Couleur(s)
d’automne
“Entre Nature et Culture”
Festival Land art et Art environnemental – Édition 2012
Directeur de la publication:
Christian Dupessey, Président d’Annemasse Agglo
Coordination éditoriale:
Services Culture et ...
Saint-Joseph-de-Ham-Sud (Québec)
zonevert@gmail.com
www.zonevert.ca
Dernières expositions:
2014: Fieldwork, Maberly, Ontar...
Paris (75)
contact@juliadantonnet.fr
www.juliadantonnet.fr
Dernières expositions:
2014: Nancy au fil des saisons,
création...
Saint-Denis (93)
do-delaunay@orange.fr
www.dodelaunay.com
Dernières expositions:
2014: Art en Balade, Paris
Les week-ends ...
Die (26)
olive@olivier-de-sepibus.com
www.olivier-de-sepibus.com
Dernières expositions:
2012: Nuits Euphoriques, Tournefeu...
Amiens (80)
didier.ferment@u-picardie.fr
www.ciel-libre.nnx.com
Dernières expositions:
2014: Notes Bleues, avec Ludivine D...
Paris (75)
valerian.gagnaire@gmail.com
www.valeriangagnaire.com
Dernières expositions:
2011 : Biennale d’Art Actuel (La Ré...
Abenberg (Allemagne)
briefkasten@peter-helmstetter.de
www.peter-helmstetter.de
Dernières expositions:
2014: Symposium Inte...
Toulouse (31)
contact@elodielefebvre.com
www.elodie-lefebvre.com
Dernières expositions:
2014: Cassa cassa – Brooklyn Art C...
Paris (75)
art@pedromarzorati.com
www.pedromarzorati.com
Dernières expositions:
2014: New landscapes for sustainability, B...
Goven (35)
pascale.planche@wanadoo.fr
www.pascaleplancheartist.free.fr
Dernières expositions:
2014: Sentier Art et Nature ...
Ambilly (74)
www.plattform.tk
assoplattform@gmail.com
Collectif composé de:
François Dehoux, Simon Derouin, Thomas D’Enfer...
Bonne (74)
pozziandco@hotmail.fr
Dernières expositions:
2011: Couleur(s) d’automne, Machilly
2011: Art en Campagne, Collex...
Bordeaux (33)
lucrichard1@free.fr
http://lucrichard.jimdo.com
Dernières expositions:
2014: Parcours artistique du canal de...
Lisieux (14)
camillethibert@hotmail.com
www.camillethibert.com
Dernières expositions:
2014: Festival Les EssenCiels, Saint...
Martine Jacquemet, artiste peintre - Lucinges (74)
Michel Butor, écrivain et poète - Lucinges (74)
Les équipes pédagogique...
cequel’Homme
enfait…
Ce que la nature
nous donne,
Couleur(s)
d’automne
“Entre Nature et Culture”
Festival Land art et Art environnemental – Édition 2013
ARTISTES 2013
Bob Budd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ...
Woodbury (Angleterre)
ainin@talktalk.net
www.axisweb.org/artist/bobbudd
Dernières expositions:
2014: Les Entre-Lacs, Ville...
Paris (75)
did.officiel@gmail.com
www.didofficiel.wix.com/didier-chipan
Facebook: Did Officiel
Dernières expositions:
2014...
Tours (37)
Micheldavo@hotmail.com
www.micheldavo.fr
Amiens (80)
didier.ferment@u-picardie.fr
http://perso.nnx.com/dferment...
Nantes (44)
v.dejoierobin@gmail.com
www.galerievdr.com
Dernières expositions:
2014: Musée du Château de Flers (61)
2013: S...
Berlin (Allemagne)
thierry.godet@natur-kunst.de
www.natur-kunst.de
Dernières expositions:
2013: Sac Val, Vallées de la Con...
Montreuil (93)
logong@hotmail.fr
www.laurentgongora.com
Dernières expositions:
2014: Art,villes et paysage - Hortillonnage...
16
17
Rieux de Pelleport (09)
davidlachavanne@yahoo.fr
http://david-lachavanne.net
Dernières expositions:
2014: Pas à Pas ...
Paris (75)
art@pedromarzorati.com
www.pedromarzorati.com
Dernières expositions:
2014: New landscapes for sustainability, B...
Wezembeek-Oppem (Belgique)
xavierrijs@yahoo.fr
www.xavierrijs.be
Dernières expositions:
2012: Prendre racine dans les étoi...
22
23
Image à 100%
trop petite, taille
désirée pour les
images: 300dpi
pour une largeur/
hauteur minimale
de 18/19 cm…
(ca...
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25
Martine Jacquemet, artiste peintre - Lucinges (74)
Les équipes pédagogiques
et les enfants des classes de CE1-CE2
de...
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Couleur(s) d'automne édition 2012

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Entre Nature & Culture, Couleru(s) d'Automne est un festiva construit autour du concept «Ce que la nature donne, ce que l’Homme en fait».

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Couleur(s) d'automne édition 2012

  1. 1. Couleur(s) d’automne “Entre Nature et Culture” Festival Land art et Art environnemental – Édition 2012
  2. 2. Directeur de la publication: Christian Dupessey, Président d’Annemasse Agglo Coordination éditoriale: Services Culture et Communication d’Annemasse Agglo Suivi éditorial: Nadine Jacquier, Vice-Présidente d’Annemasse Agglo, en charge de la culture Conception: Atelier Toro Bravo Impression: Imprimerie Uberti-Jourdan Crédit photos: Studio Alain Adlouni ISBN: 978-2-9534185-1-4 Dépôt légal: 2014 2 000 exemplaires imprimés en France, sur papier recyclé à 60% et issu de forêts gérées durablement - FSC à 40%. Prix de vente 12,00 € TTC Chers lecteurs, Au mois de septembre, le lac de Ma- chilly s’anime d’un événement original, articulé autour du lien qui unit l’hom- me à la nature: Couleur(s) d’automne, organisé depuis 2007 par la commu- nauté d’agglomération Annemasse Agglo, est devenu un rendez-vous incontournable de notre territoire. Un rendez-vous où la nature est célé- brée sous toutes ses formes… Une nature cultivée, par les produc- teurs du marché aux plantes et sa- veurs. Une nature interprétée, par les conférenciers des rencontres nature et les bibliothécaires du salon de lec- ture. Et une nature re-créée, par les ar- tistes du Festival Land art et Art envi- ronnemental. Venus de France entière, d’Allemagne, de Colombie et du Canada, vingt- et-un artistes ont utilisé, pendant une semaine, le cadre du lac de Machilly comme support naturel de création. Travaillant in situ, ils exploitent les ma- tériaux de la nature (bois, terre, pierre, sable, herbe, pigments…) pour creu- ser, planter, déplacer, tracer, tisser. Parfois, des objets manufacturés s’in- vitent, formant ainsi une rencontre inattendue de la nature avec notre société industrielle. En parallèle, les enfants des écoles de l’agglomération annemassienne se sont eux aussi emparés des lieux. Initiés au Land art par leurs profes- seurs, ils ont fabriqué une œuvre col- lective imaginée par l’artiste Martine Jaquemet. De ce travail collectif émane une em- preinte artistique forte et harmo- nieuse. Le lac devient l’écrin naturel de chaque création originale, tantôt monumentale, tantôt intimiste, émou- vante ou provocatrice… mais tou- jours éblouissante. Les œuvres mises en action dans cet environnement naturel ont vécu quelques mois. Puisqu’elles sont éphémères, la pho- tographie leur sert de témoignage. Vous pourrez ainsi (re)découvrir les œuvres produites par des artistes nationaux et internationaux lors des éditions 2012 et 2013. ARTISTES 2012 Michel Bachelet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Julia Dantonnet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Do Delaunay. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Olivier De Sépibus. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Didier Ferment. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Valérian Gagnaire et Paula Restrepo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Peter Helmstetter. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Élodie Lefebvre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Pedro Marzorati. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Pascale Planche. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Plattform . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Muriel Pozzi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Luc Richard. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Camille Thibert. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Œuvre collective scolaire. . . . . . . . . . . . 32 Christian Dupessey, Président d’Annemasse Agglo Gabriel Doublet, Vice-Président d’Annemasse Agglo en charge de la communication Nadine Jacquier, Vice-Présidente d’Annemasse Agglo en charge de la culture Jacques Bouvard, Maire de Machilly Aux artistes du Festival Land art et Art environnemental, qui chaque année enchantent le lac de Machilly par leurs créations originales et aux photo- graphes qui immortalisent ces œuvres. À Annemasse les Voirons Tourisme, son Comité de Direction et son équipe, pour l’organisation logistique de Couleur(s) d’automne et la communication autour de cette manifestation. Aux personnels des services administratifs et techniques d’Annemasse Agglo et des communes qui la composent. Aux bénévoles ainsi qu’à tous ceux qui ont permis la réalisation de Couleur(s) d’automne. Aux partenaires qui ont contribué à la réalisation du Festival Land art et Art environnemental en 2012: La Région Rhône-Alpes – Le Conseil Général de la Haute-Savoie et M. Raymond Bardet L’École des Beaux-Arts du Genevois - La Villa du Parc – Le Mamco – Sophie Goyard Marion Laurent – La Maison Familiale Rurale de Bonne – Les Brigades Vertes du Genevois Shopping Etrembières – Art Catalyse – Landarts.fr – La MAPRA – Le Messager – France Bleu Pays de Savoie – L’Imprimerie Uberti Jourdan – L’Atelier Toro Bravo. Annemasse Agglo tient à exprimer ses remerciements:
  3. 3. Saint-Joseph-de-Ham-Sud (Québec) zonevert@gmail.com www.zonevert.ca Dernières expositions: 2014: Fieldwork, Maberly, Ontario (Canada) 2013: Symposium d’art in situ, Jardins du Précambrien, Val-David (Québec) 2012: Équinoxe Festival de l’Estran, Bretagne Les Phonies Bergères, Vallée d’Aspe, Pyrénées Art Souterrain, Montréal (Québec) De la goutte d’eau tombée du ciel à l’immensité des océans, l’eau par la gravité se fraye un chemin… Michel Bachelet 4 5 La dynamique des fluides De la goutte d’eau tombée du ciel à l’immensité des océans, l’eau par la gravité se fraye un chemin, façonne le paysage. En fonction du relief, elle offre au regard la force d’un torrent tu- multueux ou la masse tranquille des lacs. Mais l’eau est aussi source de vie, génératrice de force motrice et in- grédient de transformation des ma- tières. À notre époque, le défi de la qualité de l’eau est devenu un enjeu de société et beaucoup d’écosystèmes dépendent de cette caractéristique. Dans sa mou- vance, l’eau, par la pluie, apporte à la terre l’un des éléments nécessaires au développement des micro-orga- nismes et de toute la chaîne de vie. Mais une surabondance peut aussi avoir un effet dévastateur, et en fonction de la migration des nuages, la goutte d’eau sera aussi porteuse de toxines. L’installation met en valeur de façon poétique les mouvements que les gouttes de pluie créent à la surface de l’eau et l’oxygénation qui en dé- coule. La blancheur des branches de saule écorcées ressort en contraste avec le fond de l’étang. En deuxième lecture, l’état de ces branches mortes flottantes évoque aussi les dangers des pluies acides, porteuses de pollutions humaines, ayant un effet direct sur la croissance des végétaux. Matériaux: branches de saule, fil de pêche.
  4. 4. Paris (75) contact@juliadantonnet.fr www.juliadantonnet.fr Dernières expositions: 2014: Nancy au fil des saisons, création vidéo place Charles III, Nancy. 2013: Jaipur Royal Family, création vidéo, Jaipur (Inde) Festival Bonjour India, Luminocity, création vidéo, New Delhi (Inde). Collaboration: Patrick Rimoux 2012: Sentier du Rhône, Circuit d’art contemporain (Ardèche) Julia Dantonnet 6 7 Julia Dantonnet utilise la lumière, naturelle et artificielle, pour créer des dispositifs qui modifient notre percep- tion. Ses créations sont intimement liées aux lieux qui les accueillent. Parfois discrètes, elles se glissent dans un paysage ordinaire pour en donner une impression d’inédit. Inter- venant exclusivement dans des es- paces publics, l’artiste s’inscrit dans une démarche d’ouverture culturelle, une recherche de nouveaux espaces pour l’art. Ricochet de Lumière Les éléments naturels, le vent, la lu- mière, participent à l’installation pour créer une expérience visuelle. L’oeu- vre se déploie à la surface du lac et semble émerger de l’eau. Compo- sée de miroirs, elle s’intègre à son environnement par un jeu de mimé- tisme. La juxtaposition de ces deux matières réfléchissantes, l’une naturelle et l’au- tre artificielle, trouble la perception. Comme dans un jeu de ricochet, la lumière rebondit d’une surface à l’au- tre, réfractée par l’eau et les miroirs. Les reflets se multiplient à l’infini. La forme, qui évoque un tourbillon, ac- centue cette impression de mouve- ment perpétuel. Matériaux: miroirs, structure métal et bois. photo : Julia Dantonnet Comme dans un jeu de ricochet, la lumière rebondit d’une surface à l’autre…
  5. 5. Saint-Denis (93) do-delaunay@orange.fr www.dodelaunay.com Dernières expositions: 2014: Art en Balade, Paris Les week-ends de la Chapelle Sainte-Croix, Josselin (56) 2013: Symposium de SacVal, Vallée de la Conie (28) Rendez-vous aux jardins, Arboretum de Veigné (37) … une ligne discontinue qui évoque une route, un axe central de circulation qui parcourt à l’infini cet anneau de Moebius. La Traversée de l’Infini Une bande de grillage est posée à plat sur le sol. Une des extrémités est tordue sur elle-même de 180° et fixée à l’autre extrémité de la bande : c’est ainsi que l’on forme un anneau de Moebius. Dans l’axe médian de la bande de grillage, des carrés de cou- verture de survie dorée sont collés deux à deux en enserrant le grillage. Ils forment une ligne discontinue qui évoque une route, un axe central de circulation qui parcourt à l’infini cet an- neau puisqu’une des particularités de cet anneau de Moebius est qu’il ne possède qu’une seule face. Par la texture brillante de la couverture de survie, cet axe médian joue avec la lumière ambiante et envoie un fort si- gnal lumineux qui invite à parcourir du regard les courbes de cette boucle. En la traversant et en la parcourant du regard, le promeneur peut de ses yeux suivre un mouvement perpétuel qui joue avec le dedans et le dehors, avec le dessus et le dessous : on peut alors avoir une pensée fugace pour Jean- Jacques Rousseau et y voir une varia- tion infinie des rêveries d’un prome- neur solitaire. Matériaux: grillage, branches de noisetiers, couverture de survie dorée. 8 9 Do Delaunay
