Innov'a 2014

2 021 vues

Publié le

Revue technique annuelle de la Chambre d'agriculture de Dordogne 2013/2014

Publié dans : Technologie
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
2 021
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
61
Actions
Partages
0
Téléchargements
0
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Innov'a 2014

  1. 1. Des solutions pour demain Techniques à la Une Désherbage, prairies naturelles, élevage bovin viande... Portrait Ils osent la méthanisation ! Outils en ligne Enregistrer ses pratiques vinicoles en ligne Expérimentation Viticulture, irrigation, palmipèdes gras Revue technique annuelle de la Chambre d’agriculture de Dordogne 2013-2014
  2. 2. La PAC, un casse-tête pour vous ? Optez pour la tranquillité ! Confiez-nous votre déclaration. Vous avez été plus de 1000 à n ous en 2 013 ! + d’info : complète, votre conseiller vous apporte l’assurance d’une déclaration conforme. www.dordogne.chambagri.fr (rubrique Conseil d’entreprise) ou 05 53 35 88 92 Cultivez vos compétences avec la Chambre d’agriculture pétences Cultivez vos com 2013 - 2014 N°1 pour la formation des professionnels agricoles Retrouvez toutes nos formations sur www.dordogne.chambagri.fr Renseignements au 05 53 35 88 15 Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 2
  3. 3. éditorial de Jean-Philippe GRANGER, président de la Chambre d’agriculture de Dordogne Ce 5ème numéro d’INNOV’A répond à l’ambition portée par notre projet de mandature à savoir concourir à l’amélioration de la compétitivité des exploitations agricoles. Il me semble correspondre aussi aux attentes exprimées dans les réunions d’agriculteurs de plus de conseil technique sur les pratiques et le matériel. Vous trouverez dans ce numéro des techniques agricoles et des outils en ligne favorisant la compétitivité, le résultat d’expérimentations locales et le portrait d’agriculteurs engagés sur des projets innovants. INNOV’A est le reflet de notre expertise au service des exploitations agricoles. Ce document, co-rédigé par nos conseillers, s’appuie sur des expériences de Dordogne. Il propose des pistes techniques et économiques adaptées à la diversité de nos exploitations. L’idée est de piquer votre curiosité pour que vous imaginiez une déclinaison de cette innovation sur votre exploitation. Vous pouvez prendre contact avec le référent de l’article pour des renseignements complémentaires, pour une visite sur votre exploitation ou pour développer un projet en groupe. La diffusion des connaissances via ce magazine n’est que le préambule à une formation, un conseil collectif ou personnalisé pour lequel nous sommes certifiés AFNOR. Enfin, je vous annonce en primeur une manifestation régionale baptisée INNOV’ACTION. Elle se déroulera en juin et vous permettra de vous rendre dans des fermes du département ayant mis en place des innovations. En 2014, votre Chambre d’agriculture mise sur le développement agricole ! sommaire Techniques à la Une • • • • Kit de désherbage localisé 4. Prairies naturelles : cultiver la diversité 6. Observer la biodiversité de ses parcelles 10. Bovin viande, mesurer la compétitivité 13. Portrait • Ils osent la méthanisation agricole ! Outils en ligne • Ma C@VE : enregistrer ses pratiques vinicoles en ligne • Les pratiques de vente en circuits courts 20. 22. Expérimentation • Viticulture : sélection clonage de Muscadelle • Pilotage de l’irrigation • Améliorer la qualité du parcours des canards Ont participé à la rédaction technique : Jérôme Allègre, Laurent Aymard, François Ballouhey, Laurent Colombier, Jean-Pierre Dubois, Camille Ducourtieux, Nicolas Fédou, Jean-Roland Lavergne, Didier Méry, Bernard Plantevin, Laurence Vigier et Florent Wieczorek. Responsables de la publication : Philippe Gondonneau et Michel Campagnaud. Coordination technique et rédactionnelle : Marie-Cécile Millet et Maryse Gounaud. Mise en page et graphisme : Maryse Gounaud. Impression : Handirect Toulouse. Photos : Chambre d’agriculture Dordogne (sauf mention spéciale). Photo édito : Christian Lacombe. Reproduction interdite sans l’accord préalable de la Chambre d’agriculture de Dordogne. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 16. 3 24. 28. 32.
  4. 4. Techniques à la Une ● Kit de désherbage localisé GAGNER DU TEMPS ET DE L’ARGENT EN CHIFFRES 70 % d’économie de produit Adaptation sur un semoir maïs 6 rangs Le kit de désherbage consiste à ajouter des éléments de pulvérisation à un semoir ou à une bineuse. Le traitement s’effectue sur la ligne de semis (20 cm). Il permet d’éviter un passage supplémentaire et réduit le coût du désherbage. Caractéristiques techniques Le semoir ou la bineuse sont équipés de plusieurs éléments : cuve, pompe, système de régulation, circuit de pulvérisation, buses. La cuve peut être frontale pour équilibrer la charge et permettre l’utilisation d’un tracteur de plus petit gabarit ou embarqué sur l’outil. Le système de pompage est souvent électrique pour être commandé depuis la cabine en manuel ou en version coupure automatique au relevage de l’outil. Le circuit de pulvérisation reste classique, similaire à un pulvérisateur standard avec des filtres, un régulateur de pression, un retour en cuve, Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 4 des tuyaux, des porte buses antigouttes… La régulation peut être soit constante, soit à débit proportionnel à l’avancement (DPAE). Dans ce cas, le capteur d’avancement est placé sur la roue du semoir ou du tracteur.
  5. 5. Adaptation d’un réservoir à l’avant du tracteur Pour traiter le rang, les buses sont montées sur les bords de chaque élément bineur ou dans l’axe de l’élément semeur. Les buses utilisées sont équipées de fentes à angle 65 ° pour une pulvérisation sur 20-25 cm de large et sont positionnées à 25 et 30 cm de hauteur. Le support de porte buse, sur un semoir, doit être assez rigide et monté sur l’élément semeur pour éviter trop de vibrations. Entretien L’utilisation d’un kit de désherbage et son entretien sont similaires à ceux d’un pulvérisateur. Le réglage du volume/ha est défini par la pression d’utilisation et les calibres des buses. Concernant l’entretien, les filtres sont à nettoyer fréquemment. Lorsque les buses sont bouchées, il ne faut rien y introduire. Il est préférable d’utiliser des bombes d’air comprimé. Mise en oeuvre Traiter sur seulement 1/3 à 1/4 de la surface équivaut à réduire de 60 à 75 % la quantité de produits. Un traitement en plein à 200 l/ha correspond à un traitement localisé à 65 l/ha. Donc même avec une cuve de 200 litres, l’autonomie est de 3 hectares. Lors de l’utilisation sur semoir, l’humidité du sol conditionne l’efficacité du traitement. Il faut privilégier un semis rapide après le dernier travail du sol pour conserver une humidité correcte. Lors de l’utilisation sur bineuse (rattrapage), le stade des adventices et l’hygrométrie vont jouer sur l’efficacité. Le stade des adventices ne doit pas dépasser deux feuilles et l’hygrométrie inférieure à 50 % (éviter le désherbinage par temps sec et chaud). AVANTAGES . Bonne maîtrise des adventices sur le rang. . Réduction des doses d’herbicide (40 à 70 % de produit en moins). . Combinaison de matériel, réduction du nombre de passage. « C’est un équipement assez intéressant qui me permet de faire un désherbage efficace à moindre coût du fait de la pulvérisation localisée et du système simple et peu onéreux conçu et monté par la FDCUMA. L’intérêt principal est de pouvoir appliquer le désherbage sur une terre fraîche, car juste travaillée, garantissant l’efficacité du désherbage post semis qui doit avoir lieu le plus rapidement derrière le semis. En période d’eau, je ne pourrais pas rentrer dans mes terres si je voulais réaliser des désherbages de rattrapage. L’économie de produit est certaine, elle représente près de 60 %. L’investissement, d’environ 1 000 € avec le débitmètre, est rapidement rentabilisé. Par contre, les inconvénients principaux sont : - un élément de plus à surveiller. Il faut être vigilant ; - les équipements de protection contre les produits phyto doivent être gardés à proximité pendant tout le semis ; - ce procédé nécessite, pour garantir l’efficacité, de compléter ultérieurement par un passage de bineuse. » INCONVENIENTS . Adaptation parfois délicate suivant le matériel à équiper. . Conditions difficiles à réunir pour combiner les actions chimiques et mécaniques. Contact Votre conseiller spécialisé : Jérôme ALLEGRE Tél. 05 53 45 47 74 jerome.allegre@dordogne.chambagri.fr Buse Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 5 Techniques à la Une ● Témoignage Eric FRETILLERE, maïsiculteur à St-Rémy-sur-Lidoire.
  6. 6. Techniques à la Une ● Prairies naturelles CULTIVER LA DIVERSITÉ EN CHIFFRES 30% de la SAU de Dordogne en prairies naturelles 1kg d’herbe (MS) en mars ou en octobre équivaut à 1 UF Pour sécuriser leur système fourrager, les exploitants recherchent idéalement une production optimum, en quantité et en qualité. Cependant, cela n’est pas toujours possible. Certaines parcelles ne pourront pas produire plus, même en augmentant la fertilisation. Il convient donc de tirer profit de la diversité des prairies en adaptant ses pratiques de fertilisation, de fauche et de pâturage. L a nature des sols et l’historique des pratiques sont à l’origine du potentiel agronomique des prairies : rendement, valeur alimentaire... Pour disposer d’une vision fiable et objective, il existe plusieurs outils. Nous Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 6 vous proposons une présentation de deux d’entre eux : le diagnostic prairial et les indices de nutrition.
