Theme les-conflits-sociaux-2010-2011

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    1. 1. Thème - Les conflits sociaux Chapitre - Conflits et mobilisati
    2. 2. Partie 1 – La conflictualité et ses acteurs dans les sociétés industrielles
    3. 3. I – L’analyse marxiste des conflits . .
    4. 4. LE MARXISME: toute évolution politique et sociale dépend de l’évolution économique. Alfred Krupp 1870 Punch. 1843. Capital/travail Karl Marx 1818-1883 MARX constate, vers le milieu du XIXe siècle, Le creusement des écarts entre deux classes: Henri Schneider la bourgeoisie monopole de la propriété des moyens de production. →classe exploiteuse → accumule le capital →remplace l’homme par la machine →est à l’origine d’une constitution d’une armée industrielle de réserve →qui assure une exploitation toujours plus poussée Les ouvriers ou prolétaires: Il les explique par la plus-value que réalisent →à l’origine constituent une les propriétaires sur la seule vraie richesse: classe en soi (une classe la force de travail de leurs salariés. Lutte des classes Révolution Inéluctable, prise en charge par un parti au nom du prolétariat Dictature du prolétariat pour parvenir à une société communiste sans classes non mobilisée) →qui subit une exploitation croissante →donc elle entre en lutte contre la bourgeoisie →elle développe une conscience de classe pour soi →les luttes se multiplient une contre culture se développe →et des partis et syndicats sont créés
    5. 5. Conclusion Donc selon Marx : 1- l’existence des classes n’est liée qu’à des phases historiques déterminées du développement de la production 2- la lutte des classes mène nécessairement à la dictature du prolétariat 3- cette dictature ne représente qu’une transition vers l’abolition de toutes les classes et vers une société sans classe. (1852)
    6. 6. II – Syndicalisation et conflits dans les sociétés industrielles Quelques années après la guerre, en 1949, plus d’un salarié sur quatre était syndiqué. Le syndicalisme, à dominante ouvrière, regroupait alors plus de trois millions d’adhérents. La France n’a certes jamais été un pays de syndicalisme de masse : pour des raisons qui tiennent à l’histoire plus lente de son industrialisation et à l’émergence d’une classe ouvrière moins urbanisée, elle n’a pas connu les grandes concentrations ouvrières de l’Angleterre et de l’Allemagne du XIXe siècle ; par ailleurs, elle n’a pas opté pour un syndicalisme de service comme en Europe du Nord. Toutefois, les organisations syndicales ont longtemps pu se prévaloir d’une base militante étendue dans les entreprises et les administrations. Evolution du taux de syndicalisation entre 1945 et 1975 en France Source : La transformation du paysage syndical depuis 1945 ;Thomas Amossé, Maria-Teresa Pignoni
    7. 7. III- Explication On peut représenter horizontalement l’intensité des inégalités et verticalement celle des identités collectives, c’est-àdire de la conscience de classe. Source : Diapos 7 à 14: Présentation réalisée par Pascal Binet à partir de la conclusion de l’article de Louis Chauvel “Le retour des classes sociales”,Revue de l’OFCE n°79,Octobre 2001
    8. 8. + La situation de classes en lutte (1) est conflictuelle et confronte au risque d’une conflagration sociale, Conscience de classe _ _ Inégalités +
    9. 9. + sauf à trouver une autre issue négociée avec la diminution des inégalités économiques (2). Conscience de classe _ _ Inégalités +
    10. 10. A partir de la position (1), l’issue (4) par la perte de la conscience de classe ne paraît pas très vraisemblable, puisque, face à des inégalités intolérables, les identités de classe doivent en toute logique se reconstituer — mais la question est bien celle-ci : comment les sociétés inégalitaires arrivent-elles à tolérer leurs inégalités ? + Conscience de classe _ _ Inégalités +
    11. 11. + Conscience de classe Il est possible de partir du cas de la France préindustrielle de 1830, marquée par des inégalités économiques très fortes, mais où l’identité du prolétariat est encore loin d’être constituée. 1830 _ _ Inégalités +
    12. 12. + La suite du siècle fut bien la montée en puissance de cette identité ouvrière et l’entrée dans le jeu politique du 1890 marxisme. Conscience de classe _ 1830 _ Inégalités +
    13. 13. 1950 + A partir des Trente glorieuses et de l’édification d’un système Conscience social-démocrate, de classe 1890 _ 1830 _ Inégalités +
    14. 14. 1970 1950 + …les inégalités ont été fortement régulées, sans que la conscience de classe ne se soit dissoute pour autant. Conscience de classe 1890 _ 1830 _ Inégalités +
    15. 15. Partie 2- Vers la disparition de la conflictualité ?