  6. 6. Die (26) olive@olivier-de-sepibus.com www.olivier-de-sepibus.com Dernières expositions: 2012: Nuits Euphoriques, Tournefeuille (Haute-Garonne) International Land Art Festival of Lubertow and Kaslowka (Pologne) 2011: Park in Progress, Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) «Du levé au couché du soleil nos corps créent un volume d’ombre.» Olivier De SépibusLa part de l’ombre # 02 Olivier de Sépibus explore la notion de paysage comme relation avec l’extérieur, le monde, la matière, le vi- vant. Le paysage nous met dans une posture à la fois de mise à distance du monde et un désir d’en faire partie, de symbiose. Cette ambiguïté ins- taure une difficulté à trouver un rapport adéquat avec notre environnement. J’explore cette notion de paysage par différents modes opératoires : les installations, les petites architec- tures, la photographie. La période à laquelle se déroule Couleur(s) d’automne est à l’équi- noxe, c’est-à-dire que le jour et la nuit sont à l’équilibre. Aussi, Annemasse se situe à peu près au 45° parallèle, à midi, heure solaire, le soleil se situe à 45° dans le ciel. De cette façon, il se crée à la fin de la journée une py- ramide, formant un demie-ovale à sa base. « Du levé au couché du soleil nos corps créent un volume d’ombre. Ce volume change selon les saisons, selon la course du soleil dans le ciel. La part de l’ombre est la sculpture de l’ombre formée dans une journée ; c’est de l’ombre solide je remplis ce volume avec des branches d’arbres.» O. De Sépibus. Matériaux: branches d’arbres. 10 11
  7. 7. Amiens (80) didier.ferment@u-picardie.fr www.ciel-libre.nnx.com Dernières expositions: 2014: Notes Bleues, avec Ludivine Dumont – Parc de Saint Symphorien des Monts, Normandie Le Passage du Vent, harpes éoliennes – Fête de Mai, Gesves (Belgique) 2012: Circuit Effet Mer à Séné (Morbihan) Étangs d’Art, avec Michel Davo, Pays de Brocéliande (Ille-et-Vilaine) 12 13 Kiosque à musique du vent Après les douceurs de l’été, le vent se lève. Il apporte un air plus froid qui fait tomber les feuilles. Il pousse les oiseaux qui chantaient, à migrer vers des latitudes plus clémentes. Le paysage progressivement se glace et se fige sous les assauts de la bise. Avant le silence de l’hiver, le Kiosque à musique du vent vous propose de découvrir les couleurs sonores de l’automne. Les 5 harpes éoliennes produiront des nappes sonores diffé- rentes selon les qualités du vent : plus ou moins froid, plus ou moins fort, constant ou fluctuant, laminaire ou turbulent. Au sein du kiosque, les cordes en résonance avec le vent d’automne distilleront des nuances dans des gammes mélancoliques. Musique éolienne, musique du vent. Le vent musicien, l’homme facteur d’instrument de musique. Matériaux: bambou, cordes vibrantes, bois, terre cuite. Didier Ferment Le vent improvisateur, l’homme constructeur. Le vent calme aux douces harmonies, la brise qui souffle dans un chromatisme brillant, la tempête aux tonalités wagnériennes, l’homme auditeur...
  8. 8. Paris (75) valerian.gagnaire@gmail.com www.valeriangagnaire.com Dernières expositions: 2011 : Biennale d’Art Actuel (La Réunion) 2010 : Imaginez Maintenant, Centre Pompidou, Metz Medellin (Colombie) pmrestre@gmail.com www.wix.com/paularestrepo/arte Dernières expositions: 2011 : Biennale d’Art Actuel (La Réunion) 2011 : Photographie Contemporaine, Catorce (Colombie) 2011 : Ecologie Digitale, Codigo Abierto (Colombie) Valerian Gagnaire et Paula Restrepo Horizon Acte Hyper Local, Horizon est une investigation artistique qui tend à sculpter un portrait du paysage local à l’aide de médias visuels et d’outils sculpturaux. Couleur(s) d’automne se situe géographiquement à l’interstice d’un paysage trouvant son origine durant l’ère glaciaire, à la confluence de la source du Rhône et à l’entrée de la Vallée de l’Arve prenant sa source dans le massif du Mont-Blanc. Ici, nous sommes plongés au milieu d’un paysage façonné par le temps, sculpté par la fonte des glaces, l’eau, les pierres qui tombent, le vent qui murmure dans les vallées… Paula Restrepo et Valerian Gagnaire s’intéressent au phénomène d’éro- sion qui, demain encore, continuera à façonner le paysage des Alpes et qui aujourd’hui évolue manifestement face aux changements climatiques. Ils cherchent à rendre perceptible dans le panorama de Machilly, ce qui est aujourd’hui presque imperceptible dans le paysage naturel à l’échelle d’une décennie ou d’une génération. Ils utilisent l’eau sous forme de blocs de glace monumentaux empilés et mis en scène les uns sur les autres afin de produire un volume sculptural éphémère et biodégradable. Une fois la sculpture dressée, une projection visuelle est superposée. Symboliquement, l’installation joue de la matière « aquatique » et superpose sa propre image à elle-même: la ma- tière à l’état solide sublime et reflète en donnant vie et réalité à l’image projetée. Ici, l’installation s’évanouit petit à petit dans l’espace, le temps et le pay- sage… Matériaux: blocs de glace, vidéo. 14 15 Ici, l’installation s’évanouit petit-à-petit dans l’espace, le temps et le paysage…
  9. 9. Abenberg (Allemagne) briefkasten@peter-helmstetter.de www.peter-helmstetter.de Dernières expositions: 2014: Symposium International de Sculpture, St Blasien (Allemagne) Skulpturensommer, Davos(Suisse) 2013: Ortung VIII, Schwabach (Allemagne) 2012: Symposium International de Sculpture, Davos (Suisse) Peter HelmstetterParle-moi ! La nature change constamment. Mais la nature est également chan- gée constamment par l’Homme. Toutes les interventions de l’homme ne peuvent être vues instantanément, de nombreux effets ne sont visibles qu’à travers l’observation pendant une longue période. Par l’homme, le processus dynamique de la nature est considéré comme statique. L’installation Parle-moi! essaie de ren- dre visible les dynamiques de la na- ture et leurs vitesses: l’incision des disques évoque immédiatement une bouche. Avec le séchage du bois, cette incision se traduit par une ou- verture plus ou moins grande. La pluie ou une humidité élevée peu- vent fermer cette ouverture dans une journée: le bois «parle». Écoutons- nous ce qu’il nous dit? Les visiteurs sont invités à créer de nouvelles constellations par la rotation ou le remplacement des disques sur les tiges. Ceux qui se sentent inter- pellés par un partenaire «naturel» de conversation peuvent prendre un disque (avec sa tige) à la maison - à condition d’envoyer une photo du nouvel emplacement à l’artiste (parle-moi@peter-helmstetter.de). Matériaux: bois, acier. 16 17 Le bois «parle» Écoutons-nous ce qu’il nous dit?
