Pourquoi voter « non » à la prise de contrôle? Adrien D. Pouliot 18 décembre 2012
TABLE DES MATIÈRES <ul><li>Les propositions de la CAQ </li></ul><ul><li>Le budget de l’an 4 de M. Legault </li></ul><ul><l...
Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>Une économie de propriétaires et non de succursales </li></ul><ul><ul><li>Slog...
Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>L’outil: la Caisse </li></ul><ul><ul><li>Bloquer les déménagements de sièges s...
Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>(suite) </li></ul>
Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>L’outil: la Caisse </li></ul><ul><ul><li>“ Détourner” 5G$ pour les investir da...
Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>100% des redevances à la dette: appel 911 au FMI! </li></ul><ul><ul><li>Augmen...
Les propositions de la CAQ Éducation <ul><li>1G$/année de plus aux enseignants: magiquement motivés et motivants </li></ul...
Les propositions de la CAQ Éducation <ul><li>Restructurations de la bureaucratie scolaire de 80 à 39: pourquoi pas 0? </li...
Les propositions de la CAQ Santé <ul><li>Payer les médecins de famille 36% de plus pour suivre les patients: comment payer...
Les propositions de la CAQ Santé <ul><li>Pas plus de privé en santé </li></ul><ul><ul><li>On est trop pauvre </li></ul></u...
Les propositions de la CAQ (non-écrites) <ul><li>Que le vrai François Legault se lève! </li></ul><ul><ul><li>Clip audio de...
Les propositions de la CAQ Mon appréciation <ul><li>“ A” pour le slogan et les bonnes intentions </li></ul><ul><li>“ C-” p...
Le budget de  l’an  4 <ul><li>Mesures appliquées sur 4 ans </li></ul><ul><li>Deux mesures importantes: </li></ul><ul><ul><...
Cours de préparation au mariage <ul><li>ADQ </li></ul><ul><li>Libertés et responsabilités individuelles, un rôle limité po...
Cours de préparation au mariage <ul><li>ADQ </li></ul><ul><li>Compassion pour les vrais démunis, pas pour les b.s. de luxe...
Cours de préparation au mariage <ul><li>ADQ </li></ul><ul><li>Responsabilité fiscale, moins d’impôts, couper les subventio...
Cours de préparation au mariage <ul><li>Où sont les propositions adoptées au conseil général de Trois-Rivières dans le pro...
Le contenu de l’entente <ul><li>Les « concessions » </li></ul><ul><ul><li>Expérience-pilote en santé: échec garanti. </li>...
Les arguments des transfuges <ul><li>Il faut se rendre au premier but, il faut le pouvoir, il faut du changement, ABC (Any...
Conclusion <ul><li>La CAQ, c’est du PQ sans option souverainiste, du PLQ sans option fédéraliste. </li></ul><ul><li>L’ADN ...
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  • La principale proposition économique de la CAQ touche la Caisse de dépôt. Dans leur manifeste sur l’économie, MM. Legault et Sirois nous incitent à avoir une économie de propriétaires et non de succursales. Très bon slogan pour gonfler notre fierté nationaliste. Qui, en effet, veut être relégué au simple poste de minable succursale ou de pantin dont les ficelles sont tirées par des étrangers de leurs lointains sièges sociaux? Nos deux hommes d’affaires notent qu’en 2000, Montréal comptait 92 sièges sociaux de grandes entreprises. En 2008, ce nombre était passé à 77. 15 de moins. Selon eux, nous serions en train « de perdre nos gains de la Révolution tranquille au niveau économique. » Rien de moins. Ils proposent donc d’utiliser les fonds investis par les retraités et les travailleurs québécois dans la Caisse de dépôt et placement afin d’éviter que des entreprises québécoises ne soient vendues aux étrangers. Leurs principaux arguments sont les suivants : UN: les sièges sociaux québécois utilisent beaucoup d’avocats et de comptables locaux qui pourraient perdre leur emploi si un siège social quitte Montréal. DEUX: les sièges sociaux québécois auraient tendance à investir au Québec et TROIS ils soutiendraient un grand nombre d’œuvres philanthropiques québécoises. Cet appel à nos instincts nationalistes primaires ne résiste pas à l’analyse.
