-    V
DICTIONNAIRE RAISONNE                            DELARCHITECTURE                       FRANÇAISE           ou    xie   AU ...
B - 7347.-   Impr. MOTTEBOZ MARTINET, rue Saint-Benoit, Paris.                          et        7,
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DICTIONNAIRE RAISONNÉ                         DELARCHITECTURE              FRANÇAISE         DU Xfce AU XVI8 SIÈCLE       ...
PRÉFACE   Lorsquenouscommencions étudier larchitecturedu moyenâge,                               àil nexistait pasdouvrage...
-   II   - parure. cependant esprits       Déjà     des      distingués                                  avaient          ...
-   III   - nous présentonsaujourdhui au public. Au milieu de difficultéssanscesserenaissantes, avec des ressources minime...
-   IV   -avonsessayénon-seulementdonner nombreux                      de       de        exemples                        ...
.   Yaction sur les événements,soit en hâtant leur marche naturelle, soiten la faisant dévier; ne pasperdre de vue les rec...
-   Il   -estvenudétudier du moyen comme étudie développe-               lart    âge   on     lementet la vie dun être ani...
-   VII   - lesprit destructeurdu siècledernier, cest un besoin du moment: et si quelques           exagérations pu effray...
-       VIII   -ouuneréaction, estimportant             quil        dapporter choixscrupuleux,                            ...
-   IX   -larchitecture moyen en cherchant répandre élude,             du    âge,        à         cettenousdevons        ...
-   X   -Pourquelartisterespecte Suvre, fautquil lait conçue                       son    il                     aveclacon...
XI   -ceslois; et lesartistesqui, aprèsavoir blâmé imitations                                             les       contem...
-   XII   -du style,lhirrnonie danslemploidesformes,linstinctdespropor-tions,toutes qualités constituent art, quil sappliq...
-   XIII   -les seigneurs            séculiers,                     comme évèques lesabbés, compre-                       ...
-   XIV   -glorifiécomme Dieu,tenant foudre,et ayant sespieds             un            la             à       les-puissan...
-   XV   -bien de rouages nouveauxne la trouverons-nouspas surchargée         :pourquoi donc vouloir revenir dans les arts...
DICTIONNAIRE RAISONNÉ                                     DE     LARCHITECTURE                                FRANÇAISE   ...
f ABAQUE1                         -   2 -raierdelarc quil supporteil estquelquefois                           ;           ...
- 3-                       [ ABAT-SONS                                                                      ) chapelles de...
[ ABSIDE       ]                     -   i -detracesdabat-sons                  antérieurs < siècleque dans manuscrits    ...
- 5 -                           [ ABSIDE]carrées,ainsi que beaucoupde petites églisesde lIle-de-France,de Cham-pagne, Bour...
[ ABSIDE]                        -   6 -jusquà Toulouse.Telles sont les absides Saint-Hilairede Poitiers                  ...
- 1 -                       [ ABSIDE ]du xine, on remarque une disposition de chapellesqui sembleapparteniraux églises abb...
[ ABSIDE]                             -    8 - pour se renfermerdansle plan polygonal,plus facileà combineravec le système...
- 9-                       [ ACCOLADE  ] fondation ancienne, cest toujours souslabsidequesetrouventplacées lescryptes auss...
f ACCOUDOIII        ]                        10 -"plustard elles dégagent, plusaccentuées 2); puis,au com-              se...
-     Il   -              [ ALBATRE]"des   animaux,des têtes,des figures,ou par descolonnettes 2). Un                     ...
[ ALIGt<EMENT                  -   12 -  ALIGNEMENT, Dece que la plupart desvilles du moyen âgese           s. m.sont élev...
_ 13 -                       t ALLÈGE                                                                   ]villesdAigues-Mor...
[ AMES   ]                      - 14 -dOrléans.La construction de cette partie desfenêtressubit diversesmo-difications : d...
- 15 -                [ AMORTISSEMENT ]alors sous la figure dune jeune femme drapéeet couronnée. Cechar-mant sujet, emprei...
[ ANCRE]                         -   16 - amortissement également applicable à certains couronnements ou                es...
-   17 -                            [ ANGE ]                                                                         5et r...
I ASGES]                       -      18 -p. 71).A la cathédrale Reims,on voit une admirablesériede statues               ...
-   19 -               f ANGES]tient un sceptrede la main gauche,et sespiedsnus portent sur un dragondévorantun arbre feui...
[ ANIMAUX        1                           -   20 -   Laplupart maîtres           des     autels cathédrales principales...
-     21 -                 [ ANIMAUX]dant le xne siècle, la sculpture, déjà fort avancéecomme art, est eno.nvtoute symboli...
ARCHITECTURE- VIOLLET LE DUC 1
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ARCHITECTURE- VIOLLET LE DUC 1

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Título completo: Dictionnaire raisonné de la Architecture française- s.XI-XVI

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ARCHITECTURE- VIOLLET LE DUC 1

  1. 1. - V
  2. 2. DICTIONNAIRE RAISONNE DELARCHITECTURE FRANÇAISE ou xie AU xvi" si ici E Droits de traduction el de reproduction réservés.
  3. 3. B - 7347.- Impr. MOTTEBOZ MARTINET, rue Saint-Benoit, Paris. et 7,
  4. 4. *T f T -Ii
  5. 5. DICTIONNAIRE RAISONNÉ DELARCHITECTURE FRANÇAISE DU Xfce AU XVI8 SIÈCLE PAR E. VIOLLET-LE-DUC ARCHITECTE TOME PREMIER PARIS LIBRAIRIES-IMPRIMERIES RÉUNIES ANCIENNE MAISON MOREL 5, RUE SAINT-BENOIT, 5
  6. 6. PRÉFACE Lorsquenouscommencions étudier larchitecturedu moyenâge, àil nexistait pasdouvrages pussentnousmontrer la voie à suivre. quiIl noussouvientqualors un grandnombrede maîtresen architecturenadmettaientquavecdes réserveslexistence ces monuments de quicouvrentle sol de lEurope, et de la Franceparticulièrement.A peinepermettait-onlétude de quelquesédificesde la renaissance françaiseet italienne; quant à ceux qui avaient été construits depuis le Bas-Empirejusquau xvesiècle, on nen parlait guère que pour les citercomme des produits de lignorance et de la barbarie. Si nous noussentionspris dune sorte dadmiration mystérieuse pour nos égliseset nos forteressesfrançaisesdu moyen âge, nous nosions avouerun penchant-qui nous semblait une sorte de dépravation du goût,dinclination peu avouable.Et cependant,par instinct, nous étionsattiré vers ces grandsmonumentsdont les trésors nous paraissaientréservés pour ceux qui voudraientsevouer à leur recherche. Après un séjour de deux ansen Italie, nousfûmes plus vivementfrappé encorede laspectde nos édificesfrançais,de la sagesse deetla science ont présidéà leur exécution,de lunité, de lharmonie quiet de la méthode suivies dans leur construction comme dans leur
  7. 7. - II - parure. cependant esprits Déjà des distingués avaient ouvert voie; la éclairés lestravaux ladmiration nosvoisinslesAnglais, par et de ils songeaientclasser édifices styles parépoques. ne sen à les par et On tenait plus à destextesla plupart erronés,on admettaitun classement archéologique basésur lobservationdîs monuments eux-mêmes. Les premiiTsiravauxdeM. de Caumont faisaient ressortirdescaractères bien tranchésentre les différentesépoques larchitecturefrançaise de du Nord. KM 1S;!1, M. Vitet adressait au ministre de lintérieur un rapporl sur les monuments départements lOise, de lAisne, du des de Nord, de la .Marne du Pas-de-Calais, et danslequel lélégant écrivain signalait à lattention du gouvernementdes trésors inconnus, bien quils lussent à nos portes. Plus tard, M. Mériméepoursuivait les recherches heureusement si commencées M. Vitet, et, parcourant par toutesles anciennes provincesde France,sauvaitde la ruine quantité dédificesque personne alors ne songeaità regarder, et qui fontaujourdhui la richesseet lorgueil des villes qui les possèdent.M. Didron expliquait les poèmessculptéset peintsqui couvrent noscathédrales,et poursuivait à outrance le vandalismepartout où ilvoulait tenter quelqueSuvre de destruction. Mais,il faut le dire ànotre honte, les artistes restaient en arrière, les architectes couraienten Italie, ne commençant ouvrir les yeuxquà Gènes à Florence; à ouils revenaientleursportefeuilles remplisdétudes faitessans critiqueet sans ordre,et semettaient lSuvre sansavoirmislespieds à dans-un monumentde leur pays. La Commission monuments des historiquesinstituée près leministèrede lintérieur commençaitcependant recruterun petit à nombredartistesquelle chargeaitdétudier et de réparerquel-ques-uns nosplus beaux de monuments moyen Cestà cette du âge.impulsiondonnéedès lorigine avecprudenceque nous devonsla conservation des meilleurs exemplesde notre architecture na-tionale,uneheureuse révolutiondansles études larchitecture, dedavoirpu étudierpendant longues de années édifices les quicouvrentnos provinces,et réunir les éléments ce livre que de
