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  1. 1. GratuitLa référence afro-caribéenneNe pas jeter sur la voie publiquePolitique 4 Invite du mois 26 Sport 28Culture 24Société 18DiasporasnewsN°5Mars 2010Nicolas Sarkozyen AfriqueBurkinaFasoUn béninois de la diaspo-ra honnoré en France :NigerBéninMarie-Reine HASSENUNE CANDIDATURE SYMBOLE DU CHANGEMENT...en C entr A f ri q ueLibreville -Kigali viaBamakoen 36heures2010, annéed’électionprésidentielleAMADOU RAIMIRECEVRA LES IN-SIGNES DE LA LE-GION D’HONNEURLE 17 MARS 2010les derniers jours derègne du PrésidentMamadou Tandjachampion de la démo-cratie, en quête d’unsouffle économique
  2. 2. Invité du mois26Diasporas NewsMarie-Reine HASSENUnique femme dans la course présidentielle en Centrafrique, Marie-Reine HASSEN candidate in-dépendante donne les raisons de sa candidature dans cet entretien accordé à Diasporas-News.Economiste et polyglotte, elle demande à ses concitoyens de soutenir sa candidature pourapporter des réponses adaptées aux problèmes du pays et préparer les défis de l’avenir.Notons par ailleurs, qu’elle était en campagne le mois passé à Troyes (FRANCE) devant unefoule considérable.DIASPORAS-NEWS : Pourquoi avez–vous cherché à briguer la magis-trature suprême ?MARIE-REINE HASSEN : La situation ac-tuelle de la République Centrafricaine estcatastrophique sur tous les plans : politique,économique, social et sécuritaire. La crise enCentrafrique s’est aggravée. L’actuel quin-quennat, dont le bilan ressemble à celui durégime précédent, a été marqué par unerégression sociale, une insécurité chronique,un enrichissement indécent d’une minoritéde privilégiés. C’est un pays fortement di-visé et constitué en blocs tribaux, marquépar l’abandon de l’éducation nationale etl’inexistence de politiques en faveur de lasanté, la culture et le sport. En un mot, nousassistons à la négation de toute démocra-tie. La situation se dégrade tous les joursdans ce pays où environ 95% de la popula-tion vit désormais sous le seuil de pauvretéd’un dollar par jour, contre 67% en 2000.Presque sept ans après le coup d’Etat qui aporté François BOZIZE au pouvoir en Cen-trafrique, les campagnes continuent à êtreécumés par les bandes armées qui pillentles villages et harcèlent la population. Dansce contexte, l’administration s’est effondrée,elle est totalement absente en zone rurale.Ministre en République Centrafricaine de-puis 2006, je suis témoin de la misère et dela difficile condition de vie de mes compa-triotes. J’ai eu le temps de prendre toutela mesure de la situation de notre pays : laCentrafrique est en panne. Elle est en crise.La précarité est devenue chronique. Le paysest affecté par le chômage endémique. Onassiste à la montée des inégalités et de l’in-sécurité, et à celle, vertigineuse, des viols etde la pédophilie. Il n’y a plus de justice.La Centrafrique se réduit à Bangui et sonagglomération. Les droits fondamentauxet élémentaires de l’individu sont bafoués,voire inexistants. C’est le royaume de l’im-punité au profit d’une caste dirigeante. Lespopulations du monde ruralsont fatiguées de la violence qui entraînel’insécurité etl’appauvrissement, fatiguées par les traite-ments inhumains qui leur sont infligées.L’approche des élections semble plongernotre pays dans la sauvagerie et la barba-rie : nous assistons à des intimidations et desexécutions, c’est un véritable chaos.Face à toutes ces terribles réalités, j’ai prisconscience de la nécessité d’un changementdrastique dans mon pays. Avec une vo-lonté politique forte, nous pouvons inverserla donne et faire un bond en avant. Noussavons aujourd’hui que les femmes peu-vent contribuer à l’éradication massive dela pauvreté