  • D’abord, si on parle des départs de sièges sociaux causés suite à des acquisitions par des compagnies étrangères, le débat est clos depuis 2008. Michael Bloom du Conference Board du Canad a analysé macro-économique 200 compagnies et 540 transactions et a fait une étude détaillée de quelque 30 acquisitions et il a conclu que les acquisitions de compagnies canadiennes par des compagnies étrangères sont généralement neutres à positives pour le pays. Oui dans certains cas, les emplois liés à la gouvernance (par exemple des postes de membres de conseil d’administration du genre de ceux occupés par M. Sirois) diminuent après une acquisition par une firme étrangère. Mais il n’y a aucune preuve de diminution de l’emploi dans les sièges sociaux canadiens. Par contre, l’impact au niveau opérationnel est plutôt positif car il y a souvent moins de dédoublements de produits ou de territoires. De plus, après leur acquisition, les entreprises bénéficient d’investissements accrus et le nombre d’emplois augmente. Elles profitent également de l’expertise et du savoir-faire étranger. Enfin, l’impact d’une acquisition sur les communautés (ex. : philanthropie) semble minime. D’ailleurs, l’expérience québécoise confirme au moins en partie les conclusions du docteur Bloom. Par exemple, le groupe aluminium élargi, qui est issu du regroupement d&apos;Alcan et des actifs de Rio Tinto dans le secteur de l&apos;aluminium, est devenu aujourd&apos;hui le nouveau leader mondial de l&apos;aluminium, un titre dont elle ne pourrait pas se réclamer si la Caisse en avait empêché l’acquisition comme l’aurait souhaité M. Legault. Son siège social est demeuré à Montréal. La compagnie australienne a continué à investir dans le développement de sa « succursale » canadienne et celle-ci a poursuivi ses activités de philanthropie au Québec. L’exemple de Van Houtte est aussi éloquent. Les ventes de Van Houtte sont en hausse de 25% depuis qu’elle est devenue une succursale de Green Mountain Coffee. C’est pas un morne bureaucrate de la Caisse de dépôt qui aurait insufflé ce dynamisme à Van Houtte. Si M. Legault s’était posé la question de savoir pourquoi il y eu une perte de 15 sièges sociaux à Montréal, une banale recherche lui aurait fait découvrir qu’au même moment, Toronto faisait pire, perdant 18 % de ses sièges sociaux. Pendant ce temps, Calgary connaissait une croissance de ses sièges sociaux de 56 %, Edmonton de 64 % et Vancouver de 23 %. Pour moi, des éléments de réponse à ce qui se passe au Québec comprennent l’augmentation de la puissance économique de l’Ouest canadien et le fardeau fiscal et réglementaire écrasant des entreprises et des particuliers au Québec qui demeure parmi les plus élevés en Amérique du Nord sans compter les restrictions linguistiques et les chasses aux sorcières qu’ont à subir les gestionnaires étrangers qui viennent s’installer au Québec. De toute façon, si une usine de pâtes et papiers n’est pas rentable, qu’est-ce que ça change que la décision de la fermer vienne de Montréal, de Londres, de New York ou de Melbourne? Que le siège social demeure à Montréal ne rendra pas l’usine plus rentable!
  • La CAQ oublie sans doute que par le passé, des initiatives de sauvegarde de sièges sociaux se sont soldées par des échecs retentissants. Rappelez-vous le cas Steinberg : pour bloquer l’acquisition de Steinberg par Oxdon de Toronto en 1989, la Caisse a prêté à l’homme d’affaires Michel Gaucher la rondelette somme de 850 millions $. Gaucher fit l’acquisition de la chaine en déclin pour 1,3 G $... et la mena directement à la faillite. Notre bas-de-laine québécois y a perdu 448 millions $. Et les autres exemples d’intervention étatiste abondent. Je n’en nomme que 3: l’investissement dans Noranda qui a fait perdre 858 millions à la Caisse, la prise de contrôle de Domtar qui a brûlé 120 millions $ et le rêve de Jacques Parizeau de créer l’OPEP de l’amiante avec la Société de l’Amiante qui nous a couté 208 millions Je voudrais bien que M. Legault m’explique par quelle logique une entreprise devient un chef de file ou cesse de l’être selon la localisation de son siège social. Mépriser des entreprises parce qu’une fiction juridique comme le siège social n’est pas située à côté de leur usine de production n’encouragera sûrement pas les étrangers à venir investir au Québec. M. Legault parle constamment de fleurons comme Domtar, Abitibi-Consol et Alcan pour justifier son interventionnisme. Si la Caisse avait empêché la vente de Domtar à Weyerhaeuser, elle n’aurait pas pu épargner environ 200 millions $ en synergies et réussir à survivre la crise de l’industrie du papier. Imaginez maintenant si la Caisse était intervenue pour contrer la fusion entre Abitibi-Consolidated et Bowater. Abitibi a fusionné avec Bowater en 2007, dans une transaction évaluée à 2,4 milliards $. Deux ans plus tard, elle était insolvable et se plaçait sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Les actionnaires ont tout perdu. Si la Caisse était intervenue pour empêcher la fusion, son investissement vaudrait près de 0 $. Alcan a été vendue à Rio Tinto, en 2008 pour près de 40 milliards $. La valeur de l’action de Rio Tinto atteignait près de 70 £ à la bourse de Londres en 2008. Six mois plus tard, l’action ne valait plus que 10 £ et elle a remonté de peine et de misère aujourd’hui à 33,5 £, une perte de 52 %. La baisse de valeur de l’entreprise dans laquelle la Caisse aurait investi, si elle avait payé les quelque 45 milliards $ requis pour empêcher la prise de contrôle, se chiffrerait à 23 milliards $! Pensons également à l’investissement de la Caisse dans Quebecor Media, commandé par le premier ministre Landry lui-même, pour éviter une impensable vente à « l’étranger canadien » Ted Rogers. Ce placement a perdu environ 40 % de sa valeur, soit approximativement 1,3 milliard $.