  10. 10. Toulouse (31) contact@elodielefebvre.com www.elodie-lefebvre.com Dernières expositions: 2014: Cassa cassa – Brooklyn Art Center, New York (USA) 2013: Les Transversales – Mille Tiroirs, Pamiers (09) L’Atelier Blanc, Villefranche-de-Rouergue (12) Hors Piste – Perfect Lovers, Toulouse The wings asignement – Asylum Chapel, Londres (GB) Élodie Lefebvre Ogon no ki Ogon no ki est un projet nomade qui a été développé dans les bois du Château de Padiès, en Haute-Ga- ronne, sur les sentiers de Lauzes en Ardèche, et dans le parc de Mon- quell en Écosse. Ce projet prend sa source dans une tradition japonaise datant du XVIème siècle. Lorsqu’un élément de la maison ve- nait à se briser, on le réparait en do- rant à la feuille la partie fêlée ou man- quante, lui donnant «une plus value» d’histoire. Ainsi la part du manque s’habillait de la plus noble des pa- rures aux yeux des hommes. Élodie Lefebvre s’est saisie de cette tradition et l’a déplacée dans la nature là où toute chose mue et se recom- pose. Un geste déposé qui trouve sa juste place non pas au milieu d’éléments rompus accidentellement, mais plutôt là où la main de l’homme a frappé: dans la coupe franche des arbres. L’action de dorer les failles, les bri- sures a fait apparaître une autre di- mension: la vision d’une énergie ren- due visible quand la matière devient lumière par un jeu de reflets des feuilles d’or. C’est dans cette histoire avec le paysage que se loge le cœur du travail sensible. Matériaux: bois, feuilles de cuivre. 18 19 Ainsi la part du manque s’habillait de la plus noble des parures aux yeux des hommes.
  11. 11. Paris (75) art@pedromarzorati.com www.pedromarzorati.com Dernières expositions: 2014: New landscapes for sustainability, Bordeaux Festival Art-Terra (Pays-Bas) 2013: Festival international de Jardins d’Allariz (Espagne) Espace Naturel Lille Métropole, Parc Mosaïc à Houplin-Ancoisne (59) 20 21 Pedro MarzoratiL’œil du cyclone «Cette installation est une nouvelle expression d’un travail commencé aux USA en août dernier lors d’une rési- dence d’artistes pour laquelle j’avais été choisi. L’ouragan Irène s’est dé- clenché alors que j’étais présent et notre zone, le Connecticut, a été très sévèrement touchée. J’ai donc vécu au quotidien les effets dévastateurs de cet ouragan très impressionnant.» À fleur d’eau, un cyclone de bois souple s’enroule autour d’une tour dont la rigidité s’élève vers le ciel. Dans le chaos animé d’un mouve- ment perpétuel qui emporte tout sur son passage, tout n’est pas perdu, semble dire cette tour rigide que l’homme a construit pour continuer à exister, contre vents et marées. Ses tentatives seront-elles vaines? Cette tour sera-t-elle une tour de Babel? Le cyclone est en orbite autour de cette tour sans jamais réussir à la détruire, celle-ci parvient à résister pour ne pas tomber sous l’influence du cyclone et ainsi perdurer. Matériaux: bois. Le cyclone est en orbite autour de cette tour sans jamais réussir à la détruire…
  12. 12. Goven (35) pascale.planche@wanadoo.fr www.pascaleplancheartist.free.fr Dernières expositions: 2014: Sentier Art et Nature D’ici eau A z’art, Les Voivres (88) Des artistes en campagne, Savins (77) 2013: Festival de l’Estran, L’île Grande (22) Sentier Art Nature Le Gorneton, Seyssuel – Chasse sur Rhône (38) Pascale PlancheÊtre ou ne pas hêtre Etre ou ne pas hêtre ? Nature et mé- ditation, culture et contrat social. Nature, paysages, promenades soli- taires dans les bois, les rochers, les montagnes et les lacs, étaient indis- pensables à la méditation et l’écri- ture de Jean-Jacques Rousseau. Après les avoir distingués, idéalisant la nature en opposition aux méfaits de la vie sociale, Jean-Jacques Rousseau en vient finalement à une synthèse du «Contrat Social». On peut considérer l’auteur, philo- sophe et naturaliste, comme précur- seur des interrogations contempo- raines sur le rapport de l’Homme à la nature. Le changement climatique actuel in- duit par les activités humaines risque d’entraîner la disparition du hêtre de nos pays tempérés, à l’exception peut-être des espaces montagnards où il règne en maître. L’installation «Être ou ne pas hêtre…» invite à envisager le paysage à l’en- droit comme à l’envers avec un re- gard neuf et interrogateur. Sa projec- tion sur le sol invite aux promenades solitaires et collectives, à la méditation et pourquoi pas comme Jean- Jacques Rousseau à l’écriture. Matériaux: branches d’arbres, argile. 22 23 …envisager le paysage à l’endroit comme à l’envers avec un regard neuf et interrogateur.
  13. 13. Ambilly (74) www.plattform.tk assoplattform@gmail.com Collectif composé de: François Dehoux, Simon Derouin, Thomas D’Enfert, Sandro Ettlin, Diego Guglieri, Don Vito, Lomée Mevaux, Joffrey Morel, Léo Sexer. Plattform 24 25 «La notion d’Archipel permet de constater qu’un espace géographique n’est pas nécessairement continu.» Plattform est un projet associatif local né d’une dynamique de création transfrontalière et pluridisciplinaire. Valorisant l’échange et le partage, l’association se développe grâce à l’interaction des domaines auxquels chacun de ses membres est affilié (arts, agronomie, cirque…). Archipel Archipel est la matérialisation d’une réflexion basée sur l’observation du contexte contemporain de l’occupa- tion locale des sols. Laboratoire ex- périmental issu d’une vision poétique de l’utile, il questionne le visiteur sur la problématique de la conservation, la valorisation et la fragilité des espaces agricoles au sein des zones péri-ur- baines. En rapprochant les entités végétales et humaines du fluide indispensable à leur survie, l’installation évoque un passage possible, l’idée d’un renver- sement élémentaire à la fois pratique et idéologique. Écho actuel du sé- jour de Rousseau au bord du lac de Bienne, le système micro-insulaire proposé nous invite à remettre en question notre rapport à la nature. Archipel est activé autant par le public que par la présence permanente d’un participant à son bord. Relayé à inter- valle régulier, ce dernier rejoint l’instal- lation au moyen d’une barge servant aussi de véhicule pour acheminer les produits des jardins jusqu’à la berge. Cette traversée permet de rendre ac- cessible aux visiteurs le potentiel des plantations, lesquelles sont prélevées, tout comme la terre, auprès de fi- lières locales pour ensuite être mises en culture et en œuvre sur le site. Les îlots sont, quant à eux, construits à partir de bois de récupération tels que des palettes de transport et planches, supportés et rendus mo- biles par des chambres à air de tracteurs agricoles. Matériaux: bois, terre végétale, textile, chambre à air. Thérèse Saint-Julien
  14. 14. Bonne (74) pozziandco@hotmail.fr Dernières expositions: 2011: Couleur(s) d’automne, Machilly 2011: Art en Campagne, Collex-Bossy (Suisse) et Ornex (France) 2010: Grand art, Épagny 2009: Sentier Art Nature du Gorneton, Chasse-sur-Rhône (Isère) Muriel PozziLa planète dénonce, la planète condamne, la planète rejette… Changer notre mode de vie, ce n’est pas revenir à l’âge des cavernes, c’est ralentir notre consommation. L’eau, l’air, le sol. La pollution ne con- naît pas de frontières et la sécurité humaine est de plus en plus mena- cée. La pollution humaine a été multipliée par quatre en un siècle, tandis que la consommation d’énergie et de ma- tières premières a été augmentée d’un facteur 10. En France, près de 450000 sites sont toujours en attente de dépollution en 2011. Des années de laxisme industriel et domestique sont la source de cette dérive vers une pollution mondialisée. Aujourd’hui, une prise de conscience collective est en marche, faisons con- fiance à nos enfants qui nous mon- trent la voie et espérons que des in- dustriels en fassent de même. L’avenir est encore entre nos mains… Matériaux: canettes aluminium, branches, fer à béton. 26 27 Changer notre mode de vie, ce n’est pas revenir à l’âge des cavernes, c’est ralentir notre consommation.
