LUNDI 9 MARS 2015
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06 ÉCONOMIE MÉDIAS ET COMMUNICATION
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« Le Parisien » réinvente l’information local...
MÉDIAS ET COMMUNICATION ÉCONOMIE 07
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EMBAUCALLONSAUBOUTDEVOSPROJETS.
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Bernard BOUTBOUL,
président de Gira Conseil,
conseil et d...
FACE À FACE ÉCONOMIE 09
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Colombus Café, le françaisLa chaîne française, créée en 1...
10 BUSINESS
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 Unedemesemployéess’habille
enfonctiondelamodeetvientau
travailenleg...
PAROLE D'ENTREPRENEUR BUSINESS 11
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Société Générale, S.A. au capital de 1 006 509 ...
12 BUSINESS CAP SUR LA CROISSANCE
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OPPORTUNITÉS
Afrique : un potentiel
économique ...
ÎLE-DE-FRANCE BUSINESS 13
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DO YOU RUN AT WORK ?
JEUDI 21 MAI — 18H00
6km d’afterwo...
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MARKETING
Connaître la typologie de ses prospectsCertains...
PROSPECTIVE BUSINESS 15
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SANTÉ
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La séde...
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Nous avons eu le plaisir d'être interviewé par le journal "Le Parisien" sur le sujet de la négociation.

Retrouvez notre interview page 14 du supplément économie.

Le Parisien Economie - 09-03-2015 - Interview ConseilsMarketing.fr

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Le Parisien Economie - 09-03-2015 - Interview ConseilsMarketing.fr

  1. 1. LUNDI 9 MARS 2015 ÉCONOMIE AU CŒUR DE L’EMPLOI L’hôtellerie- restauration, un recruteur de premier plan Pages 20 et 21 5 PAGES D’OFFRES D’EMPLOI Pages 23 à 27 COMMISSION PARITAIRE N° 0120 C 85979 NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT Les data, nouveau trésor pour les entreprises Les internautes génèrent chaque jour des masses de données gigantesques : ce «big data», qui se chiffre en dizaine de milliards d’euros et irrigue toute l’économie, offre de nouvelles perspectives aux entreprises. Pages 2 et 3 (Getty images/Krzysztof Zmij.) INVITÉ DE LA SEMAINE HUBERT PATRICOT présidentdeCoca-Cola EntrepriseEurope Page 5 (LP/Philippe Lavieille.) MÉDIAS Nivea mise sur le PSG Page 7 FACE À FACE Starbucks / Columbus Café Pages 8 et 9 CAP SUR LA CROISSANCE Les PME françaises à la conquête de l’Afrique Page 12 INNOVATION Les «serious games», nouvel outil de formation Page 16 ARGENT Tout sur le cumul emploi-retraite Pages 18 et 19 milibris_before_rename
  2. 2. 02 ÉCONOMIE LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 C ertains experts ont an- noncé que les «data» seraient l’or noir du XXIe siècle. S’il est en- core difficile de confirmer leurs prédictions, quel- ques faits semblent néan- moins leur donner raison : créée en 1998, Google a réa- lisé 66 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2014 et sa ca- pitalisation boursière atteint 390 milliards de dollars. Tandis que son cadet Facebook , lancé en 2004, a réalisé en 2014 12,5 mil- liards de dollars de chiffre d’af- faires pour une capitalisation boursière de 223 milliards de dol- lars, bien supérieures à celles de Boeing ou General Motors, des fleurons de l’industrie améri- caine. Or que sont Google et Fa- cebook ? Des entreprises qui ont bâti leur modèle économique en exploitant les données numéri- ques, celles de leurs clients ou de leurs utilisa- teurs, avant de développer d’au- tres services. Ces données numériques sont celles produites, à tout moment, lorsque l’on re- çoit un mail, lorsqu’on publie un message sur Facebook, lorsqu’on envoie un contrat par Internet à un fournisseur où lorsqu’on cherche son chemin en utilisant une application de géolo- calisation. Le développement d’Internet, la généralisation des smartphones et des tablettes pour des usages tant profes- sionnels que personnels, le succès des réseaux sociaux et demain le déferlement des objets connectés génèrent des masses de données gigantesques qui peuvent être exploitées, notamment sous forme de statistiques. Il est estimé que 90 % des données récoltées depuis le début de l’humanité ont été créées durant les 2 dernières années. Ce phénomène que les américains ont baptisé Big Data est fascinant car il offre beaucoup d’opportunités même pour des en- treprises «classiques» qui ne sont pas nées de l’Internet. Mais il peut aussi inquiéter sur les risques induits par l’utilisation des don- nées personnelles (lire encadré). Quoi qu’il en soit, les entreprises ne peuvent plus l’ignorer car celles qui vont savoir maîtriser la donnée vont avoir un avantage concurrentiel. Et dans n’importe quel secteur d’activité : « Un des meilleurs exemples de ce change- ment de paradigme, c’est celui des chauffeurs de taxi qui ne sem- blait pas devoir être vraiment touché par la tornade numérique. Or l’arrivée de nouveaux acteurs comme Uber qui s’appuient sur les datas pour développer leur modèle économique et apporter de nouveaux services a complète- ment bouleversé la donne et fragi- lisé les acteurs traditionnels », analyse Jean-Michel Franco, di- recteur marketing de l’éditeur Ta- lend, l’un des leaders mondiaux du Big data. « Il y a de multiples usages du Big Data. Dans la distribution, une en- REPÈRES Un marché florissant 8,9 milliardsde dollars soit près de 8 milliards d’euros, c’est le chiffre d’affaires mondial qu’a généré le marché du Big data en 2014. Avec une croissance de près de 40 % par an, le marché devrait représenter plus de 24,6 milliards de dollars (22,3 milliards d’euros) en 2016. (Source:cabinetTransparencyM arketResearch.)  70 % des données créées le sont par des individus, mais ce sont les entreprises qui stockent et gèrent 80 % d’entre elles.  23 % des données numériques pourraient être utiles au Big data si elles étaient bien taguées et analysées, selon le cabinet IDC. Seulement 3% le sont à ce jour.  4,4 millions d’emplois devraient être créés sur le marché du Big data au niveau mondial entre 2013 et 2015 (Source:Gartner.) Big data, la ruée vers l’or La collecte et l’exploitation des données numériques que les internautes produisent par centaines de milliers de gigaoctets chaque jour sont un nouvel enjeu technique, juridique et surtout économique. Difficile quand nous entendons «Big data» de ne pas penser à «Big Brother». Devons-nous craindre que les géants du net prennent le contrôle de nos vies grâce aux milliards d’infor- mations qu’ils collectent en permanence ? Chaque jour, en effet, nous semons sur la toile des dizaines de petits cailloux numériques qui dessinent les contours de nos goûts et de nos centres d’intérêt. Cette manne, les entreprises de toutes tailles s’y intéressent de plus en plus. Comme une île qui surgit un beau jour dans l’océan, voici un nouveau marché en train d’éclore sous nos yeux. Et contrairement à l’île, ce secteur croît de façon vertigineuse. Bien sûr, il faut veiller à ériger des garde-fous efficaces. Mais il faut aussi, et surtout, permettre aux PME françaises de se saisir de cette nouvelle opportunité. Les datas sont un levier qu’il faut apprendre à maîtriser pour qu’ils deviennent des facteurs de croissance et de perfor- mance économique.  BÉNÉDICTE ALANIOU L’éditorial Le nouveau monde « Dans les secteurs financiers, cela aide à faire de l’analyse de risque et à détecter les fraudes» milibris_before_rename
  3. 3. À LA UNE ÉCONOMIE 03 LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 treprise va analyser les tickets de caisse pour mieux comprendre les comportements des clients avec pour objectifs de développer la vente. Dans les secteurs finan- ciers, cela aide à faire de l’analyse de risque et à détecter les fraudes », souligne Laetitia Bar- doul, Analyste Senior chez Mar- kess International. Et de ce nou- veau monde, les PME peuvent elles aussi tirer profit, puisqu’elles sont également pro- ductrices de données et en intè- grent de plus en plus provenant de leurs clients, de leurs partenaires et de leur environnement secto- riel. A quelle fin ? Une enquête réalisée fin 2013 par la société EMC sur l’appétence des PME pour le Big data révélait que 74 % des entreprises interrogées consi- déraient que le Big data allaient leur permettre d’améliorer leur prise de décision et 23 % esti- maient que cela pouvait leur donner de réelles avancées concurrentielles. Reste cependant que de tels projets ne s’improvi- sent pas, car exploiter ce filon des données demeure encore une af- faire de spécialistes qui requiert investissements et surtout compé- tences techniques.  DOSSIER RÉALISÉ PAR FLORENCE PUYBAREAU (AWO/Science photo library.) binaire EN SAVOIR PLUS Y ALLER  Au salon Big Data, qui réunira tous les spécialistes français et étrangers de ce domaine, les 10 et 11 mars, au Cnit Paris-La Défense (Hauts-de-Seine). Badge à réserver sur www.bigdataparis.com /inscription.htm l. Pouvoir récupérer des données sur Internet, les analyser, voire les triturer pour ensuite proposer un service personnalisé à un client, ou encore suivre la masse salariale de son entreprise ou s’interroger sur l’efficacité d’une molécule sont des opéra- tions d’autant plus tentantes qu’aujourd’hui les outils per- mettent (assez facilement) de le faire. En revanche, cela peut poser un problème juridique car letraitementdecesinformations n’est pas libre. En France, le consommateur doit donner son accord pour l’utilisation ou la vente de ses données. «Chaque donnée collectée doit avoir un consensus préalable» avertit l’avocatEricCaprioli,spécialisé danslesTIC. «Pas de problème pour la PME si elle les a correctement collec- tées et si elle les exploite dans son secteur d’activité. En re- vanche, si elle collecte des don- nées personnelles sur les ré- seaux sociaux, cette pratique est soumise à des conditions géné- rales d’utilisation. Et si elle les loue, le contrat doit mentionner que les données ont été collec- tées de manière licite.» Au- jourd’hui, la Commission natio- nale de l’informatique et des libertés (Cnil) peut juger du bon ou mauvais comportement d’une entreprise. Dans quelques mois, une nouvelle directive eu- ropéenne sur la protection des données personnelles va voir le jour et elle concernera aussi le Big Data dont l’usage pourrait êtreencoreplusencadré. Une technologie surveillée  TÉMOINS «Mieux connaître les attentes des clients» Créée à la fin des années 1970 près de Clermont-Ferrand, l’enseigne Babou, spécialisée dans les articles discount (vêtements, chaussures, lingerie, linge de maison, bazar...), compte aujourd’hui plus de 90 ma- gasins dans toute la France pour un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros. Son activité génère énor- mément de données et peu à peu l’idée est venue d’exploiter cette in- formation : « L’informatisation du groupe a commencé seulement en 2009 mais il n’y avait pas de suivi desproduits,pasderemontéesd’in- formation de toutes nos opérations, expliqueDavidLegeay,ledirecteur des systèmes d’information de Babou.Nous souhaitions croiser nos données avec les données exté- rieures, comme la météo pour être plus pertinent dans notre offre, dans la manière de proposer les articles aux clients. Par exemple, grâce à la solutiondeBigDataquenousavons mise en place (NDLR : développée par la société Talend), nous nous sommesaperçusquelesrayonstex- tile sont plus visités dans le Nord de la France tandis que les clients du Sud apprécient davantage les arti- cles du bazar». Une telle solution permet à la direction générale de fairedemeilleurschoixstratégiques et à la direction des achats de mieux connaître le cycle des produits. «Nous avons les bons produits aux bons endroits et en récupérant les données des cartes de fidélité, nous savons mieux ce que souhaitent les clients», souligne Daniel Legeay. Cependant il le reconnaît : une telle solutionestassezonéreuse,nécessi- tant des ressources tant matérielles qu’humaines. «Il n’est pas question de faire tourner ces applications sur de simples PC de bureau et c’est techniquement complexe à mettre en oeuvre», affirme-t-il. Le traite- ment des données implique en effet de disposer de serveurs assez puis- sants. Pour Babou, l’investissement global de mise en place du Big data areprésentéprèsde100000€. David LEGEAY, directeur des systèmes d’information de Babou, Cournon d’Auvergne (Puy-de-Dôme) (DR.) «Fournir des aides à la décision» Exploiter les données n’est pas ré- servé qu’aux entreprises commer- ciales dans le but de pousser leurs clientsàacheterdavantage.Tousles secteurs peuvent en tirer profit, mê- me les plus traditionnels. Créée par des producteurs de porcs, Uniporc Ouest est une association profes- sionnellenéeilyaplusde40ans.El- le regroupe 8 000 éleveurs, 75 coo- pératives et 26 abattoirs et a pour objectif de peser et de classer des carcasses afin d’en déterminer le paiement. Chaque année, ce sont près de 20 millions d’animaux qui sont ainsi renseignés. Une énorme base de données associant chaque animal à son propriétaire. «En termes de volume financier, cela re- présente environ 2,7 milliards d’euros par an», explique Pascal Lemée,responsabledesservicessta- tistiques et de la R&D d’Uniporc Ouest. Unvolumededonnéesimportant L’organisme a souhaité investir dans le Big Data car le volume de données devenait trop important pour être bien exploité par des solu- tionsplusclassiques.