en
santéRÉDUIS TES RISQUES
FAIS-TOI TESTER RÉGULIÈREMENT
POUR LES ITS
UN PROJET SPÉCIAL DU MAGAZINE FUGUES
RÉALISÉ GRÂCE À...
DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 2
POURUNE
SEXUALITÉ
ENSANTÉ
Sommaire
Pourquoi devrais-tu te préoccuper des ITS? 5
Ta santé sexuelle est importante
ainsi que...
Pour une sexualité
en santé
UN PROJET SPÉCIAL DES ÉDITIONS NITRAM
1276, rue Amherst, Montréal, Québec H2L 3K8
T. 514-848-1...
Les infections transmissibles sexuellement (ITS) sont actuellement en augmentation au Québec,
et ce, dans la population en...
Il y a peu de choses dans la vie qui soient
aussi importantes que ta santé, et s’expo-
ser à une infection transmissible s...
Les cas déclarés de chlamydia au Québec ont plus que doublé depuis 1997
et continuent d’augmenter depuis 3 ans.
Les cas de...
ON VOIT ÇA À QUOI?
La plupart des infections ne donnent
pas toujours de signes évidents de leur
présence, surtout au début...
Une infection peut favoriser
la transmission d’autres
La présence d’une ou plusieurs ITS augmente les risques de con-
trac...
Symptômes visuels courants ou que tu peux ressentir
Prends un petit miroir manuel et, dans un endroit privé
où tu seras à ...
Fais-toi dépister régulièrement pour les ITS
Les ITS peuvent toucher tout le monde. Elles sont imprévisibles
parce que tu ...
Ce n’est pas toujours facile de recevoir un diagnostic d’ITS, et encore moins de devoir le dire
à ses partenaires sexuels,...
En relation de couple
discutez-en!
Dans une relation de couple exclusive, il vaut
mieux s’entendre sur ce qu’il faudra fai...
Dans cette section, tes trips sont mis en relation avec l’ensemble
des risques qu’ils peuvent comporter et avec les moyens...
Le sexe
oral
Frencher,
embrasser, donner un bec
T’aimes frencher un gars ou plusieurs? Vas-y à fond car
cela ne comporte a...
Enculer ou se faire enculer
pénétration anale, fourrer, mettre
dans le cul
La pénétration anale sans condom est une
activi...
Finger fucking et fisting
pénétration avec les doigts,
passer un doigt et fistfucking
(pénétration avec la main)
La pénétr...
Pratiques sadomasochistes
SM, BDSM
Les jeux de rôles, les pratiques SM, le ligotage, le
fouettage, les chaînes, les pincet...
CONSOMMER DE L'ALCOOL OU DES DROGUES À
DES FINS SEXUELLES EST UN CHOIX PERSONNEL
Il faut toutefois trouver un équilibre da...
C’EST QUOI?
Cette infection transmise sexuellement avait presque disparu depuis le milieu des
années 80. Elle effectue un ...
C’EST QUOI?
La gonorrhée est une infection transmissible sexuellement causée par une bac-
térie qui vit dans les muqueuses...
Les symptômes et
les complications ?
Jusqu'à 75 % des personnes atteintes de chlamydia ne
présentent aucun symptôme. Une p...
La LGV?
Les symptômes et les complications?
UnepersonneayantlaLGVpeutnepasprésenterdesymptômesen
débutd’infection.Lessympt...
C’EST QUOI?
Le VIH (ou virus de l’immunodéficience humaine) est un virus qui attaque le sys-
tème immunitaire, c’est-à-dir...
suivra la progression du virus en effectuant des
prises de sang régulières plusieurs fois par année.
Lorsque la quantité d...
Le VIH/sida (suite)
INFECTION CAUSÉE PAR UN VIRUS
Le traitement post exposition (PPE)
Le condom a glissé, s’est brisé ou t...
C’EST QUOI?
Les condylomes sont causés par certains types du
virus du papillome humain (VPH). Ce sont des verrues
qui appa...
Quels sont les
tests et les
traitements
possibles?
Le test de dépistage des hé-
patites A, B et C consiste en
une prise de...
MAIS COMMENT ÉVITER QUE ÇA T’ARRIVE?
Il existe un vaccin contre les hépatites A et B. Ces vaccins sont gratuits
pour les h...
Quels sont les tests
et les traitements
possibles?
Le seul moyen de savoir si tu as
contracté l’herpès est de consul-
ter ...
JE PEUX
RECOMMENCER À
BAISER QUAND ?
Comme l’herpès ne se guérit
pas, il est important d’aviser
tes partenaires que tu es ...
C’EST QUOI?
Un morpion est un insecte parasitaire de la famille des poux qui s’alimente de sang
humain et pond ses œufs da...
Clinique L’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve
Est, bureau 1130, Montréal.
T. 514-524-1001.
www.cliniquelactuel.com
Clinique...
RESSOURCES
GOUVERNEMENTALES
Les ITSS se propagent
itss.gouv.qc.ca
La campagne québécoise de sensibilisation
«Agissons pour...
RAISONS DE PASSER RÉGULIÈREMENT
DES TESTS DE DÉPISTAGE10
TA SANTÉ ET CELLE DE TES PARTENAIRES SONT
IMPORTANTES.
LES SYMPTÔ...
DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 36
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Brochure itss

3 295 vues

Publié le

Publié dans : Santé & Médecine, Business
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
3 295
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
42
Actions
Partages
0
Téléchargements
19
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Brochure itss

  1. 1. en santéRÉDUIS TES RISQUES FAIS-TOI TESTER RÉGULIÈREMENT POUR LES ITS UN PROJET SPÉCIAL DU MAGAZINE FUGUES RÉALISÉ GRÂCE À LA COLLABORATION DE LA COCQ-SIDA POUR UNE SEXUALITÉ DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 1
  2. 2. DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 2
  3. 3. POURUNE SEXUALITÉ ENSANTÉ Sommaire Pourquoi devrais-tu te préoccuper des ITS? 5 Ta santé sexuelle est importante ainsi que celle de tes partenaires 6 MTS ou ITS, quelle différence? 7 Les signes avant-coureurs... quand il y en a 8 Une infection peut favoriser la transmission d’autres 9 Écoute ton corps: examine-le... 10 ...et fais-toi tester 11 Tu as une ITS? Parles-en! 12 En relation de couple, discutez-en! 13 Réduis tes risques! 14 selon le type de sexe : MANUEL, ORAL, ANAL et KINKY Drogues récréatives, alcool et sexualité 19 Les infections causées par des bactéries 20 la SYPHILIS, la GONORRHÉE, la CHLAMYDIA, la LGV Les infections causées par des virus 24 le VIH/SIDA, les CONDYLOMES, les HÉPATITES A, B ET C, l’HERPÈS Infections causées par des parasites 32 les MORPIONS, la GALE Ressources 33 10 raisons pour passer régulièrement un test de dépistage 35 3 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 3
  4. 4. Pour une sexualité en santé UN PROJET SPÉCIAL DES ÉDITIONS NITRAM 1276, rue Amherst, Montréal, Québec H2L 3K8 T. 514-848-1854 redaction@fugues.com www.fugues.com L’ÉQUIPE Rédacteur en chef : Yves LAFONTAINE Comité de rédaction : Yves LAFONTAINE, Sébastien THIBERT Comité de lecture : Dr Jean-Guy BARIL, omnipraticien, Clinique Médicale du Quartier Latin et à l’UHRESS du CHUM, président du comité consultatif pour la prise en charge cli- nique des personnes vivant avec le VIH-sida, Service de lutte contre les infections transmis- sible sexuellement et par le sang; René LÉGARÉ, coordonnateur des communications COCQ-SIDA; Riyas FADEL, coordonnateur de projets, COCQ-SIDA; les membres du comité hommes gais et HARSAH de la COCQ-SIDA. Réviseur : Jean-François TREMBLAY Montage graphique : Éric PERRIER. Photo en couverture : Samarskaya TOGLIATTI Photos : Dawn POLAND, Eric SCOTT, 07 AV, OKEA, ARROW STUDIO, Valentin RUS- SANOV, Johnny SCRIV, KNAPE, WRANGEL, Lisa VALDER, Azndc, Christine GLADE, Samarskaya TOGLIATTI, Sundial Communications USA, FOTOGRAFIA INC., RTIOM, Norman POGSON, THOMAS (Eye Design Photo Team), DÉNI DE RESPONSABILITÉ Les Éditions Nitram et l’équipe rédactionnelle de POUR UNE SEXUALITÉ EN SANTÉ fournissent, de bonne foi, des ressources d'information pour aider les hommes gais et bisexuels à vivre une sexualité en santé. Toutefois, l'information fournie ici ne doit pas être considérée comme des con- seils médicaux. Nous ne pouvons garantir l'exactitude ou l'exhaustivité de l'information. Toute per- sonne qui se sert de cette information le fait à ses propres risques. Toute décision concernant un diagnostic ou un traitement médical particulier devrait toujours être prise en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des infections transmissibles sexuellement (ITS) et des maladies liées au VIH, ainsi que des traitements reliés à celles-ci. Les opinions exprimées dans le présent document sont celles de l’équipe de rédaction et ne reflè- tent pas nécessairement les points de vue de l’éditeur (Éditions Nitram) ni du partenaire (COCQ- SIDA) de la brochure. Cette brochure contient des liens vers les sites Internet de tiers (les « sites reliés ») et les coordonnées de ressources. L’équipe de POUR UNE SEXUALITÉ EN SANTÉ n'a aucun contrôle sur les sites reliés au sien et ne peut être tenu responsable du contenu desdits sites ni des liens qui s'y trouvent ou des modifications ou mises à jour qui y sont apportées. Les sites reliés peuvent ne pas être disponibles en français. L’équipe de POUR UNE SEXUALITÉ EN SANTÉ ne pro- pose ces liens que dans le but de te rendre service, et la présence d'un lien ne signifie pas l'en- dossement implicite de ce site par l’équipe de POUR UNE SEXUALITÉ EN SANTÉ, par son éditeur ou par son partenaire, ni une relation quelconque avec ses administrateurs. Nous ne garantissons ni l'exactitude ni l'exhaustivité des renseignements affichés ou obtenus dans un site relié ou par son intermédiaire, et te reposer sur ces renseignements est à tes propres risques. Tu as la responsabi- lité de prendre connaissance des déclarations de confidentialité et des conditions d'utilisation af- fichées sur les sites reliés et de les respecter. Les commentaires et demandes de renseignements ayant trait aux sites reliés devront être adressés aux administrateurs desdits sites. La parution du nom ou de la photographie d’un individu dans cette brochure n’implique nullement une définition de son orientation sexuelle ou de sa situation médicale. Toute reproduction, adaptation ou traduc- tion doit faire préalablement l’objet d’une permission écrite de l’éditeur. Cette brochure, produite en mai 2010, a reçu le soutien financier de la COCQ-SIDA. 4 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 4