  15. 15. Bordeaux (33) lucrichard1@free.fr http://lucrichard.jimdo.com Dernières expositions: 2014: Parcours artistique du canal de Garonne, Marcellus (47) Festival international de Jardins d’Allariz (Espagne) Sentier du canal du Berry, Vallon en Sully (03) 2013: Sentier de la Sablière, Oberhoffen sur Moder (67) Vient alors le temps des tronçonneuses et de leurs cris stridents. Un nouveau paysage naît… 28 29 Tas Les dérèglements climatiques dus à la dégradation de la couche d’ozone en- traînent une augmentation des typhons, ouragans et autres tempêtes. Ces mouvements météorologiques vio- lents laissent derrière eux un paysage de désolation, des arbres arrachés ou sectionnés. Vient alors le temps des tronçonneuses et de leurs cris stridents. Un nouveau paysage naît, fait du vide laissé par la végétation et des tas de bois créés par les hommes… À l’autre bout de la planète discrète- ment mais sûrement, les entreprises forestières détruisent la forêt primaire ou ce qu’il en reste. Des arbres centenaires se retrouvent découpés en tas de bois avant d’être transportés et transformés en produits de consommation. À travers une vision onirique et poé- tique, Luc Richard veut convier le spec- tateur à s’interroger sur la manière dont l’Homme traite son environnement sans corrompre son regard vers un discours dogmatique. Matériaux: liège, polyester, aciert. Luc Richard
  16. 16. Lisieux (14) camillethibert@hotmail.com www.camillethibert.com Dernières expositions: 2014: Festival Les EssenCiels, Saint-Lô (50) 2013: Festival international de Jardins d’Allariz, en collaboration avec Pedro Marzorati (Espagne) Festival Pays’art, PNR de la montagne de Reims, Pourcy (51) 2012: Équinoxe Festival de l’Estran, Trébeurden (22) …l’eau comme support de vie et élément naturel particulièrement réceptif aux pollutions… Notre planète est-elle bleue? Cette installation utilise l’eau comme support de vie et élément naturel particulièrement réceptif aux pollu- tions, la majorité des déchets plas- tiques finissant leur vie dans les océans. Elle interroge sur la vie, et sur l’impact des matières polluantes sur l’envi- ronnement et le développement du vivant. Le titre de l’installation interroge sur ce que la planète devient à travers ces mutations des paysages et des fonctionnements biologiques. Le bleu de la planète, synonyme de vie, sym- bolisé par l’œuf éclos et en perpé- tuelle évolution n’est-il pas en train de virer à d’autres couleurs bien plus menaçantes ? Les œufs plastiques sont nombreux, semblent proliférer, paraissant menaçants pour l’harmo- nie de l’élément vivant de l’installation: l’œuf en train d’éclore. Cette œuvre met en valeur la beauté que peut nous apporter la nature à travers la vie, et les vies qu’elle génère, caractéristique fondamentale de la planète terre, mais également d’alar- mer sur les risques que peuvent en- courir ces vies lorsqu’elles sont me- nacées par des pollutions engendrées par l’activité humaine. Matériaux: branches de saule, plastique, métal. 30 31 Camille Thibert
  17. 17. Martine Jacquemet, artiste peintre - Lucinges (74) Michel Butor, écrivain et poète - Lucinges (74) Les équipes pédagogiques et les enfants des classes de CE1-CE2 des écoles participantes: Écoles La Fraternité et La Paix à Ambilly, École Jean Mermoz à Annemasse, École élémentaire de Bonne, École élémentaire Frison-Roche à Cranves-Sales, École Jean-Jacques Rousseau à Etrembières, École du Châtelet à Gaillard, École élémentaire de Juvigny, École élémentaire de Lucinges, École élémentaire de Machilly, École élémentaire de Saint-Cergues, École élémentaire Le Petit Prince de Vétraz-Monthoux et École élémentaire de Ville-la-Grand. «J’t’emmène à la chasse aux papillons» Le papillon… Ce «monument» vivant survivra-t-il à la brutalité de l’homme? Œuvre plastique en lien avec le poème Lépidoptères de Michel Butor. Matériaux: bois, assiette en plastique, scotch, ra- phia, fil de fer. Système d’accrochage conçu et réalisé par le ser- vice voirie mutualisée d’Annemasse Agglo à partir d’une ancienne toupie d’une machine à bois, d’un engrenage de tondeuse à gazon, de poulies de té- lésiège, d’un support de lampadaire, d’un vélo de 1960 et d’un filin de 250 mètres. 32 33 Les enfants des écoles élémentaires et Martine Jaquemet Le papillon… Ce «monument» vivant survivra-t-il à la brutalité de l’homme ? Michel Butor
  18. 18. cequel’Homme enfait… Ce que la nature nous donne,
  19. 19. Couleur(s) d’automne “Entre Nature et Culture” Festival Land art et Art environnemental – Édition 2013
  20. 20. ARTISTES 2013 Bob Budd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Didier Chipan alias Did. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Michel Davo et Didier Ferment. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Violaine Dejoie-Robin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Thierry Godet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Laurent Gongora . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 David Lachavanne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Pedro Marzorati. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Xavier Rijs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Marie-Line Van Vuuren . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Œuvre collective scolaire. . . . . . . . . . . . 