Historique de LyonBrève descriptionLa longue histoire de Lyon, fondée par les Romains en tant que capitale des Trois Gaule...
Royale (aujourdhui place de Bellecour). De nouveaux projets mis en œuvre au XVIIIeentraînèrent de grands travaux de draina...
Lugdunum jouissait dun statut spécial, puisque cétait là que le Conseil des Gaules seréunissait une fois par an. Des repré...
XVIIIe siècles, elle était sans rival dans la production de soie, et des inventeurs commeVaucanson et Jacquard apportèrent...
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Historique de lyo1

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Historique de lyo1

  1. 1. Historique de LyonBrève descriptionLa longue histoire de Lyon, fondée par les Romains en tant que capitale des Trois Gaules auIer siècle av. J.-C. et qui na cessé de jouer un rôle majeur dans le développement politique,culturel et économique de lEurope depuis cette époque, est illustrée de manière extrêmementvivante par son tissu urbain et par de nombreux bâtiments historiques de toutes les époques.Justification dinscriptionCritère ii : Lyon représente un témoignage exceptionnel de la continuité de l’installationurbaine sur plus de deux millénaires, sur un site à l’énorme signification commerciale etstratégique, où des traditions culturelles en provenance de diverses régions de l’Europe ontfusionné pour donner naissance à une communauté homogène et vigoureuse. Critère iv : depar la manière particulière dont elle s’est développée dans l’espace, Lyon illustre de manièreexceptionnelle les progrès et l’évolution de la conception architecturale et de l’urbanisme aufil des siècles.Description longueLa ville de Lyon offre un témoignage exceptionnel de continuité dun site urbain sur plus dedeux millénaires, à un emplacement dune grande importance stratégique et commerciale, oùles traditions culturelles de nombreuses régions dEurope se sont fondues pour créer unecommunauté homogène et vigoureuse. Compte tenu de la manière particulière dont la villesest développée dans lespace, Lyon illustre de manière exceptionnelle les progrès etlévolution du dessin darchitecture et de lurbanisme sur plusieurs siècles.Le site est dominé par deux collines : Fourvière à louest et la Croix-Rousse à lest, cettedernière étant prolongée par la péninsule formée par les alluvions qui se sont déposées auconfluent des deux cours deau. Le Rhône est un fleuve puissant, descendant des Alpes ; laSaône, en revanche, est une rivière plus calme et facilement navigable, qui relie Lyon auxplaines du nord-est de la France.La ville actuelle tire son origine du site romain de Fourvière, bien que la zone du confluent aitété habitée par lhomme bien avant. La ville romaine se développa sur la Croix-Rousse et surla péninsule, mais elle se restreignit à deux aires fortifiées durant les troubles du IIIe siècle :autour de lévêché sur la rive droite de la Saône, au pied de Fourvière, et autour de légliseSaint-Nizier, où un quartier commercial se développa sur la péninsule.Au milieu du XVe siècle, cétait lune des villes les plus peuplées dEurope : elle comportait36 quartiers ayant chacun sa propre spécialité commerciale ; seules les pentes de la Croix-Rousse étaient peu construites, parce quelles étaient réservées aux villas « campagnardes » deriches marchands italiens ou allemands, ou bien aux vignobles. La surpopulation et le risquedépidémies suscitèrent lélaboration dun règlement dexpansion planifiée, à linitiative desordres religieux, qui fut mis en place vers le milieu du XVIe siècle. De nouveaux quartiersfurent créés au XVIIe siècle, notamment la zone de Bellecour au sud, autour de la place
  2. 2. Royale (aujourdhui place de Bellecour). De nouveaux projets mis en œuvre au XVIIIeentraînèrent de grands travaux de drainage à lest, et la jonction de la péninsule avec lîlevoisine. Au cours de la Révolution, les terrains confisqués aux ordres religieux furent lotis. En1850, plusieurs communes environnantes ont été incorporées dans la ville, et les ruesprincipales tracées à partir de son centre. Le plan de Lyon, tel que nous le connaissonsaujourdhui, est une synthèse du développement de la ville où se côtoient les quartiers de ruesmédiévales et lurbanisme planifié des XVIIIe et XIXe siècles.La ville romaine est illustrée par les constructions mises au jour à Fourvière. Le grand théâtre,qui peut accueillir quelque 10 000 spectateurs, a été construit au début du Ier siècle apr. J.