  5. 5. Les infections transmissibles sexuellement (ITS) sont actuellement en augmentation au Québec, et ce, dans la population en général et en particulier chez les hommes gais et bisexuels. On a beaucoup entendu parler du VIH et du sida au cours des vingt-cinq dernières années, mais moins des autres infections transmissibles sexuellement, malgré le fait qu'on les dépiste plus souvent depuis les 10 dernières années chez les hommes qui baisent avec d’autres hommes de la région de Montréal et d’ailleurs au Québec. Cela est particu- lièrement vrai pour la syphilis, la LGV et la gonorrhée, qui ont connu une re- crudescence importante dans la région métropolitaine depuis le début des an- nées 2000. Cette situation n'est pas spécifique à Montréal, mais à l'ensemble des grandes villes des pays industrialisés où l’on retrouve une concentration importante d’hommes gais et bisexuels. Pourquoi devrais-tu te préoccuper des ITS L'OBJECTIF DE CETTE BROCHURE EST DE TE DONNER L'INFORMATION NÉCESSAIRE POUR TE PERMETTRE, À TRAVERS TES PRATIQUES SEXUELLES, DE FAIRE DES CHOIX ÉCLAIRÉS AFIN DE RÉDUIRE TES RISQUES DE CON- TRACTER OU DE TRANSMETTRE DES ITS. Si tu es sexuellement actif, il est fortement recommandé que tu intègres les tests de dépistage des ITS dans la gestion de ta santé au moins une fois par année. ? 5 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 5
  6. 6. Il y a peu de choses dans la vie qui soient aussi importantes que ta santé, et s’expo- ser à une infection transmissible sexuelle- ment (ITS) peut avoir un impact sérieux sur ta santé à court, moyen et long terme. Heureusement, il est possible de prévenir les conséquences graves de ces infections. Tu peux prévenir la majorité des ITS en te protégeant. Mais, s’il t’arrivait d'en con- tracter une malgré toutes les protections que tu auras prises pour les prévenir, sache que la majorité des ITS peuvent être traitées et certaines même guéries. Comme beaucoup d'entre elles ne pré- sentent pas toujours de symptômes ou présentent des symptômes qui peuvent passer inaperçus, il est recommandé d’effectuer régulièrement des tests de dépistage des ITS et de te faire examiner par un professionnel de la santé si tu as le moindre doute. Il est aussi important d'in- former tes partenaires si tu as une infec- tion. De cette manière, tu maximiseras tes chances d’avoir une sexualité à la hauteur de tes attentes. Toute personne active sexuellement devrait passer un test de dépistage régulièrement. Tout comme ta santé physique, ta santé sexuelle se développe et s’entretient tout au long de ta vie. La sexualité est un domaine riche de la vie humaine et chaque personne négocie sa sexualité différemment. Les choix et les goûts de chacun peuvent varier, évoluer dans le temps et changer. Peu importe tes goûts sexuels, tes pratiques préférées, la place de la sexualité dans ta vie ou sa fonction, il est important d’avoir des informations justes et à jour pour négocier des pratiques sécuritaires et vivre pleinement ta sexualité. POUR AVOIR L’ESPRIT TRANQUILLE, FAIS-TOI DÉPISTER RÉGULIÈREMENT! Ta santé sexuelle est importante ainsi que celle de tes partenaires IL EST RECOMMANDÉ DE PASSER DES TESTS... •Au début d’une nouvelle relation •Avant de laisser tomber le con- dom avec ton partenaire •Au moins une fois par année si tu as plus d’un partenaire sexuel, •Si un ou une de tes partenaires t’avise qu’il est porteur d’une ITS •Deux à trois fois par année si tu as plusieurs partenaires. 6 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 6
  7. 7. Les cas déclarés de chlamydia au Québec ont plus que doublé depuis 1997 et continuent d’augmenter depuis 3 ans. Les cas de gonorrhée au Québec ont presque doublé entre 2004 et 2008 et continuent d’augmenter d’année en année. Le nombre de cas de syphilis infectieuse est passé d’environ un par mois en 2001 à un par jour en 2006, et le nombre de cas demeure haut. Presque 90% des cas de syphilis sont déclarés chez les hommes gais et bisexuels. Les hommes gais et les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes sont le groupe le plus touché par le VIH/sida au Québec. 61% des nouveaux diagnostics de VIH en 2008 étaient dans ce groupe. PAS TOUJOURS DE SYMPTÔMES… L'absence de symptômes ne veut pourtant pas dire qu’il n’y a pas d’infection. On estime que la majorité des personnes ignorent qu’elles sont infectées parce qu’elles ne présentent pas de symptômes caractéristiques. Cela est vrai pour… 9 personnes sur 10 qui ont l’herpès; 3 personnes sur 4 qui ont la chlamydia; 1 personne sur 4 qui a le VIH. IL N’Y A PAS DE HONTE À EN AVOIR ATTRAPÉ UNE Apprendre qu’on a une infection transmissible sexuellement (ITS) n’est jamais agréable. Tu peux éprouver de la déception, des regrets ou de la colère. Tu peux t’inquiéter pour ta santé ou encore craindre un rejet. Pourtant, il ne sert à rien de t’en vouloir ou d’accuser tes partenaires. La source de l’infection peut être impossible à trouver et la personne peut ignorer le fait qu’elle est infectée. Une ITS est un problème médical, pas moral. Quiconque est actif sur le plan sexuel peut contracter une infection. Alors, il n’y a pas de honte à ressentir. Aujourd’hui, on parle plutôt d’infections transmissibles sexuellement (ITS) que de maladies transmissibles sexuellement (MTS), car certaines d’entre elles se dévelop- pent dans ton organisme sans se manifester par des symptômes ou des signes visibles. Ainsi, sans avoir l’impression d’être malade, tu peux être atteint d’une ITS. MTS ou ITS quelle différence? 7 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 7
  8. 8. ON VOIT ÇA À QUOI? La plupart des infections ne donnent pas toujours de signes évidents de leur présence, surtout au début de l’infec- tion. Et lorsqu’une ITS donne des signes de sa présence, ces derniers sont généralement très discrets ou peuvent apparaître et disparaître d’eux-mêmes. Les signes avant-coureurs... quand il y en a LES SYMPTÔMES LES PLUS COURANTS Des écoulements anormaux du pénis ou de l’anus, de la douleur en urinant, des saignements anormaux dans les selles, des douleurs pendant les relations sexuelles. CHLAMYDIA, GONORRHÉE De petites bosses non douloureuses sur les organes génitaux, sur l’anus, dans le rectum et parfois à l’intérieur de la bouche. CONDYLOMES (VPH) Des lésions douloureuses sur les organes génitaux ou à l’anus, ou des lésions douloureuses sur la bouche qui apparaissent et disparaissent périodiquement. HERPÈS GÉNITAL OU ORAL Une jaunisse, des urines foncées, des selles pâles, des nausées et de la fatigue. HÉPATITES A, B ET C Un ou plusieurs ulcères non douloureux sur les organes génitaux, à l’anus ou dans la bouche, qui disparaissent spontanément, même sans traitement. Par la suite, des rougeurs peuvent apparaître sur le corps et disparaître, mais l’infec- tion est toujours présente dans l’organisme. SYPHILIS Des démangeaisons. MORPIONS, GALE De la fièvre, des douleurs musculaires, des rougeurs sur le corps, des maux de tête et de gorge, de la fatigue. VIH SIGNES 8 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 8
