Enquête de l'INSEE sur la parité en France

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Une enquête de l'INSEE sur l'évolution de la situation professionnelle et personnelle des femmes au cours des vingt dernières années.

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Enquête de l'INSEE sur la parité en France

  1. 1. Etab=MK1, Timbre=H452, TimbreDansAdresse=Faux, Version=W2000/Charte7, VersionTravail=W2000/Charte7 Direction de la Diffusion et de lAction Régionale  Département Insee Info Service  Division Communication Externe  Bureau de presse  DOSSIER DE PRESSE    Dossier suivi par :  SOUS EMBARGO JUSQU’AU 8 MARS À 00h00Bureau de presse Tél. : 01 41 17 57 57 Fax : 01 41 17 68 95 Mél : bureau‐de‐presse@insee.fr  Paris, le 7 mars 2012  N° 056/DG75‐H452/           « Femmes et hommes ‐ Regards sur la Parité », édition 2012  Sommaire du dossier de presse         • Fiche 1 : Quels changements depuis vingt ans dans la vie des             hommes et des femmes ?    • Fiche 2 : Qualité de vie des hommes et des femmes    • Fiche 3 : Inégalités entre hommes et femmes au moment de la retraite             en France    • Fiche 4 : En 25 ans, moins de tâches domestiques pour les femmes,             l’écart de situation avec les hommes se réduit    Sommaire de l’ouvrage  18 bd Adolphe Pinard - 75675 PARIS CEDEX 14 - FRANCE - www.insee.frTél. standard : 01.41.17.50.50 - N° SIRET : 120 027 016 00019 - Code APE : 84.11Z - Service Insee Contact : 09 72 72 4000 - (tarification "appel local")RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
  2. 2. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00 Quels changements depuis vingt ans dans la vie des hommes et des femmes ?  Valérie Albouy, Catherine Beaumel, Pascale Breuil‐Genier, Fabienne Daguet, Zohor Djider   Alice Mainguené1    1.  Les âges de la vie    • À partir du début des années 1990, l’écart despérance de vie entre hommes et femmes se réduit Lespérance de vie des femmes est aujourdhui de 85 ans et celle des hommes de 78 ans. Les femmes vivent donc 7 ans de plus en moyenne que les hommes. Après avoir augmenté depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, cet écart se réduit depuis le début des années 1990. Entre 1990 et 2010, les hommes ont gagné 5 années de vie, les femmes, 4 années. Ce  rattrapage  s’explique  principalement  par  une  baisse  de  la  mortalité  masculine  aux  âges  jeunes  (recul  des décès  dus  aux  accidents  et,  dans  une  moindre  mesure,  aux  suicides).  En  2010,  les  taux  de  mortalité  des hommes restent cependant trois fois supérieurs à ceux des femmes autour de 20 ans, et deux fois supérieurs entre 35 et 60 ans.  Mais les hommes et les femmes ont principalement gagné des années de vie après 60 ans (+3 ans entre 1990 et 2010), notamment grâce à la baisse marquée de la mortalité liée aux maladies cardio‐vasculaires. Les hommes ont également commencé à bénéficier de la baisse de la mortalité liée aux tumeurs, baisse que connaissaient déjà les femmes.   • Stabilité de l’âge de départ du foyer parental et mise en couple plus tardive Les  femmes  franchissent  les  principales  étapes  de  la  vie  familiale  plus  tôt  que  les  hommes.  Elles  quittent  le foyer parental en moyenne deux ans plus tôt que les hommes. Les âges de départ du foyer parental ont par ailleurs peu varié depuis 1990. En revanche, par rapport à 1990, hommes et femmes sinstallent plus tard en couple. L’âge où la moitié des jeunes vit en couple a augmenté d’un an et demi pour les deux sexes : 24 ans et demi pour les femmes et 27 ans pour les hommes en 2008. De même, l’âge médian à la naissance des enfants a augmenté de deux ans.  Plus  tardives,  les  unions  sont  aussi  plus  fragiles.  Le  nombre  de  familles  monoparentales  a  connu  une progression très vive depuis 1990 : + 70 % entre 1990 et 2008. Les hommes vivent plus souvent que les femmes avec  des  enfants  dont  ils  sont  beaux‐parents.  En  2006,  parmi  les  hommes  vivant  avec  au  moins  un  enfant mineur, 7 % sont beaux‐parents d’au moins un enfant, contre 2 % des femmes.    • Les années de vie gagnées sont principalement des années vécues seul(e) La durée de vie en couple est restée stable, autour de 37‐38 ans en 1990 et en 2008 : le report des âges de mise en couple et la fragilisation des unions sont compensés par lallongement de la vie. Ce dernier augmente la durée de vie en couple après 60 ans.  Le nombre dannées passées à vivre seul augmente : + 3,6 ans entre 1990 et 2008 pour les hommes et + 3,2 ans pour les femmes, principalement avant 60 ans. Avec les modes de vie de 2008, un homme passe 10 ans de sa vie seul dans son logement (les deux tiers avant 60 ans), et une femme 15 ans (les deux tiers après 60 ans).       * Valérie Albouy, Pascale Breuil, Alice Mainguené, Zohor Djider, Insee  Femmes et Hommes ‐ Regards  sur la parité  2012  07/03/12