«Ilnousfallait desoutilspertinentspourdonnerdes résultats fiables à l’éleveur, car ce- lui-ci est payé sur les calculs faits à partir des animaux envoyés à l’abat- toir. Nous souhaitons également renforcer la traçabilité des opéra- tions et pourvoir fournir des infor- mations en temps réel à tous les in- tervenants dès qu’il y a une modification des données de pro- duction» souligne Pascal Lemée. Sans l’outil, ce dernier reconnaît qu’il ne pourrait pasproposerla mê- me qualité de service : «Nous four- nissons des aides à la décision pour les coopératives et nous apportons des éléments d’information en data visualisation beaucoup plus clairs pourl’utilisateurquedestableauxde données». Uniporc Ouest, qui a fait le choix de la solution de l’éditeur SAS, compte 80 personnes dont 3 pour l’informatique et un statisti- cien. « Pour bien utiliser ce genre d’outil, il est nécessaire d’avoir des compétences en informatique et en statistiques»notePascalLemée. Pascal LEMÉE, responsable de la R&D, Uniporc Ouest, Plérin (Côtes d’Armor) (DR.) Reda GOMERY, associé responsable Data et Analytics chez Deloitte  OùenestleBigdatadanslesentreprises ? ExpérimenterleBigDatas’annoncecommel’unedes fortestendancesen2015.Nousvoyonsdenombreuses entreprisessortirdel’attentisme.Ellessont submergéesparladigitalisationdesdonnées,tandis quelacriselesinciteàentirermeilleurpartipour capterdelacroissanceouaméliorerleursmarges.Elles entrentdoncenphaseexpérimentale,maissouvent sansattendred’avoirrésolutouteslesquestions stratégiques,organisationnellesoutechnologiques soulevéesparleBigData.  Concrètement,commentl’utilisentlesentreprises ? LeBigdatavad’abordserviràoptimiserles performancescommercialesengénéral.Lesdirections marketingdesgrandesentreprisesontplutôtbien compriscequecelapouvaitleurapporter.Cesont d’ailleurselleslesplus«consommatrices»deBigdata quiestnotammentutilisépourmieuxconnaîtreetdonc mieuxfidéliserlesclients.Lestélécomsetlessecteurs financierssontlesplusprécurseurs.Maiscelaintéresse deplusenplusdesecteurs.Dansledomaineindustriel, leséquipementsconnectésremontentdel’information quivaêtreanalyséeafindedétecterdesproblèmes, voiredesfraudes…Lesexemplessemultiplient.  EtleBigDatapourlesPME ? Mêmesilemarchés’étendetquel’ontrouveuncertain nombredetechnologiesdisponibles,leticketd’entrée resteélevé.LeBigdatademandedesinvestissements, passeulementmatérielmaissurtoutencompétences, afindepouvoiranalyserlesdonnéesetmettreenplace desprojets.LesPMEquiselancentdoiventenavoir conscience.Maisontrouveaujourd’huidesentreprises quimonétisentdessolutionsdeBigdatacommede l’analysededonnéesoudel’agrégationdedonnées pourlesrendreanonymes.Des«pureplayers» apparaissentégalementafind’acquérir,derecouperet d’enrichirlesdonnées,avantdelivrerdesanalysesclés enmain. (DR.) L’AVIS DE... «Cela demande des investissements et des compétences» milibris_before_rename
  4. 4. 04 ÉCONOMIE D'UN COUP D'ŒIL LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 EMPRUNTER ÉPARGNER LES CHIFFRES DE LACONSOMMATION LES CHIFFRES DE LASEMAINE (au 4e trimestre 2014) (janvier 2015) (Janvier 2015) (4e trimestre 2014) (Cat. A, B, C) (sans les DOM-TOM) En variation annuelle 130euros Taux moyen Demandeurs d’emploi 5 232 100 % de la population active 9,9 % Variation sur le moins précédent Livrets A et bleu Super livret Euro/dollar + 0,3 % Chômage Taux ixe pour un emprunt immobilier 1 % 4 % Cours le 6 mars Sur 15 ans Indices des loyers Consommation des ménages Inlation dont Énergie Alimentation Produits manufacturés Services - 2,1 % - 1 % + 0,1 % - 3,2 % - 0,1 % 125,29 + 0,37 % LE MARCHÉ DUTRAVAIL (A partir du 1er janvier 2014) 35 h Salaires 1 457,52 € 1 142,07 € 9,61 € 7,53 € Minimum horaire brut Minimum horaire net Sur 20 ans Taux minimum Taux minimum des crédits à la consommation sur un an 2,20 % 1,70 % 2,45 % 1,90 % 2,75 % + 0,6 % Enjanvier2015,lesdépensesdeconsommationdesménagescontinuent d’augmenter:+0,6%,après+1,6%endécembre.Cettehausses'appuie notammentsurlaforteprogressiondesachatsd’automobiles(+3,2). Lesecteurdel'habillementproited'un4e moisdehausse(+2%) etl'équipementdelamaisonprogresseégalement(+1,4%).L'alimentaire restestableà-0,1%tandisquelesdépensesd'énergieralentissent nettement,aprèslafortehaussededécembre(+0,6%après+6,9%). mensuels,pouruncélibatairetravaillantàtempspleinausmic: c’estlemontantquepourraitatteindrelanouvelle“primed’activité”,qui remplaceradès2016laprimepourl'emploi(PPE)etleRSAactivité.Ilserait de220eurospourunemèreisoléeavecunenfant,travaillantàtierstemps. 1 € = 1,0879 $ 4 951,48 4 917,32 4 869,25 4 917,35 4 963,51 4 964,35 V. 06/03J. 05/03M. 04/03M. 03/03L. 02/03V. 27/02 CAC 40 +0,26 % par rapport au mois précédent Source : Baromètre Empruntis.com, taux moyens hors assurance. DÉCRYPTAGE Les géants des télécoms en Europe La carte d’Europe des télécoms fait apparaître un marché très éclaté où l’on voit émerger des géants : le britannique Vodafone domine le secteur avec plus de cent millions d’abonnés, suivi par l’allemand Deutsche Telekom, l’espagnol Telefonica et le français Orange. L’euro est la monnaie commune aux pays membres de la zone euro qui regroupe 19 états de l’Union euro- péenne, avec l’entrée de la Lituanie le 1er janvier dernier. Créé en 1999, il est en circulation depuis janvier 2002. Comme toutes les monnaies, l’euro a un nom et un symbole. Le nom a été choisi par le Conseil européen réuni à Madrid en décembre 1995. Le symbole s’ins- pire de la lettre grecque epsilon (Є). Il représente aussi l’initiale du mot « Europe » dans l’alphabet latin, tandis que les deux lignes parallèles qui barrent le symbole évoquent la stabilité. Les billets, au nombre de sept, sont identiques dans tous les pays et représentent des symboles de l’héritage culturel européen. Les pièces, au nombre de huit, ont une face commune et sur l’autre face un graphisme qui renvoie à un symbole national (un arbre pour la France). L’euro est géré par la Banque Centrale Européenne. Celle-ci fixe notamment la quantité de billets et de pièces en circulation nécessaire au bon fonctionnement des économies de la zone euro. L’évolution du cours de l’Euro Derrière le Dollar, l’Euro est la deuxième devise inter- nationale utilisée dans le commerce mondial ou comme réserve de change. Il s’échange librement sur le marché des changes et son cours vis-à-vis des autres devises évolue donc en fonction des quantités achetées et ven- dues par les opérateurs. Le cours de l’euro influence directement la compétitivité-prix des produits euro- péens sur les marchés mondiaux. Plus le cours de l’euro est élevé par rapport aux autres devises, plus les pro- duits européens sont chers comparativement aux autres produits et plus ils sont difficiles à vendre. Pendant près de deux ans, entre le milieu de l’année 2012 et 2014, l’euro s’est apprécié face aux principales devises. Mais depuis le mois de mai 2014, la tendance s’est inversée. De nombreux économistes voient dans cette baisse de l’euro la possibilité de relancer la crois- sance et d’éviter le risque de déflation en zone euro. LE DICO DE L’ÉCO Euro LE TABLEAU DE BORD En partenariat avec www.lafinancepourtous.com Millions d’abonnés aux grands opérateurs par pays Les principaux opérateurs de téléphonie mobile en Europe Rép. Tchèque Suisse Pologne Danemark Hongrie Roumanie BulgarieSerbie Turquie Grèce Italie Slovaquie Lituanie Lettonie Estonie Croatie Autriche Allemagne T-Mobile France SFR Bouygues T. Free TIM Play Pays d’origine Plus Wind Espagne Portugal Irlande Belgique Royaume-Uni Norvège Suède FinlandeDeutsche Telekom Vodafone Orange Grands indépendants Telenor TeliaSonera Tele2 Telekom Austria KPN Telefónica Hutchison Whampoa (Hong Kong) Pays-Bas E Plus, O2 Movistar O2 EE 3 3 Turkcell 45 24 16 37 27 21 11 19 12 16 16 11 119 29 32 22 21 26 34 35 milibris_before_rename
  5. 5. LA RENCONTRE ÉCONOMIE 05 LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015  VousavezlancéCoca-ColaLifeen décembredernier.Commentles consommateursont-ilsaccueillicette nouveauté ? Life est un soda allégé en calories et élaboré avec de la stevia, un édulco- rant naturel, qui cible les plus de 30 ans. Il bénéficie d’un très bon ac- cueiletd’unforteffetdecuriositédes consommateurs. C’est bénéfique pour notre portefeuille de marques, qui s’enrichit, et pour le marché des softdrinks(NDLR:Boissonssansal- cool), sur lequel nous sommes leader en France, que ce lancement dyna- mise.Globalement,enFrance,2014a étépositivepournousavecunecrois- sancede3,4 %*envaleur,supérieure à la progression du marché des sodas quiaétéde2,9 %*. (*NielsenHMSM+Drive2014)  VousaviezégalementlancéFinley enavril2014. Leslancementss’accélèrent ? La France a effectivement été le pre- mier pays à accueillir Finley, une boisson gazeuse aux fruits faible en calories, que nous implantons main- tenant en Europe. L’hexagone est un marché clé pour le groupe car les adultes y consom- ment moins de boissons gazeuses que leurs voisins européens. Ces lancements s’ins- crivent dans notre stratégie d’inno- vation et de choix pour les consom- mateurs, initiée en 1988 avec Coca Light qui a créé la catégorie des bois- sons sans calorie en France, et pour- suivi avec Zéro en 2007, qui reste, à ce jour, le meilleur lancement d’un produitagroalimentaireenFrance.  Legroupepossède17sites d’embouteillageenEurope. Combienenavez-vousenFrance ? La France compte cinq sites à Dun- kerque (Nord), Marseille (Bouches- du-Rhône), Toulouse (Haute-Ga- ronne), Clamart (Hauts-de-Seine) et Grigny (Essonne). 90 % de ce qui est consommé par les Français est « ma- de in France ». En 2015, nous allons investir 30 millions d’euros à Grigny pour créer une nouvelle ligne de pro- duction de canettes. En tout, nous avons investi 217 millions d’euros dans notre outil industriel entre 2009 et 2014. Et nous sommes également trèsimpliquésdansl’accèsàl’emploi des jeunes issus de quartiers défavo- risés grâce à « Passeport pour l’em- ploi».  C’estuneopérationquiestnée àMarseille ? Oui,en2005,etnousl’avonsétendue depuis sur toute la France. Nous sommes partis du constat que les jeunes des quartiers défavorisés ne connaissent pas l’entreprise. Nous ouvrons donc nos usines aux collé- giens et aux lycéens pour que nos sa- lariés leur décrivent leur métier. Ces jeunes peuvent également, s’ils le souhaitent, bénéficier d’aides pour rédiger leur CV ou préparer un entre- tien. Ils sont 20 000 à en avoir profité depuis 2010. Nous avons également signé le plan «Entreprises et quar- tiers» pour favoriser l’embauche de jeunesissusdezonesendifficulté.  Etlaparitéestégalement unepriorité ? Effectivement, chez Coca-Cola En- treprise, quatre femmes siègent au conseil d’administration et elles sont presque une sur deux (45 %) au Co- mité de direction en France. Coca- Cola est né aux Etats-Unis mais c’est une marque universelle, présente danslemondeentieretnousconsidé- ronsqueladiversitéestunesourcede performance.  