Mémoire de fin d’études    MASTER Stratégie et Expertise Financières        CNAM Paris - Promotion 2005Impacts de la mise ...
REMERCIEMENTSNous remercions Sophie de Oliveira Leite, Consultant Associé de la sociétéCOGIS et Professeur au CNAM, pour n...
SOMMAIREINTRODUCTION ........................................................................................................
III. INCIDENCE DES IFRS SUR LE COUT DES CAPITAUX PROPRES ET LAVALORISATION DES ENTREPRISES ..................................
IntroductionDans un contexte de globalisation financière internationale croissante nécessitant un besoind’information fiab...
La généralisation de la « fair value » calculée sur le principe d’actualisation des cash flowsfuturs vise à améliorer l’in...
-   IAS 38 sur les immobilisations incorporelles avec notamment les effets              d’activation de certains frais de ...
I. Création d’un référentiel comptable international communI) 1. Des origines de cette harmonisationA. Un besoin d’informa...
La mise en place des normes IFRS avec la généralisation de la « fair value », calculée sur leprincipe de l’actualisation d...
Ainsi, cette comptabilisation au prix de revient ne semble plus refléter la juste valeur pour lespériodes postérieures à l...
la valeur de marché n’a qu’une valeur informative et ses variations ne sauraient constituer lamesure de la performance de ...
A partir des années 80, le bureau de l’IASC intègre des analystes et travaille avec l’OICV(Association Internationale des ...
B.2. Le rôle de la Commission EuropéenneA partir de 1990, la Commission européenne occupe un siège d’observateur au sein d...
des instruments financiers à la juste valeur. Les secteurs les plus sensibles à ces inconvénientsde juste valeur furent le...
La nouvelle structure de l’IASB (* Source Gérer & Comprendre n°75) :                                                      ...
Dans ce contexte, l’IASB a développé une politique de partenariat avec les principauxnormalisateurs, dont les modalités so...
II. Impacts des principales normes IFRS sur les capitaux propresUn certain nombre de normes auront un impact sur le passif...
L’IAS 38 s’applique au traitement comptable des actifs incorporels acquis dans le cadre deregroupements d’entreprises, ain...
non sur la base de leur valeur, mais pour le montant comptable des capitaux propres de       la cible.       Suite à l’aba...
A.4. Mise en place de tests de dépréciation (Impairment Test)Le changement majeur de l’IFRS 3 par rapport à l’IAS 22 conce...
Nous pouvons illustrer ces propos avec les résultats de l’enquête européenne, menée parMazars en 2005, plus précisément su...
- Les biens de placement évalués à la juste valeur (IAS 40, Investment Property);- Les actifs biologiques liés à des activ...
est soumis à un test de dépréciation annuel visant à s’assurer que la valeur recouvrable n’estpas inférieure à la valeur n...
d’utilité correspond aux flux de trésorerie futurs qui seront générés par cet actif ou UGT,actualisés à un taux de marché ...
B. 5. Règles de dépréciationLes immobilisations corporelles et incorporelles à durée de vie déterminée font l’objet d’unte...
Bourse de Paris, lannonce de ces résultats a fait chuter le titre Eurotunnel de 5,45%, à 0,52 €dans les premiers échanges....
A fin 2002Ensemble des entreprises du SBF 120 (120 sociétés)                  42%            19%             62%1- Energie...
B.6. Impacts de la dépréciation du goodwill sur les comptes   o En cas d’acquisition «non réussie »Les écarts d’acquisitio...
B.7. Les conséquences des tests de dépréciation du goodwillLes dépréciations des survaleurs ont deux conséquences possible...
souvent perçues comme sensibles par les entreprises et leur publication donnera        certainement plus d’indications aux...
comment évaluer la valeur comptable des immobilisations incorporelles et, impose de fournircertaines informations sur les ...
Si cet élément est acquis dans le cadre d’un regroupement d’entreprises, il devra êtreincorporé dans le goodwill. Ces crit...
(+) juste valeur des plans de stock-options :                 746 M€       (+) autres :                                   ...
o Suppression de l’amortissement systématique pour les actifs incorporels à durée       de vie indéfinie et mise en place ...
- Disponibilité des moyens techniques, financiers ou autres, nécessaires pour terminer le    projet,    - Existence d’outi...
amont les informations prospectives attachées à l’actif en cours de création, pour justifier lebien-fondé futur de la valo...
II) 2. IAS 19 (Avantages du personnel)A. ObjectifL’objectif de la norme est de comptabiliser les avantages du personnel, r...
D. FonctionnementD. 1. DéfinitionsLes avantages du personnel désignent toutes formes de contrepartie données par uneentrep...
o Les avantages postérieurs à l’emploi qui sont les avantages du personnel (autres que   les indemnités de fin de contrat ...
D. 2. Conséquences comptables (* Source Cegid)Types d’avantages             Bilan                                     Comp...
actualisée sur la base dun taux réel de 3 %, à 76 Md€, soit 60 Md€ pour la seule EDF, 12,5Md€ pour GDF et, environ 4 Md€ p...
II) 3. IFRS 2 (Paiements basés sur les actions / avantages sur les capitauxpropres)A. ObjectifRefléter dans le compte de r...
o Transaction, dont le paiement est fondé sur des actions, avec possibilité de règlement       en trésorerie ou en instrum...
La norme IFRS 2 impose de comptabiliser une charge égale à la juste valeur des optionsattribuées, la charge étant constaté...
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  1. 1. Mémoire de fin d’études MASTER Stratégie et Expertise Financières CNAM Paris - Promotion 2005Impacts de la mise en place des normes IFRS sur les capitaux propres Directeur de Mémoire : Sophie de OLIVEIRA LEITE Sabrina BAZIRE Marie-Noël MAFFON
  2. 2. REMERCIEMENTSNous remercions Sophie de Oliveira Leite, Consultant Associé de la sociétéCOGIS et Professeur au CNAM, pour nous avoir guidées dans la réalisation dece Mémoire.Nous tenons également à remercier nos familles respectives pour leur soutien. 2
  3. 3. SOMMAIREINTRODUCTION ................................................................................................................................. 5I. CREATION D’UN REFERENTIEL COMPTABLE INTERNATIONAL COMMUN ............. 8 I) 1. DES ORIGINES DE CETTE HARMONISATION ............................................................................ 8 A. Un besoin d’information financière fiable dans un contexte de globalisation financière ......... 8 B. Remise en cause des pratiques comptables traditionnelles........................................................ 9 I) 2. CADRE CONCEPTUEL ............................................................................................................... 10 A. Concept de la juste valeur........................................................................................................ 10 B. Un organisme fondateur : l’IASB............................................................................................. 11II. IMPACTS DES PRINCIPALES NORMES IFRS SUR LES CAPITAUX PROPRES ........... 17 II)1. IFRS 3/ IAS 36/ IAS38 (REGROUPEMENTS D’ENTREPRISES ; DEPRECIATION D’ACTIFS; IMMOBILISATIONS INCORPORELLES)............................................................................................. 17 A. IFRS 3 (Regroupements d’entreprises) .................................................................................... 18 B. IAS 36 (Dépréciations d’actifs)................................................................................................ 21 C. IAS 38 (valorisation des actifs incorporels)............................................................................. 30 II) 2. IAS 19 (AVANTAGES DU PERSONNEL) ................................................................................... 37 A. Objectif..................................................................................................................................... 37 B. Principes généraux de comptabilisation .................................................................................. 37 C. Classification des avantages de personnel (* Source KPMG) ................................................ 37 D. Fonctionnement ....................................................................................................................... 38 II) 3. IFRS 2 (PAIEMENTS BASES SUR LES ACTIONS / AVANTAGES SUR LES CAPITAUX PROPRES) .......................................................................................................................................................... 42 A. Objectif..................................................................................................................................... 42 B. Périmètre.................................................................................................................................. 42 C. Principes généraux de comptabilisation.................................................................................. 42 II) 4. IAS 32 /IAS 39 (COMPTABILISATION DES INSTRUMENTS FINANCIERS) ............................. 47 A. Objectif..................................................................................................................................... 47 B. Définitions ................................................................................................................................ 48 C. Catégories d’actifs et de passifs financiers.............................................................................. 48 D. Comptabilisation initiale et Evaluation ................................................................................... 50 E. L’évaluation ultérieure des passifs et des actifs financiers...................................................... 51 F. Les opérations de couverture ................................................................................................... 55 G. Sortie d’actifs et de passifs financiers ..................................................................................... 59 H. Disparition de la catégorie intermédiaire entre Dette et Capitaux Propres (IAS 32)............. 60 I. Engagement de rachat d’actions propres (IAS 32) .................................................................. 61 J. Rachat d’actions propres.......................................................................................................... 62 II) 5. IAS 16 (IMMOBILISATIONS CORPORELLES).......................................................................... 63 A. Définition.................................................................................................................................. 63 B. Comptabilisation des immobilisations corporelles .................................................................. 63 C. Evaluation initiale des immobilisations corporelles................................................................ 63 D. Evaluation postérieure à la comptabilisation initiale ............................................................. 64 II) 6. IAS 17 (COMPTABILISATION DES LOCATIONS FINANCEMENT) ........................................... 68 A. Définition.................................................................................................................................. 68 B. Classification des contrats de location financement................................................................ 69 C. Comptabilisation des contrats de location dans les états financiers du preneur..................... 70 D. Comptabilisation des contrats de location dans les états financiers du bailleur .................... 71 E. Transactions de cession-bail.................................................................................................... 72 3