  3. 3. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00 90 en années 80 15 ans (+ 3 ans)  seul 10 ans (+4 ans)  70  5 ans (+1 an) parent isolé 1 an 60 en couple 50 (37-38 ans) 40 30 autre (colocation, structures collectives…) 5 ans (+1 an) 6 ans 20 enfant 22 ans 24 ans 10 0 Femmes Hommes Espérance de vie selon la situation familiale   Champ : France.  Lecture : si les hommes connaissaient, à chaque âge, la répartition par situation familiale et les conditions de mortalité de  2008, ils passeraient en moyenne 10 ans de leur vie seuls dans leur logement.  Source : Insee, recensements de la population 1990 (sondage au quart) et 2008 (exploitations complémentaires), statistiques  de létat civil et estimations de population (calcul des auteurs).   2.  À lécole : les filles creusent lécart  Les  filles  réussissent  mieux  aujourdhui  à  lécole  que  les  garçons.  Elles  ont  de  meilleurs  résultats,  font  des scolarités  plus  longues,  redoublent  moins, et  sortent  plus  diplômées  du  système  éducatif.  Depuis  20  ans,  les écarts  se  creusent  entre  les  filles  et  les  garçons,  notamment  sur  le  niveau  de  diplôme  en  sortie  du  système éducatif.  Les  jeunes  femmes  étaient  déjà  plus  nombreuses  à  être  diplômées  du  supérieur  en  1991  mais  en  vingt  ans, lécart  sest  considérablement  amplifié  ;  il  est  de  plus  de  10  points  aujourdhui.  En  1991,  la  proportion  de femmes de 25 à 29 ans diplômées du supérieur était de 22 % ; elle est 48 % en 2010. Dans le même temps, la proportion dhommes de 25 à 29 ans détenant un diplôme du supérieur est passée de 20 % à 37 %. Lécart est donc passé de 2 points en 1991 (22% contre 20%) à 11 points aujourdhui (48% contre 37%).   3.  Des femmes de plus en plus présentes sur le marché du travail   • Davantage  de  femmes  sur  le  marché  du  travail,  parmi  les  cadres  mais  aussi  parmi  lemploi  non  qualifié L’écart de taux d’activité entre hommes et femmes était de 18 points en 1990, avec un taux d’activité de 76% pour les hommes et de 59 % pour les femmes. En 2010, cet écart est de 9 points, le taux d’activité des femmes étant de 66 % et celui des hommes de 75 %. Les  femmes  sont  donc  de  plus  en  plus  présentes  sur  le  marché  du  travail,  avec  une  évolution  à  double tranchant. De plus en plus qualifiées, les femmes représentent aujourdhui 39 % des cadres contre 30 % il y a vingt ans. Parallèlement, la structure de lemploi non qualifié, qui regroupe un salarié sur cinq, a changé. De plus  en  plus  tertiaire,  cet  emploi  est  également  plus  féminin  quil  y  a  20  ans.  Il  est  occupé  à  62  %  par  des femmes aujourdhui, contre 56 % en 1990.   Le marché du travail reste par ailleurs très clivé selon le sexe. Peu de métiers approchent la parité, et la mixité a  progressé  lentement  depuis  vingt  ans,  surtout  dans  les  métiers  les  moins  qualifiés.  Ce  clivage  que  l’on  Femmes et Hommes ‐ Regards  sur la parité  2012  07/03/12
  4. 4. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00retrouve au niveau des grands secteurs dactivité sest renforcé depuis 20 ans. Lemploi dans les services est devenu de plus en plus féminin (55 % de femmes en 2010, 51 % en 1990). Lemploi industriel est devenu lui de plus en plus masculin (28 % de femmes en 2010 contre 31% en 1990).    • Un emploi féminin marqué par limportance du temps partiel et la fréquence des interruptions de  carrière  Les femmes se portent de plus en plus sur le marché du travail, se rapprochant des comportements dactivité des  hommes,  mais  elles  sinterrompent  plus  fréquemment  que  les  hommes,  notamment  pour  soccuper  de leurs enfants. Les écarts de taux dactivité entre hommes et femmes restent donc importants aux âges où les personnes ont de jeunes enfants à charge. En 2010, entre 30 et 35 ans, par exemple, 18 % des femmes sont inactives (au sens de l’activité professionnelle), contre 4 % des hommes.  Lemploi  féminin  est  par  ailleurs  très  marqué  par  le  temps  partiel.  La proportion  demplois  à  temps  partiel  a augmenté  entre  1990  et  2010,  passant  de  12 %  à  17 %.  Cette  augmentation  est  concentrée  dans  les  années 1990, où les emplois à temps partiel bénéficiaient dabattements de charge spécifiques. Elle va de pair avec le développement de certains emplois du tertiaire.  En 2010, 31 % des femmes salariées travaillent à temps partiel, contre 7 % de leurs collègues masculins. Cette proportion  est  passé  de  24  à  31%  entre  1990  et  2010.  Limportance  du  temps  partiel  dans  lemploi  féminin sexplique par leurs contraintes de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Elle est aussi liée aux types demplois quelles occupent car le recours au temps partiel est fréquent dans les métiers peu qualifiés du tertiaire, exercés surtout par des femmes. Avec ce temps partiel, souvent subi, les femmes et les hommes qui occupent ces postes sont en sous‐emploi. En 2010, 9 % de femmes étaient en sous‐emploi, contre seulement 3 % des hommes.    • Les femmes restent surexposées au chômage, mais lécart avec les hommes diminue nettement Avec des taux de chômage respectifs de 6,2 % et 10,2 %, l’écart de taux de chômage entre hommes et femmes s’établissait à 4 points en 1990. Il est de moins d’un point en 2010. Ce constat est encore plus marqué chez les plus  jeunes.  En  effet,  chez  les  20‐24  ans  et  les  25‐29  ans,  les  écarts  de  taux  de  chômage  entre  hommes  et femmes, qui se situaient dans une fourchette de 4 à 5 points en défaveur des femmes en 1990, sont presque nuls en 2010.   • Un écart de revenu salarial de 29 % en 1991 et de 25 % en 2009 Les femmes ont des revenus inférieurs à ceux des hommes. Pour les non salariés, l’écart est de 27%. Lécart de revenu  salarial  (total  des  salaires  perçus  sur  une  année)  pour  les  salariés  est  de  25%.  Cet  écart  provient principalement de salaires horaires plus faibles. Le salaire à temps de travail égal (en équivalent temps plein) des femmes est en effet inférieur à celui des hommes de20 % dans le privé et d’environ 15 % dans le public. Il sexplique également par un nombre de jours travaillés inférieur sur l’année et par le temps partiel.  Cet écart salarial entre homme et femmes a légèrement diminué au cours des vingt dernières années. Il sest réduit  au  tout  début  des  années  1990,  dans  le  prolongement  dune  longue  tendance  remontant  aux  années 1950. Il est ensuite resté stable entre 1995 et 2008. L’écart a de nouveau un peu diminué en 2009 avec la crise, car la baisse des rémunérations variables a davantage concerné les hommes.    Femmes et Hommes ‐ Regards  sur la parité  2012  07/03/12
  5. 5. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00 Qualité de vie des hommes et des femmes  Valérie Albouy, Michel Duée, Pascal Godefroy  Si  l’on  parcourt  les  principales  dimensions  de  l’existence  qui  façonnent  la  qualité  de  vie,  les  femmes  sont globalement plus souvent désavantagées que les hommes.  Elles sont plus exposées à des conditions de vie matérielles difficiles. Par ailleurs, elles disposent de moins de temps de loisir et consacrent davantage de temps que les hommes aux activités domestiques. En termes de représentation  politique,  les  femmes  restent  très  minoritaires  au  Parlement.  Enfin,  elles  sont  un  peu  plus souvent victimes de violences physiques que les hommes.   À linverse, elles ont une espérance de vie plus grande (y compris en bonne santé), ce qui explique qu’elles vivent plus souvent seules. Plus diplômées, elles sont également moins nombreuses à se trouver en difficulté face à l’écrit que les hommes.  Cela étant, s’agissant de la satisfaction dans la vie, notion qui renvoie au bien‐être ressenti des personnes, on  n’observe  pas  d’écart  entre  les  hommes  et  les  femmes ;  sur  une  échelle  de  0  à  10,  ils  déclarent  en moyenne une satisfaction dans la vie de 7.      •  Les femmes sont davantage exposées à des conditions de vie matérielles difficiles  En 2010, parmi lensemble des personnes de 18 ans et plus, 13 % des femmes vivent dans un ménage pauvre en conditions de vie, contre 11 % des hommes. Ceci est lié pour partie à une situation moins favorable sur le marché du travail, dont les répercutions se font sentir jusquà la retraite. Elles sont également plus souvent que les hommes à la tête de familles monoparentales, et seules aux âges élevés.    •  Les femmes disposent de moins de temps de loisir En 2010, les hommes bénéficient en moyenne de 5h14 de temps libre (loisirs et temps de sociabilité) par jour, soit  une  demi‐heure  de  plus  que  les  femmes.  Les  différences  sont  particulièrement  nettes  pour  les  jeux  et Internet (+ 16 minutes  pour  les  hommes),  la  télévision  (+  13  minutes)  et  le  sport  (+ 8  minutes).  Les  femmes consacrent en revanche plus de temps aux relations avec la famille et les amis (+ 7 minutes). Les  femmes  passent  aussi  un  peu  plus  de  temps  (+  12  minutes)  aux  activités  productives  (emploi  et  travail domestique). Mais la répartition entre les deux activités est très différente chez les hommes et les femmes : ces dernières consacrent plus de temps aux activités domestiques.   •  Les femmes restent largement minoritaires à l’Assemblée nationale comme au Sénat  Aux élections législatives, la part des femmes parmi les élus est passée de 1% à 19% entre 1958 et 2007. La part des femmes élues au Sénat a progressé sur la dernière décennie : 11 % en 2001, 17 % en 2004, 22 % en 2008 et en 2011. Les femmes restent cependant nettement minoritaires à l’Assemblée nationale comme au Sénat.   •  Les femmes sont un peu plus souvent victimes de violences physiques Les femmes sont plus souvent victimes que les hommes  de violences à lintérieur de leur ménage (violences physiques ou sexuelles : 2,5 % contre 1,3 % en 2009 ou 2010), ou de violences sexuelles hors de leur ménage (1,0 %  contre  0,3  %).  Ces  violences  concernent  surtout  les  jeunes  femmes.  2 %  des  femmes  de  20  à  30  ans déclarent avoir été victimes d’au moins un acte de violence sexuelle hors ménage au cours des deux dernières années, contre 1 % pour les femmes de 30 à 59 ans et 0,1 % pour celles de 60 ans ou plus. Le  sentiment d’insécurité  est  également  nettement plus  répandu chez  les  femmes  que  chez  les hommes.  En 2011, 14 % des femmes se sentent souvent ou de temps en temps en insécurité dans leur quartier, contre 7 % des hommes. L’écart atteint même 10 points pour les personnes de moins de 30 ans (18 % pour les femmes contre 8 % pour les hommes).       Femmes et Hommes ‐ Regards sur la parité  2012    07/03/12
