Le progressiste n° 2108

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Le progressiste n° 2108

  1. 1. 1 euro Le Progressiste Mercredi 25 novembre 2009 - N° 2108 La chance de la Martinique c’est le travail des Martiniquais Hebdomadaire du PPM - Fondateur : Aimé Césaire Le 10 janvier, le PPM dit NON ! le 24 janvier, OUI !AU SOMMAIRE"Les deux questions auxquelles nous devons répondre"(voir p2)L’imposture néo-autonomiste (suite pp.3 et 8)Quatre questions au député Letchimy (pp.5 à 7)Le semi-marathon et le sport à la Ville (pp.9 à 11) LE 10 (DIX) JANVIER, NON À LARTICLE « 74 » !!!
  2. 2. ÉDITORIAL Questions officielles des 10 et 24 janvier 2010Le Parti Progressiste Martiniquais a toujours fait sien le combat pour la dignité et la responsabilité du Peu-ple Martiniquais dans le cadre de la République Française. Aujourd’hui plus que jamais il milite active-ment en tenant dans un cycle de réunions, des débats francs et honnêtes avec les Martiniquais dans toutesles communes du pays. Contrairement à ce qui est dit ici et là par ceux là même qui cherchent à imposerau Peuple un statut dont personne à ce jour ne connait le contenu, les Martiniquais doivent se rendre auxurnes le 10 janvier, car seul un vote « NON » majoritaire le 10 janvier permettra la consultation du 24 etdonc la mise en place de la collectivité unique que nous appelons tous de nos vœux. Ne pas voter le 10et attendre le 24 janvier pour choisir serait une erreur. Le décret publié ci dessus est clair : « Si les électeursde la Martinique ont répondu « non » à la question mentionnée à l’article 1er, ils seront de nouveauconsultés le 24 janvier 2010. ». unique le 24 janvier. La chose est dite, il faut voter NON le 10 janvier àl’article 74 pour permettre la mise en place de la collectivité unique. JORF n°0268 du 19 novembre 2009 page 19953 texte n° 4 DECRET Décret n° 2009-1406 du 17 novembre 2009 relatif à la consultation des électeurs de la Martinique en application des articles 72-4 et 73 de la Constitution NOR: PREX0923346DLe Président de la République, tion mentionnée à lʼarticle 1er, ils Fait à Paris, le 17 novembreSur proposition du Gouverne- seront de nouveau consultés le 2009.ment, 24 janvier 2010.Vu la Constitution, notamment Ils auront à répondre par « oui » Par le Président de la Répu-ses articles 72-4, 73 et 74 ; ou par « non » à la question sui- blique :Vu le code électoral ; vante : Nicolas SarkozyAprès avis du Conseil dʼEtat, « Approuvez-vous la création enDécrète : Martinique dʼune collectivité Le Premier ministre : unique exerçant les compé- François FillonArticle 1 tences dévolues au départementLes électeurs de la Martinique et à la région tout en demeurant Le ministre de lʼintérieur, de lʼou-seront consultés le 10 janvier régie par lʼarticle 73 de la Consti- tre-mer et des collectivités terri-2010. tution ? » toriales :Ils auront à répondre par « oui » Brice Hortefeuxou par « non » à la question sui- Article 3vante : Le Premier ministre, le ministre La ministre auprès du ministre« Approuvez-vous la transforma- de lʼintérieur, de lʼoutre-mer et de lʼintérieur, de lʼoutre-mer ettion de la Martinique en une col- des collectivités territoriales et la des collectivités territoriales,lectivité dʼoutre-mer régie par ministre auprès du ministre de chargée de lʼoutre-mer,lʼarticle 74 de la Constitution, lʼintérieur, de lʼoutre-mer et des Marie-Luce Pencharddotée dʼune organisation particu- collectivités territoriales, chargéelière tenant compte de ses inté- de lʼoutre-mer, sont responsa-rêts propres au sein de la bles, chacun en ce qui leRépublique ? » concerne, de lʼapplication du présent décret, qui sera publiéArticle 2 au Journal officiel de la Répu-Si les électeurs de la Martinique blique française.ont répondu « non » à la ques- Le Progressiste - Page 2 - Mercredi 25 novembre 2009
  3. 3. POLITIQUE L’IMPOSTURE NÉO-AUTONOMISTE LE NÉO-CÉSAIRO-SARKOZISME (suite) la fréquence élevée du rappel de avec la différence des droits. son appartenance au petit Comment peut-on prendre au monde frelaté de la créolopalie sérieux des gens qui font sem- et de la kréyolade réunies. blant de croire quʼil y a ne serait- Mais venons-en aux choses sé- ce quʼune ressemblance même rieuses. De quoi sʼagit-il donc très vague entre lʼautonomie dans ce tintamarre médiatique telle que la concevait Césaire et autour des articles 73 et 74 de la telle que la comprennent les constitution française ? Appa- faux césairistes du nouvel auto- remment, il sʼagit dʼy trouver le nomisme ? plus court chemin vers lʼautono- Le comble mais pas le pire Edouard DELÉPINE mie. Mais ce nʼest pas le comble ni le Et si ce chemin ne se trouvait pire. Le comble et le pire dans... ni dans l’un ni dans l’autre ? tout cela cʼest la référence si- La seule vraie nouveauté multanée à Césaire pour justifier Faudrait-il renoncer à lʼy trouver leur conception de lʼautonomieJʼai en machine ou en version ou trouver le moyen de lʼy faire et à Sarkozy pour en garantirpapier une bonne trentaine de entrer ? Le PPM propose depuis lʼinnocuité.discours de Claude Lise. Jʼy ai un peu plus dʼun demi-siècle de Personne avant eux nʼavaitretrouvé parfois une citation la- modifier la constitution pour pensé à un apparentement aussitine. Elle fait peut-être rougir le