  4. 4. III. INCIDENCE DES IFRS SUR LE COUT DES CAPITAUX PROPRES ET LAVALORISATION DES ENTREPRISES .......................................................................................... 74 III) 1. PERTINENCE DE LA COMPTABILISATION A LA JUSTE VALEUR DES ACTIFS ET PASSIFS .... 74 A. Principe de la juste valeur : une volonté de mieux appréhender la réalité économique ......... 74 B. Pertinence de la valorisation à la juste valeur......................................................................... 76 C. L’impact de la juste valeur sur le ROCE ................................................................................. 79 III) 2. INCIDENCE DES NORMES IFRS SUR LES VALORISATIONS DES SOCIETES ET LE COUT DES CAPITAUX PROPRES ......................................................................................................................... 86 A. Une perception plus explicite des risques liés aux entreprises ................................................ 86 B. Impacts de la publication des premiers comptes en normes IFRS sur les cours de bourse..... 95CONCLUSION.................................................................................................................................. 112ANNEXES.......................................................................................................................................... 114 4
  5. 5. IntroductionDans un contexte de globalisation financière internationale croissante nécessitant un besoind’information fiable de la part des investisseurs, le basculement, au 1er janvier 2005, del’application des normes IFRS dans les comptes consolidés des sociétés cotées de l’UnionEuropéenne semble arriver à point nommé, dans la mesure où l’objectif essentiel réside dansl’amélioration de l’information financière en vue d’un rétablissement de la confiance desinvestisseurs face à leurs choix d’investissement.Créées en 1973 par l’IASB (Intenational Accounting Standards Board), organisme de droitprivé britannique, les normes comptables internationales ont été désignées sous le sigle IFRS(International Financial Reporting Standards).La décision européenne d’adopter ces normes à l’horizon 2005 remonte aux débuts de lacommission Prodi, plus précisément à une communication de la Commission publiée en Juin2000, dont l’objectif est de permettre la comparabilité des comptes des entrepriseseuropéennes cotées, condition nécessaire à la création d’un marché financier européenperformant et liquide. Le schéma d’adoption a ensuite été approuvé par le Conseil et leParlement Européen (12 mars 2002), avant d’être formellement inscrit dans le droitcommunautaire par un Règlement du Parlement et du Conseil le 19 Juillet 2002. Enapplication de ce Règlement, l’Union Européenne a adopté, en Septembre 2003, l’ensembledes normes IAS à l’exception des normes IAS 32 et IAS 39 relatives aux instrumentsfinanciers.L’adoption par les entreprises cotées européennes des normes comptables internationalesIFRS suscite un vif débat, dans la mesure où les règles comptables jouent un rôle clé dansl’organisation et l’évolution du système de financement des entreprises, ainsi que dansl’évaluation de leurs titres détenus directement ou indirectement par les épargnants. La miseen place de ces nouvelles normes va permettre de substituer un système comptable ancienessentiellement basé sur la méthode de comptabilisation au coût historique, et de mieuxprendre en compte la réalité économique en intégrant dans les comptes tous les élémentsd’appréciation de la valeur de l’entreprise. Basées sur la notion de juste valeur, les normesIFRS ont pour objectifs de renforcer la comparabilité des comptes des entreprises cotées maisaussi accroître la transparence et la pertinence de l’information publiée. 5
  6. 6. La généralisation de la « fair value » calculée sur le principe d’actualisation des cash flowsfuturs vise à améliorer l’information prévisionnelle des créanciers, mais également desinvestisseurs. Mais, compte tenu des choix laissés aux entreprises quant à la méthode dedétermination de la juste valeur en bilan d’ouverture, l’appréciation des effets sur lacomparabilité et la fidélité sera difficile à déterminer aujourd’hui, et nécessite un certain recul.Ainsi, la valorisation des actifs à la juste valeur aura un impact sensible sur les bilans desentreprises, et entraînera une volatilité accrue du résultat et des capitaux propres dans lamesure où le court terme renforce le caractère pro cyclique des tendances du marché (plus lesbilans se dégradent, plus le crédit sera cher).A court terme, quels retraitements et ajustements, issus de la mise en place des normes IFRS,impacteront précisément le niveau des fonds propres de l’entreprise ?Quelles en seront les conséquences sur le coût des fonds propres et donc par extension sur lavalorisation des entreprises ?Nous décrirons tout d’abord le contexte d’introduction de la notion de juste valeur etl’adoption des normes IFRS au sein de l’Union européenne, à savoir le processusd’harmonisation comptable et l’organisme fondateur des IFRS ;Puis, nous nous attacherons à définir et expliquer les principales normes ayant un impactsignificatif sur les capitaux propres des entreprises cotées (notamment celles du CAC 40) : - IFRS 3 sur les regroupements d’entreprises, dans la mesure où les groupes cotés sont fortement impliqués dans les opérations de fusions/acquisitions ; - IAS 19 sur les avantages du personnel, avec les effets de changements de méthode de calcul de certains engagements retraite et la redéfinition de certaines hypothèses actuarielles conformément à la norme ; - IAS 36 avec un impact des tests de dépréciation des goodwills que l’on peut pressentir conséquent, dans la mesure où les performances attendues par les acquéreurs dans le cadre des opérations de regroupements ne sont pas toujours au rendez-vous ; 6
  7. 7. - IAS 38 sur les immobilisations incorporelles avec notamment les effets d’activation de certains frais de développement ; - IFRS 2 sur les stock-options, assez répandues, comme mode de rémunération des dirigeants des sociétés cotées et non comptabilisée dans le cadre des normes comptables françaises ; - IAS 32/39 sur les instruments financiers, avec la réévaluation des actifs financiers en juste valeur (titres disponibles à la vente et dérivés d’actifs), la comptabilisation des opérations de couverture ; - IAS 16 sur les immobilisations corporelles avec l’option de comptabilisation à la juste valeur (principalement pour les parcs immobiliers), et le réexamen de la durée d’utilité et du mode d’amortissement (approche par composants) ; - IAS 17 avec la comptabilisation en immobilisations corporelles des actifs détenus en location financement.Enfin, nous analyserons quelles peuvent être les conséquences de la mise en place de cesnormes sur le coût des capitaux propres, et par extension sur la valorisation des sociétéscotées. 7
  8. 8. I. Création d’un référentiel comptable international communI) 1. Des origines de cette harmonisationA. Un besoin d’information financière fiable dans un contexte de globalisationfinancièreL’interdépendance des marchés financiers internationaux, favorisée par l’essor des fluxcommerciaux et d’investissement, a incité les acteurs économiques à raisonner à l’échellemondiale. Ainsi, la propagation des récentes crises boursières de 1997 et 1998 a favorisé unevolonté croissante d’harmonisation des politiques économiques des pays européens,notamment des règles comptables réglementant l’information financière des entreprisescotées. Les manipulations comptables à grande échelle, révélées par les scandales boursiers detype Enron, ont mis en lumière toute la difficulté du métier de l’analyste financier, etl’importance des enjeux sous-jacents à un décryptage rigoureux de l’information comptable.Un consensus très large s’est établi entre les investisseurs et les analystes de marché quant àl’utilité d’une démarche de standardisation internationale et, de la création d’un langagecommun pour les marchés financiers européens : comparabilité des comptes, volume dedonnées et transparence accrue, recherche de pertinence de l’information. Ceux-ci souhaitentpouvoir comparer, choisir les meilleures opportunités d’investissement et, arbitrer entre lesdifférentes places financières. Suite à la montée en puissance des actionnaires institutionnelsayant des exigences précises en terme de rentabilité, les dirigeants d’entreprise intègrentaujourd’hui la valorisation de leur cours de bourse dans leur stratégie, basée sur la création devaleur. En outre, les entreprises multinationales souhaitent être admises à la négociation surles principaux marchés financiers de la planète, afin de disposer d’une plus large gamme definancements, et bénéficier d’un référentiel comptable commun satisfaisant les différentesdemandes locales.L’adoption des normes IFRS permet de sortir d’un système comptable ancien essentiellementmarqué par l’enregistrement des opérations au coût historique, et de mieux rendre compte dela réalité économique (ex : comptabilisation des engagements de retraite). 8