  7. 7. Chaque prairie dispose d’un potentiel agronomique : rendement, valeur alimentaire, etc. L’INRA propose aux conseillers agricoles un outil (Herb’type©) permettant de caractériser les prairies permanentes. Il est basé sur une typologie de graminées afin de définir la valeur agronomique de la prairie. Productivité, précocité, valeur alimentaire sont autant d’indications pour mieux exploiter l’herbe, organiser le pâturage à l’échelle d’un parcellaire, adapter les pratiques de fertilisation et établir l’ordre d’exploitation des différentes prairies au cours de la saison. 5 groupes de graminées pour caractériser les prairies Il est possible de classer une prairie selon une typologie de graminées constituée en 5 groupes. À partir d’un relevé de végétation simplifié, seules les principales graminées présentes font l’objet d’une identification précise. 38 espèces de graminées rendent compte de caractéristiques agronomiques différentes dont les principales sont la productivité, la précocité et la digestibilité. Typologie des prairies Productivité Précocité Digestibilité au stade végétatif Floraison degrés x jours Epi 10 cm degrés x jours Durée de vie des feuilles degrés x jours Type A houlque laineuse, ray grass anglais, vulpin, flouve odorante, fléole alpine, pâturin bulbeux... Oui Oui ++ 900 500 800 Type B dactyle aggloméré, fétuque élevée, fromental, pâturin des prés, brome érigé... Oui Oui + 1200 600 1000 Type b pâturin commun, fléole des prés, agrostis, chiendent rampant, trisète... Oui Non +- 1600 1000 830 Type C fétuque rouge, fétuque ovine, brize, crételle, canche flexueuse, danthonie... Non Oui - 1300 900 1100 Type D canche cespiteuse, nard raide, brachypode, stipa, pâturin de chaix, molinie... Non Non -- 1800 1300 1100 Type Es brome mou, brome stérile Non Oui ++ NR NR NR Types de prairie Source : Cruz, P. J.-P. Theau, E. Lecloux, C. Jouany, M. Duru Typologie fonctionnelle de graminées fourragères pérennes : une classification multitraits Fourrages (2010) 201, 11-17. Quatre critères physiologiques sont aussi liés à la classification des graminées : . la date de floraison exprimée en degrés x jours (cumul des températures moyennes journalières, base 0°C à partir du 1er février) qui permet d’adapter la période de fauche, . le stade épi 10 cm, repère pour la gestion du pâturage, . l’épiaison se produit à 200°C jour avant la floraison, . la durée de vie des feuilles, indicateur de souplesse d’utilisation d’une prairie au cours du printemps. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 7 Techniques à la Une ● Mes prairies naturelles, que valent-elles ?
  8. 8. Techniques à la Une ● Une exploitation : plusieurs types de prairies Diagnostic prairial au Centre régional d’expérimentation ovine (CREO) Caractéristiques agronomiques prairie 1 Type A, B et b Productivité 100 80 60 40 Souplesse Précocité 20 0 Qualité Tardiveté Caractéristiques agronomiques prairie 2 Type A et B Productivité 100 80 60 40 Souplesse Précocité 20 0 Qualité Tardiveté Caractéristiques agronomiques prairie 3 Type Es Productivité 100 80 60 40 Souplesse Précocité 20 0 Qualité La prairie 2 est productive, assez précoce et doit être fauchée avant la prairie 1. La parcelle 1 offre de la souplesse dans l’exploitation des surfaces de fauche. Même si elle est fauchée plus tardivement, sa valeur alimentaire se maintiendra. La prairie 3 est envahie par le brome mou, espèce annuelle à faible intérêt fourrager. Elle est très précoce et de qualité (bonne digestibilité) si elle est exploitée tôt. La faible productivité de la parcelle ne justifie pas une fauche. Aussi, elle doit être exploitée très précocement en pâture afin d’éviter le développement du brome. Le taux de graminées de type A ou B est quasi nul. Il faudra envisager de refaire la prairie. Le site du CREO, basé à Coulaures, présente la caractéristique d’être un milieu très séchant avec près de 60 ha de prairies situées sur une zone de causse. Les automnes présentent des déficits hydriques de plus en plus fréquents et des gelées précoces. La sécheresse estivale débute souvent fin mai avec parfois 4 mois nécessitant l’utilisation de stocks fourragers. Suite à l’épisode de sécheresse de 2011, près de 60 % des prairies ont été fortement détériorées. Le travail de caractérisation agronomique, réalisé en octobre 2013, a permis d’orienter un plan d’actions : - réimplanter les prairies où la part des graminées annuelles (brome mou) domine, - opter pour des pâtures et des fauches limitant la progression des graminées annuelles à faible intérêt au profit des graminées de type A et B (cf. tableau Typologie des prairies page précédente), - cibler les parcelles à fertiliser en priorité. Tardiveté Les indices de nutrition Quand l’analyse de sol ne suffit pas L’analyse de terre indique les teneurs P et K dans le sol mais ne reflète pas ce que la plante absorbe réellement. Les différents mécanismes physicochimiques agissent sur l’absorption des éléments par les racines. De plus, les teneurs des éléments nutritifs varient en fonction de la profondeur du prélèvement. Des recherches de l’INRA ont mis au point un outil complémentaire aux analyses de sol s’intéressant à la teneur d’éléments nutritifs de la plante. En effet, les indices de nutrition mesurent les éléments réellement absorbés par la plante en les comparant avec ceux théoriquement absorbés en conditions non limitantes. Cet outil peut être utilisé pour déterminer les besoins en phosphore et potasse d’une prairie récemment acquise ou optimiser l’utilisation d’une prairie déjà exploitée. L’ajustement de ses pratiques de fertilisation permet ainsi d’augmenter le potentiel d’une prairie ou réaliser des économies d’intrants par des impasses sécurisées. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 8 Article rédigé avec la collaboration de Jean-Paul Theau et Claire Jouany de l’INRA.
  9. 9. Techniques à la Une ● Interprétation des indices de nutrition P et K IP, IK Etat de nutrition de la prairie Conseil 120 Excédentaire Au delà de 100 %, des impasses sont possibles pendant 2 ou 3 ans avec une vérification de l’indice au bout de trois ans. 100 Très satisfaisant Diminuer ou supprimer les apports. 80 Satisfaisant A partir de 80 %, l’indice étant satisfaisant, la fertilisation habituelle peut être maintenue. 60 Insuffisant Il convient d’augmenter les apports pour accroître la production. 40 Très insuffisant (Source Arvalis) Des facteurs physico-chimiques peuvent expliquer un problème d’absorption des éléments. Une analyse de terre apporte elle aussi des éléments de réponse quant au fonctionnement du sol. Un déficit en P et K contrarie le développement des légumineuses, avantage certaines dicotylédones, etc. Un outil simple et peu onéreux Cette méthode est facilement utilisable par les agriculteurs. Un échantillon d’herbe est prélevé au mois d’avril, période où les conditions sont poussantes, sur des prairies de plus de deux ans et ayant eu une pratique de fertilisation stable. Les animaux doivent être sortis depuis 3 semaines et l’herbe doit faire entre 20 et 50 cm. Il convient d’éviter les périodes de sècheresse ou d’excès d’eau. Comment effectuer le prélèvement ? . Prélever une vingtaine de poignées dans une zone homogène de la prairie . Couper à 5 cm . Enlever les légumineuses si elles représentent plus de 25 % de la végétation. . Congeler l’échantillon pour l’envoyer dans des containers spéciaux fournis par le laboratoire. Coût estimé : environ 39 € HT (2013) Indices de nutrition P et K sur 18 parcelles Excédentaire Très satisfaisant Satisfaisant Insuffisant Très Insuffisant (Source antenne Périgord Limousin de la Chambre d’agriculture - 2013) Références Indre - Sur des fermes pilotes , 65 % des analyses ont montré une situation de surfertilisation. (réf. Herbo_actif n° 4, 2005). « Trop de potasse et de phosphore dans les sols n’apporte aucun bénéfice. » Moselle - Sur 56 prairies en fauche et pâture, ou en fauche exclusive, 66 % des indices de nutrition P sont au dessus de 100 %. Pour la potasse, la moitié des analyses sont au dessus de 80%. (Source : Fourrages n° 204 - 2010) Eure - Les indices Phosphore ont montré que 23 % des prairies étaient en surfertilisation (2010). Dordogne - Sur 18 parcelles étudiées, environ la moitié des analyses montre un déficicit en phosphore, et près de la totalité avec un déficit en potasse, dont 8 parcelles avec une teneur très insuffisante. Vos conseillères spécialisées Camille DUCOURTIEUX Conseillère Fourrage au 05 53 45 47 56 camille.ducourtieux@dordogne.chambagri.fr Laurence VIGIER Périgord-Limousin L’Agence de l’Eau Adour Garonne finance à 50 % des analyses d’herbe pour les agriculteurs situés sur la zone du Contrat Bassin de la Doüe. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne Contacts Conseillère agricole au 05 53 55 05 09 laurence.vigier@dordogne.chambagri.fr 9
  10. 10. Techniques à la Une ● Observer la biodiversité de ses parcelles POURQUOI PAS VOUS ? EN CHIFFRES 11 agriculteurs impliqués en Bergeracois Vers anécique © RL. PreudHomme L’Observatoire agricole de la biodiversité (OAB) est un réseau d’agriculteurs répartis sur l’ensemble du territoire français. Les participants de l’OAB sont généralement déjà impliqués au sein de groupes locaux. Ces différents groupes offrent aux agriculteurs l’opportunité d’échanger sur leurs observations de la biodiversité en lien avec leurs pratiques agricoles. Le réseau Dordogne, initié en Bergeracois, compte actuellement 11 agriculteurs engagés. Il est animé par l’antenne Chambre d’agriculture du Bergeracois. A chacun son protocole Les conseillers/animateurs du réseau de l’OAB en Bergeracois proposent aux agriculteurs le choix parmi quatre protocoles. Basés sur l’observation mensuelle ou annuelle de leurs parcelles, ils sont facilement applicables avec un peu de Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 10 patience. L’animateur leur remet une fiche technique du protocole et des fiches d’observation.