Vousrevendiquezégalementune implicationtrèsforteenmatièrede développementdurable. Commentsetraduit-elle ? Nous sommes déterminés à conju- guer croissance et développement durable, et tous nos investissements sont examinés à cette aune. A l’ho- rizon 2020, nous voulons réduire d’un tiers l’empreinte carbone de nos produits.Noussommesdéjàà-18 %. Celapassepardesgestestrèssimples comme supprimer le froid et la lu- mière dans nos armoires réfrigérées la nuit et les réactiver au matin. Nous travaillons aussi beaucoup sur le tri desdéchetsetlerecyclage.  Quellessontvosactions danscedomaine ? Les bouteilles que nous utilisons contiennent déjà 32 % de PET (NDLR : plastique utilisé pour la fa- brication des bouteilles) recyclé. Nous avons notamment investi 8,7 millions d’euros à Beaune (Cô- te-d’Or) dans un site dédié au recy- clage du PET. Et nous menons de nombreusesactionsdesensibilisation des consommateurs à ces questions. Le sommet de Paris en décembre va nous permettre de réaffirmer nos en- gagements.  CommentInternetfait-ilévoluer votreactivité ? Nous avons des équipes digitales dans tous les pays pour nous per- mettre d’accompagner les grandes chaînes de distribution, alors que les consommateurs utilisent de plus en plus l’achat en ligne. Pour l’instant, dansl’agroalimentaire,celaconcerne 4 % à 5 % du marché européen mais ce chiffre va doubler dans les cinq ans. En France, le drive compte déjà plusieurs milliers de points de vente. Notre objectif est bien sûr que nos produits soient accessibles mais nous réfléchissons beaucoup plus loin, en imaginant, par exemple, à la façon de connecter nos milliers de machines réfrigérées. Mais le trafic en magasin resteaucœurdenotremodèle.  Lesportestunlevierpuissant pourl’augmenter ? Oui,lesportestdansl’ADNdeCoca- Cola. Cette année, nous sommes par- tenaires de la Coupe du monde de rugby et en 2016, nous le serons de l’Euro de football qui va se dérouler dans dix villes françaises et amener 2,5 millions de personnes dans les stades. Les grands événements spor- tifs véhiculent des valeurs de perfor- mance et d’esprit d’équipe que nous partageonstotalement.  Lacroissanceseraencore aurendez-vousen2015 ? Nous la construisons jour après jour, grâce à un moteur, celui de l’innova- tion. Le monde bouge, nous devons être à l’écoute et capter les attentes des consommateurs. Il y a dix ans, il aurait été impensable de mettre un prénom sur notre étiquette, comme nous avons proposé à nos consom- mateurs de le faire en 2014. Cette opération a été un grand succès car aujourd’hui il y a une vraie demande de personnalisation. Coca-Cola est une marque née au XIXe siècle et qui est toujours en phase avec les consommateursduXXIe siècle.  PROPOSRECUEILLISPAR BÉNÉDICTEALANIOU (LP/Philippe Lavieille.) L’INVITÉ DE LA SEMAINE «Nous allons investir 30 millions d’euros à Grigny pour créer une nouvelle ligne de production» Entré chez Coca-Cola il y a trente ans, ce quinquagénaire pilote aujourd’hui la production et la distribution de toute la gamme du groupe en Europe. Avec 54,3 % de part de marché, Coca-Cola reste le leadeur incontesté en France des boissons sans alcool. HUBERT PATRICOT, présidentdeCoca-ColaEntrepriseEurope* A partir du 12 mai, Coca-Cola opèreunchangementdefonddans sa communication. Jusqu’à pré- sent, les quatre boissons – Coca- Cola Zero, Light, Life et le Coca rouge classique – avaient chacune leur territoire et on ne les mélan- geaitpas.Désormais,lamarqueles rassemble.La«famille»Cocasera incluse dans toutes les publicités, où les quatre bouteilles seront re- présentées, chacune avec son éti- quette rouge, grise, noire ou verte. Côté visuel, canettes et bouteilles adopteront un style uniformisé qui mettraenavantlescaractéristiques propres de chaque Coca, par exemple «zéro sucre, zéro ca- lorie». Objectif de cette nouvelle stratégie : montrer au consomma- teur que Coca lui donne le choix. Cette thématique est déclinéedans la signature de la nouvelle cam- pagne de pub, qui bénéficiera d’un budgetqualifiéde«conséquent». Avec «Choisir le bonheur», le groupe mise sur l’optimisme et compte bien surfer sur les bons chiffres de vente enregistrés en2014.  B.A. Une nouvelle stratégie de marque «A l’horizon 2020, nous voulons réduire d’un tiers l’empreinte carbone de nos produits» *Coca-Cola Entreprise assure la production, la commercialisation et la distribution des produits de The Coca-Cola Company en Europe de l’Ouest milibris_before_rename
  6. 6. 06 ÉCONOMIE MÉDIAS ET COMMUNICATION LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 « Le Parisien » réinvente l’information locale Le quotidien s’apprête à lancer une nouvelle application « Le Parisien Ma Ville » entièrement dédiée à l’information de proximité. Il confirme ainsi sa volonté de développer des contenus payants. C omme la très grande majo- rité des journaux, « Le Pa- risien - Aujourd’hui en France » est touché par ce qui peut apparaître comme un étrange paradoxe : ses lecteurs sont de plus en nombreux, et pour- tant ils passent de moins en moins par la case kiosque. Révolution nu- mérique oblige, ses 15 millions de lecteurs sont de plus en plus friands de l’information en version digitale. Et notamment sur leur mobile, « support sur lequel nous sommes une des marques leaders », précise Jean Hornain, directeur général du titre. Et alors que la presse écrite voit son lectorat vieillir, « un lecteur sur deux qui consulte notre journal sur son smartphone à moins de 35 ans », se félicite-t-il. Pour mieux ré- pondre à ces nouvelles attentes et confirmer son redressement finan- cier – le groupe de presse flirte avec l’équilibre –, « Le Parisien-Au- jourd’hui en France » s’offre une pe- tite révolution de printemps. A commencer par une nouvelle équipe de direction. C’est désormais Stéphane Albouy, jusqu’à présent rédacteur en chef du titre qui prend les rênes du quotidien du groupe Amaury. Il en connaît les moindres recoins pour y avoir effectué pratiquement toute sa carrière. A peine promu, le nouveau directeur de la rédaction ne va pas avoir le temps de souffler puisque le titre inaugure son chantier de l’informa- tion locale payante. « C’est une des plus fortes attentes de nos lecteurs, 50 % d’entre eux lisent Le Parisien pour l’information locale qui est l’une de nos des principales forces », a-t-il d’ailleurs rappelé devant ses troupes. « Notre journal n’est jamais aussi bon que lorsqu’il va sur le terrain, qu’il livre des témoignages, et le di- gital est une vraie chance car il va nous aider à prendre encore plus de hauteur et offrir une information tou- jours meilleure au lecteur », a-t-il ajouté avant de conclure : « Nous al- « Notre journal n’est jamais aussi bon que lorsqu’il va sur le terrain, qu’il livre des témoignages » lons proposer une information locale payante comme jamais personne ne l’a encore fait ». Les lecteurs du « Parisien- Au- jourd’hui en France » qui, pour 60 % d’entre eux lisent leur titre sur un support numérique vont donc pou- voir télécharger sur leur smartphone la toute nouvelle application « Le Parisien Ma Ville ». Entièrement dé- diée à l’information de proximité, el- le « proposera outre des articles sur la ville sélectionnée, toute une pa- lette d’informations utiles et prati- ques », précise Julie Costes, tout juste nommée directrice des activités numériques payantes du groupe. « Avec cette nouvelle offre édito- riale, nous réinventons l’information locale puisque nous n’avons pas hé- sité à redessiner l’Ile-de-France », pointe-t-elle. A l’heure du Grand Paris, « Le Parisien » casse le péri- phérique ! « Ne raisonner qu’autour d’une seule ville, que d’un seul ar- rondissement de la capitale ne veut aujourd’hui plus dire grand-chose en terme d’information, explique Julie Costes. Nous préférons donc parler de zone de vie ». A titre d’exemple, la ville de Saint-Ouen est fiancée pour l’occasion à Clichy mais aussi au XVIIIe arrondissement de Paris. Si le lecteur pourra lire 5 articles gra- tuitement, après il lui faudra dé- bourser 2,99 € par mois pour se tenir informé de ce qui se passe autour de chez lui. Avec cette nouvelle offre, le titre dirigé par Jean Hornain vise 20 000 abonnés numériques d’ici fin 2015, dont 2 500 pour la seule appli- cation « Le Parisien Ma Ville ». Un moyen supplémentaire de confirmer son retour à l’équilibre. «Le Parisien» n’entend pas en rester là. L’information nationale n’est pas oubliée et dès la fin avril, les abonnés payants auront droit à un traitement de faveur avec notam- ment encore plus d’articles à forte valeur ajoutée. De même, le groupe de presse a dans ses cartons un projet très avancé autour du football en Ile- de-France qu’il devrait présenter dans le courant de l’année...  SANDRINE BAJOS Saint-Ouen Colombes Bois- Colombes Courbevoie Levallois-Perret Neuilly- sur-Seine Aubervilliers La Courneuve Stains Épinay-sur-Seine Argenteuil Saint- Denis Gennevilliers Asnières- sur-Seine Clichy P A R I S 18e arr. Villeneuve- la-Garenne L’Île- Saint- Denis A15 A86 A86 A14 A86 A1 La Plaine- Saint-Denis Les Puces Sacré-Cœur Stade de France Bd Périphérique BdPériphérique Seine Seine 1 Km Autour de Saint-Ouenin enAutour de Saint-Ouen Stéphane Albouy, directeur de la rédaction, lors de la conférence quotidienne, le 4 mars, dans les locaux du journal à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). (LP/Philippe Lavieille.) Air France s’envole toujours plus haut avec BETC « O n ne le sait peut-être pas assez mais la France a une réputation extraordi- naire dans le monde, le French Bas- hing n’existe pas hors de nos fron- tières », estime Rémi Babinet. Pour le président de l’agence BETC qui pré- sentait le tout nouveau film publici- tairepourAirFrance«Franceisinthe air » (NDLR : la France est dans l’air enanglais),«c’estassezparticulierde réaliser une campagne pour Air France car la compagnie joue un peu le rôle d’ambassadrice de notre pays et le côté responsable est incontournable». « Cette campagne salue parfaitement notreexcellenceàlafrançaiseetnotre stratégie de montée en gamme », a pour sa part déclaré le président d’Air FranceFrédéricGagey.«Carplusque jamais, notre compagnie se veut conquérante et plus proche des ses clients». 17ansdeviecommune L’agence historique d’Air France – 17 ans de collaboration – a concocté une fois de plus une très jolie cam- pagne qui entend exprimer « à la fois l’ouvertureaumondedelacompagnie et sa fierté de proposer un voyage sin- gulieràlafrançaise,avecélégance,in- ventivité, humour… ». Le tout, « en s’affranchissantavecpoésiedescodes traditionnellement utilisés dans l’aé- rien », précise Rémi Babinet. Cette campagne « donne de la valeur à la marqueetelleprésenteuneFrancepo- sitive, bienveillante et inspirante qui rayonnedanslemondeentier»,pointe Adeline Challon-Kemoun, directrice de la communication d’Air France. Et de préciser que ce nouveau film tour- neraàpartirdu8mars2015enFrance mais aussi aux Etats-Unis, au Brésil, auJapon,enChineetenItalie.Demê- me, Air France va adopter comme nouvelle identité sonore (spot radio, attentetéléphonique...),lamusiquedu clip « Warm in the Winter » du duo américainGlassCandy. Aux quatre coins du monde, « Air Franceisintheair»vainsuflerlemeil- leur de la France, la mode, la gastro- nomie bien sûr, mais aussi des petits rats de l’Opéra et en bouquet final, un vrai«frenchkiss».  SANDRINEBAJOS L’application « LeParisien Ma Ville» proposera au lecteur des informations concernant non seulement sa commune, mais aussi des alentours selon un découpage par «zone de vie». Exemple ici, pour la commune de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), l’application affichera également les actualités de Saint-Denis, du XVIIIe arrondissement de Paris, de Clichy, etc. Moderne et poétique, la nouvelle campagne d’Air France entend bien jouer son rôle d’ambassadrice de l’Hexagone à l’étranger. (DR.) milibris_before_rename