  8. 8. - III - nous présentonsaujourdhui au public. Au milieu de difficultéssanscesserenaissantes, avec des ressources minimes, la Commissiondes monumentshistoriques a obtenu des résultatsimmenses;toutfaible que soit cet hommagedans notre bouche,il y aurait de lin-gratitude à ne pas le lui rendre : car, en conservantnos édifices,elle a modifié le cours des études de larchitecture en France ; ensoccupant passé,elle a fondédanslavenir. du Ce qui constitueles nationalités,cest le lien qui unit étroitementlesdifférentes périodes leur existence; faut plaindrelespeuples de ilqui renient leur passé, rar il ny a pas davenir pour eux ! Lescivilisationsqui ont profondémentcreusé leur sillon dans lhistoiresontcelleschez lesquellesles traditions ont été le mieux respectées,et dont lâgemûr a conservé tous les caractères lenfance.La civi- delisation romaine estlà pour nousprésenterun exemplebien frappantde ce que nous avançonsici ; et quel peuple eut jamais plus derespectpour son berceauque le peupleromain! Politiquementpar-lant, aucun pays, malgré des différencesdorigines bien marquées,nest fondu dans un principe dunité plus compacteque la France;il nétait donc ni juste ni senséde vouloir mettre à néantune descauses cette unité : sesarts depuisla décadence de romain? jusquàla renaissance. En effet, les arts en France, du ix" au xve siècle, on, suivi unemarcherégulière et logique; ils ont rayonnéen Angleterre,en Alle-magne,dansle nord de lEspagne,et jusquen Italie, en Sicile et enOrient. Et nousne profiterions pasde ce labeur de plusieurssiècles!Nous ne conserverions pas et nous refuserions de reionnaiu1 cesvieux titres enviésavec raison par toute lEurope! Nous serionsle>derniers à étudier notre propre langue! Les monumentsde pierreou de bois périssent,ce serait folie de vouloir les conserveret detenter de prolongerleur existence dépit des conditionsde la ma- entière; mais ce qui ne peut et ne doit périr, cest lesprit qui a faitélever ces monuments,car cet esprit, cest le nôtre, cest lâme dupays. Dans louvrage que nous livrons aujourdhui au public, nous
  9. 9. - IV -avonsessayénon-seulementdonner nombreux de de exemples desformesdiverses adoptées larchitecture moyen suivant par du âge,un ordrechronologique, surtout avant mais et tout,defaireconnaîtreles raisonsdêtre de cesformes,les principesqui les ont fait ad-mettre,lesmSurs et les idéesau milieu desquelles elles ont prisnaissance. nousa parudifficile derendre compte transforma- Il destions successives des arts de larchitecture sans donner en mêmetempsun aperçude la civilisationdont cettearchitecture comme estlenveloppeet si la tâchesest ; trouvéeau-dessus nosforces, de nousauronsau moinsouvert une voie nouvelleà parcourir, car nous nesaurionsadmettrelétudedu vêtementindépendamment létude de delhommequi le porte. Or, toute sympathie pour telle ou telle formede lart mise de côté, nous avonsétéfrappé de lharmonie complètequi existe entre les arts du moyenâge et lesprit des peuples aumilieu desquelsils se sont développés. jour où la civilisation Dudu moyen âge se sentvivre, elle tend à progresserrapidement,elleprocède par une suite dessaissans sarrêter un instant; à peinea-t-elle entrevu un principe, quelle en déduit les conséquences, etarrive prornptement labus sanssedonner le tempsde développer àson thème : cest là le côté faible, niais aussi le côté instructif desarts du xn au xvi siècle.Lesarts comprisdanscettepériodede troissièclesne peuvent,pour ainsi dire, être saisissur un point ; cestunechaînenon interrompuedont tousles anneaux sontrivés à la hâteparIt-slois impérieuses la logique. Vouloir écrire une histoire de lar- dechitecturedu moyenâge,ce serait peut-être tenter limpossible, caril faudrait embrasser la fois et faire inarcher parallèlementlhistoire àrelii:ifuse. politique, féodaleet civile de plusieurspeuples; il faudraitconstaterles influencesdiverses ont apporté leurs éléments des qui àlivrés différents dans telle ou telle contrée; trouver le lien de cesinfluences, analyser leurs mélangeset définir les résultats; tenircompte traditionslocales,desgoûtset desmSurs despopula- destions, des lois imposéespar lemploi des matériaux, des relationscommerciales, génie particulier des hommesqui ont exercé une du
  10. 10. . Yaction sur les événements,soit en hâtant leur marche naturelle, soiten la faisant dévier; ne pasperdre de vue les recherchesincessantesdune civilisation qui se forme, et se pénétrer de lesprit encyclo-pédique, religieux et philosophique du moyen âge. Ce nest pasdaujourdhui que les nationschrétiennes occidentales inscrit sur ontleur drapeaule mot « Progrès»; et qui dit progrès,dit labeur, lutteet transformation. La civilisation antique est simple, une : elle absorbeau lieu de serépandre. Tout autre-est la civilisation chrétienne: elle reçoit etdonne; cestle mouvement,la divergencesansinterruption possible.Cesdeuxcivilisations dû nécessairement ont procéder très-différem-ment danslexpressionde leurs arts; on peut le regretter,mais nonaller à lencontre.On peut écrire une histoire desarts égyptien,grecou romain, parce que cesarts suiventune voie dont la pente égalemonteà lapogéeet descend la décadence à sansdévier; mais la viedun hommene suffirait pas à décrire les transformationssi rapidesdesarts du moyenâge,à chercherles causes cestransformations, deà compter un à un tous les chaînonsde cette longuechaîne si bienrivée, quoiquecomposée déléments divers. si On a pu, lorsque les étudesarchéologiques le moyenâge ne surfaisaientque poserles premiersjalons, tenterune classification toutede convention,et diviser les arts par périodes,par stylesprimaire,secondaire,tertiaire, de transition, et supposerque la civilisationmoderneavait procédécommenotre globe,dont la croûteauraitchangé natureaprèschaque de grandeconvulsion;mais,par le fait,cette classification, toute satisfaisante quelle paraisse,nexiste oasplusdanslhistoirede nosarts quedansla géologie, de la déca- etdenceromaine la renaissance xvr siècle ny a quunesuitede à du iltransitions sansarrêts. Cenest pasque nous voulionsici blâmeruneméthodequi a rendu dimmens-es services,en ce quelle a posé despointssaillants, quellea mis la première lordre danslesétudes, deet quelle apermisdedéfricher le terrain; mais,nousle répétons,cetteclassification de pure convention,et nous croyonsque le moment est
  11. 11. - Il -estvenudétudier du moyen comme étudie développe- lart âge on lementet la vie dun être animéqui de lenfance arriveà la vieillesseparunesuite transformations de insensibles, quil soitpossible etsansdedire lejour où cesse lenfance où commencevieillesse. et la Cesraisons, notreinsuffisance peut-être, nousont déterminé donnerà àcetouvrage formedun Dictionnaire.Cette la forme,en facilitantlesrecherches lecteur,nouspermet présenter masse au de une considé-rablede renseignements dexemples neussent trouverleur et qui puplacedansune histoire, sansrendrele discoursconfus et presquein-intelligible. Elle nous a paru, précisémentà causede la multiplicitédes exemple? donnés,devoir être plus favorableaux études,mieuxfaire reconnaîtreles diversesparties compliquées, mais rigoureuse-ment déduites,desélémentsqui entrent dans la compositionde nosmonumentsdu moyenAge,puisquelle nousoblige, pour ainsi dire,à les disséquer séparément, en décrivantles. tout fonctionset les trans-formations de ces diversesparties. Nous nignorons pas que cettecomplicationdesarts du moyen âge, la diversité de leur origine, etceit " rechercheincessa du mieux qui arrive rapidementà labus, tont rebutébien desesprits,ont été cause la répulsion quon éprou- devait et quon éprouveencorepour une étude dont le but napparaîtpasclairement.Il est plus court de nier que détudier : longtempsonna vouluvoir danscedéveloppement dunedesfacultésintellectuellesde notre paysque le chaos,labsencede toi t ordre, de touteraison;cl cependant,lorsquon pénètre au milieu de ce chaos, quon voitsourdreune à une les sources lart de larchitecturedu moyenâge, dequon prend la peinedesuivre leur cours,on découvre bientôt la pentenaturelle vers laquelle ellestendent toutes,et combien ellessont fé-condes. faut reconnaître le tempsde la négation Il que aveugle estdéjàloin de nous: notresièclecherche résumer passéil semble à le ;reconnaître en celanouscroyons estdans vrai)quepourse (et quil lefrayerun chemin danslavenir,il faut savoir doù lon vient,profiterde tout ce que les sièclesprécédents laborieusementamassé. ont Cesentiment quelquechose plus profond est de quuneréactioncontre