  6. 6. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00 •  Le manque de reconnaissance au travail concerne autant les hommes que les femmes Lorsquils ont un emploi, hommes et femmes ne font pas face aux mêmes pénibilités au travail. Les hommes travaillent davantage sur des postes physiquement exigeants (par exemple de nuit, ou exposés à des produits toxiques) tandis que les femmes sont plus exposées aux pénibilités liées à des tâches répétitives.  Il y a en revanche peu décarts entre hommes et femmes pour ce qui concerne la pression ressentie au travail, les difficultés avec les collègues ou un public lorsquils sont concernés. Près dune personne en emploi sur deux pense  que  son  employeur  ne  reconnaît  pas  son  travail  à  sa  juste  valeur,  et  ce  manque  de  reconnaissance concerne  autant  les  hommes  que  les  femmes.  Mais  les  femmes  déclarent  davantage  ne  pas  avoir  de possibilités de promotion au sein de leur entreprise.    À linverse...    •  Les femmes ont une espérance de vie plus grande, y compris en bonne santé Les femmes ont une espérance de vie plus grande que les hommes, y compris pour le total des années « en bonne santé ». Elles peuvent espérer aujourdhui vivre en bonne santé 1 an et 7 mois de plus que les hommes et 7 années de plus au total. En 2010, lespérance de vie en bonne santé  est ainsi de 64,2 ans pour les femmes et  62,4  ans  pour  les  homme.  Lespérance  de  vie  globale  des  femmes  est  de  85  ans  contre  78  ans  pour  les hommes. En  revanche,  puisquelles  vivent  plus  longtemps  que  les  hommes  en  moyenne,  les  femmes  sont  davantage confrontées aux pathologies liées au vieillissement. Elles ont également une perception moins bonne de leur état de santé. À  âge donné, les femmes se déclarent en moins bonne santé que les hommes.   •  Plus diplômées, les femmes sont moins nombreuses à se trouver en difficulté face à l’écrit   Dans lensemble de la population, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à avoir eu le baccalauréat (ou équivalent). En 2010, 42 % des femmes sont titulaires du baccalauréat contre 39 % des hommes. De fait, elles  ont  commencé  à  avoir  de  meilleures  scolarités  que  les  hommes  dans  les  années  1970,  ce  qui  a progressivement  réduit  dans  l’ensemble  de  la  population  l’écart  de  niveau  d’éducation  entre  hommes  et femmes, jusqu’alors à l’avantage des premiers. Les femmes sont un peu moins souvent en difficulté face à l’écrit que les hommes. En 2004, 11 % des femmes de 18 à 65 ans ont des difficultés graves ou assez fortes dans les domaines fondamentaux de l’écrit (écriture, lecture,  compréhension  d’un  texte,  etc.)  contre  14  %  des  hommes.  En  revanche,  les  femmes  sont  plus nombreuses que les hommes à avoir de sévères difficultés en calcul (16 % contre 11 %).  Malgré cela...    •  En moyenne, hommes et femmes ont un niveau de satisfaction de leur vie comparable  Malgré des écarts de situations objectives dans la plupart des facteurs qui jouent sur la qualité de vie, hommes et femmes déclarent en moyenne le même niveau de satisfaction global de leur vie. Sur une échelle de 0 à 10, ils déclarent en moyenne une satisfaction dans la vie de 7.      Femmes et Hommes ‐ Regards sur la parité  2012    07/03/12
  7. 7. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00 Inégalités entre hommes et femmes au moment de la retraite en France  Carole Bonnet et Jean‐Michel Hourriez, Ined, avec la collaboration de Marion Bachelet, Insee.  En  dépit  de  la  progression  de  l’activité  féminine  et  de  droits  familiaux  liés  aux  enfants,  les  niveaux  de pension  de  droit  propre  des  femmes  sont  très  inférieurs  à  ceux  des  hommes.  Même  si  l’écart  se  réduit progressivement, il devrait persister pour les générations de femmes actuellement actives.  L’acquisition  de  droits  individuels  à  la  retraite  a  toujours  été  et  devrait  demeurer  plus  difficile  pour  les femmes, compte tenu de leur moindre présence sur le marché du travail et de leurs salaires plus faibles, en raison notamment de leur implication plus importante dans les tâches domestiques et les soins aux enfants.  Pour  autant,  les  femmes  qui  sont  aujourd’hui  à  la  retraite  disposent  d’un  niveau  de  vie  comparable  aux hommes  puisqu’elles  sont  soit  mariées  soit  veuves,  auquel  cas  elles  bénéficient  de  pensions  de  réversion. Cependant, à l’avenir, le rôle protecteur des pensions de réversion et de la vie en couple va s’affaiblir avec la fragilisation des parcours matrimoniaux et conjugaux.   