  • M. Legault a une deuxième idée pour créer de la richesse. Il veut que la Caisse, avec d’autres, investisse 5 milliards $ dans des projets de mines et de pétrole québécois. M. Legault salive à l’idée d’investir l’argent des retraités québécois présents et futurs dans le gisement Old Harry situé dans le golfe du St-Laurent. Sauf que M. Legault semble oublier que c’est très risqué que d’investir dans de tels projets. L’action de Corridor Ressources (qui a acquis en 1996 les droits d’exploration du gisement Old Harry) a atteint 7,74 $ en mars 2010, mais ne vaut plus que 2,08 $ (baisse de 73%). L’action de Junex qui fait de l’exploration pétrolière et gazière dans les Appalaches a atteint 6,75 $ au sommet de son engouement (peut-être au moment précis où M. Legault y aurait investi) pour ne valoir plus que 0,80 $ aujourd’hui (baisse de 88%). Celle de Gastem (qui a des droits d’exploration et de stockage sur 1,1 million d’acres dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, la péninsule gaspésienne et les Îles de la Madeleine) a touché un sommet de près de 4 $ avant de retomber à 0,08 $ (baisse de 98 %). Selon le ministère des Ressources naturelles du Québec, seul UN projet d’exploration sur 2 000 franchit toutes les étapes qui mèneront à la mise en production d’une mine. En fait, M. Legault veut investir notre caisse de retraite dans une industrie où l’échec est la norme et où les prix fluctuent sans cesse. MM. Sirois et Legault devraient adhérer à la définition de placement de Benjamin Graham : « Un investissement, c’est un placement qui, après analyse détaillée, offre la sécurité du capital et un rendement adéquat. Tous les placements qui ne répondent pas à ces critères sont spéculatifs ».
  • Une autre proposition de M. Legault est d’appliquer 100% des redevances récoltées par le gouvernement sur les ressources naturelles pour rembourser la dette du Québec. Si c’est comme çà que M. Legault compte gérer les finances publiques, on est aussi bien d’appeler la Fonds monétaire international à l’aide tout de suite. En effet, la dette du secteur public du Québec se chiffre à 242 milliards $, soit 120 807$ pour une famille de 4 personnes. Elle augmente de 31 millions $ par jour. Elle a augmenté de 10 milliards cette année et la proposition de M. Legault aurait eu l’effet de ralentir cette augmentation de l’endettement à environ 9 milliards 500 millions. Donc, 29 millions 450 milles dollars par jour. Wow! Les jeunes qui se plaignent de l’inéquité intergénérationnelle peuvent maintenant dormir tranquilles! Une autre proposition de M. Legault est de faire le ménage dans l’orgie de subventions données aux b.s. de luxe québécois, les entreprises. Mais quand on y regarde de près, on voit que M. Legault veut “réallouer” les subventions là où la CAQ pense que ce sont des priorités, notamment les entreprise de technologie. En fait, au net, les subvention aux entreprises ne diminueront pas, elles seront seulement réallouées selon les priorités de la CAQ plutôt que celle des libéraux. M. Legault dit ceci: «Montréal International devra travailler main dans la main avec Investissement-Québec pour lui permettre de présenter rapidement des offres concurrentielles et de ramener systématiquement Montréal dans les plans des investisseurs internationaux». Est-ce que çà sonne comme un ménage dans le b.s. de luxe? Au lieu de baisser les barrières à l’investissement comme les taxes et la réglementation, on va offrir des subventions pour attirer des Électrolux de ce monde, ces experts pour têter les mamelles de l’État…
  • La plus spectaculaire initiative de la CAQ en éducation consiste à hausser le salaire de chaque enseignant de 20% par année (ce qui coûterait aux contribuables la somme de 1G$ annuellement) car les piètres résultats de notre système scolaire, dont le taux de décrochage scolaire, résulteraient notamment, dit-t-on à la CAQ, de salaires insuffisants, compte tenu du rôle et des responsabilités importantes inhérentes à l’enseignement. En échange, les enseignants seraient évalués, on tiendrait compte du taux de réussite et de la satisfaction des parents et les professeurs auraient des contrats de 3 à 5 ans. Pourquoi les professeurs seraient-ils plus motivants et compétents si, du jour au lendemain, leur salaire augmente de 20%? Les éducatrices en garderies le sont-elles plus depuis que leur rémunération globale a augmenté suite à la conclusion de leur première convention collective? Si les professeurs, avec raison, devraient être évalués (ce qui se fait dans toutes les entreprises privées), pourquoi faudrait-il débourser 1G$ pour que le gouvernement exerce ce droit de gérance fondamental? Si, comme M. Legault le dit pour rassurer les syndicats, la plupart des professeurs sont bons et verront donc leurs contrats renouvelés, pourquoi proposer l’évaluation et l’augmentation de 20%? Mais un instant : je pensais justement que la