Communication et espace publics

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Communication et espace publics

  1. 1. Communication et espace publicsBibliographieThierry PAQUOT- L’espace publicTravailler autour de 2 concepts importants datant de 30-40 ans qui ont suscitédes questionnements :- Notion d’espace public mis en évidence par Habermas en 1962- Théorie de l’agir communicationnele (T)ACChapitre 1 - Jürgen HabermasBiographieNé en 1929 à Dusseldorf. Jeunesse marquée par la guerre et effondrement durégime nazi + ruine de l’Allemagne e introspection collective sur lesévénements de la guerre avec un niveau d’humanité zéro : Comment l’une desnations les plus civilisées peut produire une barbarie inédite ? Commentcontribuer à éviter une nouvelle tragédie ? n Question de la responsabilité. Undevoir de l’intellectuel de participation, d’impliquer dans les débats. Cettecontribution ne doit pas se mettre dans la position de l’intellectuel qui fournitdes solutions, mais posture mentale d’un interprète de la société qui restecritiquable. Toute sa carrière intellectuelle et universitaire est marquée par la division del’Allemagne l Division d’un même peupleFait doctorat de philo à Bonn en 1954. En 1956-1959 : assistant de ThéodoreAdorno. Soutient une thèse en science politique consacrée à l’espace public en1961 et publiée en 1962 s Analyse un certain nombre de dérive des médias. Professeur de sociologie entre 1961 et 1964 à Heidelberg. Il a pour collègue-tuteur Hans Goerg Gadamer.De 1964-1971, il se retrouve à FrancfortDe 1971-18981 : directeur de l’institut M. Planck à Munich1981-1994 : Retour à Francfort en tant que prof de socioGrande notoriété dans la presse en tant que participant aux débats qui vontsecouer l’Allemagne (1990’s)Carrière riche et très productive (30ene d’ouvrages + contributions variées)Habermas penseurs contemporains incontournables dès que l’on abordel’intersubjectivité : Dialogue entre 2 singularités.Penseur fondamental dans une pragmatique de la connaissance.Formation intellectuelleTrès souvent associé à l’école de Francfort
  2. 2. ADORNO, MARCUSE , HORKHEIMER, BENJAMINIntellectuels allemands chassés par le nazisme et qui veulent aborder lessciences sociales dans une perspective renouvelée d’inspiration marxiste ainsique la place de la culture dans les sociétés industrielles (1930’s)L’ecole de Francfort forge un concept clé très dvlp en France par l’équipeGresec (Flichy,Paillart,Miègue) qui bossent sur la notion d’industrie culturelleL’ecole de francfort en étudiant les industries culturelles va mettre en évidence :- la disparition de l’œuvre d’art eau profit de marchandises culturelles + Le statut de l’œuvre d’art change et perdde son aura et de son côté libérateur. L’art serait anéanti dans des logiquesmarchandes + formatage intellectuel + Travaillent sur les romans à succès etfeuilletons radiophoniques et vont estimer que ces productions de l’industrieculturelle sont là pour véhiculer les valeurs dominantes.La culture formate les esprits mais ne sert pas à former des individus autonomesL’ecole de francfort se poursuit aux USA avec Marcuss.En quoi Habermas est l’un des héritiers de l’Ecole de Francfort ?Là où il y a continuation c’est le programme critique de l’école de F. maisHabermas aborde sous d’autres angles-deuxième inspiration d Relecture de KantAction morale : un individu qui agit par et pour sa morale et donc capable deraisonner et de faire abstraction de sa dimension sensible ou animale.H. considère l’action morale d’une autre manière : ce n’est pas un impératifcatégorique que s’impose l’être humain. L’action morale va émerger de ladiscussion éthique. La morale devient une affaired’intercompréhension/dialogueEspace public et agir communicationnel sont très liés- Le rapport au marxisme chez HabermasReprend de la théorie marxiste l’idée de dynamique socialeTensions dans toute société portées par des mvmts collectifsRupture importante avec le marxiste : s’il accepte une dimension de dynamiquesociale, il n’accepte pas la vision dialectique (dépassement descontradictions). Il revendique la singularité, l’altérité. Il est impossibled’atteindre ce dépassement car les contradictions sont au cœur de nos sociétésl essayons de vivre ensemble car la force de nos sociétés c’est de produire desdifférencesIl faut trouver le bon médium qui peut médiater toutes ces différences dans lessociétés contemporainesQuestion récurrente : manuel d’histoire européenH. Met en avant le langage comme moyen de régulation des sociétés t rôlefondateur du langage qui deviendra un agir communicationnelTournant linguistique : H. fait du langage le cœur de l’analyse de la société.
