Actu carnet-sommeil-travail

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Actu carnet-sommeil-travail

  1. 1. SOMMEIL ET TRAVAIL6
  2. 2. AVANT-PROPOS En médecine du travail, 20 à 40% des sont impliquées dans l’apparition d’unesalariés se plaignent de leur sommeil somnolence, tel le syndrome d’apnéesavec pour principale conséquence la du sommeil qui touche 5 à 7% de lasomnolence et son corolaire la baisse population mais serait ignoré de 80%de vigilance. des personnes atteintes. Pourtant, res-Les causes d’un mauvais sommeil peu- pecter des règles simples d’hygiènevent être multiples et les répercussions de sommeil et traiter correctementdépassent le seul cadre individuel. Elles ces pathologies permet de restaurertouchent directement le monde du travail la vigilance et d’améliorer performance,en termes de risque, de sécurité et bien-être et sécurité au travail.d’accident du travail. Pour ces raisons, l’Institut National duUne privation chronique de sommeil Sommeil et de la Vigilance et ResMedliée à une activité sociale importante, ont choisi de s’associer pour sensibiliserà un environnement familial prenant dirigeants d’entreprise, médecins duou aux contraintes professionnelles, travail et salariés sur l’impact majeurest une situation courante responsable du sommeil et de ses pathologies sur lade somnolence. De même, certaines vie professionnelle.pathologies du sommeil fréquentes« Préservons notre capital santé, prenons soin de notre sommeil ! »Pr Joël Paquereau, Anne Reiser,Président de l’INSV et Responsable Présidente de ResMed Francedu Centre du Sommeil de Poitiers
  3. 3. POURQUOI DORT-ON ? Le sommeil est une fonction vitale de l’organisme, il joue un rôle de régulateur et de réparateur.DORMIR EST INDISPENSABLE À : UNE ORGANISATION EN CYCLE• La mise au repos de l’organisme afin Le sommeil n’est pas continu, il est composé de reconstituer les réserves énergétiques de cycles d’environ 90 minutes, comprenant du• Le maintien de la température corporelle sommeil léger, du sommeil profond et du som- meil paradoxal.• La synthèse de certaines hormones, notamment de l’hormone de croissance Le sommeil lent léger correspond aux stades N1• La régulation de fonctions métaboliques et N2. A l’endormissement, l’activité du cerveau (régulation de la glycémie, de l’appétit) se ralentit peu. Le dormeur est réveillé par le• L’élimination des toxines moindre bruit.• La stimulation des systèmes de défense En sommeil lent profond (stade N3), le ralentis- immunitaire sement de l’activité cérébrale s’amplifie. Plus• La régulation de l’humeur l’activité cérébrale est ralentie, plus le dormeur• Les mécanismes de mémorisation descend dans un état où il est difficile de le ré- et d’apprentissage veiller.• Une bonne performance physique ou intellectuelle Le sommeil paradoxal est un état dans lequel le dormeur est difficile à réveiller, son tonus mus-• Au maintien de la vigilance culaire est aboli, alors que son cerveau est aussi actif qu’en stade N1 et parfois qu’à l’éveil. PEUT-ON SE PASSER DE DORMIR ? Des expériences menées dans les années Chez l’homme, l’expérience la plus longue de 70-80 ont montré que priver un rat de dor- privation de sommeil (11 jours) a eu pour ef- mir pendant deux à trois semaines entraîne fets : irritabilité, agressivité, troubles cogni- une perte de poids malgré l’augmentation de tifs, visuels et intellectuels, somnolence et la prise alimentaire, une hypothermie et un micro-éveils, baisse de performances. Dès le décès lié à la baisse des défenses immuni- 3ème jour apparaissent des hallucinations et taires et de la température interne. des comportements de type psychotique dus à l’altération du fonctionnement cérébral. 3