CAQ plaidait qu’ils n’étaient pas bons parce que les critères d’entrée dans les facultés d’éducation étaient trop bas et permettaient à n’importe qui de devenir enseignant… La CAQ pense que ce 1G$ réduira le taux de décrochage scolaire qu’elle déplore. Une analyse sommaire des meilleures pratiques ailleurs en Amérique du Nord quant au décrochage scolaire est instructive. Le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec s’est attardé sur quatre de ces initiatives, sélectionnées parce qu’elles ont le mérite d’avoir été mesurées rigoureusement (p. ex., étude statistique avec groupe témoin) et d’avoir mené à des résultats impressionnants (Pathways to Education, à Toronto, Check &amp; Connect au Minnesota, High/Scope Perry Preschool Program au Michigan et Career Academies à Philadelphie). Dans aucun de ces quatre cas il n’a été question de diminuer le taux de décrochage par une augmentation du salaire des professeurs. En plus, aucune des recommandations du groupe d’action mené par M. Ménard ne propose une telle augmentation. D’ailleurs, M. Legault ne donnerait pas ces augmentations selon la performance des enseignants ou la satisfaction des clients mais plutôt selon la «difficulté » de l’école. Vous enseignez à St-Henri: 40% d’augmentation. À Westmount: 10%! La CAQ semble aussi avoir laissé tomber le concept des contrats renouvelables mais maintient que la sécurité d’emploi ne sera pas compromise par leur proposition.
  • Pour financer le 1 milliard de $ aux enseignants, la CAQ propose de diminuer le nombre de structures scolaires (commissions et directions) de 80 à 39. Pourquoi 39 et pas zéro? Le raisonnement qui justifie la disparition de 41 d’entre elles ne milite-t-il pas en faveur de la disparition des 39 restantes? Pourquoi les écoles publiques ont-elles besoin d’une commission scolaire pour s’occuper du transport scolaire, ou répartir les élèves entre les écoles ou allouer les $. Le privé fait tout çà très bien sans commission scolaire! Enfin, après avoir fait exploser les salaires des professeurs dans le secteur public, la CAQ propose de geler les subventions aux écoles privées. Comment ces dernières feront-elles pour continuer à attirer des professeurs? Elles devront hausser leurs salaires, hausses qui devront être assumées entièrement par les parents, ce qui pourrait mettre en péril le secteur privé de l’éducation. Quand M. Legault a officiellement lancé son parti, il a pris soin de dire qu’il n’y aurait pas de lien entre l’augmentation de salaire et la performance scolaire. On allouerait les augmentations selon la difficulté de l’école. Il a aussi précisé que les enseignants ne perdraient leur poste que dans des cas exceptionnels. Et il a dit que la sécurité d’emploi n’est pas menacée par ses propositions. On voit donc qu’on a affaire à une approche bureaucratique et dirigiste où l’État décide des priorités et des besoins des familles, des parents et de leurs enfants et planifie les solutions qui doivent être adoptées pour les « aider », plutôt qu’une approche de marché privilégiant la liberté et la responsabilité individuelle.
  • En santé, la principale proposition de M. Legault est que chaque famille devrait avoir un médecin de famille. Une idée empruntée de l’Ontario. Comme d’autres, la CAQ est bonne pour faire des constats désastreux sur notre système de santé soviétique sans chercher les causes des problèmes mais tout en étant rapide sur la gâchette pour proposer des solutions. M. Legault constate qu’il y a assez de médecins de famille au Québec. Alors pourquoi 2 millions de Québécois n’en ont pas? Pas d’explication sauf un exercice comptable comme solution: si chaque omnipraticien qui travaille à l’hôpital prend en charge 1000 patients et si chaque omnipraticien qui travaille en clinique privée en prend en charge 1500, chaque famille aura son médecin. M. Legault propose de donner un bonus pour les médecins qui remplissent ces quotas et ta-da!, 500 millions de $ par année plus tard, le problème est réglé! Donc, le médecin qui voit un patient est payé pour la première visite mais s’il le suit et le voit une deuxième fois, il est payé pour cette deuxième visite plus il a un bonus de 36% pour l’avoir vu une deuxième fois. L’Ontario a adopté le même système il y a 5 ans. Le vérificateur général vient de publier un rapport disant que les médecins font la passe mais que les temps d’attente ne se sont pas améliorés. Ceux qui ont actuellement le privilège d’avoir un médecin de famille ont toutes les difficultés pour avoir un seul rendez-vous par année pour un examen de routine. Ce n’est pas parce que votre nom s’ajoute à la liste des patients d’un médecin de famille que l’accès à des services dans des délais raisonnables va s’améliorer. Comment financer ce $500 millions? M. Legault décrète que les pharmaciens font trop d’argent – voilà des poches bien pleines à aller dégarnir pour financer cette mesure.