I. Les pensions des femmes sont inférieures à celles des hommes et vont le demeurer   • En 2008, le montant moyen de la pension de droit propre s’élève à 833 € pour les femmes contre 1743 €  pour les hommes Dans  les  générations  actuellement  à  la  retraite  (nées  avant  1944),  les  écarts  de  pension  entre  hommes  et femmes sont importants. En moyenne, la pension de droit propre (c’est‐à‐dire hors réversion) des femmes ne représente que 48 % de celle des hommes.    • Les écarts de pension se réduisent au fil des générations mais vont persister Le ratio rapportant la pension moyenne de droit propre des femmes à celle des hommes progresse au fil des générations : de 44 % pour la génération 1924‐1928 à 56 % pour la génération 1939‐1943.  Dans les générations futures de retraités, ce ratio poursuivra sa progression sans atteindre la parité. Selon les dernières projections, il progresserait d’abord rapidement, atteignant 70 % pour les générations nées dans les années 1950, puis plus lentement, atteignant 80 % pour les générations nées dans les années 1970.     • Les écarts de pension reflètent les écarts sur le marché du travail, et ces derniers ne se réduisent plus  Trois facteurs : taux d’activité, durée du travail et salaire Le taux d’activité des femmes est inférieur à celui des hommes  L’activité féminine continue de progresser. À tout âge, le taux d’activité des femmes tend à s’accroître au fil des générations.  Toutefois,  pour  les  femmes  de  25  à  45  ans,  cette  progression  s’est  fortement  ralentie  avec  la persistance des interruptions d’activité liées aux naissances.  Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel L’emploi  à  temps  partiel  est  devenu  plus  fréquent.  Au  début  des  années  1980,  15 %  des  femmes  étaient  à temps partiel. Depuis près de quinze ans, cette part s’est stabilisée autour de 30 %.  Les salaires des femmes demeurent inférieurs à ceux des hommes  Enfin, les écarts salariaux ont pratiquement cessé de se réduire depuis le milieu des années 1990.    Les salaires des  femmes  sont  actuellement    inférieurs  de  20  %  à  ceux  des  hommes  dans  le  secteur  privé  (en  équivalent temps plein) et denviron 15% dans le secteur public.   La  répartition  des  activités  professionnelles  et  domestiques  au  sein  du  couple  reste  dissymétrique La persistance des écarts sur le marché du travail est liée à la dissymétrie des rôles conjugaux et parentaux. Le temps  qu’une  femme  consacre  au  total  à  son  activité  professionnelle  entre  15  et  60  ans  ne  représente  en moyenne que 67 % de celui d’un homme.    Femmes et Hommes ‐ Regards  sur la parité  2012  07/03/12
  8. 8. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00II. Le système de retraite compense davantage les écarts de durée que les écarts de salaire   La pension d’un assuré dépend principalement de sa durée d’assurance et de son salaire de référence. Or, les femmes ont à la fois des durées dassurance plus faibles que les hommes (activité plus réduite) et des salaires plus faibles (temps partiel et écarts de salaire horaire).   • Les droits familiaux liés aux enfants compensent en partie les écarts de durée d’assurance Le  système  de  retraite  inclut  néanmoins  des  dispositifs  de  redistribution  qui  réduisent  les  disparités  entre hommes et femmes. Les femmes bénéficient en particulier de droits familiaux liés aux enfants : majoration de durée d’assurance, assurance vieillesse des parents au foyer, etc. Ces droits majorent leur durée d’assurance et compensent au moins en partie les écarts de durée.   • Les écarts de salaire vont devenir la cause principale des écarts de pension Pour  les  générations  futures  de  retraitées,  avec  la  montée  de  l’activité  féminine,  la  durée  d’assurance  des femmes progressera, et les écarts de durée d’assurance entre hommes et femmes devraient disparaître ‐ voire s’inverser ‐ grâce aux droits familiaux. En revanche, les écarts de salaire ‐ intégrant les effets du temps partiel ‐ ne sont pas ou peu compensés et vont persister à l’avenir. Ils deviendront ainsi la cause principale des écarts de pension entre hommes et femmes.   • À l’avenir, les femmes partiraient à la retraite au même âge que les hommes Aujourd’hui, en raison d’une durée d’assurance insuffisante, les femmes attendent plus souvent l’âge du taux plein  pour  liquider  leur  pension.  Elles  partent  à  la  retraite  en  moyenne  plus  tard  que  les  hommes :  61,8  ans pour les femmes contre 61,4 ans pour les hommes en 2009 au régime général.  À  l’avenir  (au‐delà  de  2020),  en  raison  de  la  progression  de  la  durée  d’assurance des  femmes,  les  femmes partiraient à la retraite en moyenne au même âge que les hommes, voire plus tôt.    