ne possédonssur la disposition de létage supé-rieur créneléquedesdonnées très-vagues, puisqueen 1708 édifice cetétait détruit ; nousvoyonsseulement,dansun comptede réparationsde 1355 1380 quedestourellescouvertes plomb terminaientcet à , deétage: ces tourellesdevaientêtre des échauguettespour abriter lesdéfenseurs, quil enexiste ainsi encore sommet donjon Cham- au du debois2. plandecetétage, nous Le que donnons 6),indique /,/ (fig. endeuxéchauguettes ; léchauguette montrantsonmâchicoulis ouvert / isurla rampe grand du escalierdeplus,enm,on aperçoit ouver- ; lestures des autres mâchicoulis commandant les rentrants des contre-forts. Celuim souvraitsur la rampeinférieuredu grandescalier,montantderrièreun simplemur de gardenoncouvert,tracéen Ddansle plan du rez-de-chaussée 1). (fig. 1 Manuscrit la Bibliothèque de nationale. a Voyez loin ce donjon. plus
  46. 46. - 43 - [ DONJON J La figure 7 présentela façade donjondArquéssur la cour. EnA, duest le débouchédu grand couloir de la porte extérieure ; en B, lentrerde la rampedu donjon.Lesautrespartiesde cettefigure sexpliquent delles-mêmes lexamen des plans par 6 La figure 8 donnela coupedu bâtimentsur la ligne briséeAA,BB,des plans. En G, est le petit corps de gardetracé en G sur le plandu rez-de-chaussée; D, lescalier à révolution situé sous la grande enrampe,dont le palier arrive en E; on voit, en F, les mâchicoulisquicommandent ce palier. Aujourdhui la construction ne sélèvepas au-dessusdu niveauG; en 1708, elle existait jusquau niveau H, et lexlra-dos des voûtes faites au xvesiècle ne dépassait pas ce niveau G : desorte que les murs compris entre G et H servaient de nierions, et lesbaies dembrasures pour des bouches à feu. Les pièces braquées surcette plate-forme contribuèrent, en tirant sur les troupes du duc deMayenne, au succèsde la bataille gagnéedans la vallée dArqués parHenri IV. La figure 9 trace la coupe du donjon sur la ligne GG,DD,des plans.En A, se détachedu corps principal le contre-fort servant de traverse,pour voir le fond du fosséet le commander du sommetdu donjon. EnB,est tranché le couloir au niveau du deuxième étage qui commandele chemin de ronde D et le terre-plein G.En E, se voient les grandsmâchicoulis avec la défensesupérieure à deux étagesprise aux dépensdes murs sur les arcs. La coupe(fig. 10), faite sur la ligne EE,FF des plans, permet decomprendrela combinaison ingénieuse escaliers. A, seprofile des Enla granderampearrivantau second étage avecles mâchicoulis supé-
  47. 47. [ DO.NJUN J - 44 -rieurs qui commandent dernièresmarches son palier. En R,on ses etvoit lun des deux trottoirs disposés pour recevoir les défenseurs dela rampe pourécraser assaillants. D, apparaît tracede et les En lalétroit degré intérieur aboutit couloir indiqué le plan qui au S sur du
  48. 48. - 43 - [ DONJON ] deuxièmeétage, et qui permet aux défenseurs de se dérober ou de sortir par lescalier à révolution B. En G,est un contre-palier qui com- mande les révolutions de lescalier B. Le château dArqués, admirablement entouré fossés situé, de largeset profonds,commandé un donjonde cetteimportance,devaitêtre par
  49. 49. [ DONJON ] - 46-une inexpugnablelartillerie A peine place avant àfeu. construit, il futassiégé Guillaume par leConquérant, futprisque famine, etne paraprès long un blocus. Réparéreconstruit partie Henri et en par 1en1123, fut assiégé Geoffroy il par Plantagenet, ne put y entrer quiquaprès mortdeson la commandant, Guillaume Lemoine, parune tuéflèche cesiège : avaitduréuneannée entière(1145) Philippe-Augusteinvestitle châteaudArqués 1202, levabientôtle siège la nou- en et àvelle de la captivitédu jeuneArthur de Bretagne, tombéentreles