    16. 16. I – Un effondrement de la conflictualité en France
    17. 17. A- Constat 1 – L’évolution du nombre de jours de grève Opérez une périodisation de l’évolution du nombre de jours de grèves
    18. 18. 2 – Une analyse longitudinale du taux de syndicalisation Opérez une périodisation du graphique
    19. 19. 3 – Evolution de la population ayant le  sentiment d’appartenir à une classe sociale  en  % 69 67 65 63 61 59 57 55 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 Source : Source : IFOP en 1966 et SOFRES de 1976 à 1994 (Michelat et Simon, 1996) présenté dans Dirn (1998). Complété par "Panel Electoral Français 2002 » Cevipof.
    20. 20. B - Explications
    21. 21. 1- les effets de l’évolution des inégalités  sur la conscience de classe  + 1970 Conscience de classe 1982 _ 1950 En définitive, il faut attendre le ralentissement économique des années 1970 et 1980 pour voir s’atténuer la conscience de classe, alors que les inégalités ont cessé de diminuer. 1890 Source  :  Diapos  21  et  22  Présentation  réalisée    par  Pascal  Binet  à  partir  de  la  conclusion  de  l’article  de  Louis  Chauvel  “Le  retour  des  classes  sociales”,Revue de  l’OFCE  n°79,Octobre 2001 1830 _ Inégalités 23 +
    22. 22. 1- les effets de l’évolution des  inégalitésur la conscience de classes  + 1970 1950 Comme Ulysse et les siens repris par la tempête devant Ithaque, c’est là que s’éloigne le rêve de la société sans classes, parce que le discours égalitariste perd de ses soutiens, Conscience de classe 1982 _ _ 1890 et le discours inverse marque des points dans le débat public. La reconstitution d’inégalités plus fortes est alors en route. 1830 2000 Inégalités 24 +
    23. 23. 2 – Les transformations de la  structure sociale 45 40 Ouvriers (dont contremaîtres) 35 30 Employés 25 20 Professions intermédiaires 15 Cadres 10 Patrons 5 Chômeurs n’ayant jamais travaillé 0 1969 1974 1979 Agriculteurs 1984 1989 1994 1999 Source: Enquêtes emploi, France,  INSEE 1969-2000
    24. 24. 3 - Le paradoxe du « free rider » de Mancur  Olson... Source: J.Dornbush, http://ecomultimedia.free.fr/term.html
    25. 25. Une approche individualiste de l’action collective  Rappel : l’individualisme méthodologique C’est une démarche  théorique, à distinguer de  l’individualisme au sens  courant Les faits sociaux se  comprennent à partir des  logiques de l’action  individuelle Les individus sont  supposés rationnels sur  le modèle de l’homo  oeconomicus 
    26. 26. Mancur Olson Pour Mancur  Olson, l’intérêt  partagé ne suffit  pas à expliquer  l’action  collective : à  partir du  document,  expliquez  pourquoi l’action  collective peut  être qualifiée de  « paradoxe ». Eric Neveu, sociologie des mouvements sociaux, La Découverte 2005
    27. 27. Le « paradoxe de l’ action collective »  Pourquoi l’action collective peut-elle être qualifiée de paradoxe ? L’action  Les coû n  timise so ind col ts de idu op l n  i   L’indiv uel  par u collective  vidue ective l’acti vid o térêt indi in son ls ma  sont  n  vantage t/ a n’aura jamais  t col is les alcul coû c l ec   tifs gains S’il en est ai   lieu !si le  n comporteme nt le plus  rationnel est  la passivité
    28. 28. Le paradoxe de Mancur Olson  Un individu « rationnel » (qui ne recherche que son intérêt individuel et la maximisation de ses gains) n’a pas intérêt à s’associer pour l’obtention ou la production d’un bien collectif. Pourquoi ? Cela a un coût : faire grève, c’est se priver de salaire, se faire mal voir de son chef...  Puisque le bien créé est collectif, c’est-à-dire accessible sans condition (l’augmentation de salaire est versée à tous, grévistes ou non), le comportement « rationnel » est de laisser les autres l’obtenir ou le produire, sans payer sa quote-part.  Comme ce raisonnement peut être fait par chacun, il se peut alors qu’aucune action collective ne tente d’obtenir ou produire ce bien...