24 Directeur de la publication: Christian Dupessey, Président d’Annemasse Agglo Coordination éditoriale: Services Culture et Communication d’Annemasse Agglo Suivi éditorial: Nadine Jacquier, Vide-Présidente d’Annemasse Agglo, en charge de la culture Conception: Atelier Toro Bravo Impression: Imprimerie Uberti-Jourdan Crédit photos: Stéphane Gauthier ISBN: 978-2-9534185-1-4 Dépôt légal: 2014 2 000 exemplaires imprimés en France, sur papier recyclé à 60% et issu de forêts gérées durablement - FSC à 40%. Prix de vente 12,00 € TTC Annemasse Agglo tient à exprimer ses remerciements: Aux artistes du Festival Land art et Art environnemental, qui chaque année enchantent le lac de Machilly par leurs créations originales et aux photo- graphes qui immortalisent ces œuvres. À Annemasse les Voirons Tourisme, son Comité de Direction et son équipe, pour l’organisation logistique de Couleur(s) d’automne et la communication autour de cette manifestation. Aux personnels des services administratifs et techniques d’Annemasse Agglo et des communes qui la composent. Aux bénévoles ainsi qu’à tous ceux qui ont permis la réalisation de Couleur(s) d’automne. Aux partenaires qui ont contribué à la réalisation du Festival Land art et art environnemental en 2013: La Région Rhône-Alpes – Le Conseil Général de la Haute-Savoie et M. Raymond Bardet L’École des Beaux-Arts du Genevois – La Villa du Parc – Le Fonds Cantonal d’Art Contem- porain du Canton de Genève – Landarts.fr – Art Catalyse – La MAPRA – Visarte – Les Bri- gades Vertes du Genevois – Shopping Etrembières – Le Messager – France Bleu Pays de Savoie – L’Imprimerie Uberti Jourdan – L’Atelier Toro Bravo. Chers lecteurs, Au mois de septembre, le lac de Ma- chilly s’anime d’un événement original, articulé autour du lien qui unit l’hom- me à la nature: Couleur(s) d’automne, organisé depuis 2007 par la commu- nauté d’agglomération Annemasse Agglo, est devenu un rendez-vous incontournable de notre territoire. Un rendez-vous où la nature est célé- brée sous toutes ses formes… Une nature cultivée, par les produc- teurs du marché aux plantes et sa- veurs. Une nature interprétée, par les conférenciers des rencontres nature et les bibliothécaires du salon de lec- ture. Et une nature re-créée, par les ar- tistes du Festival Land art et Art envi- ronnemental. Venus de France entière, de Grande- Bretagne, de Belgique, d’Allemagne et des Pays-Bas, une dizaine d’artistes ont utilisé le cadre du lac de Machilly comme support naturel de création. Travaillant in situ, ils exploitent les ma- tériaux de la nature (bois, terre, pierre, sable, herbe, pigments…) pour creu- ser, planter, déplacer, tracer, tisser. Parfois, des objets manufacturés s’in- vitent, formant ainsi une rencontre inattendue de la nature avec notre société industrielle. En parallèle, les enfants des écoles de l’agglomération annemassienne se sont eux aussi emparés des lieux. Initiés au Land art par leurs profes- seurs, ils ont fabriqué une œuvre col- lective imaginée par l’artiste Martine Jaquemet. De ce travail collectif émane une em- preinte artistique forte et harmo- nieuse. Le lac devient l’écrin naturel de chaque création originale, tantôt monumentale, tantôt intimiste, émou- vante ou provocatrice… mais tou- jours éblouissante. Les œuvres mises en action dans cet environnement naturel ont vécu quelques mois. Puisqu’elles sont éphémères, la pho- tographie leur sert de témoignage. Vous pourrez ainsi (re)découvrir les œuvres produites par des artistes nationaux et internationaux lors des éditions 2012 et 2013. Christian Dupessey, Président d’Annemasse Agglo Gabriel Doublet, Vice-Président d’Annemasse Agglo en charge de la communication Nadine Jacquier, Vice-Présidente d’Annemasse Agglo en charge de la culture Jacques Bouvard, Maire de Machilly
  21. 21. Woodbury (Angleterre) ainin@talktalk.net www.axisweb.org/artist/bobbudd Dernières expositions: 2014: Les Entre-Lacs, Villeneuve d’Ascq (59) Sporen, Ypres, Belgique Connected, Bernau/Forêt-Noire, Allemagne 2013: Wool II, Symposium International, Espagne Bob BuddLe jardin secret Cette installation appartient à une sé- rie d’œuvres intitulée «Le jardinier se- cret», dans lequel un jardinier my- thique (et invisible) entretient une relation surréaliste avec la nature. Le cercle représente le mouvement des saisons et de la répétition de travaux de jardinage. C’est égale- ment une référence au soleil, appa- raissant et disparaissant, nous rappe- lant sans cesse que nous venons de la terre et retournons à la terre, dans un cycle sans fin. Matériaux: brouettes de jardinage. 4 5 Un jardinier mythique et invisible entretient une relation surréaliste avec la nature.
  22. 22. Paris (75) did.officiel@gmail.com www.didofficiel.wix.com/didier-chipan Facebook: Did Officiel Dernières expositions: 2014: New landscapes for sustainability – Pays Val de Garonne Gascogne (47) 3ème sentier sculpturel de Marmau – Hasparren (64) After Puls’Art – Centre d’art Ile MoulinSart – Fillé-sur-Sarthe (72) Sentier d’Art – Communauté de communes du canton de Thiberville (27) 2013: Champ de Mars - Tour Eiffel, Paris Didier Chipan alias Did Les Chaises Longues Végétales À partir de 2011, Didier Chipan, alias Did, arrête la peinture pour se consa- crer uniquement aux installations. Il ressent le besoin de sortir hors les murs pour présenter son travail et se dirige vers l’Art environnemental. Ses installations sont réalisées à partir d’objets produits par la société in- dustrielle qu’il place dans un envi- ronnement naturel (forêt, sentier, champ, canal, lac…) ou dans des lieux atypiques (parvis, parking, cha- pelle, donjon…). Matériaux: gazon et cadres de chaises longues en bois. 6 7 …à partir d’objets produits par la société industrielle qu’il place dans un environnement naturel.