  9. 9. Une infection peut favoriser la transmission d’autres La présence d’une ou plusieurs ITS augmente les risques de con- tracter ou de transmettre le VIH. Les lésions causées par cer- taines infections constituent des portes d’entrée et de sortie pour le VIH. L’infection elle-même peut causer une inflammation au niveau des muqueuses (de l’anus, de la bouche, de l’urètre et de l'intérieur du prépuce), ce qui les rend plus fragiles et facilite le passage du virus. Les ulcérations et les microlésions génitales fa- vorisent la transmission par voie sexuelle du VIH dans l’organisme. De plus, certaines ITS, lorsqu’elles surviennent chez les personnes vivant avec le VIH, ont une évolution plus grave et sont plus diffi- ciles à traiter. L’infection au VIH et l’immunodéficience ont en effet une influence sur l’évolution de certaines ITS. À titre d’exemple, la syphilis, l’herpès et les hépatites. La syphilis progresse plus rapidement chez une personne séropositive et requiert un traitement plus puissant. Les hépatites chroniques B et C peuvent entraîner une cirrhose plus rapidement chez les personnes présen- tant une faible concentration de cellules CD4 que chez les personnes séronégatives. Sache aussi que l’exposition à de nouvelles ITS et la réinfection peuvent entraîner des complications en lien avec l’infection au VIH. Finalement, la présence d’une ITS augmente la concentration du VIH par l’augmentation des CD4 infectés, ce qui facilite ainsi sa transmission lors de rapports sexuels. Il est important de savoir que le fait d’être infecté par d’autres ITS augmente ton risque de contracter ou de transmettre le VIH. Il s’agit donc d’être dou- blement prudent en évitant les relations sexuelles durant cette période ou en ayant exclusivement des relations protégées. Des examens préventifs réguliers revêtent donc une grande importance pour les personnes séropositives. De même toutes les personnes présentant une autre infection transmissible sexuellement devraient faire un test de dépistage du VIH. 9 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 9
  10. 10. Symptômes visuels courants ou que tu peux ressentir Prends un petit miroir manuel et, dans un endroit privé où tu seras à l’aise, examine attentivement ton corps à la recherche de plaies, d’ampoules, de rougeurs, d’irritations, de démangeaisons, de gonflements, d’odeurs inhabituelles, d’écoulements sur ou autour de ton pénis, de ton anus et de tes testicules. - Soulève tes testicules et examine le scrotum. - Si tu es non circoncis, tire le prépuce pour faire apparaître complètement le gland et examine les replis du prépuce. - Examine le poil de ton pubis à la recherche de mites, de gale ou de petites bosses. - Presse légèrement ton pénis pour voir s’il s’échappe un écoulement anormal de l’urètre. Note que, naturellement, l’urètre contient un peu de liquide qui pourrait s’écouler lors de la pression. Cela ne signifie pas néces- sairement que tu as contracté une ITS. L’important est de faire ce type d’examen régulièrement et de pouvoir comparer et d’identifier une situation inhabituelle. Écoute ton corps: examine-le... ÉVIDEMMENT, CET EXAMEN VISUEL NE QUE TU DEVRAIS PASSER 10 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 10
  11. 11. Fais-toi dépister régulièrement pour les ITS Les ITS peuvent toucher tout le monde. Elles sont imprévisibles parce que tu peux ne manifester aucun symptôme, ou des symptômes peuvent n'apparaître qu'après plusieurs semaines, plusieurs mois et même plusieurs années après l'infection. Dans le cas du VIH, il est possible que 5 à 15 années s'écoulent avant que l'infection ne mène finalement à des symptômes visibles; pendant ce temps, tu pourrais vivre avec l’une de ces infections et la transmettre sans le savoir. Il n'est pas possible de savoir si une personne est infectée simplement en la regardant ou en parlant avec elle. Le dépistage est le seul moyen de s'en assurer : si tu as une vie sexuelle active, si tu as des rapports sexuels, il est fortement recommandé de passer régulièrement des tests de dépistage. ... et fais-toi tester REMPLACE PAS LES TESTS DE DÉPISTAGE AU MOINS UNE FOIS PAR ANNÉE 11 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 11
  12. 12. Ce n’est pas toujours facile de recevoir un diagnostic d’ITS, et encore moins de devoir le dire à ses partenaires sexuels, mais cette divulgation est la meilleure chose à faire pour leur éviter des complications et aussi pour briser la chaîne de transmission. Même si le sujet n’est pas évident, il est recommandé d’en parler à tes partenaires ou de demander à un profes- sionnel de la santé de t’aider à le faire. Ils peuvent être porteurs de l’infection, même s’ils n’ont pas de symptômes. Avertir ses partenaires peut être gênant ou angoissant (surtout s’il s’agit d’infidélité), mais mets-toi à leur place… ne voudrais-tu pas qu’on te le dise si on pen- sait t’avoir transmis une infection? En les avertissant, ils peuvent eux aussi se faire traiter gratuitement et éviter des complications, l’infection ne sera pas transmise à quelqu’un d’autre et tu diminues également tes chances d’être réinfecté par un partenaire non traité. Tu as une ITS? Parles-en! • Tu peux décider de rencontrer chaque partenaire pour lui parler et lui remettre un document d’information. Il serait utile de te préparer avant la rencontre : cela permet de trouver les bons mots et d’avoir une plus grande confiance en toi. • Tu peux aussi discuter avec un(e) bon(ne) ami(e) ou encore avec un professionnel de la santé pour décider de la meilleure manière d’aviser tes partenaires. • Ainsi, tu peux leur téléphoner, leur envoyer un courriel, un message texte ou encore une lettre anonyme. • Un professionnel de la santé pourra même te soutenir dans cette démarche, et dans certains cas, il pourra même le faire à ta place, et ce, sans dire ton nom. Briser la chaîne de transmission est une manière efficace de réduire les taux de transmission du VIH et des autres infections. Le fait d’infirmer tes partenaires leur évitera ainsi d’éven- tuelles complications liées à une infection et diminuera tes chances d’être réinfecté par un partenaire non traité. Tu peux inciter tes partenaires à visiter le Service intégré de dépistage et de prévention (SIDEP) de ta région ou une clinique spécialisée en ITS telle que la Clinique du Quartier-Latin ou la Clinique l’Actuel, ou encore le Projet SPOT à Montréal (voir page 33). PLUSIEURS OPTIONS S’OFFRENT À TOI SI TU TROUVES QUE C’EST TROP DIFFICILE DE FAIRE L’ANNONCE EN PERSONNE. 12 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 12
  13. 13. En relation de couple discutez-en! Dans une relation de couple exclusive, il vaut mieux s’entendre sur ce qu’il faudra faire si l’un des deux «saute la clôture». S’engager à ne pas mettre la santé de son partenaire à risque, en divulguant toute relation à risque en dehors du couple, est une bonne façon de s’engager à protéger son partenaire. Dans une relation de couple, le sécurisexe se négocie. Il est important d’avoir une discussion franche et ouverte avec ton partenaire régulier, ton fuckfriend, ton chum (ou tous ces derniers!). Assure-toi que l’autre a la même compréhension des enjeux que toi. Que tu sois dans une relation de couple sexuellement exclusive ou en couple ouvert ou que la relation soit «ouverte juste d’un bord», il vaut mieux abor- der la question de la protection lors des relations sexuelles que d’être à risque d’attraper ou de transmettre des ITS. Discute avec ton ou tes partenaires réguliers de certaines règles de base en lien avec la protection lors de vos rela- tions sexuelles ou de celles qui se déroulent «en dehors» du couple. Prévoyez ensemble d’avertir votre partenaire lors d’une situation qui peut mettre l’un ou l’autre à risque. Pour avoir plus d’informations sur les diverses stratégies de réduction du risque dans ces différentes situations, consulte un intervenant de l’organisme de ta région ou discute avec ton professionnel de la santé. Si ton partenaire et toi décidez d’interrompre l’utilisation du condom, votre profession- nel de la santé ou l’intervenant de l’organisme de votre région vous donneront toutes les informations sur les différents tests de dépistage à passer et sur les moments de les effectuer. 13 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 13
  14. 14. Dans cette section, tes trips sont mis en relation avec l’ensemble des risques qu’ils peuvent comporter et avec les moyens pour en réduire les impacts. Tu y trouveras des informations et des outils utiles pour évaluer ces risques et agir en toute connaissance de cause. Peut-être qu’à première vue, tu te diras que rien n’est sécu- ritaire, et que tu te demanderas alors à quoi il sert de se protéger? Adopter des pratiques sécuritaires réduit considérablement les risques d’attraper ou de transmettre une ITS et permet de préserver ta santé sexuelle. Essaie ces trucs et ces recommandations. Ils sont faciles à intégrer dans tes pratiques et pourraient, rapidement, de- venir une seconde nature sans que ton plaisir n’en soit diminué. Réduis tes risques! Le sexe manuel Crosser ou se faire crosser masturbation mutuelle, passer un poignet La masturbation en solo et la masturbation mutuelle ne comportent aucun risque pour la transmission du VIH et des autres ITS. Deux pratiques peuvent tout de même comporter un faible risque : • Utiliser le sperme ou le liquide pré-éjaculatoire (precum) de ton partenaire pour te masturber. Il est plutôt recommandé d’utiliser du lubrifiant. • Te masturber en frottant ton pénis contre le pénis d’un partenaire peut comporter des risques de transmission de certaines ITS. Comment réduire les risques de contracter ou de transmettre une ITS selon tes pratiques sexuelles? TU AIMES TRIPPER À DEUX, TROIS OU À PLUSIEURS PARTENAIRES? Tu es conscient qu’être protégé à 100% n’est pas possible, conscient qu’il existe toujours un certain risque, si minime soit-il. Tu peux réduire tes risques en pratiquant ce que tu aimes en toute connaissance de cause et en prenant les mesures nécessaires. 14 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 14