  7. 7. MÉDIAS ET COMMUNICATION ÉCONOMIE 07 LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 EMBAUCALLONSAUBOUTDEVOSPROJETS. BPIFRANCEPRENDDESRISQUES AUXCÔTÉSDEVOTREBANQUE. Contactez un chargé d’affaires dans votre région et retrouvez toutes nos solutions d’investissement et de financement sur bpifrance.fr Pour contacter nos chargés d’affaires : ALSACE 03 88 56 88 56 AQUITAINE BORDEAUX 05 56 48 46 46 PAU 05 59 27 10 60 AUVERGNE 04 73 34 49 90 BOURGOGNE 03 80 78 82 40 BRETAGNE RENNES 02 99 29 65 70 BREST 02 98 46 43 42 SAINT-BRIEUC 02 96 58 06 80 LORIENT 02 97 21 25 29 CENTRE ORLÉANS 02 38 22 84 66 TOURS 02 47 31 77 00 CHAMPAGNE-ARDENNE 03 26 79 82 30 CORSE 04 95 10 60 90 FRANCHE-COMTÉ 03 81 47 08 30 ILE-DE-FRANCE 01 53 89 78 78 ILE-DE-FRANCE EST 01 48 15 56 55 ILE-DE-FRANCE OUEST 01 46 52 92 00 LANGUEDOC-ROUSSILLON MONTPELLIER 04 67 69 76 00 PERPIGNAN 04 68 35 74 44 LIMOUSIN 05 55 33 08 20 LORRAINE NANCY 03 83 67 46 74 METZ 03 87 69 03 69 MIDI-PYRÉNÉES 05 61 11 52 00 NORD-PAS DE CALAIS 03 20 81 94 94 BASSE-NORMANDIE 02 31 46 76 76 HAUTE-NORMANDIE 02 35 59 26 36 PAYS DE LA LOIRE NANTES 02 51 72 94 00 LE MANS 02 43 39 26 00 PICARDIE 03 22 53 11 80 POITOU-CHARENTES 05 49 49 08 40 PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR MARSEILLE 04 91 17 44 00 NICE 04 92 29 42 80 RHÔNE-ALPES LYON 04 72 60 57 60 SAINT-ÉTIENNE 04 77 43 15 43 VALENCE 04 75 41 81 30 GRENOBLE 04 76 85 53 00 ANNECY 04 50 23 50 26 GUADELOUPE 05 90 89 65 58 GUYANE 05 94 29 90 90 LA RÉUNION 02 62 90 00 90 MARTINIQUE 05 96 59 44 73 MAYOTTE 02 69 64 35 00 RCS507523678 Avec le PSG, Nivea veut devenir numéro 1 des soins pour hommes En s’associant au club de football de la capitale, la marque de cosmétique entend conquérir la clientèle masculine. E t c’est reparti pour au moins trois saisons ! Pour Jean- François Pascal, président de Beiersdorf France et Bel- gique, le propriétaire de Nivea, « on ne change pas une équipe qui gagne ». En 2012, la ligne pour homme Nivea Men signait son pre- mier partenariat avec le Paris-Saint- Germain avec comme principal ob- jectif : gagner 1 million de consommateurs en trois ans. Vive le ballon rond, dès la première année, Nivea Men séduit 700 000 nouveaux clients et voilà le groupe « bien au- delà de ses espérances », se félicite Jean-François Pascal qui du coup n’a pas hésité longtemps pour resigner avecleclubdefootparisien. Desmarquesauxvaleurscommunes Si ce partenariat avec le club de foot parisien«fonctionnesibien,c’estque le PSG comme Nivea Men sont deux marques qui partagent les mêmes va- leurs », estime le dirigeant de la filiale française du géant allemand des cos- metiques. « Elles ont beaucoup de points en commun, pointe Jean-Fran- çois Pascal, elles sont responsables, sociétales et surtout elles sont ga- gnantes et conquérantes ». En re- vanche, pas question de dévoiler l’in- vestissement financier de cette opérationdesponsoringsportif. Stratégie deconquête Avec le PSG, Nivea, fringante cente- naire,affichedefortesambitions.Sile premier partenariat avec le club pari- sien a permis à sa gamme pour hommes de passer de la troisième place à la deuxième, à la barbe de Mennen de l’Oréal (source IRI), elle veut aller encore plus loin. Elle vise tout simplement la place de numéro 1 d’ici 2018, devant l’actuel leadeur du marché,Axe,d’Unilever.Etlegroupe de rappeler qu’en France, le football est le sport collectif le plus pratiqué par les hommes et que 96 % de ces messieursintéressésparleballonrond connaissent la marque, ne serait-ce quedenom(étudeHarrisInteractive). Pouratteindresesobjectifs,Nivean’a pas lésiné sur les moyens. Dès ce lundi, elle s’offre une nouvelle cam- pagne publicitaire réalisée par son agence Draft FCB. Au casting de ce troisième film, des joueurs parisiens, David Luiz, Blaise Matuidi, Lucas et Javier Pastore, qui vêtus de leur plus beau costume s’offrent un petit foo- ting dans les rues de la capitale et une balade en 2 CV pour être à l’heure pour le premier match de leurs jeunes supporteurs. Parfumés avec Nivea Men, ils franchissent propres comme un sou neuf les portes du Parc des Princes ! Avec ce nouveau partena- riat, Nivea Men va lancer « pour la première fois des produits collectors en édition limitée, ce qui va nous donner une visibilité nationale sur un autre terrain, celui de la grande distri- bution », annonce Jean-François Pascal. Et là encore il y a du beau monde puisque les ambassadeurs de ces produits sont les stars du ballon rond, Zlatan Ibrahimović, Blaise Ma- tuidi, David Luiz, Salvatore Sirigu et EdinsonCavani.  SANDRINEBAJOS Avec cette opération de sponsoring, Nivea ambitionne de devenir leadeur sur le segment des soins cosmétiques pour hommes d’ici trois ans. (DR.) milibris_before_rename
  8. 8. 08 ÉCONOMIE FACE À FACE LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 Bernard BOUTBOUL, président de Gira Conseil, conseil et développement pour les entreprises de restauration Pointsforts «Starbuckss’appuiesurune imagedemarqueforte,quiafait sespreuvesoutre-Atlantique. C’estunpluspourimporterla modedelaboissonchaudeet gourmande.Starbuckscompte untempsd’avanceencequi concernelematinetl’heuredu goûter.Sescoffee-shopssont beauxetconfortables,bien décorésdesorteàrenvoyerun messagevisuelsanséquivoque : onestchezunspécialistedu café,àtelpointqu’onpeuty acheterdesmugsouducaféen grain.Enfin,legroupearevusa stratégiehexagonaledela meilleuredesfaçons:en investissantleszonesdeflux (gares,aéroports),ilsfontun carton.Iln’yaqu’àvoirle StarbucksdeMontparnasse: pastrèsbiensitué,ilne désemplitpourtantpas.» Pointsfaibles «Jetrouvequeleconcept Starbucks,trèsanglo-saxon,est unpeutropéloignédenotre façondeconsommerlecaféen France.Etdeparsonoffresalée assezfaible,onadavantagele réflexedes’yrendrepouruncafé gourmandquepourydéjeuner. Acausedecetteoffre restaurationtrèsfaible,les grandsbateauxque représententlespointsdevente decentre-villesontdifficilement rentables.Ilsontdesuper canapés,onypassedutemps, certainsyfontmêmelasieste, maisaufinal,larentabilitédu siègen’estpasbonne.» Starbucks, l’américainLa chaîne de café américaine est présente en France depuis 2004, essentiellement dans quatre grandes villes. Elle veut développer sa présence sur tout le territoire, et plus particulièrement dans les entreprises. Arrivée en France : 2004. Directeur France : Olivier de Mendez. Siège Social : Paris IIe Effectif : 1 200 salariés (établissements en propre uniquement). Chiffre d’affaires 2013 : 84,5 millions d’euros. La fiche D’IDENTITÉ DATE DE CRÉATION (Hubert Raguet.) 1971 (DR.) L’actualité de la marque Positionnement Présent dans quatre grandes villes françaises (Paris et sa couronne, Marseille, Nice et Lyon, ainsi qu’un établissement à l’aéroport de Bor- deaux), Starbucks compte trois cœurs de cible historiques. Les étu- diants « auprès de qui l’accès gratuit au wifi dans nos établissements a participé à notre succès », selon Oli- vier de Mendez, directeur régional France. La marque est aussi popu- laire auprès des CSP+ urbains de 25 à 40 ans. Le géant américain est de- venu l’archétype du café à grande contenance que l’on consomme en se déplaçant (54 % de commandes à emporter), à une époque ou 27 % des Parisiens achètent du café à em- porter (contre 1 % en 2000). Troi- sième cible, les touristes. « Star- bucks est une référence internationale, une marque repère pour des consommateurs qui savent qu’ils y trouveront la même chose que chez eux », note Olivier de Mendez. Conséquence, le design des établissements ressemble à ce qui se fait de l’autre côté de l’Atlan- tique. L’offre française a néanmoins ses spécificités : son offre salée, qui diffère d’un pays à l’autre, et le deuxième grain d’expresso, moins corsé, développé il y a trois ans. De- vant le succès de celui-ci, tous les marchés d’Europe se sont mis à pro- poser un deuxième grain. Stratégie Deux axes de développement sont prévus, avec chacun leur schéma. Premièrement, mieux mailler le ter- ritoire hexagonal via la franchise. « Les villes ciblées en priorité sont Nantes, Rennes, Lille, Toulouse et Bordeaux. Nous souhaitons égale- ment accélérer notre présence dans les gares et aéroports grâce à un par- tenariat avec Autogrill et SSP », pré- cise Olivier de Mendez. Deuxième- ment, ouvrir de nouveaux coffee shops, en propre cette fois-ci, dans les villes où l’enseigne est déjà pré- sente. Au niveau de la relation client, Starbucks a lancé en 2014 un pro- gramme mondial de fidélisation via un portefeuille virtuel qui permet de payer ses consommations sous la forme d’une appli comme d’une carte physique. « Nous sommes le troisième pays où l’appli a été le plus téléchargée avec 15 000 télécharge- ments en deux mois », note le direc- teur régional France. Les avan- tages ? Gain de temps en caisse, sécurité et possibilité de cumuler des points qui donnent droit à des avan- tages. En parallèle, la marque dé- barque en entreprise grâce à un par- tenariat avec Selecta. 150 Starbucks Corner Café devraient s’implanter dans les bureaux cette année. Politique sociale Les 1 200 collaborateurs employés au siège ou dans les filiales en propre, que l’enseigne nomme « partenaires », sont tous en CDI, qu’il s’agisse de temps pleins, de temps partiels et de jobs étudiants. « C’est ainsi plus facile pour eux d’accéder à la location d’un loge- ment », justifie Olivier De Mendez. L’âge moyen des collaborateurs est de 26 ans et l’ancienneté des respon- sables de points de vente des de cinq ans en moyenne. Tout salarié avec plus d’un an d’expérience devient actionnaire de l’entreprise. Les nou- veaux arrivants reçoivent deux se- maines de formation théorique sur le café et sur le métier de barista. Conséquence du grand nombre d’étudiants employés, 56 nationa- lités sont représentées dans l’entre- prise. Les candidats à la franchise doivent s’acquitter d’un apport de 35 000 € minimum. Les produits qui CARTONNENT  Espresso Frappuccino. Cette boisson glacée et frappée est un des best-sel- lers de la pause-goûter, notamment en belle saison. Elle fut inventée par un barista de Santa Monica, en Californie, car des clients réclamaient une boisson fraîche à base de café. En France, elle se développe également en grande surface, sous la forme d’une bouteille prêt-à-boire. Prix : 4,90 € (taille Tall).  Le Starbucks Store. Il s’agit d’une boutique online destinée aux fans de la marque sans établissement près de chez eux. On y trouve évidemment du café (en grain ou en capsule) et du thé, mais également de la vaisselle et de l’équipement. La livraison est offerte pour les commandes supérieures à 50 €. http://store.starbucks.fr.  Le Cheesecake Framboise & Chocolat Blanc. Le gâteau emblématique de Starbucks est numéro un des ventes food en France, si bien que sa recette est souvent reprise sur les blogs culinaires. Il se vend autour de 4,45 €.(DR.) L’AVIS DE L’EXPERT 102 établissements en France (77 en propre et 25 en licences) dont 85en Ile-de-France Ticket moyen : entre 5,50et 7,50€ Prix d’un expresso entrée de gamme : 1,95€ Nombre de clients servis par an : 12,5 millionsenviron Taille standard des boissons : 35 cl Surface moyenne (hors points de vente en licences type gare ou aéroport) : 130 m2 milibris_before_rename