concilier la volonté des Martini- grotesque. Il fallait quʼil y eût unnouveau Lise qui doit avoir quais de faire eux-mêmes leurs commencement. Souhaitonshonte dʼavoir été un bon élève propres lois sur les affaires dʼin- que ce soit le commencementde latin. Je nʼai pas trouvé dans térêt local et leur désir de rester de la fin de lʼimposture néo-au-un peu plus de 20 discours, par- dans la République en gardant tonomiste des faux césairo-sar-courus rapidement il est vrai, les mêmes droits que les autres kozistes.une seule citation créole. Français. Autrement dit, le PartiJusquʼà cet historique dimanche Édouard de Lépine dʼAimé Césaire revendique la re-18 octobre où la seule véritable connaissance du droit à la diffé-nouveauté de son discours cʼest rence quʼil refuse de confondre UN INDÉPENDANTISTE DES LENDEMAINS D’ÉLECTION INTERVIEW DE MARIE-JEANNE À PARIS MATCH 3 SEPTEMBRE 1998Paris-Match : « Beaucoup d’analystes pensent que le vote Vos opposants affirment que vous seriez balayé ».indépendantiste est un vote protestataire, poujadiste, popu- A M-J.: Que les Français décident de faire un referendumliste. Quel est d’après vous le pourcentage de ceux qui ont tout de suite et ils verront.vraiment voté pour l’indépendance ? » P-M : Vous pensez vraiment que vous gagnerez ?Alfred Marie-Jeanne : « Tous ceux qui ont voté pour moi A. M-J. Nous remporterons ce referendum haut la main.sont pour l’indépendance. Or j’ai eu 65 % de voix dans lesud Martinique. Il n’y a pas d’autre manière de juger la dé- P-M : En êtes-vous si sûr ?mocratie que par le vote. On prend les armes ou l’on vote.Donc le vote démontre à un moment donné l’état de A. M-J : Nous l’emporterons haut la main. Le gouvernementconscience d’un pays. »… n’a qu’à dissoudre l’assemblée régionale et décider ce refe- rendum et vous verrez le score que nous obtiendrons. Je rap-P.M « Souhaitez-vous qu’un referendum soit organisé sur le pelle en passant que nous avons pratiquement le tiers destatut de la Martinique ? Si oui, quel pourcentage de Marti- l’assemblée : 13 sièges sur 41. Vous avez entendu ? Aucunniquais voterait pur l’indépendance aujourd’hui ? parti en France n’a ce pourcentage à lui tout seul. Le Progressiste - Page 3 - Mercredi 25 novembre 2009
  4. 4. TOURISME Tourisme en Martinique: les initiatives de Serge Letchimy Madame la Ministre, La position stratégique de cet aéro- Au cours des débats à lʼAssemblée port se prête en effet à une telle re- nationale sur la mission Outre-mer du définition. Tout dʼabord, la part de PLF 2010, nous avons évoqué en- lʼaéroport Roissy - Charles de Gaulle semble la question du tourisme aux dans le trafic aérien en Europe est Antilles, à travers lʼamendement n°16 devenue prépondérante avec 60 mil- que jʼai déposé à cet effet. Le tou- lions de passagers contre 26 millions risme aux Antilles connaît, nous le pour Orly. Par ailleurs, Roissy – savons, une situation suffisamment Charles de Gaulle est le seul aéro- grave pour que notre mobilisation soit port bénéficiant dʼune gare TGV. la plus rapide et la plus efficace pos- sible. Ainsi que je le rappelais dans Pour les Antilles, cela lui confère lʼhémicycle, la situation de ce secteur une importance capitale, compte tend à sʼaggraver : en Martinique par tenu non seulement de lʼévolution Serge Letchimy des modes de déplacement in- exemple, le taux de remplissage des hôtels est passé de 41% en 2008 à ternes (+ 61% dʼaugmentation duAprès de fructueux débats à lʼas- 37% en 2009 ; le chiffre dʼaffaire glo- trafic TGV, le nombre de voya-semblée Nationale Serge Letchimy bal a diminué de 12% ; les dettes so- geurs étant passé de 79 millionsa présenté un amendement sur le ciales et fiscales se situent entre 13,7 en 2000 à 128 millions en 2008,tourisme qui avait pour but dʼap- millions dʼeuros et 17 millions dʼeuros alors que dans le même temps, leporter des réponses aux pro- ; le nombre de touristes est passé en trafic aérien intérieur a reculé deblèmes récurrents dont une des moins de 10 ans de près dʼ1 million à 13%) mais aussi du fait que 76%causes est imputée aux conditions 608 000 en 2008 ; le nombre de tou- des touristes qui viennent en Mar-dʼorganisation du transport aérien ristes de croisière est quant à lui tinique résident en province etet notamment le coût et les mérites passé de près de 500 000 à 87 000. sont donc contraints de « monterrespectifs des lieux métropolitains » sur Paris.de desserte. Il sʼagissait de recon- La relance de ce secteur clé pournaître la plus-value à une desserte Faire de lʼaéroport Roissy – Charles lʼavenir des Antilles nécessite no-établie à partir de lʼAéroport de Gaulle un hub touristique pour les tamment une modification impor-ROISSY-Charles de Gaulle. Cette Antilles pourra ainsi leur permettre de tante des stratégies dʼattractivitéquestion récurrente nʼa pas à ce bénéficier dʼune connexion directe qui le visent. Lʼamendement quejour trouvé réponse. Lʼamende- avec la clientèle française et plus lar- jʼai déposé visait, en ce sens, àment de Serge Letchimy a été re- gement européenne, et augmenter mener une étude sur lʼopportunitéjeté au motif quʼune solution de ce fait le nombre de touristes dans de faire bénéficier les Antilles de laexiste dans lʼarticle 74 de la LO- ces pays. situation de hub