  12. 12. - VII - lesprit destructeurdu siècledernier, cest un besoin du moment: et si quelques exagérations pu effrayer esprits ont les sérieux, lamour si du passéparfois poussé a été jusquaufanatisme, nenreste moins il pas au fond de la vie intellectuellede notre époqueune tendance généralret très-prononcée lesétudes vers historiques, quelles appartiennent àla politique, la législation, lettreset auxarts.11 à aux suffit,poursenconvaincre cetteobservation (si avaitbesoinde sappuyer des surpreuves), voir avec de quelle avidité publicenFrance, Angleterre, le enenItalie,enAllemagne en Russie, jette sur touteslesSuvresqui et setraitent de lhistoire ou de larchéologie,avecquel empressement leserreurs sont relevées, les monuments et les textes mis en lumière. Ilsembleque lesdécouvertes nouvellesviennenten aideà cemouvementgénéral. Au momentoù la main des artistesne suffit pasà recueillirles restessi nombreuxet si précieuxde nos édificesanciens, apparaîtla photographie,qui forme en quelquesannéesun inventaire fidèlede tous cesdébris. Desages dispositionsadministrativesréunissentetcentralisentles documents éparsde notre histoire; les départements,les villes, voient dessociétés fonder dansleur sein pour la conser- sevation desmonuments épargnés les révolutionset la spéculation par ;le budget lÉtat,au milieu descrises de politiques plusgraves, lesne cessede porter dans sescolonnesdes sommesimportantes poursauverde la ruine tant doeuvresdart si longtempsmisesen oubli.Et ce mouvementne suit pas les fluctuations dune mode, il estconstant, est chaque il jour plus marqué, aprèsavoir pris nais- et,sance milieu dequelques au hommes éclairés, serépandpeuà peu ildansles masses;il faut dire même quil est surtout prononcé dansles classes industrielles et ouvrières,parmi les hommeschezlesquelslinstinct agit plusqueléducation ceux-ci : semblent reconnaître sedansles Suvres issuesdu génie national. Quandil sest agi de se servir ou de continuerdesSuvresdessiècles passés, nest pasden basquenoussontvenues diffi- ce lescultés, et les exécutantsne nous ont jamais fait défaut. Mais cestprécisément quecette parce tendance autrechose est quunemode
  13. 13. - VIII -ouuneréaction, estimportant quil dapporter choixscrupuleux, unune critique impartiale sévère, létude lemploi maté- et dans et desriauxqui peuvent contribuerà rendre notre un artconforme à paysà songénie. cette Si étude incomplète, est étroite, sera elle stérileet feraplusde mal quede bien; elle augmentera confusion la etlanarchiedanslesquelles arts sonttombés 1rs depuis tantôtcin-quante etqui nous ans, conduiraient la décadence; apportera à elleun élémenfdissolvant plus.Si,au contraire, de cetteétudeestdirigéeavecintelligence soin; si lenseignement et élevéladoptefranche-ment et anvte ainsi ses écarts, réunit sous sa main tant deffortsqui se sontperdusfautedun centre,les résultatsne se feront pasattendre: lart de larchitecture reprendra le rang qui lui convientchez une nation éminemment créatrice. Des convictionsisolées,si fortes quelles soient, ne peuventfaireune révolution dansles arts. Si aujourdhui nouscherchons renouer àcesfils brisés,à prendre dansun passé nousappartienten propre quiles élémentsdun art contemporain,ce nest pasau profit des goûtsde tel ou tel artiste ou dune coterie; nous ne sommes au contraireque les instruments docilesdes goûts et desidéesde notre temps,et cest aussi pour cela que nousavonsfoi dans nos étudeset quele découragement sauraitnousatteindre.Cenest pas nousqui nefaisonsdévierlesarts de notreépoque, cestnotre époque nous quientraîne Où?Quile sait! Faut-ilau moinsquenousremplissionsdenotre mieuxla tâche nousest imposée les tendances qui par dutempsoù nousvivons.Cesefforts, est vrai, ne peuventêtre que illimités,carlaviede lhomme nestpas assez longue pourpermettreà larchitecte dembrasser ensemblede travaux à la Ibis intellec- untuels matériels; et larchitecte etnepeut quune nest être partieduntout: il commence que dautres ce achèvent, terminece que oudautres commencé; saurait travailler lisolement, ont il ne donc danscar sonSuvrene lui appartient en propre,comme tableau pas le aupeintre, poëme poète. le au Larchitecte prétendrait imposer qui seulun art à touteuneépoque feraitun actedinsigne folie. Enétudiant
  14. 14. - IX -larchitecture moyen en cherchant répandre élude, du âge, à cettenousdevons déclarerhautement notre but nest pas de faire querétrograder les artistes, de leur fournir les élémentsdun art oublié,pour quils les reprennent quels,et les appliquent tels sansraisonauxédifices xixesiècle;cetteextravagance nousêtre repro- du a puchée, maisellena heureusement jamaisétéle but de nosrecherches,la conséquencenosprincipes. a pu fairedes de On copies oumoins plusheureuses édificesantérieursau xvic siècle; cestentativesne doi- desventêtreconsidérées commedesessais que destines retrouverles élé- àmentsdun art perdu, non commele résultatauqueldoit tendre notrearchitecturemoderne.Si nousregardonslétude de larchitecturedumoyenâgecommeutile, et pouvantamenerpeu à peu une heureuserévolution dans,lart, cenest pasà coupsûr pour obtenir desSuvressans originalité, sans style, pour voir reproduire sans choix, elcomme une forme muette, des monumentsremarquablessurtoutà causedu principe qui les a fait élever; maiscest au contrairepourque ce principe soit connu, et quil puisseporter des fruits aujour-dhui commeil en a produit pendantles xneet xmesiècles.En sup-posantquun architecte de ces époquesrevienne parmi nous, avecses formules et les principes auxquels il obéissait de son temps,et quil puisseêtre initié à nos idéesmodernes, lon mettait à sa sidispositionles perfectionnements apportésdans lindustrie, il ne bâ-tirait pasun édificedu tempsde Philippe-Auguste de saint Louis, ouparce quil fausseraitainsi la premièreloi de son art, qui est de seconformer aux besoins et aux mSurs du moment : dêtre rationnel. Jamais peut-être ressources fécondes étéoffertes des plus nont auxarchitectes les exécutants : sont nombreux,intelligents et habilesdela main; lindustrie est arrivée à un degré de puissance navait quipasété atteint. Cequi manque tout cela,cestune âme cestce à ;principe vivifiant rendtoute qui Suvredartrespectable, faitque quilartiste peut opposer raison aux fantaisies la souvent ridiculesdesparticuliers dautorités compétentes, disposés consi- ou peu trop àdérerlart comme superfluité, affairede caprice demode. une une ou i. - b
  15. 15. - X -Pourquelartisterespecte Suvre, fautquil lait conçue son il aveclaconviction quecette intime Suvre émanée principe est dun vrai,basésur les règlesdu bon sens;le goût, souvent,nest pasautrechose, pourque lartiste respecté et soit lui-même, faut quesa ilconviction puisse miseendoute: or, comment ne être supposer quonrespectera lartistequi, soumis toutes puérilités à les dun amateurfantasque, bâtira,suivant caprice moment, maison lui le du unechinoise,arabe,gothique, ou de la renaissance? devientlartiste Queau milieu de tout ceci? Nest-cepas le costumier qui nous habillesuivant notre-fantaisie,mais qui nest ii-n par lui-même, na et nepeut avoirni préférence, goût propre,ni ce qui constitue ni avanthuit lartiste créateur, linitiative? Mais létude dune architecturedont la formeest soumise un principe, commele corps est soumis ài lintelligence,pour ne point rester stérile, ne sauraitêtre incomplète et superficielle.Nousne craindrons pas de le dire, ce qui a le plusretardé les développements la renaissance notre architecture de denationale, renaissance dont on doit tirer profit pour lavenir, cest le zèle mal dirigé, la connaissance imparfaite dun art dans lequelbeaucoup voientquuneformeoriginaleet séduisante appré- ne sanscier le tond.Nousavonsvu surgir ainsi de pâlescopiesdun corpsdont lâme est absente. archéologues, décrivantet classant Les en lesformes,nétaient toujours architectes pas praticiens,ne pouvaientparler que de ce qui frappait leurs yeux; mais la connaissance dupourquoidevaitnécessairement manquerà cesclassifications pure-mentmatérielles, le bonsens et publicsesttrouvéjustementchoquéà la vuede reproductions art dontil ne comprenait la raison dun pasdêtre,qui lui paraissait jeu bontout au plus pour amuser un quel-quesesprits curieux vieilleries, de maisdans pratique la duquelilfallait bien segarderde sengager. Cest queneffet,sil estun art sérieux doivetoujours qui êtrelesclave de la raison et du bon sens, cest larchitecture. Seslois fon-damentales lesmêmes touslespays dans lestemps sont dans et tous :Japremièreconditiondu goût en architecture, dêtresoumisà cest
  16. 16. XI -ceslois; et lesartistesqui, aprèsavoir blâmé imitations les contem-poraines temples de romains danslesquelles ne pouvaitretrouver onni le souffleinspirateur lesa fait élever, despointsderapports qui ni"avec habitudeset nos besoins,sesont mis à construiredespasti- nosches des formesromanesou gothiques,sansse rendre compte desmotifs qui avaientfait adopter ces formes,nont lait que perpétuer"dunemanièreplus grossièreencoreles erreurs contre lesquellesilssétaient élevés. Il y a deux choses dont on doit tenir compteavanttout danslétudedun art, cest la connaissance principe créateur, et le choix dans dulSuvre créée. Or, le principe de larchitecture françaiseau moment"oùelle sedéveloppe avecune grande énergie, du xne au xmesiècle,étant la soumission constante de la forme aux mSurs, aux idées du moment,lharmonie nitrc le vêtementet le corps, le progrèsinces- sant, le contraire de limmobilité; lapplication de ce principe nesaurait faire rétrograder lart, ni mêmele rendre stationnait^. Tous les monuments enfantéspar Jemoyenâgeseraient-ilsirréprochables,quils ne devraient donc pas être aujourdhui servilement copiés,si lon élève un édifice neuf; ce nest quun langagedont il fautapprendreà seservir pour exprimersapensée, mais non pour répéterce que dautres ont dit. Et dans les restaurations,même lorsquilne sagit que de reproduire ou de réparer les parties détruitesou altérées,il est dune très-grandeimportancede serendre comptedescausesqui ont fait adopter ou modifier telle ou telle dispositionprimitive, appliquer telle ou telle forme; les règlesgénéraleslaissentlarchitecte sans ressources devantles exceptionsnombreuses se quiprésentent chaque sil nestpaspénétré lespritqui a dirigé à pas, deles anciens constructeurs. On rencontrera souventdanscet ouvrage des exemples qui accu- sent lignorance, lincertitude, les tâtonnements,les exagérations de certains artistes; mais, quon veuille bien le remarquer, on ytrouvera aussilinfluence,labus mêmeparfois dun principe vrai, uneméthode rmme tempsq Tune en grandelil erté individuelle, lunité