III. Les écarts de niveau de vie entre hommes et femmes retraités sont aujourd’hui limités    • Malgré  des  pensions  faibles,  les  femmes  seules  à  la  retraite  ont  un  niveau  de  vie  proche  de  celui  des  couples de retraités Malgré  les  écarts  importants  de  pension  de  droit  propre  entre  hommes  et  femmes,  le  niveau  de  vie  des femmes âgées (65 ans et plus) vivant seules, qu’elles soient veuves, célibataires ou divorcées,  n’est inférieur que de 10 à 20 % à celui des hommes et des femmes vivant en couple. Pour les veuves, les pensions de réversion jouent un rôle important. Les pensions de réversion permettent de maintenir, en moyenne, le niveau de vie antérieur au décès de l’époux.  Les femmes divorcées ou célibataires à la retraite ont aujourd’hui en moyenne un niveau de vie comparable aux couples parce qu’elles sont plus diplômées que les autres femmes de leur génération.     • À  l’avenir,  la  situation  des  veuves  deviendrait  plus  favorable  que  celle  des  retraitées    célibataires  ou  divorcées  Le  niveau  de  vie  des  veuves  devrait  augmenter  relativement  aux  couples,  grâce  à  l’amélioration  relative  des pensions  féminines  au  fil  des  générations.  Les  veuves  cumuleront  notamment  pensions  de  droit  propre  plus élevées et pensions de réversion. Le nombre de retraitées célibataires ou divorcées augmentera au fil des générations, avec la fragilisation des parcours  conjugaux  (recul  du  mariage,  montée  de  la  cohabitation  hors  mariage,  du  PACS,  augmentation  des divorces et des ruptures). Leur niveau de vie pourrait se dégrader par rapport à celui des couples. Parmi elles, les femmes issues de catégories modestes ou peu diplômées pourraient être de plus en plus nombreuses.  Au total, des disparités croissantes pourraient être observées parmi les femmes retraitées vivant seules, selon qu’elles aient connu ou non des unions stables.  Femmes et Hommes ‐ Regards  sur la parité  2012  07/03/12
  9. 9. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00 En 25 ans, moins de tâches domestiques pour les femmes,   l’écart de situation avec les hommes se réduit  Layla Ricroch, Insee  Depuis vingt‐cinq ans, l’écart de temps consacré aux tâches domestiques par les hommes et les femmes s’est réduit, pour l’essentiel du fait de la diminution du temps passé par les femmes aux tâches domestiques, et non d’une augmentation du temps masculin.  Cette  réduction  vient  principalement  du  cœur  des  tâches  domestiques  que  sont  les  tâches  ménagères  : ménage, cuisine, linge et courses. D’autre part, le temps passé par les pères à s’occuper de leurs enfants a augmenté durant les dix dernières années, mais les femmes s’en occupent plus également, si bien que l’écart hommes‐femmes reste inchangé. En général, les tâches ménagères ne sont pas très appréciées par les personnes qui les effectuent, et plus les activités  sont  considérées  comme  des  corvées  par  ceux  qui  les  font,  plus  l’écart  de  participation  entre  les hommes et les femmes est important.   Le  dossier  présente  l’évolution  du  partage  des  tâches  domestiques  entre  les  sexes,  en  utilisant  les  enquêtes Emploi du temps 1986, 1999 et 2010. Le champ de l’étude correspond aux personnes de 15 à 60 ans qui ne sont ni étudiantes, ni retraitées.   • Lécart de temps consacré aux tâches domestiques se réduit car les femmes y consacrent une heure  de moins par jour quil y a 25 ans L’écart du temps passé à effectuer des tâches domestiques entre les hommes et les femmes s’est réduit de 40 % en 25 ans : 3 heures en 1986 contre 1 heure et 48 minutes en 2010. Cette  baisse  de  lécart  provient  pour  lessentiel  dune  baisse  du  temps  passé  par  les  femmes  aux  tâches domestiques.  En  2010,  les  femmes  consacrent  en  moyenne  quatre  heures  par  jour  aux  tâches  domestiques, soit une demi‐heure de moins qu’en 1999 et une heure de moins qu’en 1986.  Plusieurs  facteurs  peuvent  expliquer  cette  baisse.  Les  normes  sociales  liées  au  travail  domestique  ont  pu évoluer.  Les  foyers  sont  de  mieux  en  mieux  équipés  en  électroménager  et,  du  fait  de  la  montée  de  lemploi féminin, les ménages pourraient davantage externaliser certains services.  Cependant, si le recours à certains services augmente effectivement (livraison de plats préparés), le recours à d’autres  sont  restés  stables  (aide  ménagère  rémunérée).  Ce  recul  du  temps  passé  aux  tâches  domestiques sobserve aussi nettement pour les femmes au foyer.          Femmes et Hommes ‐ Regards sur la parité  2012  07/03/12