  15. 15. Le sexe oral Frencher, embrasser, donner un bec T’aimes frencher un gars ou plusieurs? Vas-y à fond car cela ne comporte aucun risque pour la transmission du VIH, pour autant qu’il n’y ait pas d’échange de sang (qui serait présent à cause de lésions dans la bouche). Le risque d’attraper d’autres infections transmissibles sexuellement en embrassant quelqu’un est relativement faible. Faire ou se faire faire une pipe, fellation, sucer, blowjob, manger la queue Sucerousefairesucerestuneactivitéàfaiblerisquepour la transmission du VIH. Les ulcères, les lésions et les in- fectionsdanslabouchepeuventêtredesportesd’entrée pour le virus. D’où l’importance de garder une bonne santé buccale. Quant aux autres ITS, telles que la gonorrhée, il y a plus de risques de transmission. Rimming contact bouche-anus, anulingus, lécher ou manger le cul, s’asseoir sur la face Le rimming est une pratique à très faible risque pour la transmission du VIH, à condition qu’il n’y ait pas d’échangedesang(quiseraitprésentàcaused’uneITS,de lésions ou d’irritation). LerisquepourlesautresITSSestcomparableàceluidela fellation. Cette pratique comporte cependant un risque particulier pour la transmission de l’hépatite A et de la shigellose (une infection intestinale). Il existe un vaccin préventifpourlevirusdel’hépatiteAquiestgratuitpour les hommes qui baisent avec des hommes. Informe-toi auprès d’un professionnel de la santé. Pourteprotégeretréduirelesrisquesdetransmission,il fautsuivrelesmêmesprécautionsquelorsd’unblowjob (fellation).Tupeuxaussiutiliserunebarrièreenlatex(un condomcoupésurlelongpourfaireunefeuilledelatex). PPoouurr uunnee ddéémmoonnssttrraattiioonn :: wwwwww..ssaanntteeppuubb--mmttll..qqcc..ccaa//iittss//ppddff//ddiigguuee..ppddff POUR TE PROTÉGER ET RÉDUIRE LES RISQUES... 1 Utilise un condom pour les relations orales. Tu peux utiliser un condom à saveur ou sans lubri- fiant: cela a meilleur goût! 2 Évite de recevoir du sperme dans ta bouche. 3 Évite de te brosser les dents, d’utiliser la soie dentaire ou d’utiliser un rince-bouche pendant l’heure qui PRÉCÈDE et l’heure qui SUIT une relation orale. Ceci minimise la possibilité d’avoir des lésions, des irritations ou du sang dans la bouche. 4 Évite les relations orales la journée d’une visite chez le dentiste. 5 Évite les relations orales en présence de plaies, de lésions, d’ulcères, de gingivite (inflammation des gencives) ou d’autres infections dans la bouche ou sur le pénis. 15 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 15
  16. 16. Enculer ou se faire enculer pénétration anale, fourrer, mettre dans le cul La pénétration anale sans condom est une activité à haut risque pour la transmission du VIH et des autres ITS. Jouets sexuels dildo, butt plug, godemiché, vibro Un jouet sexuel a le même potentiel de transmis- sion d’infections qu’un pénis. Si tu comptes partager tes jouets, il est important d’utiliser un condom sur ceux-ci. De plus, la règle d’or s’applique aussi ici: «tu changes de trou, tu changes de condom». Le sexe anal POUR TE PROTÉGER ET RÉDUIRE LES RISQUES... 1 Utilise un condom en latex ou en polyuréthane pour la pénétration anale. 2 À plusieurs, la règle d’or est simple : «tu changes de trou, tu changes de condom». Ce qui veut dire que lorsque tu as un trip à plusieurs, tu dois t’assurer de changer de condom à chaque fois que tu changes de partenaire. 3 Utilise des lubrifiants à base d’eau ou de silicone et ne te gêne pas pour en mettre et en remettre; cela facilite l’insertion et mini- mise le risque de lésions. De plus, les lubrifiants augmentent les sensations. 4 N’utilise pas les lubrifiants à base d’huile, qui ne sont pas compatibles avec les condoms. Cette information est indiquée sur le contenant de lubrifiant. 5 Si tu es bottom (parte- naire réceptif), vas-y à ton rythme; la pénétra- tion ne devrait pas être douloureuse. POUR MIEUX PRÉSERVER TES JOUETS... 1 Les jouets peuvent avoir des pores où les virus et les bactéries peuvent se loger entre les utilisations. Si tu en fais une utilisation personnelle ou si tu les partages, utilise un condom. Après chaque utilisation, assure-toi de bien nettoyer tes jouets. 2 Tu peux utiliser du savon à vaisselle et de l’eau chaude, en t’assurant de bien les rincer par la suite. Les magasins spécialisés vendent aussi des produits nettoyants spécifiques pour les différentes sortes de jouets. 16 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:29 AM Page 16
  17. 17. Finger fucking et fisting pénétration avec les doigts, passer un doigt et fistfucking (pénétration avec la main) La pénétration avec les doigts ou avec la main peut comporter des risques de transmission de la LGV. De plus, si la pratique cause un saignement, il peut y avoir un risque de transmission du VIH et de l’hé- patite C. Ces risques peuvent facilement être élimi- né en appliquant certaines précautions. En gang, la même règle d’or s’applique : change de gant à chaque fois que tu changes de partenaire. Si tu ne portes pas de gant, il est important de bien te laver les mains avec du savon lorsque tu veux passer d’un partenaire à l’autre. Tu évites ainsi de transmettre des ITS ou d’autres virus ou bactéries. De plus, si tu utilises un pot de lubrifiant, plutôt qu’une bouteille avec pompe, il est important de ne pas piger dans le même pot pour beurrer plusieurs partenaires, et ce, pour éviter la transmission de virus ou de bactéries. Dans ce contexte, tu peux transférer une quantité de lubrifiant dans un nom- bre de contenants correspondant au nombre de partenaires présents. Tu jettes ou recycles les pots après utilisation ou tu peux les laver avec du savon et de l’eau chaude. POUR TE PROTÉGER ET RÉDUIRE LES RISQUES... 1 Si tu utilises du lubrifiant à base d’huile ou de graisse pour le fisting et que, par la suite, tu veux enculer ton partenaire, rappelle-toi que les lubrifiants à base d’huile peuvent abîmer le condom en latex. Dans ce contexte, utilise des condoms en polyuréthane qui résistent très bien aux lubes gras. 2 Si tu ne veux pas porter de gant, coupe et lime tes ongles et assure-toi que tes mains ne comportent aucune lésion. Il est impor- tant de bien te laver les mains entre chaque parte- naire. 3 La pénétration avec la main ou les doigts peut provo- quer des lésions au niveau de la muqueuse de l’anus à cause, entre autres, des ongles de la main ou le manque de lubrifiant. Ces lésions favorisent l’entrée ou la sortie des virus et des bactéries et augmentent le risque de transmission du VIH et des ITS lors des activités que tu pratiqueras après le fisting. 17 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 17
  18. 18. Pratiques sadomasochistes SM, BDSM Les jeux de rôles, les pratiques SM, le ligotage, le fouettage, les chaînes, les pincettes ou tout simplement faire couler de la cire chaude sur la peau de ton parte- naire ne sont pas des activités à risque pour la trans- mission du VIH et des autres ITS. Tu peux t’adonner à tes scénarios préférés en toute sécu- rité tout en tenant compte des précautions mentionnées dans les différentes sections de cette brochure lors des activités sexuelles pra- tiquées à l’intérieur de tes scénarios. Golden shower WS, trip uro Les jeux d’urine ne comportent pas de risque au niveau de la transmission du VIH et des autres infections s’il s’agit d’uriner ou de recevoir de l’urine sur une peau saine. Évite de recevoir de l’urine dans les yeux, sur des lésions ou sur des coupures. Boire l’urine comporte un très faible risque par rapport au VIH. Ce risque est présent quand l’urine contient du sang. Par contre, certaines infections bactériennes, comme la chlamydia ou la gonorrhée, peuvent être transmises en recevant de l’urine dans la bouche ou dans les yeux. Brown shower scatophilie, scat, jeux de merde Le contact avec des matières fécales ne comporte pas de risque de transmission du VIH en l’absence de sang et en contact avec une peau saine. Cette pratique peut par contre comporter des risques importants d’infections bactériennes — la shigellose par exemple, qui est une infection in- testinale —, de transmission des hépatites A et B et de parasites intestinaux. Le sexe kinky ou hardcore ATTENTION! Les pratiques hardcore pouvant causer des lé- sions à la surface de la peau ou des saigne- ments, ainsi que les pra- tiques avec des acces- soires chirurgicaux peu- vent comporter des risques importants d’in- fection bactérienne et de transmission du VIH et de l’hépatite C. Assure-toi de porter des gants pour éviter tout contact avec le sang, de désinfecter tout accessoires après leur utilisation et d’exé- cuter ces scénarios, si c’est ta première fois, avec un partenaire qui a de l’expérience. 18 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 18