  9. 9. FACE À FACE ÉCONOMIE 09 LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 Colombus Café, le françaisLa chaîne française, créée en 1994 et implantée surtout en régions, réalise une part importante de son chiffre d’affaires sur la restauration. Elle vient de remporter un appel d’offres pour équiper les IdTGV. Président-Directeur Général : Nicolas Riché. Siège Social : Paris VIIIe. Effectif : 850 salariés (établisse- ments en propre uniquement) Chiffre d’affaires 2014 : 33,5 millions d’euros La fiche D’IDENTITÉ DATE DE CRÉATION (DR.) 1994(DR.) Bernard BOUTBOUL, président de Gira Conseil, conseil et développement pour les entreprises de restauration Pointsforts «Bienquesalondecafé,c’est surtoutsurl’offresolideque ColombusCafésedistingue.Il s’agitenréalitéd’unechaînede restaurationrapideàla française,uneenseignedans laquelleonserendpour déjeuner.Leursmuffins,aux recettesvariéesetdequalité, sontuneréférenceetleuroffre saléeestimportante.Toutporte àcroirequelatendanceestau lightetaubio?C’estvraiàla maison,maisàl’extérieur,les gensveulentsefaireplaisir,les étudesdeconsommationle démontrent.Colombusadonc raisondejouerlacartedela gourmandise,delapâtisserie généreuseetdelachantilly,à uneépoqueoùlecafégourmand estenpleinboom.Enfin,ils’agit d’uneenseignequivaversle consommateur:dansles entreprisesetmaintenantdans lestrains.» Pointsfaibles «L’enseigneaencoredes progrèsàfaireauniveaudeson café,parrapportauxspécialistes dugenre.D’ailleurs,elleest assezpeuperformanteen matinée.Peut-êtreparcequ’elle asacrifiéégalementla viennoiserieauprofitdumuffin. Sanotoriétéestégalement inférieureàcelledeson concurrent,notammentdansles grandeszonesurbaines.Dansles villesdetaillemoyenne,le réflexeducaféàgrande contenanceetcustomisén’est pasencorevraimentimplanté.» Les produits qui CARTONNENT Les Chéri. Il s’agit de cafés aromatisés avec le Sirop de Monin, qui connaissent un gros succès de par l’aspect custo- misation offert au client. Une multitude de parfums originaux sont disponibles : vanille, caramel, fraise, spéculoos, coco, noisette, cerise, framboise, pains d’épice, châtaigne. Supplément sirop : de 0,50 € pour uneboissonmoyenne,à0,70€pouruneboissonmaxi. Le bagel. Star de l’offre salée de l’enseigne, le bagel connaît un gros succès lors de la pause midi. Quatre différentes recettes, élaborées sur place, sont disponibles : saumon, chèvre, poulet BBQ et jambon emmental. Prix:3,90€. Les muffins de nos régions. Ils’agitdetroisrecettesdemuffindontlecœurcoulant est inspiré directement des régions. La recette « Est » est à la confiture de myrtilles, le « Colombus Ouest », aux pommes, propose un cœur au caramel au beurre salé, et l’option « Sud » mélange fleur d’oranger et arômedecitron.Prix:2,70€lemuffinclassique. L’actualité de la marque  Positionnement « Nous ratissons plus large que Star- bucks car, n’étant pas une marque américaine,lesjeunesetadosnevien- nent pas naturellement chez nous », plaide Nicolas Riché, PDG de Co- lombus Café. La chaîne, pourtant créée dix ans avant l’arrivée du géant américain sur le marché français, vise doncles7à77ans,etdrainemoinsde cadres supérieurs et de touristes que son concurrent. « Nous avons des re- traitées qui viennent tricoter, comme dans un salon de thé », note Nicolas Riché. La région Paris-Ile-de-France ne représente que 15 % de ses points de vente, alors que l’enseigne est ins- talléedansdenombreusespréfectures et petites villes de province telles que Dreux(Eure-et-Loir)ouNiort(Deux- Sèvres). Son concept ? Réhabiliter le coffee-shopàlafrançaise,notamment dans l’architecture et la décoration. « Nous avons par exemple systémati- quement des comptoirs en zinc. Nos établissements sont chaleureux mais sans être ostentatoires, nous ne sommes pas un Apple Store », ex- plique le PDG. Les pâtisseries et pro- duits salés sont fabriqués sur place. Cette dernière offre est d’ailleurs conséquente : 40 % du chiffre d’af- faires journalier est réalisé lors de la pause déjeuner, contre 20 % en ma- tinéeet40%l’après-midi. Stratégie Colombus mise davantage sur l’as- pect chaleureux de la pause café plus que sur le produit en lui-même. « Le client n’est pasnomade parvolonté,il aime se poser pour déguster son café quand il en a l’occasion », précise Ni- colas Riché. L’enseigne prévoit d’ou- vrir 19 établissements rien qu’au pre- mier semestre 2015, principalement sous la forme de franchises. Pour- quoi ? « Ce modèle est adapté à la France.Nousn’avonspasd’interlocu- teurs intermédiaires dans les régions, etilestdurdetrouverlasommenéces- saire pour implanter une enseigne sur tout le territoire via des filiales. » Les régions ciblées en priorité sont le Nord-Pas-de-Calais où la marque est absente,leSud-Est,leSud-Ouestetla Bretagne. Colombus ne vise pas seu- lementlescentre-villesetlesZAC:le développement sous forme de « ma- gasins dans le magasin » (FNAC, LeroyMerlin)estunaxeimportantde sa stratégie, tout comme la restaura- tioncollectivetertiaire.Ainsi,ausiège de Thalès, le groupe Sodexo est un franchisé comme un autre et gère un Colombus en sortie de cantine. Un appel d’offres vient également d’être gagné par Colombus pour équiper les wagons-restaurantdesIdTGV. Politiquesociale Tout postulant à la franchise doit constituer un apport personnel de 100 000 €. « Nous recevons 1 200 candidatures par an. Nous privilé- gions les profils ayant déjà eu une ex- périence de commerçants », expose Nicolas Riché. Le groupe, qui tra- vaille en collaboration avec les an- tennes régionales de Pôle Emploi, s’apprête à recruter 200 personnes cette année. La moyenne d’âge des collaborateurs est de 27 ans. Avant de débuter, ces derniers reçoivent entre deux et huit semaines de formation selon les postes au siège. Pour fidé- liser ses équipes, le groupe favorise la mobilité interne géographique, selon les besoins des étudiants, par exemple. « Nous faisons également en sorte d’adapter leur planning à leur emploi du temps universitaire », note Nicolas Riché. Petit plus : chaque sa- larié se voit offrir gracieusement une journée de congé le jour de son anni- versaire.  DOSSIERRÉALISÉPARMARCHERVEZ (DR.) (DR.) (DR.) L’AVIS DE L’EXPERT 85 établissements en France (77 en propre et 25 en licences) dont 13en Ile-de-France Ticket moyen : 6,40€ Prix d’un expresso entrée de gamme : 1,50€ Nombre de clients servis par an : 9 millionsenviron Taille standard des boissons : 30 cl Surface moyenne (hors points de vente en licences type gare ou aéroport) : 100 m2 milibris_before_rename
  10. 10. 10 BUSINESS LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015  Unedemesemployéess’habille enfonctiondelamodeetvientau travailenlegging.J’ainotéquecette tenuedissipecertainespersonnes pendantlesheuresdetravail.Jelelui aisignalé maisrienn’yfait. Dansleprincipe,vousnepouvez pascontraindrevotresalariée à seprésenterautravaildansune tenuemoinssexy.Néanmoins, desrestrictionsauprincipedela libertéindividuelledesevêtir peuventêtreavancéessielles sontjustifiéesparlanaturedela tâcheàaccompliretsiellessont proportionnéesaubut recherché.Enfin,cetteliberté d’habillementnepeut outrepasserlesrèglesdela décenceouflirteravecla vulgarité.Jugerqu’unetenue n’estpasappropriées’apprécie subjectivementet différemmentselonles circonstances,lesactivitésau seindel’entreprise.Toutefois, sicettetenuedérangeses collèguesouen«émoustille» certains,vousêtesdans l’obligationd’agirafind’éviter lesrisquesdeharcèlement sexuelautravail.Entantque chefd’entreprise,vouspouvez arguerdevotredevoirde prévention.Signifiezparécrità votresalariéelesraisonsde votreingérence.  Deuxdemessalariéessouhaitent bénéficierderéductiondetempsde travailpours’occuperdeleurs enfantspendantlesvacances scolaires.Suis-jecontraintd’yfaire droitalorsqu’ilnes’agitpasdecongé parentald’éducation ? Effectivement,ilnes’agitpaslà d’uncongéparentalnid’un tempspartielclassiquemais d’unaménagementdutempsde travailpourraisonsfamiliales. Laréductiondutempsdetravail permettraàvosdeuxsalariées d’alternerpériodestravailléesà tempspleinetpériodesnon travailléespendantlesvacances scolaires.Vousêteslibrede refusercesdemandesmaisvous devrezjustifiervotrerefusen vousfondantsurdesraisons objectivesd’organisationetde fonctionnementdel’entreprise. Silademandevousestformulée parécrituneréponsesousune formeidentiques’impose.Un accorddevotrepartdoitêtre concrétisédanslecontratde travailparadjonctiond’un avenantquipréciserales périodesnontravaillées. Celles-cinepeuventchacune êtreinférieureà1semaine,ni chevaucherlespériodesde congéspayés.Enfin,d’un communaccordvouspouvez prévoirunlissagedes rémunérationssurl’année.  YVESTHOMAS VOS DROITS Posez vos questions par mail à : mlaghouati@leparisien.fr ÇA COÛTE OU ÇA RAPPORTE ? Des œuvres d’art dans l’entrepriseEn achat ou en location, elles sont un véritable relais de communication, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise. Sous certaines conditions, elles permettent aussi de bénéficier d’avantages fiscaux. U ne sculpture dans le hall d’en- trée,destableauxsurlesmurs… L’artsefaitfacilementuneplace dans l’entreprise. Et même si cela re- présente un certain budget, accueillir desœuvresensonseinn’estpasl’apa- nage de quelques grands groupes di- rigés par des esthètes. « Nous travail- lons surtout avec de petites structures»,assureEstellePérousede Montclos, directrice commerciale chez Artsper, un site de vente d’œuvresd’artcontemporain.  Aquoicelasert-il ? « Quand l’entreprise s’entoure d’art, c’est a minima un plus en termes de confortvisuel,etcelapeutsurtoutpar- ticiper d’une vraie politique d’image. C’est une façon d’envoyer un mes- sage à ses clients, ses salariés ou ses prospects », souligne Chantal Nedjib, de l’agence L’image par l’image. L’acquisition d’œuvres d’art offre un véritable relais et renfort de commu- nication. Le vernissage est par exemple l’occasion de discuter diffé- remment avec ses clients ouentresalariés. « Pour choisir des œuvres, l’important est des’interrogersurlesens du message que l’on veut exprimer. On peut décider qu’elles montreront quelque chose de propre à l’univers de ce l’on produit, ou par exemple chercheràmettreenavantsesvaleurs d’innovation à travers de l’art très contemporain»,illustrelaspécialiste.  Aquis’adresser ? Galeries d’art, société spécialisée dans la vente ou dans la location, de nombreux acteurs proposent des of- fres dédiées aux entreprises. « En fonction de leurs objectifs, de leur budget et de leurs goûts, nous sommes en mesure de leur proposer une présélection », assure Estelle Pé- rouse de Montclos. Si l’acquisition permetdeseconstituerunecollection propre, il est possible de simplement louer des œuvres. Art Actuel, Art Lease ou Bail Art proposent ainsi des contrats de location, ponctuels ou courant sur plusieurs mois, avec la possibilité de renouveler régulière- ment les pièces exposées. « Trans- port, installation ou assurance, on s’occupe de tout », souligne Anna Sennadirectriced’ArtActuel,quidis- pose d’un catalogue de 20 000œuvres.  Combiençacoûte ? Les tarifs des œuvres varient en fonc- tion du medium, de la renommée de l’artiste, ou des formats par exemple mais on peut acheter une petite pein- ture pour moins d’une centaine d’euros. « Pour une première acquisi- tion, la majorité de nos clients optent pour deux ou trois œuvres avec un budget d’environ 5 000 €. Mais cer- taines pièces peuvent se vendre au- delà de 120 000 € », précise la direc- trice commerciale d’Artsper. Chez Art Actuel, le coût de la location dé- pend du nombre d’œuvres et de la si- tuation géographique de l’entreprise. Ilfautcompter337€paranpourtrois lithographies en région parisienne. Souvent inclus, le recours à un scéno- graphe pour l’accrochage des ta- bleaux coûte sinon au minimum une centaine d’euros pour 4 ou 5 pièces. Et le prix grimpe vite si l’on souhaite unéclairagespécifique.  Commentoptimiser cesdépenses ? Si les versements dus pour une loca- tion sont considérés comme des charges et donc déductibles du ré- sultat imposable de l’entreprise, l’ac- quisition d’une œuvre peut ouvrir le droit à une déduction fiscale. « Si l’œuvre est achetée à un artiste vivant et visible par le public, donc exposée dans le hall d’entrée plutôt que dans un bureau privatif, l’entreprise peut procéderàunedéductionde1/5e desa valeur chaque année pendant 5 ans, dans la limite de 5 ‰ de son chiffre d’affaires»,détailleFrédériqueMou- riaux, directrice de production chez ECLDirect.Pourunchiffred’affaires de300 000€,celapermetdoncdedé- duire 7 500 € des impôts de l’entre- prise. « Les conditions de qualifica- tion d’un objet comme œuvre d’art sontstrictes,unetapisserienedoitpar exemple pas être produite à plus de 8exemplaires»,met-elleengarde. Enfin, pour tirer tous les bénéfices d’une démarche d’achat ou de loca- tion d’œuvre d’art, il importe de donner à ses salariés les clés pour se l’approprier. Artips, qui édite des newsletters d’anecdotes décalées sur des œuvres, propose par exemple aux entreprises de réaliser des contenus autour de leur collection ou d’un thèmespécifique.  CÉLINECHAUDEAU Cette sculpture se trouve sur le campus d’Epic Systems, une société high-tech à Verona dans l’Etat du Wisconsin (Etats-Unis). Objets d’agrément visuel et de prestige, les œuvres d’art sont aussi un support de communication, interne et externe. (NYT-Redux-Rea/Andy Manis.) 7 millionsd’euros C’est l’évaluation du montant global de la déduction d’impôt accordée aux entreprises dans le cadre d’acquisition des œuvres originales d’artistes vivants, selon le projet de loi de finances 2015. EN SAVOIR PLUS À CONSULTER  Le détail de l’article 238 bis AB du code général des impôts relatif à la déduction fiscale sur bofip.im pots.gouv.fr(Rubriques Navigation dans le plan de classement > Bénéfices industriels et commerciaux > Frais et charges > Titre 7 > Chapitre 1)  Les sites spécialisés dans l’acquisition ou la location d’œuvres : www.artsper.com , www.art-actuel.com , www.artlease.fr,www.bail-art.com . l milibris_before_rename