  17. 17. - XII -du style,lhirrnonie danslemploidesformes,linstinctdespropor-tions,toutes qualités constituent art, quil sappliquela les qui un àplushumblemaison paysan à la plusrichecathédrale, de ou commeau palais souverain. effet,une civilisationne peut prétendre du Enposséder art que si cetart pénètre un partout,sil fait sentirsapré-sence danslesSuvresles plusvulgaires. de tousles paysocci- Or,dentaux lEurope,la Franceestencore de celui chezqui cetteheu-reusefaculté sestle mieux conservée, cestcelui qui la possédée carau plus haut degrédepuisla décadence romaine.Detout tempslaFrancea imposésesarts et sesmodesà une grande partie du conti-nent européen elle a essayé : vainement depuisla renaissance se defaire italienne, allemande, espagnole, grecque;son instinct, le goûtnatif qui résidedanstoutesles classes pays,lont toujoursrame- dunée à son génie propre en la relevant aprèsles plus graveserreurs.Il estbon, nouscroyons,de le reconnaître,car trop longtempsles ar-tistesont méconnu ce sentimentet nont passu en profiter. Depuis1" règnede Louis XIV surtout, les artistesont lail ou prétendu faire un corpsisolédansle pays,sortedaristocratieétrangère,méconnais-santces instincts des masses. se séparantde la foule, ils nont En plus été compris, ont perdu toute influence,et il na pas dépendu deux quHla barbariene gagnâtsansretour ce qui restait en dehors de leur sphère. Linfériorité dexécutiondans les Suvres des deux derniers sièclescomparativement siècles aux précédents nousen four- nit la preuve. Larchitecture surtout, qui ne peut se produire quà laide dune grande quantité douvriers de tous états, ne présentait plus, à la tin du xviir siècle, quune exécution abâtardie, molle, pauvre et dépourvuede style, à ce point de faire regretter les der-nières productions Bas-Empire. royautéde LouisXIV, en se du Lamettantà la placede toute chose France,en voulant être le prin- encipedetout, absorbait fruit lesforces sans vives pays,plusencore dupeut-être dans les arts que dans la politique; et lartiste a besoin,pour produire, de conserverson indépendance.Le pouvoir féodalnétait certainementpasprotecteur de la liberté matérielle; les rois,.
  18. 18. - XIII -les seigneurs séculiers, comme évèques lesabbés, compre- les et nenaient pas et ne pouvaient comprendrece que nous appelonslesdroitspolitiquesdu peuple: on en a mésusé notretemps, de queneût-on fait au xne siècle! Mais ces pouvoirs séparés,rivaux mêmesouvent, laissaientà la population intelligente et laborieusesalibertédallure. Les arts appartenaient peuple,et personne, au parmi li-sclasses supérieures, songeaità les diriger, à les faire dévier de leur nevoie. Quandles artsne furent plus exclusivement pratiquéspar leclergé régulier, et quils sortirent desmonastères pour serépandredanscentcorporationslaïques,il ne semblepas quun seul évèquese soit élevé contre ce mouvementnaturel; et comment supposerdailleurs deschefs lÉglise, avaient puissamment que de qui si etavecune si laborieusepersévérance aidé à la civilisation chrétienne,eussentarrêté un mouvementqui indiquait mieux que tout autresymptômeque la civilisation pénétraitdansles classes moyennesetinférieures?Mais les arts, en serépandanten dehorsdes couvents,entraînaient avec eux des idées démancipation,de liberté intellec-tuelle, qui durent vivement séduire des populations avides dap-prendre,de vivre, dagir, et dexprimerleurs goûts et leurs ten-dances.Cétait dorénavantsur la pierre et le bois, dansles peintureset les vitraux, que ces populations allaient imprimer leurs désirs,leurs espérances; cétait laque sanscontrainteellespouvaient pro-testersilencieusement contrelabusde la force. A partir du xnesiècle,cetteprotestation cesse seproduiredans ne de toutes Suvresdart lesqui décorent édifices moyenâge ellecommence nos du ; gravement,elle sappuiesurles textessacrés; devientsatiriqueà la fin du elleXIIIesiècle,et finit au xvepar la caricature.Quelleque soit saforme,elle esttoujoursfranche, libre, cruemême parfois. Avecquellecom-plaisance artistes cesépoques les de sétendent leursSuvressur dansle triomphedesfaibles,sur la chutedespuissants! Quelest lartistedu tempsde Louis XIV qui eût oséplacerun roi danslenferà côtédun avare, dun homicide?Quel est le peintre ou le sculpteur duxinesiècle ait placé roi dans nuées, qui un des entouré duneauréole,
  19. 19. - XIV -glorifiécomme Dieu,tenant foudre,et ayant sespieds un la à les-puissants siècle? du Est-ilpossible dadmettre, quand étudie on nosgrandes cathédrales, châteaux noshabitations moyenâge, nos et duquuneautrevolonté cellede lartisteait influésurla formede queleurarchitecture, le système sur adoptédansleur décoration leur ouconstruction?Lunité qui règnedans ces conceptions, parfaite laconcordance détailsaveclensemble, des lharmonie de toutesles par-titN iif démontrent-elles quuneseule pas volonté présidé lérec- a àtion de cesSuvres dart? cette volontépeut-elle être autre que celleil» larti:-!.Et m- voyons-nous à proposdesdiscussions pas, quieurent sous lieu LouisXIV, lorsquilfut question dachever Louvre, lele roi, le surintendant des bâtiments, Colbert, et toute la cour donnersonais, soccuper ordres,descorniches, de tout cequi touche des età Fart, et finir par confierlSuvre à un hommequi nétait pasarclii-iicle, et ne sut que faire un dispendieuxplacage,dont le moindredéfaut est de ne se rattacher en aucune façon au monument et derendreinutile le quart de sasuperficie?Onjauge une civilisation parsesarts, car les arts sont lénergique expression des idées duneépoque,et il ny a pasdart sanslindépendance lartiste. de Létude des arts du moyenâge est une mine inépuisable,pleinedidéesoriginales,hardies, tenant limagination éveillée; cette étudeoblige à cherchersanscesse, par conséquent développepuis- et ellesammentlintelligencede lartiste. Larchitecture,depuisle xue sièclejusquà la renaissance, se laissepasvaincrepar les difficultés, neelle les aborde toutes, franchement;nétant jamais à bout de res-sources,elle ne va cependantles puiser que dans un principe vrai. VElle abusemêmetrop souventde cette habitude de surmonter desdifficultésparmi lesquelles aimeà se mouvoir.Cedéfaut!pou- ellevons-nouslui reprocher?tientàla nature le Il desprit notre de p?.ys,à sesprogrèset à sesconquêtesdont nousprofitons, au milieu danslequelcetespritsedéveloppait. dénote effortsintellectuels Il les doùla civilisation moderne est sortie; et a civilisation moderne est loindêtre simple. nous comparons civilisation Si la à la païenne, corn- de
  20. 20. - XV -bien de rouages nouveauxne la trouverons-nouspas surchargée :pourquoi donc vouloir revenir dans les arts à des formes simplesquand noire civilisation, dont cesarts ne sontque lempreinte, est sicomplexe? Tout admirable que soit lart grec, seslacunessont tropnombreuses pour que dans la pratique il puisseêtre appliqué à nosmSurs. Le principe qui la dirigé est trop étrangerà la civilisationmodernepour inspirer et soutenir nos artistes modernes: pourquoidoncne pashabituer nos espritsà cesfertiles labeurs dessièclesdoùnous sommessortis? Nous lavons vu trop souvent, ce qui manqin1surtout aux conceptions modernesen architecture,cest la souplesse,cette aisancedun arl qui vit dans une sociétéquil connaît; notivarchitecturegêneou est gênée,en dehorsde son siècle,ou complai-santejusquà la bassesse, jusquau mépris du bon sens.Si doncnousrecommandons lélude des arts des sièclespassésavant lépoqueoùils ont quitté leur voie naturelle,ce nest pasque nousdésirionsvoirélevercheznousaujourdhui desmaisons des palais du xmesiècle, etcest que nous regardonscette étude comme pouvant rendre auxarchitectes cettesouplesse, habitude raisonner, cette de dappliquerà toute chose un principe vrai, cette originalité native et telleindépendance tiennentau géniede notre pays. qui Naurions-nousque fait naître le désir cheznos lecteurs dappro-fondir un art trop longtempsoublié, aurions-nouscontribué seule-ment à faire aimer et respecter Suvres qui sont la vivanteexpivv- dession de nos progrès pendant plusieurs siècles,que nous croirionsnotretâche remplie et si faibles soient résultats nosefforts, ; que les deils ferontconnaître,nouslespérons moins,quentrelantiquité duet notre siècle il sest fait un travail immensedont nous pouvonsprofiter, si noussavons recueilliret choisirlesfruits. en IOLLET-LE-DUC.