  19. 19. CONSOMMER DE L'ALCOOL OU DES DROGUES À DES FINS SEXUELLES EST UN CHOIX PERSONNEL Il faut toutefois trouver un équilibre dans sa consommation afin de ne pas développer une dépendance. Si un joint ou un verre d'alcool avant de passer à l'acte est toujours nécessaire et que le plaisir sexuel à jeun n'est plus recherché, il est temps de se poser des questions sur ta consommation. L'ALCOOL ET LES DROGUES ONT UN IMPACT SUR LA SEXUALITÉ ET LA SANTÉ, SURTOUT CHEZ LES PERSONNES ATTEINTES DU VIH Les drogues peuvent interagir avec les médicaments contre le VIH. Par exemple, les inhibiteurs de la protéase (un type de médicaments contre le VIH) peuvent contribuer à augmenter la concentration des drogues dans ton corps. Cela signifie que ta dose habituelle de drogues pourrait avoir un effet plus impor- tant sur toi, voire même causer une surdose. Si tu n’es pas certain du nom des médicaments contre le VIH que tu prends, demande à ton médecin ou à ton pharmacien. Ton pharmacien devrait être en mesure de répondre à tes questions concernant l’interaction de tes médicaments contre le VIH avec les drogues que tu consommes ou prévoies con- sommer. Pour plus d’information sur les drogues et leurs effets, n’hésite pas à consulter le site de RÉZO: www.rezosante.org Lors de tes trips, il se peut que tu aimes consommer des drogues. Sois conscient qu’elles affectent ta perception du risque. Connaître les risques et cibler les moyens de les éviter ou de les réduire te sera très utile car, dans les moments où ton jugement sera affecté, tes choix se manifesteront probablement de mémoire ou de manière instinctive. La consommation d'alcool et de drogues est aussi répandue dans notre communauté que dans la société en général. Selon ce qu'on consomme, ces substances permettent de se re- laxer ou de se stimuler. Pour certains, l'utilisation d’alcool ou de drogues dans le contexte d'une relation sexuelle peut également être monnaie courante. Les préliminaires commen- cent souvent par une bouteille de vin ou un «p'tit joint», question de détendre l'atmosphère ou de faire tomber certaines inhibitions, ce qui ajoute du piquant, de la variété. Drogues récréatives, alcool et sexualité 19 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 19
  20. 20. C’EST QUOI? Cette infection transmise sexuellement avait presque disparu depuis le milieu des années 80. Elle effectue un retour en force depuis le début des années 2000, surtout chez les hommes qui baisent avec d’autres hommes. La syphilis peut se transmettre par un contact peau à peau avec une lésion. Cette lésion peut se retrou- ver sur le pénis, dans la bouche ou l’anus, et dans la région des organes génitaux. Il est possible d’attraper ou de transmettre la syphilis, même en utilisant un condom, si la lésion se trouve sur une surface de la peau non couverte par le condom. La syphilis INFECTION CAUSÉE PAR UNE BACTÉRIE Les symptômes et les complications ? Les symptômes de la syphilis varient en fonction du stade de l’infection, et une personne peut être infectée sans présenter de symptômes ou sans les remarquer. PEU DE TEMPS APRÈS AVOIR CONTRACTÉ L’INFECTION Des ulcères (non douloureux), généralement situés aux organes génitaux, à l’anus, à la bouche ou à la gorge (habituellement à l’endroit où le microbe est entré dans le corps). Ces ulcères dis- paraissent spontanément en quelques semaines, mais l’infection demeure dans l’organisme. À UN STADE PLUS AVANCÉ DE LA SYPHILIS Des symptômes similaires à ceux de la grippe, l’apparition de rougeurs ou de boutons sur la paume des mains, la plante des pieds ou ailleurs sur le corps. Ces symptômes disparaissent spon- tanément quelques mois après leur apparition, mais l’infection est toujours dans l’organisme. APRÈS PLUSIEURS ANNÉES Il y a développement possible de graves problèmes de santé (dommages au cœur, au cerveau, aux os et au foie). Particularités ? La syphilis peut augmenter le risque de contracter ou de trans- mettre le VIH à causes des lésions qui constituent une porte d’entrée et de sortie pour le virus. Chez les personnes séroposi- tives au VIH, l’évolution de la syphilis est souvent plus rapide et son traitement plus complexe. Les tests et les traitements possibles? Le test de dépistage de la syphilis consiste en une prise de sang. On traite maintenant la syphilis à l’aide de doses de pénicilline (une ou plusieurs), administrées par une injection dans les mus- cles des fesses. JE PEUX RECOMMENCER À BAISER QUAND? Une personne at- teinte de la syphi- lis est susceptible de transmettre l’in- fection surtout dans l’année qui suit le moment où elle l’a contracté. Il est recommandé de ne pas avoir de relations sexuelles jusqu’à ce que les prises de sang dé- montrent que l’in- fection est guérie, ce qui peut pren- dre quelques se- maines. Les con- doms réduisent le risque de trans- mettre la syphilis lors des rapports sexuels anaux et oraux, mais le risque n’est pas éliminé pour au- tant. 20 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 20
  21. 21. C’EST QUOI? La gonorrhée est une infection transmissible sexuellement causée par une bac- térie qui vit dans les muqueuses. Elle se transmet au cours des relations orales, vaginales ou anales. La gonorrhée INFECTION CAUSÉE PAR UNE BACTÉRIE Les tests et les traitements possibles? Pour dépister la gonorrhée, il faut tester à l’endroit ou la bactérie pénètre dans le corps. Pour cette raison, il faut informer ton professionnel de la santé des types de relations sexuelles que tu pratiques. Le test de dépistage de la gonorrhée consiste en un test d’urine ou un prélèvement par coton-tige au niveau de la gorge, de l’urètre et de l’anus. On traite la gonorrhée à l’aide d’antibiotiques. Ce traitement se donne souvent en une seule dose, mais dans certains cas, il peut s’échelonner sur une dizaine de jours. Les symptômes et les complications? Souvent, les personnes atteintes de gonorrhée ne présentent aucun symptôme. Ainsi,si tu as des relations sexuelles non protégée, tant orales qu’anales, il ne faut pas attendre l’apparition de symptômes, et surtout ne pas hésiter à aller passer un test de dépistage. Les symptômes, lorsqu’ils se manifestent, peuvent comprendre des douleurs en urinant, des écoulements anormaux du pénis ou de l’anus des douleurs au rectum ou pendant les relations sexuelles et des maux de gorge ou une pharyngite (dans le cas d’une transmission via une fellation). Non traitée, la gonorrhée peut avoir des conséquences sur ta santé qui se dévelop- peront plus tard. La gonorrhée peut aug- menter le risque de con- tracter ou de transmettre le VIH. JE PEUX RECOMMENCER À BAISER QUAND ? Pour que le traitement soit efficace, ton professionnel de la santé te recommandera d’éviter d’avoir des relations sexuelles pour une durée variant selon le traitement reçu. 21 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 21
  22. 22. Les symptômes et les complications ? Jusqu'à 75 % des personnes atteintes de chlamydia ne présentent aucun symptôme. Une personne peut être por- teuse de l'infection pendant des mois sans le savoir. Ainsi, il ne faut pas attendre l’apparition de symptômes. Si tu as eu des relations sexuelles anales ou orales non pro- tégées, il est fortement recommandé d’aller passer un test de dépistage au moins une fois par an. S’ils se manifestent, les symptômes peuvent comprendre des douleurs en urinant, des écoulements anormaux du pénis ou de l’anus, des douleurs pendant les relations sexuelles et des maux de gorge (dans le cas d’une transmission via une fellation). Non traitée, la chlamydia peut avoir des conséquences sur la santé, qui se développeront plus tard. C’EST QUOI? La chlamydia est une infection causée par une bactérie qui vit dans les muqueuses. Elle se transmet au cours de relations orale, vaginale ou anale. La chlamydia INFECTION CAUSÉE PAR UNE BACTÉRIE JE PEUX RECOMMENCER À BAISER QUAND ? Pour que le traite- ment soit efficace, ton professionnel de la santé te recommandera d’éviter d’avoir des relations sexuelles pour une durée variant selon le traitement reçu. Les tests et les traitements possibles? Pour dépister la chlamydia, il faut tester à l’endroit ou la bactérie pénètre dans le corps. Pour cette raison, il faut in- former ton professionnel de la santé des types de relations sexuelles que tu pratiques. Le test de dépistage de la chlamydia consiste en un test d’urine ou un prélèvement par coton-tige au niveau de la gorge, de l’urètre et de l’anus. On traite la chlamydia à l’aide d’antibiotiques. Ce traitement se donne souvent en une seule dose, mais dans certains cas, il peut s’échelonner sur une dizaine de jours. 22 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 22