  4. 4. PROBLÈMES DE SOMMEIL : DES RÉPERCUSSIONS VARIABLES DANS LE CADRE PROFESSIONNEL 1Chez 56% des Français, les problèmes de som- Cette somnolence peut être subtile et l’endor-meil occasionnent au moins 1 nuisance dans le missement fulgurant. Elle est souvent ignoréecadre professionnel. des personnes, en particulier chez les sujets très actifs, qui ne perçoivent pas qu’ils s’endor-• 8% ont été absents au moins 1 fois au tra- ment alors même qu’ils accomplissent une tâ- vail au cours des 12 derniers mois en rai- che où l’endormissement peut être fatal. son de troubles du sommeil.• 13% ont conduit en manque de sommeil ou La vigilance est l’état de réactivité à l’environ- en état de somnolence dans le cadre de leur nement dans lequel on se trouve quand on est activité professionnelle et ont risqué l’ac- éveillé. cident.• 37% estiment que les horaires / rythmes de travail perturbent le rythme de som- LA SOMNOLENCE : CAUSE FRÉQUENTE meil. Les répercussions se font essentiel- D’ACCIDENT DE LA ROUTE lement ressentir sur l’énergie et le dyna- misme, la concentration et la capacité à ne • Première cause d’accident mortel sur pas faire d’erreur. autoroute : 1 accident sur 3 2 • 20% environ des accidents de la route liés à un endormissement au volant 3 • Être somnolent multiplie par 8,2 le risque SOMNOLENCE ET BAISSE DE VIGILANCE d’accident AU PREMIER RANG • Dormir moins de 5 heures le multiplie par 2,7En médecine du travail, 20 à 40 % des sala- • Conduire entre 2 et 5h du matin le multi-riés se plaignent de leur sommeil, la principale plie par 5,6 4conséquence étant la somnolence et son coro-laire la baisse de vigilance. La somnolence diurne excessive entraîne deux fois plus de difficultés dans le cadre profes-La somnolence désigne une difficulté à se main- sionnel 5 : difficultés à gérer son temps, diffi-tenir éveillé. C’est un état intermédiaire entre le cultés relationnelles, pertes d’efficacité.sommeil et l’éveil. 1 - Enquête INSV 2006 2 - Source ASFA – Constat d’accidentologie – 2007 3 - Maclean et al, Sleep Med Rev, 2003, 7, 507-521 4 - Connor J et al, BMJ 2002; 324:1125 5 - Mulgrew AT, Sleep Med 2007
  5. 5. TESTER SA SOMNOLENCE IL EST INDISPENSABLE AVEC L’ÉCHELLE D’EPWORTH D’APPRENDRE À Instructions : Quelle probabilité avez-vous de RECONNAÎTRE LA vous assoupir ou de vous endormir dans les SOMNOLENCE ET D’EN situations suivantes, indépendamment d’une simple sensation de fatigue ? Même si vous CHERCHER LA CAUSE. ne vous êtes pas trouvé récemment dans de telles circonstances, imaginez votre réaction. LES SIGNES QUI DOIVENT ALERTER : Utiliser l’échelle suivante pour choisir le• Bâillements nombre le plus approprié à chaque situation.• Paupières lourdes ou qui se ferment seules 0 = pas de risque de s’assoupir• Besoin de se frotter les yeux 1 = petite chance de s’assoupir• Périodes d’inattention ou de brève perte 2 = possibilité moyenne de s’assoupir de mémoire 3 = grande chance de s’assoupir• Endormissements involontaires plus ou moins contrôlables au cours de la journée SITUATIONS• Périodes de micro-sommeils (quelques secondes) inconscients Assis en lisant• Irritabilité 0 1 2 3• Regard fixe En regardant la télévision• Lenteur de réaction 0 1 2 3• Désir fréquent de changer de position Assis inactif en public• Au volant : conduite