  21. 21. DICTIONNAIRE RAISONNÉ DE LARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe SIÈCLE ABAQUE, m. (taillmr). Tablette qui couronne le chapiteau de la s.colonne.Cemembredarchitecture joue un rôle essentiel danslescon-structions du moyen âge. Le chapiteau, recevant directement les nais-sancesdesarcs, forme un encorbellement destiné à équilibrer le porteà faux du sommier sur la colonne : le tailloir ajoute donc à la saillie duchapiteau en lui donnant une plus grande résistance. Biseauté générale-ment dans les chapiteaux de lépoque romane primitive (fig. 1), il affecteen projection horizontale la forme carrée, suivant le lit inférieur du som- i. - 1
  22. 22. f ABAQUE1 - 2 -raierdelarc quil supporteil estquelquefois ; décoré moulures de simples-et dornements, particulièrementpendantle xne siècle,dans lIle-de- France, la Normandie, la Cham- pagne, Bourgogne lesprovinces la et méridionales(ûg. 2). Son plan reste carré pendant la première moitié du xme siècle; mais alors il nest plus décoré que par des profils dune coupe très-mâle (flg. 3), débordant toujours les feuillages et ornements du chapiteau. Lexemple que nous donnons ici est tiré du chSur de léglise de Vézelay,bâti vers 1200. Au milieu du xme siècle, lorsqueles arcs sont refouillés de moulures accentuées présentanten coupedessailliescomprises dans des polygones, abaques les inscrivent ces.nouvelles formes(fig. 4). Alors lesfeuillages chapiteaux des débordent lasaillie destailloirs (église de Semur en Auxois et cathédrale de Nevers). On rencontre souvent des aba- ques circulaires dans les édifices 5 de la province de Normandie. A la cathédrale de Goutances, Baveux, à à Eu, au Mont-Saint-Michel, a Dol en Bretagne, les abaquescirculaires apparaissent vers le milieu du xme siècle; les profils en sont hauts, pro- fondément refouillés, comme ceux des chapiteaux anglais de la même époque. Quelquefois, dans les cha- A piteaux des meneauxde fenêtres (comme à la sainte Chapelle duPalais,commeà la cathédraledAmiens,commedans les fenêtresdes
  23. 23. - 3- [ ABAT-SONS ) chapelles de cathédrale de12301250, abaques latérales la deParis), à les sontcirculaires(fig. 5). Vers finduxin* la siècle abaques les diminuent àpeu peu dimpor- tance; deviennent maigres, saillants ils bas, peu pendant xivsiècle le (fig. etdisparaissent entièrement lexvc 7). 6), presque pendant (fig. Pni-. sous linfluence larchitecture de antique, abaques les reprennentlim- deportance au commencement du xvi siècle(voy. CHAPITEAU). Pendant lapériode romane et la première moitié du xme siècle, les abaquesne fontpas partie du chapiteau; ils sont pris dans une autre assisede pierre ; ilsremplissentréellement la fonction dune tablette servant de supportet dopoint dappui aux sommiersdes arcs.Depuis le milieu du xine siècle jus-quà la renaissance, perdant de leur importance comme moulure, les enabaques sont,le plussouvent, dans pris lassise chapiteau quelquefois du ;mêmb les feuillages qui décorent le chapiteau viennent mordre sur lesmembres inférieurs de leurs profils. Au xv siècle, les ornements enve-loppent la moulure de labaque,qui se cachesouscetexcèsde végétation.Le rapport entre la hauteur du profil de labaque et le chapitr.ni. entre lasaillie et le galbe de sesmoulures et la disposition desfeuillages ou orne-ments, est fort important à observer; car ces rapports et le caractèredeces moulures semodifient, non-seulement suivant les progrès de larchi-tecturedu moyenâge,mais aussiselonla placequoccupent chapi-lesteaux.Au xur siècleprincipalement, abaques les sont plus ou moinsépais,et leurs profils sont plus ou moinscompliqués, suivant que leschapiteaux placés sont plusou moinsprèsdu sol.Dansles partiesélevéesdesédifices, abaques les sont très-épais, largement proMlé-.tandi- quedansles partiesbasses sont plus minces finementmoulurés. ils et ABAT-SONS, m. Cestle nom quon donneaux lamesde bois, re- s.couvertes plombou dardoises, sontattachées charpentes de qui aux desbeffroispour les garantir dela pluie,et pour renvoyer son descloches leversle sol. Cenest guèreque pendantle xnr siècle quon a commencéà garnir lesbeffroisdabat-sons. Jusqualors baies clochers les des étaientpetites et étroites; les beffrois restaientexposés lair libre. On ne trouve à
  24. 24. [ ABSIDE ] - i -detracesdabat-sons antérieurs < siècleque dans manuscrits au les (fig.1).Ils étaient souvent décorés dajours, de dents scie 2) à leur extrémité de (fig. inférieure, oudegaufrures les sur plombs. BEFFROI (Voy. .) ABAT-VOIX, m. -Voy. s. CHAIRE. ABBAYE, f. - V. ARCHITECTURE s. MONASTIQUE. ABSIDE, f. (quelques-uns s. disentapside}. Cest la partiequi terminele chSur dune église,soit par un hémicycle, par despanscoupés, soit soit par un mur plat. Bienque le mot abside doive ne rigoureusement sappliquerquà la tribune ou cul-de-four clôt la basilique qui antique,on lem- ploieaujourdhuipourdésigner chevet, le lextré- mité du chSur, et même leschapellescirculaires ou polygonales transsepts du rond-point. des ou On dit : chapelles absidales, cest-à-direchapelles ceignantlabsideprincipale;absidecarrée:la ca-thédrale deLaon, léglisede Dol (Bretagne),sontterminéespar desabsides l
  25. 25. - 5 - [ ABSIDE]carrées,ainsi que beaucoupde petites églisesde lIle-de-France,de Cham-pagne, Bourgogne, Bretagne deNormandie. de de et Certaines églises ontleurs croisillons terminés pardes absides semi-circulaires :telssont lestranssepts cathé- desdrales de Noyon, de Soissons,de Tournay en Belgique; deséglises de Saint-Macaire prèjde Bordeaux, Saint-Martin deCologne, toutes églises bâtiespendant le xije siècle ou .u com-mencement du xme. Dans lemidi de la France la dispositionde labside de la basilique anti-que se conserve plus longtempsque dans le nord. Les absidesdeséglisesde Provencesont gé-néralement dépourvuesde bascôtéset dechapellesrayonnantesjusque versle milieu du xmesiècle; leursvoûtesencul-de-foursontplusbasses celles transsept. que du Tellessontles absides des cathédralesdAvignon, des églisesdu Thor(fig.l)(Vaucluse); deChauvigny(Basse),dans le Poitou (fig. 2); ~ =^X 3dAutun, de Cosne-sur-Loire(fig. 3); deséglisesde lAngou-mois et de la Saintonge, et plustard celles des cathédrales deLyon, de Béziers,de la cité deCarcassonne, de Viviers. Mais ilestnécessaire remarquerque deles absidesdes églisesde Pro-vencesont généralement bàlk-ssur un plan polygonal, tandisque celles des provinces plusvoisines du Nord sont élevéessur un plan circulaire. Dansles provinces du centre, lin-fluence romaine domine, tandisquen Provence, et en remon-tant le Rhône et la Saône, cestlinfluencegréco-byzantine se fait sentir jusquauxme siècle. qui Cependant, la fin du xie siècle,on voit desbascôtés deschapelles dès etrayonnantescirconscrirelesabsides certaines de églises lAuvergne, dedu Poitou, du centrede la France;ce modesétendpendantle xuesiècle
  26. 26. [ ABSIDE] - 6 -jusquà Toulouse.Telles sont les absides Saint-Hilairede Poitiers de(fig. i). de Notre-Dame Port à Clermont;de Saint-Etienne Nevers, du de de Saint-Sernin de Toulouse. Dans lIle-de- France, en Normandie, sauf quelques excep- tions, les absides des églisesne se garnissent guère de chapelles rayonnantes que vers le commencement du xme siècle, et souvent les chSurs sont seule- ment entourés de bas côtés simples, comme dansleséglisesde Man- tes et de Poissy, ou dou- bles,ainsi que cela exis- tait autrefois à la cathé- drale de Paris, avant ladjonction des cha- pelles du xive siècle (fig. 5). On voit poindre les chapelles absidales Ut 1,0 > dansles grands édifices appartenantau style de lIle-de-France, à Char- tres et àBourges(fig.ôj : ces chapelles sont alors petites, espacées; ce ne sont guère que des niches moins élevées que les bas côtés. Ce nest point là ce- pendant une règle gé- nérale : labside de lé- glise de Saint-Denis l_ possède des chapelles qui datent du XIIesiècle,etprennent une grandeimportance il enestdemêmedans chSur déjà ; lede léglise de Saint-Martin desChamps,à Paris (fig. 7). Ceplan présenteune particularité : cest cette travée plus large percée dans laxe duchSur, et cette grande chapelle centrale. Ici, comme à Saint-Denis,comme dans les églises Saint-Rémi de Reims et de Yézelay ffig. 8),constructions élevées pendant le xne siècle ou les premières années