dans leur pays et sur tout lecontinent en participant à sa transformationsocio-économique. Une femme est donc enmesure d’accélérer les réformes économi-ques, sociales et politiques dans son pays.Mon combat est celui d’une femme qui aune vision pour son pays et qui veut per-mettre au Centrafricain moyen de vivre unevie normale.DIASPORAS-NEWS : Vu les gravesdisfonctionnements et le retraitde certains membres de la commis-sion électorale pensez-vous queles centrafricains iront aux ur-nes comme prévus ?MARIE¬-REINE HASSEN : La crise en RCA,comme je vous le disais plus haut, a atteintune gravité telle qu’il faudrait aller rapide-ment aux élections en évitant toute manipu-lation du processus électoral qui nous mène-rait vers une autre crise désastreuse.Mais il semble que le processus électoralest en panne. La semaine dernière le Chefde l’Etat a dû admettre les fautes commisesdans le fonctionnement de la CommissionElectorale. Il y aura donc un audit de la CEI,et probablement sa refonte. D’autre part,la mise en œuvre du processus de Désar-mement Démobilisation et Réinsertion prendde plus en plus de retard. Le recensementélectoral n’a pas encore été effectué, etl’insécurité est toujours omni présente dansles régions.Il est certain que ces élections se tiendrontdifficilement dans ces conditions, mais si el-les ne sont pas organisées en avril 2010,comme le laisse entendre la rumeur, la Cen-trafrique se retrouverait dans une situationde vide politique et juridique, ce qui nousplongerait très vite dans une situation ex-plosive. Dans ce cas, il serait nécessairequ’une solution consensuelle de transitionsoit rapidement mise en place.DIASPORAS-NEWS : Que peuvent êtreles premières attentes des centra-fricains si vous êtes élue ?MARIE-REINE HASSEN : Dans l’immédiatil faudra que les populations puissent man-ger à leur faim. Il m’est insupportable desavoir que la famine s’est installée dans nosrégions. Les besoins immédiats des popula-tions seront satisfaits, en leur redonnant leurCENTRAFRIQUE ELECTION PRESIDENTIELLE :UNE CANDIDATURE SYMBOLE DU CHANGEMENT...
  3. 3. 27Diasporas Newsdroit le plus élémentaire : eau, électricité,nourriture, santé, éducation. Une de mes plusgrandes préoccupations sera d’améliorer lebien-être de mes concitoyens. Pour cela, ilfaudra très vite rétablir la sécurité intérieureet extérieure, prioritairement dans les ré-gions, pour la protection des personnes etdes biens. Je veillerai tout particulièrement àla protection des femmes et des enfants. Mescompatriotes verront une hausse généraledes salaires qui participera à la relance del’économie. J’insiste sur le rétablissement trèsrapide de l’électricité car avec 22 heures decoupure par jour, rien n’est possible.DIASPORAS-NEWS : A 16 ans vousétiez mariée de force à l’empereurBOKASSA pouviez-vous nous racon-ter cette épisode que vous avez dumal à oublier ?MARIE-REINE HASSEN : Mon père, Adminis-trateur de la France d’Outre Mer, était alorsSecrétaire Général à la Présidence de laRépublique, et ami du Président Davis DAC-KO. Lors du coup d’Etat de BOKASSA il a étéemprisonné et la France a été impuissante àle faire libérer. Six ans plus tardil a été libéré et immédiatementreconduit dans ses fonctions. Lorsd’une mission du Président BO-KASSA en France, il a choisi d’yrester et de réintégrer son ad-ministration d’origine. BOKASSA,furieux de cette désertion, a émisune interdiction de sortie du ter-ritoire contre son épouse et sesenfants. Dans l’impossibilité derejoindre mon père, ma mère acontinué à nous élever seule. Lors-que BOKASSA m’a remarquée,ma mère a décidé de s’enfuiravec nous pour éviter le désastre.Elle fut arrêtée avant d’atteindrela frontière, et