  9. 9. La mise en place des normes IFRS avec la généralisation de la « fair value », calculée sur leprincipe de l’actualisation des cash-flows futurs, vise à améliorer l’information prévisionnelledonnée à la fois aux créanciers, sur le principe d’une valorisation optimale du bilan relative àsa mobilisation immédiate, et aux investisseurs, réputés plus sensibles à la réalité économiquequ’à la réalité juridique ou fiscale. L’idée consiste à mieux mesurer la contribution d’un actifà la richesse de l’entreprise, ce qui sera d’autant plus aisé qu’il existe un marché profondpouvant servir de référentiel d’évaluation.Les normes IFRS devraient permettre de faciliter une appréciation plus explicitementquantitative du risque financier par rapport à celle d’aujourd’hui : ainsi les retraitementscomptables seront moins nombreux. Par exemple, les opérations de titrisation seront la plupartdu temps comptabilisées au bilan et, un plus grand nombre d’opérations de leasing devrafigurer pour leur montant en valeur actuelle.B. Remise en cause des pratiques comptables traditionnellesLe principe de coût historique est issu du droit français (cf. Code du Commerce art L123 et duplan comptable général de 1999) qui prévoit qu’à leur date d’entrée dans le patrimoine, lesbiens acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur coût d’acquisition et les produits à leur coûtde production. Fiscalement, le principe est identique, à l’exception de l’évaluation des titresd’OPCVM à la clôture d’exercice.La comptabilité au coût historique possède une logique économique, fondée sur une visiondynamique de l’entreprise en tant qu’entité productive durable et indivisible. Elle interroge leprocessus qui amène les capitaux investis dans les ressources d’entreprise jusqu’à la créationde valeur et, les représente sous forme d’actifs. Elle vise ainsi à évaluer et représenter lerevenu de l’entreprise au fur et à mesure qu’il est généré par cette entité, spécialement grâceaux résultats de ses ventes. La valorisation des actifs fait référence à ce processus économiquespécifique, plutôt qu’aux cours boursiers.Fondée sur les besoins des entreprises d’après guerre, la méthode des coûts historiques ignoreles notions d’inflation, de pouvoir d’achat, de création de valeur, de produits dérivés…. 9
  10. 10. Ainsi, cette comptabilisation au prix de revient ne semble plus refléter la juste valeur pour lespériodes postérieures à l’enregistrement des actifs et passifs. (Exemple : valorisation d’unactif immobilier). Cette méthode est contestée et sa pertinence remise en cause, dans lamesure où elle ne reflète pas la valeur actuelle des éléments détenus.Le développement des opérations de marché, et notamment des instruments financierscomplexes tels que les produits dérivés, a favorisé la mutation comptable vers la notion dejuste valeur. En effet, les entreprises ont massivement développé l’utilisation d’instrumentsfinanciers, accroissant leur exposition aux risques, sans nécessairement adapter le contenuinformatif dans leurs comptes annuels, favorisant ainsi l’opacité de la communicationfinancière.I) 2. Cadre conceptuelA. Concept de la juste valeurRépondant aux attentes des investisseurs en terme de fiabilité et d’objectivité nécessaires auxprises de décisions sur les marchés financiers, une nouvelle méthode a vu le jour, consistant àcomptabiliser les dépenses à la valeur estimée des flux qu’elles peuvent rapporter àl’entreprise, et non plus au coût de revient initial.Le principe de juste valeur propose de déterminer la valeur des actifs par l’estimation des fluxde trésorerie anticipés actualisés (valeur instantanée). Dans le monde des marchés parfaits etcomplets, cette valeur est égale au prix de marché des actifs. En effet, si la concurrence estpure et parfaite, la valeur de l’actif est exactement égale à ce qu’il coûte (hypothèse de profitsnuls) et, tous les actifs ont la même rentabilité. En cas d’absence d’un marché de référence,une modélisation doit permettre de construire la valeur actualisée des flux engendrés par cetactif.La juste valeur peut être considérée comme pertinente et, ses variations d’une période àl’autre constituent un indicateur valide de la performance réalisée dans des cas particuliers telsque les portefeuilles de transaction. En revanche, lorsque les actifs sont détenus à long terme, 10
  11. 11. la valeur de marché n’a qu’une valeur informative et ses variations ne sauraient constituer lamesure de la performance de l’activité. L’introduction de la juste valeur dépend du motif et dela durée de détention des éléments d’actif et de passif. Pour l’entreprise, la valeur des titresdétenus à l’actif dépend des risques qu’elle perçoit à son passif. Du point de vue comptable, lavalorisation des titres dépend donc de l’appréciation des risques portés par l’entreprise entièredans la durée.L’IASB définit plusieurs bases d’évaluation de la juste valeur : - La valeur d’utilité, basée sur la notion de création de valeur : il s’agit de la somme des avantages économiques futurs estimés obtenus par l’usage de l’actif concerné. - La valeur de marché : les marchés sont censés refléter à chaque instant la valeur actuelle des flux de trésorerie auxquels un bien donne droit dans le futur ; dans un contexte de marché parfait, la juste valeur est équivalente à la valeur de marché (« market to market »). Selon l’IASB, la valeur de marché est le montant qui peut être obtenu par la vente ou, payable pour l’acquisition d’un instrument financier dans un marché actif. Un marché actif suppose des transactions sur des biens homogènes, sur la base de prix rendus publics. En l’absence de marché actif, la juste valeur peut être définie via des techniques de valorisation. - La valeur de remplacement : elle correspond au montant de l’investissement que doit réaliser une entreprise pour remplacer un actif existant en tenant compte du progrès technique (cf.CNC –Arrêté de Juin 1999). - La valeur nette comptable : elle peut subir l’incidence de la valeur de recouvrement si elle a été ajustée en fonction de celle-ci.B. Un organisme fondateur : l’IASBB. 1. Historique de l’IASBLes normes comptables internationales, désignées sous le sigle actuel IFRS, ont été élaboréesdepuis 1973 avec la création de l’IASC (International Accounting Standards Comittee),organisme de droit privé créé à l’initiative de quelques membres de la profession, sous ladirection de Sir H.Benson. 11
  12. 12. A partir des années 80, le bureau de l’IASC intègre des analystes et travaille avec l’OICV(Association Internationale des Marchés), pour définir des normes qui seraient acceptées partous les grands marchés réglementés. En 1982, l’IFAC (International Federation ofAccountants) reconnaît l’IASC comme normalisateur mondial, et permet ainsi à ce comité derenforcer son assise internationale, tout en demeurant un organisme sans pouvoir.En 1988, le normalisateur comptable américain (FASB) rejoint le board de l’IASC en tantqu’observateur. L’IASC connaît surtout un succès d’estime (indépendance vis à vis desgouvernements), mais n’a aucun pouvoir de rendre ses normes obligatoires, lesquelles ne sonttoujours pas reconnues par la SEC.Face à cet échec, l’IASC va trouver un nouveau souffle auprès de l’IOSCO (InternationalOrganization of Securities Commissions), qui fédère au niveau mondial l’ensemble desautorités de contrôle des marchés financiers nationaux. Une collaboration entre l’IASC etl’IOSCO va donc s’organiser dès le début des années 90. L’IOSCO demande à l’IASC deréviser et de compléter les normes existantes avant fin 2000, afin de permettre leur utilisationdans les opérations internationales. Le véritable enjeu, même s’il n’est pas vraiment explicité,est de permettre aux sociétés étrangères cotées aux Etats-Unis et utilisant ces normes IASmises à jour, d’être dispensées de faire un rapprochement avec des comptes en US GAAP.Une fois ces travaux réalisés, paradoxalement, l’IOSCO se contente de recommanderl’application des normes IAS auprès des commissions de valeurs internationales, et tardera àreconnaître les normes de l’IASC face à l’influence américaine des normes US GAAP.Devant son hostilité à l’égard des normes américaines, l’IOSCO finira par adopter les normesde l’IASC.En 1997, l’IASC doit proposer une réorganisation afin de faire face aux évolutions del’environnement. Les travaux de ce groupe confirment que l’IASC a un rôle important à jouerpour la globalisation des principes comptables.En 2001, une nouvelle organisation est mise en place : l’IASB (International AccountingStandard Board), organisme privé de droit britannique, basé à Londres et contrôlé en totalitépar l’IASC fondation (fondation basée aux USA et financée à la fois par les grandesentreprises industrielles et de services, par des firmes d’audits et, par des organisationsinternationales et publiques). 12
  13. 13. B.2. Le rôle de la Commission EuropéenneA partir de 1990, la Commission européenne occupe un siège d’observateur au sein du conseilde l’IASC. La décision européenne d’adopter les normes internationales à horizon 2005remonte aux débuts de la Commission Prodi, plus précisément à une communication de laCommission publiée en juin 2000. En effet, après l’adoption de la monnaie unique, l’Europe apour objectif de mettre en place un marché unique des valeurs mobilières, ce qui implique unenécessaire comparabilité des comptes des entreprises cotées. Le schéma d’adoption proposédans cette communication a ensuite été approuvé par le Conseil à l’unanimité et par leParlement européen en mars 2002, puis a été formellement inscrit dans le droitcommunautaire par un règlement du Parlement et du Conseil en Juillet 2002 (Règlement n°1606/2002). Celui-ci rend obligatoire, pour les sociétés européennes faisant appel public àl’épargne, l’établissement de leurs comptes consolidés selon le référentiel IAS à compter du1er Janvier 2005. En application de ce règlement, l’Union européenne a formellement adopté,en Septembre 2003, l’ensemble des normes IAS et interprétations SIC existantes.Au cœur de ce mécanisme d’approbation se trouve un organisme politique spécialement créé,le Comité de Réglementation Comptable européen (CRCE), composé de représentants despays des différents états membres de l’Union. A chaque fois que la Commission européennedoit décider de l’acceptation ou non d’une norme de l’IASB, elle doit prendre l’avis duCRCE, qui se prononce par un vote à la majorité qualifiée.Par ailleurs, pour l’évaluation des normes de l’IASB, la Commission bénéficie de l’assistanceet de l’expertise d’un comité technique, créé en juin 2001 à l’initiative du secteur privé, connusous le nom d’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group). Ce comité techniqueassure notamment le suivi de l’élaboration des normes qui seront soumises à la Commissioneuropéenne et, peut donc intervenir auprès de l’IASB à chaque fois qu’il le juge nécessaire.Ce mécanisme d’adoption a été testé pour la première fois en juillet 2003, où le CRCE seprononçait sur l’ensemble des normes de l’IASB applicables au 1er janvier 2005 pour lesgroupes cotés de l’Union européenne, étant entendu que les comptes de ces derniers nepouvaient être déclarés conformes à son référentiel que si toutes ses normes étaientappliquées. Le rejet des normes IAS 32 et IAS39 est donc alors apparu comme un obstacleimportant ; la principale raison reposant sur la grande volatilité générée par une valorisation 13
