MIKE BRANT 1947 - 1975
 
L'enfance de Mike <ul><li>De son vrai nom Moshe Brand, Mike Brant est né le 2 février 1947, à Nicosie, dans l'île de Chypr...
<ul><li>La petite famille Brand débarque finalement, fin septembre 1947, à Haïfa, en Israël. De là, un vieux bus les emmèn...
MIKE BRANT
 
<ul><li>A 17 ans, Moshe est devenu un artiste à la tête de son groupe, les Chocolate's. Il anime les soirées privées et le...
<ul><li>Avant les douze coups de minuit, la speakerine Jacqueline Huet présente pour la première fois Mike Brant à la télé...
Mike et les femmes <ul><li>Celles qu'il a aimées En 1973, on voit Mike Brant avec de belles blondes du Nord mais également...
Première tentative de suicide   <ul><li>Le 22 novembre 1974, à bout, Mike fait une première tentative de suicide, en se je...
Une mort mystérieuse   <ul><li>Ce vendredi-là pourtant, après avoir écouté le premier mixage de  DIS-LUI,  Mike Brant se j...
<ul><li>Toutes les hypothèses sont ouvertes. Une grosse dépression ? Une saturation psychologique liée à son métier, mais ...
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P R O G R A M E P L U S V U D E S F A M E U X

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PRESENTACION A LA JUNTA DIRECTIVA SOBRE LA IMPORTANCIA DE LA RESPOSABILIDD SOCIAL.

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P R O G R A M E P L U S V U D E S F A M E U X