  11. 11. Impact du travail du sol en grandes cultures nbre d'ind/m² moyen 20 15 10 5 0 labour (n=1) travail superficiel (n=4) endogés anéciques TR semis direct (n=1) anéciques TN épigés Impact du mode de production viticole 25 20 15 10 5 0 bio (n=1) endogés anéciques TR conventionnel (n=2) anéciques TN épigés Planches à invertébrés De nombreux invertébrés vivent à la surface du sol et sont soit herbivores et souvent ravageurs de culture, soit prédateurs des ravageurs et donc auxiliaires. Protocole : observation de la faune présente sous des planches de peuplier posées à même le sol, en bordure et dans la parcelle. Résultats : beaucoup plus de diversité d’invertébrés dans une prairie que dans une culture avec une bonne relation prédateur/proie entre les carabes et les limaces selon leur quantité présente sous les planches. Parmi les invertébrés, les plus présents sont les cloportes, les limaces grises tachetées, les carabes, les fourmis, les araignées et les hélicelles (escargots). On a pu constater également que les invertébrés sont très sensibles aux variations climatiques : quantité moins importante lors des beaux jours (sol sec). Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 11 Diversité moyenne par planche Nbre d'ind moyen nbre moyen d'ind/m² 30 60 50 40 30 20 10 0 prairie n=2 grandes cultures n=5 Carabes Autres invertébrés Mollusques Autres carabes Vertébrés Suivi des invertébrés sur prairie Nbre d'ind moyen Poecilus - © RL. PreudHomme Techniques à la Une ● Placettes vers de terre Les vers de terre sont de bons indicateurs de la qualité biologique du sol. Ils sont acteurs de sa fertilité, de sa structure et favorisent l’activité microbienne. Leur observation permet d’avoir une information sur le fonctionnement général du sol étudié. Protocole : arrosage de 3 fois 1m² avec une solution irritante à base de moutarde. Premiers résultats : impact négatif du labour et peu de différences entre le bio et le conventionnel sur le nombre de lombrics piégés. L’effet négatif du labour est visible sur le développement des lombrics. Ainsi, les techniques culturales simplifiées telles que le semis direct sont avantageuses pour la conservation des vers de terre. En viticulture peu de différences sont enregistrées entre un mode de production bio ou conventionnel si ce n’est qu’il y a plus d’anéciques (vers responsables de galeries verticales qui assurent une porosité du sol) en agriculture biologique. 100 80 60 40 20 0 24.04.2013 carabes invertébrés mollusques 29.05.2013 autres carabes autres invertébrés
  12. 12. Techniques à la Une ● Nichoirs à abeilles solitaires De nombreuses études ont montré l’importance des abeilles solitaires, souvent méconnues, dans la pollinisation. Certaines espèces, actives dès le mois de mars, réalisent la pollinisation des arbres fruitiers et cultures précoces. Protocole : pose de 2 nichoirs, constitués de cavités, en bordure de parcelle. Les abeilles solitaires pourront y déposer leurs œufs. Peu de résultats pour le moment par manque de suivi. La campagne 2013 - 2014 devrait permettre d’identifier des tendances. Participez au réseau en Dordogne : contactez Amandine Besse au 05 53 63 56 50, antenne Bergeracois de la Chambre d’agriculture. En savoir plus sur le web : www. observatoire-agricole-biodiversite.fr Témoignage Daniel Durand, viticulteur et céréalier à Singleyrac Quel protocole avez-vous choisi et sur quelle culture? « J’ai choisi le protocole planche invertébrés sur une culture de tournesol car il permet de constater l’évolution des populations en fonction des diverses interventions liées à la culture. » Pourquoi participer à cette démarche d’observatoire de la biodiversité en agriculture ? « J’ai souhaité participer à cette démarche car elle permet de poser un regard sur un écosystème structuré, à la fois banal mais parfaitement méconnu des agriculteurs. Chaque choix, chaque décision, à la fois mécanique ou phytosanitaire, a une conséquence directe sur l’évolution, l’adaptation ou la destruction de cette biomasse. » © RL. PreudHomme Avez-vous bien identifié les atouts et les contraintes de vos sols ? Avec AGROconseil sol, offrez-vous le diagnostic fertilité de vos terres ! Les conseillers de la Chambre d’agriculture réalisent un diagnostic à partir d’analyses de sol et d’un profil cultural afin de comprendre la structure de votre sol. Avec l’appui de vos conseillers, vous pourrez détecter la présence de matières organiques bien ou mal dégradées et identifier les ajustements nécessaires dans vos pratiques de fertilisation (apport d’amendements basiques, de matières organiques...). Pour en savoir plus sur notre offre, contacter Florent Wieczorek, conseiller agricole spécialisé en agronomie, au 05 53 63 56 50. La Chambre d’agriculture de Dordogne est certifiée par l’AFNOR pour ses activités de conseils et de formation. Magachile dans nichoir © RL. PreudHomme Contact Votre conseiller spécialisé en énergie, agronomie et grandes cultures au 05 53 63 56 50 Florent WIECZOREK florent.wieczorek@dordogne.chambagri.fr Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 12
  13. 13. AVEC LA PRODUCTION BRUTE DE VIANDE VIVE EN CHIFFRES 20 tonnes de viande par unité de main d’oeuvre (référence en système naisseur limousin) Autant pour certains ateliers la donnée primordiale pour évaluer la production est évidente, nombre de quintaux pour les céréales ou litres de lait pour les animaux laitiers, autant en viande bovine ce critère est mal connu des éleveurs et des différents intervenants de la filière. En effet, il nécessite à l’échelle d’une exploitation un calcul prenant en compte des données à convertir (kg carcasses en poids vifs) ou l’affectation d’un poids aux différentes catégories animales lors des inventaires de début et fin d’exercice. L a production brute de viande vive (PBVV) se révèle le ratio le plus pertinent pour situer la performance d’un troupeau et le comparer à des références ou des moyennes. Il permet de mesurer la productivité du troupeau (PBVV / UGB), des surfaces (PBVV / ha) ou de la main d’œuvre (PBVV / UMO). C’est également le meilleur critère pour l’analyse économique du fonctionnement d’un atelier bovin viande Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 13 car il permet de connaître la valorisation de la production du troupeau et de cerner les charges afférentes à cette production exprimées en euro par kilo. Techniques à la Une ● Bovin viande : mesurer la compétitivité
  14. 14. Techniques à la Une ● La méthode de calcul Les ventes d'animaux de l'exercice Poids vifs + poids carcasses (avec poids convertis en vif selon le rendement carcasse) - les achats (en kg vif) + ou – la variation d'inventaire (en kg vif) = production brute de viande vive de l'exploitation (PBVV) Ce critère va être utilisé pour le conseil en élevage allaitant dispensé par les organisations de producteurs et le contrôle de performance grâce à l’outil informatique CAP’éco qui automatise le calcul de la PBVV. Les formations sur le coût de production en élevage bovin allaitant, conduites par CER France et la Chambre d’agriculture, utilisent cette donnée pour analyser et comparer les chiffres des participants. « CAP’éco est un logiciel de calcul des coûts de production adapté aux spécificités de la production de viande bovine. Il a été élaboré par l’Institut de l’élevage. » Coûts de production détaillés selon les postes de charges en €/100 kg de viande vive Moyenne d’un groupe de 10 éleveurs « naisseur engraisseur » du Périgord Limousin (Formation VIVEA de décembre 2012). Les postes « Travail » et « Foncier et capital » comportent des charges supplétives avec la rémunération du travail de l’exploitant de ses capitaux propres et du foncier en propriété. Le coût de production total est de 4,06 € par kilo vif, pour ce groupe d’éleveurs. Travail 62 € 95 € Frais divers de gestion 28 € Bâtiments 30 € 50 € 101 € Appro des surfaces Appro des animaux PBVV Par U.G.B. 290 kg 255 kg PBVV par U.M.O. 19,9 tonnes 16,5 tonnes Valorisation (€ par kg vif) 2,61 € 2,79 € 350 kg 28,9 tonnes 2,28 € 260 kg 10,2 tonnes 4,11 € A retenir : la rentabilité de l’atelier ne se résume pas qu’à la PBVV. Elle est à mettre en relation avec le niveau d’équipement de l’exploitation, les spécificités de chaque race, la conduite du cheptel, etc. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne Mécanisation Frais d'élevage 21 € 19 € Repères de productivité par race et pour les principaux systèmes du département (selon cas types - actualisation 2012) Naisseur Limousin Naisseur Blond Naisseur-engraisseur de jeunes bovins Naisseur-engraisseur de veaux de lait Foncier et capital 14
  15. 15. Voici les trois principaux leviers : 1. Les résultats de reproduction du troupeau Un taux de mortalité des veaux qui passe de 5 à 15 % fait baisser la PBVV de 11 % pour un système naisseur- engraisseur. Une augmentation de 20 jours de l'Intervalle Vêlage-Vêlage (IVV) affecte la production de viande d'environ 5 %. L'avancement de l'âge au premier vêlage des primipares est également un levier important pour diminuer le nombre d'animaux présents. Ainsi, passer d'un âge moyen de 36 à 30 mois au 1er vêlage permet d'augmenter la productivité par UGB d'environ 8 %. 2. La gestion des réformes Toujours dans le souci de limiter le nombre d'animaux improductifs, les femelles ayant fait un veau mort ou celles n'étant pas en gestation 4 mois après leur vêlage doivent être réformées. Cette pratique d'une gestion « sévère » des réformes nécessite un taux de renouvellement plus élevé mais les génisses en phase d'élevage produisent des kilos de viande contrairement à des vaches vides. 3. La croissance des animaux La PBVV se fait par le nombre d'animaux produits mais également par leur croissance. Les animaux en phase d'élevage ou d'engraissement doivent être élevés dans des conditions qui leur permettent d'atteindre des croissances optimales. Différents outils peuvent vous aider à bien gérer l'ensemble de ces postes et ainsi améliorer vos résultats : contrôle de performance, utilisation de l'insémination artificielle, diagnostics de gestation, calculs de ration, suivi technique CAP'éco ou formation VIVEA... Contact Votre conseiller au 05 53 45 47 66 Laurent AYMARD laurent.aymard@dordogne.chambagri.fr Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 15 Techniques à la Une ● Comment influer positivement sur la PBVV ?