  23. 23. La LGV? Les symptômes et les complications? UnepersonneayantlaLGVpeutnepasprésenterdesymptômesen débutd’infection.Lessymptômesvarientselonledélaientrel’infec- tionetleurapparition.Lorsqu’ilssemanifestent,lessymptômespeu- ventcomprendre: PEU DE TEMPS APRÈS AVOIR CONTRACTÉ L’INFECTION Apparitiond’unepetitelésionàl’endroitoùlabactérieestentrée danslecorps(bouche,anusoupénis).Dansbiendescas,cependant, lalésionn’estpasdouloureuseetpasseinaperçue. À UN STADE PLUS AVANCÉ DE LA LGV Uneenfluredouloureusepeutgagnerlesganglions.Dessymptômes telsunefièvrelégèreoudesfrissons,delafatigue,ainsiquedes douleursmusculairesetarticulairespeuventaussiapparaître,éven- tuellementaccompagnéed’unécoulementouunsaignementau pénisouàl’anus. APRÈS PLUSIEURS ANNÉES Siellen’estpastraitée,laLGVrisqued’entraîneràlongtermede gravescomplications.Celles-ciconstituentletroisièmestadedel’in- fection,quinesemanifestesouventqu’auboutdeplusieursannées. Destumeurssemblablesàdeshémorroïdespeuventalorsapparaître autourdel’anus,lesorganesgénitauxpeuventenflerdémesurément, etlerectumpeutêtregravementdéformé,rendantnécessaireune interventionchirurgicale. C’EST QUOI? La LGV ou « lymphogranulomatose vénérienne » est une maladie causée par une variété de la bactérie de la chlamydia. On la croyait disparue depuis 2008, au Québec, mais depuis novembre 2009, quelques nouveaux cas ont été diagnos- tiqués à Montréal. Elle se transmet au cours de relations orales, vaginales ou anales non protégées et peut se transmettre à travers le fisting ou le partage de jouets sexuels. La LGV INFECTION CAUSÉE PAR UNE BACTÉRIE Les tests et les traitements possibles? Il n’y a pas de test de dépistage de la LGV. Lors de la présence de symptômes, ton pro- fessionnel de la santé peut effectuer un diagnostic à partir des symptômes et en effectu- ant un prélèvement sur le site de l’infection. La plupart des symptômes des deux premiers stades passent facilement inaperçus. Mais tant qu’elle est traitée avant d’être parvenue à son troisième stade, la LGV se guérit rapidement (trois semaines d’antibio- tiques suffisent) et ne laisse aucune séquelle permanente. JE PEUX RECOMMENCER À BAISER QUAND ? Pour que le traite- ment soit efficace, ton professionnel de la santé te recom- mandera d’éviter d’avoir des relations sexuelles pour une durée variant selon le traitement reçu. 23 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 23
  24. 24. C’EST QUOI? Le VIH (ou virus de l’immunodéficience humaine) est un virus qui attaque le sys- tème immunitaire, c’est-à-dire l’ensemble des défenses de ton corps contre les maladies. Le sida (ou syndrome de l’immunodéficience acquise) est le stade de l’infection au VIH correspondant au moment où le virus a affaibli considérablement le sys- tème immunitaire et où une personne a commencé à développer des infections dites «opportunistes», soit des infections que le corps aurait habituellement été capable de combattre. Une personne séropositive n’a pas nécessairement le sida, qui est un stade avancé de l’infection par le VIH. Une personne en stade sida, avec un traitement efficace, peut rebâtir son système immunitaire. Le VIH se transmet sexuellement et par le sang. Les pénétrations anales et vagi- nales sans condom sont la principale route de transmission sexuelle pour le VIH. Les relations orales sont considérées à faible risque pour la transmission du VIH. Le VIH/sida INFECTION CAUSÉE PAR UN VIRUS Les symptômes et les complications? La progression de l’infection au VIH dure plusieurs années. Une personne infectée ne présente souvent aucun symptôme. Il existe actuellement des traitements qui permettent de ralentir et de contrôler le VIH (appelées trithérapie ou multithérapie). Une personne séropositive, avec un suivi médical et un traitement adéquat, peut vivre une vie longue et épanouie. PRIMO INFECTION Lors de l’infection, certaines personnes peuvent présenter des symptômes pouvant ressembler à ceux d’une forte grippe et même parfois à ceux d’une mononucléose. Certaines personnes dévelop- pent également des boutons ou des plaques rouges. Ces symptômes disparaissent habituellement d’eux- mêmes. D’autres personnes ne présenteront aucun symptôme observable. C’est d’ailleurs pour cette rai- son qu’on estime que près du quart des personnes séropositives ne connaissent pas leur statut. PHASE LATENTE Après l’infection, une personne séropositive peut vivre plusieurs années sans complication et sans avoir besoin d’un traitement. Durant cette période, elle peut transmettre le virus. Le médecin traitant 24 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 24
  25. 25. suivra la progression du virus en effectuant des prises de sang régulières plusieurs fois par année. Lorsque la quantité de virus atteint une certaine concentration dans le sang (appelée communément «charge virale») et que le nombre de CD4 (globules blancs du système immunitaire) baisse en dessous d’un certain seuil, le médecin recommandera de commencer le traitement. Les différentes familles de médicaments bloquent la réplication du VIH. En suivant un traitement efficace, un personne peut vivre plusieurs années, voire plusieurs décennies. Sans traitement, le virus continue à affaiblir le système im- munitaire et la personne séropositive atteint éventuelle- ment la phase sida. À ce moment, le système immunitaire est très faible. La personne attrape des infec- tions dites opportunistes, qui peuvent être dangereuses et parfois même mortelles. Dépistage du VIH Il existe deux types de tests de dépistage pour le VIH. Le test standard comprend une ponction veineuse (prélèvement de sang) qui est faite en clinique pour ensuite être envoyée dans un laboratoire. Le ré- sultat est disponible quelques jours plus tard. Le test rapide, ou test à résultat rapide, est effectué à partir de quelques gouttes de sang prélevées sur le bout d’un doigt (c’est très simple). Ce test donne un résultat en quelques minutes. Actuellement, ces tests ne sont pas disponibles partout et ils ne sont pas couverts par la Régie de l’assur- ance maladie et donc des frais peuvent s’appliquer. Il est important de noter qu’il existe une période fenêtre entre l’infection par le VIH et la capacité des tests à détecter l’infec- tion. Cette période varie en fonction des tests et peut s’échelonner entre quelques jours et 3 mois. Ton professionnel de la santé peut t’expliquer la différence entre les types de tests et t’indiquer la durée de la période fenêtre. Les traitements disponibles? Passer régulièrement un test de dépistage du VIH permet de diagnostiquer l’infection tôt et d’avoir un suivi médical approprié. Ceci réduit les probabilités de complications et a des effets bénéfiques sur le maintien de la santé et sur la qualité de vie en générale. Le VIH ne se guérit pas, cependant les traitements disponibles actuellement sont efficaces dans la majorité des cas. On es- time qu’une personne vivant avec le VIH ayant un suivi médical et prenant adéquate- ment un traitement peut avoir une es- pérance de vie similaire à une personne non-infectée. Les traitements disponibles actuellement sont plus facile à prendre, moins toxiques et causent moins d’effets secondaires que les générations précé- dentes de molécules. De plus, une personne traitée efficacement et ayant une charge virale indétectable a moins de risque de transmettre le virus, même si les risques de transmission ne sont pas complètement éliminés. L’utilisation du condom est le meilleur moyen pour prévenir l’infection par le VIH/sida. 25 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 25
  26. 26. Le VIH/sida (suite) INFECTION CAUSÉE PAR UN VIRUS Le traitement post exposition (PPE) Le condom a glissé, s’est brisé ou tu as oublié de l’utiliser? Tu as eu une relation (avec pénétration) non protégée, sans condom… Ou encore le condom a peut-être glissé ou il s’est déchiré. Tu es inquiet… Surtout que tu ne connais pas le statut sérologique de ce partenaire ou que tu sais qu’il est séropositif. Tu peux avoir recours à un traitement d’urgence appelé «prophylaxie postexposition» (ou PPE). Rends-toi à l’urgence d’un hôpital ou contacte une clinique spécialisée en VIH le plus tôt possible. Ce traitement doit être pris dans les heures qui suivent une exposition pas plus tard que 48 à 72 heures. Au-delà de cette période, l’efficacité du traitement sera presque nulle. Si les résultats obtenus jusqu’à présent par ce traitement indiquent des bénéfices potentiels, il faut noter qu’il n’y a pas de garantie à 100 % qu’il sera efficace, car il ne s’agit pas ici d’une «pilule du lendemain»! Selon les risques qui ont été pris, le médecin te suggérera ou non de suivre ce traitement, qui dure quatre semaines. Il s’agit, en fait, d’une trithérapie, mais étalée sur un seul mois. Bien entendu, le médecin te fera passer un test de dépistage avant le traitement, puis un autre six semaines après le contact. Enfin, d’autres tests trois mois et parfois six mois plus tard seront effectués pour confirmer le résultat. 26 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 26