  11. 11. PAROLE D'ENTREPRENEUR BUSINESS 11 LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 Société Générale, S.A. au capital de 1 006 509 557,50 €. Siège social : 29 bd Haussmann 75009 Paris. 552 120 222 RCS Paris – © GraphicObsession FORUM EMPLOI & HANDICAP JEUDI 19 MARS 2015 - PARVIS DE L A DÉFENSE Inscrivez-vous et postulez sur www.passpourlemploi.fr R E U S S I R avec un HANDICAP En partenariat avec Partenaire mediaSous le haut patronage LE RENDEZ-VOUS START-UP OpenDataSoft, réseau social de la donnée Fondé en 2011, OpenDataSoft, distingué en novembre dernier parmi les 10 start-up les plus innovantes de France, est déjà un poids lourd du Big Data. L’ un de ses fondateurs, Jean-Marc Lazard, an- cien d’Exalead (Das- sault Systèmes) et di- plômé en commerce et mathématiques appliquées, évoque « un réseau social de la donnée ». OpenDataSoft pro- pose des solutions clés-en-main aux problématiques de publica- tion, partage et ouverture de données. « Prête à l’emploi » sur le cloud, sa plateforme est conçue pour rendre simples, sé- curisées et économiques les trois étapes de l’ouverture des don- nées : préparation, réutilisation et exploitation. A l’échelle d’une ville par exemple, il y a un réseau d’ac- teurs très divers avec les ser- vices de la commune, les habi- tants, les opérateurs de services urbains tels que les transports, les associations, les bailleurs ou les médias locaux qui produisent chacun une partie des données du territoire (équipements, ho- raires, consommations d’énergie, qualité environne- mental, etc.). L’objectif est de faire en sorte que tous puis- sent mettre en réseau leurs don- nées, les partager avec les autres afin de développer des services plus efficaces pour se déplacer, accéder aux services publics lo- caux, gérer l’énergie et les déchets. Une équipe de dix personnes et des contrats aux Etats-Unis « Notre métier est donc avant tout de savoir collecter tout type de données, issues directement d’objets connectés par exemple, et de les rendre immédiatement intelligibles et réutilisables. Notre plateforme accélère ainsi la créa- tion d’applications pour les utili- sateurs finaux », explique Jean- Marc Lazard. Sa société travaille avec des grandes entreprises, collecti- vités territoriales et administra- tions. Cela se traduit par des programmes d’incubation comme celui de la SNCF autour du voyageur connecté et celui d’AXA Global Direct autour des Smart Data » (NDRL : pro- grammes portés par Paris&Co Incubateurs). Le modèle économique ? Assez simple : les clients d’OpenData- Soft payent uniquement en fonc- tion des capacités réellement uti- lisées (stockage, fréquence de mise à jour) pour transformer les données en nouveaux services (applications mobiles, flux de données monétisés, tableaux de bords interactifs, etc.). Les clients d’OpenDataSoft bénéfi- cient ainsi d’un service facturé selon l’usage réel et opéré par une société qui gère de façon in- dépendante l’accès aux données. OpenDataSoft a été la première startup française à faire partie de l’Open Data Institute, organisme anglais qui a pour mission de va- loriser la culture des données ou- vertes. L’Electronic Business Group l’a distingué parmi les 10 star-tups les plus innovantes de France. L’équipe compte au- jourd’hui une dizaine de per- sonnes et vient de signer ses pre- miers contrats aux Etats-Unis.  ANNE-CHARLOTTE ALFONSI En partenariat avec OpenDataSoft a pour objectif de permettre aux acteurs d’un territoire de mettre en réseau leurs données afin de pouvoir les exploiter et dessiner des solutions innovantes. (DR.) milibris_before_rename
  12. 12. 12 BUSINESS CAP SUR LA CROISSANCE LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 OPPORTUNITÉS Afrique : un potentiel économique prometteur Trop peu d’entrepreneurs français tentent de pénétrer le marché africain. Pourtant, le continent est en plein boom économique. L’ Afrique, nouvel eldorado des entreprises fran- çaises ? « Aujourd’hui, le continent africain re- présente une réserve de croissance gigantesque, assure Alain Taieb, président du Comité d’échanges Afrique-France et pa- tron de la société Mobilitas pré- sente dans 48 pays d’Afrique. Il y a des opportunités économiques pour toutes les entreprises, dans tous les secteurs, car l’Afrique a besoin de tout pour se développer. Mais pour l’instant, la réaction des entreprises françaises n’est pas à la hauteur du challenge. » Pour booster le partenariat économique entre le continent et l’Hexagone, le forum franco-africain « pour une croissance partagée » co-organisé par le Medef international s’est te- nu le 6 février à Bercy. L’Afrique, c’est un continent de 1,1 milliard d’habitants, une crois- sance moyenne de plus de 4 % et 54 pays, très différents les uns des autres. « Une vraie mosaïque », rappelle Alain Taieb. Le continent attire les investissements, avec en tête les Etats-Unis, le Royau- me-Uni, l’Afrique du Sud, la France, suivis de la Chine, dans les secteurs des ressources naturelles, des télécommunications, mais aussi de plus en plus dans les in- frastructures, les banques et l’agri- culture. Le Maghreb, principale destination des exportations Le podium des principaux marchés des exportateurs français sur le continent reste dominé par le Mag- hreb (Algérie, Maroc et Tunisie) suivi de l’Afrique du Sud, du Ni- geria et de l’Egypte. Pourtant, mê- me si, en de nombreux endroits, « la sécurité juridique, fiscale et l’Etat de droit doivent être ren- forcés », rappelle Alain Taieb, dif- férents autres pays présentent des potentiels économiques encore peu exploités. C’est le cas par exemple en Afrique de l’Est. « Le principal marché de la zone est le Kenya où le secteur privé est le plus déve- loppé, explique Jean-César Lam- mert, représentant dans cette ré- gion de Business France (réunion d’UbiFrance et de l’Agence fran- çaise pour les investissements in- ternationaux). Avec un PIB par habitant de près de 1 500 $ pour une population de 44,4 millions d’individus, c’est une économie émergente où il y a du potentiel. » C’est d’ailleurs ce qui a motivé Gilbert Tagne, fondateur de Ceda Paris, PME de produits capillaires et cosmétiques pour peaux noires, mates et métissées, basée à Bon- neuil-sur-Marne (Val-de-Marne). « Le marché des cosmétiques ar- rive à saturation en France, ex- plique le patron. L’Afrique, c’est un marché énorme mais on ne peut pas aller n’importe où car nos pro- duits ont un coût : il faut sélec- tionner une cible, or au Kenya, la taille du marché et le PIB sont in- téressants. » Ceda Paris a ainsi scellé un partenariat avec un distri- buteur local qui va bientôt vendre ses produits dans de nombreux points de vente.  FLORE MABILLEAU Nairobi (Kenya). Avec une population qui s’élève à 44,4 millions de personnes et un PIB à 1 500 $ par habitant, le Kenya est l’un des principaux marchés de la zone. EN SAVOIR PLUS À CONSULTER  Le site du conseil français des investisseurs en Afrique : https://www.cian-afrique.org/  Le site de Business France : www.businessfrance.fr  Le site du forum franco-africain pour une croissance partagée : www.africafrance.org.  TÉMOIN « En Angola, le marché n’est pas encore structuré » Ils viennent de s’installer en An- gola. En février, un salarié en Vo- lontariat international en entreprise d’A2S Antec Supplies Services a déposé ses bagages dans la capitale de ce grand pays d’Afrique aus- trale.LaPMEauxsixsalariésbasée à Garches (Hauts-de-Seine) fa- brique et distribue du matériel élec- trique et d’équipement de sécurité dans le domaine des environne- mentsindustrielsàrisque. Créée en 2010, elle réalise 95 % de son chiffre d’affaires (1,5 million d’euros en 2014) à l’export dans unequinzainedepays.«Dansnotre domaine, des entreprises sont déjà bien implantées en France, ex- plique son dirigeant Nicolas Se- vestre. Nous sommes partis faire nos références à l’export pour re- venir ensuite sur notre marché local. » La PME s’intéresse depuis longtempsauNigeriaetàl’Angola, grandsproducteursdepétrole. Missiondeprospection «Maisnoustrouvionsquecesmar- chés étaient difficiles d’accès de- puis la France », détaille Nicolas Sevestre. Jusqu’à ce que la CCI de Paris et Business France organi- sent, en octobre 2013, une mission deprospectionenAfriqueduSudet en Angola. « Nos propositions ont eu un retour très positif dans ce pays, reprend Nicolas Sevestre. Il n’existe pas d’offre de nos produits et services localement, ce qui im- plique qu’il n’y a pas de stock dis- ponible sur place, et que les délais de livraison sont très longs. » Troi- sième économie du continent afri- cain, le pays est soutenu par une croissance forte, de 3,9 % en 2014. «C’estunmarchéattractifquin’est pas encore structuré, explique Xa- vier Chatte-Ruols, responsable de la zone pour Business France. Il existe des opportunités dans tous les secteurs d’activité. » Pour s’im- planter, A2S a noué un partenariat avec un distributeur local et vient d’ouvrir son bureau de représenta- tion. Et la PME a déjà décroché un contratavecTotal. Nicolas SEVESTRE, fondateur et dirigeant de A2S Antec Supplies Services, à Garches (Hauts-de-Seine) (DR.) Bons PLANS  Concourspour lesstart-updela grandedistribution LegroupeHighCoetla plateformeAnaxagoorganisent lepremierconcoursdestart-up danslesecteurdeladistribution etdelagrandeconsommation. FirstAwardsestouvertàtoutes lesPMEetjeunesentreprises quiremplissentlesconditions suivantes:inscritesdans l’universdudigital,avecun produitouunservice suffisammentavancédansson développementpourêtre rapidementcommercialisé, ayantmoinsde5ans d’existenceetenrecherchede 100000€ à700000 €de financement. Inscriptionjusqu’au31mars sur:https://first- awards.highco.com . AGENDA Salon Enova Toulouse Au sein de l’aerospace valley, une vitrine des nouvelles technologies et des systèmes connectés et embarqués. 166 exposants sont attendus pendant deux jours. Mercredi 11 mars de 9 heures à 18 heures et jeudi 12 de 9 heures à 17 heures au parc des expositions à Toulouse (Haute-Garonne). Badge d’accès à retirer sur www.enova-event.com . Semaine de l’artisanat Du 13 au 20 mars, « Nous avons tous une bonne raison de choisir l’artisanat ». Et les artisans qui constituent la première entreprise de France auront à coeur de le montrer à travers différentes animations sur toute la France, pour présenter leurs métiers. Programme sur : www.sem aine- nationale-artisanat.fr.  TÉMOIN « Nos produits s’adressent à des grosses sociétés locales » De l’Ardèche au Cameroun. Les produits de la société Deko, pro- duisant du matériel pour les entre- prises du BTP, essentiellement du coffrage, font le tour de l’Afrique. La PME, une quarantaine de sala- riés pour un chiffre d’affaires d’environ 10 millions d’euros, est basée sur la petite commune de Chomérac (Ardèche). « Pour l’instant, notre marché principal, c’est l’Hexagone, mais vu les dif- ficultés du marché du BTP en France, nous nous diversifions en prospectant en Afrique », ex- plique Bruno Barut, responsable export de la société créée en 1965. Les démarches de la PME pour s’internationaliser ont débuté il y a 8 ans par l’Algérie. L’entreprise vend désormais ses produits dans 11 pays du continent, dont le Ca- meroun où Deko compte créer une filiale pour desservir toute la sous-région et vendre potentielle- ment ses produits chez le voisin nigérian, devenu la première puis- sance économique du continent. La France joue un rôle de premier plan « Nos produits s’adressent à des grosses sociétés locales, précise Bruno Barut. On vise les 10 plus grandes entreprises du secteur BTP de chaque pays où les taux de croissance importants permet- tent de réaliser de grands tra- vaux. » C’est le cas du Cameroun dont la croissance avoisine les 5,1 % en 2014. « L’économie ca- merounaise est la plus diversifiée d’Afrique centrale, grâce à de nombreuses implantations étran- gères, mais aussi un tissu de PME dense et des groupes nationaux », précise Gérald Petit, directeur de la zone Afrique centrale pour Bu- siness France. Le PIB du pays est majoritairement lié au secteur des services, et la France y tient un rôle privilégié en tant que deuxième partenaire commercial et second pays fournisseur (hors hydrocarbures). Bruno BARUT, responsable export de Deko, à Chomérac (Ardèche) (DR.) (AFP/SimonMaina.) milibris_before_rename