  27. 27. - 1 - [ ABSIDE ]du xine, on remarque une disposition de chapellesqui sembleapparteniraux églises abbatiales.Ces chapelles sont lar-gement ouvertes sur lesbas côtés, peu profon-des, et sont en commu-nication entre elles parune sorte de double bascôté étroit, qui produiten exécution un grandeffet. Cestpendantle coursdu .xin1 siècle queles chapelles absidalesprennent tout leur dé-veloppement. Les che-nets des cathédrales deReims,dAmiens((ig.9)et de Beauvais ,élevésde 1220 à 1270, nousen ont laissé de remar-quables exemples. Cestalorsque la cha-pelle absidale, placéedans laxe de légliseet dédiée à la siinteVierge, commence à_prendre une importan-ce qui saccroîtpendantle xive siècle, comme àSaint-Ouen de Rouen(fig. 10), pour formerbientôt unepetite égliseannexée au chevet dela grande, comme à lacathédrale de Rouen, etplus tard dans presquetoutes les églises duxve siècle. Les constructions desabsides et chapellesabsidales qui conser-vent le plan circulairedans les édifices anté-rieurs au xmesiècle, abandonnent parti avecla tradition romane, ce
  28. 28. [ ABSIDE] - 8 - pour se renfermerdansle plan polygonal,plus facileà combineravec le système voûtesà nervuresalors adopté,et aveclouverturedes des grandesfenêtresà meneaux,les- quelles ne peuvent sappareiller convenablement sur un plan cir- culaire. En France, les absides carrées ne se rencontrent guère que dans desédificesdune médiocre impor- tance. Toutefois nous avons cité la cathédrale de Laon et léglise de Dol, qui sont terminées pur des absides carrées et un grand fenestrage comme la plupart des ---1053--. églises anglaises. Ce mode de clore le chevet deséglisesest surtout convenablepour des édificesconstruits avecéconomieet sur de petites dimensions.Aussi a-t-il été fréquemment employé dans les villages ou petites 11 bourgades, particuliè- rement dans le Nord e( la Bourgogne. Nous citerons les absides carrées des églises de Montréal (Yonne), xne siècle; de Vernouillet (fig. 11), XIIIe siècle; de Gassicourt, xive siècle, près de Mantes; de Tour (fig. 12), fin du xive siècle, près de Bayeux ; de Clamecy, xme siècle, circonscrite parle bas côté. Nous mentionneron églisesà absides jumelles; nous un connaissons plusieurs exem- ples, et, parmi ks plus remar- quables, léglise dcVaren,xne siè- cle (Tarn-et-Garonne), léglise et du Taur à Toulouse,fin du xivc siècle 13). Dansleséglises (fig. de 1 II faut dire que labside carrée de la cathédrale de Laon a été rebâtie vers la secondemoitié xme du siècle.Originairement, abside circulaire, liascôtépour- cette était avectournant le sanctuaire, ainsi que des fouilles récemment faites lont démontré.
  29. 29. - 9- [ ACCOLADE ] fondation ancienne, cest toujours souslabsidequesetrouventplacées lescryptes aussile sol desabsides, ; autant par suite de cettedisposition que par tradition, se trouve-t-il élevé de quelques marches au-dessus du sol de la nef et des transsepts.Les églises de Saint-Denis en France et de Saint- Benoît-sur-Loire présententdesexem- ples completsdecryptes réservées sous les absides, et construites de manière à relever le pavé des ronds-points de quinze à vingt marches au-dessus niveau dutranssept. (Voy. CRYPTE.) du Parmi les absidesles plus remarquableset lesplus complètes,on peut citer cellesdes églises dAinay à Lyon, de lAbbaye-aux-Dames à Caen, de Notre-Dame du Port à Clermont, de Saint-Sernin à Toulouse, xie et"XIIe siècles; de Brioude, de Fontgombaud; des cathédrales de Paris, de Reims, dAmiens, de Bourges, dAuxerre, de Chartres,de Beauvais, de Séez;des églisesde Pontigny, de Vézelay,de Semur en Auxois, xne et xme siècles; des cathédrales de Limoges, de Narbonne, dAlbi; de léglise Saint-Ouen Rouen,xive siècle;delà cathédralede Tou- delouse, de léglise du Mont-Saint-Michel en mer, xve siècle; deséglisesSaint-Pierre de Caen, Saint-Eustache de Paris, de Brou, xvie siècle.Généralementles absidessont les parties les plus anciennesdes édificesreligieux : 1° parce que cest par cette partie que la construction deséglises étécommencée2° parcequétantle lieu saint,celui où sexerce a ;le culte, on a toujoursdû hésiterà modifier des dispositions tradition-nelles; 3° parce que, par la nature même de la construction, cette partiedesmonuments religieux du moyenâge estla plussolide,cellequi ré-sistele mieux aux poussées voûtes,aux incendies, qui setrouve, des et dansnotre climat, tournée versla meilleure exposition. Il est cependant des exceptions à cette règle, mais elles sont assezrares, et elles ont été motivéespar des accidents particuliers, ou parceque, des sanctuairesanciensayant été conservés pendant que lonreconstruisait lesnefs, on a dû, aprèsque celles-ciétaient élevées, rebâtirles absidespour les remettre en har-monie avec les nouvelles dispositions. ACCOLADE, s. f. On donne ce nom àcertaines courbes qui couronnent leslinteaux desporteset fenêtres,particu-lièrement dans larchitecture civile. Cenestguèrequevers fin du xivesiècle laque lon commence à employer cesformes engendrées par des arcs decercle, et qui semblent uniquement destinées orner les facesextérieures àdeslinteaux. Lesaccolades sont, à leur origine, à peineapparentes(fig. i) ;
  30. 30. f ACCOUDOIII ] 10 -"plustard elles dégagent, plusaccentuées 2); puis,au com- se sont (fig.mencement xviesiècle, du prennentunegrande importance(fig.3), etac-compagnent presque toujourslescouronnements portes, arcatures des les ;décorentlessommets lucarnesde pierre,seretrouventdanslesplus desnie-nusdétails des galeries,des balustrades,despinacles, desclochetons. Cette courbe se trouve appliquée indifféremment aux linteaux de pierre ou de bois, dans larchitecture domestique.(Voy. CONTRE-COURBE.) ACCOUDOIR, m. Cest le nomque s. lon donne à la séparationdesstalles, et qui permet aux pri>unnes assises de saccouder lorsque les miséricordes sont relevées(voy. STALLES). ac- Les coudoirs des stalles sont toujours élargis à leur extrémité en forme de spatule, pour permettre aux per-sonnes assisesdans deux -talles voisines de saccouder sans se gênerréciproquementLes (fig. 1). accoudoirs sont souvent supportés, soit par
  31. 31. - Il - [ ALBATRE]"des animaux,des têtes,des figures,ou par descolonnettes 2). Un (fig.voit encore de beaux accoudoirs dans les stalles de la cathédrale de Poi-tiers, des églisesde Notre-Damede la Roche,de Saulieu,xmesiècle;àms cellesdeséglises Bamberg, de dAnclleau,de labbaye la Chaise- deDieu, de Saint-Géréon Cologne, siècle; de Flavigny, de Gassi- de XIVecourt, de Simorre,xvesiècle;des cathédrales dAlbi, dAuch,dAmiens;des églises Saint-Bertrand Comminges, Montréal (Yonne),de de de deSaint-Denis France,provenantdu châteaude Gaillon,xvie siècle. en AGRAFE, f. Cestun morceau de fer ou de bronze qui sert à relier s."ensembledeux pierres. (Voy. CHAÎNAGE.) AIGUILLE, f. On donne souvent ce nom à la terminai-nn pyramidale s.dun clocher ou dun clocheton, lorsquelle est fort ai^ùe. On désigneaussipar aigui/e lextrémitédu poinçondunecharpente percele qui«comble se décore dornements de plomb. (Voy. FLÈCHE, et POINÇON.) ALBATRE, m. Cette matière a été fréquemment employée dans le s.moyenâge,du milieu du xin" siècle xvie,pourfairedesstatues tom- au debeaux et souvent même les bas-reliefs décorant ces tombeaux, des orne-ments découpés se détachant sur dumarbre noir (fig. 1), et desretables,vers la fin du xve siècle. Lexempleque nous donnons ici provient desmagasinsde Saint-Denis. Il existe,dans la cathédrale de Xarbonne,une statue de la sainte Vierge, plusgrandequenature,dalbâtreorien-tal, du xive siècle,qui est un véri-table chef-dSuvre. Les belles sta-tues dalbâtre de cette époque, enFrance, ne sont pasrares; malheu-reusement cette matière ne résistepas à lhumidité. Au Louvre, dansle musée des monuments français,dansléglise de Saint-Denis,on ren-contre de belles statues dalbâtre provenant de tombeaux.Lesartistesdu moyenâgepolissaient toujourslalbâtre lorsquilslemployaient pourla statuaire,maisàdesdegrésdifférents. Ainsi,souvent nussontlaissés lesà peu près matset les draperiespolies; quelquefoiscest le contrairequi a lieu. Souvent aussi doraitet lon peignaitla statuaireen albâtre, onpar parties, laissant nusla couleurnaturelle.Le musée Toulouse en aux derenferme de belles statues dalbâtre arrachées à des tombeaux; il en estune, entretoutes,dun archevêque Xarbonne, de dalbâtregris, de la findu xive siècle,qui estdune grande beauté;la tablesur laquellerepose"cette figureétaitincrustée dornements métal, de probablement cuivre dedoré, dont on ne trouve que les attaches. (Voy. TOMBEAU, STATUAIRE.)