  50. 50. - -47 - [ DONJON ]mains de Jean-sans-Terre. Le donjon dArqués fut la dernière forte-ressequi serendit au roi de France, aprèsla conquête de la Normandieéchappéedes mains de Jean-sans-Terre. Henri l", comme nous lavonsdit, fit exécuter travaux des considérables château au dArqués mais ;lexamen constructions des existantes peutfaire supposer le ne quegros Suvre du donjonappartienne cetteépoque. à Peut-êtreHenrirestaura-t-il parties les supérieures nexistent ; peut-être qui plus même
  51. 51. [ UU.NJUN J - 48 -les grandsmâchicoulis la façade(fig. 7) datent-ils du règnede ce deprince,car les arcs de ces mâchicoulis,que nous avonsfiguréspleincintre, sont des arcs brisés sur le dessinde 1708,tracé incorrect dail-leurs, puisquil nindique pas avec exactitudeles partiesde la con-struction que nous voyons encore debout. Quant aux dispositionsgénérales,quant au systèmede dégagements, descaliers, avec un peude soin on en reconnaît parfaitement les traces : cest en cela que ledonjon dArqués, qui jamais ne fut pris de vive force, est un édificemilitaire du plus haut intérêt, et, malgré son état de ruine, beaucouppluscomplet, au point de vue de la défense, que ne le sont les célèbresdonjons de Loches, de Montrichard, de Beaugency,construits à peuprès sur les mêmes données. Ce qui fait surtout du donjon dArquésun type complet, cest sa position dans le plan du château : protégépar les courtines de la placeet deux tours, il commandecependant lesdehors; il possède sa porte de secours extérieure bien défendue; ilprotège lenceinte, mais aussi il peut la battre au besoin avec succès;il est absolument inattaquable par la sape,seul moyen employé alorspour renverserdes murailles; il permet de renfermer et de maintenirune garnisonpeu sûre, car sesdéfenseursne peuvent agir quen aveu-gles et sur le point qui leur est assigné. Une trahison, une surprisenétaient pas praticables, puisque, une partie du donjon prise, il deve-nait facile à quelqueshommes déterminés de couper les communica-tions, de renfermer lassaillant, de lécraser avant quil sefût reconnu.Gomme dernière ressource, le commandant et ses hommes dévouéspouvaientencore séchapper.Le feu seul pouvait avoir raison de cetteforteresse; mais quand on considère la largeur des fossés du châteaucreusésau sommetdune colline, lélévation des murs, labsence dou-verturesextérieures,on ne comprend pas comment un assaillant auraitpu jeter des matières incendiaires sur les combles, dautant quil luiétait difficile de sétablir à une distanceconvenable pour faire agirsesmachines de jet avec succès. Lesdonjonsnormands les donjonsromans,en gênerai,sont éle- etvés sur plan rectangulaire : cest une habitation fortifiée, la demeuredu seigneur;ils contenaientdescelliersou caves pour les provisions,une chapelle, sallesavec des cabinet,et toujours, au sommet, grand unespace libre pour organiserfacilementla défense.La plupart de ceslogisquadrangulaires possèdent escalier leur principalséparé corps dude la bâtisse, quelquefois mur derefendqui lesdiviseen deux et cepartieségales. Lentrée habituellement est placéebeaucoup au-dessusdu sol,au niveau premierétage. nepeut sintroduiredansle don- du Onjon quepar une échelleou au moyendun pont volant avecescalierde bois, quon détruisaiten tempsde guerre. Le petit donjon Chambois de (Orne), date xne qui du siècle, pré-sente plupart cesdispositions détail. planestrectangu- la de de Sonlaire, quatre avec renforts canvs angles. tourcarrée, aux Une poséesurundeses côtés, contenait lorigine petitscabinets un dans de et

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