de manière automa- (ex : théâtre, cinéma ou réunion) tique, distractions majeures (manquer 0 1 2 3 une sortie), dévier de la voie, difficultés à Comme passager en voiture pendant maintenir une vitesse constante, erreur de une heure sans arrêt coordination, inattention à la signalisation, 0 1 2 3 envie de dormir Allongé l’après-midi pour faire la sieste si les circonstances le permettent 0 1 2 3 Assis et en discutant avec quelqu’un 0 1 2 3 Assis tranquillement après un repas sans alcool 0 1 2 3 Dans un voiture, après quelques minutes d’arrêt lors d’un embouteillage 0 1 2 3 Résultat : Un résultat supérieur à 10 (à partir de 11) est généralement accepté pour indi-(Référence : Echelle traduite et adaptée par l’INSV de : Johns quer une somnolence diurne excessive.M.W. – A new method for measuring daytime sleepiness : theEpworth Sleepiness Scale. Sleep, 14, 540-545, 199) 5
  6. 6. LA PRIVATION CHRONIQUE DE SOMMEIL Même en tenant compte des besoins diffé-La privation de sommeil rents de sommeil d’un individu à l’autre, une « privation chronique de sommeil » des Fran-mise en cause dans 4 des çais est avérée. Elle reflète l’impact des modesplus grandes catastrophes de vie et de travail et combien le rôle essentielindustrielles du 20 ème du sommeil reste sous-estimé.siècle : 31% des Français dorment 6 heures ou moins6 et près de la moitié estime ne pas dormir suf- fisamment, 55% des actifs aimeraient dormir davantage7.1984 Les répercussions d’un manque chroniqueCatastrophe de Bhopal, dans la nuit du 2 au 3décembre 1984. de sommeil dépassent le seul cadre indivi- duel. Elles touchent directement le monde du travail en termes de sécurité et d’accidents du1986 travail, mais aussi de productivité.Le rapport sur les causes de l’explosion de la Augmenter la durée de son sommeil reste lenavette spatiale Challenger indique que seul moyen d’y remédier.« les heures excessives de travail avaient étéà l’origine d’une perturbation des performan-ces et d’erreurs décisives de jugement lorsde situations critiques ». UNE DETTE DE SOMMEIL ENTRAÎNE UN RISQUE ACCIDENTEL1986 ÉQUIVALENT À CELUI DE L’ALCOOL :L’accident de la centrale nucléaire de Tcher-nobyl, survenu de nuit, est certes dû à unesérie d’erreurs humaines très probablement • 17 heures continues d’éveil équivalentaggravées par des décisions inadaptées liées au risque d’une alcoolémie de 0,5g/lau manque de sommeil. • 24 heures équivalent au risque d’une alcoolémie de 1g/l1989Naufrage de l’Exxon Valdez ; le pétrolier avaitlonguement dévié de sa route car les mem-bres de l’équipage n’avaient pas respectéleur besoin de sommeil. Ce naufrage futnotamment à l’origine de la modification dela législation maritime internationale sur letemps de repos obligatoire. 6 - (enquête INSV/MGEN 2011) 7 - (enquête INSV/ 2006)
  7. 7. MON AGENDAPOUR LE SOMMEILCOMPRENDREET PRENDRE SOINDE SON SOMMEILVous souhaitez mieux connaître vos habitudes de sommeil ?Vous vous posez des questions sur la qualité de votre sommeil ?Vous avez des problèmes de sommeil et vous ne savez pascomment les résoudre ?Remplissez l’agenda et présentez-le à votre médecin au coursd’une première consultation. Vous pourrez faire le point ensembleet trouver des solutions adaptées.NOM : ………………………………………………………………………….....................PRÉNOM : ……………………………………………………………………....................MES NOTES SUITE À MA CONSULTATION DU ………/………/20……..........…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………...............................................