    29. 29. Comment expliquer alors l’action collective ?  Olson évoque les « incitations sélectives » Eric Neveu, sociologie des mouvements sociaux, La Découverte 2005 Donnez des exemples d’ « incitations sélectives » dans les  conflits du travail contemporains
    30. 30. Les « incitations sélectives »   Défense individuelle des salariés par les organisations syndicales (en cas de contentieux, de mutation, de sanction...). Perspectives d’obtenir des avantages : considération des collègues, heures de «délégation», carrières syndicales. mes avantages
    31. 31. Partie 2 – Vers l’apparition de nouveaux  mouvements sociaux
    32. 32. Introduction- La notion de « mouvement social »   Deux acceptions :  - la première, d’usage courant, synonyme de « conflit social, grève » ;  - la seconde, acception est un concept sociologique (Alain Touraine, Le mouvement ouvrier, 1984) : « Un mouvement social est la combinaison d’un principe d’identité, d’un principe d’opposition et d’un principe de totalité »
    33. 33. Introduction- La notion de « mouvement social »   Principe d’identité =  définition  d’un  acteur  social  par  lui-même  (« Qui  suis-je ? » :  des  métallos  en  colère ;  des  paysans pauvres du Chiapas ; des cheminots défenseurs du service  public ; des écologistes amoureux des oiseaux, etc.)  Principe d’opposition = définition par cet acteur de son  adversaire,  avec  lequel  il  est  en  conflit  (« Contre  qui ? » :  contre  l’employeur,  les  patrons ;  contre  le  gouvernement ;  contre  les chasseurs, etc.)  Principe de totalité =  définition  de  son  projet  (ce  qu’il  veut, ce qu’il espère : « Pour quoi lutte-il ? » : pour une meilleure  société, pour une nature accueillante, pour le service public, pour  des retraites décentes...
    34. 34. I. Une catégorie aux contours flous Maîtrise de l’historicité Un sociologue comme Alain Touraine pense cette question au travers de la notion d’« historicité » Une= contrôler peut thèse que l’on le sens inscrire dans le (orientation prolongement de celle de /signification) du la moyennisation, de la fin mouvementetc. des classes, historique, enjeu central des conflits sociaux Contexte Problématique Recul de la conflictualité ouvrière classique / avec poids Y a-t-il des « Nouveaux Mouvements Sociaux croissant sur la scène politique nationale et internationale » qui hériteraient du rôle central des conflits de mouvements comme : les sans (papiers, emplois, logis), du travail et de la classe ouvrière dans la les altermondialistes, les féministes (NPNS), les antisociété industrielle ? guerre…
    35. 35. II . Les caractéristiques des NMS  ne sont plus centrés sur le salariat On peut parler de l’émergence de nouveaux « lieux » (abstraits) de conflit Par exemple les thèmes de l’environnement, les modes de vie…
    36. 36. L’importance des valeurs  les valeurs, la dimension symbolique ont une importance accrue Gay pride Mobilisations antiracistes Des exemples ? Conflits autour de l’école publique / école privée Conflits sur le voile islamique à l’école Article de loi sur le rôle positif de la colonisation
    37. 37. Cela reflète De nouveaux acteurs l’affaiblissement S’appuyer sur le D1 p 168 Le terrain des sentiments Les liens sociaux, les professionnel n’est  Même si des travailleurs y participent, les mouvements sont identités alors plus celui où les d’appartenance aux choisies et identités se forgent et sociaux ne sont plus centrés sur l’identité professionnelle. classes sociales revendiquées plutôt s’expriment de façon privilégiée. D’autres caractéristique s sociales sont mises en avant : de nouvelles catégories : femmes , jeunes , classes moyennes que subies. Plus larges : citoyenneté Plus étroites : orientation sexuelle, minorité ethniques
    38. 38. De nouveaux enjeux Mouvements  Mouvements contre le nucléaire contre l’extension des sur les Docs 1 et2 p.168-169 S’appuyer aéroports La question des modes de vie prend le pas sur les (« Anti-pub thématiques du niveau de vie, des contions de travail. à résistance l’agression publicitaire » Inglehart parle de revendications «post matérialistes » Rejet du productivisme Contestation du consumérisme (journée sans achats)
