Note de synthese_-_lespace_public_de_demain_-_le_point_de_vue_des_designers

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Note de synthese_-_lespace_public_de_demain_-_le_point_de_vue_des_designers

  1. 1. s er si : gn de n gn s ai si de dem de e 10 s du è 20 vu de h t re n y mb de ic s P A R IS e ve e I L E DE FRANCE t bl dno e in pu t o n ce en partenariat avec le pa po es l’ L’initiative « l’espace public de demain : le point de vue des designers » 1 Pratiques d’appropriation et outils d’experimentation dans l’espace public : 2 Matali CRASSET Regiovox, la region numerique : Jean-Louis FRECHIN 3 e r i Design, energies et subsistances dans l’espace public : Olivier PEYRICOT 4 a m m o Synthese des projets 5 s Perspectives 6 Le Lieu du Design et le Centre Francilien de l’Innovation, en partenariat avec l’ADEME, ont sollicité des designers afin de recueillir leur perception de l’espace public et les inviter à concevoir des applications ou méthodologies intégrées à une réflexion globale. Matali CRASSET, Jean-Louis FRECHIN et Olivier PEYRICOT ont ainsi été chargés de constituer autour d’eux des équipes pluridisciplinaires, d’établir un corpus qui puisse être un support pour un projet, et d’élaborer leur méthode d’intervention sur l’espace public. Il ne s’agit pas ici d’une démarche de design opérationnel mais d’une démarche de design avancé, qui explore et détermine des problématiques, élargit les univers de référence et accélère les processus de décision amont. L’initiative 1 « l’espace public de demain : le point de vue des designers »   L’espace public est une ressource sociale cruciale et stratégique pour nos villes : espace de circulations individuelles ou collectives, espace d’interactions et de cohésion sociale, lieu de vie potentiel, territoire de développement économique, outil stratégique d’image…synthèse réalisée par Adien Chiodo, avec le concours de Yo Kaminagaï page 1
  2. 2. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Aujourd’hui, face à des enjeux complexes et des aspirations divergentes, on se contente trop souvent de compiler les exigences des différentes parties prenantes, notamment au travers des remontées des usagers issues de concertations désormais incontournables, sans appliquer suffisamment les principes de développement durable. Seules des approches transversales, portées par des projets, permettront de transcender les différents intérêts catégoriels et de proposer des modèles d’aménagements à la hauteur de tous ces enjeux. Les designers sont fréquemment sollicités pour la conception du mobilier urbain, qui met à profit leur créativité, leur alchimie de la forme et de la fonction et leur expertise technologique. Les fabricants et les collectivités apprécient leurs réponses particulièrement pertinentes pour concevoir des installations élégantes et en harmonie avec leur environnement, confortables et d’utilisation intuitive, robustes et aux coûts optimisés. En revanche, et contrairement aux pratiques qui ont cours dans d’autres pays, ils ne sont que très rarement consultés en amont des projets urbains. Pourtant, rompu au travail avec les multiples acteurs d’un projet, doté d’une vision transversale et systémique, et plaçant l’utilisateur au centre de ses réflexions, le designer a toute sa place dans les équipes pluridisciplinaires de conception d’espaces publics. Face à ce constat, le Lieu Du Design en Île-de-France a proposé au Centre Francilien de l’Innovation de l’associer au lancement de l’initiative « L’espace public de demain : le point de vue des designers », avec pour objectifs fondamentaux : > Présenter la pertinence de l’intervention des designers en amont des projets aux côtés des acteurs traditionnels (urbanistes, architectes, paysagistes, etc…), > Inciter les PME et PMI franciliennes à faire appel au design pour stimuler leur capacité d’innovation dans le domaine de l’espace public, > Inviter les collectivités et les gestionnaires urbains à ouvrir leurs espaces publics à l’intervention des designers, pour bénéficier ainsi d’un rôle d’acteur de l’innovation et gagner l’occasion de le valoriser auprès de leurs citadins et visiteurs. gn si de page 2 du
  3. 3. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Pratiques d’appropriation 2 et outils d’experimentation dans l’espace public  Designer : Matali Crasset (Agence Matali Crasset productions)Avec l’expertise de Emmanuelle Lallement, Ethnologue, maître de conférenceà l’université Paris-Sorbonne, Celsa, chercheur associé à l’Institut Interdisciplinaired’Anthropologie du Contemporain.SYNTHÈSE PROJET MATALI / SCHÉMA GÉNÉRAL D’ILLUSTRATION DE LA DÉMARCHE gn si de page 3 du