  16. 16. PORTRAIT ● Ils osent la méthanisation ! EN CHIFFRES 6 méthaniseurs en fonctionnement 3 en cours d’étude ©Cuma de St-Quentin Méthaniseur de Marcillac-St-Quentin Économie de proximité, la méthanisation s’organise à l’échelle locale La méthanisation agricole en Dordogne est avant tout envisagée comme une piste de développement de l’économie agricole locale. Les unités de méthanisation sont engagées par les agriculteurs, en partenariat avec des coopératives ou des entreprises agroalimentaires, avec l’implantation de méthaniseur à la ferme. L’objectif est de valoriser loca- lement des déchets locaux d’origine agricole. Les gisements de déchets sont trouvés au plus près de l’unité de méthanisation, favorisant une valorisation optimum des effluents d’élevage et un retour à la terre du digestat : la boucle est bouclée. On peut alors évoquer le principe d’économie circulaire. La Chambre d’agriculture ne souhaite pas l’implantation de méthaniseur industriel, alimenté par des cultures et détenu par des sociétés extérieures au département. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 16 Méthanisation et agronomie : le duo gagnant Dans le modèle de méthanisation agricole et rurale porté par la Chambre d’agriculture de Dordogne, l’agronomie, et plus particulièrement la gestion du digestat en aval des unités de méthanisation, est placée au cœur des projets. Voilà pourquoi une grande attention est portée à la qualité des intrants en amont des unités de méthanisation.
  17. 17. PORTRAIT ● Au niveau agronomique, le digestat permet notamment : > la conservation de la valeur en éléments fertilisants et minéraux du digestat, > une amélioration de la valeur fertilisante des effluents : le digestat apporte des éléments directement assimilables par les plantes (notamment l’azote car la digestion anaérobie transforme une majeure partie de l’azote organique en azote minéral (NH4+, NH3) ce qui rend l’azote plus facilement assimilable par les plantes), > une réduction des achats en engrais minéraux, > une reconquête des plans d’épandage (distance par rapport aux tiers inférieure à un effluent non traité par méthanisation). Trémie d’incorporation des substrats dans le digesteur Local technique avec moteur de cogénération La Chambre d’agriculture reconnue pour son expertise Grâce à cette expertise et son approche territoriale de la méthanisation, elle joue un rôle d’accompagnateur de projet. Les projets jusqu’à présent sortis de terre assurent au total une production de 5 880 000 KWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 1251 foyers, avec le plus souvent une valorisation de la chaleur (serre, unité de séchage, réseau de chaleur...). Asseldor et la Chambre d’agriculture ont été retenus dans le cadre d’un appel à projet du Casdar (dossier métha+.com). Ces projets s’inscrivent dans une démarche du ministère en charge de l’agriculture qui développe son Plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote. Contact Pôle Environnement et Territoire au 05 53 45 47 55 Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 17
  18. 18. PORTRAIT ● Portraits : qui sont les agriculteurs à la base de ces projets audacieux ? Pour développer la méthanisation agricole en Périgord, la Chambre d’agriculture s’appuie principalement sur des groupes de professionnels agricoles déjà habitués à fonctionner ensemble, comme les CUMA. Ces agriculteurs sont éleveurs, céréaliers, souhaitent réduire leur dépendance énergétique et croient en des solutions collectives en ces temps difficiles. Certains professionnels, au titre du collectif dans lequel ils s’investissent, ont accepté de témoigner de cette aventure. mais aussi valoriser notre fumure sur nos terres. D’autre part, nous devons trouver chaque année 1 300 tonnes de paille. Alors, quand la sécheresse vient s’y mettre, ça nous pose de gros problèmes. Nous souhaitons être plus autonomes et à la fois mieux sécuriser les ressources indispensables à notre exploitation. » d’être tous sécurisés au niveau réglementation. Certains d’entre nous vont pouvoir aussi profiter du digestat comme fertilisant par un retour à la terre. Nous souhaitons faire fonctionner le méthaniseur qu’avec des déchets locaux pour une valorisation locale. » 1 La SARL V.I.E. porte le méthaniseur de Saint-Astier Guy DEBREGEAS, éleveur de blonde d’Aquitaine en GAEC en Vallée de l’Isle, participe à la mise en place du méthaniseur Pouvez-vous nous présenter votre exploitation ? « Nous sommes 5 associés sur un atelier d’engraissement de bovins que nous commercialisons nous-mêmes auprès de boucheries traditionnelles dans le sud de la France. » Qu’est-ce qui a fait germer cette idée de création de méthaniseur ? « C’est en discutant avec d’autres collègues, avec mes fournisseurs, notamment les céréaliers, et avec des agents de la Chambre. Comme pour la commercialisation de nos produits, nous voulions aussi avoir la maîtrise de nos effluents d’élevage. C’est 4 000 tonnes de fumier que nous devons traiter. Il nous fallait trouver une solution viable et efficace pour être à la fois dans les normes Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne Quels sont les acteurs rassemblés autour de ce projet ? « Il y a 2 élevages du Périgord blanc, 5 céréaliers du Ribéracois, la SCAR, la Picandine et l’abattoir de Ribérac. Chacun, nous devons gérer des déchets différents mais tous recevables dans le méthaniseur : fumier, déchets de céréales... Le fait de gérer collectivement ces déchets nous permet de mettre en place un plan d’épandage collectif et 18 Comment s’est constitué le groupe ? « C’est avant tout des échanges informels qui nous ont fait comprendre que malgré des intérêts différents, le méthaniseur pouvait nous apporter des solutions communes. La base du projet s’est construite entre éleveurs et céréaliers, le digestat du méthaniseur devenant le ciment d’un projet commun. Certains ont déjà depuis longtemps des relations de client à fournisseur mais on ne travaillait pas forcément tous ensemble
  19. 19. Le méthaniseur est prêt à poser sa première pierre ? « La construction du méthaniseur devrait démarrer au printemps. Le fait d’avoir associé rapidement les administrations et les collectivités, d’être accompagné par la Chambre a vraiment joué un rôle positif pour nous aider à bien mûrir le projet. Cela a permis également d’associer le plus en amont possible les décideurs pour les phases clés du projet. » La SARL VIE (Vallée de l’Isle Energie) vendra l’électricité à ERDF et la chaleur sera valorisée pour obtenir un digestat solide et de qualité. La CUMA Methagro assurera son traitement et la valorisation agronomique. Le projet est financé par 8 actionnaires avec une aide Conseil régional/ADEME. » (Informations collectées au 20 décembre 2013). se sont montrés favorables et prêts à réfléchir ensemble à la faisabilité d’un méthaniseur. Nous n’en sommes qu’au début et chacun doit prendre le temps de bien mesurer son investissement et l’intérêt qu’il peut retirer d’un projet comme celui-là. D’après les expériences que j’ai pu voir, c’est un projet passionnant mais qui demande de l’endurance. » être le volume de nos apports et si ça pouvait faire tourner un méthaniseur. A priori, nous avons suffisamment de fumier. Il nous faut affiner le dimensionnement du projet pour qu’il soit autonome au niveau local. Il faudra voir le volet financier assez vite pour définir si chacun d’entre nous peut s’engager. Et puis nous sommes sur une zone péri-urbaine donc il va nous falloir trouver un site adapté pour recevoir le méthaniseur. » 2 Les premiers pas d’un nouveau projet en Périgord Central Daniel LAVESNE, éleveur laitier à Coursac et président de la CUMA de la vallée du CERF. Il présente les premiers pas d’un groupe d’agriculteur au démarrage de la réflexion pour un projet de méthanisation. Qu’est-ce qui est au démarrage de votre projet ? « Nous sommes pour la plupart éleveurs et nous devons traiter nos effluents d’élevage. Et puis il y a la CUMA. Elle rayonne entre NotreDame-de-Sanilhac, CoulounieixChamiers et Coursac. Nous nous connaissons bien. Nous travaillons ensemble depuis longtemps alors nous connaissons, je pense, assez bien nos limites respectives. Alors quand nous avons initié une première réunion autour du projet, parmi les agriculteurs présents, six A quelle phase du projet en êtesvous ? « Nous avons évalué quel pourrait Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 19 PORTRAIT ● avant ça. On a formalisé le groupe autour d’une CUMA mais nous fonctionnons avant tout comme un réseau. En tout cas, cela fait trois ans qu’on travaille sur le méthaniseur, il est prêt à sortir de terre mais il faut vraiment du temps pour mûrir un projet. Ça paraît vraiment long mais on se rend compte que c’est nécessaire pour bien cerner les enjeux, le faire évoluer et que chacun puisse trouver sa place en toute connaissances de cause. Ça ne peut marcher que si chacun s’y retrouve. »
  20. 20. Outils en ligne ● Ma c@ve ENREGISTRER SES PRATIQUES VINICOLES EN LIGNE EN CHIFFRES 10 agriculteurs pilotes utilisent l’application en Dordogne Depuis 2009, le réseau des chambres d’agriculture développe l’outil en ligne Mes P@rcelles, pour prévoir et enregistrer ses pratiques vinicoles. Plus de 15 000 agriculteurs en France utilisent déjà cet outil. Ma c@ve est une déclinaison spécifique pour les viticulteurs leur permettant de saisir l’ensemble des interventions de vinification. Un outil puissant Grâce à l’application Ma c@ve, toutes les étapes de la vinification sont enregistrées assurant ainsi à l’abonné tranquillité, traçabilité et sécurité de ses enregistrements. Il garde à jour le registre des entrées et sorties pour connaître l’état des stocks à tout moment. Réception du raisin, cuvage, assemblage, conditionnement, élevage… autant d’étapes qui peuvent être enregistrées et permettre une meilleure vue d’ensemble de ses pratiques. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 20 Ma c@ve permet de répondre à la fois aux obligations règlementaires et aux besoins techniques par une saisie unique, sur un outil élaboré par des conseillers de terrain.