  14. 14. des instruments financiers à la juste valeur. Les secteurs les plus sensibles à ces inconvénientsde juste valeur furent les banques et les assurances, qui ont rapidement fait part de leuropposition. Des modifications relatives à ces deux normes ont depuis été proposées.B.3. Organisation de l’IASB o Le Board : Le conseil, présidé par Sir David Tweedie, est composé de 14 membres, nommés pour 5 ans et renouvelables une fois. Sept d’entre eux assurent le rôle de liaison auprès des normalisateurs nationaux des pays suivants : Australie, Allemagne, France, Japon, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis. Il constitue l’instance technique et doit respecter l’équilibre géographique. Le board décide souverainement de son programme et vote les normes à la majorité simple (8 voix positives). o Le comité d’interprétation (IFRIC - International Financial Reporting Interpretations Committee) : Fondé en 1997 pour garantir la bonne application et la correcte interprétation d’un corps de règles comptables internationales, il comprend 17 membres votants, et élabore des interprétations en vue d’assurer une application homogène des normes. o Le comité consultatif de normalisation (SAC) : Il est composé de 45 personnalités concernées par l’information financière. Le SAC constitue une tribune à laquelle participent les organismes et particuliers ayant un intérêt pour l’information financière, provenant d’origines géographiques et professionnelles diverses, dans le but de conseiller le Conseil, et de l’informer des points de vue relatifs aux projets de normalisation. C’est par exemple, le normalisateur français, le CNC, qui a rédigé le projet IFRS 1 sur la première adoption des normes internationales. A noter également l’existence de trois observateurs au sein du comité : la Commission Européenne, la SEC (régulateur américain) et la FSA (régulateur japonais). 14
  15. 15. La nouvelle structure de l’IASB (* Source Gérer & Comprendre n°75) : International Accounting Standards Comittee Foundation (19 trustees) National Standard Standard Advisory International setters and others Council Accounting Stantard interested parties Board (14 Board members) Advisory Committees International Financial Key Reporting Interpretations Appoints Committee (12) Reports to Membership links Directors of Operations and Director of Technical Advises non Technical Activities and Technical Staff StaffB.4. Fonctionnement de l’IASBL’IASB est un organisme indépendant de la profession comptable, consacrant le caractèred’ordre public des normes comptables. Au plan international, ces dernières ne peuvent pasdavantage dépendre de l’autorité d’un seul Etat.L’IASB vise à présenter un ensemble cohérent et complet des normes pour l’établissementdes états financiers à caractère général des entreprises à but lucratif. Selon les statuts, lesprincipaux objectifs sont les suivants : - Formuler et publier des normes comptables de haute qualité, - Promouvoir leur acceptation et leur application dans le monde, - Travailler à l’amélioration et l’harmonisation des réglementations, des normes comptables et des procédures de présentation des états financiers. 15
  16. 16. Dans ce contexte, l’IASB a développé une politique de partenariat avec les principauxnormalisateurs, dont les modalités sont variables selon les projets. Ainsi, un groupe de travaileuropéen, l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) travaille avec l’IASBpour la convergence des normes nationales au sein de l’Europe vers un standard international.Les membres du Board se réunissent onze fois par an pour l’élaboration des normes, qui estsoumise à un processus strict et organisé. Le premier document est un document dediscussion, qui organise un débat sur les approches et les options possibles.Un groupe de travail spécifique est ensuite créé pour établir un exposé-sondage, voté par leBoard à la majorité simple, et diffusé au public pour une période de six mois, afin que chacunpuisse exprimer, par écrit, ses vues sur le document.A l’issue de la période d’exposés, le Board analyse les commentaires et décide de la marche àsuivre quant aux amendements éventuels pour obtenir une norme définitive. Enfin, le Boarddoit publier une base de conclusions expliquant les raisons qui ont conduit les membres àvoter contre le texte.L’adoption des normes IFRS, basée sur le concept de juste valeur, permet de fournir àl’échelle européenne une information financière et comptable des entreprises cotéeseuropéennes plus complète et plus fiable à destination des investisseurs et des analystesfinanciers. Cependant, la reconsolidation de certains éléments hors-bilan valorisés à leurjuste valeur (instruments financiers dérivés, contrats de leasing, stock-options, les chargesde personnel liées aux retraites…) va générer une augmentation de la volatilité des bilans,notamment des capitaux propres. 16
  17. 17. II. Impacts des principales normes IFRS sur les capitaux propresUn certain nombre de normes auront un impact sur le passif ou sur les capitaux propres.Lendettement et le rendement des capitaux propres des sociétés seront donc considérablementmodifiés, bien que les analystes aient toujours effectué des retraitements de ce type.Les IFRS ayant les impacts le plus marqué sur le passif et les capitaux propres concernent : - Les véhicules ad hoc - Les opérations de crédit-bail - Les charges et engagements de retraites - Les actifs financiers - Les obligations convertibles (classement passif/capitaux propres) - Les provisionsA ce jour, quasiment toutes les sociétés du CAC 40 ont communiqué sur la transition auxIFRS, et la moitié d’entre elles ont fourni des informations détaillées.II)1. IFRS 3/ IAS 36/ IAS38 (Regroupements d’entreprises ;Dépréciation d’actifs; Immobilisations incorporelles)L’IASB a publié, en mars 2004, la nouvelle norme IFRS 3 “Regroupements d’Entreprises”qui remplace la norme IAS 22 et, apporte des évolutions majeures à deux normes existantes, àsavoir les normes IAS 36 « Dépréciation d’Actifs » et IAS 38 « Actifs incorporels ».L’IFRS 3 amène une nouvelle définition des regroupements d’entreprises avec la suppressionde la méthode du « pooling of interest », la fin de l’amortissement systématique des écartsd’acquisition et des incorporels à durée de vie indéfinie, auquel viendront se substituer destests de dépréciation.L’IAS 36, quant à elle, traite de l’écart d’acquisition et des actifs incorporels acquis dans lecadre de regroupements d’entreprises, ainsi qu’à tous les autres actifs des exercices ouverts àcompter du 31 mars 2004. 17
  18. 18. L’IAS 38 s’applique au traitement comptable des actifs incorporels acquis dans le cadre deregroupements d’entreprises, ainsi qu’à tous les autres actifs incorporels des exercices ouvertsà compter du 31 mars 2004.Ces 2 dernières normes révisées étant liées aux regroupements d’entreprises, nous allons lesexposer avec la nouvelle IFRS 3 et, étudier leurs différents impacts sur la présentation desétats financiers des entreprises.A. IFRS 3 (Regroupements d’entreprises)L’IFRS 3 apporte trois principales modifications : - L’abandon de la méthode de mise en commun d’intérêt, - Le traitement du goodwill via l’impairment test (IAS 36) - La comptabilisation séparée des valeurs patrimoniales incorporelles (IAS 38).A.1. Objectif de la normeL’objet de la norme IFRS 3 est de définir les modalités de comptabilisation desregroupements d’entreprises, antérieurement séparées. L’une des principales conséquences decette norme vient du fait qu’elle entérine, quelque soit le mode de regroupement, sous formed’acquisition des actifs nets ou par acquisition de parts de capital via des actions, l’abandonde la méthode de « mise en commun des intérêts » ou « pooling of interests », au profit de laméthode d’acquisition ou « purchase accounting method ».A.2. Définition des deux méthodes de comptabilisation o Pooling of interests : cette méthode repose sur le postulat que les entreprises impliquées opèrent une sorte de fusion, unissent leurs ressources en vue de poursuivre en commun leurs activités. C’est la raison pour laquelle elle est permise uniquement lorsque l’acquisition est essentiellement payée à plus de 90% en actions. Ainsi, il est possible dintégrer une nouvelle filiale dans les comptes d’un groupe, sur la base des valeurs comptables de ses actifs et passifs. Les actions émises sont inscrites au bilan, 18
  19. 19. non sur la base de leur valeur, mais pour le montant comptable des capitaux propres de la cible. Suite à l’abandon de cette méthode, pour reprendre l’exemple du Vernimmen, il ne sera plus possible en achetant une société aux capitaux propres réévalués de 30 pour un prix de 100 et, en émettant à cet effet de nouvelles actions pour 100, de les inscrire au bilan pour 30 grâce au pooling, et dégageant ensuite un résultat net de 6, de proclamer que le return on equity est de 20%, alors quil nest que de 6% ! o Purchase accounting method : cette méthode, dont l’application intègre l’identification d’un acquéreur, nécessite la réévaluation des actifs et des passifs exigibles de la cible et, la constatation dun goodwill inscrit parmi les actifs incorporels de l’acquéreur.A.3. Goodwill négatifL’IFRS 3 supprime la notion de goodwill négatif et, dans l’hypothèse où la juste valeur desactifs et passifs identifiables excède le coût d’acquisition, prévoit que :- la société confirme la correcte évaluation des actifs acquis- si l’excès de juste valeur par rapport au coût d’acquisition se confirme, celui-ci soit reconnudirectement en produit dans le compte de Profits et Pertes (produit immédiat).Exemple Air France : L’application de la norme IFRS 3 concernant le rapprochement avecKLM (acquisition postérieure au 1er avril 2004) * Source Air France-KLM : Ecart d’acquisition négatif reconnu : 468 M€ Avant IFRS : Amortissement de l’écart d’acquisition négatif sur 5 ans (soit 73 M€ en 2004) Après IFRS : Impact positif « one-shot » de la reprise de l’écart d’acquisition négatif sur le résultat net de 395 M€ (468 – 73 M€).Exemple PPR : Le choix du retraitement des regroupements d’entreprises intervenus le 1erjanvier 1999 (date d’entrée de Gucci dans PPR), a eu comme principal impact, l’augmentationdes intérêts minoritaires (rachetés en totalité en avril 2004 à l’issue de l’OPA) de 1,2 Md€ surles capitaux propres d’ouverture (1er janvier 2004) du groupe. 19
