Kant Par Camille

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Kant Par Camille

  1. 1. Emmanuel Kant, 1784 , paru dans le Berlinische Monatsscrift
  2. 2.  L’homme est-il plutôt un objet déterminé ou un sujet libre ?  Existe-t-il un plan de la nature ?  Quel système de réflexion scientifique sur l’histoire ?
  3. 3.  L’homme, un noumène :  L’homme, un phénomène :  possède un libre-arbitre et une  est déterminé par la nature et sa liberté d’action ; téléologie (définition : prise en  est lié au monde suprasensible ; considération du principe de finalité dans l’explication des  est imprévisible phénomènes); individuellement (par exemple, on ne peut pas prévoir le nombre  est prévisible globalement, c’est- d’enfants qu’aura chaque citoyen à-dire une fois considéré dans une d’un Etat). population vaste (par exemple, on peut établir des prévisions démographiques fiables à l’échelle d’un Etat). Opposition chez l’homme entre un arbitraire individuel et une régularité d’ensemble : donc existence d’un plan de la nature pour l’homme, le fil conducteur. Exemple des travaux de Newton et de Kepler (déduisent des lois prévisibles à partir de l’observation du hasard apparent de la nature).
  4. 4. «Toutes les dispositions naturelles d’une créature sont destinées à se développer un jour complètement et conformément à une fin.» Mise en évidence du système téléologique de la nature. D’un point de vue biologique, tout a une fin (développement des organes, de l’anatomie, etc.) N’est pas une déduction mais une observation empirique.
  5. 5. « Chez l’homme (en tant que seule créature raisonnable sur Terre), les dispositions naturelles qui visent à l’usage de sa raison ne devraient être développées complètement que dans l’espèce mais non dans l’individu. » L a ra ison hu m ain e n e p rog resse q u e p ar e ssa is e t ta tôn n em en ts, e t ne pro g re sse do n c q ue d an s le te m ps lon g. O r la n atu re n 'a d oté l'h o m m e q ue d'u n e cou rte d uré e d e vie. P o ur p e rm e ttre le p ro g rès d e l'e sp è ce h um ain e : b e soin de co m m u niq u er e t d e s'a ffirm e r da n s le tou t de l'e spè ce.
  6. 6.  « La nature a voulu que l’homme tire entièrement de lui-même tout ce qui dépasse l’agencement mécanique de son existence animale et qu’il ne prenne part à aucune autre félicité ou perfection que celles qu’il s’est lui-même créées indépendamment de l’instinct, par sa propre raison. »  Présence naturelle de la raison et de la liberté en l’homme + faibles dotations naturelles de l’homme (« ni les cornes du taureau, ni les griffes du lion mais seulement des mains ») = plan de la nature pour faire venir l’homme de lui- même à l’estime raisonnable de soi.  La nature a mis la raison en nous malgré le fait que le bien-être est atteint plus rapidement par l’instinct : la nature nous réserve donc plus que le bien-être. « Il semble que la nature n’ait nullement tenu à ce qu’il [l’homme] vive agréablement, mais au contraire à ce qu’il travaille à s’élever suffisamment pour se rendre digne par sa conduite de la vie et du bien-être. »  Rejoint la notion de progrès (cf. Deuxième proposition) : « La raison ne peut atteindre son plein accomplissement que dans l’immortalité de l’espèce ». (Jacqueline Laffitte)
  7. 7. « Le moyen dont se sert la nature pour mener à bien le développement de toutes ses dispositions est leur antagonisme dans la société, pour autant que celui se révèle être cependant, en fin de compte, la cause d’un ordre légal de cette société. » A l'éta t prim itif d e n a tu re , l'h o m m e e st n a tu re lle m e nt in so cia b le. (d iscord e , instin ct, d é so rd re) P o u r é cha p pe r au con flit, il se d o it d 'éta b lir d e lu i-m ê m e d e s so cié té s : c'e st quot;l'in socia b le so cia b ilité d e s h o m m e squot;. L a fo n da tio n d 'u ne so cié té e st d on c quot;p ath o lo g iq u em en t extorq ué equot; à l'h om m e p a r la n atu re. (co n co rd e, ra iso n , ord re)
  8. 8.  « Le plus grand problème pour l’espèce humaine, celui que la nature contraint l’homme à résoudre, est d’atteindre une société civile administrant le droit universellement ».  Déduction naturaliste des propositions précédentes.  Définition de cette société civile : légalité ou idéal du droit.  Les hommes se comportent comme des arbres : un arbre seul, isolé, pousse de façon anarchique. Mais de nombreux arbres, chacun en concurrence dans une forêt pour la lumière et l’eau, poussent beaux et droits pour satisfaire leurs besoins.  Les hommes doivent donc lutter les uns contre les autres pour finalement « lutter ensemble » (cf. Quatrième proposition)
  9. 9.  « Ce problème est en même temps le plus difficile, celui que l’espèce humaine résoudra en dernier. »  Rupture pessimiste avec le naturalisme pur des propositions précédentes. On passe donc d’un progrès subit par l’homme à un progrès voulu et assumé, par l’homme
  10. 10.  « Le problème de l’édification d’une constitution civile parfaite est lié à celui de l’établissement de relations extérieures légales entre les Etats et ne peut être résolu sans ce dernier ».  « Les Etats se rapportent les uns aux autres comme les hommes à l’état de nature » (Jacqueline Laffitte) : leurs conflits doivent donc être réglés de la même façon mais à une autre échelle, par l’établissement d’une société des nations avec un pouvoir dominant irrésistible.  Culture : à la fois étape de la civilisation (entre l’état de nature et le tout moral) et exigence d’un passage vers la moralité (elle en est la fin et le moyen). Dernière étape du plan de la nature : moralisation de l’espèce humaine au delà de la culture.
  11. 11. « On peut considérer l’histoire de l’espèce humaine dans son ensemble comme l’accomplissement d’un plan caché de la nature, pour construire une constitution politique parfaite à l’intérieur et, dans ce but, également parfaite à l’extérieur, une telle constitution réalisant l’unique situation dans laquelle la nature peut développer complètement dans l’humanité toutes ses dispositions. »  Conséquence des propositions  Des indices d’un précédentes : une constitution développement vers cette politique parfaite est la finalité situation cosmopolitique de la nature. apparaissent :  « Ce que la nature a pour  les relations diplomatiques dessein de réaliser : une entre Etats se développent ; situation cosmopolitique  Théorie du libéralisme universelle telle qu’en son sein économique ; se développeraient toutes les  Développement des Lumières. dispositions originelles de l’espèce humaine. »
  12. 12.  « Une tentative philosophique pour traiter l’histoire universelle selon un plan de la nature qui vise à l’unification politique parfaite dans l’espèce humaine doit être considérée comme possible et même comme susceptible de favoriser ce dessein de la nature. »  Notion de l’histoire en tant que système : exemple d’un cours régulier dans l’histoire antique.  En lien avec la religion : « L’immortalité de l’âme est invoquée ici pour compenser le désespoir où l’absurdité de l’histoire plonge l’individu qui, conscient de son devoir moral, a le sentiment de l’accomplir en vain ». (Jacqueline Laffitte)
  13. 13. Alain, Propos sur les Pierre-André Taguieff et Pouvoirs ; Thomas la notion de progrès (cf. Hobbes, Le Léviathan Sixième proposition) (cf. Quatrième proposition) Adam Smith : théorie de Hubert Védrine, Continuer la main invisible et de l’Histoire « l’ordre spontané » (cf. Huitième proposition)

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