  21. 21. Outils en ligne ● Groupe pilote en Bergeracois Afin de proposer cette application aux viticulteurs en Périgord, l’outil a été proposé en test auprès d’une dizaine de viticulteurs en Bergeracois. Cela permettra de faire évoluer cette application déjà très prometteuse. Plan de la cave du vigneron Une représentation visuelle du chai est également possible avec les cuves, les barriques, les stocks conditionnés (tiré-bouché, produits finis)... « Tracez votre vinification, des vendanges à la bouteille, en toute sérénité ! » Rappel des enregistrements sur les interventions réalisées sur un contenant (cuve, pressoir, barrique, etc…) Il utilise Ma c@ve Ma c@ve est commercialisée auprès des viticulteurs girondins depuis début 2013. Une vingtaine de professionnels y adhèrent déjà. Un des leurs répond à nos questions. Témoignage Bertrand Gillet, viticulteur girondin à Mesterrieux, exploitant un vignoble de 16 ha essentiellement en rouge, Bordeaux et Bordeaux supérieur. Qu’est-ce qui vous a amené à souscrire à cet outil en ligne ? « Je recherchais un logiciel simple pour avoir un suivi de ce qui rentre et sort de mon chai alors quand ma conseillère viticole de la Chambre d’agriculture m’en a parlé j’ai eu envie d’essayer. Le fait que ce soit un logiciel en ligne avec un système d’abonnement, je sais que je n’ai pas à me soucier des mises à jour et de la maintenance. » Comment s’est passée la prise en main ? « Je l’utilise depuis septembre 2013. Ma conseillère est venue et on a dessiné ensemble les plans de mon chai avec les cuves. En une heure et demie, j’avais toutes les bases et je dirai qu’au bout d’un mois, on commence à être vraiment à l’aise. Ça devient un automatisme. L’outil est très simple. J’enregistre tout ce qui rentre et qui sort dans la fabrication. Je voudrais pouvoir enregistrer directement les données sur ma tablette mais pour l’instant je n’ai pas encore le wifi partout dans les chais. » traçabilité, je n’ai plus qu’à éditer mes enregistrements et tout est fait. Je pense qu’au bout d’une campagne, le fait d’avoir tout enregistré, je vais pouvoir me poser pour analyser mes pratiques et voir ce que je peux améliorer. Je voudrais par la suite m’abonner à mes P@rcelles pour faire la même chose sur la partie viticole. » Quelle utilité trouvez-vous à cet outil en ligne ? « Je sais à chaque instant où j’en suis au niveau de toutes mes cuves. Il faut s’astreindre à rentrer les informations de suite. Ça prend pas tant de temps que ça et quel gain après ! Quand les négociants me demandent aujourd’hui de leur donner les éléments de Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 21 Contact • Votre conseiller spécialisé en viticulture : Tél. 05 53 63 56 50 / 07 86 00 50 53 François BALLOUHEY francois.ballouhey@dordogne.chambagri.fr
  22. 22. Outils en ligne ● Les pratiques de ventes en circuits courts DIX FICHES TECHNIQUES EN LIGNE EN CHIFFRES 20% Plus de des exploitations de Dordogne pratiquent une activité de vente directe et/ou de tourisme à la ferme. Le développement des circuits courts est une opportunité pour les agriculteurs. Cependant, ce mode de commercialisation sollicite de nouvelles compétences professionnelles et demande d’identifier des pistes de développement local. Une étude issue du projet «Casdar», à laquelle ont contribué 61 partenaires, a permis de détailler les pratiques de vente de produits en circuits courts à l’échelle nationale. Plus de 500 enquêtes de terrain ont été réalisées pendant trois ans pour recenser les innovations et élaborer des fiches techniques sur les stratégies commerciales, les coûts de production et d’investissement, l’organisation du travail, etc. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 22
  23. 23. Outils en ligne ● Téléchargez les dix brochures sur notre site internet sur www.dordogne.chambagri.fr rubrique Circuits courts /publications Flashez ce code avec votre smartphone et accédez directement à la page web Par filière . Fiche bovin lait . Fiche bovin viande . Fiche porc . Fiche viande ovine . Fiche volaille . Fiche légumes et petits fruits Par thème . Fiche méthodes et approche économique . Fiche performance environnementale des circuits courts . Fiche impacts sociaux Réalisation portée par TRAM avec la participation financière du ministère de l’Agriculture (Casdar). Contact L'innovation . Fiche innovation dans les circuits courts Pôle Tourisme et Promotion 05 53 35 88 90 tourisme.promotion@dordogne.chambagri.fr VOUS VOULEZ... ... VOUS APPUYER sur la force du 1er réseau d’agriculteurs en vente directe et accueil à la ferme ? VOUS SAVEZ... ... ÉLARGIR votre clientèle et développer votre activité économique dans un monde professionnel en pleine évolution ? Bienvenue à la ferme et Marchés des Producteurs de Pays, ce sont 10 000 agriculteurs, tous uniques, tous différents qui constituent le plus grand réseau de producteurs fermiers et d’accueil à la ferme du territoire national. 200 conseillers Chambres d’agriculture expérimentés sur le territoire national accompagnent les adhérents dans leurs projets. ...QUE LA VISIBILITÉ D’UNE MARQUE RECONNUE est essentielle pour attirer de nouveaux clients ? Bienvenue à la ferme est une marque connue par 1 français sur 2. La communication est l’investissement n°1 au niveau national. INNOVER ! S’ADAPTER ! LA FORCE D’UN RÉSEAU Echanger entre agriculteurs sur ses pratiques (congrès, journées départementales,…) Partager les initiatives réussies pour proposer de nouvelles pistes de développement économique Etre représenté auprès des pouvoirs publics UNE COMMUNICATION DÉMULTIPLIÉE Développer ses débouchés en s’appuyant sur les nouvelles activités proposées régulièrement par les marques Etre informé en priorité sur les actualités, la réglementation 200 000 guides départementaux et régionaux Des relations presse, salons, partenariats, publicités Des événements nationaux : Printemps à la ferme, Automne gourmand Bienvenue à la ferme UN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ LES MARQUES DES AGRICULTEURS ! Participer au développement des marques créées par et pour les agriculteurs Etre représenté par des agriculteurs Ecrire l’avenir ensemble Etre conseillé et suivi dans la réalisation de son projet Suivre des formations adaptées Bénéficier de montage de dossiers de subvention Avoir des conseillers expérimentés à sa disposition DES TARIFS PRÉFÉRENTIELS UNE ÉTHIQUE COMMUNE Garantir des valeurs auprès des consommateurs et éviter les dérives Bénéficier d’une procédure qualité « Chambres d’agriculture » Proposer au consommateur des repères de choix dans un univers très concurrencé Bénéficier de partenariats et de tarifs négociés (gaz, bocaux,…) S’équiper en outils de signalisation et de promotion à tarifs avantageux www.bienv LE COMPTOIR DES ÉLEVEURS br Cham enue-a-la-fe rme.com r les é pa Agré riculture ag es d’ Viandes Charcuterie Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 23 LA PUISSANCE DES NOUVELLES TECHNOLOGIES www.bienvenue-a-la-ferme.com avec 400 000 visiteurs par mois www.marches-producteurs.com Une application I-phone et Androïd avec 50 000 téléchargements Une présence sur les réseaux sociaux : facebook, twitter,…
  24. 24. Expérimentation ● Viticulture sélection clonale en Muscadelle AMÉLIORER LA PRODUCTION DE BLANCS SECS ET LIQUOREUX EN CHIFFRES 26 clones expérimentés en blanc sec et liquoreux Grappe de Muscadelle Un seul clone de muscadelle, le 610T, est actuellement agréé et planté dans les vignobles du sud-ouest. Cependant, il ne répond plus à la demande de la profession car ce clone présente une maturité hétérogène entre les baies d’une même grappe ainsi qu’une vigueur et une production élevées. Quelques définitions Clone : descendance végétative conforme à une souche choisie pour son identité indiscutable, ses caractères phénotypiques et son état sanitaire (O.I.V.). À l’inverse, on parlera plutôt d’accessions ou d’introductions lorsque des souches collectées et installées dans un conservatoire ne répondent pas tout à fait à ces critères (origine ou état sanitaire incertains). Conservatoire de clones : parcelle assurant le maintien dans un bon état sanitaire et physiologique de clones issus de prospections clairement Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 24 identifiées et choisies pour représenter un cépage dans sa diversité la plus grande. Collection d’étude : parcelle expérimentale dont l’objectif est le suivi des clones issus de prospections ou de conservatoires en vue de leur éventuel agrément comme matériel certifié.