  • Mais ce qui est le plus révélateur, c’est ce que M. Legault n’a jamais écrit mais ce qu’il a dit: il est contre plus de privé en santé. Pourquoi? Parce que son ancien ministère de la santé a fait une étude qui dit que les Québécois, qui n’ont pas le droit de s’assurer privément, n’ont pas tous les moyens de se payer des opérations du genoux, de la hanche ou de la cataracte à 10,000$ la shot. M. Legault, c’est à çà que çà sert, de l’assurance! Si on décriminalisait l’assurance, la classe moyenne pourrait se payer des opérations dans le privé. Mais M. Legault a une deuxième raison pour ne pas vouloir plus de privé en santé: les syndicats vont trop chialer. Ils ne chialeront pas quand il va mettre des milliers de fonctionnaires des agences de santé au chômage mais ils vont chialer si des cliniques privées engagent quelques infirmières non syndiquées… Pour pacifier les transfuges, M. Legault avait d’abord parlé de “privé au service du public”. Maintenant, on parle d’une expérience-pilote qui est vouée à l’échec. Ce que nous voulons, c’est avoir le droit d’utiliser notre argent pour se payer des services de soins auprès de médecins privés sans être obligés de faire la queue pendant des mois dans le public, tout en continuant à financer par nos impôts le système public. Comme on le fait en éducation!
  • http://www.youtube.com/watch?v=ZVH2lc3UmSg
  • Au Québec, c’est la Régie de l’énergie qui administre le régime de tarification d’Hydro-Québec. La Régie est complètement indépendante du gouvernement, une condition essentielle imposée par les américains avant de permettre à Hydro-Québec d’exporter ses surplus d’électricité aux États-Unis. La Régie fixe les tarifs d’Hydro-Québec en lui permettant d’obtenir les revenus nécessaires pour faire face à ses coûts et en lui laissant une marge de bénéfice égale au coût moyen pondéré du capital applicable à la base de tarification. Cette façon de procéder ne permet pas à Hydro-Québec de conserver les bénéfices additionnels provenant d’une plus grande productivité. Un gain de productivité va se traduire par une baisse de tarif plutôt que par une augmentation des bénéfices de l’entité règlementée. Par exemple, Hydro-Québec a réduit ses coûts d’exploitation au cours des trois premiers trimestres de 2011. Le gain escompté viendra réduire les tarifs (ou l’augmentation de ceux-ci qui aurait été demandée, n’eût-été de ces gains) l’an prochain. À l’inverse, quand les coûts augmentent, la Régie autorise des augmentations de tarifs. Le plan de la CAQ comporte donc une faille fatale. Dès son budget de l’an 1, la CAQ ferait face à un manque à gagner que j’estime à 130M$, lequel pourrait atteindre cumulativement 4,4 milliards $ pendant le terme de 10 ans que s’est donné le chef caquiste pour son retour en politique. Quant aux pharmaciens, la CAQ dit que les ordonnances des patients sont généralement remplies chaque mois et c’est sur cette base que les honoraires sont versés. La CAQ propose d’épargner 2,1 milliards de $ sur 10 ans en suggérant que les ordonnances des patients dont la situation médicale est stable, sauf exception, soient remplies tous les trois mois par le pharmacien plutôt que mensuellement. Ce changement justifierait la baisse des honoraires des pharmaciens. La CAQ vise donc les maladies chroniques. Or, l’honoraire des pharmaciens pour remplir une prescription est basé sur le nombre de jours de la prescription. Donc, en général, il est multiplié par 30 sur la facture du patient, quand ils servent une prescription de 30 jours. S&apos;il veut avoir des prescriptions sur 90 jours, dans le système actuel, ce sera multiplié par 90. François Legault devra renégocier avec les pharmaciens s&apos;il veut modifier la structure de paiements. Ça semble impossible dans la structure actuelle. Rappelez-vous les réunions des omnipraticiens au stade olympique! Le gouvernement péquiste avait envoyé le conseil du trésor pour acheter la paix deux ans avant les élections. M. Legault sera-t-il prêt à affronter les pharmaciens?