  32. 32. [ ALIGt<EMENT - 12 - ALIGNEMENT, Dece que la plupart desvilles du moyen âgese s. m.sont élevéessuccessivement sur des cités romaines ou sur les villagesgaulois,au milieu desruines ou à lentour de mauvaises cabanes, onena conclu,un peulégèrement, lédilitéau moyen navaitau- que âgecune idéede ce que nousappelons aujourdhui lesalignements rues desduneville; que chacunpouvait bâtir à sa fantaisieen laissantdevantsa maisonlespace juste nécessaire la circulation. Il nen est rien. Il àexiste,en France,un assezgrand nombre de villes fondéesdun jetpendant les xn%xmeet xive siècles,alignéescomme sont lesvilles lede lAmérique du Nord bâties par les émigrants européens. Lf pouvoir féodalnavaitpasà sadisposition lois dexpropriation nospour causedutilité publique, et quand, par suite de lagglomération suc-cessive maisons, ville setrouvait mal alignée,ou plutôt ne létait des unepas du tout, il fallait bien en prendre son parti : car si tout le mondesouffraitde létroitesse rueset deleur irrégularité,personne des nétaitdisposé,pas plus quaujourdhui, à démolir sa maison bénévolement,àcéder un pouce de terrain pour élargir la voie publique ou rectifier unalignement.Le représentantsuprêmedu pouvoir féodal, le roi, à moins deprocéder à lalignement dune vieille cité par voie dincendie, commeNéron à Rome,ce qui neût pasété du goût desbourgeois, navait aucunmoyen de faire élargir et rectifier les rues de sesbonnesvilles. Philippe-Auguste eut, dit-on, lodorat tellement offensépar la puan-teur qui sexhalait des rues de Paris, quil résolut de les empierrer pourfaciliter lécoulement deseaux. De son temps, en effet, on commença àpaver les voiespubliques. Il pouvait faire paver des rues et acheter desmaisonsqui se trouvaient sur son domaine, mais il navait pas à con-traindre les pouvoirs féodaux ayant leurs juridictions dans la cité, à sesoumettre à un projet dalignement ou de percement. Il ne faut doncpas trop taxer nos aïeux dinstincts désordonnés, mais tenir compte desmSurs et des habitudesde leur temps, de leur respectpour ce quiexistait, avant de les blâmer. Ce nétait pas par goût quils vivaient aumilieu de rues tortueuses mal nivelées;car lorsquils bâtissaient et uneville neuve,ils savaientparfaitement percer,la garnir de remparts laréguliers, dédifices publics, réserver places portiques, élever y des avec ydesfontaines des et aqueducs. pourrions comme Nous citer exemples les
  33. 33. _ 13 - t ALLÈGE ]villesdAigues-Mortes, la ville neuve Carcassonne, de Villeneuve-le-Roi,"Villeneuve-lArchevêque Champagne, ville de Monpazier en la enPérigord, dont nous donnons plan (fig. 1), la ville de Sainte-Foy le(Gironde) toutesvillesbâtiespendantle xmesiècle. : ALLÈGE,f. Mur minceservant s. dappuiaux fenêtres, nayantquelépaisseur tableau,et surlequel portentlescolonnettes meneaux du ouqui divisent croisée les la dans édifices civils(fig.1).Pendant xr, xne les etxinesiècles, allèges croisées aunu du parement les des sont extérieur du rmur de face.Au xivesiècle, moulure ou lescolonnettes servent la qui depied-droit la fenêtre lencadrent, à et descendentjusquau bandeau à. poséhauteur plancher, lallège renfoncée 2); indiquant ainsi du et est (fig. bienquelle nest quun remplissagene tenant pasau corpsde la construction.Au xve siècle, lallège est souvent décoréepar desbalustrades aveugles,commeon le voit encore dansun grand nombre de maisonsde Rouen, à lamaison de JacquesCSur à Bourges(fig. 3); au xvie siècle,darmoiries, dechiffres,de devises demblèmes, et commeà lancienhôtel dela chambredescomptes Paris(fig.k), bâti par LouisXII, et dansquelques de maisons
  34. 34. [ AMES ] - 14 -dOrléans.La construction de cette partie desfenêtressubit diversesmo-difications : dansles premierstemps, lesassises sont continues, et lallègefait corpsavec parements les extérieursplustard, lorsque allèges ; les sontaccusées lextérieur,elles sontfaites dun seulmorceau à poséen délit;quelquefois mf-rne meneau le descend jusquaubandeau plancher, du etles deux partiesde lallège ne sont que des remplissages, dalles deuxposées champ,parfaitement de propres recevoirde la sculpture. à AMES (LES), f. La statuairedu moyen âge personnifie s. fréquemmentles âmes.Dansles bas-reliefsreprésentantle jugement dernier (voy. JUGE- MENT DERNIER), les bas-reliefslégendaires, dans les vitraux, les tombeaux, lésâmes sont repré- sentées par des formes humaines, jeunes, sou- vent drapées,quelquefois nues.Parmi lesfigures qui décorent lesvoussuresdesportes principales de nos églises, dans le tympan desquelles se trouve placé le jugement dernier, à la droite du Christ, mi remarque souvent Abraham portant des groupesdélus dansle pan de son manteau (fig. 1) : ce sont de petites figures nues, ayant les bras croisés sur la poitrine ou les mains jointes. Dansle curieux bas-reliefqui remplit le fond deq i larcade tombeau Dagobert Saint-Denis du de à *"** (tombeau parsaint élevé Louis), voitrepré- on sentée,sousla forme dun personnagenu, ayantle front ceint dune couronne, lâme de Dagobert soumiseà diversesépreuvesavantdêtre admiseau ciel. Danspresquetousles bas-reliefsde la mort de la sainte Vierge, sculptés pendant les xme et xivc siècles,iSotre-Seigneur assiste aux derniers moments samère,et porte son deâme entre sesbras comme on porte un enfant. Cetteâme est représentée
  35. 35. - 15 - [ AMORTISSEMENT ]alors sous la figure dune jeune femme drapéeet couronnée. Cechar-mant sujet, empreint dune tendresse toute divine, devait inspirer leshabiles artistes de cette époque; il est toujours traité avec amour etexécuté avec soin. Nous donnons un bas-relief en bois du xin" siècleexistant à Strasbourg, et dans lequel ce sujet est habilement rendu(fig. 2). On voit, dansla chapelle Liget (Indre-et-Loire), peinture du unedu xiie sièclede la mort dela Vierge ici lâmeestfiguréenue; le Christ :la remetentre lesbrasde deuxanges descendent ciel. qui du Dansles vitraux et les peintures, la possession âmes desmorts est dessouvent disputée entre les anges les démons;danscecas, lâme, que etlon représente quelquefois sortant de la bouche du mourant, est tou-jours figurée nue, les mains jointes, et sousla figure humaine, jeune etsans sexe. AMORTISSEMENT, m. Mot qui sapplique au couronnement dun s.édifice, h la partie darchitecture qui termine une façade, une toiture,un pignon, un contre-fort. Il est particulièrement employé pour dési-gner groupes, frontons ces ces contournés, décorés vases, rocailles, de dede consoleset de volutes,si fréquemment employéspendantle xvie siècledansles partiessupérieures façades édifices, portes, cou- des des des despoles, lucarnes. des Dans période précède renaissance,mot la qui la le
  36. 36. [ ANCRE] - 16 - amortissement également applicable à certains couronnements ou est terminaisons ainsi on peut considérer lextrémité sculptéede la couver- : ture en dallage de labside de léglise du Thor (Vaucluse) comme un amortissement(fig. 1); de même que certains fleurons placésà la pointe despignons, pendant les xme (fig. 2), xive et xve siècles.Les têtes des contre-forts de la chapelleabsidalede la Vierge à la cathédraledAmiens, xuiesiècle(fig. 3), sont de véritables amortissements. ANCRE, f. Pièce de fer placée à lextrémité dun chaînage pour s. maintenir lécartement des murs (voy. CHAÎNAGE). ancres étaient Les bienrarement employées lesconstructions dans antérieures xvesiècle; aules crampons scellés dans les pierres, qui lesrendaient solidaires, rem-plaçaient alors les chaînages.Mais, dans les constructions civiles duxvesiècle, on voit souvent des ancres apparentesplacéesde manière àretenir les parements extérieurs des murs. Cesancres affectent alors desformesplus ou moinsriches, présentant croix ancrées des (fig. 1), descroixde Saint-André 2); quelquefois, (fig. dansdesmaisonsparticulières,deslettres (fig. 3), des rinceaux (fig. h}. Onaaussi employé, dansquelquesmaisons xvesiècle, du bâties éco- avecnomie,desancres boisretenues desclefs de avec également bois(fig.5), de