  25. 25. Le conservatoire de Muscadelle L’objectif principal du conservatoire de clone de Muscadelle est de préserver et d’entretenir cette diversité génétique. La Chambre d’agriculture de Dordogne assure donc l’entretien par le suivi sanitaire et par le remplacement des souches mortes. Les clones qui constituent le conservatoire proviennent de prospections dans le vignoble. Elles ont été réalisées sur des parcelles âgées représentatives de la diversité de la muscadelle et permettant une sélection des phénotypes les plus divers ainsi que des souches indemnes de viroses. Caractéristiques du conservatoire de muscadelle Lieu : château de Monbazillac Sol : argilo-calcaire Porte greffe : Fercal Densité : 2m x 1m Date de plantation : 1996 Entretien du sol : enherbement tous les rangs Mode de conduite : guyot, attachage à plat Comprend 87 clones non agréés Récapitulatif des observations réalisées sur le conservatoire de 2000 à 2006 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Stades phénologiques oui oui oui oui oui oui oui Evaluation de la vigueur oui oui oui oui oui oui oui Rendement et poids des grappes oui oui oui oui oui oui oui Sensibilité aux maladies oui oui oui oui oui oui oui Evaluation de la botrytisation oui oui oui oui oui oui oui Contrôle maturité oui oui oui oui oui oui oui Suite à ces différentes observations et mesures (effectuées dans le cadre du Contrat Plan Etat Région), 11 clones sur les 90 qui composent le conservatoire ont été sélectionnés afin d’étudier leur comportement et de les comparer au 610 T dans une optique de vin blanc sec et 15 clones dans une optique vin liquoreux. L’objet des deux collections d’étude est d’agréer un ou plusieurs nouveaux clones significativement différents du seul clone actuel certifié de muscadelle, le 610, afin de proposer un choix de clones de muscadelle à la profession. ©DULENC S. - CA21 Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 25 Expérimentation ● Caractéristiques générales de la muscadelle Il s’agit d’un cépage blanc originaire du sud-ouest, répandu dans le Bordelais, le Gaillacois et le Bergeracois. Il se révèle intéressant pour les liquoreux et permet également l’élaboration de vins blancs secs de qualité. Ce cépage a pour caractéristiques physiologiques générales d’avoir des feuilles avec un sinus pétiolaire en U ouvert, des dents marquées et longues et de grandes grappes. On lui confère une vigueur élevée et une certaine sensibilité aux maladies. Au sein de la même grappe, on peut avoir une hétérogénéité de maturation des baies.
  26. 26. Expérimentation ● Parcelle expérimentale « optique blanc sec » Lieu : Razac de Saussignac Sol : Argilo calcaire rendosol à calcosol peu épais Porte-greffe : Fercal Densité : 5 000 pieds à l’hectare (2m x 1 m) Date de plantation : 2006 Mode de conduite : guyot simple Entretien du sol pour le millésime 2009 : travail de l’inter rang et du cavaillon Plusieurs mesures ont été réalisées au cours des millésimes 2009 à 2013 : contrôles maturité, pesée de la vendange, état sanitaire de la vendange, micro vinification, analyses sur moûts, analyses sur vins finis, dégustations. Résultats organoleptiques Les graphiques suivants font état des résultats des dégustations « optique vin blanc sec », des millésimes 2010, 2011 et 2012, réalisées par un jury composé de vignerons, d’œnologues et de techniciens. Répartition des préférences des dégustateurs Millésime 2010 11 -9 VE 1 52 RY 1 3 FR -38 I1 703 LY 14 -3 7 LY 10 -2 VE 6 4 FR -16 I6 206 CC T 61 0 Préférant nettement le vin Appréciant le vin Neutres N'appréciant pas le vin Rejetant nettement le vin Millésime 2011 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Préférant nettement le vin Appréciant le vin Neutres N'appréciant pas le vin 14 -3 7 41 VE 6 521 C C 11 -9 1 LY 10 -2 6 R Y 3FR 3 8 I7 2 FR -06 I6 206 VE T 61 0 Rejetant nettement le vin LY FR I1 703 Commentaires L’ensemble des clones présente peu de différences significatives avec le 610 T. Seuls les clones 610 T, 11-91 CC, 14-37 LY ont été appréciés au cours de différentes séances de dégustations. Il n’y a pas de régularité dans les caractéristiques des individus d’une année sur l’autre. Il semble trop tôt pour observer et dégager des tendances qualitatives sur l’optique « muscadelle vin blanc sec ». Cela peut s’expliquer par l’âge de la parcelle. L’étude sur les blancs secs doit se poursuivre jusqu’en 2015. 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Millésime 2012 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Préférant nettement le vin Appréciant le vin Neutres N'appréciant pas le vin C C 11 LY - 9 1 10 -2 VE 6 4 LY - 1 6 F R 14 I O -37 T6 206 T 61 0 R Y 338 V FR E 5 I O -21 T FR 17 I O -03 T7 206 Rejetant nettement le vin Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 26
  27. 27. Lieu : Monbazillac Sol : Colluviosol calcique et rédoxique Porte-greffe : 101-14 Densité : 4 000 pieds à l’hectare (2.5 m x 1 m) Date de plantation : 2006 Mode de conduite : guyot simple Entretien du sol : enherbement naturel sur la totalité des rangs et désherbage chimique du cavaillon Plusieurs mesures ont été réalisées au cours des millésimes 2009 à 2013 : tests sanitaires, stades phénologiques, évaluation de la botrytisation (intensité de baies vérées, intensité de baies vertes, intensité de pourriture grise et de pourriture acide), pesées de la vendange, contrôles maturités, micro vinifications, analyses sur moûts, analyses sur vins finis, dégustation. Seuls les clones qui répondent aux Répartition des préférences des dégustateurs Millésime 2010 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 05 -3 4 61 0 D E T G ET LY 547 09 -0 5 14 -4 VE M T LY 12 -0 4 12 -1 7 Préférant nettement le vin Appréciant le vin Neutres N'appréciant pas le vin Rejetant nettement le vin Millésime 2011 - Jury 1 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% G ET 547 708 LY 12 -1 7 61 0 T LY M T 12 -0 4 VE 14 -4 LY 09 -0 5 G E 05 -1 2 Préférant nettement le vin Appréciant le vin Neutres N'appréciant pas le vin Rejetant nettement le vin Millésime 2011 - Jury 2 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Préférant nettement le vin Appréciant le vin Neutres N'appréciant pas le vin Rejetant nettement le vin Résultats organoleptiques Les graphiques suivants font état des résultats des dégustations, des millésimes 2010 et 2011, réalisées par un jury composé de vignerons, d’œnologues et de techniciens. On retrouve, au cours des différentes dégustations, le même ensemble de clones se démarquant du clone 610 T. Le clone 12-04 MT obtient une richesse en sucre intéressante avec une meilleure capacité à botrytiser. Lors des dégustations, la qualité en bouche est satisfaisante avec un bon équilibre, de la longueur ainsi que du gras. Ce clone est l’un des plus apprécié par les dégustateurs. Le clone 14-4 VE est apprécié des dégustateurs, voire nettement plus apprécié. Il semble donner des vins équilibrés avec une fraîcheur du fruit intéressante, mais il ne semble pas régulier. Le clone 09-05 LY est apprécié lors des dégustations et il fait état de notes aromatiques miellées et rôties. La longueur en bouche est intéressante. Le clone 05-12 GE est irrégulier suivant le millésime. Il n’obtient pas une majorité d’appréciations par les dégustateurs. Le clone 12-17 LY se comporte de manière irrégulière au niveau des intensités de botrytisation d’un millésime à l’autre et sur le plan sanitaire. Ses qualités organoleptiques suivent cette tendance. Le témoin, le clone 610 T, n’est pas qualitatif gustativement. Il est rejeté par la très grande majorité des dégustateurs, à chaque dégustation. Contact Vos conseillers spécialisés en viticulture : François BALLOUHEY francois.ballouhey@dordogne.chambagri.fr Tél. 05 53 63 56 50 / 07 86 00 50 53 laurent.colombier@dordogne.chambagri.fr -1 2 7 Tél. 05 53 63 56 50 / 07 86 00 50 48 G E 05 54 ET G LY 12 -1 7 0 61 T 08 7- LY -0 4 T M LY 09 12 -0 5 4 Laurent COLOMBIER 14 VE critères d’une optique vin liquoreux sont vinifiés depuis 2009, année de la première vinification. En revanche, le millésime 2012 n’a pas été vinifié. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 27 Expérimentation ● Parcelle expérimentale « optique blanc liquoreux »
  28. 28. Expérimentation ● Pilotage de l’irrigation SUIVI À DISTANCE ET AUTOMATISÉ EN CHIFFRES 10 à 50 % de réduction des apports d’eau d’irrigation Pluviomètre à relevés automatiques et boîtier de relevés et transmission automatique des données des tensiomètres Grâce à l’évolution du matériel d’agrométéorologie, les systèmes de suivis automatisés peuvent apporter des solutions pour un pilotage de l’irrigation plus économe en eau. Ils répondent également aux besoins spécifiques de chaque production de notre département. Nous vous proposons d’aborder deux applications concrètes, une sur la fraise, hors sol et de plein champ, et une sur la noix. Le principe La première phase consiste à installer des tensiomètres et des thermomètres aux champs afin d’assurer un suivi régulier de différentes données comme la saturation en eau des sols. Une station météo récolte l’ensemble des données et les transmet à distance sur un ordinateur. Cela évite à l’agriculteur d’effectuer des relevés et représente ainsi un gain de temps. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne Vue de l’écran des données analysées par la station météorologique 28