  10. 10. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00 • Le temps que les hommes consacrent aux tâches domestiques est resté le même En 2010, les hommes effectuent 2 heures et 13 minutes de tâches domestiques en moyenne par jour (contre 4h01 pour les femmes), soit une durée équivalente à celles effectuées en 1999 (2h13) et 1986 (2h07). Pourtant, en 25 ans, leur durée moyenne de travail professionnel s’est écourtée de 32 minutes, en particulier sous l’effet de la montée du chômage et du passage aux 35 heures.    • Pour les femmes, la baisse concerne surtout les tâches ménagères Parmi les différentes tâches domestiques (tâches ménagères, soin aux enfants, activités de semi‐loisirs comme le jardinage ou le bricolage), la baisse pour les femmes porte principalement sur les tâches ménagères. Durant la dernière décennie, la diminution du temps accordé aux tâches domestiques se constate tout au long de la journée. Elle est encore plus marquée les matinées des jours de week‐end. La cuisine et le ménage sont alors moins  souvent  faits.  Hormis  les  mères  de  familles  nombreuses,  le  temps  libre  de  la  plupart  des  femmes  a augmenté.         • Statut quo des inégalités entre pères et mères pour les activités parentales Lorsqu’ils  vivent  avec  leurs  enfants,  les  hommes  passent  un  peu  moins  d’une  demi‐heure  par  jour  à  s’en occuper, contre une heure pour les femmes. Ils leur consacrent en moyenne 9 minutes de plus par jour qu’en 1999, mais l’écart hommes femmes reste stable car les mères leur consacrent aussi plus de temps. Cet écart reste plus marqué pour les soins de base aux enfants (16 minutes pour les pères contre 46 pour les mères) que pour les jeux et l’instruction (10 minutes pour les pères, 15 pour les mères).    • Plus les activités sont des corvées, plus ce sont les femmes qui les font Les tâches ménagères sont aussi peu appréciées par les hommes que par les femmes. Plus de 4 personnes sur 10  qui  ont  fait  du  repassage  dans  la  semaine  précédant  l’enquête  jugent  que  cest  une  corvée.  Viennent ensuite le ménage courant et la vaisselle, considérés comme des corvées par 30 % des personnes qui les font. Faire les courses et la cuisine de tous les jours sont des activités jugées moins pénibles.  Les  hommes  et  les  femmes classent  selon le  même  degré  de pénibilité  les  différentes  tâches.  Ils  les  classent également dans le même ordre quen 1999. Globalement, si l’on excepte la cuisine de tous les jours, plus les activités  sont  considérées  comme  des  corvées,  plus  les  écarts  de  participation  sont  importants  entre  les hommes  et  les  femmes.  Ainsi  66 %  des  femmes  et  seulement  14 %  des  hommes  participent  ainsi  à l’activité "repassage", considérée comme la plus déplaisante pour les deux sexes.  Femmes et Hommes ‐ Regards sur la parité  2012  07/03/12
  11. 11. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00 Une majorité des bénéficiaires d’un CLCA à taux plein retravaillent   quelques mois après être sortis du dispositif  Solveig Vanovermeir, Drees   Le complément de libre choix d’activité (CLCA) à taux plein est une prestation familiale versée aux parents qui  ne  travaillent  plus  pour  s’occuper  de  leurs  jeunes  enfants.  Si  la  plupart  des  bénéficiaires  travaillaient juste  avant  d’entrer  dans  le  dispositif  et  retravaillent  quelques  mois  après  leur  sortie,  la  proportion  de personnes occupant un emploi passe, malgré tout, de 72  % à 62  %.  Le retour à l’emploi est plus fréquent quand les personnes bénéficiaires sont diplômées ou qu’elles ont peu d’enfants.  Il  est  en  revanche  moins  fréquent  lorque  lemploi  occupé  antérieurement  était  précaire. Retravailler à l’issue d’un CLCA à taux plein est également plus courant lorsque l’interruption d’activité s’est faite  dans  le  cadre  un  congé  parental  d’éducation.  Enfin,  le  temps partiel  est  plus  fréquent  après un  CLCA qu’avant.    • 98  % de femmes, généralement moins diplômées que la moyenne des mères  Le Complément de libre choix d’activité (CLCA) à taux plein est une prestation forfaitaire ; il n’est pas soumis à conditions  de  ressources  mais  le  bénéficiaire  doit  remplir  certaines  conditions  quant  à  son  activité professionnelle antérieure. La durée de perception du CLCA diffère très nettement selon le nombre d’enfants : limitée  à  six  mois  pour  le  premier  enfant,  la  prestation  peut  être  perçue  jusqu’aux  trois  ans  du  plus  jeune enfant à partir de deux enfants. Bien qu’il ne leur soit pas exclusivement destiné, 98 % des bénéficiaires du CLCA à taux plein sont des femmes. Les bénéficiaires sont plutôt moins diplômés que la moyenne des mères : 20 % sont au moins titulaires d’un diplôme  supérieur  à  bac  +  2  contre  27 %  de  l’ensemble  des  mères  de  jeunes  enfants.  Plus  les  enfants  sont nombreux, moins les qualifications sont élevées.   • 62  % des bénéficiaires retravaillent quelques mois après leur sortie du dispositif Juste avant leur entrée dans le CLCA, 72 % des bénéficiaires travaillaient alors que 28  % avaient déjà cessé leur activité auparavant. L’éloignement initial du marché du travail est plus important pour les parents de familles nombreuses et pour les peu diplômés.  Six à neuf mois après leur sortie du CLCA (entre août et octobre 2009), 62 % des bénéficiaires d’un CLCA à taux plein  retravaillent.  Parmi  les  38 %  qui  ne  reprennent  pas  d’activité  professionnelle,  plus  des  deux  tiers  se déclarent au chômage ou à la recherche d’un emploi.    Femmes et Hommes ‐ Regard sur la parité  2012  07/03/12
