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Atelier - Comment faire de son territoire un lieu de tournage de cinéma ?

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Intervention lors de l'atelier "Comment faire de son territoire un lieu de tournage de cinéma ?" au Forum Cap'Com 2012.

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Atelier - Comment faire de son territoire un lieu de tournage de cinéma ?

  1. 1. Atelier 15 «ça tourne à Manhattan»Thématique : "Comment faire de son territoire un lieu de tournage decinémaLe cinéma est un vecteur de notoriété pour les territoires. C’est aussiune activité économique non négligeable. Les régions l’ont compris encréant des structures consacrées à la production et à l’accueil destournages.Comment faire pour devenir une destination cinématographique ?Quelles sont les démarches, qui sont les interlocuteurs ? Comment sepréparer à un projet de cette nature ?Du festival de Cannes au festival Premiers Plans d’Angers, du Fipa deBiarritz au festival de Luchon pour la création audiovisuelle, du festivalde Clermont-Ferrand à Coté courts de Pantin, du succès de « Plus bellela vie » au Sunny Side of the Doc de La Rochelle; depuis denombreuses années les collectivités ont montré leur intérêt pour lactivitécinématographique.Les formes d’intervention des élus prennent plusieurs formes : - soutiens aux salles - conventions avec des exploitants privés - achats de place pour les publics (scolaires, personnes âgées - Collège au cinéma puis Lycée au cinéma et Ecole au cinéma-) - aides à la modernisation - facilité à la diffusion de films, notamment pour enfants. - production et accueil de tournages (Régions).L’alliance du cinéma et des régions a permis la valorisation desterritoires, de leur patrimoine, leur offrant ainsi une véritable expositioninternationale. Les formes des actions entreprises restent diverses maisles souhaits exprimés par les politiques publiques sont, eux, bien ancrésdans la pérennité des projets : contractualisation des voies et moyens(nous le verrons au travers du témoignage d’Adrien Perreau) ou soutien
  2. 2. à la production par la construction de structures et lieux d’expression etde production. C’est que nous allons comprendre tout de suite enécoutant le témoignage de Jean Cressant.Jean Cressant est un ancien Directeur de la SFP, un homme de médias,créateur des studios de « Plus belle la vie ». Il a travaillé, commeconsultant, sur l’investissement des collectivités territoriales en matièrede cinéma et a été appelé par la Ville de Marseille pour mener un auditsur la reconversion des friches de la Seita où il a développé le projetMédia « Belle de Mai ».Comment parvient-on à consolider un projet d’une telle ampleur et à levendre aux élus ?La réponse de J.Cressant est sans appel : en apportant un projet qui faitrêver, tout en étant concret car soutenu par des actifs financiers(publics/privés). Le projet marseillais comportait également l’avantage deretirer une épine dans le pied de la mairie en apportant une solution à lareconversion du site en friche.Après un passage à Lyon, J.Cressant investit la Rochelle.Oser créer des studios de cinéma en pleine période de crise, est-ce undéfi ?Les Studios de lOcéan sont six fois moins grands que ceux de la citéphocéenne. La ville, qui finance, avec la communauté dagglomération etla région, la construction de ces studios de 1,5 million deuros, sestlaissé séduire par ce projet dont les retombées sont estimées par JeanCressant à 10 millions deuros par an. Depuis 2000, le conseil régional amis en place, avec le département de Charente-Maritime et le Centrenational de la cinématographie, un dispositif daide à la production, dunbudget annuel de 2,65 millions deuros, qui privilégie les projetscréateurs demploi. Au total, La Rochelle compte douze manifestationspar an autour de laudiovisuel. L’équation à résoudre par lesinvestisseurs et les acteurs du projet n’est pas si compliquée.Tous les territoires sont-ils éligibles à l’accueil des tournages ?A cette question, Jean Cressant apporte une réponse sans concessionen l’enrichissant de son témoignage concernant l’agglomération
  3. 3. strasbourgeoise qui comptait développer, il y a quelques années, alorsque Madame Catherine Trautmann était le premier édile de la ville, unprojet centré autour de la production cinématographique. Après analyseet remise de son audit, J.Cressant avait estimé que le projet axé surn’était pas viable et que son verdict était donc négatif.Commissions régionales du film, bureaux d’accueil de tournages(Alsace, pays de Loire, Région centre), Pôle (Cinéma Région Limousin,Nord-Pas-de-Calais), Mission (Rhône-Alpes-Cinéma), les appellationsfont légion et les structures recouvrent nombre de statuts, AdrienPerreau est administrateur de la Commission régional du film d’Ile deFrance, et en tant que membre fondateur, nous l’invitons à nous direcomment ont été fixés les objectifs de la commission :« La Commission du Film d’Île-de-France doit assurer la visibilité del’offre professionnelle de la Région, en synergie avec les autres acteursfrançais présents sur le marché international.Cela se traduit par une présence régulière dans les principaux rendez-vous de la profession, festivals et marchés du film internationaux, où laCommission organise et coordonne la visibilité et les actions depromotion autour des grands sites régionaux et des industriestechniques franciliennes au service de la création.La Commission est particulièrement présente sur les grands festivals etmarchés internationaux (Berlinale, FILMART à Hong Kong, AFCILocations et COLCOA à Los Angeles, Festival deCannes, Festival de Saint-Sébastien, MIFA, MIPCOM…) où, en dehorsdes opérations de promotion qu’elle peut y mener, elle accompagne lesfilms soutenus par la Région Île-de-France.Ces films constituent en effet la démonstration la plus concrète descompétences de la Région et de l’intérêt d’y développer des projetscinématographiques. Ils traduisent également le double engagement dela Région Île-de-France et de son Président, Jean-Paul Huchon :le « Fonds de soutien aux industries techniques » franciliennes permet àla fois de soutenir des projets cinématographiques et audiovisuelsculturellement ambitieux et de portée internationale, tout en garantissantla localisation de leurs tournages et de leurs prestations en île-de-France
  4. 4. pour conforter le précieux tissu de ses industries techniques et l’emploidans le secteur. »Nous demandons à A.Perreau comment il a convaincu la CCIP de signerun contrat avec la Commission du film d’IdF, et comment il a persuadéStéphanie Soares, sa dir’com , qui elle-même a du convaincre sonPrésident et les élus consulaires?A.Perreau nous indique que les enjeux sont multiples et les retombéesévidentes pour l’Ile de France tant en terme d’image qu’économiques.La question consécutive à ces éléments de réponse est donc posée auxdeux intervenants : Comment estimez-vous les retombées générées parl’engagement d’un territoire à accueillir des tournages de film?J.Cressant nous répond que la ville de Marseille n’a pas mis longtemps às’approprier la notoriété, même naissante, de « Plus belle la vie » endétournant par exemple le nom de la série en « Plus belle laville »devenu un slogan mis au fronton de la gare st-Charles et quiaccueille les voyageurs à leur arrivée dans la capitale phocéenne !L’ile de France quant à elle est inscrite au générique de tous les filmstournés sur son territoire et véhiculé ainsi à travers le monde…un retoursur investissement considérable.Q/R avec la salle : nombre de questions oturnenet autour du« comment ?» et « combien ? ».Une auditrice de la mairie de Toulouse intervient en indiquant sonexpérience dans le projet de construction de studios cinématographiquessur le site de la base militaire de Francazal (http://carredinfo.fr/studios-de-cinema-a-francazal-les-raisons-du-recalage-17353/).

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