  29. 29. Gérer automatiquement votre déclenchement d’irrigation Exemple de dispositif de suivi sur fraisier hors sol : ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) Transmission par ) ) ) fréquence de la parcelle à la station de pompage Déclenchement d’automate ou d’une électrovanne Le suivi de l’irrigation par tensiométrie est adapté à tous les systèmes d’irrigation : • Localisée (goutte à goutte) • Micro-aspersion • Aspersion (sprinklers ou canon) Réduire les coûts et sécuriser ses cultures Plusieurs raisons conduisent à rechercher une optimisation de sa conduite de l’irrigation : . Mieux appréhender l’état hydrique du sol par une mesure régulière. . Répondre au mieux aux besoins en eau des plantes. . Augmenter l’efficacité de la protection des cultures et des techniques de fertilisation. . Diminuer les coûts de production par une gestion raisonnée des traitements et de l’eau. . Réduire l’impact des accidents climatiques tels que le gel ou la sécheresse par des apports d’eau adéquats. . Fiabiliser les déclenchements et arrêts d’irrigation. . Diminuer l’impact négatif sur l’environnement en évitant des pulvérisations inutiles. En fraise hors sol et plein champ En 2013, une série d’essais a été menée chez un fraisiculteur, en fraise hors sol, avec l’antenne Périgord Central de la Chambre d’agriculture. Cette première année de capitalisation et d’analyse des résultats a permis de définir les seuils critiques de saturation hydrique et d’adopter une stratégie de pilotage plus adéquat. L’objectif est également de réduire les rejets de solutions de drainage à traiter. Plusieurs tensiomètres et thermomètres ont été placés dans les sacs de cultures. Un relevé du drainage a été effectué après irrigation. Outil de pilotage ferti-irrigation en fraise hors sol Le pilotage initial était basé sur l’ensoleillement. À partir de la 3ème irrigation, il y avait drainage direct. De plus, les valeurs goniométriques étaient en permanence saturées à moins de 2 cbars. Il est donc possible de décaler la première irrigation pour certaines journées et réduire dans un premier temps de 10 % à 15 % les apports d’eau. Source : protocole et schéma de Nicolas FEDOU Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 29 Expérimentation ● Dans un deuxième temps, il est possible de piloter l’irrigation à distance grâce à un système d’électrovannes en réglant les seuils de déclenchement au regard de l’humidité du sol et d’affiner par la mesure du drainage réel.
  30. 30. Expérimentation ● Arboriculture : verger de noyers Grâce aux multiples observations réalisées dans les parcelles de noyers, on constate de plus en plus fréquemment que l‘absence d’irrigation ou, à l’inverse, une irrigation excessive, amplifie les effets néfastes des accidents climatiques successifs. Ainsi, dans les vergers où l’alimentation hydrique est mal maîtrisée, les dégâts causés par le gel de février 2012 ont été particulièrement importants (les taux d’arbres touchés par le gel atteignent 60 à 80 %). Bien entendu, le phénomène est accentué dans les sols présentant des potentiels agronomiques et des Réserves Facilement Utilisables (RFU) réduits puisque alimentation hydrique et minérale sont étroitement liées. Les avantages d’une irrigation bien maîtrisée La croissance des arbres est régulée ce qui améliore la rapidité de mise à fruits, réduit les phénomènes d’alternance et augmente la quantité de récolte (calibre et nombre de fruits) et la qualité de récolte (taux de remplissage et couleur des cerneaux). La récolte est facilitée par une limitation de la chute des feuilles. Une bonne régulation de l’irrigation permet de vibrer les arbres sans provoquer de chutes de feuilles. Un processus de "mise en réserves" normal est enclenché après la chute des feuilles en respectant le cycle naturel du végétal. Les rameaux sont ainsi normalement "aoûtés" (voir photo ci-contre) ce qui limite les risques de gel automnal ou de début d’hiver et constitue un atout précieux et un gage de bonne qualité de bourgeons pour donner naissance aux jeunes noix de la récolte de l’année suivante. Témoignage Pierre BOST, producteur de noix à Négrondes, adhérent à la coopérative Lipequ-PerlimNoix. « Les tensiomètres ont été mis en place sur une de mes parcelles en mai 2012. Mais, j’ai vraiment commencé le pilotage au début de cette saison. Par rapport à une année normale, je considère que ma consommation d’eau a diminué de 50 % sans remettre en cause la qualité et la quantité de récolte. Le raisonnement de l’irrigation a également un intérêt à court et à moyen terme. En effet, malgré une récolte tardive cette année les feuilles ne chutent pas, ce qui facilite la récolte. Le maintien du bon fonctionnement du feuillage est aussi un atout important pour les mises en réserve et donc la qualité des bourgeons pour l’année prochaine. La prochaine étape va être le suivi de tensiomètres dans une parcelle plus "sableuse" de mon exploitation. Hormis parfois quelques petits problèmes de transmission de données liés à Internet, les relevés sont envoyés automatiquement sur mon ordinateur. Ce qui est très intéressant puisque je peux suivre en "temps réel" l’évolution de mes tensiomètres et adapter ainsi les doses d’irrigation en fonction de la pluviométrie et des prévisions météorologiques. » Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne Pierre BOST devant sa plantation Pousse annuelle correctement "aoûtée" 30
  31. 31. Expérimentation ● Vos données climatiques en temps réel pour une irrigation de précision Grâce au maillage stratégique de son réseau agrométéorologique, la Chambre d’agriculture vous propose un outil vous donnant accès aux données de votre secteur en temps réel. Le réseau de stations agrométéorologiques automatiques alimente une base de données accessible aux professionnels de l’agriculture via un site web. Le site web dispose de pages proposant les données mensuelles des stations du réseau ainsi que des représentations graphiques de ces données. L’utilisateur peut cliquer indifféremment sur le nom de la station de son choix. Les données quotidiennes et horaires de températures, hygrométrie, pluviométrie, tensiométrie sont affichées ainsi qu’un tableau récapitulatif des principales variables mesurées. L’utilisateur définit la période qui l’intéresse (date de début et date de fin) et le résultat s’affiche sous la forme d’un tableau comprenant les principales variables météorologiques en ligne. Il peut télécharger ces données sous la forme d’un fichier texte aisément exploitable sous un tableur. Ce fichier est plus complet que le tableau affiché : il contient toutes les variables recueillies (détail de direction du vent, pointes de pluies, d’intensité instantanée de rayonnement, durées d’humidité, ETP) (exemple tableau de données ci-dessous). Contact Vos conseillers spécialisés : Didier MÉRY Arboriculture fruitière didier.mery@dordogne.chambagri.fr Tél. 05 53 35 88 65 / 06 43 48 47 51 Nicolas FÉDOU Agrométéorologie nicolas.fedou@dordogne.chambagri.fr Tél. 05 53 80 89 38 / 06 83 82 37 56 Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 31
  32. 32. Expérimentation ● Améliorer la qualité des parcours des canards EN CHIFFRES 100 g de plus à 77 jours pour les canards élevés avec de l’ombrage sur le parcours Les canards recherchent l’ombre Dans le numéro précédent d’INNOV’A, nous avions montré l’intérêt de cultiver les parcours des palmipèdes, avec des conseils pour le choix des espèces fourragères à implanter mais aussi les bons côtés de l’agroforesterie avec les effets positifs des animaux sur les performances du verger, des arbres, sur les performances des animaux, mais aussi la protection des sols, etc. Conclusion : on joue gagnant-gagnant à tous les coups ! Dans l’article qui suit, nous vous donnons les principaux résultats d’essais sur les modes de conduite des canards : effets de l’ombre sur les performances, effets de la conduite en parcours tournants. Essai 1 : impact de l’ombre sur les performances des canards Protocole : un lot de 1600 canards, en 8 parquets de 200, a été suivi du- rant l’été. La moitié avait accès à une prairie exposée au sud et très ensoleillée et l’autre à un sous bois exposé au nord. Abreuvoirs et mangeoires étaient placés dans le bâtiment. On Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 32 a mesuré la croissance, les consommations d’aliments, le comportement des canards, l’état des coussinets plantaires et de l’emplumement.