  37. 37. - 17 - [ ANGE ] 5et reliant les solivesdesplanchersavec les sablièreshautes et basses despans de bois de lace. ANGES, m. Les représentations danges ont été fréquemment em- s.ployéesdans les édifices du moyen âge, soit religieux, soit civils. Sansparler ici des bas-reliefs, vitraux et peintures, tels que les jugementsderniers, les histoires de la sainte Vierge, les légendes où leur placeest marquée, ils jouent un grand rôle dans la décoration extérieureet intérieure deséglises.Lesangesse divisent en neuf chSurs et en troisordres : le premier ordre comprend les Trônes,les Chéi^ubins, Séra- lesphins; le deuxième,lesDominations, Vertus, Puissances troisième, les les ; leles Principautés,les Archanges,les Anyes. La cathédrale de Chartresprésenteun bel exemplesculptéde la hiérar-chie desangesau portail méridional (xiuesiècle).La porte nord de la cathé-drale de Bordeaux donne aussiune série daugescomplète danssesous- " "*.sures. La chapelle de Vincennesen offre une autre du xvesiècle.Commepeinture, il existedansléglisedeSaint-Chef(Isère)une représentationdelahiérarchie desangesqui datedu.iic siècle(voy.pour deplus amplesdétails,la savantedissertation de Didron dansle Manueldiconographie chrétienne. i. ~ 3
  38. 38. I ASGES] - 18 -p. 71).A la cathédrale Reims,on voit une admirablesériede statues dedangesplacées lesgrands dans pinacles contre-forts(fig. Cesanges des 1).sontreprésentés drapés, ailesouvertes, les nu-pieds, tenantdansleurs etmains le soleil ei la lune, lesinstruments dela passionde Xotre-Seigneur, ou les différents ob- jets nécessaires au sacrifice de la sainte messe. A la porte centrale de la cathé- drale de Paris, au- dessus du Jugement dernier, deuxanges de dimensions co- lossales, placés des deux eûtes du Christ triomphant, tien-nent les instruments la passion. même dispositionse trouve à la de La nord de la cathédralede Bordeaux 2); à Chartres, Amiens (fig. à vi iv. JU.EMENTDERNIER). la cathédrale A ""!<" vers, desanges sont placésà lin- Ne férieur, dans les tympans du triforium (fig. 3). A la sainte Chapellede Pari?,des anges occupent une place analogue dans larcature inférieure ; ils sont peints et dorés. se détachent sur des fonds incrustés, de verre bleu avec dessins dor, et tiennent des couronnes entre les sujets peints représentant des martyrs (fig. i). A la porte centrale de la cathédrale deParis, bien que la sériene soit pas complète et quon ne trouve ni les séraphins ni les rhrrubins, les deux premières voussures sont occupéespar desangesqui, sortant à rni-corpsde la gorge ménagéedansla moulure, semblent assister à la grande scène du jugement dernier, et forment autour du Christ triomphant comme une dnuble auréole desprits célestes.Cette disposition est unique, et ces figures, dont les poses sont pleines de vérité et de grâce, ont été exécutées avec une perfection inimitable, comme toute la sculpture de cette admirable porte. Au muséede Toulouse,on voit un ange fort beau,du xnesiècle,en mar-ire(fig. 5), provenant dune Annonciation. Il est de grandeur naturellr,
  39. 39. - 19 - f ANGES]tient un sceptrede la main gauche,et sespiedsnus portent sur un dragondévorantun arbre feuillu. Cetange nimbé;lesmanches satunique est desont ornées de riches broderies. Au-dessusdu Christ triomphantdelà porte nord de la cathédrale deBordeaux, xine siècle, on remarquedeux angesen pied, tenant le soleilet la lune (fig. 6). Cette représenta-tion symbolique se trouve généra-lement employéedans les crucifie-ments(voy.CROIX , CRUCIFIX).Dans lacathédrale de Strasbourg, il existeun pilier, dit « pilier des Anges »,au sommet duquel sont placéesdesstatues dangessonnant de la trom-pette, Miie siècle (fig. 7). Cesangessont nimbés. Surlesamortissementsqui terminentlespignons gables jour deschapelles xrvesièclede ou à dulabsidede la cathédrale Paris,on voyait autrefoisune sériedanges dejouant de divers instruments de musique ; ce motif a été fréquemment 7"employé dans les églises xiveet xvesiècles. anges des Le* sontsouventthuriféraires; dans ce cas, ils sont placésà côté du Christ, de la. sainteVierge, et même quelquefoisà côté des saints martyrs, A la sainteChapelle, demi-tympans larcature bassesont décorés statues les de dedanges mi-corps, sortantdune nuéeet encensant martyrspeints à lesdansles quatrefeuilles de cesarcatures (iig. 8). Presquetoujours, de lamain gauche,ces angestiennent une navette.
  40. 40. [ ANIMAUX 1 - 20 - Laplupart maîtres des autels cathédrales principales des ou églisesde France étaientencore, il y a un siècle, entourésde colonnesdecuivre surmontées statuesdangeségalement métal,tenant les de deinstruments la passion desflambeaux de ou (voy.ALTEL). Lessommetsdesflèchesde bois, recouvertesde plomb, ou lextrémitédes croups- >li> comblesdes absides,étaient couronnésde figuresdanges cuivre ou deplomb, qui sonnaient la trompette,et, par de dela raaiiiciv dmit leurs ailes étaient disposées, servaient de girouettes. Ilexistait à Chartreset à la sainte Chapelle du Palais, avant les incendiesdes charpentes,des anges ainsi placés.Des angessonnant de la trom-pettesontquelquefois posés sommets pignons,commeà Notre- aux desD.iiur <lcParis; aux angles desclochers, comme à léglise de Saint-PèresousVézelay.A la basede la flèche de pierre de léglise de Semur enAuxois,quatre angestiennent desoutres,suivantle texte de lApoca- lypse(chap. vu) : « .... Je vis quatre anges qui se te- » liaient aux quatre coins de la terre, et qui retenaient « les quatre vents du monde.... » La flèche centrale de léglise de labbaye du Mont-Saint-Michel était cou- ronnée autrefois par une statue colossalede larchange siiut Michel terrassant le démon, qui se voyait de dix lieues en mer. Dans les constructions civiles, on a abusé des repré- sentationsdanges pendant les xvc et xvie siècles. On leur a fait porter des armoiries, des devises ; on en a fait des supports, des culs-de-lampe. Dans lintérieur de la clôture du chSur de la cathédrale dAlbi, quidate du commencement du xvie siècle, on voit, au-dessus des dossiersdesstalles, une suite dangestenant des phylactères(fig. 9). ANIMAUX, m. Saint Jean (Apocalypse, s. chap. iv et v) voit dans le cielentrouvert le trône de Dieu entouré de vingt-quatre vieillards vêtus derobes blanches,avec descouronnes dor sur leurs têtes, des harpes etdesvasesdor entre leurs mains; aux quatre anglesdu trône, sont quatreanimaux ayant chacun six ailes et couvert-, dyeux devant et derrière :le premier animal est semblable à un lion, le second à un veau, le troi-sième à un homme, le quatrième à un aigle. Cettevision mystérieusefut bien des fois reproduite par la sculpture et la peinture pendant lesxiie, xin% xrv* et xve siècles.Cependantelle ne le fut quavec des modi-fications importantes. On lit, dès les premiers sièclesdu christianisme,desquatreanimaux,la personnification quatreévangélistesle lion des :à saint Marc, le veau à saint Luc, lange (lhomme ailé) à saint Mathieu,laigleà saintJean;cependant Jean, écrivant Apocalypse, saint en sonne pouvaitsonger cettepersonnification. à Toutefois, lApocalypse étantconsidéréecommeune prophétie,ces quatre animaux sont devenus,vers vne le siècle, personnification le signe évangélistes. la ou des Pen-
  41. 41. - 21 - [ ANIMAUX]dant le xne siècle, la sculpture, déjà fort avancéecomme art, est eno.nvtoute symbolique ; le texte de saint Jean est assezexactementrendu. Auportail occidental de léglise de Moissac, voit représenté,sur le tym- onpan de la porte, le Christ sur un trône, entouré des quatre animauxnimbés tenant desphylactères,maisne possédantchacun que deux ailes,et dépourvusde ces yeux innombrables; au-dessousdu Christ, dans lelinteau, sont sculptés vingt-quatre vieillards.Au portail royal de la lescathédrale de Chartres(fig. l), on voit aussi leChrisl ^ntouré desquatre animaux seulement;les vingt-quatre vieillards sont disposésdansles voussures de la porte. Au portail extérieurde léglise de Vézelav, on retrouve, dans letympan de la porte centrale, les traces du Christsur son trône, entouré desquatre animaux etdesvingt-quatre vieillards placésen deux grou-pes de chaque côté du trône. Plus tard, auxme siècle,les quatre animaux noccupent plus"quedes places très-secondaires. sont posés Ilscomme au portail principal de Notre-DamedeParis, par exemple,sousles apôtres, aux quatreangles saillantset rentrants des deux ébrase- ments de la porte. Lordre observé dans lavision de saint Jean se perd, et les quatre ani-maux ne sont plus là que comme la personnifi-cation, admise par tous,desquatre évangélistes.On les retrouve aux angles destours, commeà la tour Saint-Jacquesla Boucherie de Paris(xvr siècle); dans les angles laissés par lesencadrements qui circonscrivent les rosés,dans les tympansdespignons,surles contre-fortsdesfaçades, danslesclefs de voûtes, et mémo dans les chapiteaux des piliers de chSurs.

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