après une copieuseengueulade en Conseil des Minis-tres nous avons été transférés dansla prison de Ngaragba. Deux ansplus tard j’en ai été extirpée seu-le. Dix jours plus tard ma famillesortait de prison et un mariage ci-vil était célébré avant leur départpour rejoindre mon père. J’ai ha-bité l’aile gauche du Palais de laRenaissance deux autres années.Outre quelques visites officiellesdu chef de l’Etat à l’étranger, jen’avais pour distraction qu’uneferme mise à ma disposition àBoyali, où je m’amusais à cultiverdes légumes et des fruits. Quelques tentati-ves de suicide et quelques tentatives de fuiteplus tard, j’ai fini par m’en sortir en simulantla folie, dont j’avais appris qu’il éprouvaitune terrible crainte.Avec le soutien de ma famille, et grâce àmon aptitude à rebondir, j’ai pu reprendremes études à Paris, et le cours de ma viecomme une jeune fille normale.DIASPORAS-NEWS : Vos chances desuccès?MARIE-REINE HASSEN : Je possède lesatouts majeurs pour rompre avec le cerclevicieux des violences et de la paupérisation,avec les maux qui gangrènent le pays depuisdes décennies : corruption, incompétence, tri-balisme, clanisme familial, intérêts person-nels, mépris des droits de l’homme, insécuritéetc. Pour opérer cette cassure nette d’avec lepassé qui nous permettrait de faire un bonden avant et rattraper une partie de notreretard, il nous faut une personne différente,une personne capable de fédérer les diffé-rentes ethnies, les différents partis, les diffé-rentes croyances. Il nous faut un nouveau lea-dership, une nouvelle classe dirigeante, avecune nouvelle politique. En prenant en compteles revendications du peuple, de l’opposition,de la diaspora, et même de l’armée, nousobtenons le profil du prochain chef de l’Etatcentrafricain qui se rapproche du mien :Je ne suis pas tribaliste : mon éducation, monpassé familial, professionnel et politique entémoignent.Je suis un rassembleur : Je suis neutre, et jen’ai qu’une seule préoccupation : le bien-êtredu peuple et le développement.Je me place au-dessus des joutes politiques ettribales : Je n’avais jusqu’à présent aucun en-gagement politique personnel et n’ai jamaisadhéré à un parti ni participé aux querellesd’influence et de positionnement en RCA.Je refuse le clientélisme, le tribalisme, l’im-punité : je suis honnête et vertueuse, je n’aijamais plongé les mains dans les caisses del’Etat et ne suis pas une adepte de la « pro-motion canapé ».Je suis une femme, et tout le mondeaujourd’hui admet que la femme est le mo-teur de la société et du changement. Je suisune femme de valeurs, de convictions et deprincipes, une femme dont notre pays a plusque jamais besoin aujourd’hui pour se sor-tir du gouffre. Je suis celle qui apportera lechangement radical dont mon pays et monpeuple ont besoin.Ma solide expérience internationale, ajou-tée à ma connaissance du terrain, me per-mettront d’avoir une vision de l’évolution dela RCA par rapport au contexte actuel demondialisation, car nous devons nous adap-ter aux nouvelles exigences du monde mo-derne.Je serai une véritable mère de la Nation,égale et juste pour tous, sévère quand il lefaudra. Je pense que les Centrafricains y se-ront sensibles.DIASPORAS-NEWS : Message au peupleCentrafricain ?MARIE-REINE HASSEN : Centrafricaines,Centrafricains, aujourd’hui c’est vous qui dé-tenez les clés de notre avenir commun. Vousvoulez une vie meilleure et vous le méritez.C’est à vous d’imprimer le mouvement pourqu’un véritable changement se fasse. De toutmon cœur, je souhaite pour vous et pour notrepays que cette nouvelle décennie soit celledu bonheur.Réalisée par Lucien HOUNKANLI

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