  20. 20. A.4. Mise en place de tests de dépréciation (Impairment Test)Le changement majeur de l’IFRS 3 par rapport à l’IAS 22 concerne les modalités devalorisation du goodwill issu d’un regroupement d’entreprises. L’IAS 22 prévoyait unamortissement systématique du goodwill sur sa durée de vie économique, celle-ci ne pouvantpas excéder 20 ans. Pour IFRS 3, le goodwill doit être maintenu au coût d’acquisition,déduction faite des pertes de valeurs. Ainsi le goodwill n’est plus amorti, mais il doit fairel’objet d’un test de perte de valeur au moins une fois par an ou plus fréquemment, si desévénements ou changements de circonstances indiquent qu’une perte de valeur pourraitexister.Exemple Carrefour : Le principal impact sur le compte de résultat du groupe provient del’arrêt de l’amortissement du goodwill, qui augmente le résultat net part du Groupe de +319M€.Exemple LVMH : Les IFRS ont un impact de 1% à la baisse sur les ventes nettes, mais l’écartdu résultat net des normes françaises aux normes IFRS est lié principalement à l’arrêt del’amortissement du goodwill (+ 284 M€).Cet arrêt de l’amortissement du goodwill va donc avoir des répercussions significatives sur lerésultat net de nombre de sociétés, et par extension sur le niveau des capitaux propres.La norme IAS 38 « Actifs Incorporels » a évolué dans le même sens en supprimantl’amortissement systématique des actifs incorporels à durée de vie indéfinie. Par ailleurs, surla base de la norme IAS 36 révisée, même si les circonstances qui ont généré la perte devaleur disparaissent ou s’améliorent, il n’est pas possible de reprendre les pertes de valeurconstatées préalablement sur les goodwills.L’importance accrue de la juste valeur pour les actifs, la reconnaissance accrue des actifsincorporels dans le cadre des regroupements d’entreprises et, l’absence d’amortissementsystématique du goodwill et des autres actifs incorporels à durée de vie indéfinie, renforcentl’importance de la norme IAS 36 « Dépréciation d’Actifs », entraînant une plus grandevolatilité des résultats des entreprises. 20
  21. 21. Nous pouvons illustrer ces propos avec les résultats de l’enquête européenne, menée parMazars en 2005, plus précisément sur la question posée à des responsables financiers de 556sociétés cotées en Europe : «Etes-vous êtes plus préoccupé par la volatilité que causerait lapublication de vos comptes aux normes IFRS ?» 80% 70% 60% Allemagne 50% Belgique Luxembourg 40% Espagne 30% France 20% Italie 10% Pays-Bas 0% Pologne nde e ie ne ne République Tchèque agn Ital Irla log pag Royaume Uni - Irlande m Po ni - Es Alle Turquie U me yau RoB. IAS 36 (Dépréciations d’actifs)B.1. ObjectifL’IAS 36 établit les procédés qu’une entité doit appliquer pour s’assurer que ses actifs sontcomptabilisés à une valeur inférieure ou égale à leur valeur recouvrable. L’IAS 36 s’appliqueà la comptabilisation de la perte de valeur subie par tous les actifs autres que les actifssuivants :- Les stocks (IAS 2, Inventories);- Les actifs issus de contrats de construction (IAS 11, Construction Contracts);- Les impôts reportés débiteurs (IAS 12, Income Taxes)- Les actifs issus de régimes d’avantages sociaux des employés (IAS 19, Employee Benefits);- Les actifs financiers visés par l’IAS 39, Financial Instruments: Recognitionand Measurement; 21
  22. 22. - Les biens de placement évalués à la juste valeur (IAS 40, Investment Property);- Les actifs biologiques liés à des activités agricoles, qui sont évalués à la juste valeur moinsles frais au point de vente (IAS 41, Agriculture);- Les frais d’acquisition reportés et les immobilisations incorporelles issus de contratsd’assurance visés par l’IFRS 4, Insurance Contracts;- Les actifs à long terme (ou groupes à sortir) classés comme détenus aux fins de venteconformément à l’IFRS 5, Non-current Assets Held for Sale and Discontinued Operations.B.2. Historique et fonctionnementLa création de cette norme est liée à lécart croissant entre la valeur comptable et la valeurboursière des sociétés cotées au cours des 20 dernières années, du en partie à limportancegrandissante des actifs incorporels dans la valeur de ces entreprises. Cet écart a ainsi faitapparaître certaines limites aux conventions comptables, accusées de ne pas refléterconvenablement la réalité économique et la perception des marchés financiers. Dans cecontexte, les normes comptables ont progressivement intégré de nouvelles dispositions, ayantpour but dajuster (à la baisse uniquement) les valeurs comptables de certains actifsdéterminées sur la base des coûts historiques engagés pour les créer ou les acquérir, en lesrapprochant de leur « juste valeur » (concept de fair value).B.3. Fréquence de dépréciation des actifsUn actif ou une Unité Génératrice de Trésorerie sest déprécié lorsque sa valeur comptableexcède sa valeur recouvrable. La fréquence des tests de dépréciation est au minimum dunefois lan, même en labsence dindice de perte de valeur. En cas de présence de goodwill, lestests doivent être effectués à nimporte quel moment au cours de lexercice, mais à une datefixe. Les tests doivent aussi être effectués à chaque fois quil a des indicateurs de perte devaleur.Les deux points marquants de la norme sont la création de la notion d’Unité Génératrice deTrésorerie (UGT dans la suite du mémoire) et, l’affectation du goodwill à une (ou plusieurs)UGT. En effet si l’IFRS 3 a entériné la suppression de l’amortissement systématique dugoodwill, ce dernier est affecté à la date d’acquisition à une ou plusieurs UGT, et l’ensemble 22
  23. 23. est soumis à un test de dépréciation annuel visant à s’assurer que la valeur recouvrable n’estpas inférieure à la valeur nette comptable.Une UGT est le plus petit groupe identifiable d’actifs, dont l’utilisation continue génère desentrées de trésorerie, qui sont largement indépendantes des entrées de trésorerie générées pard’autres actifs ou d’autres groupes d’actifs. Elle est composée des actifs à long terme à tester(goodwills, actifs incorporels et actifs corporels). Les UGT ne sont à identifier, que dans lamesure où, la valeur recouvrable de chaque actif pris isolément n’est pas possible. Toutefois,un actif, dont la valeur recouvrable individuelle est mesurable, peut être inclus dans uneUGT. Source CegidUne fois définies les procédures quune entreprise doit mettre en oeuvre pour sassurer que sesactifs sont comptabilisés pour une valeur qui nexcède pas leur valeur recouvrable, abordonsmaintenant la méthode de calcul de la valeur recouvrable.B.4. Méthode de calcul de la valeur recouvrableLe mécanisme de base de l’IAS 36 pour identifier les pertes de valeur n’a pas changé : lesentreprises doivent comparer la valeur recouvrable de l’actif (valeur la plus élevée entre leprix de vente net de l’actif ou de l’UGT, et sa valeur d’utilité) et sa valeur au bilan. La valeur 23
  24. 24. d’utilité correspond aux flux de trésorerie futurs qui seront générés par cet actif ou UGT,actualisés à un taux de marché actuel de rémunération sans risque ajusté pour tenir compte del’incertitude, c’est à dire le risque lié à cet actif.Si la valeur nette comptable d’un actif est supérieure à sa valeur recouvrable, la réduction dela valeur est constatée en charges par la voie d’une provision pour dépréciation d’actif, lavaleur recouvrable devenant la nouvelle base amortissable pour la durée d’utilisation restant àcourir.Résumé des étapes de la dépréciation des actifs :Quand procéder à un - Tous les ans pour les écarts d’acquisition et les actifs incorporelstest de dépréciation ? non amortis - S’il existe un indice que l’actif a pu perdre de la valeur pour les autres actifs à long terme 1- Définir les indicateurs de perte de valeur et identifier les actifs pour lesquels il existe un indice de perte de valeur 2- Identifier s’il existe un prix de vente net pour l’actif concerné 3- Si le prix de vente net est supérieur à la valeur nette comptable de l’actif, aucune dépréciation n’est constatée 4- S’il n’existe pas de prix de vente net ou si le prix de vente netComment procéder est inférieur à la valeur nette comptable, déterminer la valeurau test de d’utilité, c’est-à-dire le montant des cash flows actualisésdépréciation ? 5- Si l’actif testé ne génère pas de cash flows indépendamment d’autres actifs, regroupement de l’actif avec d’autres actifs dans une UGT 6- Si la valeur d’utilité est supérieure à la valeur nette comptable, absence de dépréciation Si la valeur nette comptable est supérieure à la valeur d’utilité, enregistrement d’une dépréciation 24
  25. 25. B. 5. Règles de dépréciationLes immobilisations corporelles et incorporelles à durée de vie déterminée font l’objet d’untest de dépréciation uniquement en présence d’indice de pertes de valeur.Tandis que les goodwills et immobilisations à durée indéterminée sont dépréciés une fois paran ou plus, si des indices de pertes de valeur sont identifiés en période intérimaire.Le goodwill se définit comme étant la différence entre le prix payé et la quote-part des actifset passifs acquis évalués à leur juste valeur.Lintroduction des nouvelles normes a donc accru limportance de la comptabilisation desactifs selon une approche de juste valeur, au détriment de lapproche historique traditionnelle.En effet, le goodwill nest plus systématiquement et régulièrement amorti, mais doit fairelobjet chaque année dune analyse de valorisation approfondie afin de vérifier sil estnécessaire de constater une dépréciation (en cas de baisse de sa valeur). Cest ce que lonappelle le goodwill impairment.L’impairment test permet d’assurer que la valeur comptable de l’entité qui porte le goodwillreste inférieure à la « valeur recouvrable » de cette entité, définie comme le montant le plusélevé entre le prix de vente net et la valeur d’usage (« somme actualisée des flux de trésoreriefuturs retirés de l’utilisation continue de l’actif et de sa sortie à la fin de sa durée d’utilité »).La connaissance du prix de vente net étant improbable, le test reposera le plus souvent surl’estimation d’une valeur d’usage par la méthode des Discounted Cash Flows (DCF).Exemple Eurotunnel : Parce que le traitement des immobilisations varie significativement,selon quEurotunnel produit ses comptes en US GAAP pour le compte de la société françaiseou en UK GAAP pour le compte de la société britannique, la direction générale a décidédappliquer, avec deux ans davance, la norme IAS 36 pour les besoins de son compte derésultat français. Lapplication de cette norme contraint le groupe à une dépréciationexceptionnelle de 1,85 Md€ au 31 décembre 2003, différence entre la valeur nette comptabledes immobilisations et la valeur dutilité des actifs. Cette dépréciation qui équivaut quasimentau résultat net, vient grever les fonds propres de 1,6 Md€, les rapportant ainsi à 1,7 Md€. A la 25