  27. 27. C’EST QUOI? Les condylomes sont causés par certains types du virus du papillome humain (VPH). Ce sont des verrues qui apparaissent, souvent en grand nombre, autour du gland, sur l’anus, dans le rectum ou à l’aine et par- fois dans la bouche. Les condylomes sont générale- ment indolores. Les verrues aux parties génitales et à l’anus sont très fréquentes car elles se propagent facilement entre les partenaires sexuels.. Les condylomes INFECTION CAUSÉE PAR UN VIRUS Les complications possibles? Alors que cette infection est souvent perçue comme étant purement un problème cosmétique ou esthétique, elle peut avoir des conséquences importantes à long terme et rendent le sexe moins agréable. Quels sont les tests et les traitements possibles? Pour éliminer les verrues, on a habituellement recours à l’azote liquide pour les brûler. Pour les hommes porteurs du VPH, des examens rectaux réguliers sont recommandés. Les condoms ré- duisent les risques de transmission, mais ceux-ci ne sont pas éliminés pour autant parce que les verrues peuvent se trouver sur une surface non couverte par le condom. La vaccination contre le VPH est efficace contre certaines souches du virus et peut donc con- tribuer à réduire le risque de contracter des ver- rues génitales ou d’avoir un cancer colorectal. Le vaccin n’est donné qu’aux jeunes filles et plus récemment, aux jeunes hommes avant les premières relations sexuelles. Il existe des traitements, mais l’éradication est parfois difficile et les récidives ne sont pas rares. 27 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 27
  28. 28. Quels sont les tests et les traitements possibles? Le test de dépistage des hé- patites A, B et C consiste en une prise de sang. Des traitements peuvent li- miter la gravité de l’infection chronique au virus de l’hé- patite B et, parfois, permet- tre la guérison. S’il n’y a pas de guérison, le porteur chronique du virus de l’hé- patite B peut transmettre l’infection toute sa vie. Chez le porteur chronique de l’hépatite C, des traitements peuvent limiter la gravité de l’infection et, bien souvent, permettre la guérison. En l’absence de traitement, le porteur chronique des hé- patites B ou C peut dévelop- per une cirrhose ou un cancer du foie. C’EST QUOI? L’hépatite est une inflammation du foie qui peut avoir de multiples causes, dont les virus des hépatites A, B et C. Ces virus ont différents moyens de transmis- sion. L’hépatite A se transmet principalement par contact avec des matières fé- cales contaminées (bouffe ou eau contaminé par exemple) et chez les hommes qui ont des relations avec d’autres hommes, il est possible d’attraper l’hépatite A en pratiquant le rimming (anulingus). L’hépatite B se transmet principalement par voie sexuelle ou par le sang (tatouage ou perçage avec du matériel conta- miné, partage de matériel d’injection ou d’inhalation de drogues). Alors que L’hépatite C se transmet principalement par le sang (tatouage ou perçage avec du matériel contaminé, partage de matériel d’injection ou d’inhalation de drogues, ainsi que certaines pratiques hard core qui causent un saignement). Les hépatites A, B et C INFECTIONS CAUSÉES PAR UNE BACTÉRIE Les symptômes et les complications possibles? Si tu es infecté par une hépatite A, B ou C, la plupart du temps, il n’y aura pas de symptômes. S’ils se manifestent, les symptômes peuvent comprendre : POUR LES HÉPATITES A ET B : De la fatigue, de la fièvre, des douleurs au ventre, de la perte d’appétit et des nausées, des vomissements ou parfois une jaunisse. Très souvent, les virus de l’hépatite A ou B sont éliminés par le corps et la personne infectée devient alors immuni- sée contre lui. Lorsqu’il demeure présent dans l’organ- isme, on dit de la personne qu’elle a une infection chronique. POUR L’HÉPATITE C : De la fatigue, une perte d’appétit, des maux de cœur ou de ventre et parfois une jaunisse. La majorité des personnes infectées par le virus de l’hé- patite C deviendront infectées chroniquement, mais il arrive rarement que le virus disparaisse par lui-même. 28 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 28
  29. 29. MAIS COMMENT ÉVITER QUE ÇA T’ARRIVE? Il existe un vaccin contre les hépatites A et B. Ces vaccins sont gratuits pour les hommes qui ont des relations avec d’autres hommes. Si tu as été vacciné il y a plus que 10 ans ou si tu ne t’en rappelles pas, ton pro- fessionnel de la santé peut vérifier ton immunité contres les hépatites A et B par un test par prise de sang. Il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C qui se transmet principale- ment via le sang. Pour prévenir l’hépatite C, ne partage pas le matériel de consommation de drogues (seringues, matériel d’injection ou matériel d’inhalation comme les pailles et les « bumper ») et évite tout contact avec le sang pendant les pratiques hard core et de fisting en portant des gants et nettoyant tes accessoires après utilisations. 29 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 29
  30. 30. Quels sont les tests et les traitements possibles? Le seul moyen de savoir si tu as contracté l’herpès est de consul- ter un professionnel de la santé pour passer un test de détection lorsque tu as des lésions appa- rentes. Il est possible de dépister l’herpès par un test sanguin, mais ce test n’est pas aussi efficace qu’une épreuve de détection ef- fectué sur les lésions. Ton profes- sionnel de la santé pourra mieux t’informer sur les types de tests. Il n’y a pas de traitement efficace pour guérir complètement l’her- pès. Il existe toutefois des médicaments qui pourront con- tribuer à : soulager les symp- tômes; réduire la durée et la fréquence d’apparition des lé- sions; et diminuer le risque de transmission. C'EST QUOI? L’herpès génital est causé par le virus de l’herpès simplex de type 1 ou de type 2. Le type 1 se manifeste principalement à la bouche (souvent appelé «feu sauva- ge»), mais il peut aussi se transmettre aux organes génitaux. Le type 2 se manifeste principalement aux organes génitaux et, très rarement, à la bouche. L’herpès génital se transmet lors d’une relation sexuelle avec ou sans pénétration du pénis dans la bouche, le vagin ou l’anus, par le rimming, mais aussi à l’occa- sion d’un contact intime (peau à peau) avec une personne infectée (avec des lé- sions ou non). L’herpès INFECTION CAUSÉE PAR UN VIRUS 30 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 30
  31. 31. JE PEUX RECOMMENCER À BAISER QUAND ? Comme l’herpès ne se guérit pas, il est important d’aviser tes partenaires que tu es in- fecté et qu’il y a un risque de transmission même si tu ne présentes pas de lésion visi- ble. Le risque de souffrir de poussées à répétition varie d’une personne à l’autre. Avec le temps, il arrive que les poussées s’espacent ou même cessent complètement. Cependant, leur fréquence et leur gravité sont souvent plus importantes chez les person- nes dont le système immuni- taire est très affaibli (compte de cellules CD4 très bas). Par ailleurs, le fait d’avoir l’herpès facilite la transmission du VIH et augmente la possibilité d’être infecté par le virus. Ton professionnel de la santé pourra t’informer sur les précautions à prendre lors des relations sexuelles, mais rappelle-toi que le port du condom demeure la meilleure protection. Toutefois, il ne prévient la transmission que s’il recouvre la portion du corps qui est infectée. Les symptômes et les complications ? Très souvent, une personne ayant l’herpès ne présente aucun symptôme, et s’il y en a, ils sont peu caractéristiques et n’inquiètent pas. Dans d’autres cas, les symptômes consistent en de petits ulcères très douloureux situés près de la région génitale (y compris les organes géni- taux, l’anus, les cuisses, les fesses). Ce sont ces ulcères qui sont la principale façon de trans- mettre le virus. L’infection au virus de l’herpès peut com- mencer de manière très intense ou passer com- plètement inaperçue. Tout au long de la vie, les symptômes (ulcères) pourront réapparaître. Le nombre et l’intensité de ces épisodes varient d’une personne à l’autre. Une fois qu’on est infecté, le virus de l’herpès demeure dans le corps de façon permanente, entraînant généralement la réapparition pério- dique des lésions et des autres symptômes. Certaines personnes ont des poussées tous les mois, d’autres plus rarement; d’autres encore (environ une personne sur dix) n’auront jamais d’autre poussée après la première. Entre les poussées, le virus reste dans le corps à l’état latent. Le stress, une mauvaise alimentation, le manque de repos, la maladie et l’exposition au soleil ou à des extrêmes de chaleur ou de froid semblent déclencher des poussées chez certaines personnes. D’autres ne remarquent aucune raison particulière pour la réapparition de leurs symptômes. L’herpès génital peut augmenter le risque de contracter ou de transmettre le VIH. 31 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 31