  4. 4. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Ce projet est le fruit d’une exploration de la ville avec une acuité singulière, focalisée sur les pratiques citadines et la ritualité des lieux. Il illustre la capacité du designer à tirer parti des connaissances produites par les chercheurs en sciences sociales dans l’élaboration des projets urbains. Dans une approche sensible, qualitative et à échelle humaine, le projet cherche à s’abstraire de toute représentation fantasmée d’un espace idéal pour accorder son attention à ce qui se passe et se vit dans un lieu, les « petits riens urbains », l’ordinaire et l’infra-ordinaire, qui font l’âme du quotidien. Avec l’expertise d’une ethnologue, s’alimentant de recherches documentaires et de l’étude de cas exemplaires dans des capitales européennes, le designer et son équipe ont ausculté différentes situations urbaines pour y décrypter les phénomènes de la ville et le vécu des citadins au travers leurs multiples pratiques d’appropriation de l’espace public. Les recherches menées mettent en lumière l’importance des inversions ludiques, festives ou culturelles des lieux, qu’elles soient organisées par la ville ou improvisées par les citadins. Ainsi les plages en ville ou certains évènements comme les « nuits blanches » qui détournent les fonctions de la cité pour en faire autre chose, parfois précisément ce qu’elle ne peut être d’ordinaire. Ou les pique-niques improvisés, qui voient les citadins coloniser spontanément parcs, places, ponts ou ruelles, et se réapproprier l’espace public le temps d’un éphémère moment de récréation, de flânerie et de sociabilité festive. Ces usages temporaires participent pleinement à la qualité du cadre de vie et sont un véritable moteur du développement urbain. Ces initiatives, qui émanent de créateurs, d’artistes ou de citadins engagés, pourraient être intégrées dans une planification urbaine dynamique. Ce constat conduit à l’ébauche de plusieurs outils destinés à favoriser l’émergence et la fluidité de ces pratiques marginales et décalées, pour les rendre accessibles à tous et naturelles dans le rapport des citadins à la ville. page 4
  5. 5. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ outil 1 / les greffes intentionnelles Un outil de visualisation et d’aide à la réflexion destiné aux concepteurs et décideurs publics. Il offre une grille de lecture des pratiques possibles, présentes et futures pour analyser un espace urbain existant ou en projet. LES GREFFES INTENTIONNELLES gn si de page 5 du
  6. 6. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ outil 2 / Un outil numérique, personnel et dynamique destiné au grand public. Il offre une interface douce et subtile pour aider le citadin à s’impliquer dans sa ville en reliant ses centres d’intérêts et désirs d’engagement avec les opportunités du reste de la collectivité. Face aux outils actuels parfois trop intrusifs, l’outil se veut prévenant et attentionné pour l’utilisateur qui garde le parfait contrôle de son degré d’interaction. INTERFACE PERSONNELLE DE MISE EN RELATION AVATAR QUI REPRÉSENTE MES CENTRES D’INTÉRÊTS, DE MES CENTRES D’INTÉRÊTS ET DU QUARTIER, MON OUVERTURE AU MONDE ET M’AIDE À M’IMPLIQUER DE LA VILLE ET DU MONDE outil 3 / Cartographie affective du territoire urbain Une interface dédiée à la collectivité pour annoter la ville et ses lieux intéressants. Récoltant avis et sentiments des citoyens sur leur quartier, elle permet de produire une cartographie affective et partagée du territoire urbain. PREMIÈRE ÉTAPE:CHACUN CRÉE SA CARTOGRAPHIE LA SOMME DES CARTOGRAPHIES INDIVIDUELLES SUR LA TRAME DE SON QUARTIER DONNE NAISSANCE À UNE VISUALISATION D’UNE CARTOGRAPHIE COMMUNE gn si de page 6 du