  3. 3. 3 raisons :- fin des théories sociales unificatrices - il n’y a plus de théorie unique de lasociété qui présente la société comme un grand tout (vision parcellaire de lasociété). Le plus important c’est l’échange, l’interaction. Moyen d’échangesuprême : le langage- processus hominisation : comment l’espèce humaine se construit par le langageet l’échange avec l’autre?- épistémologie de la raison s’appuie sur Platon et souligne l’importance dudébat. Par le débat on peut produire une raison acceptable par tous. La sociétéavance par la confrontation, l’échange, la critique et donc par le langageHabermas a toujours participer à ces débat pas en critique mais proposait desmoyens de réflexion, de dialogueQuestion de l’alternative : comment penser l’alternative dans des sociétésmodernes ?Habermas pose la question de l’irréversibilité de nos décisions. Malgré certainchoix démocratiques il se peut qu’il ne soit plus possibleJ. Ellul/Castoriadis souligne que nos sociétés sont arrivées à un tel degré decomplexité que les élus sont obligés de continuer le programme ou décisions deleur prédécesseurs. Ex : le nucléaire: Technostructure : changement peut être impossible1983-1984 : Crise EUROMISSILES e cadre affrontement est ouest (SS20,PERSHING)Théâtre d’opération : europe peut devenir un théâtre d’opération nucléaire avecdes missiles tactiques (missile de courte portée sur terrain)mouvement de masse : Protestation de milliers de personnes contre installationmissile américaine en Allemagne (chaîne humaine). Ils s’opposent à desprocédures légales démocratiquesp marquant d’un point de vue médiatiqueL’Allemagne vient juste de sortir des années de plombs (terrorisme) L Grandecrainte des intello de droite car ces millions de personnes vont motiver l’extrêmegauche et accepter des comportements violents. Comment justifier l’appel à ladésobéissance ? mais décision des intello : on ne peut pas opposer la force à unedécision légale car ça serait accepter un retour en arrière pour la démocratieHabermas se met du côté des manifestants mais refuse d’opposer la légalité de ladémocratie à la violence. Il va souligner la question de Weber sur les différentesfaçons de légitimer une décision.Le problème de cette rationalité c’est qu’à tout moment on peut faire appel auxvaleursIl donne raison aux manifestants allemand en soulignant que leur exigencesrenvoyaient à des valeurs fondamentales de la démocratieLa sphère politique doit tenir compte des désirs des citoyensL droit de regarddes citoyens : idéal démocratique
  4. 4. L’espace public d’un point de vue anthropologiqueSelon H. Arendt l’espace public est composante de toute sociétéCastoriadisL’articulation entre 3 univers anthropologiques détermine les régimes politiquesparticuliers3 univers anthropologiques inspirés du modèle athénien :- Oikos/ Domus : univers strictement privé. Univers fondamental car c’est unlieu de transmission. L’individu trouve une placeUnivers où le sens, la signification se construit autour du monde desvivants/morts.On apprend la concurrence, la rivalitéRapport Individuel/collectifComment la relation entre deux valeurs fortes s’organiseRelation d’opposition, complémentarité, similaritéRapport entre générationsR univers structurantOn autorise le pouvoir uniquement pour réguler les déviances comme l’inceste,meurtreRéseaux numériques bouscule ces notions de privé/ d’intimité- L’Agora / forum : l’univers privé et public ex quelqu’un qui parle d’un trucprivé dans un lieu public. Univers qui réunit, qui rassemble pour discuterd’affaires privée. Double dimension. Un engagement qui est pris publiquement àune valeur, une force plus importante qu’en univers privé. Un univers où lasociété peut venir se rassembler, s’exprimerGrands rapports sociétés, économiques, intellectuels s’échangentToute agora doit comporter des règles : nature des biens échangés, desengagements, des liens qui nous relient. ex : le duel était accepté sur la voie publique, la sexualité- Ecclésia/boulè : univers public public , univers du pouvoir, de gouvernanceGouvernance b modalités et principes d’exercices du pouvoirUnivers regroupe tous les lieux de débats, élaboration de loisCes 3 univers anthropologique permettent de désigner des régimes politiquesdifférentsL’espace public selon Habermas est intermédiaire entre les deux derniers universL’espace public : l’émergence progressive en Europe d’un espace intermédiaireoù les opinions privées dans un premier temps vont s’exprimer et accéder àune dimension publique pour définir le politique u le lieu par excellenced’enjeu politiqueCet espace public va se retrouver à la conjonction de deux volontés : Capacitécollective de la société à se penser par elle-même, volonté des individus àdevenir acteur d’eux même et de ce collectif auquel ils prétendent prendre part