touristique deDEOM, qui renvoie à lʼélaboration lʼaéroport de Roissy – Charles dedʼun rapport. La Secrétaire dʼEtat Je considère quʼune implication Gaulle, de manière à ce que les dé-a tout de même été très sensibili- forte de lʼEtat pourrait permettre parts vers ces régions se fassentsée par lʼintervention, et cʼest en dʼatteindre cet objectif, capital depuis cet aéroport.ce sens que le Député Serge Let- selon moi pour la relance du sec-chimy lui a envoyé le courrier ci- Si cet amendement nʼa finalement teur touristique aux Antilles.dessous. pas été retenu par lʼAssemblée (à quelques voix près), jʼai noté avec sa- Restant bien entendu à votre dispo-Madame Marie-Luce PENCHARD sition pour toute réflexion en ce sens, tisfaction votre engagement à menerSecrétaire dʼEtat chargée de je vous prie dʼagréer, Madame la mi- une étude sur une question qui mel ʼ O u t r e - m e r nistre, mes meilleures salutations. paraît capitale.27, rue Oudinot75007 Paris Serge LetchimySerge LETCHIMY poursuit ses efforts en faveur du tourisme martiniquais au quotidien puisque ce dimanche 22 novembre, laville de Fort de France et son Office du Tourisme a seule pris en charge l’accueil des 1600 croisiéristes du paquebot faisantescale dans nos eaux.Avec un budget de 15000 €, la capitale a fait le nécessaire pour assurer l’accueil, l’animation de la ville sur le Malecon (avec unmarché local) et à l’espace Camille Darsières ainsi que l’ouverture d’une vingtaine de boutiques en centre ville. Un effort importantqui est amené à se renouveler chaque fois qu’un bateau sera attendu à quai un dimanche. C’est aussi par des animations et une priseen charge de qualité de nos visiteurs que nous redresserons l’image touristique du pays et que nous pourrons augmenter la fréquen-tation touristique. Gageons que la Capitale ne restera pas longtemps seule dans ce combat afin que ce type d’animation se multiplieet gagne en envergure. C’est la Martinique toute entière qui bénéficiera de retombées positives. Le Progressiste - Page 4 - Mercredi 25 novembre 2009
  5. 5. Interview de Serge LETCHIMY QUATRE QUESTIONS AU DEPUTE-MAIRE LETCHIMY POUR LE MAGAZINE OUTREmag. [LʼAssociation des Communes et Communautés dʼOutre-Mer a tenu son 18e congrès en Martinique du 9 au 13 novembre derniers. Pour lʼoccasion, son magazine « OUTREmag » a fait poser quatre questions préalables à Serge LETCHIMY]BIODIVERSITE : téristiques environnementales. des lois et règlements (alinéa 2),Après lʼamendement que vous avez Le second paragraphe de mondéfendu à lʼAssemblée Nationale, amendement est essentiel en ce dʼautre part de fixer elles-mêmesquel développement en attendez- sens que non seulement il reconnaît pour tenir compte de leur spécificitévous pour nos régions ? la possibilité dʼélargir les compé- les règles applicables sur leurs terri- tences de nos collectivités à un toires (alinéa 3). Les matières ex-LʼOutre mer occupe une place ex- cadre expérimental pour le déve- clues du champ de la délégation sontceptionnelle et privilégiée dans le pa- loppement durable incluant ainsi énumérées par lʼalinéa 4 de lʼarticletrimoine environnemental, non les trois piliers que sont le social, 73 ; cette exclusion ne porte pas surseulement de la France mais aussi lʼéconomique, lʼenvironnemental les questions environnementales.de lʼEurope. Cependant, les dépar- mais il autorise la domiciliation de Forts de lʼarticle 1er du grenelle detements, régions et collectivités la gouvernance de ce cadre à lʼenvironnement, il nous est permisdʼOutre-mer sont confrontés à deux lʼéchelle locale selon les disposi- de réunir au sein dʼune gouvernancedéfis majeurs qui menacent grave- locale adaptée lʼensemble des com-ment ce patrimoine : pétences qui devraient être dévo-dʼune part lʼexposition particulière lues aux régions, départements etdes populations dʼoutre-mer aux collectivités dʼoutremer dans unrisques naturels, cadre expérimental de développe-dʼautre part la forte vulnérabilité des ment durable conciliant :écosystèmes face aux bouleverse-ments climatiques annoncés. - La protection et la mise en valeurCes données doivent conduire à des de notre environnement (pilier envi-modifications importantes en ma- ronnemental)tière de conception du développe-ment afin de concilier les enjeux - Le développement économiqueenvironnementaux, sociaux et éco- (pilier économique)nomiques de lʼespace ultramarindans le cadre dʼune gouvernance - Le progrès social (pilier social)domiciliée au plus près du terrain. Cʼest donc une véritable opportunitéLʼamendement que jʼai défendu au- qui se présente pour lʼensemble desjourdʼhui inscrit au sein de lʼarticle 1er élus qui souhaitent apporter dede la loi Grenelle I, offre aux collecti- vraies réponses au développementvités et pays dʼOutre-mer de nou- durable de leur territoire dans unvelles perspectives de cadre de responsabilités élargies etdéveloppement en facilitant la réap- de maîtrise de leur destin collectif.propriation collective des enjeux tions de lʼarticle 73-3. Pour la Martinique, jʼy vois lʼopportu-du développement durable et des A ce stade de mon exposé, il me nité dʼavancer sereinement sur lerisques majeurs dans le cadre semble nécessaire de rappeler les chemin de lʼautonomie quʼa tracédʼune dynamique de responsabilité