  1. 1. MIKE BRANT 1947 - 1975
  2. 3. L'enfance de Mike <ul><li>De son vrai nom Moshe Brand, Mike Brant est né le 2 février 1947, à Nicosie, dans l'île de Chypre, en pleine Méditerranée. Sa mère est une Polonaise brune du nom de Bronia Rosenberg. C'est l'une des rares rescapées du camp d'Auschwitz, de triste  mémoire, où toute sa famille a été exterminée par les nazis allemands. Un miracle de l'amour A la fin de la Seconde Guerre mondiale, sa mère, Bronia, peut à peine tenir debout. En 1945, quatre jours après la libération du camp par l'armée russe, elle arrive au centre d'accueil des déportés de Poking, perdu dans la campagne polonaise. Un miracle se produit. Fichel Brand, un Russe d'une quarantaine d'années, ancien résistant du maquis, l'aide, un soir de distribution de soupe, à se relever. Elle a 23 ans, elle lui sourit, Cupidon frappe très fort, et voilà ces deux miraculés de l'enfer amoureux l'un de l'autre ! Bientôt, Bronia est tellement heureuse qu'elle se remet à chanter. C'est l'amour fou. </li></ul>
  3. 4. <ul><li>La petite famille Brand débarque finalement, fin septembre 1947, à Haïfa, en Israël. De là, un vieux bus les emmène par une route poussiéreuse dans l'une de ces communautés agricoles d'une terre palestinienne qui n'est pas encore le nouvel Etat d'Israël, le kibboutz Gvat, en Galilée. Fichel et Bronia y élèvent des poulets et travaillent la terre. Ce n'est pas très facile pour eux, mais le petit Moshe peut au moins gambader, se gaver de fruits et d'oeufs et découvrir la nature. Au bout d'un an et demi, ils retournent à Haïfa et s'installent au 9, rue Kibboutz-Galouiot. Fichel travaille cette fois à la mairie du port. Un enfant muet ! Les cheveux de Moshe s'éclaircissent, le bébé est timide, mais attachant. Un petit frère, Zvi, vient rejoindre la famille. Tout pourrait aller bien pour les Brand, malgré des conditions matérielles précaires. Le petit Moshe est un enfant vif et joueur, mais il ne marche qu'à l'âge de 19 mois et, drame, il ne se décide pas à parler. Il sait rire à l'occasion, un point, c'est tout ! C'est un enfant muet ! Les parents Brand emploient les grands moyens. Ils vendent une partie de leur mobilier et font le voyage jusqu'aux Etats-Unis. Le spécialiste consulté ne les rassurent pas mais un autre, en Israël, est catégorique : Moshe parlera un jour, mais quand, nul ne peut le dire, il faut être patient. Sa mère lui accroche une pancarte autour du cou : <<Prière de le ramener, s'il se perd, à l'adresse suivante...>>. </li></ul><ul><li>Au bout de deux ans, Monsieur Fichel Brant reçoit un télégramme: << Venez reprendre votre clown ! >> Il va chercher son fils, devenu berger, qui retrouve son ancienne école Carméli d'Haïfa et ses orangers. Il y restera jusqu'en 1960, sans faire d'éclat. Au bout du compte, papa Fichel place son bon à rien de fils dans un centre d'apprentissage. Désormais, Moshe Brand va réparer les frigos ; c'est un travail sûr dans un pays où l'on a terriblement besoin de se rafraîchir. Déjà angoissé... Moshe reste, malgré tout, une personnalité renfermée et tendue. Il est même bientôt opéré, malgré son jeune âge, d'un ulcère de l'estomac, c'est dire s'il est angoissé ! Cela le privera du service militaire, si important socialement en Israël. Après son opération, il devient guide au musée de la Marine d'Haïfa. La famille Brand déménage au 10 de la rue Sarah. Déjà chanteur... Il décide d'arrêter de chanter à la chorale de la synagogue. Sa voix est si belle qu'on lui confie des airs d'opéra, ce qu'il n'aime pas vraiment. Un soir de 1962, en rentrant chez lui, il croise dans l'escalier son frère Zvi ; celui-ci, un accordéon sous le bras, va répéter avec une bande de copains du Conservatoire de musique. Mais le petit groupe va mal, le duo piano-accordéon n'est pas bon, il manque une guitare et une voix. Zvi invite Moshe à en devenir le chanteur-guitariste : <<Avec toi, je suis sûr que ça marchera>> Mike ne se fait pas prier...... </li></ul>
  4. 5. MIKE BRANT
  5. 7. <ul><li>A 17 ans, Moshe est devenu un artiste à la tête de son groupe, les Chocolate's. Il anime les soirées privées et les fêtes familiales d'Haïfa avec un succès de plus en plus grand. Et là, il trouve ses marques, sa voie. Il aime les contact avec les public, la scène : << C'est peu de chose apparemment, juste une estrade et un rond blanc, mais c'est quand même impressionnant, la Scène... C'est le refuge de ceux qui ont encore plus besoin qu'envie de s'inventer une autre vie... >> (le poème LA SCÈNE de Michel Jourdan). Son nom sera Mike Brant A 17 ans, Moshe prend le nom de MIKE BRANT (et non pas Brand, pour ne pas être confondu avec la marque d'électro-ménager, dira son frère Zvi avec humour) à l'occasion de son premier engagement au Rondo, le night-club de l'hôtel Dan Carmel à Haïfa, avec ses amis musiciens David Azoulay et Kobi Erlich. Et puis, <<Mike>> fait plus vedette américaine que <<Moshe>> ! Lorsqu'il ne chante pas, il est vendeur d'oranges ou garçon de garage, car il faut bien gagner sa vie. </li></ul><ul><li>En 1967, tout va bien : Mike Brant est devenu un chanteur coté dans le circuit des grands hôtel. Mais son père, qui a toujours été son premier fan, meurt. Mike est très affecté par sa disparition. Sa mère a