  5. 5. Avènement de l’espace public : stade du miroir 18-19ème siècle (se découvrirautonome, son existence propre) La société devient autonome c’est à direqu’elle se donne ses propres lois. On en prend conscience par la délibérationcollectiveCapacité de la société à se médiater B. Lamizet r trouver un moyen de sereprésenter elle-même et de s’autolimiter (nous ne sommes pas un pouvoirabsolu). C’est un pouvoir qui s’exerce d’abord sur lui-même qui réfléchit sur sesobjectifsL’Espace public a des origines bourgeoises libérales. Il a été considéré commeun moyen de lutter contre l’absolutisme. Les bourgeois ont utilisés les principesde l’espace public pour se lever contre l’absolutisme et prendre de l’importanceen tant que classe à part entière.Elites avaient accès à l’information nécessaire à l’activité économiqueOn demande à chaque individu présent dans l’espace public de mettre de côtétoute forme d’égoïsme et de débattre sereinement d’idées politiques pourl’intérêt général Schizophrénie : on ne reconnaît pas que l’intérêt privé intervient dans l’espacepublic L’espace public exclu toute vie privée, tout intérêt centré sur le seul universprivéPlace des émotions dans l’espace public ?Circulation de la parole, modération de la parole, rituel (on n’interrompt pas).L’espace public s’est construit autour de cette image de la parole émotionn’est pas tellement admisePacification de la parole n’est pas innéeL’émotion n’est pas un argument car il faut être objectif et rationnel dansl’espace publicEspace public Plebéien : espace oppositionnel avec modalité différenteFin de l’espace publicOrigines :-constat idéologique qui tend à prouver que l’espace public a cessé d’exister caril est manipulable- constat théorique lié interrogation sur les lieux de pouvoir, plus sur l’espacepublic mais l’ecclésia (lieux où pouvoir s’organise)Participation à certains débats politiques
  6. 6. Espace public est un des points du gouvernement représentatifClivage sexué, ethnique influencent l’espace public. Ce clivage est accepté parle politique. La démocratie représentative à tendance à figer ces clivagesLe fonctionnement de notre système représentatif passe par un apprentissage decodes, de techniques juridiques…Ce n’est pas juste une question de crédibilité mais de formalisationLa relation entre les 3 grands univers anthropologiques détermine des types derégime politique.4 types de régimes :•La démocratie directe : l’E P P (ecclésia) appartient à tous. Les instances depouvoir sont accessibles à tout le monde. Tous les individus sont considéréscomme autonomes et capable d’accéder au lieu de l’instance publique. Pas decaractéristiques requises. Il suppose un certain détachement vis-à-vis du pouvoir.Très peu de régimes politiques fonctionnent sur ce principe •Totalitarisme/ dictature : ecclésia étend son pouvoir aux deux autres sphères (univers privé et public)Cet univers est monopolisé/privatisé par un « appareil idéologique », uneorganisation idéologique. Il peut être de différentes origines :-religieuse-Sociale (classe, clan)-ethnique-économique (ploutocratie)Absence de société civile qui en peut s’organiserEncadrement volontaire et systématique de la société (des jeunes, femmes) •L’absolutisme : univers privé autonome et indépendant Intervention plus modérée dans l’univers public-public (ecclésia). •Régime actuel occidentale Castoriadis parle de pseudo démocratie Démocratie délégative, procédurale, représentative Avant les philosophes politiques ne parlaient pas de démocratie mais de gouvernement représentatif ou de république. Pour eux c’était de la démocratie directe. Régime politique caractérisé par un éclatement de l’univers public public. Il y a plusieurs lieux de pouvoirs, d’instances. Grande indépendance de la sphère privée (oikos) et publique(agora) L’évolution des formes de gouvernements représentatifs.