  7. 7. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Regiovox, la region numerique  3Designer : Jean-Louis Frechin (Agence NoDesign)Avec l’expertise de : Nicolas Nova (LiftLab) et le programme Ville 2.0 Ce projet repose sur les possibilités offertes par les technologies de l’information et de la communication et recèle un enjeu de taille : faire de l’Ile-de-france la première région numérique grâce à ses ressources, offres et initiatives. Il met en lumière la valeur ajoutée du designer dans les processus d’innovation, en donnant du sens et en humanisant la technologie. Le designer met à profit son expertise forgée par 10 ans de projets numériques urbains (notamment dans le programme ville 2.0) pour questionner le rôle de la Région et de ses collectivités à l’heure de la ville informée et augmentée. Invoquant Le Corbusier qui définissait la maison comme une machine à vivre, il analyse la cité comme une machine à interagir. Une cité qui devient numérique et se voit aujourd’hui irriguée par une multitude de flux de données qui l’enrichissent de services et d’informations : portails web des municipalités, forums de discussions, services numériques des opérateurs de transports, systèmes d’informations géographiques… Les citadins évoluent et échangent désormais tant dans leur espace que dans leur « e-space ». Maîtriser et accompagner les conséquences de ces révolutions technologiques sont d’une importance cruciale pour la Région et ses collectivités. Car le numérique peut devenir le nouveau ciment collectif s’il parvient à instaurer le dialogue avec le territoire et à transcender son caractère égocentré, pour devenir un puissant vecteur de maîtrise individuelle et collective sur la ville. Entre le modèle d’innovation dit de la Cathédrale (« Top Down », imposé par le haut) et celui du Bazar (« bottom-up », qui vient de la base, spontané et communautaire), le designer propose une troisième voie : la Place du marché, un modèle réfléchi mais ouvert, inconnu et prévisible, social et marchand, « middle-out », et dans lequel la Région et ses collectivités ont un rôle capital à jouer. En ouvrant leurs données publiques, en stimulant les innovations, en aimantant les initiatives les plus remarquables et en assurant des missions de « tiers de confiance », celles-ci sauront générer un projet urbain et raisonné d’intelligence collective. Un projet concret mais offrant à rêver ensemble, un projet pour cultiver la ville intelligente et révéler les possibilités du territoire, un projet gn si de page 7 du
  8. 8. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ pour valoriser le patrimoine, affirmer l’identité numérique francilienne et développer le sentiment d’appartenance Régionale. Alimentées par un important travail de veille sur les innovations dans les services numériques urbains et les initiatives singulières déployées aux quatre coins du globe, les réflexions menées conduisent à la proposition d’un bouquet cohérent de services citoyens et de leurs incarnations physiques sur le territoire. Projet RégioVox, à la croisée d’enjeux sociétaux, humains, identitaires et technologiques majeurs: Généralisation des smartphones. Les innovations technologiques se succèdent dans la téléphonie mobile et connaissent un rapide développement industriel. Le niveau d’équipement requis pour bénéficier de services faisant Région numérique est aujourd’hui abordable et tend à se généraliser. Ouverture des données publiques. Le libre accès aux données brutes des institutions suscite certaines réticences, mais les municipalités qui ont su les dépasser mesurent aujourd’hui les bénéfices associés et sont à l’avant-garde d’un mouvement qui est désormais une tendance de fond. C’est une opportunité cruciale pour l’écosystème créatif de la Région Île-de-France. gn si de page 8 du
  9. 9. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’Panorama du bouquet de produits et services regiovox Le portefeuille urbain numérique On peut aujourd’hui accéder via son téléphone “ordiphone/smartphone” à une multitude de services dédiés à la vie urbaine. Face à cette profusion, le portefeuille urbain numérique vise à offrir une sélection d’applications intérêt général labellisées par la Région pour leur pertinence, leur originalité et la fiabilité des informations délivrées. GAGE DE CONFIANCE POUR L’UTILISATEUR, LE LABEL SE RÉVÈLE UN PUISSANT VECTEUR D’IDENTITÉ ET DE FIERTÉ RÉGIONALE. gn si de page 9 du
  10. 10. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Exemples d’applications : > Ma Région, mon réseau, nous et moi : Un réseau social Régional qui relie le numérique au territoire grâce à la géolocalisation. > Réseaux de mobilité et d’intermodalité : Une application qui fédère toutes les informations liées à la mobilité en Île-de-France : les renseignements des différents opérateurs de transport, mais aussi les bons conseils des utilisateurs, leurs raccourcis, chemins de traverse ou passages charmants. Les réseaux alternatifs sont ainsi hybridés avec les réseaux classiques pour favoriser l’intermodalité. Objets identitaires de la Région numérique: vers une “Fontaine wallace numérique” Un maillage urbain d’objets utiles et symboliques, constitué des installations existantes et de nouveaux objets, informés et mis en réseaux grâce à la géolocalisation, pour tisser l’incarnation physique de la Région numérique. gn si de page 10 du