  26. 26. Bourse de Paris, lannonce de ces résultats a fait chuter le titre Eurotunnel de 5,45%, à 0,52 €dans les premiers échanges.L’objectif de cette évolution confirme bien l’une des ambitions majeures des normes : unemeilleure lisibilité des comptes. Le mécanisme damortissement annuel qui, par son caractèrerécurrent et linéaire, paraissait plus relever des conventions comptables que de la réalitééconomique et financière, est désormais abandonné au profit dun test de dépréciation selon leprincipe de la juste valeur. Ainsi, au moins une fois par an, les entreprises ayant réalisé desacquisitions doivent, selon une procédure précise, évaluer leurs unités opérationnelles et leurgoodwill.Le traitement comptable des survaleurs affecte la mesure des performances et la structure dubilan consolidé des groupes. Or, avec le développement des fusions-acquisitions (enparticulier celles visant des sociétés de services ou des firmes dotées dactifs immatérielsimportants non reconnus avant lacquisition), les goodwills occupent une place de plus en plusconsidérable dans les bilans consolidés des groupes, comme le montre ce tableau, sur le Poidsrelatif des actifs incorporels à durée de vie indéterminée au bilan des entreprises du SBF 120(1) :Montant agrégé en % de capitaux propres Goodwill Autres (2) TotalA fin 2001Ensemble des entreprises du SBF 120 (120 sociétés) 46% 19% 65%1- Energie/Produits de base / BTP / Matériaux de 33% 11% 45%construction (18)2- Assurance / Banque / Bourse / Société de portefeuille 27% 7% 33%/ Immobilier (16)3- Automobile / Construction mécanique / Biens 56% 9% 66%d’équipement (12)4- Hôtellerie / Loisirs / Services aux collectivités / 71% 39% 110%Autres services (51)5- Agroalimentaire / Boisson / Distribution / Biens de 59% 48% 106%consommation (23)Ensemble des entreprises du SBF 120 hors catégorie 2 57% 29% 86%(104) 26
  27. 27. A fin 2002Ensemble des entreprises du SBF 120 (120 sociétés) 42% 19% 62%1- Energie / Produits de base / BTP / Matériaux de 29% 13% 43%construction (18)2- Assurance / Banque / Bourse / Société de portefeuille 27% 7% 33%/ Immobilier (16)3- Automobile / Construction mécanique / Biens 47% 8% 55%d’équipement (12)4- Hôtellerie / Loisirs / Services aux collectivités / 78% 49% 127%Autres services (51)5- Agroalimentaire / Boisson / Distribution / Biens de 53% 48% 100%consommation (23)Ensemble des entreprises du SBF 120 hors catégorie 2 54% 31% 85%(104)* Source Option Finance n°778 du 29 mars 2004(1) les entreprises considérées sont les 120 entreprises entrant dans la composition de l’indice du 10 octobre 2003(2) Actifs incorporels (du type marque, clientèle…) résultant de l’affectation des écarts de première consolidationA fin 2002, les goodwills agrégés représentent 42% des capitaux propres agrégés desentreprises du SBF et 62% si l’on tient compte des autres actifs incorporels à durée de vieindéterminée.Cette place de plus en plus prépondérante du goodwill dans les bilans consolidés, combinée àlenvolée des cours de Bourse sur certaines places financières, a entraîné un accroissement desdifférences entre les prix dacquisition et les valeurs comptables, différences qui elles-mêmesinfluencent à la hausse le poids des goodwills, avec pour preuve quelques exemples : ungoodwill de 16 Md€ pour Pechiney après le rachat dAmerican Can en 1988 ; un goodwill de6,8 Md€ pour Hachette après la prise de contrôle la même année de Diamandis, Grolier etSalvat ; un goodwill de 9 Md€ après le rapprochement entre Adia et Ecco en 1996. 27
  28. 28. B.6. Impacts de la dépréciation du goodwill sur les comptes o En cas d’acquisition «non réussie »Les écarts d’acquisition, qui étaient auparavant amortis chaque année, feront dorénavantlobjet de tests annuels de dépréciation et ne seront plus amortis. Ils ne peuvent plus êtreimputés directement sur les capitaux propres. En somme, une acquisition qui se révélerait êtreune « mauvaise affaire » aurait des conséquences immédiates dans les comptes de lentrepriseà lorigine de lachat, puisque dans ce cas, les écarts dacquisition pourraient être réduits à unevaleur nulle dès lannée suivant lacquisition. En effet, certaines publications de comptes ontdonné lieu par le passé à de mauvaises surprises.Exemple Vivendi Universal : Le Groupe a annoncé, pour son exercice 2001, une perteannuelle de 13,6 Md€ - la plus importante de lindustrie française - compte tenu des 15,7 Md€damortissement de survaleurs.En tout état de cause, plus les écarts sont importants, plus les montants susceptibles dêtredépréciés le sont et, plus les résultats pourront sen trouver pénalisés. Limportance des écartsdacquisition et de leur éventuelle dépréciation devrait amener les entreprises à donner uneinformation soit directement dans le compte de résultats, soit dans les notes annexes, selon lesrecommandations du nouveau référentiel IFRS, ce qui permettra de suivre régulièrement lavaleur de ces écarts. o En cas d’acquisition «réussie »Dans ce cas, le goodwill acquis est progressivement remplacé par un goodwill propre, auto-généré. Les valeurs incorporelles nouvelles, élaborées par l’entreprise (nouvelles marques,listes de clients, commandes, etc.), justifient l’ancien goodwill acquis lorsque des testsannuels de dépréciation sont effectués. Cependant, ce processus de remplacement seloncertains experts financiers peut être discutable. En effet, une entreprise dotée d’une stratégiede croissance interne n’est pas autorisée à activer son goodwill propre, alors qu’un concurrentavec une stratégie d’acquisition remplace peu à peu le goodwill payé et reconnu au bilan parun goodwill propre. D’où une possible appréciation critique de cette différence de traitement,la valeur du goodwill propre devant être au moins égale à celle du goodwill acquis. 28
  29. 29. B.7. Les conséquences des tests de dépréciation du goodwillLes dépréciations des survaleurs ont deux conséquences possibles, qui vont retenir lattentiondes investisseurs: o Dune part, les conseils dadministration peuvent prendre prétexte de ces pertes comptables pour supprimer ou réduire la distribution de dividendes. o Dautre part, la réduction des capitaux propres qui en résulte diminue la capacité de croissance externe et, peut conduire à une augmentation de capital potentiellement dilutive.B.8. ConclusionIAS 36 est une norme relativement complexe qui ne sera pas facile à mettre en œuvre et, lesentreprises seront notamment confrontées aux difficultés et challenges suivants : o Des tests de perte de valeur plus fréquents. Ceci a un coût : les tests doivent être développés en interne ou confiés à des experts en évaluation et, ils doivent être audités par un auditeur externe ; o Les projections de flux de trésorerie futurs doivent être basées sur les plans prévisionnels les plus récents approuvés par le management, en excluant toutefois les flux de trésorerie liés à des restructurations et développements sur lesquels l’entreprise n’est pas formellement engagée ; o Identification des UGT et allocation des flux à ces UGT ; o Nécessité d’utiliser des flux de trésorerie avant impôt ; o Trouver un accord sur le taux d’actualisation et sur le niveau de risque à incorporer dans ce taux ; o S’accorder sur le taux de croissance perpétuel, dont le niveau impactera significativement la valeur de l’actif ; o Les tests de perte de valeur doivent être réalisés tous les ans à la même date et les entreprises doivent donc choisir la date la plus appropriée en s’assurant que les données nécessaires seront systématiquement disponibles pour toutes les UGT ; o Les informations à communiquer dans les notes aux comptes ont plus que doublé avec la norme IAS 36 révisée. Ces informations, qui concernent notamment la description des principales hypothèses retenues dans le cadre des tests de pertes de valeur, sont 29
  30. 30. souvent perçues comme sensibles par les entreprises et leur publication donnera certainement plus d’indications aux marchés sur la stratégie de l’entreprise.Exemple Michelin (* Source Michelin : Impact des normes IFRS sur les comptes du groupe) :Avec une pondération dettes financières et fonds propres de 50-50, et en prenant les taux réelsde la dette et un coût des FP de 10% après impôts, au 31 décembre 2003, le CMPC moyenaffiché du Groupe Michelin avant impôts est de 10,4% et 7,2% après impôts.Les cash flows actualisés générés par les UGT étant inférieurs aux actifs, la somme des actifsà déprécier du Groupe représente –160 M€ avec comme impacts principaux : - sur les capitaux propres : une baisse de 108 M€, compte tenu des impôts différés de 52 M€. - sur le résultat opérationnel : ° Effet positif de 22 M€, du fait de l’annulation des amortissements ° Effet négatif de 36 M€ (soit 2% des actifs long terme), dû aux pertes de valeur sur investissement Soit un impact total négatif de –18 M€ sur le résultat opérationnel.C. IAS 38 (valorisation des actifs incorporels)C.1. ObjectifL’IAS 38 prescrit le traitement comptable des immobilisations incorporelles, à l’exception desactifs suivants :- Les immobilisations incorporelles faisant partie du champ d’application d’une autre norme.Par exemple, l’IAS 2, Inventories, s’applique aux immobilisations incorporelles détenues auxfins de vente dans le cours normal des activités;- Les dépenses et les droits miniers liés à l’exploration, à la mise en valeur et, à l’extraction deressources non régénératives.La présente norme impose ainsi aux entreprises de comptabiliser une immobilisationincorporelle si, et seulement si, certains critères sont réunis. La norme spécifie également 30
  31. 31. comment évaluer la valeur comptable des immobilisations incorporelles et, impose de fournircertaines informations sur les immobilisations incorporelles.C.2. DéfinitionUne immobilisation incorporelle est un actif non monétaire identifiable sans substancephysique, détenu en vue de son utilisation pour la production ou la fourniture de biens ou deservices, pour une location à des tiers, ou à des fins administratives. Un actif est uneressource : - contrôlée par une entreprise du fait d’évènements passés, - dont des avantages économiques futurs sont attendus par l’entreprise.Le critère d’identification d’un actif incorporel est satisfait si l’élément est : - séparable, c’est à dire s’il peut être vendu, transféré, licencié, loué ou échangé de façon distincte de l’entité, - ou provient de droits légaux ou contractuels.Le critère de contrôle, quant à lui, se définit comme le pouvoir de restreindre l’accès des tiers(par des droits juridiques ou autres moyens dûment prouvés) aux avantages économiquesgénérés par l’actif.C.3. Fonctionnement et comptabilisationL’IAS 38 impose à une entreprise de comptabiliser une immobilisation incorporelle si etseulement s’il est probable que les avantages économiques futurs attribuables à l’actif aillent àl’entreprise, et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Néanmoins, une grandepartie de variété d’actifs incorporels devrait pouvoir être reconnue au bilan lors desregroupements d’entreprises, à savoir : marques, listes clients, logos, noms de domaineinternet, technologie, logiciels, base de données….Les dépenses relatives à un élément qui ne respecte pas ces critères devront êtrecomptabilisées en charges. Il en est de même des dépenses relatives à un actif dont lecaractère identifiable ou son contrôle par l’entreprise n’est pas démontré : parts de marché,fonds de commerce « génériques », savoir faire non protégé…. 31