dispositions de lʼarticle 73 de la Aimé Césaire tout en maintenant lesusceptible dʼassocier la protec- Constitution. Ce dernier reconnaît socle de lʼégalité sociale et de la so-tion de lʼenvironnement au pro- expressément aux départements et lidarité si durement acquis.grès social et culturel. aux régions dʼoutre-mer la possibilité de faire lʼobjet de mesures dʼadapta- GOUVERNANCE :En effet, lʼarticle premier de la loi tion pour tenir compte de leurs « ca- Le thème de la « gouvernance » estgrenelle I précise : ractéristiques et contraintes à la mode ; doit-elle être globale ouLe premier paragraphe reconnaît particulières » en leur déléguant, sectorielle ?clairement lʼimportance de décliner pour ceux en font la demande et Ce nʼest pas tant le terme « gouver-des mesures propres à nos terri- sous réserve dʼune habilitation légis- nance » mais plutôt notre capacité àtoires compte tenu de lʼimportance lative: penser une gouvernance nouvellede notre biodiversité et de nos carac- dʼune part, le pouvoir dʼadaptation qui revient sur le devant de la scène Le Progressiste - Page 5 - Mercredi 25 novembre 2009
  6. 6. Interview de Serge LETCHIMY publique. Urgence écologique, de domicilier les compétences déci- nale. Dès 1990, la France sʼest fixérisques majeurs, réchauffement cli- sionnelles à lʼéchelle locale. Enfin, je pour objectif la meilleure insertionmatique, hémorragie sociale, autant conclurai en élargissant le débat à la des DFA dans leur environnementde crises qui nécessitent une re- question de la gouvernance écolo- régional. Si cet objectif sʼest traduitstructuration des politiques publiques gique. Sur le plan environnemental, par la création dʼun fonds interminis-au sein dʼun nouveau modèle de nous détenons de formidables atouts tériel caraïbes – Guyane, aucune dé-gouvernance capable de combler le avec 8% de la biodiversité mon- marche permettant aux DFA dedéficit environnemental, de solution- diale et 97% de lʼespace maritime participer aux actions de coopérationner la crise sociale et de donner un français lui-même évalué à plus de nʼa été mise ne place. Une fois denouveau souffle à lʼéconomie. 11 millions de km2. Nous possédons plus, nous en sommes réduits à êtreLa gouvernance ne doit pas être glo- 5 des 25 hotspots terrestres et 2 des spectateurs de notre devenir et nonbale ou sectorielle : elle doit être les 10 hotspots marins, points chauds acteurs. Par exemple, dans le cadredeux à fois ! Sectorielle car elle se où la diversité biologique est excep- de la participation des DAF à lʼAsso-doit de répondre de manière toujours tionnelle et menacée. 10 % des ré- ciation des Etats de la Caraïbes, laplus efficace aux demandes des ci- cifs coralliens mondiaux sont situées France y est présente en qualité detoyens sur des thématiques si di- dans outremer frnaçais. “ membre associé au titre de la Gua-verses et nombreuses quʼelles ne En Guyane, cʼest plus de 5210 es- deloupe, de la Guyane et de la Mar-peuvent toutes être listées : les mu- pèces de plantes supérieures parmi tinique “. Mais cʼest bien lʼEtattations climatiques, la valorisation de lesquelles plus de 1000 espèces de Français qui arrête les positions quenotre environnement, la mutation grands arbres et 300 orchidées, 180 sa délégation au sein de lʼAEC seraénergétique, la diversification de espèces endémiques répertoriées chargée de défendre. Bien sur, onnotre agriculture, les technologies parmi les 700 patrimoniales qui sont nous dira que ses positions sontnouvelles, la formation et lʼéducation, recensées. Ainsi, le nombre dʼes- fonction des paramètres relatifs auxla prise en main des séniors, la pèces dʼarbre dans un hectare de trois DFA, et que la plupart des ex-santé, lʼéconomie, la coopération, la forêt amazonienne est supérieure au perts sont choisis au sein de nos dé-culture, lʼidentité…Globale car aussi nombre total dʼespèces dʼarbres re- partements. Mais alors dans ce cas,variées que soient ces différentes censés dans lʼEurope continentale. si cʼest si vrai, pourquoi ne pas do-thématiques, elles sʼintègrent toutes Des espèces phares au niveau mon- micilier la compétence de coopéra-dans un référentiel global au sein du- dial sont abritées par la Guyane : tion sur les axes économiquesquel elles interagissent pour former cʼest par exemple le cas de la tortue notamment et environnementaux auune politique de développement co- Luth ou encore du caïman noir dont sein des DFA ?hérente. la Guyane abrite lʼune des dernièresTrop longtemps dans les pays et ter- populations viables de lʼAmazonie. Nous avons évoqué précédemmentritoires dʼoutremer, on a cherché à la question de subsidiarité qui im-émietter notre gouvernance locale La protection et la valorisation de nos plique de définir le niveau le plus per-en domiciliant certaines compé- richesses écologiques sont les clés tinent de décision pour lʼaction. Entences localement et dʼautres pas, de notre développement. Elles doi- matière de coopération, ce principesur la base, non pas de la vision dʼun vent guider notre schéma de gouver- ne sʼapplique pas et cʼest lʼEtat quidéveloppement efficient de nos terri- nance et nous permettre, dans un pilote et coordonne la coopérationtoires, mais dʼenjeux géostraté- esprit de responsabilité et de des DFA quel que soit le