  • Selon l’exécutif national de l’ADQ, il n’y a rien dans les positions de la CAQ qui contredisent les valeurs de l’ADQ. Je ne sais pas quelle analyse a été fait mais voici la mienne. À vous de juger de la compatibilité de l’ADN de l’ADQ et de l’ADN de la CAQ. Je suis bien placé pour faire cette analyse: ce sont Claude Garcia et moi qui avons rédigé le texte des valeurs de l’ADQ approuvé par l’exécutif national cet été. Rôle limité de l’État: un des rôles important de l’État, c’est de faire respecter les libertés individuelles, dont le droit à l’intégrité physique. La position de l’ADQ en matière de justice dans le programme de 2007 aurait probablement fait en sorte que l’ADQ appuie le projet de loi C-10. M. Legault, lui, est contre parce qu’il y a unanimité au Québec contre un tel projet de loi, du moins selon lui, et ce même si un sondage démontre que 77% des Québécois sont pour C-10!
  • Les épargnes trouvées dans le grand ménage des subventions vont servir à quatre choses: augmenter les crédits d’impôts aux pharmaceutiques qui continuent à faire de la R&amp;D, augmenter les crédits d’impôts aux entreprises de technologie, financer un nouveau RÉA de la technologie, augmenter les subventions à la culture et aux artistes. Préserver les monopoles: je prends l’exemple de l’Union des producteurs agricoles. Dans un article paru dans le Journal La Terre de chez nous le 15 novembre 2011, M. Legault a dit: « Il y a des gens qui aiment l’UPA et d’autres pas. Mais sincèrement, demain matin, on ferait autant de satisfaits que d’insatisfaits si on apportait des changements. Je ne vais pas commencer à ouvrir un tel dossier, compte tenu du fait qu’il ne comporte pas autant d’avantages que d’autres dossiers que nous devons mener au Québec ».
  • État au service des Québécois: faire passer les priorités des Québécois avant les priorités du parti ou de l’État ou des ti-namis de l’État. La CAQ? Contre C-10 parce que çà fait « l’unanimité » au Québec. Notre place au Canada: exercer pleinement nos droits constitutionnels à l’intérieur du Canada et être fièrement patriotiques et confiants de conquérir le monde. La CAQ: le vieux discours « nationaliste » avec la souveraineté « temporairement » en veilleuse. Être ouvert sur le monde: Doléances pour un Québec, Jérôme Lussier, revue Voir. « Ce n’est pas naître pour un petit pain de rêver que sa fille étudie à Stanford, que son fils travaille à Shanghaï, que son neveu boxe à Las Vegas ou que sa nièce défile à Milan. Ce n’est pas naïf de dire que le Québec a autant sinon plus besoin du reste du monde que le reste du monde a besoin du Québec. Ce n’est pas déconnecté de sentir, comme Dany Laferrière, qu’il est urgent de “sortir le Québec du Québec”. Ce n’est pas complexé d’être convaincu que le Québec est plus fier quand il affronte la concurrence et triomphe que quand il s’isole et se déclare gagnant. Ce n’est pas faible d’imaginer que nous sommes plus forts quand on montre ce qu’on sait faire que quand on interdit aux autres de faire différemment. Ce n’est pas suicidaire de proposer que le Québec a plus à gagner à participer à la mouvance contemporaine qu’à tenter en vain de se protéger du reste du monde. »
  • Les concessions ne sont que de la poudre aux yeux. L’expérience-pilote de deux en santé sera un échec assuré car (1) aucun médecin ne voudra investir dans une clinique privée avec le risque que son entreprise soit fermée dans deux ans après l’expiration du projet-pilote; (2) aucun marché d’assurance privée ne pourra se développer avec une telle incertitude qui plane; (3) c’est M. Legault (il est contre le privé en santé) qui, en bout de piste, prendra la décision sur recommandations des fonctionnaires du MSSS (ministère soviétique socialiste de la santé) qui font des boutons dès qu’on prononce le mot “privé”. Pour le $100, cette initiative ne fait tout simplement pas parti des priorités et a été ajouté “in extremis” quelques heures à peine avant l’annonce, question de pacifier l’exécutif. La CAQ est maintenant autonomiste… alors que M. Legault traitait Gérard Deltell de “trop fédéraliste” et de “pas assez nationaliste” il y a trois mois… Les instances du parti sont dissoutes. M. Legault nommera, seul, les membres des commissions de la CAQ et les candidats. Il n’y aura pas de course à la chefferie. Mais MM. Deltell, Thibault et Bonnardel et Mme Roy se sont assurés que leur avenir au sein de la CAQ était garanti… jusqu’aux prochaines élections.
