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© Copyright, Charles-Albert Ramsay, 2010
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  1. 1. 23 novembre 2010 [L’ÉCONOMIE SELON ALBERT] © Copyright, Charles-Albert Ramsay, 2010 Le iPad peut sauver la presse écrite et la théorie économique peut nous expliquer comment  La clé : passer d’un bien public à un « bien de club » payant par Charles-Albert Ramsay L’industrie du journalisme vit des jours tumultueux car elle a perdu son « modèle d’affaires » traditionnel. L’internet permet de tout lire gratuitement, alors pourquoi payer? Cette ritournelle ne cesse d’hanter les dirigeants de journaux du Québec et de partout sur la planète. Plusieurs d’entre eux ont perdu leurs emplois dans la dernière année et ceux qui restent en poste s’arrachent les cheveux pour trouver des solutions à ce problème. Ma réponse? La tablette iPad et un peu de théorie économique. Ce que vit l’industrie de l’information – surtout imprimée – c’est un échec de marché. Et bien que plusieurs économistes refusent de l’admettre, les marchés ne sont pas parfaits. Un échec de marché est une situation où le marché n’arrive pas à satisfaire une demande pour un bien ou un service, ou encore
  2. 2. 23 novembre 2010 [L’ÉCONOMIE SELON ALBERT] © Copyright, Charles-Albert Ramsay, 2010 qu’il n’arrive pas à gérer une ressource de façon durable. Deux facteurs en sont responsables : 1) l’impossibilité d’exclure les resquilleurs, ces consommateurs qui n’ont pas payé, et 2) le fait que le produit ne disparaît pas après une première consommation.1 Consommation rivale Consommation non-rivale Client exclusif Bien privé (prix marginal, concurrence élevée) Bien de club (prix moyen, monopole, oligopole) Client non- exclusif Ressource commune (échec de marché, surconsommation) Bien public (échec de marché total sans production par l’État) Dans le cas des journaux, ces deux facteurs ont toujours existé d’une façon ou d’une autre. On a toujours pu lire la copie du journal d’un collègue de bureau, lorsqu’il en avait terminé la 1 Voir le tableau en annexe. En anglais, ces facteurs sont connus sous le vocable anglais excludability et rivalry.
  3. 3. 23 novembre 2010 [L’ÉCONOMIE SELON ALBERT] © Copyright, Charles-Albert Ramsay, 2010 lecture, bien sûr. Et un article de nouvelles ne disparaît pas de la page de papier, une fois qu’il est lu. Bon, peut-être pour James Bond, mais pas le commun des mortels. Ceci dit, les éditeurs avaient réussi à défier cette « loi de la gravité » économique en créant un produit de masse, auquel on peut s’abonner à peu de frais, et qui rassemble un très grand nombre de contenus de sorte que tous y trouvent leur compte. Ce principe du « bundle », repris dans les années 1990 par les suites logicielles de Microsoft, a été un vif succès pendant au moins un siècle. À l’unité, on ne vendra jamais des articles de nouvelles. Mais mis en commun, visant le plus grand nombre, à bas prix, avec des publicités, il y a là un modèle soutenable. 2 Jusqu’à ce qu’Internet arrive. À cause du web, les éditeurs ne sont même plus capables d’exiger quelques sous pour un abonnement. Les « murs » érigés pour protéger le contenu payant ont des résultats mitigés. La presse financière a réussi la transition, mais ce n’est pas vrai pour tous. Par ailleurs, certains éditeurs y vont d’un effort adouci pour tenter 2 Pour la plupart des « biens de club », les économies d’échelle sont importantes et la nature de la bête tend vers le monopole ou l’oligopole. Ceci permet de réduire le prix moyen et donne vie au modèle d’affaires.
  4. 4. 23 novembre 2010 [L’ÉCONOMIE SELON ALBERT] © Copyright, Charles-Albert Ramsay, 2010 de différencier leurs clients réguliers des internautes occasionnels. C’est ce qu’on appelle le metered content.3 Bref, dans le passé, le journalisme était un bien exclusif et non- rival. En anglais, c’est la catégorie des club goods. On peut exiger un paiement, mais comme le produit ne disparaît pas au cours de la journée, il y a un risque que d’autres le consomment sans payer. Ce sont des resquilleurs. Par ailleurs, on n’arrive pas à exiger le prix de remplacement du produit. Du coup, le prix n’est pas un prix marginal, mais un prix moyen. Ce n’est pas la fin du monde. C’est le même scénario pour plusieurs services, comme la câblodistribution, les terrains de golf et les salles de cinéma. Les journaux doivent redevenir des « biens de club » Le problème, c’est qu’aujourd’hui le journalisme est un bien à la fois non-exclusif et non-rival. On ne peut plus exiger de paiement. Nous sommes tous resquilleurs. Du coup, il n’y a pas de revenus. Il y a échec de marché. 3 Pour une critique de ce modèle de rémunération : (http://eatsleeppublish.com/metered-content/)
  5. 5. 23 novembre 2010 [L’ÉCONOMIE SELON ALBERT] © Copyright, Charles-Albert Ramsay, 2010 Lorsque ce type de produit est considéré comme étant suffisamment important pour la société, on l’appelle bien public. Il y a donc ici un argument en faveur d’une intervention gouvernementale. L’État doit produire ce bien ou ce service, comme l’éducation publique ou la santé universelle, sinon le marché ne le fera pas du tout. On a déjà la SRC, le public sent-il le besoin d’un quotidien d’État? Je crois que poser la question c’est y répondre. Tout ça pour dire que la seule façon de faire de l’argent avec les nouvelles, c’est de trouver le moyen d’exclure les clients qui ne paient pas. Ça semble évident. Mais pour l’instant, c’est très difficile de faire ceci sur le web. Par contre, l’iPad offre cette possibilité. Les contenus peuvent être modelés exclusivement pour cette tablette, et rendus exclusifs au client. C’est pas plus compliqué que ça. L’exclusivité de la clientèle, c’est la différence entre la désuétude et le profit. Évidemment, le modèle proposé récemment par Rupert Murdoch suscite plus que de la curiosité. Si les rumeurs sont véridiques, le Daily de News Corp. sera lancé au prix de 99 cents la semaine. S’il réussit à attirer un demi-million d’abonnés, la table sera mise
  6. 6. 23 novembre 2010 [L’ÉCONOMIE SELON ALBERT] © Copyright, Charles-Albert Ramsay, 2010 pour un renouveau d’optimisme dans les salles de presse de la planète. Ce n’est pas trop demander car croyez-moi, ce n’est pas jojo de nos jours dans les rédactions.

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