domainegiques et politiques. conscience collective, de faire face concerné. Malheureusement les in- aux enjeux du monde dʼaujourdʼhui térêts de lʼEtat hexagonal et ceuxCompte tenu des décisions im- et de demain. des populations locales et régionalesportantes que nous aurons à ne sont pas toujours convergents, ceprendre pour le devenir de nosterritoires, de nos enfants, la vraie COOPERATION : Quelles sont les qui ne facilite pas lʼintégration desquestion en matière de gouver- avancées en ce domaine ? La coo- DFA dans leur bassin. Considérésnance est la prise en compte du pération régionale doit-elle être dé- comme de simples spectateurs, lesprincipe de subsidiarité. veloppée au niveau Antilles-Guyane DFA sont souvent mis de côté sur la plutôt que par chaque D.F.A. ? scène régionale. Les territoires dé-Définir un cadre de développement pendants britanniques ou néerlan-durable pour nos collectivités adapté Lʼavenir de nos territoires ne peut se dais qui disposent de compétenceà nos réalités locales et régionales et faire en dehors de leur contexte ré- en matière économique et par rico-tenant compte de la liberté dʼexpres- gional. Il me semble donc nécessaire chet dʼune plus grande marge desion de nos sociétés civiles implique quʼune vraie politique de coopération manœuvre sont davantage perçus soit mise en œuvre à lʼéchelle régio- comme des partenaires potentiels Le Progressiste - Page 6 - Mercredi 25 novembre 2009
  7. 7. Interview de Serge LETCHIMY nous soient données les compé- deux heures, des déchets ména- tences économiques et environne- gers laissés à lʼabandon se retrou- mentales nous permettant dʼêtre des vent à la mer. Je nʼévoque même partenaires fiables pour les autres pas les déchets spéciaux potentiel- pays de la Caraïbe, des femmes et lement toxiques pour lʼenvironne- des hommes responsables, acteurs ment et souvent pour lʼHomme. de notre devenir. Quant aux décharges autorisées, elles lʼont été jusquʼen 2002 pour la DECHETS : plupart, avec quelques dérogations Quels sont leur problématique et leur pour certaines dʼentre elles. Mais ce impact aux Antilles ? Les déchette- temps est révolu et des solutions via- ries sont-elles la solution ? bles, respectueuses de lʼenvironne- ment doivent être mises en œuvre Le volume des déchets ménagers ne sans tarder.responsables que les DFA. cesse dʼaugmenter. En 2010, les ¾Le développement des DFA ne peut, Alors les déchetteries sont elles la des départements français auront dune pourra se faire sans une intégra- solution ? Je pense quʼil nʼy a pas mal à faire face au traitement detion plus forte au sein de leur bassin quʼune seule solution : il y a un en- leurs ordures. Et les Antilles nʼéchap-hydrographique. Cette intégration semble de solutions complémen- pent pas à cette réalité. Prenons lepasse par un renforcement de la taires qui doivent être mises en cas de la Martinique que je connaiscoopération sur les axes de dévelop- œuvre de façon concomitante pour bien pour avoir été président de lapement économique tels que le tou- avoir le maximum de dʼeffets. Communauté dʼAgglomération durisme, le transport mais aussi sur des centre de la Martinique en charge de Il me semble fondamental de réduireaxes de protection et de valorisation la production à sa source en lançant la compétence déchets pour les qua-des ressources environnementales des campagnes de sensibilisation tre communes quʼelle fédère.(biodiversité, granulats, gaz…) Un auprès de nos citoyens (modificationschéma de gouvernance qui ne do- Le panorama martiniquais est le sui- des modes de consommations, ra-micilierait pas des compétences vant : chats éco-responsables utilisation defortes en matière de coopération Sur le plan de la production des dé- produits recyclables, respect de sonéconomique ou environnementale, chets : aujourdʼhui, ce sont près de environnement).un schéma qui nʼapporterait pas de 780 kg de déchets ménagers quisolution claire et efficace en matière Parallèlement, il faut organiser les fi- sont produits par an et par habitant lières de collecte, former les citoyensde liaison aériennes intercaraïbes, dans le département soit 2,16 kg paren matière de formation linguistique au tri sélectif et mettre en place des jour et par habitant soit 2 fois plus unités de traitement et de valorisa-de nos enfants et dʼéchange culturel que la moyenne française de 1 kilo tion des déchets comme lʼunité decertes mais aussi économique , en par jour et par habitant. traitement et de valorisation de lamatière dʼéchange de nos res- Et les choses ne devraient pas aller CACEM.sources humaines serait étriqué. en sʼaméliorant puisque selon les Ayant une capacité de traitement deLe développement de nos DFA, données du Plan dʼElimination des 112 000 tonnes par an, elle possèdepasse par la valorisation de nos res- Déchets Ménagers Assimilés, dʼici à une unité de valorisation énergétiquesources environnementales et hu- 2015, la production des déchets de- produisant 4 à 5 % de la consomma-maines. La Caraïbe est un espace vrait augmenter de 9 à 22%. tion électrique de la Martinique avecformidable pour lʼépanouissement de Lʼune des conséquences directes de environ 9 000 tonnes équivalent-pé-nos enfants, encore faudrait-il, dans cette augmentation de déchets mé- trole