  13. 13. ÎLE-DE-FRANCE BUSINESS 13 LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 DO YOU RUN AT WORK ? JEUDI 21 MAI — 18H00 6km d’afterwork en équipe au cœur de la Défense Infos et inscriptions : runatwork.com facebook.com/runatwork @runatwork Salon BIO Europe Spring, le grand rendez-vous des biotechnologies A partir de ce lundi 9 mars et jusqu’à mercredi, Paris accueille le salon européen, organisé chaque année dans une capitale différente. Un rendez-vous de pointe en matière de biotechnologies. P endant 3 jours, le cœur des ac- teurs européens des biotechno- logies, de la santé et de l’indus- trie pharmaceutique va vibrer à l’heure parisienne. Jusqu’à mer- credi, le salon BIO Europe Spring doit réunir près de 2200 partici- pants représentant plus d’un millier d’entreprises dans le hall 5 du parc des expositions de la Porte de Ver- sailles (Paris XVe). Au programme, des ateliers sur les problématiques du secteur, de la question du rem- boursement des médicaments sur les marchés européens au finance- ment en amorçage des start-up, mais surtout, pour les entreprises qui le souhaitent, des rendez-vous en B to B. « BIO Europe Spring est considéré comme un rendez-vous incontour- nable par les entreprises de l’en- semble de la chaîne de valeur du médicament du fait de la quantité et de la qualité d’opportunité de parte- nariats qu’il propose », souligne Anna Chrisman, directrice générale de l’EBD Group, qui organise l’événement chaque année dans une ville européenne. Promouvoir la recherche française A Turin, en 2014, près de 10 700 rendez-vous ont ainsi eu lieu entre les participants, des entre- prises, des instituts de recherche ou des investisseurs venus d’une qua- rantaine de pays. « Pour nous, cet événement est aussi l’occasion de montrer l’excellence de la re- cherche française, le dynamisme de la région Ile-de-France et la cohé- rence de l’écosystème de ce sec- teur », se félicite Jean-Roch Meu- nier, délégué général du pôle de compétitivité Medicen Paris région, qui accueillera sur son stand 10 start-up de la e-santé. Un espace d’exposition est en effet aussi prévu pour les sponsors et les participants qui le souhaitent. NG Biotech, une start-up bretonne soutenue par le pôle francilien, viendra par exemple présenter ses solutions de dia- gnostic et de suivi basé sur des tests rapides, lus via un smartphone. « Notre objectif est aussi de ren- contrer des sociétés pharmaceuti- ques pour voir quels sont leurs be- soins et quels partenariats on peut mettre en place pour la commercia- lisation de nos technologies », ex- plique Milovan Stankov-Pugès, le PDG, dont la participation au pen- dant américain de ce salon avait permis à l’entreprise de décrocher un premier contrat. A Paris, il en- chaînera une vingtaine de rendez- vous. Pour les visiteurs qui ne se sont pas enregistrés avant le 6 mars sur le si- te de l’EBD group, l’entrée sur place coûte 2 290 €.  MARION PERRIER Cet événement est l’occasion pour les entreprises du secteur de se rencontrer. (LP/Olivier Corsan.) EN SAVOIR PLUS À CONSULTER  La liste des exposants, le détail du programme et l’accès à la plateforme de rendez-vous sur le site www.ebdgroup.com (Rubrique Bio Europe Spring 2015). En BREF  Encourager les dirigeantes de start-up A l’occasion de la semaine de sensibilisation à l’entrepreneuriat féminin, l’association Master class entrepreneurs et le réseau Paris pionnières proposent une conférence sur le thème : « Startupeuse : même pas peur ». L’occasion de parler des facteurs de réussite en compagnie des fondatrices de trois nouvelles start-up. Lundi 9 mars de 19 heures à 21 heures, université Paris Descartes, amphi Vulpian. Inscriptions sur www.eventbrite.fr.  S’informer sur l’open data Trouver de nouveaux clients, améliorer le marketing mix, réduire les coûts, concevoir de nouvelles offres… Les opportunités offertes par les « données ouvertes » sont nombreuses. L’ICD International Business School invite à débattre sur « l’open data comme levier de développement commercial », en présence d’acteurs du secteur. Jeudi 12 mars à 18h30, 169 quai de Valmy, Paris Xe. Inscriptions sur www.icd-ecoles.com . AGENDA Franchise expo Go Sport, Darty, Système U, Mango, La Grande Récré, Weldom, Guy Hocquet… ce sont quelques-uns des exposants attendus à la 34e édition de Franchise expo Paris, pour accueillir les porteurs de projet. 530 franchiseurs au total seront présents. Du 22 au 25 mars, de 9h30 à 19 heures (18 heures le mercredi), porte de Versailles, Paris XVe. Badge d’entrée à retirer sur www.franchiseparis.com . Laurent LEVY, président du directoire de Nanobiotix, à Paris (XIIe) « Le salon BIO Europe Spring fait partie des incontournables dans le domaine de la santé. Il est très orienté vers la collaboration, le business », estime Laurent Levy, PDG de Nanobiotix. Pour représenter son entreprise, spécialiste de la nanomédecine, qui a développé des produits permettant de détruire à l’aide de nanoparticules des tumeurs cancéreuses, il a déjà participé à plusieurs éditions du salon, dans différentes villes d’Europe, mais aussi à son grand frère américain le BIO Spring. Il faut dire que ces événements font partie intégrante de la vie de l’entreprise, fondée en 2003. « Tout ce qui est arrivé dans l’entreprise est passé par un événement BIO : on y a initié les contacts, entretenu nos relations ou accéléré des décisions », assure le PDG. C’est là par exemple que l’entreprise a conclu un deal de financement auprès de capital-risqueurs avant qu’elle ne soit cotée en bourse, là aussi qu’elle a rencontré différents acteurs locaux avant d’implanter une filiale à Cambridge aux Etats-Unis, l’année dernière. La clé pour se saisir de l’opportunité réside selon le PDG dans une bonne préparation. « Il faut s’inscrire tôt sur la plate-forme de rendez-vous et aller au salon avec des objectifs précis », conseille-t-il. Cette année, à Paris, Laurent Lévy compte participer à une trentaine au moins de rendez-vous en face-à-face. « L’intérêt c’est aussi de pouvoir concentrer sur trois jours un ensemble de rencontres auquel il faudrait consacrer beaucoup plus de temps sans cet événement », souligne cet habitué. Conscient de la « vitrine » que représente le salon, il a aussi choisi d’y présenter un panel sur la nanomédecine. « C’est l’occasion de rappeler comment ce domaine en pleine explosion sur lequel sont positionnées environ 400 PME européennes, va impacter le métier des participants », détaille-t-il. Pour suivre la présentation, rendez-vous à 9 heures, ce lundi salle B. (DR.) « Concentrer sur trois jours un ensemble de rencontres professionnelles » L’AVIS DE... milibris_before_rename
  14. 14. 14 BUSINESS PROSPECTIVE LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 MARKETING Connaître la typologie de ses prospectsCertains clients semblent moins accessibles que d’autres, du fait de leur personnalité. Savoir s’adapter augmente les chances de réussir sa vente. U n travail de longue haleine, une argumentation poussée, des se- mainesderelances:letoutpour un résultat incertain. Vendre à un prospect difficile n’est pas une mince affaire. Ce client particulier s’appré- hende différemment du client plus classique. « Pour les clients difficiles à convaincre, il est nécessaire de mettre une bonne dose de psycho- logiedanslarelation,préciseFrédéric Canevet, créateur du blog Conseils- Marketing.fr et chef de marché CRM chez Sage. Selon le caractère de la personne qui est en face, le commer- cial n’emploiera pas le même argu- mentaire.»Unprincipequeconfirme EvelynePlatnic-Cohen,fondatricede Booster Academy, centre de forma- tion commerciale et managériale : « Un client semble difficile parce qu’ilestdifférentdesoi.Aucommer- cial, alors, de travailler son adaptabi- litécomportementale.» Troistypesdeclientsàdiscerner Trois étapes sont nécessaires. La pre- mière consiste à s’interroger sur sa propre personne pour mettre en lu- mièresontraitdecaractèredominant. Ensuite, il faut comprendre qui est l’interlocuteur.«Celasefaittrèsrapi- dement. En quinze minutes à peine, un bon commercial peut jauger le ca- ractèredesoninterlocuteur»,affirme Frédéric Canevet. Il s’agit donc d’adopterlabonneattitude. Par exemple, un procédurier soignera les moindres détails. Il sera sensible à un cahier des charges précis et aux chiffres.Aveclui,ilnefautpashésiter àavoirrecoursàtoutessortesdedocu- ments. Il est l’inverse de l’autoritaire, quisedécidetrèsvite.Enattentederé- sultats concrets, l’enjeu est de lui montrer comment son achat répondra à ses objectifs de performance. Le contredire peut être preuve de résis- tance et de conviction, deux qualités qui lui parlent. Autre personnalité : l’égocentrique. Placé dans la recon- naissance, il est à l’affût de la nou- veauté. L’argumentaire de vente doit comporter des références au futur (alors qu’elle sera davantage tournée vers le passé pour le procédurier). Enfin, pour l’indécis, il s’agit de prendre son temps et d’essayer de comprendre chacune de ses problé- matiques.Est-cejusteunproblèmede prix ? Y a-t-il d’autres freins à la conclusiondelavente ?«Unprospect devientdifficilequandsonsystèmede valeur entre en contradiction avec la logique de la vente », souligne Phi- lippe Guiheneuc. Aujourd’hui il est directeur marketing de Getplus, une société spécialisée dans le marketing BtoBcrééeàParisilyaneufans.Pen- dantlongtemps,ilaœuvréaupostede commercial pour assurer le dévelop- pement de cette entreprise. Selon lui, il faut faire mouche avec ce qui tou- chera le prospect, trouver le détail, en apparence insignifiant, qui collera à l’univers de l’interlocuteur. Patienter est aussi de mise. « Face à un contact plusdifficile,j’aiapprisàattendre.Ne serait-cequepournepas pasnégliger mesautresprospects.»Maispourque le commercial ait toutes ses chances de son côté, il reste un impératif : « Avoir mené, au préalable, un travail marketing efficace, ajoute Philippe Guiheneuc. Prospecter sur une base d’annuaires ne suffit pas. » Ce travail en amont est nécessaire pour être sûr que le commercial s’adressera à la bonne personne. Son offre doit ré- pondreàunbesoinexistant.Leb-a-ba pourlimiterlesécueils.  CÉLINETRIDON Pour conclure sa vente, il est indispensable de bien connaître le profil du client auquel on s’adresse et d’adapter son argumentaire.(6PA/MaxPPP/Eric Audras.) Identifierenamont Avantdecontacterunprospect, untravailderecherche s’impose:quelleserala personnequidécideralavente? L’offreouleproduitrépondent- ilsàl’undesesbesoins? Apprendreàgérerles personnalités Quelestletraitdecaractère dominantdesoninterlocuteur? Relève-t-ildufactueloude l’émotionnel?Ilfautfaireentrer delapsychologiedanslavente, pours’adapteràlapersonnalité duprospect,etemployerletonet laméthodequiluiconviendront. Faireladifférence Trouvercequipourramotiverle prospectàacheterferala différence.LaméthodeSONCAS estunmoyenmnémotechnique deretenirunéventaildebesoins dansunesituationdevente. SONCASestl’acronymedes mots :sécurité,orgueil, nouveauté,confort,argent, sympathie. Savoirêtrepatient Uncontactpeutêtreassezlongà établiretdoitsouvents’inscrire dansladurée.Maisladémarche nedoitpasconduireànégliger sesautresprospects. LES MESURES PRATIQUES EN SAVOIR PLUS À LIRE  « Tout savoir sur la négociation ! Quelques petits secrets pour mener toutes vos négociations à bon port », de Daniel Cissé et Louis Deniel, Gualino éditeur, 2012, 216 pages, 20 €.  « La négociation commerciale en pratique », de Patrick David, éditions Eyrolles, 2013, 270 pages, 24 €. À CONSULTER  Le blog de Frédéric Canevet: www.conseilsm arketing.com . 6,1milliards d’euros C’est le montant versé aux entreprises, grâce au dispositif du CICE, entre janvier et novembre 2014, selon les estimations du ministère de l’Economie et des finances. FINANCES CICE : une déduction applicable dès maintenant Dès l’accompte du 15 mars prochain, les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés pourront déduire leur crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Cette nouveauté fiscale évite l’avance de frais. C’ est un pas de plus dans la mise en place du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Les entreprises payant l’impôt sur les sociétés(IS)vontpouvoirdéduire,dès l’accompte du 15 mars, leur crédit d’impôtvalablepour2015.«L’admi- nistration s’est rendue compte qu’im- puter le CICE passé est purement lo- gique. Il fallait attendre qu’il y ait un ‘passé’à ce système pour poursuivre son déroulement dans de bonnes conditions », commente Vital Saint- Marc, expert-comptable élu au conseil régional de l’Ordre des ex- perts-comptablesdeParisIDF.LeCI- CE est entré en vigueur en 2013. Il correspond aujourd’hui à une baisse d’impôts équivalente à 6 % de la masse salariale de l’entreprise, pre- nant en compte les salaires inférieurs ouégauxà2,5Smic. Deux cas de figure se présentent. Si le CICEestinférieuràl’impôtsurlesso- ciétés dû : l’entreprise peut utiliser le crédit d’impôt pour payer une partie de son IS, et ce dès le premier ac- compte. Ceci est valable pour toutes les entreprises. Par exemple, si son impôt est de 60 000 €, la société de- vrait verser 4 accomptes de 15 000 € en 2015. Si son CICE est de 15 000 €, elle ne paiera pas son premier ac- compte. Desdélaisderemboursement rapides Dans le cas de figure inverse, c’est-à- dire si le CICE est supérieur à l’impôt surlessociétésdû,lacréancepeutêtre récupérée de deux manières. Les en- treprises dont le chiffre d’affaires est inférieurà50millionsd’euros,lesen- treprises nouvelles, les Jeunes entre- prises innovantes (JEI) et celles qui ont fait l’objet d’une procédure judi- ciaire obtiennent un remboursement immédiat : elles ne paient pas d’im- pôts.Lesautresnepaientpasleursac- comptesd’IS,etvoientl’éventuelsur- plus reporté sur les trois exercices suivants. Avantage de ce nouveau dispositif, « le CICE pourra être récupéré quasi immédiatement. Plus l’entreprise clô- ture tôt ses comptes, plus vite elle pourra enclencher un éventuel pro- cessusderemboursement,sielleesten crédit. Cette mesure est encore plus appréciable pour les entreprises qui sont juste en termes de trésorerie, d’autant plus que les délais de rem- boursement sont plutôt rapides », sou- ligne Philippe Autran, directeur gé- néraldéléguéd’InExtenso.D’aprèsle rapportpubliéparlecomitédesuividu CICE en octobre, 11 % de la créance CICE revient à des micro-entreprises. Les PME bénéficient quant à elles de près d’un tiers de la créance pour un montant moyen d’environ 25 000 €. Le reste du crédit d’impôt compétiti- vité et emploi se répartit entre les ETI (22,5 % pour un montant moyen de prèsde500 000€)etlesgrandesentre- prises (35,2 % pour un montant moyendeplusde12millionsd’euros).  CÉLINETRIDON EN SAVOIR PLUS À CONSULTER  Un livre blanc « Comment se calcule le CICE ? », à télécharger sur : revuefiduciaire.grouperf.com /livrebl anc/cice.  Un livre blanc « guide pratique du CICE » à télécharger sur : www.sage.fr/fr/new-cfo/guide- pratique-c-i-c-e. milibris_before_rename
  15. 15. PROSPECTIVE BUSINESS 15 LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 9 MARS 2015 SANTÉ Bouger plus au travail pour se sentir mieux La sédentarité est l’ennemie du bien-être des salariés. Pourtant, quelques bons réflexes suffisent pour en éviter les effets néfastes. F acebook fait travailler ses sa- lariés debout. Google et Mi- crosoft auraient même placé des tapis de course devant les ordi- nateurs. Pourtant, nul besoin d’être ingénieur de la Silicon Valley pour initier le mouvement en entreprise. Une PME parisienne, Pas à Pas, a lancé le défi à ses salariés de ré- aliser 200 millions de pas par jour entre le 15 septembre et le 31 dé- cembre de l’année dernière. Spé- cialisée dans le support informa- tique, l’entreprise voit ses 105 collaborateurs passer de lon- gues heures devant leur écran. Et très peu dans leurs baskets. Pour s’assurer de la bonne marche de l’opération, Jésus Berecibar, le co- fondateur et prési- dent de Pas à Pas, équipe alors ses collaborateurs de bracelets électro- niques, qui comptabilisent chaque pas. Il invite même certains parte- naires de l’entreprise à se joindre au challenge. Pour que la motiva- tion soit au rendez-vous, tous les 10 millions de pas réalisés, Pas à Pas finance en partie la formation d’un jeune en difficulté scolaire. Résultat : plus de 90 % de salariés et une trentaine de clients se sont prêtés au jeu. « Tous ensemble, nous avons fait l’équivalent de cinq fois le tour du monde, affirme le patron qui a aussi participé au challenge et qui se satisfait de voir son cholestérol en baisse. Coupler le défi à une association a créé une véritable émulation. Mais cela a aussi permis aux gens de se sentir mieux physiquement. C’est pour- quoi, une soixantaine de mar- cheurs poursuivent leurs efforts encore aujourd’hui. » En effet, selon les recommanda- tions de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), chacun de- vrait effectuer 10 000 pas par jour. Un niveau que peu de travailleurs atteignent. Pourtant, les risques ac- crus par la sédentarité sont nom- breux : obésité, diabète, choles- térol, pression artérielle, phlébite. Sans oublier une augmentation des TMS (troubles musculo-squeletti- ques). « La sédentarité est un pro- blème de santé publique, alerte le Pr François Carré, cardiologue et professeur au CHU de Rennes (Il- le-et-Vilaine). Or, le monde de l’entreprise est le plus touché car c’est là qu’on reste assis le plus longtemps. Pourtant, en adoptant quelques gestes simples, les béné- fices peuvent être rapides. » L’ex- pert recommande de se lever deux à trois minutes toutes les deux heures. Téléphoner debout, se dé- placer pour parler à un collègue plutôt que de lui envoyer un mail, faire des photocopies : les occa- sions de bouger en entreprise peu- vent être plus nombreuses qu’il n’y paraît. Même s’étirer sur son fauteuil peut être bon pour santé. Enfin, pourquoi ne pas profiter d’une pause-café, pour faire quel- ques pas, tasse à la main, plutôt que de rester au même endroit ? « Cela ne change rien au temps de pause. Ce dernier devient juste meilleur pour le bien-être du sa- larié », commente le Pr François Carré. Des salariés en bonne santé seront, également, plus productifs.  CÉLINE TRIDON Adopter la position debout à certains moments de la journée permet de limiter les effets néfastes de la sédentarité. (Hero Images/Photononstop.) Le travail debout, ou stand working, est une réalité dans plus en plus d’entreprises. Bien évidemment, il ne s’agit pas de passer toutes ses journées droit comme un I. Travailler debout se fait quelques instants, selon l’envie du salarié. C’est pourquoi, désormais, les bureaux s’adaptent à ce nouveau besoin. Ikéa, par exemple, a lancé en octobre un bureau qui peut se surélever. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour actionner les pieds télescopiques. Le salarié peut alors passer de la position assise à la position debout. Et inversement. Des bureaux adaptés L’OMS recommande de faire 10 000 pas par jour FORMALITÉS Davatange de souplesse pour le temps partiel Une ordonnance publiée le 29 janvier apporte de nouvelles dérogations au seuil minimum de durée de temps de travail, fixé à 24 heures par semaine. L es modalités du travail à temps partiel changent. De nouvelles règles, réunies dans l’ordon- nance du 29 janvier 2015, viennent assouplir le cadre strict des contrats à mi-temps. Depuis le 1er juillet 2014, le temps minimum par semaine pour les nouvelles embauches est fixé à 24 heures. « L’objectif était non seu- lementd’éviterlestempspartielscas- se-têtepourlessalariés,maisausside les protéger des micro-emplois », as- sure Laurent Moreuil, associé en droit social au sein du cabinet SBKG (Paris VIIe). Cette règle compte tou- tefois quelques exceptions : les étu- diants, les employés de particuliers, les intérimaires et les salariés attei- gnant 24 heures avec plusieurs em- plois ne sont pas concernés. D’autres dérogations sont possibles : pour les salariés désireux de travailler moins de 24 heures et qui en fontlademandepar écrit d’une part, et en cas d’existence d’un accord de branche spécifique d’autre part. Ce cadre, très favorable aux salariés, ne remporte pas l’unanimité des em- ployeurs. « Au regard de ces pre- mières dispositions, nous avons beaucoup de retours négatifs de nos clients. C’est quelque chose qu’ils ne comprennent pas. Parfois, leur acti- vité ne leur permet pas d’embaucher une personne au-delà de 24 heures par semaine. Ils n’ont pas un besoin toujours aussi élevé », partage Ida- Christelle Makanda, responsable ju- ridique du réseau Exco, spécialisé dans l’audit, le conseil et l’expertise comptable(ParisXVIIe). Aussi, le gouvernement a revu sa copie.Ilvientdemultiplierlenombre de situations permettant de déroger à cette fameuse obligation des 24 heures hebdomadaires. Désor- mais, si un salarié qui avait demandé à travailler moins de 24 heures change d’avis, l’augmentation de ses heures de travail ne lui sera pas ac- cordée d’emblée. De même, les col- laborateurs ayant signé un contrat de travail avant le 1er juillet 2014 (et donc non soumis à l’obligation d’heures minimum) ne peuvent exiger à travailler davantage. « Au- paravant, les chefs d’entreprise ne pouvaient réfuter ces demandes qu’en invoquant des faits relatifs à l’activitééconomiquedel’entreprise. Mais le texte était flou et, donc, pas arrangeant ni pour l’une ou l’autre partie », souligne Ida-Chris- telleMakanda. Désormais, l’ordonnance accorde aux dirigeants la possibilité de re- fuser la demande du salarié, sans jus- tification nécessaire. Enfin, elle permet dans certains cas de conclure des contrats à durée déterminée sans recourir forcément aux 24 heures. Il s’agit des contrats inférieurs à sept jours et de ceux conclus pour rem- placerunsalariéencasd’absence,de passage provisoire à temps partiel ou d’attente de l’entrée en service d’un salarié recruté en contrat à durée in- déterminée. « C’est l’une des sécu- rités juridiques de l’ordonnance, poursuit Ida-Christelle Makanda. Pour le patronat, elle apporte un cor- rectif aux modalités du temps partiel quinesontpasnégligeables.Certains points sont éclaircis et donc moins soumis aux incompréhensions, comme celui concernant les rempla- cements. Cela abroge d’office de fu- turs litiges prud’homaux. Pour au- tant, les salariés ne perdent pas leurs droits. » En effet, le salarié à mi- temps (et quelle que soit la durée ef- fectuée chaque semaine) reste priori- tairesiunposteàduréedetravailplus élevée ou à temps complet se libère. Cette disposition, présente depuis longtemps dans le Code du travail, a été rappelée et renforcée par la ré- centeordonnance.  CÉLINE TRIDON EN SAVOIR PLUS À LIRE  «Social 2015 : les points-clés du droit du travail et de la protection sociale», de Dominique Grandguillot, Gualino éditions, janvier 2015, 48 pages, 4,80 €  «Le travail à temps partiel», du Conseil économique et social et Françoise Milewski, éditions des Journaux Officiels, 2014, 136 pages, 18,20 €.  «Il faut sauver le droit du travail», de Pascal Lokiec, éditions Odile Jacob, janvier 2015, 176 pages, 19,90 €. EN SAVOIR PLUS À LIRE  «Danger sédentarité», du Pr François Carré, éditions du Cherche-Midi, 2013, 194 pages, 11,80 €.  «Santé et bien vivre au travail», de Roseline Desgroux et Laurence Breton-Kueny, Afnor éditions, 2011, 183 pages, 20,50 €. À CONSULTER  L’observatoire de la sédentarité : www.observatoiresedentarite.com . « Certains points sont éclaircis et donc moins soumis aux incompréhensions » milibris_before_rename

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