-C.et reconstruit sous Hadrien (117-138). Lodéon qui se trouve à côté, plus petit, avait unecapacité daccueil de 3 000 spectateurs ; il remonte probablement au milieu du Ier siècle.Lamphithéâtre, construit vers 19 av. J.-C. avec un autel dédié à Rome et à Auguste, se trouvesur la colline de la Croix-Rousse ; cest là que le conseil des Trois Gaules se réunissait chaqueannée, au mois daoût.Les siècles suivants sont bien représentés par un riche ensemble de résidences privées : lamaison Thomassin sur la place du Change (fin du XIIIe siècle, agrandie au XVe siècle) ; lamaison du poète Maurice Scève (1493 ; un étage lui a été ajouté au XVIIe siècle) ; lhôtelparticulier de Chamberlain (1495-1516), qui illustre la transition du style gothique à celui dela Renaissance française : la maison des Lions, en style maniériste (1647) ; lédifice classiquedu quai Lassagne (1760) ; limmeuble aux 365 Fenêtres, exemple de construction destinée auxcanuts, les travailleurs de la soie, de la première moitié du XIXe siècle.Nombreux sont les édifices publics dignes dintérêt : la Manécanterie (schola cantorum) de lafin du XIe siècle ; léglise abbatiale dAinay (1107) de pur style roman ; la solennellecathédrale Saint-Jean-Baptiste (1160-1481), qui a magnifiquement bien conservé sacohérence stylistique en dépit du temps nécessaire à sa construction : léglise Saint-Nizier,commencée au XIVe siècle avec sa nef en style gothique flamboyant, sa façade classique dela Renaissance et sa flèche méridionale néogothique ; lHôtel-Dieu, reconstruit au XVIIe -XVIIIe siècles sur un bâtiment médiéval ; la Loge du Change (1745-1780), qui est aujourdhuiune église protestante ; la basilique de Fourvière (1872-1796) ; enfin, lÉcole de tissage,œuvre de larchitecte moderniste Tony Garnier (1927-1933).Source : UNESCO/CLT/WHCDescription historiqueDès le IVe siècle avant Jésus-Christ, il y avait à cet endroit un camp gaulois, à louest de laligne de collines qui bordent la Saône. Malgré les marécages présents dans la région à cetteépoque, le camp joua un rôle important dans les échanges avec Marseille.En 43 avant Jésus-Christ, Lucius Munatius Plancus, gouverneur de la province romaine de laGaule transalpine (ou Gaule lyonnaise), fonda une ville connue sous le nom de Lugdunum surlune de ces collines, Fourvière ; la ville se vit accorder le haut statut de colonia par le Sénat,recevant ainsi dimportant privilèges fiscaux. Avec la réorganisation des provinces de Gauleen 27 avant Jésus- Christ, elle devint la capitale de la Gaule lyonnaise et le siège dugouvernement impérial. Un réseau de routes partant de Lugdunum fut construit, facteur quicontribua grandement à sa suprématie économique et politique.
  3. 3. Lugdunum jouissait dun statut spécial, puisque cétait là que le Conseil des Gaules seréunissait une fois par an. Des représentants de toutes les villes des trois provinces seretrouvaient dans le sanctuaire dédié à Rome et à Auguste sur les pentes de la Croix-Rousse.Les Grecs, qui sy étaient installés en grand nombre, importèrent le christianisme dAsiemineure à Lugdunum. En 177 après Jésus-Christ, la communauté chrétienne envoya une lettreà ses coreligionnaires dAsie mineure, citant le nom de 48 dentre eux qui furent livrés aumartyre dans lamphithéâtre de la Croix-Rousse, parmi lesquels Saint Pothin, premier évêquede Lyon. LEglise toutefois, récupéra rapidement, et Irénée, le successeur de Pothin, devint lepremier grand théologien chrétien. Au Ve siècle, cette tradition intellectuelle se vit perpétuéepar un autre fils de Lugdunum, Sidoine Apollinaire.A la période qui suivit leffondrement de lEmpire romain occidental, Lyon survécut commeun important centre urbain, et un certain nombre de communautés monastiques importantessy établirent. En 843, elle fut cédée à la Lotharingie par le traité de Verdun, puis passa auroyaume de Bourgogne. Elle devint le centre du comté de Lyon, dont la seigneurie futconférée par lempereur du Saint Empire Frédéric Barberousse à larchevêque de Lyon en1157. Malgré sa petite taille, le comté était influent, grâce à la fois à son statut indépendant età sa situation stratégique, tant commercialement que politiquement. Larchevêché étaitégalement important, le pape Grégoire VII ayant conféré le titre de « primat des Gaules » àses titulaires en 1078. Elle reçut des faveurs toutes spéciales de la Papauté, et plusieurspontifes y