économisées.leurs cursus scolaires et leur forma- nagers a conduit à lʼapparition de dé- Cette unité doit constituer lʼun destions, leur donner les moyens de charges sauvages illégales, ce qui maillons dʼun programme multi-fil-connaître cet espace qui est autant nʼest pas sans poser de sérieux dé- ières de la Martinique qui devra per-le leur que celui de la France hexa- gâts à lʼenvironnement en particulier mettre de concilier progrès industrielgonale. lorsquʼon sait que la mer est le ré- et progrès environnemental.Bien sur, les compétences en ma- ceptacle ultime de tous nos déchets.tière de défense militaire sont du res- En effet, la topographie de nos dé-sort de lʼEtat mais nous ne pouvons partements favorise un écoulementenvisager sérieusement un dévelop- rapide des cours dʼeau vers la mer.pement de nos territoires sans que Lors de fortes pluies, en moins de Le Progressiste - Page 7 - Mercredi 25 novembre 2009
  8. 8. COMMUNIQUÉ COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’ ASSOCIATION TALENTS’DICAPS fin de soutenir et de promouvoir les talents et les com- nous avons découvert comme une gifle, que les impératifsA pétences des personnes handicapées, lʼassociation TALENTS DICAPS et le groupe MALAVOI ont colla-boré pour la parution dʼun single de la chanson de lʼassocia- de lʼassociation, bien que conforme aux demandes du Conseil Général, avaient été jetés aux ordures. en effet, nous apprenions au journal du soir (17/11/09), quetion intitulée « A chacun son talent » écrite et composée par les bénéfices seraient reversés à une association avec quiChristian FOUGERON, ex leader du groupe Raft dans les nous nʼavions aucune relation de près ou de loin : la Coor-années 80. dination des associations de personnes handicapées dePar le biais dʼune donation effectuée par lʼauteur de la chan- Martinique.son, lʼassociation TalentsʼDicaps en est seule et unique bé- Nous ne savons pas si ce sont des méthodes de fonctionne-néficiaire et la seule habilitée à décider de lʼusage des fonds ment courantes aux Antilles, mais en Alsace, cela sʼappellerécoltés. Les efforts du groupe Malavoi pour arriver à sortir de lʼabus de confiance et du détournement de fonds etle single de la chanson avait abouti très récemment à une de projet. Une fois de plus, lʼassociation TalentsʼDicaps rap-proposition de parrainage par le Conseil Général de Marti- pelle quʼen sus dʼêtre propriétaire des droits liés à la chan-nique. Celui ci avait tout logiquement demandé, de part son son, elle est par ailleurs soumise aux règles de donation fixéimplication financière, quʼune part des recettes soit reversée par lʼauteur lui-même, ne lui permettant pas dʼaccepter ceà des personnes handicapées de Martinique, ce que Ta- type de procédé. Nous nʼavons pas lʼhabitude de nous voirlentsʼDicaps avait accepté. imposer arbitrairement une association bénéficiaire enPour une parfaite transparence de lʼusage des fonds liés dépit de la législation, alors que nous avions déjà des par-à la vente du single, le cd serait exclusivement vendu au- tenaires associatifs clairement identifiés pour le projet.près de disquaires agréés par la SACEM (ex Librairie Antil- La plupart des membres responsables de TalentsʼDicapslaise). Par ailleurs, il avait été demandé à TalentsʼDicaps, eux-mêmes handicapés, se sont sentis trahis par cette dé-dans un discours de remerciements, lors du show case de cision injuste et inattendue de la part du Conseil Général deMalavoi le 17 novembre, de présenter un projet dʼutilisation Martinique. Ce qui nous amène à nous interroger sur lades fonds récoltés, à destination des personnes handica- façon dont sont traités les choix de vie sociale et profession-pées de Martinique. nelle des personnes handicapées de Martinique. LaCelui-ci, intitulé « PRIX HANDITUDE », serait destiné à la confiance étant rompue, TalentsʼDicaps a pris la décision depersonne handicapée porteuse dʼun projet personnel ne plus poursuivre le projet « HANDITUDE » avec le Conseilpour son avenir qui lui permettrait dʼexprimer pleine- Général, et trouvera dʼautres moyens légaux dʼassurer lament ses talents. sortie du single de la chanson de lʼassociation (version Ma- lavoi) afin, que les bénéfices reviennent directement à desLa sélection aurait été faite par TalentsʼDicaps et ses parte- personnes handicapées méritantes.naires associatifs de Martinique. Or, plusieurs surprisesconsécutives sont apparues :le discours de lʼassociation TalentsʼDicaps ne pouvait plus Association TALENTS DICAPSêtre lu et les partenaires associatifs de notre projet se sont www.talentsdicaps.org talents.dicaps@gmail.comvus interdire de le lire, car jugé « trop long » Vous souhaitez adhérer au Parti Progressiste Martiniquais ? 1. Téléchargez le bulletin d’adhésion : http://www.ppm-martinique.fr/wp-content/uploads/2009/09/Bulletin-dadhésion-2006.pdf 2. Complétez-le 3. Renvoyez-le à : PPM – Ancien réservoir de Trénelle – 97200 Fort-de-France ou par Mail à contact@ppm-martinique.fr Visitez le site du PPM :http://www.ppm-martinique.fr COMITÉ DE RÉDACTION : Appel du « Progressiste » aux Militants, aux sympathisants, à tous les Démocrates qui lui ont toujours fait confiance. Daniel COMPERE « Le Progressiste », organe du Parti Progressiste Martiniquais, a besoin de l’aide Jeannie DARSIERES matérielle, intellectuelle de tous les militants, démocrates et sympathisants. Nous Didier LAGUERRE les remercions d’envoyer leurs dons (à l’ordre du PPM), leurs articles et leurs sug- Laurence LEBEAU gestions au siège du PPM : Daniel RENAY - Ancien Réservoir de Trénelle - Fort-de-France. Serge SOUFFLEUR Directeur de la Publication : Daniel COMPERE Victor TISSERAND 18, Allée des Perruches - Rte de l’Union - 97200 Fort-de-France Téléléphone du siège du PPM : 0596 71 88 01 Site Internet : www.ppm-martinique.fr Email : d.compere@ool.fr N° de CPPAP : 0511 P 11495 Le Progressiste - Page 8 - Mercredi 25 novembre 2009