  12. 12. SOUS EMBARGO  JUSQU’AU 08 MARS À 00H00La proportion de bénéficiaires retravaillant après le CLCA diminue sensiblement avec le nombre d’enfants. La part des parents d’un premier enfant qui travaillent passe de 83 % avant le CLCA à 80 % après la sortie soit un recul  de  3  points.  Ce  recul  est  de  8  points  pour  les  parents  de  deux  enfants  (70 %  travaillaient  avant,  61 % après) et de 16 points pour les parents de trois enfants ou plus (65 % travaillent avant, 49 % après).   • Les facteurs clés du retour à l’emploi : la situation initiale d’emploi et le congé parental  Le retour à l’emploi après un CLCA à taux plein augmente avec le niveau de qualification du bénéficiaire (de 51 % pour les personnes sans le baccalauréat à 78 % pour ceux qui ont un diplôme supérieur à bac+2). Il est moins important pour ceux qui avaient déjà cessé de travailler avant d’entrer dans le CLCA (44 % contre 73 % de ceux qui ont cessé de travailler juste avant l’entrée).  Les  bénéficiaires  qui  occupaient  un  emploi  «  stable  »  avant  leur  entrée  retravaillent  plus  souvent  quelques mois après leur sortie : 68 % en CDI contre 46 % en CDD et 38 % de ceux qui avaient un contrat plus précaire (intérim, stage rémunéré ou emploi aidé).  Le congé parental d’éducation est un dispositif du droit du travail qui permet à certains parents de suspendre leur contrat de travail pour s’occuper de leurs enfants en ayant une garantie de retour à l’emploi auprès de leur employeur  initial.  Ceux  qui  bénéficient  d’un  tel  congé,  en  plus  du  CLCA,  retravaillent  effectivement  plus souvent après : 69 % contre 42 %.    • Plus de temps partiel après le CLCA à taux plein Alors que 31 % des bénéficiaires travaillaient à temps partiel avant leur entrée dans le dispositif, ils sont 41 % dans ce cas quelques mois après leur sortie du dispositif. Avant leur entrée, alors qu’ils n’avaient pas d’enfant, 16 % des bénéficiaires parents d’un premier enfant étaient à temps partiel contre 32 % à la sortie du CLCA. En plus dun retour à l’emploi bien moins important, le temps partiel, pourtant initialement plus élevé, augmente également très sensiblement à partir du deuxième enfant : + 8 points pour les parents de deux enfants et + 7 points pour les parents de trois enfants ou plus.     Femmes et Hommes ‐ Regard sur la parité  2012  07/03/12
  13. 13. Profil couleur : Profil d’imprimante CMJN gØnØriqueComposite 150 lpp 45 degrØs SOUS EMBARGO JUSQU’AU 8 MARS À 00h00 Édition Femmes et Hommes 2012 Regards sur la parité Vue d’ensemble Les âges de la vie : vingt ans d’évolutions 9 Activité, emploi, salaires et retraites : la convergence des situations entre hommes et femmes s’opère, mais parfois bien lentement 19 Qualité de vie des hommes et des femmes 27 Dossiers Inégalités entre hommes et femmes au moment de la retraite en France 39 Une majorité de bénéficiaires de CLCA à taux plein retravaillent quelques mois après être sortis du dispositif 53 En 25 ans, moins de tâches domestiques pour les femmes, l’écart de situation avec les hommes se réduit 67 Fiches thématiques 1. Population, santé 1.1 Démographie 82 1.2 Couples 84 1.3 Ménages et familles 86 1.4 Immigrés 88 1.5 Santé et recours aux soins 90 1.6 Contraception et IVG 92 2. Éducation, formation 2.1 Scolarisation et orientation 96 2.2 Enseignement supérieur 98 2.3 Diplômes 100 2.4 Formation des adultes 102sommaire.psN:H256STEzf3njy Pierre_donneesRSP_2012Sommairesommaire.vplundi 6 fØvrier 2012 16:54:43
  14. 14. Profil couleur : Profil d’imprimante CMJN gØnØriqueComposite 150 lpp 45 degrØs SOUS EMBARGO JUSQU’AU 8 MARS À 00h00 3. Travail, emploi 3.1 Population active 106 3.2 Population active occupée 108 3.3 Chômage 110 3.4 Temps de travail 112 3.5 Conditions de travail et pénibilité 114 3.6 Métiers 116 3.7 Être salarié du privé 118 3.8 Être salarié du public 120 3.9 Travailler à son compte 122 4. Revenus, niveaux de vie 4.1 Salaires 126 4.2 Retraites 128 4.3 Allocations chômage et minima sociaux 130 4.4 Niveaux de vie et pauvreté 132 5. Conditions de vie 5.1 Articuler emploi et famille 136 5.2 Modes de garde 138 5.3 Personnes âgées et dépendance 140 5.4 Cadre de vie, insécurité et condamnations 142 5.5 Culture et loisirs 144 5.6 Vie associative 146 6. Pouvoir 6.1 Fonctions d’encadrement 150 6.2 Représentation politique 152 7. Cadrage européen 7.1 Population et famille 156 7.2 Santé 158 7.3 Éducation 160 7.4 Emploi, chômage, pauvreté 162 7.5 Articuler emploi et famille 164 7.6 Personnes âgées 166 7.7 Représentation politique 168 Annexes Quelques dates dans l’histoire des femmes 173 Organismes cités dans l’ouvrage 181sommaire.psN:H256STEzf3njy Pierre_donneesRSP_2012Sommairesommaire.vplundi 6 fØvrier 2012 16:54:43

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