  7. 7. Chaque pays à sa propre interprétation (République en France etmonarchie en Angleterre). Il y a tout de même 4 grands principesconstitutifs du gouvernement représentatif :-Election des gouvernants. t Chaque citoyen exprime ses préférences àintervalle régulier et désigne ses représentants pour une durée déterminée.Ces représentants vont délibérer et résoudre des problèmes en respectantde grands principes définis dans les textes fondateurs.Conséquences (GAXIE) : on créer une compétition politique pour adétention provisoire du pouvoir. Cette compétition n’est pas individuelleet passe par des partis.-Marge d’indépendance des gouvernants « les promesses n’engagentque ceux qui les croient »Le gouvernement interdit le mandat impératif- liberté de l’opinion publique a n’est pas réduite au silenceA tout moment l’opinion à el droit de dire non ou d’apporter un problèmesur la place publique- Il y a une épreuve du débat et de la discussion d délibération pour toutedécision à caractère publique. Pas de marchandage, pas de tractation.Montée en généralitéSelon Albert MALIN, ces 4 principes vont évoluer et se cristalliser dans 3formes de gouvernements représentatifs différentes. Ces formes sechevauchent.A chaque métamorphose les principes sont toujours appliqués mais demanière différente
  8. 8. Les métamorphosesdu gouvernementreprésentatif Parlementarisme Démocratie des partisEpreuve de la Le débat parlementaire La négociation dudiscussion partiElection des La confiance édilitaire La fidélitégouvernants partisaneIndépendance relative La liberté de conscience et La discipline dedes gouvernants de jugement vote et les priorités du programmeLiberté de l’opinion L’expression des Le clivagepublique mécontentements partisan structurant •Parlementarisme : encore présent dans certaines élections locales. Confiance = la clé du scrutin C Connaissance personnelle de l’éluNotoriété de proximité sans intermédiaires ou forme de respect (figured’autorité) comme les médecins, les notairesCette proximité peut être géographique, sociale, ethnique, religieuse, sexuelle…Le critère n’est pas politique mais plus sur la figure du notable L Indépendance gouvernementale Représentant qui a une capacité de jugement. Peut aller contre notre volonté, contre ce qui lui ai demandé le débat parlementaire : on se forge sa propre opinion : Liberté d’opinion publique L’expression des mécontentements. Il va recueillir des doléances pour soulever le pb et pour convaincre les représentants de l’ampleur du problème •Démocratie des partiesMassification des votesc besoin de reconnaissance des foules. On passe del’individu au parti- l’élection des gouvernants : fidélité partisaneLa médiation : parti politique porteur d’un programme. On éli le représentantd’un parti et non plus notre représentant
  9. 9. - La marge d’indépendance se situe dans la conscience individuelle.Apparition d’une organisation qui tend à imposer une discipline. Elle encadre laliberté de jugement des représentants à l’intérieur des partis.La marge d’indépendance glisse vers le compromis à l’intérieur.Aucun parti n’applique entièrement son programme car ·-risque de bloquer avec l’opposant ·-clivages à l’intérieur des partis ·-Il peut y avoir au cours d’un mandat différents événements qui font que le programme n’est plus adapté.Difficulté de créer la marge d’indépendance. Cette marge d’indépendancenouvelle permet des stratégies organisationnelles- La liberté d’opinion publiqueClivage partisan structurantÇa suppose d’entrer dans la grille de lecture des partis politiques. Il faut choisirle parti qui nous correspond. Il faut produire un clivage. (social, ideologique).Sinon pb pour défendre la causeDes causes importantes, mobilisatrices peuvent ne pas trouver le bon relai luipermettant d’accéder à l’opinion publique.Qu’est ce qui peut encore cliver l’opinion ?- L’épreuve de la discussion à travers les partis et entre les partisComme pour la marge d’indépendance il y a déplacements vers l’intérieur duparti. De moins en moins de discussion car chambre d’enregistrement. Le cœurdu débat se déplace à l’intérieur du partiOn favorise les votes, les rassemblements, les négociations… Pas forcément trèspublicPlus du côté de l’arène (fermée), que de l’agora (ouvert)1990’s : nouvelle métamorphose du gouvernement représentatif rdémocratie des publicsCette métamorphose récente est due ·à la fin des idéologies grands récits unificateurs ·éclatement du paysage médiatique (plus de chaîne généraliste) + diversification médiatique ·Emancipation du vote (découplage) On ne vote plus en fonction de son appartenance sociale, sexuelle… ·Replie sur la sphère privéeElectorat fluctuant, volatil e se mobilise selon plusieurs critères :