  23. 23. Tours (37) Micheldavo@hotmail.com www.micheldavo.fr Amiens (80) didier.ferment@u-picardie.fr http://perso.nnx.com/dferment Dernières expositions conjointes: 2012: Biennale Etangs d’Art, Broceliande (Ille-et-Vilaine) 2011: Centre d’Art Contemporain du Luxembourg Belge (Belgique) Dernières expositions M. Davo: 2011: Parc du Château de Cangé (Indre-et-Loire) 2009: Festival des Jardins de Chaumont sur Loire Dernières expositions D. Ferment: 2014: Notes Bleues, avec Ludivine Dumont – Parc de Saint Symphorien des Monts (50) Le Passage du Vent, harpes éoliennes – Fête de Mai, Gesves, Belgique 2012: Circuit Effet Mer à Séné (56) Michel Davo et Didier FermentAquaflammes Les AquaFlammes sont des flammes surgissant à la surface de l’eau. Voiles d’organza, en équilibre sur de frêles radeaux de bambou, les Aqua- flammes prennent vie sous l’action de trois éléments de la nature: l’eau, le soleil et le vent. Le vent balance les voiles, fait pivoter les radeaux et crée des vaguelettes à la surface de l’eau. L’eau offre une image miroir tandis que ses vagues reflètent des marbrures de soleil sur les voiles. Le soleil éclaire les toiles, joue de leur transparence, et étin- celle sur les vagues. Les AquaFlammes fascinent le spec- tateur bien que ce mariage contre la nature l’inquiète: cette beauté fragile assemblée par l’homme ne couvre telle pas le chaos ? Dans ce terri- toire, récemment questionné par l’éventuelle fracturation des roches souterraines pour en extraire le gaz de schiste, la question n’en est que plus… brûlante. Matériaux: bambou, mousse polystyrène, tubes de carbone et tissu d’organza. 8 9 Cette beauté fragile ne couvre-t-elle pas le chaos? photo : Davo Michel - Ferment Didier
  24. 24. Nantes (44) v.dejoierobin@gmail.com www.galerievdr.com Dernières expositions: 2014: Musée du Château de Flers (61) 2013: Sentier des Arts le Mur de l’Atlantique, Royan (17) Art et Nature, Carquefou (44) 2012: Le centenaire de Procé, Ville de Nantes Parc d’Ar Milin’, Les Entrepreneurs Mécènes, Châteaubourg (35) Au Sec(ours)! L’Organisation météorologique mon- diale (OMM), s’est déclarée alarmée, par la fonte record des glaces de l’Arctique en août et septembre, dans son rapport annuel sur le climat 2012, publié à Genève. Parmi les espèces les plus sensibles au réchauffement climatique et par conséquent à la fonte des glaces, on retrouve l’Ours blanc, le Morse, le Phoque barbu et le Phoque annelé. Le commerce international de l’ours est la deuxième menace pesant sur l’animal. En mars 2012, un vote pour le contrôle et la réglementation des spé- cimens a été rejeté par le Canada et l’Union Européenne. Le rejet de la proposition va conforter les consommateurs et les chasseurs, dans l’idée que l’espèce n’est pas si menacée que cela. Au Canada, 400 ours sont ainsi tués chaque année pour alimenter le com- merce de produits dérivés (fourrure, peau, crâne, griffes, dents…). Au final, on a laissé passer l’opportu- nité d’améliorer le statut de conserva- tion de l’animal, qui ne compte plus que de 20 000 à 25 000 individus et pourrait s’éteindre d’ici à cinquante ans. En choisissant de ne pas éradi- quer l’une des menaces qui pèse sur l’ours polaire, on contribue à son ex- tinction. Réalisation ferronnerie: Olivier Ragot 10 11 On a laissé passer l’opportunité d’améliorer le statut de conservation de l’animal. Violaine Dejoie-Robin
  25. 25. Berlin (Allemagne) thierry.godet@natur-kunst.de www.natur-kunst.de Dernières expositions: 2013: Sac Val, Vallées de la Conie et du Loir (28) 2012: Rencontre Artistiques en Champsaur, (05) 2011: Le Gorneton, Chasse sur Rhône/Seyssuel (38) 2011: Chemin Faisant, Villeneuve-lez-Avignon (30) Vague d’Equinoxe Equinoxe. Passage entre l’été et l’hi- ver, entre ciel et terre, entre culture et nature. Vague figée; instantané. Tressage de branches équarries re- prenant le mouvement d’une vague en coupe. Jeu entre des branches courbes et souples, tissées entre les perches droites ébranchées, entre les perches élaguées et les branches pourvues de rameaux qui expriment l’éclatement, l’écume, les éclabous- sures. Dans les œuvres de Thierry Godet, les quatre éléments se manifestent au travers de leurs effets. Les sons, les rythmes l’intéressent tout comme l’évolution des formes et des maté- riaux dans le cycle naturel de désa- grégation et de transformation. Tressage, empilement, plantation… Il qualifie son travail d’ethnoart. Il trouve ses sources, techniques, matériaux, méthodes dans la vie quotidienne de différentes cultures, y compris celle qui nous entoure. Algues, galets, feuilles, mousses, herbe, argile, sable, il utilise les maté- riaux de la nature disponibles sur le lieu… Le bois vivant, formes qui poussent, les troncs coupés, les branches tombées les bois flottés façonnés par les eaux, cartons, pa- lettes et environnement urbain. Ses œuvres naissent du lieu. L’es- pace, les éléments et les matériaux qui s’y trouvent lui dictent l’œuvre, sa dimension, sa forme. Pour la plu- part, elles sont de grandes taille; il faut les pénétrer, s’y asseoir, sentir, regarder, jouer… Matériaux: bois de futaie (noisetier, frêne, saule…). 12 13 Ses œuvres naissent du lieu. L’espace, les éléments et les matériaux qui s’y trouvent lui dictent l’œuvre … Thierry Godet photo : Thierry Godet
  26. 26. Montreuil (93) logong@hotmail.fr www.laurentgongora.com Dernières expositions: 2014: Art,villes et paysage - Hortillonnages Amiens (80) Festival L’Art d’en Rire – Futuroscope, Chasseneuil-du-Poitou(86) 2012: Prenons l’Art – Balades en Yvelines, Les Mureaux (78) Horizons, Rencontres Arts Nature en Sancy (63) Parcours Land Art à Riorges (42) Le pataphysicien observe le monde d’une manière particulière. Laurent Gongora Patapont Un pont est un élément à connota- tion positive. Il permet d’enjamber un obstacle, il crée du lien entre deux territoires, il relie. Alfred Jarry définit la pataphysique comme une «science des solutions imaginaires » ou une « science qui accorde symboliquement aux linéa- ments les propriétés des objets décrits par leur virtualité». Sous des dehors amusants de jeux d’esprit, la pataphysique propose une réflexion plus profonde en décrivant un univers parallèle «que l’on peut voir et que peut-être l’on doit voir à la place du traditionnel». Le pataphysicien observe le monde d’une manière particulière. Ainsi, au lieu d’énoncer la loi de la chute des corps vers un centre, le pataphysicien préférera celle de l’as- cension du vide vers une périphérie. Reprenant les principes de la pata- physique, le Patapont choisit de re- définir le territoire et de discréditer les notions de passage et d’obstacle. En plus de brouiller les pistes et les sens de circulation, il nous invite à l’emprunter en tant que tel, sans rien avoir à franchir. Le Patapont est lui- même une fin en soi et non plus un moyen. Matériaux: pont de bois en kit, monté à l’envers et peint en jaune tournesol. 14 15