  • Pourquoi voter non

    1. 1. Pourquoi voter « non » à la prise de contrôle? Adrien D. Pouliot 18 décembre 2012
    2. 2. TABLE DES MATIÈRES <ul><li>Les propositions de la CAQ </li></ul><ul><li>Le budget de l’an 4 de M. Legault </li></ul><ul><li>Compatibilité des valeurs </li></ul><ul><li>L’entente </li></ul><ul><li>Les arguments des transfuges </li></ul><ul><li>Conclusion </li></ul>
    3. 3. Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>Une économie de propriétaires et non de succursales </li></ul><ul><ul><li>Slogan confus: propriétaire vs locataire, siège social vs succursale </li></ul></ul><ul><ul><li>Mais qui gonfle notre égo nationaliste: nous ne sommes pas de vulgaires pantins dont les ficelles sont tirées par d’obscures multinationales étrangères </li></ul></ul>
    4. 4. Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>L’outil: la Caisse </li></ul><ul><ul><li>Bloquer les déménagements de sièges sociaux: on a laissé partir nos “fleurons” sans lever le petit doigt… </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>Analyse empirique du Conference Board </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Expérience québécoise: Alcan, Van Houtte </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>C’est pire à Toronto: pourquoi? </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>On veut d’autres Steinberg? </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Mépris des grandes sociétés québécoises </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Usine non rentable le demeure où que soit le siège social </li></ul></ul></ul>
    5. 5. Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>(suite) </li></ul>
    6. 6. Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>L’outil: la Caisse </li></ul><ul><ul><li>“ Détourner” 5G$ pour les investir dans les ressources naturelles: « on ne peut pas perdre avec “Old Harry”! » </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>Investir dans une industrie où l’échec est la norme et où les prix fluctuent sans cesse </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Spéculer avec le bas de laine québécois </li></ul></ul></ul>
    7. 7. Les propositions de la CAQ Économie <ul><li>100% des redevances à la dette: appel 911 au FMI! </li></ul><ul><ul><li>Augmenter la dette de 9,5G$ au lieu de 10G$: big deal! </li></ul></ul><ul><li>Réallocation des subventions aux entreprises </li></ul><ul><ul><li>Enlever à Pierre pour donner à Paul. </li></ul></ul><ul><li>Attirer des investissement privés à Montréal… en allaitant des têteux des mamelles de l’État comme Électrolux. </li></ul>
    8. 8. Les propositions de la CAQ Éducation <ul><li>1G$/année de plus aux enseignants: magiquement motivés et motivants </li></ul><ul><li>Évaluation </li></ul><ul><ul><li>Droit de gérance: cher payé pour quelque chose qu’on a déjà </li></ul></ul><ul><ul><li>Les succès d’ailleurs n’ont rien à voir avec le salaire des enseignants </li></ul></ul><ul><ul><li>Augmentation de salaire non pas basée sur les résultats ou le taux de réussite mais plutôt sur la “difficulté” de l’école </li></ul></ul>
    9. 9. Les propositions de la CAQ Éducation <ul><li>Restructurations de la bureaucratie scolaire de 80 à 39: pourquoi pas 0? </li></ul><ul><ul><li>Allocation des $, répartition des élèves entre les écoles, transport scolaire: les écoles privées s’en passe sans problème! </li></ul></ul><ul><li>MEQ: fixer les objectifs nationaux, établir les grandes politiques, déterminer le contenu des programmes éducatifs et allouer les ressources aux directions régionales </li></ul><ul><ul><li>Qu’est-ce qui reste aux directions locales? </li></ul></ul><ul><li>Gel des subventions aux écoles privées: l’État haït la concurrence. </li></ul>
    10. 10. Les propositions de la CAQ Santé <ul><li>Payer les médecins de famille 36% de plus pour suivre les patients: comment payer deux fois pour attendre aussi longtemps. </li></ul><ul><li>Piger dans les poches des pharmaciens. </li></ul>
    11. 11. Les propositions de la CAQ Santé <ul><li>Pas plus de privé en santé </li></ul><ul><ul><li>On est trop pauvre </li></ul></ul><ul><ul><li>Çà va trop chialer </li></ul></ul><ul><ul><li>L’attrape: une expérience-pilote </li></ul></ul><ul><li>Les Québécois veulent avoir le droit de dépenser leur argent où ils le veulent sans nuire au système public. </li></ul>
    12. 12. Les propositions de la CAQ (non-écrites) <ul><li>Que le vrai François Legault se lève! </li></ul><ul><ul><li>Clip audio de François Legault à Radio-Canada http://www.youtube.com/watch?v=ZVH2lc3UmSg </li></ul></ul><ul><ul><li>« On a besoin d’un État fort » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Les programmes sociaux, c’est sacré » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Nous, on ne croit pas au privé en santé » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Nous, on ne croit pas… on va geler les subventions aux écoles privées. » </li></ul></ul>