  9. 9. DOSSIER e sport est une des compo- ment sa mission : Sports sous la responsabilité duL santes de la culture, surtout et essentiellement parce que service Gestion des Equipements « Le sport est une réalité dʼau- qui en assure lʼentretien, la plani-cʼest une création humaine. Il doit jourdʼhui avec une longue his- fication et la mise à disposition. Laêtre, dans son essence, liberté. toire. Pour être de son siècle, il Villes est divisée en 7 circonscrip-Cʼest un loisir émancipateur, un doit coller à celui-ci, lʼépouser, tions sportives qui regroupent lestemps où lʼindividu récupère se évoluer pour lui ressembler. La quartiers. 41 clubs sportifs, 30forge un autre moi, sʼenrichit et se Municipalité a intégré tous les as- clubs de loisirs, 19 écoles pri-libère un peu plus. En stimulant pects du sport pour mieux lʼadap- maires, 5 collèges + UNSS, 3 ly-lʼesprit dʼéquipe et en dévelop- ter à la réalité socioculturelle de cées utilisent ces équipements,pant la goût de lʼeffort et de lʼému- sa population, quʼil sʼagisse du au rythme de 19 manifestationslation, le sport prépare aux sport à lʼécole par le biais de mensuelles de janvier à juin et 5responsabilités sociales. Il est fait lʼEMAPS, chez les seniors, en en- de juillet à décembre, soutenuesaussi du respect de lʼautre. treprise, du sport de masse et du par la Ville.Pour parler de la politique sportive sport de haut niveau. Evoluerde la Ville de Fort-de-France, Le dans le temps, être au goût du Lʼoffre dʼéquipements par disci-Progressiste a rencontré Ray- jour en intégrant de nouvelles dis- pline, mis à disposition des clubsmond REMISSE, ancien athlète, ciplines sportives (skate-board, et associations, cʼest 1 stade depolicier en retraite, conseiller mu- roller, ski nautique), donner place football, 12 terrains de foot, 6 ter-nicipal, président de la commis- aux sports alternatifs et urbains et rains de mini-foot, 3terrains desion Sports, président de la Ligue surtout mettre le sport dans sa basket, 7 plateaux sportifs, 2dʼAthlétisme de 1986 à 2008, pré- pratique à la portée de tous, dans gymnases, 13 salles de judo, 5 desident de la commission interré- les quartiers notamment. karaté, 4 dʼaïkido, 7 de boxe, 3 degionale de courses en stade, Fort-de-France, ce sont 87 équi- kingfi wushu, 2 de viet vo dao, 8président de lʼASC Police. Ecou- pements sportifs et de loisirs qui pistes dʼathlétisme, 5 salles detons ce passionné qui vit intensé- sont gérés par la Direction des gymnastique, 19 salles de danse, Le Progressiste - Page 9 - Mercredi 25 novembre 2009
  10. 10. DOSSIER 20 terrains de pétanque, 4 dynamique de quartier. Mettre en natifs et urbains (roller, skate,clubs de plongée, 1 club de voile, place des agents de développe- vélo, VTT). Les sports nautiques,3 clubs de scooter des mers, 1 ment territorial dans les circons- aquatiques et le tourisme, en ini-club dʼaviron, 2clubs de canoë criptions retenues. Plusieurs axes tiant un véritable développementkayak, 1club de yoles rondes, 2 sont visés : le sport-santé pour du nautisme, en rendant attractifde natation, 5 de motocyclisme, 2 prévenir certaines pathologies le front de mer, en faisant le liende karting… dans une liste qui comme lʼobésité, lʼhypertension, entre terre et mer, en obtenant lenʼest pas exhaustive. le cholestérol, le diabète par la label « France Station Nautique ». promotion des activités physiques Le sport au féminin : faciliter auxEn termes de subventions, dans en faveur des enfants de 6 à 12 femmes lʼaccès à une pratique ré-une conjoncture de restriction ans ; lʼorganisation dʼactivités de gulière de lʼAPS en assurant aubudgétaire dont la Ville nʼest pas pleine nature : parcours du cœur, même moment le suivi scolaireépargnée, le sport à Fort-de- randonnées pédestres, défis de leurs enfants. Promouvoir desFrance, cʼest 60.570 euros pour communes, pistes cyclables, évènements à la hauteur des am-les sports indivi- bitions de la Ville : fou-duels, 58.557 pour lées foyalaises, crossles sports collectifs, des écoles.97.200 pour les SOUTENIR : Par unsports nautiques. partenariat fort et res-Equiper, animer, ponsable basé sur dessoutenir, communi- objectifs communs.quer sont les quatre COMMUNIQUER : Lapriorités autour des- Ville se donne pour ob-quelles sʼarticule la jectif de mieux maîtri-politique de la ville. ser son image àEQUIPER : Mettre travers les différentesaux normes les manifestations organi-équipements. Réno- sées sur son territoire.ver et construire de NOHILE, PATINY,nouvelles structures : une piscine voies vertes (Montgérald, Morne GRUDA, CILLA : Des noms demunicipale, un parc de jeux type