    39. 39. Un changement d’échelle  Les NMS peuvent se dérouler à une échelle plus grande (internationale) ou au contraire plus petite (locale) que les luttes ouvrières classiques Mobilisations altermondialistes Des exemples ? Mouvements « Nimby » = not in my back yards
    40. 40. Le rapport aux médias  Les NMS comportent souvent des actions d’éclat dont la répercussion visée est médiatique. NMS = attitude active envers les médias Opposition Mouvements syndicaux : rapport routinier, institutionnalisé aux médias
    41. 41. De nouveaux adversaires / interlocuteurs  Dahrendorf, 1957 : « Classes et conflits de classes dans la société industrielle » NMS = l’adversaire se caractérise par le pouvoir, l’autorité (technocratie) Exemple : la direction d’EDF, l’UNEDIC… Opposition Lutte de classes : l’adversaire se caractérise par la propriété
    42. 42. Une nouvelle structuration   structurés horizontalement, en réseaux Refus de la délégation de pouvoir à des organisations permanentes dotés d’une idéologie complète. Développement des coordinations (lycéens, intermittents…) Importance d’Internet qui se caractérise par l’absence d’un « centre »
    43. 43. Nouveau rapport au politique  crise ou renouveau de la vie démocratique ? Crise de la démocratie représentative (partis institutionnalisés) Essor d’une démocratie participative ? (société civile) Mais les NMS s’inscrivent plus dans une logique de recherche d’autonomie que de conquête du pouvoir
    44. 44. Recours à l’expertise / aux personnalités reconnues  Les NMS sont souvent animées par des associations qui proposent une expertise dans un domaine précis : sécurité alimentaire, emploi… Les antisOGM, les écologistes Exemple : (réchauffement ATTAC qui de la planète) produit une littérature d’analyse économique et sociale. Le Réseau d’Alerte sur les Inégalités (BIP 40)
    45. 45. Conclusion   L’émergence des NMS doit être articulée avec les transformations de la société. Les NMS ne doivent pas être surestimés
    46. 46. Une catégorie unifiée ? Les NMS ne reflètent-ils pas autre chose que l’absence de L’altermondialisme perspective ne s’inscrit-il pas unificatrice des dansluttes contexte de ce sociales ? recherche d’une nouvelle perspective Perspective Perspective réformiste :unificatrice (projet révolutionnaire déception liée à de société) l’alternance (Mitterrand, Blair, Schröder…) : effondrement de l’URSS
    47. 47. Les NMS en voie d’institutionnalisation ?  exemple du mouvement écologiste Forme radicale à l’origine De même les organisations de sanslogis peuvent devenir les interlocuteurs des pouvoirs publics en matière de logement Réintégration dans la vie politique institutionnelle Rappel : pour les sociologues, le conflit a aussi une fonction de régulation…
    48. 48. Partie 3 – Les formes traditionnelles de mobilisation et de conflictualité n’ont pas disparu
    49. 49. I – Les déterminants de la mobilisation ont peu évolué
    50. 50. A – Les préoccupations des français Évolution des principales préoccupations depuis mars 2004 Etude réalisée par la Sofres pour la croix, mars 2009
    51. 51. Temps de rattrapage ___________et la _________ des salaires _________ 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 1998 Rapport du salaire cadres / ouvriers 3,9 3,9 4,0 3,8 3,4 2,9 2,7 2,8 2,6 2,5 Croissance annuelle moyenne depuis 5 ans du pouvoir d’achat du salaire ouvrier (%) 4,8 2,8 3,5 3,7 3,5 1,6 0,3 0,3 0,3 0,6 temps de rattrapage (années) 29,1 49,7 40,0 36,8 35,7 65,1 371,9 353,0 316,2 150,6 Source: Séries longues sur les salaires, France, INSEE 1950-1999 Note : en 1955, le salaire moyen des cadres est 3,9 fois plus élevé que celui des ouvriers ; de 1950 à 1955, le taux de croissance annuelle du pouvoir d’achat du salaire ouvrier était de 4,8 % par an ; en 1955, à ce rythme, le temps nécessaire pour rattraper le pouvoir d’achat du salaire des cadres de 1955 est de 29,1 ans.