  32. 32. Si cet élément est acquis dans le cadre d’un regroupement d’entreprises, il devra êtreincorporé dans le goodwill. Ces critères s’appliquent quelque soit le mode d’acquisition.Exemple Bouygues : Le bilan d’ouverture 2004 fait apparaître à l’actif, en immobilisationsincorporelles, un écart négatif entre les normes françaises et les normes IFRS de 5 321 M€(passant de 6 409 à 1 088 M€). Pour ce qui est du goodwill, celui ci présente quant à lui unécart positif entre les normes françaises et les IFRS d’un montant de 5 008 M€ (passant de264 à 5 272 M€). Cette différence est due, en quasi-totalité (pour 5 027 M€), au reclassementdes survaleurs liées aux parts de marché, précédemment inscrites en immobilisationsincorporelles, en goodwill.Exemple Valeo : Les effets de l’activation de certains frais de développement ont un impactde 148M€ sur les capitaux propres de Valeo, part du Groupe.Exemple Sanofi-Aventis : Impact des IFRS sur le traitement de l’acquisition d’Aventis au20/08/04 * (Source Passage aux IFRS – Conférence Call : 14 avril 2005) - Activation de la R&D acquise: Activation de la R&D acquise de l’ex Aventis : • Immobilisations incorporelles relatives à Aventis : + 5 046 M€ • R&D relative aux SME d’Aventis : + 301 M€ • Contrepartie : augmentation des capitaux propres suite à l’annulation de la charge enregistrée en normes françaises • D’où impact sur les capitaux propres CP au 31/12/04 en normes françaises : + 35 949 M€ CP au 31/12/04 en IFRS : + 41 489 M€ (inclus les 5 347 M€ d’activation de la R&D de l’ex Aventis) - Goodwill : Goodwill en normes françaises : 24 654 M€ (+) impôts différés sur l’activation de la R&D en cours acquise 1 862 M€ (+) impôts différés principalement liés aux SME : 305 M€ 32
  33. 33. (+) juste valeur des plans de stock-options : 746 M€ (+) autres : 10 M€ Soit Goodwill en IFRS : 27 577 M€C.4. Règles d’amortissement et de dépréciationLes normes IFRS distinguent deux types d’actifs incorporels : - Les actifs à durée d’utilité déterminée - Les actifs à durée d’utilité indéterminée, pour lesquels il n’apparaît pas de limite prévisible à la période sur laquelle l’actif va générer des flux de revenus, avec un système d’amortissement différent en fonction du type d’actif incorporel. o Amortissement systématique des actifs incorporels à durée d’utilité déterminéeLa règle est d’amortir sur la durée d’utilité, mais l’IAS 38 ne précise pas de durée maximale.Deux méthodes d’amortissement sont autorisées : - L’amortissement sur la période pendant laquelle l’entreprise prévoit d’utiliser l’actif - L’amortissement sur le nombre d’unités de production ou équivalent, que l’entreprise entend obtenir de l’actif (rythme de consommation des avantages économiques de l’actif).Les facteurs à prendre en compte pour déterminer la durée dutilité dune immobilisationincorporelle sont les suivantes : - L’utilisation attendue de l’actif, - La durée de vie dactifs similaires, - Lobsolescence technologique, - La concurrence, - Le niveau de dépenses de maintenance nécessaire, - La durée de contrôle de lactif.La date de démarrage de l’amortissement correspond à la date à laquelle l’actif est prêt à êtremis en service. La durée devra être appréciée à la clôture de chaque exercice, et ajustée en casde modification des avantages économiques à venir. 33
  34. 34. o Suppression de l’amortissement systématique pour les actifs incorporels à durée de vie indéfinie et mise en place d’un test annuel de dépréciationUne immobilisation incorporelle avec une durée d’utilité indéfinie n’est pas amortie, maissoumise à un test de dépréciation annuel à chaque fois qu’un indice révèle qu’une perte devaleur a pu intervenir. La durée d’utilité d’une immobilisation incorporelle non amortie doitêtre revue à chaque clôture, de manière à s’assurer que cette hypothèse est toujours vérifiée.Si cette durée indéterminée devient déterminée, le changement doit être pris en compte vial’IAS 8 « Résultat net de l’exercice, erreurs fondamentales et changements de méthodescomptables ».Ainsi donc et de manière générale, avec les nouvelles normes IFRS, les conditions decomptabilisation des actifs incorporels sont beaucoup plus strictes.C.5. Précision du périmètre de la recherche et du développement ainsi que des règlesd’activationSelon l’IAS 38, les dépenses de recherche sont comptabilisées en charges.Le développement se définit comme l’application des résultats de la recherche ou d’autresconnaissances à un plan ou un modèle en vue de la production de matériaux, dispositifs,produits, procédés, systèmes ou services nouveaux ou substantiellement améliorés, avant lecommencement de leur production commerciale ou de leur utilisation.Si en normes françaises, une entité ne capitalisait pas ses frais de développement, en normesIFRS, la capitalisation des frais de développement est obligatoire dès lors que les 6 critèressuivants, définis par la norme, sont satisfaits et démontrés : - Faisabilité technique du projet, - Intention de le poursuivre jusqu’à son terme et de l’utiliser ou de le vendre, - Moyens nécessaires pour vendre les produits ou pour utiliser le nouveau processus de production résultant du développement considéré, - Existence d’un marché pour le produit ou utilité du nouveau processus de production pour l’entreprise, 34
  35. 35. - Disponibilité des moyens techniques, financiers ou autres, nécessaires pour terminer le projet, - Existence d’outils de gestion fiables permettant de connaître les coûts de développement engagés sur le projet.En pratique, l’entité doit donc être capable de restituer un suivi fiable des dépenses engagéesdans le cadre des projets de R&D, à compter de la date où les critères précédents ont étésatisfaits.Exemples de dépenses de développement : - Conception, construction et tests de pré-production ou de pré-utilisation de modèles ou prototypes. - Conception construction et exploitation d’une unité pilote (ne permettant pas une production commerciale). - Conception, construction et tests liés à une solution permettant l’utilisation de nouveaux matériaux, dispositifs, produits, procédés ou systèmes.Tous les frais de recherche et de développement ne remplissant pas ces critères doivent êtreinscrits en résultat. Les dépenses qui se révèleraient à posteriori remplir les conditionsd’activation ne pourraient plus être activées.Exemple : Renault * Source : Résultats financiers Renault aux normes IFRS (25/02/2005)La marge opérationnelle 2004 passe de 2 418 M€ avant IFRS, à 2 115 après IFRS. Soit unécart de 303 M€, expliqué à hauteur de 293 M€ par l’application rétrospective de la normeIAS 38 relative aux frais de développement.Difficulté d’application :Les entreprises concernées devront mettre en place un système d’identification des phases deleurs projets de recherche et développement, afin de connaître précisément les dates de débutet de fin et, de permettre ainsi de cerner les coûts des projets susceptibles d’être immobilisés.Une comptabilité analytique reste donc indispensable pour justifier de la fiabilité des donnéescumulées par projet. Ces phases permettront de séquencer les projets afin de déterminer en 35
  36. 36. amont les informations prospectives attachées à l’actif en cours de création, pour justifier lebien-fondé futur de la valorisation de l’actif.C.6. Les informations à joindre en annexeLa principale nouveauté est de préciser désormais le montant global des dépenses derecherche et de développement comptabilisées en charges. Pour ce faire, les informationsrequises sont les suivantes : o Durées d’utilité ou taux d’amortissement utilisés o Modes d’amortissement utilisés o Valeur brute comptable et cumul des amortissements (regroupés avec le cumul des pertes de valeur) à l’ouverture et à la clôture de l’exercice o Le(s) poste(s) du compte de résultat dans le(s)quel(s) est incluse la dotation aux amortissements des immobilisations incorporelles o Un rapprochement entre les valeurs comptables à l’ouverture et à la clôture de l’exercice, faisant apparaître : o Les entrées d’immobilisations incorporelles, en indiquant séparément celles générées en interne et celles résultant de regroupements d’entreprises o Les mises hors service et sorties o Les augmentations ou diminutions au cours de l’exercice résultant de réévaluations selon les paragraphes 64, 76 et 77 et des pertes de valeur comptabilisées ou reprises directement dans -. les pertes de valeur comptabilisées dans le compte de résultat au cours de l’exercice selon IAS 36 (s’il y a lieu) o Les pertes de valeur reprises dans le compte de résultat au cours de l’exercice, selon IAS 36 (s’il y a lieu) o Les amortissements comptabilisés au cours de l’exercice o Les différences de change nettes résultant de la conversion des états financiers d’une entité étrangère, et o Les autres variations de la valeur comptable au cours de l’exercice. 36
  37. 37. II) 2. IAS 19 (Avantages du personnel)A. ObjectifL’objectif de la norme est de comptabiliser les avantages du personnel, répartis en avantagescourt terme tels que les indemnités de fin de contrat de travail, avantages postérieurs àl’emploi (cotisations / prestations définies), et les autres avantages long terme tels que lesavantages sur capitaux propres.B. Principes généraux de comptabilisation o Comptabilisation d’un passif lorsqu’un membre du personnel a rendu des services en contrepartie d’avantages qui lui seront versés à une date future o Comptabilisation d’une charge lorsque l’entreprise utilise l’avantage économique résultant des services rendus en contrepartie d’avantages du personnelC. Classification des avantages de personnel (* Source KPMG) Avantages du personnel IAS 19 CT Indemnités LT IAS 37 : de fin de contrat de Provisions travail Autres Avantages avantages postérieurs LT à l’emploi Avantages IFRS 2 : sur Paiements capitaux fondés sur propres les actions Prestations Cotisations définies définies 37