  8. 8. DATE1234567891011121314 sommeil ou sieste volontaire Heure de mise au lit Heure de lever Somnolence dans la journée sommeil ou sieste
  9. 9. Petit éveil Temps de travail Notation de 1 à 10 Heure de repas
  10. 10. LE TRAVAIL EN HORAIRES ATYPIQUESLes formes d’horaires atypiques les plusconnues sont le travail de nuit et le travail posté.Le travail posté désigne l’organisation selonlaquelle, sur un même poste de travail, plusieurséquipes se relaient en rotations successives.Le travail de nuit, quant à lui, concerne le travailayant lieu entre 21h00 et 06h00. En France, 1 salarié sur 4 travaille en horaires décalés ou de nuit. Le travail de nuit concerne 15,2% des salariés soit 3,5 millions de personnes 8. QUELQUES RÈGLES D’HYGIÈNE PERMETTENT DE VIVRE PLUSLes troubles du sommeil sont parmi les prin- SEREINEMENT LE TRAVAIL POSTÉ :cipales difficultés rencontrées par ces tra-vailleurs. 60% d’entre eux s’en plaignent. L’in-somnie toucherait 30% de ces salariés et la • Maintenir autant que possible la régularité des horaires de couchersomnolence 15 à 20%. et de lever. A court terme, le travail en horaires • Porter une attention particulière à son environnement de sommeil (literie, atypiques est responsable : température de la chambre proche de 18°C, obscurité, limitation du bruit).• d’une dette chronique de sommeil. Le som- • Pratiquer la sieste, bénéfique pour meil de jour est moins réparateur que le récupérer une dette de sommeil sommeil de nuit car plus court et perturbé et compléter un sommeil de trop par des conditions environnementales dé- courte durée. favorables (bruit, lumière, température). La • Pratiquer une activité physique privation de sommeil est évaluée à 1 heure régulière. par jour, soit une nuit par semaine, ou 45 • Eviter le grignotage et respecter 3 nuits par an. repas par jour.• d’un risque d’accident augmenté en raison du manque de sommeil, de la désynchro- • Au travail : s’exposer à la lumière en début de poste, prendre de courtes nisation de l’horloge biologique et de la pauses et s’aérer régulièrement. somnolence excessive.• de troubles digestifs et d’un déséquilibre alimentaire. 8 - (enquête DARES, 2011)
  11. 11. L’IMPACT PROFESSIONNEL DU SOMMEIL ET DE SES PATHOLOGIES EST MAJEUR INSOMNIE ET TRAVAILL’insomnie touche environ 1 adulte sur 5. Il estdonc naturel que les travailleurs s’en plaignentrégulièrement.Il s’agit d’un trouble régulier du sommeil qui semanifeste par des difficultés d’endormisse-ment, des réveils nocturnes multiples, un ré-veil précoce et la sensation d’un sommeil nonrécupérateur. L’insomnie entraîne des réper-cussions sur le fonctionnement diurne de type CERTAINES PATHOLOGIESfatigue, malaise, troubles de l’attention, de la FAVORISENT LA SOMNOLENCEconcentration, de la mémoire, trouble de l’hu-meur, irritabilité… Le syndrome des jambes sans repos touche 5%Ces difficultés surviennent en dépit de condi- de la population. Il se manifeste par des impa-tions adéquates de sommeil. tiences, sensations désagréables au niveau des membres inférieurs, qui surviennent ou s’ag-Les causes de l’insomnie sont multiples mais gravent le soir ou la nuit. Elles sont favoriséesparfois elle trouve son origine dans les condi- par l’immobilité et souvent soulagées par letions de travail : travail posté ou en horaires mouvement. Dans 80% des cas, sont constatésdécalés, surcharge mentale responsable d’an- au cours du sommeil des mouvements involon-xiété, environnement physique de travail (bruit, taires des membres dont la personne n’a paschaleur, pénibilité) et difficultés à se détendre conscience, entraînant une désorganisation etaprès le travail (trajets longs, travail domesti- une fragmentation du sommeil.que important, enfants à charge…). La narcolepsie, maladie rare, se caractérise par des endormissements incontrôlables. Plus Les conséquences professionnelles rarement peut survenir un relâchement muscu- de l’insomnie sont multiples : laire brusque ou cataplexie, des hallucinations et des perturbations du sommeil nocturne.• accidents du travail plus fréquents,• nombre de jours d’arrêt de travail augmenté,• taux d’absentéisme plus élevé. 11