    52. 52. B- sont en adéquation avec les motivation des conflits
    53. 53. C – Et expliquent la compréhension des grèves par les français http://www.ifop.com/europe/docs/greve190309.pdf
    54. 54. D- Une relativisation de la disparition de la conscience de classe “la théorie de la fin des classes sociales s’est le plus souvent fondée sur le constat de l’effondrement de la conscience de classes (ou de leur identité collective) pour en inférer la disparition des inégalités objectives qui la sous-tend, alors que ces deux dimensions sont sinon indépendantes l’une de l’autre, en tout cas liées d’une façon non mécanique. Une autre erreur manifeste de la théorie de la fin des classes est de croire en la linéarité de l’histoire sociale : parce qu’une tendance a été vraie lors des Trente glorieuses, beaucoup pensent qu’elle doit se prolonger encore 30 ans après, au même rythme. Il s’agit là d’une des plus grandes sources d’erreurs dans les diagnostics sociologiques. L’histoire du XXe siècle est celle des fluctuations respectives de la facette objective (les inégalités structurées) et subjective (les identités collectives) des classes sociales.” Louis Chauvel, page 39 Source : Diapos Présentation réalisée par Pascal Binet à partir de la conclusion de l’article de Louis Chauvel “Le retour des classes sociales”,Revue de l’OFCE
    55. 55. D- Une relativisation de la disparition de la conscience de classe Autrement dit, ce n’est pas parce que la conscience de classe disparaît que les inégalités objectives qui la faisaient exister ont elles aussi disparu. Ce n’est pas non plus parce que la conscience de classe s’est amoindrie au cours des trente glorieuses qu’elle va finir par disparaître. Louis Chauvel voit plutôt les évolutions conjointes des inégalités et de la conscience de classe comme une spirale : “L’histoire du XXe siècle est celle des fluctuations respectives de la facette objective (les inégalités structurées) et subjective (les identités collectives) des classes sociales.” 3
    56. 56. D- Une relativisation de la disparition de la conscience de classe + Conscience de classe 1982 _ _ Louis Chauvel ne donne pas d’explication concernant les “esses” situées entre la situation de 1982 et celle de 2000. On peut cependant penser qu’il s’agit des évolutions des inégalités liées aux alternances politiques de 1986, 1988, 1993, 1997 ayant entraîné des modifications fiscales (CSG, CRDS, impôt sur la fortune, baisse de l’impôt sur le revenu, prime à l’emploi…), dans un contexte d’accroissement de la précarité de l’emploi, et d’un “tassement” continu de la conscience de classe. Source : Diapos Présentation réalisée par Pascal Binet à partir de la conclusion de l’article de Louis Chauvel “Le retour 2000 des classes sociales”,Revue de Inégalités l’OFCE n°79,Octobre 2001 +
    57. 57. D- Une relativisation de la disparition de la conscience de classe  Intensité des identités  « Victoire du prolétariat » « Classes en soi et pour soi » F 1970 F 1950 EU 1960 F 1890 EU 1940 F 1982 EU 1890 EU 1920 F 1830 EU 1980 F 2000 « Société sans classes »  EU 2000 « Aliénation »  Intensité des inégalités Note : les points représentent la France et les Etats-Unis à différentes dates. Les positions sont relatives et restituent  l’idée de dynamiques générales de différentes périodes. 
    58. 58. D- Une relativisation de la disparition de la conscience de classe
    59. 59. II – Les syndicats, un acteur toujours majeur
    60. 60. A- Une chute de la syndicalisation très inégale 1. Opérez une typologie des pays en fonction du taux de syndicalisation 2. Quels sont les modèles que vous pouvez faire Apparaître ? 3. Pouvez-vous en conclure À l’existence d’une crise Globale du syndicalisme?
    61. 61. B – Une transformation du rôle des syndicats
    62. 62. 1- Constat Le taux de syndicalisation Est-il Le seul à Prendre en Compte pour Analyser la Crise du Syndicalisme ? Comment expliquez vous les Différences de classements de La France entre Les deux Graphiques ?
    63. 63. 1- Constat La représentation Syndicale évolue t’elle dans le même sens que le taux de Syndicalisation ?
    64. 64. 1- Constat 1. A partir de l’analyse du tableau montrez que la syndicalisation est très différente de celle que l’on présente généralement . 2. A priori quelle est la catégorie sociale dont le taux de syndicalisation est le plus fort ?