furent couronnés.Lindépendance se termina en 1312, lorsque Philippe le Bel annexa la ville au royaume deFrance. Toutefois, son importance commerciale nen fut pas affectée, et elle continua àprospérer. Pendant la première moitié du XVIe siècle, Lyon devint également le centre desactivités politiques françaises en Italie. Par conséquent, elle recevait souvent la visite de lacour française, attirant dans son sillage de nombreux artistes.Sous le règne de Louis XI (1461-1483), quatre foires annuelles furent créées, qui attiraient desmarchands de toute lEurope, spécialement dItalie (et de Florence, en particulier). Lyondevint un centre majeur du commerce des épices et, plus encore, du commerce de la soie,grâce aux privilèges de tissage, jusque-là monopole italien, que lui accorda François Ier. Lesimmigrants florentins firent également de Lyon un centre financier de la banque et delassurance.La première imprimerie fut mise en place à Lyon en 1472, et la ville devint rapidement lundes plus importants centres dimprimerie et dédition dEurope, derrière Venise et Paris,produisant des livres en hébreu, en grec, en latin, en italien et en espagnol comme en français.Les oeuvres dErasme, de Rabelais, de Scaliger, de More, de Policien et de beaucoup dautresgrands intellectuels furent publiés par Sébastien Gryphe du Württember, qui sinstalla à Lyon.Lorsque la politique française se désintéressa de lItalie dans les années 1550, les visitesroyales à Lyon se firent moins fréquentes. La ville fut également prise dans les guerres dereligion et, en 1562, fut conquise par les troupes protestantes. Lyon accueillit la rencontre qui,en 1601, aboutit à lajout de grande partie du duché de Savoie au Royaume de France.Lyon perdit à peu près à cette époque lautonomie considérable dont elle avait joui jusqualors,ce qui ne lempêcha pas de rester un fleuron du commerce et de lindustrie. Aux XVIIe et
  4. 4. XVIIIe siècles, elle était sans rival dans la production de soie, et des inventeurs commeVaucanson et Jacquard apportèrent dimportantes contributions à cette industrie.La situation géographique de Lyon imposait à de nombreux artistes et architectes se rendanten Italie ou la quittant dy passer, et leur influence est évidente dans de nombreuses bâtissesde lépoque, telles que lHôtel-Dieu et la Loge du Change. Au XVIIIe siècle, lexpansionrésultant de la prospérité qui allait sans cesse croissant imposa une mesure de planificationurbaine systématique, qui fut effectuées par de brillants urbanistes et architectes tels que deCotte, Soufflot, Morand et Perrache.Lorsque Napoléon Ier imposa lusage de la soie lyonnaise à toutes les cours dEurope, cetteindustrie connut un essor sans précédent. De nouveaux logements avec des ateliers furentconstruits pour les artisans (les canuts). Lyon devait accueillir le premier Conseil desPrudhommes en 1806 et la première épicerie mutualiste en 1835. Entre 1800 et 1848, lenombre de métiers à tisser en fonctionnement fut multiplié par 10, passant de 6.000 à 60.000,et plus de 90.000 personnes travaillaient dans cette industrie. Cependant, les relations entre lesouvriers qui produisaient la soie et les marchands qui la vendaient furent toujours tendues, etLyon connut ses premiers manifestations ouvrières en 1831 et 1834, mais les politiquesautoritaires du Second Empire allaient mettre un terme à ces conflits. La richesse de Lyon etses contacts marchands dans le monde entier attirèrent des banques dExtrême-Orient dans laville, tout en encourageant la création dinstitutions bancaires par les Lyonnais eux-mêmes.Cela entraîna à son tour un investissement foncier en Algérie, à Madagascar et en Asie duSud-Est : le port de Haiphong fut créé, par exemple, grâce à des investissements lyonnais.Ces relations avec des pays de tradition non chrétienne en dehors de lEurope eut une autrerépercussion importante sur Lyon, qui devait prendre la tête des activités dévangélisationdans le monde catholique. La première institution fondée fut la Propagation de la Foi (1822),suivie par des organismes tels que les Pères Maristes (1836), les Pères des Missions africaines(1856), et les Soeurs de Notre-Dame-des-Apôtres.Au XXe siècle, Lyon déplaça sa base industrielle de la soie vers dautres secteurs, tels quelautomobile, la chimie textile et la pharmacie, grâce auxquels elle continue de jouir duneprospérité appréciable.

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