  11. 11. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ > Point Régional d’intérêt : Petit objet signalétique, le point Régional d’intérêt indique au citadin ou visiteur que des contenus numériques particulièrement riches sont associés au lieu où il se trouve. Ils sont implantés en sollicitant les recommandations des franciliens. > Nouveau mobilier urbain augmenté : Un mobilier urbain spécialement dédié au numérique, point de relais pour tous ses usages dans l’espace public: diffusion d’informations locales, lieu de rendez-vous, point d’attente de co-voiturage ou de taxi-partage... > Mapwall : Dispositif de “réalité augmentée”, le mapwall est un écran transparent et orientable pour explorer son environnement immédiat et lire la ville enrichie de toutes ses informations. (nAutre Ville - ENSCI - Maria Laura Mendes) > Géolocalisation des objets existants : Grâce à la géolocalisation, tout l’espace public peut être renseigné, annoté ou commenté, et chaque objet devient interface, du moindre banc au plus imposant des monuments. > Zones de recharge de véhicules et matériels électriques : Appelés à se multiplier, ces équipements sont dans RégioVox de véritables objets identitaires de la Région numérique. Leur conception intègre une palette de services qui viennent enrichir leur fonction première. gn si de page 11 du
  12. 12. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Design, energies et subsistances 4 dans l’espace publicDesigner : Olivier Peyricot / Designer assistante : Isabelle DaëronDesigner stagiaire : Kandé Massaga / Avec l’Expertise de : François-Xavier Ferrariet Anthony Boule (Société Coopérative Mu, conseil en éco-conception) Les effets néfastes du développement économique et urbanistique sur les écosystèmes et la qualité de vie sont aujourd’hui bien connus. Il est urgent de proposer des solutions pour inscrire l’espace public dans une perspective écologique durable. Ce projet témoigne de la pertinence du designer en la matière. Raisonnant en termes de fonction et d’usage avant de penser au produit, il génère des combinaisons qui révèlent et amplifient les potentialités du territoire. Le designer appréhende la ville comme un écosystème fait de nature et d’artefacts, foisonnant de relations et en perpétuelle évolution. Dans ce système complexe, fragile et menacé, l’économie des ressources est indispensable, c’est pourquoi l’une des notions centrales de ce projet est le maintien des subsistances. Autre leitmotiv, le désir de rendre à l’espace public sa qualité de patrimoine partagé dont chacun est responsable. Le projet appelle ainsi tout particulièrement le citoyen à s’emparer des problématiques environnementales et à se réapproprier la culture technique. Nourri par des réflexions théoriques et une veille en matière d’innovations sociales et de technologies peu énergivores, le projet a conduit au développement d’une méthode d’analyse et d’observation conjuguant approche urbaine théorique avec le regard du designer, contextuel, scrutant les signaux faibles et les phénomènes du quotidien, détaillant les usages individuels et collectifs de la cité. Cette approche a été déployée dans quatre territoires de la Région : Epinay-sous-Sénart, Villeneuve St-Georges, Ivry-sur-Seine et Pierrefitte-Stains, où le designer et son équipe sont partis à la prospection des ressources disponibles, matérielles, énergétiques et humaines, recherchant les justes formulations capables de stimuler les réactions citoyennes et de transmuter les paysages. Ces travaux proposent des objets et des espaces relationnels qui allient préservation de l’écosystème, création d’activité, embellissement du paysage. Destinés à être mis en place par les communes mais pris en charge par le citoyen, seul ou en association, ils augurent la production d’espaces publics originaux et vecteurs d’identité forte, véritables catalyseurs de l’engagement citoyen et de la créativité sociale. gn si de page 12 du