    13. 13. Les propositions de la CAQ Mon appréciation <ul><li>“ A” pour le slogan et les bonnes intentions </li></ul><ul><li>“ C-” pour l’Étatisme, le dirigisme et l’interventionnisme </li></ul><ul><li>“ E” pour les solutions de marché (“on n’a pas élargi le privé à quoique ce soit”) </li></ul>
    14. 14. Le budget de l’an 4 <ul><li>Mesures appliquées sur 4 ans </li></ul><ul><li>Deux mesures importantes: </li></ul><ul><ul><li>Couper des postes à HQ </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>La Régie de l’énergie veille au grain! </li></ul></ul></ul><ul><ul><li>Couper la rémunération des pharmaciens: </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>L'honoraire est multiplié par le nombre de jours… </li></ul></ul></ul><ul><li>Erreur de 6,5G$ sur 10 ans… oups! Aussi crédible que le budget de l’an 1 d’un Québec souverain de M. Legault? </li></ul><ul><li>Qu’est-ce que çà laisse présager au sujet des autres “coupures”? </li></ul>
    15. 15. Cours de préparation au mariage <ul><li>ADQ </li></ul><ul><li>Libertés et responsabilités individuelles, un rôle limité pour l’État </li></ul><ul><li>Familles: l’État leur fait confiance – choix en éducation, en garderies, en santé </li></ul><ul><li>CAQ </li></ul><ul><li>Solutions étatiques “efficaces” (oxymoron) </li></ul><ul><li>Pas plus de choix pour les familles – l’État-Allstate, gouvernemaman </li></ul>
    16. 16. Cours de préparation au mariage <ul><li>ADQ </li></ul><ul><li>Compassion pour les vrais démunis, pas pour les b.s. de luxe – retour à l’autonomie au + vite </li></ul><ul><li>Économie de marché – moins d’État pour mieux gouverner - concurrence </li></ul><ul><li>CAQ </li></ul><ul><li>Programmes sociaux “sacrés”. Québec inc.: “réorganiser” les subventions et ajouter de nouveaux « loopholes » </li></ul><ul><li>Économie dirigée selon les “bonnes” priorités – préserver les monopoles étatiques – allaiter d’autres Électrolux. </li></ul>
    17. 17. Cours de préparation au mariage <ul><li>ADQ </li></ul><ul><li>Responsabilité fiscale, moins d’impôts, couper les subventions </li></ul><ul><li>L’État au service des Québécois </li></ul><ul><li>Patriotisme - Notre place au Canada et dans le monde </li></ul><ul><li>CAQ </li></ul><ul><li>2G$ de nouveaux programmes et un budget de l’an 4 douteux- possible hausse des impôts </li></ul><ul><li>Les sondages au service de l’État </li></ul><ul><li>Nationalisme - Le doigt sur le bouton “pause” de la cassette souverainiste </li></ul>
    18. 18. Cours de préparation au mariage <ul><li>Où sont les propositions adoptées au conseil général de Trois-Rivières dans le programme de la CAQ? </li></ul><ul><ul><li>Introduire la concurrence dans la construction des centrales hydro-électriques, à la SAQ, chez Loto-Québec </li></ul></ul><ul><ul><li>Transparence et démocratie syndicale </li></ul></ul><ul><ul><li>Réduire les taxes sur la masse salariale, renforcer la loi anti-déficit </li></ul></ul><ul><ul><li>Réviser le Fonds de solidarité, Investissement Québec </li></ul></ul>
    19. 19. Le contenu de l’entente <ul><li>Les « concessions » </li></ul><ul><ul><li>Expérience-pilote en santé: échec garanti. </li></ul></ul><ul><ul><li>Le $100: fin de non-recevoir en partant. </li></ul></ul><ul><ul><li>Autonomisme = Nationalisme: eh bien! </li></ul></ul><ul><li>Le « comment » </li></ul><ul><ul><li>Les instances du parti sont dissoutes </li></ul></ul><ul><ul><li>Quelques privilégiés se sont négocié des positions confortables… pour l’instant </li></ul></ul>
    20. 20. Les arguments des transfuges <ul><li>Il faut se rendre au premier but, il faut le pouvoir, il faut du changement, ABC (Anything But Charest) </li></ul><ul><ul><li>Bien sûr, mais pour implanter quel changement à la place? </li></ul></ul><ul><li>Le vote porte sur les terme de l’entente et non sur le programme, les idées ou les valeurs </li></ul><ul><ul><li>« On verra » plus tard quant au programme… </li></ul></ul><ul><ul><li>On va tirer la CAQ vers la droite une fois à l’intérieur </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>On n’a même pas été capable de le faire alors qu’on avait notre maximum de pouvoir de négociation (pendant les discussions menant à la prise de contrôle)! </li></ul></ul></ul>
    21. 21. Conclusion <ul><li>La CAQ, c’est du PQ sans option souverainiste, du PLQ sans option fédéraliste. </li></ul><ul><li>L’ADN de l’ADQ ne s’y retrouve pas. </li></ul><ul><li>L’ADN de la CAQ (« on a besoin d’un État fort ») ne sera pas changé par les transfuges. </li></ul><ul><li>Ceux à droite du centre doivent affirmer haut et fort leurs valeurs. Le véhicule à emprunter dépendra du résultat du vote en janvier. </li></ul>

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