  10. 10. ·Personnalisation de l’offre politique (on vote de moins en moins pour le programme mais plus pour les personnes politiques car incapacité à appliquer un programme) Chaque élection devient particulière Confiance situationnelle dans l’homme capable de sortir du schéma traditionnel, de s’adapter à la situation. ·La marge d’indépendance e de plus en plus dans l’engagement personnel des représentants, dans la capacité des représentants à configurer les situations. ·Liberté de l’opinion publique. Grand nombre d’acteurs nouveaux qui interviennent de plus en plus dans la mobilisation de l’opinion (institut de sondage). Pas une mobilisation particulièrement médiatique mais qui utilise de plus en plus certains outils de communication. L’opinion est mobilisée mais aussi concernée par sa cause. Tout état de cause passe par la diffusion d’un sondage · ·Le débat se situe plus au sein des organisations politiques mais directementdevant le public via les médias.Les principales critiques qu’ont ces gouvernements représentatifs- passivité des citoyens - pas d’engagements politiques-agrégation des préférences individuelles r reposent sur la maximisation duchoix particulier (je vote en calculant qu’avec ce vote mon intérêt individuel vaêtre maximisé)-pluralisme des opinions, question sur la représentation des minorités. Ladémocratie représentative fonctionne sur le principe de majorité. Comment uneopinion minoritaire peut être prise en compte dans une opinion majoritaire? ptravail de regroupement, de coalition-(Bessette) étouffement factice des intérêts particuliers. Selon bessette si onprend plus en compte l’intérêt particulier il y aura plus de participation.Les principales critiques de la délégationSéparation entre représentants et représentés provoque 4 simplifications:-exclusion de ceux pas appelés aux votes
  11. 11. -assimilation du collectif à la seule catégorie des individus autonomes a onexclut les groupes constitués. En France il y a le conseil eco et social qui sontdésignés par le syndicat parce qu’ils sont représentatifs d’un intérêt particulier- réductionnisme. Toute la complexité du débat, le sort d’un pays, tout est réduità X et Y. Réduction de l’ensemble d’une population à un seul représentant- distinction entre profane (sur le terrain) et expert faire parallèle entredélégation politique et une délégation plus technique. Nos choix sont de plus enplus techniques (pb de sécurité, pb économique) qui sont débattus par desexperts. Une science, technique de plus en plus isolée dans des laboratoires.Plusieurs pistes possibles :-démocratie directe s chacun peut agir et exercer pleinement une activité aunom de l’intérêt général- démocratie délibérative (FISHKIN)g remettre en place la délibération. C’estpas seulement l’aboutissement comme simple enregistrement de quelque chosenégocié ailleurs. L’enjeu ce n’est plus l’élection mais la formation de l’opinion,c’est le temps qu’on prend pour mettre ne forme l’opinion. N’importe quelcitoyen peut participer à un débat et à la construction d’une décision. Chaquecitoyen apporte une solution.- la démocratie participative : encourager la participation effective. Favoriserl’intégration par la participation. Organisation forte avec des procédures plusparticipatives mais qui se colle sur des procédures délégative ou délibérative. Réflexion Débat Décision Action Délégative Représentative Délibérative participativeNouvelles procédures démocratiquesSelon CALLON/LASCOULES/BARTHES L « Agir dans un monde incertain »Souci de lutter contre l’idée que le débat est négatif. Le débat est essentiel.Quand choix provoquent un blocage, ce n’est pas qu’un problème decommunication. Façon d’éviter de renvoyer les opposants à des gens plusrationnels.Syndromes Nimby(Not in my backyard)n je veux prendre le train mais je neveux pas que le train passe près de chez moiBanana (build absolutely nothing anywhere near anything)