  13. 13. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ La roue exploite la force motrice des fleuves et rivières sans brusquer les écosystèmes car opérant en surface de l’eau. Confiée à une collectivité (club orienté développement durable, association à vocation sociale…) pour développer des activités fédératrices en toute autonomie énergétique, elle propose une mise en scène majestueuse de l’énergie dans l’espace public pour incarner les efforts environnementaux de ses communes d’accueil. > créer du paysage + > combiner des activités + > garantir les subsistances + > inventer des autonomies gn si de page 13 du
  14. 14. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ La barriere s’empare d’espaces publics à l’abandon pour les transformer en parcelles de cultures confiées à des jardiniers volontaires motivés par cette activité valorisante. Elle métamorphose à moindre coût des friches en de conviviaux jardins fleuris ou potagers, offrant ainsi aux collectivités un outil très efficace de cohésion sociale, d’embellissement du paysage et d’identité de quartier. > nouvelles formes urbaines + > partage de l’espace public + > identité des villes + > services page 14
  15. 15. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Installé aux pieds des immeubles, le filtre récupère l’eau de pluie et la détourne du tout-à-l’égout pour désengorger les stations d’épuration. L’eau est purifiée par un système de filtration naturel et alimente des bassins dédiés aux loisirs (baignade, aquarium d’extérieur...) pour un usage dans l’espace public de proximité. L’objet propose une expérience vivante du fonctionnement des écosystèmes, > préservation + > transformation + > subsistance + > expérience de l’écosystème gn si de page 15 du
  16. 16. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Synthese des projets 5 Les travaux initiés dans le cadre de cette initiative offrent une vision prospective et des pistes pour mieux appréhender les nouveaux enjeux urbains. Et c’est en prenant de la distance avec les pratiques habituelles et en explorant des voies insoupçonnées que l’on génère de l’innovation. Les thématiques proposées ont permis de révéler des enjeux propres à chaque projet, et les designers y ont livré leur sensibilité et des méthodes spécifiques, témoignant ainsi de la richesse de leur discipline. Mais, par-delà ces différences, les projets révèlent des motifs communs qui illustrent la singularité du design pour penser l’aménagement urbain. Le phénomène urbain dans sa globalité Les designers explorent la ville dans une approche caractéristique, tous sens aiguisés, sondant ses espaces bien au-delà de la seule dimension matérielle. À l’affût des pratiques citadines, des représentations individuelles et collectives, des croyances, des identités et mémoires urbaines, ils se livrent à l’examen délicat des dimensions sociales et symboliques, et détaillent ainsi le phénomène urbain dans sa globalité. L’aptitude à la transdisciplinarité Les projets mettent en lumière la faculté des designers à intégrer des aspects relevant de diverses disciplines (aspects structuraux, économiques, environnementaux, psychologiques, culturels…) dans un ensemble unique et cohérent. Cette prédisposition à la transdisciplinarité, couplée à la capacité de construire des outils de communication et de coopération, permettent aux designers d’établir un dialogue constructif avec toutes les parties prenantes, et leur confèrent donc une forte pertinence en amont des projets d’aménagement. Favoriser l’innovation d’usage Les travaux menés illustrent pleinement le rôle du design dans les processus d’innovation, tant pour les innovations technologiques dont il favorise l’appropriation, que pour celles d’usages qu’il génère et catalyse. Les trois designers s’accordent sur l’importance et l’attention à accorder aux innovations ascendantes (« bottom up ») issues des expériences et expérimentations des utilisateurs. Tous expriment de plus également le désir profond d’œuvrer à la production d’innovations sociales. Une approche résolument citoyenne Enfin, tous considèrent les espaces publics comme une ressource sociale stratégique, partagent le constat de leur extrême fragilité, et la conviction que c’est un trésor à protéger, surtout en ville. Aussi leurs recherches visent à retisser des liens, entre les personnes et avec le territoire, à responsabiliser le citoyen et à rendre la ville plus intelligible. Elles ambitionnent d’aider les citadins à se réapproprier les espaces publics, en les rendant plus ouverts à l’initiative et aux contributions de tous. Car les destinataires de leurs projets sont à leurs yeux plus que des usagers ayant des besoins à satisfaire, ils sont eux aussi porteurs de projets ! gn si de page 16 du