Dillon, Trénelle) ; lʼinitiation des sportifs de grand talent que la« accro-branches », des plateaux personnes âgées à la natation ; le Ville sʼhonore de compter parmisportifs couverts répartis de ma- sport-loisir (VTT, accro branches, ses employés, partenaires, colla-nière équilibrée, des terrains de pique-niques sportifs autour de borateurs. Ils sont à leur manièrebeach-soccer, une rampe de tournois de foot, tir, pétanque) ; le lʼimage de la bonne santé duglisse amovible ; mettre à lʼétude sport-insertion comme outil de re- sport à Fort-de-France et en Mar-un bassin de mer, réhabiliter « La socialisation sur la base de tinique. Athlètes valeureux, cha-Gourmette » pour la pratique du contrats dʼobjectifs. leureux, ils sont lʼimage quisport équestre. renvoie à lʼexemple. Le sport Ajoutons le sport de haut niveau, dans la Ville Capitale se veutANIMER : ouvrir les plateaux pour favoriser lʼaccueil dans un transparent et lisible ; il nʼa poursportifs scolaires pendant les va- centre international de séjour, or- unique objectif que de se mettrecances, redonner un rôle et une ganiser des rencontres entre pro- à la disposition de la populationcohérence à lʼanimation locale, fessionnels et foyalaise et des Martiniquais.affiner la synergie entre le club, semi-professionnels, créer unlʼEMAPS et lʼéquipement, inciter évènement de niveau internatio- Raymond REMISSE avecles associations à initier jeunes nal, soutenir les sportifs partici- Serge SOUFFLEURdes quartiers à la fréquentation pant à des stages ou desrégulière des équipements mis à compétitions à lʼextérieur ; mettreleur disposition et à se fédérer au- en place une stratégie en faveurtour dʼactions mettant en avant la du sport dʼélite. Les sports alter- Le Progressiste - Page 10 - Mercredi 25 novembre 2009
  11. 11. RASSEMBLEMENTLe Progressiste - Page 11 - Mercredi 25 novembre 2009
  12. 12. CARTON ROUGE Nous avons reçu ce « Carton Rouge » TONTONS MACOUTES AU POUVOIR ls nous traitent de questions ne sont pas « potables » ! I « peuristes », dʼ « apo- das », de couillons, quoi ! Le roi de Plateau- Dictature : Lors du rassemblement du Lamentin, Roy a même dit récem- lʼun de vous a tenté de faire pression sur une jour- ment quʼil ne pouvait pas naliste en lui demandant d grossir les chiffres du faire « sortir le sang dʼune nombre de participants. roche ». Bref, tous ceux qui sont contre Dictature enfin, quand dans les résolutions duleur démarche de « soixantequatorzistes », ils les Congrès vous annoncez fièrement que vous allezméprisent ! mettre en place un organisme de contrôle des me-Mais, messieurs, avez-vous pensé une seconde dias locaux !que même si nous sommes pour le « 74 », nous Tout le monde sait que quand on veut instaurerne voulons pas de vous pour nous conduire dans une dictature, on commence par contrôler lacette démarche ? Tout dans votre attitude, vos presse (et ce ne sont que quelques exemples !)comportements, est significatif de votre tendanceau macoutisme. Et pour couronner le tout, vous vous permettez deOui, messieurs, vous qui êtes lancer à la face de la populationmajoritaires au Conseil Ré- martiniquaise que vous vous re-gional, on sait que vous êtes tirez de la présidence de la Ré-en embuscade ! Des dicta- gion si le « 74 » ne passe pas !teurs qui attendent lʼheure H, Ce ne sont pas des méthodesle jour J, le moment M, pour de dictateur, ça ? Et cʼest danspouvoir sʼexprimer sans rete- cette vois que vous compteznue. A plusieurs reprises, nous entraîner ?nous avons pu lʼobserver : MERCI, MESSIEURS ! Oui, jʼaiDictature à lʼIRAV (lʼInstitut peur ! Pas du « 74 », pas duRégional dʼArts Visuels), où changement de statut, mais delʼun dʼentre vous a écrasé vous, des méthodes de tousavec le plus grand mépris le ceux qui vous entourent, desdirecteur, un compatriote méthodes MACOUTISTES !comme lui, parce que celui-ci Vous nʼy êtes pas encore, maisa tenté de sʼopposer à lui. plus le jour J approche, plus vous vous lâchez ! Le naturel re-Dictature en plénière : quand un maire a tenté de vient au galop, dit-on.faire une réflexion, vous lui avez rappelé ce quevous avez fait pour sa commune et signifié par là- Messieurs, vous nʼavez réussi quʼà monter lesmême quʼil fallait quʼil sʼécrase. Depuis, il a perdu Martiniquais les uns contre les autres ! Diviserla parole en plénière. pour mieux régner, vous dis-je ! Ca aussi, cʼest une méthode de Tontons Macoutes.Dictature face aux journalistes : quand à lʼocca- Oui, jʼai peur ! Car au lieu de rassembler les Mar-sion dʼune rentrée de votre parti, vous avez dit : tiniquais autour dʼun projet commun, vous les imp. TONIPRINT 0596 57 37 37« Nous allons mettre la presse au diapason, nous avez divisés. Alors, en cas de victoire du « 74 »,allons lui donner une formation ». Récemment en- quʼest-ce qui nous attend ? Une Martinique divi-core, vous avez récidivé en disant lors dʼune sée et il nʼy aura que la dictature pour vous faireconférence de presse de ne pas vous « poser (de) entendre. Vous aurez alors réalisé vos rêves dʼin-questions idiotes ». Ou encore lorsque, dans une dépendantistes, sans être dans un pays indépen-émission radio, vous dîtes au journaliste que ses dant ! BRAVO ! Le Progressiste - Page 12 - Mercredi 25 novembre 2009

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