  12. 12. LE SYNDROME D’APNÉES DU SOMMEILLe syndrome d’apnées du sommeil est une maladie fréquente qui se caractérisepar des arrêts répétés (apnées) de la respiration au cours du sommeil. Le som-meil ainsi fragmenté n’est pas récupérateur, engendrant une somnolence dansla journée.L’apnée du sommeil, lorsqu’elle n’est pas Des solutions efficaces existent pour trai-traitée, a des conséquences néfastes au travail : ter l’apnée du sommeil. Elles permettent de retrouver un sommeil réparateur et restaurent• 2 fois plus d’accident du travail 9 une bonne vigilance pendant la journée.• 2,5 fois plus d’absence 10• 2 fois plus d’arrêt maladie longue durée 11 • L’application nocturne d’une pression posi-• L’efficacité et la performance au travail tive (masque facial, nasal ou narinaire ) en sont diminuées 12 : difficultés à se concen- cas d’apnées sévères trer, à accomplir un travail routinier, risque • L’orthèse d’avancée mandibulaire (appareil de somnolence sur le poste de travail et de dentaire à porter la nuit) pour les apnées fausses manœuvres ou d’erreurs peu nombreuses ou en cas d’intolérance à la pression positiveSur la route, la somnolence associée aux • La perte de poids ne suffit pas générale-apnées augmente les risques d’accidents. ment à elle seule mais peut contribuer à l’améliorer• 6 à 7 fois plus de risque d’accidents 13• Distance de freinage augmentée : + 8,8 mètres à 40 km/heure 14• 3 fois plus de dommages corporels 15 En cas de signes évocateurs, parlez-en à votre médecin • Ronflements bruyants • Sentiment d’être fatigué au réveil, même après avoir dormi 8 heures • Arrêts respiratoires durant le sommeil remarqués par le conjoint 9 - Ulfberg J, Scand J Work Environ Health. 2000; 26(3):237-42 • Somnolence dans la journée 10 - Servera E et al. Chest 1995; 108:162S 11 - Sivertsen B et al. Eur Respir J. 2008; 32(6):1497-503 • Difficultés de concentration 12 - Ulfberg J. et al. Chest 1996 • Hypertension 13 - Young T, Sleep. 1997; 20(8):608-13 / Terran Santos, NEJM • Irritabilité et baisse de la libido 1999; 340:881-883 14 - Mazza S et al, Eur Resp J, 2006, 28: 1020–1028 • Envie d’uriner la nuit 15 - Mulgrew AT et al, Thorax 2008
  13. 13. CONJUGUER SOMMEIL ET TRAVAIL Pratiquer une activité physique • Adopter des règles d’hygiène deL’activité physique permet d’augmenter le sommeil simplessommeil lent profond, particulièrement ré- • Adapter sa durée de sommeil àcupérateur, et de lutter contre l’anxiété et la ses besoins.dépression, causes fréquentes de troubles du • Adopter des horaires de couchersommeil et de la vigilance. et de lever réguliers • Se ménager un environnementQuelle activité ? Toute activité physique non favorable au sommeilcompétitive, cyclique (marche, course, nata- • Favoriser les activités calmes ention…), suivie d’une phase de récupération fin de journée(étirements, relaxation, hydratation…). Coupler • Eviter les somnifèressport et activité à l’extérieur stimule la vigilance • Se coucher dès les premierspendant la journée. L’effet de l’activité physique signaux de sommeilest optimal entre 4h et 8h avant le coucher • Eviter une consommation exces- sive ou tardive de caféine Apprendre à se relaxerLa relaxation permet de moins subir l’envi-ronnement et de mieux contrôler ses rythmesveille/sommeil.Elle repose sur des pratiques de respiration, dedécontractions/contractions musculaires, depostures adaptées, de techniques d’imageriementale (visualisation).Il existe plusieurs techniques (sophrologie, trai- CE QUI DOIT ATTIRER VOTREning autogène…). Le principal est de trouver ATTENTION ET VOUS FAIREcelle qui convient le mieux en fonction de sa CONSULTERpersonnalité. • Vous avez du mal à vous endormir • Vous vous réveillez trop tôt • Vous avez des sensations désagréablesDépister d’éventuelles pathologies du sommeil dans les jambes vous empêchant de dormir • Vous êtes fatigué le matinLe traitement efficace des pathologies permet • Vous avez des envies de dormir lade retrouver une vigilance similaire à celle des journéepersonnes qui ne souffrent pas de troubles du • Vous luttez pour rester actif • Votre sommeil est agité, votre entou-sommeil. Traitées, ces pathologies du sommeil rage s’inquiète du ronflement et desne représentent pas une contre-indication à arrêts de la respiration au cours dul’exercice d’une conduite professionnelle. sommeil 13