    65. 65. 2 - Explications Le rôle des syndicats, en tant qu'organismes de gestion et de régulation, ne peut que s'accroître. Dès aujourd'hui, les tâches de représentation dans l'entreprise, mais surtout dans une multitude d'institutions économiques et sociales, absorbent d'ailleurs l'essentiel du temps des militants et des permanents, dans le secteur privé comme dans le secteur public. [...] On recense ainsi près de 12000 administrateurs syndicaux dans les caisses primaires d'assurance maladie et dans les caisses d'allocations familiales ; 10000 conseillers prud'hommes; des milliers de représentants syndicaux dans les organismes chargés de l'emploi, de la formation, du logement, des retraites. [...] La représentation dans l'entreprise est d'un autre ordre. [...] Les syndicats sont considérés, dans ce cadre, comme des acteurs sociaux en interaction avec d'autres acteurs (les directions d'entreprise), ils s'insèrent dans un système de relations professionnelles construit autour de conflits et de négociation. [...] Dans un cas, le syndicat est un acteur propre autonome, participant à la régulation des rapports sociaux. [...] Dans l'autre, il joue le rôle d'une sorte de « fonctionnaire du social », exerçant des tâches d'intérêt général. Source : Pierre ROSANVALLON, La question syndicale Hachette Littératures, collection Pluriel, 1998. Comment P Rosanvallon explique t’il les mutations que connaît le syndicalisme français ?
    66. 66. Le syndicalisme d’aujourd’hui : un  régulateur social ?  C’est un régulateur social :  Il permet de signaler à l’employeur l’ampleur du mécontentement donc d’anticiper les grèves (en particulier en Allemagne)  Il encadre les grèves et « sait les terminer »...  Il n’est pas un maximisateur de gains à CT : il sait que la relation sociale doit durer…et que l’intérêt de tous est que l’entreprise soit compétitive  Il évite les situations d’anomie en précisant, comme le soulignaient les sociologues anglais Allan Flanders et Alan Fox (1965), « ce qui est juste et ce qui est injuste, quelles sont les revendications et les espérances légitimes, quelles sont celles qui passent la mesure »  Mais surtout il est un gestionnaire qui participe à la gestion de la sécurité sociale : la cogestion avec les organisations patronales
    67. 67. :   Mais aussi… C’est un co-décideur Il participe à la fixation des règles du travail Il fait respecter les engagements C’est un contre-pouvoir :      il l’oblige l’employeur à affiner ses décisions, mieux les instruire Il introduit des valeurs (citoyenneté, droit au travail, dignité, respect de la personne humaine), oblige l’employeur à respecter ses engagements Il oblige l’employeur à rechercher des solutions techniques, organisationnelles ou commerciales, de façon à maintenir un haut degré de productivité et de compétitivité.
    68. 68. IV –Une critique de l’analyse d’Olson  Il n’y a pas seulement une rationalité économique du gréviste : il peut vouloir affirmer sa dignité, sa solidarité de métier, sa sympathie envers un collègue, il peut agir par colère, etc.  Il existe aussi une rationalité en valeurs : prendre le risque de perdre, ou sacrifier un bien, au nom d’une morale, d’un projet, d’une idéologie  D’où une rationalité d’ensemble : le gréviste sait que sa grève sert à maintenir une pression sur l’employeur, donc sur les autres employeurs ; et que les grèves des autres salariés servent également à maintenir la pression, etc.
    69. 69. Il existe donc une rationalité de l’action collective, au-delà des rationalités individuelles. De quoi procède-t-elle ?  1) L’intérêt individuel. L’action collective produit des biens individuels : le syndicat offre à ses adhérents et à eux seuls des conseils juridiques, des services sociaux et de loisir. L’individu a donc intérêt à adhérer pour bénéficier de ces avantages.  2) L’interdépendance des décisions. Tout le monde sait que s’il n’y a pas assez de grévistes le jour dit, personne n’obtiendra rien...  3) La visibilité des actions individuelles. Ne pas faire grève et rester travailler dans l’atelier, c’est s’exposer. Une « roulante » se chargera de « faire débrayer » (= d’obliger les salariés à quitter de gré ou de force leur poste de travail...)
    70. 70. Mais aussi…  4) La solidarité, la communauté. Le groupe social est soudé (« les copains d’abord ! ») et chacun veille à maintenir cette solidarité...  5) L’adhésion à un projet, une idée. Dans la conception anarchosyndicaliste cela correspond au mythe du grand soir de la grève générale  6) La contrainte, la pression morale. Les individus pensent « ne pas pouvoir se défiler » et anticipent la fin de la grève, quand il s’agira de retourner travailler dans l’atelier...  Conclusion : l’action collective est plus qu’une alliance d’intérêts, elle repose sur des liens sociaux, une contrainte morale, non réductibles au calcul...

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