  32. 32. C’EST QUOI? Un morpion est un insecte parasitaire de la famille des poux qui s’alimente de sang humain et pond ses œufs dans les poils du pubis. La propagation se fait par des contacts physiques intimes et par le partage d’articles personnels, dont les draps, les vêtements et les serviettes. Les morpions INFECTION CAUSÉE PAR UN PARASITE Les symptômes et les complications possibles? Les symptômes habituels sont la peau irritée qui démange ou qui est rouge, de pe- tits points bleus sur la peau aux endroits des piqûres de morpions, ou de petits ex- créments noirs des morpions dans les sous- vêtements. Il est parfois possible de voir le morpion entre les poils pubien, il ressemble à un crabe minuscule. C’EST QUOI? Quant à la gale, il s’agit de mites parasitaires qui creusent des trous (sillons) sous la surface de la peau et qui y pondent leurs œufs. Tout comme les morpions, la propa- gation se fait par des contacts physiques intimes et le partage d’articles personnels, dont les draps, les vêtements et les serviettes. La gale INFECTION CAUSÉE PAR UN PARASITE Les symptômes et les complications possibles? Comme symptômes, des plaques rouges apparaissent sur les doigts, les poignets, les ais- selles, la taille, les pectoraux ou le pénis, ainsi qu’une démangeaison intense. Dans les cas graves, la peau devient écailleuse ou croûtée. Quels sont les traitements possibles? Le traitement est simple. Il suffit d’utiliser un shampooing ou une crème spécialisés en vente libre. Il faut aussi laver à l’eau chaude tout ce qui a été en contact avec la peau (vêtements, draps, serviettes). D’autres précautions sont nécessaires pour éviter une réinfection. Tu peux trouver plus d’informations dans les feuillets fournis avec le produit de traitement ou auprès de ton pharmacien. Quels sont les traitements possibles? Letraitementestsimple.Ilsuffitd’utiliserunsham- pooingouunecrèmespécialisésenventelibre.Ilfaut aussilaveràl’eauchaudetoutcequiaétéencontact aveclapeau(vêtements,draps,serviettes).D’autres précautionssontnécessairespouréviteruneréinfec- tion.Tupeuxtrouverplusd’informationsdansles feuilletsfournisavecleproduitdetraitementou auprèsdetonpharmacien. 32 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 32
  33. 33. Clinique L’Actuel 1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130, Montréal. T. 514-524-1001. www.cliniquelactuel.com Clinique l’Alternative 2034, rue Saint-Hubert, Montréal. T. 514-281-9848. www.cliniquedelalterna- tive.com Clinique du Quartier-Latin 905, boul. René Lévesque E., Montréal. T. 514-285-5500. www.cliniquequartierlatin.ca CLSC Jeanne-Mance CLSC des Faubourgs 1705, rue de la Visitation, Montréal; 1250, rue San- guinet, Montréal; 2260, rue Parthenais, Montréal; T. 514-527-2361. www.santemontreal.qc.ca/ CSSS/jeannemance CLSC de la Montagne CLSC Métro 1801, boul. de Maisonneuve O., Montréal (métro Guy-Con- cordia). T. 514-934-0354. Maison Plein Cœur T. 514-597-0554 www.maisonpleincoeur.org Projet SPOT www.spottestmontreal.com 1223 - A, rue Amherst, Montréal. T. 514-529-7768 (SPOT). SPOT offre aux gars qui baisent avec des gars un serv- ice novateur de dépistage rapide du VIH, gratuit et anonyme, dans un environne- ment chaleureux. SPOT, c'est aussi un projet de recherche, une place pour faire le point en toute confidentialité. Aids Community Care Montreal / Sida bénévoles Montréal T. 514-527-0928 www.accmontreal.org Rézo www.rezosante.org T. 514-521-7778 RÉZO offre un service de vac- cination des hépatites A et B ainsi que des tests de dépis- tage des ITS en sauna. Il est donc possible, pour toi, de passer un test de dépistage pour le VIH et les autres ITS ainsi que de te faire vacciner contre les hépatites A et B. Un intervenant de RÉZO est également présent sur place afin de t’offrir des consulta- tions individuelles, selon tes besoins. Si tu veux plus d’informations ou si tu désires les coordonnées d’un médecin qui traite les ITS, tu peux téléphoner au service Info-Santé (8-1-1). Tu pourras aussi y obtenir des renseignements sur les services de dépistage SIDEP de ta région. Si tu demeures dans la région de Montréal, voici quelques endroits où tu peux avoir accès à des services médicaux incluant des tests de dépistage pour le VIH/sida et les autres ITSS ainsi que la vaccination contre les hépatites A et B. Le personnel de ces établissements est sensibilisé à la réalité des hommes gais et bisexuels afin d’offrir leurs services dans un contexte confidentiel et sans jugement. Certains offrent des services sans rendez-vous s'il y a urgence. Tu vis à l’extérieur de la région montréalaise? Consulte la liste de l'ensemble des centres reliés aux services de dépistage intégré, et ce, dans toutes les régions admin- istratives québécoises ou consulte le site de la COCQ-SIDA pour trouver l’organisme communautaire VIH de ta région. (www.cocqsida.com) Ressources POUR TE FAIRE DÉPISTER ET TROUVER UN PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ 33 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 33
  34. 34. RESSOURCES GOUVERNEMENTALES Les ITSS se propagent itss.gouv.qc.ca La campagne québécoise de sensibilisation «Agissons pour freiner la transmission des ITSS» invite la population québécoise à se mobiliser. T’as juste une vie www.tasjuste1vie.com Cette campagne de prévention des ITSS vise à inciter les jeunes à utiliser le condom avec leurs partenaires et à continuer de le faire après la première relation. Le thème est «Très souvent, il n’y a rien à voir». Il rappelle aux jeunes que les personnes infectées n’ont pas toujours de symptômes apparents, ce qui rend l’utilisation constante du condom si im- portante. RESSOURCES COMMUNAUTAIRES Connect - Portail VIH/sida canadien www.hivinfovih.ca/fr Fréquence VIH www.frequencevih.ca Portail VIH/sida du Québec www.pvsq.org Prêt pour l’action www.pretpourlaction.com Un site de la COCQ-SIDA sur la réduction de risques et les pratiques sexuelles. Réseau canadien d'info-traitements sida (CATIE) www.catie.ca/fre T 1-800-263-1638 CATIE se veut une réponse nationale renou- velée et intégrée visant à réduire la trans- mission du VIH et à améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH. Remaides Un magazine pour les personnes vivant avec le VIH www.cocqsida.com Magazine publié par la COCQ-SIDA et ses partenaires (AIDES en France et Groupe Sida Genève), à l’intention des personnes fran- cophones vivant avec le VIH. Il informe sur tous sujets d’intérêt liés au VIH/sida. Séronet www.seronet.info Seronet est un site d'information et un espa- ce d'échange, de soutien et de rencontre destiné aux personnes séropositives, aux personnes porteuses d'une hépatite virale et leurs proches. Vision positive Un magazine sur la santé et le bien-être pour les personnes vivant avec le VIH www.positiveside.ca Magazine publié par CATIE à l'intention des personnes vivant avec le VIH/sida et abor- dant tous les aspects de la santé dont il faut prendre soin, y compris le physique, le men- tal, l'affectif, le spirituel et le sexuel. RESSOURCES PRIVÉES Le magazine Fugues www.fugues.com Magazine GLBT dans lequel on trouve chaque mois des articles sur les ITS et les réalités des PVVIH/sida, sur la prévention et sur la recherche. Plusieurs centaines d’articles «santé» également accessibles sur le portail Fugues.com. Le magazine Relais www.relaymagazine.com Magazine qui transmet aux personnes vivant avec le VIH de l'information récente, rédigée par des médecins canadiens au sujet du VIH/sida. Ressources POUR TE GARDER INFORMÉ SUR LES ITS ET LES RÉALITÉS DU VIH/SIDA 34 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 34
  35. 35. RAISONS DE PASSER RÉGULIÈREMENT DES TESTS DE DÉPISTAGE10 TA SANTÉ ET CELLE DE TES PARTENAIRES SONT IMPORTANTES. LES SYMPTÔMES D’UNE ITS NE SONT PAS TOUJOURS APPARENTS OU RESSENTIS, ET FRÉQUEMMENT, IL N’Y A PAS DE SYMPTÔMES IDENTIFIABLES. TOUT HOMME SEXUELLEMENT ACTIF PEUT CONTRACTER UNE ITS. L’EXPOSITION AU RISQUE DE CONTRACTER UNE ITS EST PLUS GRAND, SI TU AS DE NOMBREUX PARTENAIRES SEXUELS. TU AS DES RELATIONS SEXUELLES ORALES OU ANALES NON PROTÉGÉES PAR UN CONDOM. LES ITS SONT EN HAUSSE CHEZ LES HOMMES QUI BAISENT AVEC D’AUTRES HOMMES TU AS RESSENTI DES DÉMANGEAISONS, DES ÉCOULE- MENTS, DES ÉRUPTIONS OU DES DOULEURS PENDANT UNE RELATION SEXUELLE OU EN URINANT. LES ITS AUGMENTENT TON RISQUE DE CONTRACTER LE VIH OU DE LE TRANSMETTRE. LES ITS PEUVENT AVOIR DES CONSÉQUENCES ENCORE PLUS SÉRIEUSES, AU NIVEAU DE TA SANTÉ, SI TU VIS AVEC LE VIH. LE DÉPISTAGE FAIT PARTIE D’UNE STRATÉGIE DE PRÉVENTION COMPLÈTE. 35 DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 35
  36. 36. DOC COMPLET Its.qxd:Layout 1 5/11/10 10:30 AM Page 36

×