  14. 14. LA SIESTE, UNE PRATIQUE AUX BIENFAITS MULTIPLES Il existe plusieurs types de La sieste « cycle de sommeil » siestes, à adapter en fonction C’est la sieste du week-end ou la sieste du tra- du moment de la journée et vailleur de nuit. Elle dure un cycle de sommeil des effets recherchés. c’est-à-dire entre 1h et 1h30. Elle comprend du sommeil lent profond et permet de récupérer d’une dette de sommeil accumulée pendant la semaine ou la période de travail. La sieste « flash » améliore la mémoire et l’attention.Elle dure moins de 5 minutes et ne présente pasde sommeil réel. C’est un moment de détentequi peut se pratiquer dans les transports ou aubureau. Elle permet de mieux s’adapter à un en-vironnement contraignant.Les techniques de relaxation comme la sophro-logie sont souvent utilisées. La sieste de « 10 à 20 minutes » Que faire lors d’une pause au travail ? améliore la vigilance, la mémoire, les per- formances et la productivité. Elle diminue le - Trouver un endroit calme, éloigné du bruit et de risque d’accident. la lumière vive. - Si la pause a lieu avant 15 heures, faire uneCette sieste comporte uniquement du sommeil « sieste » de 10 minutes dans un fauteuil confor-lent léger. Elle se pratique en début d’après table en s’aidant des techniques de relaxations,midi dans un endroit calme et dure moins de 30 après avoir pris si besoin un café.minutes. Il est conseillé de laisser pénétrer la - A la fin de la sieste, s’étirer, se masser le vi-lumière et de programmer un réveil afin d’éviter sage et s’exposer à la lumière du jour ou sousune sieste trop longue qui risquerait de pertur- une forte luminosité.ber le sommeil de la nuit suivante. - En fonction de l’heure de la journée (11h ouPrendre un café avant la sieste permet « d’opti- 17h), il est possible de compléter la pause parmiser » les effets sur la vigilance. une collation légère.
  15. 15. LA LUMIÈRE, UN SYNCHRONISATEUR Chez l’homme, de nombreux rythmes biologiques sont organisés sur 24 heures ; ces sont les rythmes« circadiens » qui sont contrôlés par l’horloge biologique interne. Cette horloge se situe dans le cerveau dans une zone appelée hypothalamus. Quelles sont les contre indications ?L’alternance lumière obscurité joue un rôle Les personnes présentant une pathologie ocu-très important de synchronisateur. En passant laire évolutive doivent impérativement consul-par l’œil, la lumière agit directement sur l’hor- ter leur médecin spécialiste avant toute expo-loge interne et sur la sécrétion de la mélatonine sition.(hormone favorisant le sommeil). Dans tous les cas, il est préférable de demanderDurant la journée, la lumière empêche la libéra- l’avis de son médecin.tion de mélatonine tandis que la nuit, l’absencede lumière permet sa sécrétion. Comment faire ?La lumière artificielle de haute intensité (lux- II est indispensable d’utiliser une lampe aux nor-thérapie ou luminothérapie) reproduit, en cas mes CE dont l’intensité varie de 2 500 à 10 000de sous-exposition, l’action de la lumière natu- Lux. Cette lampe s’utilise à 30-50 cm des yeux.relle et agit sur l’horloge biologique. La durée d’exposition est de 30 minutes à 1 heure. Le moment d’exposition varie en fonction deLes indications de la luxthérapie sont précises : l’indication. D’une façon générale, l’exposition se pratique en• dépression saisonnière début de journée pendant une heure, l’intensité• troubles du sommeil par décalage de la lumière est ensuite diminuée. Toute expo- de l’horloge biologique sition en fin de journée est à éviter, au minimum• jet-lag une heure avant d’aller se coucher.• inadaptation au travail posté ou La luxthérapie s’effectue sur une période de au travail de nuit quelques jours (jet-lag) à quelques semaines• troubles des rythmes des sujets âgés pour les autres indications. 15
  16. 16. Pour ensavoir plus…www.institut-sommeil-vigilance.orgwww.sfrms.orgwww.afsjr.frwww.anc-narcolepsie.comwww.ffaair.orgwww.syndrome-apnee-sommeil.frPour nous écrire :Institut National du Sommeil et de la Vigilance7, rue Corneille75006 Pariscontact@insv.org

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