  12. 12. Lulu (Locally unwanted land use) sanctuarisation, sacralisation du territoire.Un scarabé rare sur la route, on arrête de construireU derrière ces syndromes il y n’a pas que l’idée de communicationd’acceptabilité. Selon ces auteur c’est pas à travers la com qu’on va régler le pbmais par le débat, la controverse.Le débat sert à trouver ensemble une nouvelle solution et non une oppositionentre deux partisCes procédures doivent respecter 1)Les procédures nouvellesForum hybrideRéduire distance entre les actants humains et non humain, experts et profanes,représentants et les représentés •Focus group= groupes de discussionInventé par les communicants militaires américains de la seconde guerremondiale. Ils ont diffusés des films de propagande. O sélectionne des cibles etont les fait voter sur le film (s’ils adhèrent ou non aux idées proposées)Cette technique est ensuite utilisée en com politique, aménagement urbanisme,communication publiqueGroupe d’une 10 ne de personnes recrutées au hasard. 2H maximum par session.Choisir un lieu neutre et un animateur « neutre »-AvantagesPossibilité de recouvrir à des supports de com bcp plus importants que lorsd’une enquête statistiquePossibilité de produire des documents pendant le focusPossibilité de constituer des groupes qui prennent compte la diversité despublics pour affiner la cible.La dynamique de groupe est un avantage à condition qu’elle soit positive que nepermettent pas les sondages classiquesPossibilité de travailler, provoquer, susciter de l’émotion car facilite la paroleAvantage de faire émerger des innovations, des solutions de la part des groupes.Coût relativement réduit +transparence+ bon suivi-inconvénientsLe focus group ne souligne pas forcément l’innovationPas d’approfondissement possible donc risque de faire ressortir des opinionsqu’on aurait pu obtenir autrement. •Conférence de consensus/citoyenne
  13. 13. Origine : pays scandinaves (danemark) puis europe et USA. Fort dvlpmt depuis 2000 Entreprises qui organisent des débats citoyens lors de grandes décisions sociales Protocole de Rio la réflexion va porter autour de 3 scénarios mais estime que ce n’est pas assez l élaboration de 53 scénarios Elle est organisée pour gds sujets d’actualité à propos d’une forte incertitude dans la science, la technologie … Volonté d’intégrer le public, les citoyens. Etablir une cartographie quasi complète de l’ensemble des points de vue. Tous les pts de vue sont traités en égalité. Objectifs : éclairer les décideurs sur tous les enjeux portés par les citoyensComité de pilotage pluraliste avec des décideurs, des scientifiques, la sociétécivile.Le cœur de la démocratie participative c’est la formation de chaque citoyen auxenjeux du débat.Elaborer un avis qui fait consensus (80%)-Avantage :On va par la conférence consensus on va neutraliser les calculs, lesmarchandages et oppositions classiques puisque les citoyens ne sont pasreprésentants officielsPromotion du débat de grande qualité, notamment la qualité d’écouteRéduction des inégalités d’accès au débat puisqu’on forme les citoyensTraçabilité du résultat-InconvénientParticipation des non participants. Les jurys citoyens qui ne sont pas désignés nevont pas participer au débatComment appliquer le consensus ? •Instances consultativesObligation politique. On va consulter avant toute décision- Enquêtes préalables qui sont soumises à une déclaration d’utilité publique etouvertes au public qui a la volonté de se mobiliser. Présence du commissaireenquêteur qui va rendre un avis consultatif. Favorise les groupes déjà constitués.On est plus dans l’arène que dans le forum.Inconvénient : Pas très participatif. Pas du tout délibératif car chaque plaignantvient exposer ses arguments donc pas de débat ni confrontation. Pas de créationd’identité nouvelle-CNDP autorité indépendante créée 1995