  38. 38. D. FonctionnementD. 1. DéfinitionsLes avantages du personnel désignent toutes formes de contrepartie données par uneentreprise au titre des services rendus par son personnel. On distingue plusieurs typesd’avantages de personnel : o Les avantages à court terme désignent les avantages du personnel (autres que les indemnités de fin de contrat de travail et les avantages sur capitaux propres) qui sont dus intégralement dans les douze mois suivant la fin de l’exercice pendant lequel les membres du personnel ont rendu les services correspondants. Composent les avantages court terme, les éléments de salaires (y compris primes, congés payés,…) et les « avantages en nature » (voiture, logement,…) dont dispose le salarié dans le délai d’un an maximum après avoir rendu un service à l’entreprise. o Les indemnités de fin de contrat de travail désignent les avantages à accorder à un membre du personnel, du fait de la résiliation par l’entreprise du contrat de travail avant l’âge normal de départ en retraite ou de la décision du membre du personnel de partir volontairement en échange de ces indemnités. Les indemnités de fin de contrat sont des versements ponctuels ou récurrents sur une période déterminée venant en compensation de la rupture du contrat de travail avec le salarié (retraite anticipée, licenciement, accord contractuel, pratique de la branche,…) 38
  39. 39. o Les avantages postérieurs à l’emploi qui sont les avantages du personnel (autres que les indemnités de fin de contrat de travail et les avantages sur capitaux propres), payables postérieurement à la cessation de l’emploi. Sont concernés : les pensions de retraite, les indemnités de départ en retraite, les couvertures d’assurance vie post retraite, les régimes de frais de santé post-retraite. Les avantages postérieurs à l’emploi sont les éléments versés après le départ du salarié, sous forme d’indemnités récurrentes ou ponctuelles, ces éléments peuvent être à la charge de l’entreprise (prestations définies) ou à la charge d’un organisme collecteur sans engagement complémentaire de l’entreprise (cotisations définies).o Les régimes d’avantages postérieurs à l’emploi désignent les accords formalisés ou non formalisés en vertu desquels une entreprise verse des avantages postérieurs à l’emploi à un ou plusieurs membres de son personnel.o Les autres avantages à long terme désignent les avantages (autres que les indemnités de fin de contrat de travail et les avantages sur capitaux propres) qui ne sont pas dus intégralement dans les douze mois suivant la fin de l’exercice pendant lequel les membres du personnel ont rendu les services correspondants. Avec comme périmètre : les congés liés à l’ancienneté, les jubilés, les indemnités pour invalidité de longue durée, l’intéressement, les primes et rémunérations différées. 39
  40. 40. D. 2. Conséquences comptables (* Source Cegid)Types d’avantages Bilan Compte de résultatAvantages CT (dusdans les 12 mois) Charges de la périodeAvantages postérieursà l’emploi : régimes àcotisations définiesAvantages postérieurs + Juste valeur des actifsà l’emploi : régimes à - Valeur actualisée de l’obligationprestations définies +/- Eléments non reconnus (écarts actuariels et coût des services passés) Charge normative actuarielleAutres avantages LT + Juste valeur des actifs - Valeur actualisée de l’obligationIndemnités spéciales Comptabilisées sur la base des coûts probables.de fin de contrat Actualisation si avantages LTAvantages sur CP IFRS 2 : Paiements fondés sur les actionsAinsi, les avantages CT et les avantages postérieurs à l’emploi à cotisations définies sontcomptabilisés en charges. Tandis que pour les avantages long terme et les avantagespostérieurs à l’emploi à prestations définies, l’entreprise a le choix : - d’établir une provision dans ses comptes reflétant ses engagements actualisés, - ou d’externaliser la gestion de ces avantages par le biais d’une assurance par exemple.Exemple EDF : Au 1er janvier 2003, le montant total des engagements au titre des retraites desentreprises de la branche des industries électriques et gazières était estimé, en valeur 40
  41. 41. actualisée sur la base dun taux réel de 3 %, à 76 Md€, soit 60 Md€ pour la seule EDF, 12,5Md€ pour GDF et, environ 4 Md€ pour les entreprises non nationalisées. Sur cette base etavec l’application de la norme sur les engagements de retraites, si EDF avait passé la totalitéde ses engagements (de l’ordre de 60 Md€) en dettes, ses fonds propres auraient été annulés.Cependant, suite à son changement de statut intervenu en 2004 (passage d’EPIC à SA) et, à laréforme du régime spécial de la branche des industries électriques et gazières qui permet àEDF déviter d’inscrire tous ses engagements au bilan, et limpact sur les fonds propres dugroupe est moindre selon le rapport de la commission Roulet. Malgré tout, les fonds propresont diminué de 50%, comme le montre le tableau ci-dessous. D’où la nécessaire introductionen bourse d’EDF, afin de lever la quasi-totalité des 8-11 milliards d’euros nécessaires à lapoursuite de sa stratégie de développement.L’impact des normes IFRS sur les entreprises de la branche des industries énergétiques etgazières européennes (source Standard & Poor’s) : Table 2 IFRS Transition For Europes Top 20 Utilities: Balance Sheet Comparison Of 2004 Balance Sheet Items Under National GAAP And IFRS Year % change % change (Mil. €) Country Net debt Equity ended GAAP IFRS 2004 GAAP IFRS 2004 2004 2004 Edison SpA Italy Dec. 31 3,855 4,906 27.26 5,940 6,176 3.97 Energias de Portugal S.A. Portugal Dec. 31 8,321 8,992 8.06 6,402 4,053 (16.99) Electricité de France France Dec. 31 19,666 19,675 0.05 18,460 9,335 (49.43) Endesa S.A. Spain Dec. 31 16,505 18,698 13.29 9,477 12,498 31.88 Enel SpA Italy Dec. 31 24,296 24,514 0.90 20,978 19,066 (9.11) Fortum Oyj Finland Dec. 31 4,896 5,095 4.06 7,655 7,650 (0.07) Gaz de France France Dec. 31 5,047 4,796 (4.97) 10,593 10,862 2.54 Iberdrola S.A. Spain Dec. 31 10,800 11,105 2.82 8,794 8,628 (1.89) National Grid Transco PLC U.K. March 31 19,782 19,911 0.66 2,031 3,059 50.61 Scottish Power U.K. PLC U.K. March 31 6,053 6,287 3.87 5,895 5,777 (2.00) Scottish and Southern U.K. March 31 N.A. N.A. N.A. N.A. N.A. N.A. Energy PLC Suez S.A. France Dec. 31 11,515 11,695 1.56 12,693 13,008 2.48 Union Fenosa S.A. Spain Dec. 31 5,490 6,946 26.52 3,290 3,620 10.03 United Utilities PLC U.K. March 31 6,046 6,247 3.33 N.A. N.A. N.A. Vattenfall AB Sweden Dec. 31 7,668 7,668 0.00 7,629 8,920 16.92 Veolia Environnement S.A. France Dec. 31 12,287 12,958 5.46 5,619 5,022 (10.62) Energie Baden Germany Dec. 31 Currently reports under IFRS Wuerttemberg AG Public Power Corp. S.A. Greece Dec. 31 Currently reports under IFRS RWE AG Germany Dec. 31 Currently reports under IFRS E.ON AG Germany Dec. 31 Currently reports under U.S. GAAP Note: Amounts are for illustration purposes and may differ from figures used by Standard & Poors in its analyses. N.A.--Not available. Source: Company accounts/presentations. 41
  42. 42. II) 3. IFRS 2 (Paiements basés sur les actions / avantages sur les capitauxpropres)A. ObjectifRefléter dans le compte de résultat et le bilan d’une société, les effets de transactions etnotamment les stock-options, dont le paiement est fondé sur des actions.B. PérimètreToutes les transactions, dont le paiement est fondé sur des actions concernant le personnel oud’autres tiers, incluant : - Les octrois aux employés, - Les plans d’achats d’actions consentis aux employés, avec notamment les stock- options qui se définissent comme le droit dacheter une action de son entreprise à un prix fixé contractuellement et à lavance. Les stock-options sont dans la majorité des cas distribuées à léquipe dirigeante, afin de les associer au développement de lentreprise, - Les octrois aux non employés par exemple les fournisseurs, - Les paiements faits au sein du groupe, - Les paiements directs des actionnaires.C. Principes généraux de comptabilisationC.1. Classification des transactions en trois catégories o Transaction, dont le paiement est fondé sur des actions, réglée en instrument de capitaux propres (Equity Settled Transaction), o Transaction, dont le paiement est fondé sur des actions, réglée en trésorerie (Cash Settled Transaction), 42
  43. 43. o Transaction, dont le paiement est fondé sur des actions, avec possibilité de règlement en trésorerie ou en instrument de capitaux propres : - Le membre du personnel ou autre tiers a le choix du mode de règlement - L’entité a le choix du mode de règlement.C.2. Principes généraux de comptabilisation de ces transactions o Comptabilisation des biens et services reçus ou acquis par la transaction lorsque l’entité obtient les marchandises ou lorsque les services sont rendus, o Comptabilisation en charge du montant de la transaction lorsque les biens ou services reçus ou acquis ne peuvent être comptabilisés en tant qu’actifs, o Comptabilisation en contrepartie d’une augmentation des capitaux propres ou d’un passif selon que le règlement de la transaction soit en instruments de capitaux propres ou en trésorerie.C.3. Echéancier d’octroi d’une rémunération sous forme d’options sur actions* Source KPMG Période pendant laquelle toutes les conditions d’acquisition spécifiées Période d’acquisition des droits doivent être satisfaites Année 1 Année 2 Année 3 Temps Date d’attribution Date d’acquisit° des Date droits d’exercice Date à laquelle les 2 parties se Date à laquelle les sont mises d’accord et ont une conditions d’acquisition Date à laquelle compréhension partagée des sont satisfaites, l’octroi les options sont termes de la transaction n’est plus soumis à exercées condition 43
  44. 44. La norme IFRS 2 impose de comptabiliser une charge égale à la juste valeur des optionsattribuées, la charge étant constatée en contrepartie des capitaux propres. Cette charge devraobligatoirement être étalée entre la date d’attribution des options et la date d’acquisitiondéfinitive des droits.Exemple de comptabilisation d’un paiement réglé en actions pour des employés (* SourceKPMG) :- Conditions d’attribution : emploi continu pendant 3 ans- Hypothèses : - 100 stock-options attribuées le 1er janvier année N - juste valeur de chaque option à la date d’attribution : 3.00 € (hors prise en compte des conditions de marché, s’il y en a) - Hypothèse initiale : tous les employés restent en place pendant les 3 années - Hypothèse modifiée au 1er janvier N+1 : 10% des salariés auront quitté la société avant le 31 décembre N+2- Comptabilisation : Coût total Charge cumulée Charge Charge de attendu fin de période antérieure l’annéeAnnée 1 300 100 = (300*100%) = 300*1/3 0 100Année 2 270 180 = (300*90%) = 270*2/3 - 100 80Année 3 270 270(budget) = (300*90%) = 270*3/3 -180 90Total 270 44

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