  33. 33. Expérimentation ● Les résultats sont les suivants : Poids moyen des canards (g) Prairie côté soleil Parcours sous bois côté ombre Stat. Poids à 28 jours 1 401 1 387 NS Poids à 49 jours 3 015 3 221 *** Poids à 63 jours 3 706 3 960 *** Poids à 77 jours 4 279 4 367 *** Tableau 1 : croissance des canards Les consommations sont très voisines (14,220 kg au sud vs 14,430 kg au nord ; à 77 jours). Le lot côté nord, avec plus d’ombre et moins d’herbe, a été plus lourd à 11 semaines. La différence de croissance s’est produite avant l’âge de 49 jours, soit pendant la phase de très fort développement corporel (entre 28 et 49 jours, période où les GMQ sont les plus élevés). Comportement des canards Dès qu’il fait du soleil et chaud, dans tous les cas, les canards cherchent l’ombre sur le parcours mais à condition que celle-ci ne soit pas trop éloignée du bâtiment, sinon ils restent à l’intérieur ou contre le bâtiment. Qualité des coussinets et de l‘emplumement De meilleures notes sont enregistrées pour le côté « prairie » qui préserve mieux l’état des coussinets plantaires ainsi qu’un emplumement de meilleure qualité. 7 h : les canards investissent tout le parcours A RETENIR Il faut que l’ombre soit proche des bâtiments, voire attenante et continue. Il ne faut pas qu’il y ait des obstacles à la progression des animaux (grandes herbes, outils, etc.) qui freinent l’ardeur des mulards, toujours prêts à rester plutôt tranquilles, sans bouger près des abreuvoirs et mangeoires. 14 h : les canards se mettent à l’ombre des arbres ou bâtiments Essai 2 : faire tourner les parcours Protocole : un nouveau lot de 1600 canards a été mis en élevage en 4 parquets de 400 animaux en saison printemps-été. Abreuvoirs et mangeoires sont dans le bâtiment. Chaque lot disposait d’un parcours extérieur ; deux lots avaient un parcours unique (3m² par canard) et deux lots avaient accès à la même surface mais séparés en deux soit 1,5m² par canard en instantané. Protocole de l’essai 2 Bâtiments Parcours 400 canards 400 canards 400 canards 400 canards Densité : 1,5 m²/cd Parcours tournants 600 m² 600 m² Densité : 3 m²/cd Parcours fixe 1 200 m² Densité : 1,5 m²/cd Parcours tournants 600 m² 600 m² Densité : 1,5 m²/cd Parcours fixe 1 200 m² Production de matière sèche Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 33 Résultats : à chaque rotation, les canards des parcours tournants bénéficient de quantités de matières sèches disponibles supérieures à celles du parcours fixe (graphique ci-contre) ; il y a plus d’herbe sur les parcours.
  34. 34. Expérimentation ● Âge 4 semaines 7 semaines 9 semaines 12 semaines Parcours fixe Parcours tournants Poids moyen (g) 1 710 1 735 3 293 3 217 3 862 3 931 4 256 4 274 Stat NS NS NS NS Tableau 2 : poids des animaux 12 semaines (poids) Aliment consommé IC Parcours fixe 4 256 g 15 567 g 3,66 Parcours tournants 4 274 g 15 321 g 3,58 Tableau 3 : consommations à 12 semaines Les consommations durant la période d’élevage s’avèrent être proches entre lots ; cependant les canards du lot « parcours tournants » ont consommé moins d’aliment sur la période 7, 9 et 12 semaines que les canards du « parcours fixe ». Pour des poids significativement semblables, les canards des lots « parcours tournants » présentent donc des indices de consommation assez proches mais légèrement inférieurs à ceux des lots « parcours fixe ». La mortalité n’est pas significativement différente entre les 2 lots. En parcours fixe elle a été de 1,35 % et de 0,74 % en parcours tournants. Concernant la mesure de l’état physique des canards, les coussinets plantaires à 12 semaines montrent une intégrité légèrement supérieure pour les animaux du lot « parcours fixe ». Cela est certainement lié à la densité instantanée supérieure pour les parcours tournants (1,5m² disponibles par canard). Pour l’emplumement et le degré de salissure des plumes, il n’y a pas de différence significative entre les deux conduites. Conclusions pour les deux essais : la présence d’une ombre généreuse sur parcours est favorable à l’expression du potentiel génétique de croissance des canards grâce à une meilleure utilisation de l‘aliment durant la phase de croissance initiale avant 49 jours. La conduite en « parcours tournants » permet de maintenir un couvert végétal en meilleur état tout au long de la durée d’élevage. Une densité trop élevée peut conduire à des effets négatifs sur l’intégrité des coussinets plantaires. BON À SAVOIR Les normes IGP ont évolué, permettant de faire tourner les parcours (par exemple en utilisant deux parcelles à 3m² par canard ou de fractionner en 2 fois x 1,5m² par canard). Aujourd’hui, on peut conduire les lots en parcours tournants avec les densités testées dans cet essai (maximales). Le repos des parcours est géré avec une durée annuelle de 168 jours à répartir suivant le choix de l’éleveur. Article rédigé avec la collaboration de Julien ARROYO (Asseldor), de Mohammed BIJJA et Franck LAVIGNE (Station expérimentale de l’oie et du canard/Asseldor) Contact Votre conseiller spécialisé : Jean-Pierre DUBOIS jean-pierre.dubois@dordogne.chambagri.fr Tél. 05 53 35 88 28 / 07 86 00 40 77 Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 34
  35. 35. Chacun, nous y avons pensé Ensemble, nous le réalisons Maïté, Michel, Magali, et d'autres collègues agriculteurs, voulaient communiquer sur leur métier suite aux conséquences de la crise de la vache folle. Créé en Périgord-Limousin en 2004, le réseau de fermes ouvertes en Périgord s'est donné comme ambition de porter le consommateur au rang de citoyen/consommateur. Les consommateurs peuvent contribuer à une agriculture diversifiée et vivante en s’engageant vers un achat réfléchi qui permet aux agriculteurs de vivre de leur métier et aux territoires de conserver leur identité. Entre 2004 et 2013, le réseau des fermes ouvertes en Périgord a accueilli plus de 10 000 visiteurs. A plusieurs, relever des défis devient possible. Innov’A 2014 - Chambre d’agriculture Dordogne 35
  36. 36. Des solutions pour demain www.dordogne.chambagri.fr Adresse physique du siège Pôle Interconsulaire (PIC) 295 boulevard des Saveurs - Cré@Vallée Nord COULOUNIEIX-CHAMIERS Adresse postale CS 10250 - 24060 PÉRIGUEUX CEDEX 9 Tél. 05 53 35 88 88 accueil@dordogne.chambagri.fr Antenne Périgord Limousin Maison des Services - Rue Henri Saumande 24800 THIVIERS Tél. 05 53 55 05 09 - Fax 05 53 55 05 10 antenne.pl@dordogne.chambagri.fr Antenne Isle-Dronne-Double Rue du Four prolongée - BP53 - 24600 RIBERAC Tél. 05 53 92 47 50 - Fax 05 53 92 47 53 antenne.idd@dordogne.chambagri.fr Antenne Périgord Central Maison Jeannette - 24140 DOUVILLE Tél. 05 53 80 89 38 - Fax 05 53 81 39 48 antenne.pc@dordogne.chambagri.fr Antenne Bergeracois Domaine de la Brie - 24240 MONBAZILLAC Tél. 05 53 63 56 50 - Fax 05 53 63 56 55 antenne.b@dordogne.chambagri.fr Antenne Périgord Noir 4 rue du Collège - 24200 SARLAT Tél. 05 53 28 60 80 - Fax 05 53 59 23 31 antenne.pn@dordogne.chambagri.fr > Ouverture au public 8h30 - 12h // 13h30 - 17h15 du lundi au vendredi Vous satisfaire, notre priorité ! > l’écoute proche pour mieux vous comprendre > la réactivité pour que vous gardiez une longueur d’avance > l’efficacité Téléchargez le guide des services sur votre smartphone des prestations pertinentes au bon moment > l’expertise une large palette de compétences > la clarté des informations pour une relation en toute confiance > l’éthique des valeurs pour le respect de vos intérêts Document imprimé par une entreprise Imprim’Vert qui garantit la gestion des déchets dangereux dans des filières agréées et sur du papier issu de forêts gérées durablement - certification PEFC. Par ailleurs, afin d’optimiser la diffusion de ce document, le nombre d’exemplaires “papier” a été limité. Une version électronique est consultable sur www.dordogne.chambagri.fr. Publication réalisée avec le soutien financier

×