  14. 14. Inconvénient :Réunir gens dans deux pièces séparées pas de débat car juste juxtaposition dedeux points de vue littéralement opposés-Comités d’usagers (SNCF, Vélib)-Etats générauxToutes ces procédures ont pour objectif principal de réduire la distance entre lesactants. Si un forum hybride fonctionne bien ça signifie qu’il a permis de faireémerger de nouveaux groupes. Il n’est pas là pour servir de reproduction degroupes mais pour créer une identité plus mobilisatrice-Réaliser une transformation pour qu’un collectif puisse naitreEx : AFMBudget participatif engendre des nouveaux collectifs, mouvements quin’existaient pas auparavant Faire émerger des « leader »Incubateur d’identité. L’AFM en empruntant fait reconnaître l’identité desenfants malades et de leurs parentsQuestion de la singularité dans le régime démocratique où tout le monde estégaleLa double identité mutile cette singularitéQuestion des portes parole : comment les désigner puisqu’on ne peut pasdemander l’avis à tout le monde et satisfaire les besoins de chacunMettre en évidence difficultés de la vie quotidienne et l’impuissance desscientifiquesA l’issu de cette première phase il y a eu reconnaissance, et engagement de lapart de tous-La deuxième phase : élargissement, ouverture de ce collectif r reconnaîtrel’ensemble des maladies génétiquesAssoc perdent de plus en plus de leur élan et privilégie les buts internes : Fairedes collectes, réclamer des subventionsL’efficacité c’est pas tout, le projet et les missions sont importantesEst-ce que l’ONG médecin sans frontières doit envoyer des médecins danszones dangereuses ? Non mais au final porte atteinte aux valeurs initialessParadoxeCertains (SFEZ) pensent que cette tension dans l’organisation ça ne changerarien, il faut plutôt créer de nouvelles institutions-troisième phase : l’intégration de la dynamique collective au sein même ducollectifOuverture c’est bien mais plus de différenciation Quelle est la culture/clôturedu système ?Assoc AIDES : vraie révolution interne ds 1980’s quand présidé par une femmehétérosexuelle séronégative
  15. 15. Quels sont les critères qui permettent de dire que le forum sera plutôt hybride,participatif ou à plutôt des chances de créer ce côté incubateur ?6 critères d’organisation :- l’intensité de la remise en cause de la double délégationComment faire travailler ensemble les représentants et représentés ?Comment organiser les échanges ?Science participative mais pas si participative car on ne décide pas du sujet derechercheSi on veut vraiment appliquer ce critère il faut que chacun puisse décider.Comment établir la médiation ?-Intensité du dispositif s’évalue sur 2 degrés :Diversité, indépendance du groupeReprésentativité, contrôle des portes parole- Qualité des débats et échangesQualité de ce qui est produitTout le monde doit prendre la parole dans un cercle de qualitéDans un forum hybride modération et circulation de la paroleexactitudediscours juste, s’appuyer sur des faits objectifs par rapport à des normessincérité authenticité : renvoi au monde des émotions: qualité de la communication/ intercompréhension- égalité de l’accès à la parole/ au débatIl faut prendre conscience des barrières à l’entrée du dispositif.Travail de médiateur- La transparenceTraçabilité/visibilité de la procédure, des échanges et des débats-Clarté : capacité de s’approprier le débat, les donnéesProblématique de la sphère pro et l’espace public ? Quelles sont les relations ?La sphère pro c’est l’univers, la façon de penser de l’entreprise en général.3 régimes d’articulation :-Distinction absolue entre espace public et la sphère pro car entreprise au débutvue comme relevant de la sphère privéeLes employés étaient considérés comme appartenant à l’entreprise
  16. 16. relève de l’ordre domestique. Aucune intervention extérieure acceptablePaternalisme, management familial (avant 1848)1848 n 1970 : rupture. Droit de regard partiel de l’espace public sur ce qu’il sepassait dans la sphère pro. Regard de la société civil sur l’entreprise via le droitdu travail- 1970’s : ouverture, immersion de la sphère pro dans l’espace public. Passeulement du point de vue de la com en général. Rupture du fordisme+ crisepolitique sociale 70’s u rupture économique et écolo. Management remis encauseLa sphère pro réagit et cherche à être de nouveau légitime e faire de la com’d’entreprise (Le MOIGNE)+ management plus participatifPrésence de la sphère pro dans les techniques de diffusion

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