  27. 27. 16 17 Rieux de Pelleport (09) davidlachavanne@yahoo.fr http://david-lachavanne.net Dernières expositions: 2014: Pas à Pas Domme Contemporaine – Bastide de Domme (24) 2013: 19ème Sentier Sculpturel de Mayronnes (11) 2012: Jardins Synthétiques, Musée Saint Raymond – Musée des Antiques de Toulouse Jardin des Arts, parc d’Ar Milin’, Les Entrepreneurs Mécènes, Châteaubourg (35) Le Compas d’anticipation Interroger les paradoxes issus de la confrontation de l’artificiel et du natu- rel est au cœur de la démarche artis- tique de David Lachavanne. Ainsi, il joue régulièrement à détourner l’objet commun de sa fonction ou de sa forme habituelle, tout en s’inspirant de son sens littéral. Cette œuvre soulève plusieurs ques- tions qui impliquent l’environnement dans lequel elle s’intègre. Le Compas d’anticipation représente avant tout l’outil de conception. L’instrument de mesure participe a l’idée d’un aména- gement paysager en devenir. La forme chaotique que dessine la butte d’humus sur le sol, évoque la libre et anarchique colonisation vé- gétale d’un espace libéré de tout contrôle humain. L’installation joue de cette ambivalence destinée avant tout à rappeler le rôle de l’intervention humaine dans la construction du paysage… Le compas est façonné à partir de branches tordues; il con- serve en ses formes les mémoires d’être vivants sensibles s’étant dé- veloppés en fonction d’environne- ments particuliers. Sa taille et sa facture confèrent au Compas d’anti- cipation une dimension particulière. Comment manipuler un tel instru- ment, quel est son destin? La terre plus sombre, élevée en butte, dessine à même le gazon le tracé d’une hypothétique colonisa- tion végétale. Le contour projeté d’un bosquet arboré évoluant de manière anarchique, il en résulte plusieurs dé- calages. L’objet lui-même, le com- pas, est présent physiquement sur le site, l’instrument de conceptualisa- tion devient l’outil de réalisation. Le second décalage est issu de la fac- ture du dessin. La forme est plus relative au gribouil- lage à main levée qu’à l’aménage- ment rigoureux du paysage. Encore une fois, cette installation nous inter- roge sur « ce que la nature nous donne, ce que l’homme en fait». Matériaux: bois et métal, terre forestière. Il conserve en ses formes les mémoires d’êtres vivants sensibles. David Lachavanne
  28. 28. Paris (75) art@pedromarzorati.com www.pedromarzorati.com Dernières expositions: 2014: New landscapes for sustainability, Bordeaux Festival Art-Terra (Pays-Bas) 2013: Festival international de Jardins d’Allariz, Espagne Espace Naturel Lille Métropole, Parc Mosaïc à Houplin-Ancoisne (59) 18 19 Reconstruire une maison, c’est aussi reconstruire une vie. WIND, des habitats volés par le vent. Une installation sur le réchauffement de la planète. Cette installation est inspirée des conséquences des changements cli- matiques. Après le passage de chaque nouvelle grande tempête, beaucoup d’habitations sont détruites ou s’envolent. Le déplacement de masse de la population génère de nouveaux habitats, voire de nouvelles villes parfois précaires. Cette installation, «WIND, des habi- tats volés par le vent», nous parle de cette fragilité. L’habitat de l’homme a toujours été dépendant des aléas du temps et de la géographie, mais il a toujours su s’adapter. Aujourd’hui, des zones nouvelles sont touchées par des changements aussi brutaux qu’inattendus. Cette installation symbolise le chan- gement et le déplacement des hommes. Reconstruire une maison c’est aussi reconstruire une vie. Il n’est pas toujours possible de la construire dans les meilleures condi- tions, surtout après une catastrophe naturelle. C’est pour cette raison que cette maison se trouve ici comme dans un équilibre instable, prête à tomber. Les cabanes de Pedro Marzorati sont à première vue des cabanes inutiles, comme faites par un architecte qui voudrait se moquer de nous. Mais c’est ce contraste entre ce qui est normal et ce qui ne l’est pas qui nous interpelle. Matériaux: résine, fer. Pedro Marzorati photo : Pedro Marzorati
  29. 29. Wezembeek-Oppem (Belgique) xavierrijs@yahoo.fr www.xavierrijs.be Dernières expositions: 2012: Prendre racine dans les étoiles, Maison de la Culture de Famenne-Ardenne à Marche-en-Famenne, Belgique 2012: Festival des bords de Vire, Tessy-sur-Vire (50) 2012: Dorpsgezichten, Drenthe, Pays-Bas L’arbre veilleur, rêveur, ange gardien… Xavier Rijs L’Arbre à Palabres «Par la sculpture d’arbre, je cherche à révéler cet être profondément mar- qué par son vécu, révéler l’infini qu’il avait dans les bras, révéler l’exubé- rance qui était à la mesure de ses ra- cines, révéler son mouvement ina- chevé, errant, indéterminé.» L’idée de cette œuvre n’est pas seu- lement dans une belle adéquation entre l’environnement et l’arbre tra- vaillé, ni seulement dans la beauté de son emplacement, elle l’est en- core dans la vue que ce banc peut offrir : pour palabrer sur cette vue, sur cette nature à laquelle nous ap- partenons. Le banc offre donc non seulement un point de vue mais aussi une pause, une réflexion liée à la sculpture, l’arbre, le paysage et la nature. Plutôt que d’être une sculp- ture à voir, l’ensemble est avant tout un espace à vivre. Il devient sculptural, ludique, théâtral. Pour jouer, lire, penser, rêver, se rencontrer et se poser. Pour palabrer. Le travail de l’arbre (en tant qu’être qui a vécu) permet à Xaier Rijs d’aller d’emblée au-delà de la simple valeur fonctionnelle du siège et d’offrir une réflexion sur l’arbre en tant que socle de la vie dans la nature et aussi en tant que socle d’une sculpture vi- vante, l’utilisateur. L’arbre veilleur, rê- veur, ange gardien emmène celuici dans une dimension onirique et mé- ditative. Le banc est fait de branches qui semblent danser, penser et rêver : si elles ne sont pas toujours utiles pour s’y assoir, elles permettent d’y coucher son âme, de glisser son âme dans celle de l’arbre et de cher- cher la lumière. Couleur(s) d’automne, c’est prendre le temps, le temps de l’arbre, le temps que l’arbre-banc prenne ra- cine dans nos rêves. Matériaux: bois peint, métal. 20 21 photo : Xavier Rijs
  30. 30. 22 23 Image à 100% trop petite, taille désirée pour les images: 300dpi pour une largeur/ hauteur minimale de 18/19 cm… (cadrage carré!) Soest (Pays-Bas) info@marie-linevanvuuren.nl www.marie-linevanvuuren.nl Dernières interventions: 2014: Fine Art Museum, Hô Chi Minh, Vietnam Nieuwe Liefde 13, Kunstliefde, Utrecht, Pays-Bas 2013: Projet Lumière, Soest, Pays-Bas KunstenLandschap, Lonneker, Pays-Bas 2012: Vu(e) d’en face, Utrecht, Pays-Bas Laver/Sécher «La nature est une œuvre d’art, mais Dieu est le seul artiste qui existe, et l’homme n’est qu’un arrangeur de mauvais goût», George Sand. D’une manière générale, nous défi- nissons la nature par la contempla- tion. Cependant, le monde de la na- ture ne se réduit pas à ce que l’on ressent comme beau, tel le plumage d’un oiseau exotique, la gueule d’un félin ou les protubérances d’une fleur, mais rassemble l’ensemble de tout ce qui existe en dehors de l’homme, comme les cailloux, les hiboux ou les choux par exemple. En prenant en considération notre culture, force est de constater que l’homme devrait tenter de se réconci- lier avec la nature. En attendant, rien ne nous empêche de faire un clin d’œil à certains arran- gements. Arrangements rencontrés par tout un chacun au quotidien, permettant ainsi de laisser libre court à notre imagina- tion… Matériaux: douches de jardin, caillebotis, piquets, patères et draps de bain. Marie-Line Van Vuuren L’homme devrait tenter de se réconcilier avec la nature. photo : ML Van Vuuren
  31. 31. 24 25 Martine Jacquemet, artiste peintre - Lucinges (74) Les équipes pédagogiques et les enfants des classes de CE1-CE2 des écoles participantes: Écoles La Fraternité et La Paix à Ambilly, École Jean Mermoz à Annemasse, École élémentaire de Bonne, École élémentaire Frison-Roche à Cranves-Sales, École Jean-Jacques Rousseau à Etrembières, École du Salève à Gaillard, École élémentaire de Machilly, École élémentaire de Saint-Cergues et École élémentaire de Ville-la-Grand. «o…i…c’haut» C’est la couleur d’un crayon qui donne du «fil à retordre» à la lettre de l’alphabet dessinée et construite. Matériaux: bois, clous, saule, fils électriques. Crayons de couleur réalisés par le service voirie mutualisée d’Annemasse Agglo. Les enfants des écoles élémentaires et Martine Jaquemet

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