  17. 17. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Perspectives 6 Le designer a toute sa place dans les projets de conception de l’espace public, et sa valeur ajoutée va bien au-delà du simple rôle cosmétique, pour peu qu’il soit impliqué dès l’amont du projet. La réponse à un cahier des charges ne peut se résoudre à une juxtaposition de solutions fonctionnelles partielles, et ses atouts lui permettent d’intégrer les contraintes pour produire des propositions cohérentes (sur les plans esthétique, fonctionnel, sémiotique, économique…), tant pour les citadins que pour les élus et techniciens. Son approche sensible et globale conjuguée à son expertise à l’échelle de l’objet lui confère un rôle singulier dans les équipes pluridisciplinaires de conception d’espaces publics auxquelles il apporte : > Des facultés d’analyse et d’anticipation pour mieux appréhender les mutations à l’œuvre > La garantie de la bonne prise en compte des usages et pratiques réels (voulus ou constatés) et donc de tous les utilisateurs > La capacité de construire des outils de communication et de coopération pour un dialogue constructif avec toutes les parties prenantes. > Le prise en charge du niveau le plus détaillé (signes et produits) des projets d’aménagement > Le lien de l’ensemble des niveaux dans une approche globale en récit, au service des parcours d’usage pour les utilisateurs Les enjeux sont de taille pour la Région et ses collectivités Une meilleure intégration du design dans les projets urbains présente une multitude d’opportunités pour les individus, les entreprises et les collectivités de la Région. Et tous ses espaces publics sont concernés, quelles que soient l’échelle, la situation géographique ou l’histoire des lieux : tant l’hyper-centre que les communes périphériques, les réalisations nouvelles et les requalifications, et les grands projets comme les rues et places « ordinaires ». Les bénéficiaires finaux en sont évidemment les utilisateurs : un meilleur cadre de vie pour les citadins et visiteurs, des lieux plus attractifs pour les commerçants, une maintenance facilitée et sécurisée pour les opérateurs et services techniques… Les entreprises concernées par les espaces publics (dédiées à l’aménagement ou à la production de produits et services urbains) ont à y gagner des facteurs clefs de compétitivité : stimulation de leurs capacités d’innovation, optimisation des coûts de production, conquête de nouveaux marchés… Les collectivités ont également de nombreux avantages à récolter ; le design est une carte maîtresse dans leur stratégie de différenciation à l’heure de la compétition entre les villes, pour valoriser leur patrimoine et leur identité, et proposer aux touristes et résidents des motifs attractifs dans le choix de leur destination. L’initiative offre un formidable potentiel d’innovations pour participer à la volonté de la Région de devenir un véritable laboratoire urbain et un modèle au rayonnement international sachant conjuguer utilité sociale et économique aux enjeux de bonne gestion urbaine. gn si de page 17 du
  18. 18. s er si : gn de n s ai de dem e 10 s è 20 vu de h t re n y mb de ic s e ve e t bl dno e in pu t o n ce le pa po es l’ Les initiatives du Lieu du Design A la suite de la consultation des designers et sur proposition du Lieu du Design, la Région Ile-de-France va prochainement lancer un appel à projet sur « les nouveaux usages de l’espace public ». Il s’agit notamment d’encourager les projets d’innovation responsable portés par les PME franciliennes, et souligner l’apport déterminant du design dans cette démarche. Les entreprises éligibles devront obligatoirement recourir à un designer et bénéficieront d’une subvention pour mener un projet de recherche et développement. Le Lieu du Design travaille actuellement à la préparation d’une grande exposition consacrée à l’espace public urbain, programmée à l’automne 2011, et dont le commissariat sera assuré par Yo Kaminagaï, responsable de l’unité Conception et identité des espaces de la RATP. gn si de page 18 du

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