raconté : << Mon fils avait une très grande admiration pour son père et, pour lui, sa mort le privait non seulement d'une affection, mais également d'un grand soutien professionnel. C'est pour son père qu'il souhaitait à tout prix réussir. Pour lui, cette disparition qui survenait au moment où il commençait à bien gagner sa vie et à être connu représentait une réelle injustice. Il ne l'acceptait pas... >> Mike, abattu, reprend son métier, mais désormais, il commence chacune de ses prestations en interprétant la chanson préférée de Fichel Brand . Peu après, à 19 ans, Mike Brant est engagé comme chanteur dans la célèbre troupe du grand music-hall d'Israël, Lakat Karmon. Pendant deux ans, il fait connaître à l'Afrique, à l'Australie et aux Etats-Unis les airs du folklore israélien. </li></ul>
  6. 8. <ul><li>Avant les douze coups de minuit, la speakerine Jacqueline Huet présente pour la première fois Mike Brant à la télévision française. Et le standard de la télé explose, le coup de foudre est instantané ! Les grands producteurs télé de l'époque, Jacques Martin, Philippe Bouvard, Guy Lux, l'aident à se faire connaître. Bientôt Mike, présente son premier album longuement mûri au cours de 265 séances d'enregistrements (!). Il éclate littéralement aux yeux des téléspectateurs européens qui le voient chanter, le 28 octobre 1970, MAIS DANS LA LUMIÈRE et remporter le Grand Prix international RTL. Heureux, il passe la fin de soirée en discothèque en compagnie de Dalida. Rencontrée en 1969 au festival de la Chanson de Venise, Dalida impressionne beaucoup Mike, elle deviendra une amie. Elle lui propose même de passer en <<vedette anglaise>> dans son prochain spectacle à l'Olympia de Paris ! En Israël, les radios et les journaux s'emparent alors de l'enfant du pays pour ne plus le lâcher. En France, Mike devient le chouchou des jeunes. </li></ul><ul><li>Le 23 novembre 1971, Dalida passe en vedette à l'Olympia de Paris, Georges Chelon en <<vedette américaine>> et Mike Brant en <<vedette anglaise>> pendant dix-sept jours Certes, son nom est en tout petit sur l'affiche lumineuse rouge du music-hall du boulevard des Capucines, mais sa voix de soleil fait merveille. Il chante LAISSE MOI T'AIMER , dont il a déjà vendu 1 million d'exemplaires, reprend les Platters et imite son idole Jerry Lewis. Désormais Mike n'est plus un inconnu. Sa mère est au premier rang, heureuse. D'autant que son fils lui a acheté, avec ses premiers cachets, une maison blanche aux volets bleus à Haïfa. Ce passage à l'Olympia va pourtant détacher Mike de son producteur, Jean Renard. Pour lui cet Olympia vient trop tôt dans la carrière de Mike, qui n'est pas encore tout à fait au point. </li></ul>
  7. 9. Mike et les femmes <ul><li>Celles qu'il a aimées En 1973, on voit Mike Brant avec de belles blondes du Nord mais également, et contrairement à la légende, avec de belles Méditerranéennes ; son charme opère dans toutes les circonstances. Selon son entourage, il aime jouer au chat et à la souris avec les femmes réputées difficiles, un peu inaccessibles, pas faciles à conquérir. Mike aime celles qui ont gardé, comme il le chantera, <<quelque chose de l'enfance>>. Celles qui tiendront une place à part dans son coeur sont Guitta, une hôtesse de l'air danoise, émigrée au Canada (qui lui demanda de choisir entre elle et son métier) ; Corinne, une jeune Suissesse ; Christine, une Française, (l'ex-femme du réalisateur de cinéma Claude Lelouch) ; Mikhal Tal, une chanteuse israélienne et Lena, une Danoise, son dernier amour. </li></ul><ul><li>Une vie privée sacrifiée De l'avis de tous ceux qui l'ont connu, Mike Brant était un grand coeur et avait une sensibilité à fleur de peau. Mais pour son métier, il a sacrifié sa vie privée. Ses appartements successifs à Paris, à Neuilly, sont toujours presque vides : quelques tableaux peints par lui, des coussins, un lit, une guitare et c'est tout. Quand il a le cafard, il écoute ses chanteurs francophones préférés : Jacques Brel (dont il reprendra NE ME QUITTE PAS à la télévision dans l'émission Cadet Rousselle), Léo Ferré, et va parfois dîner avec Michel Polnareff, qu'il admire sincèrement et qui lui fait découvrir la cuisine française. Ses passions sont les échecs, la peinture et le jazz; Mais, coté coeur, Mike n'a peut-être encore jamais connu le grand amour. Pourtant il est en permanence sollicité, traqué par les fans, les filles, les femmes. Pour se protéger, Mike doit sans cesse changer d'adresse et de numéro de téléphone. Sa vie privée devient un enfer. </li></ul>
  8. 10. Première tentative de suicide <ul><li>Le 22 novembre 1974, à bout, Mike fait une première tentative de suicide, en se jetant du cinquième étage de l'hôtel de la Paix, à Genève. Ses chaussures à talons l'arrêtent au troisième étage. Dalida et Charles Aznavour viennent discrètement le visiter à l'hôpital et soutenir son moral chancelant. Auprès de ses amis, il s'excuse de son geste, qui l'a dépassé : il n'est pas doué, dit-il, pour le bonheur. « J'aime la vie, je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça ! » Finalement, Mike Brant s'en sort bien, il en est quitte pour un traumatisme crânien (encore un !) des fractures des deux jambes, dont une ouverte, de la gauche, qui perdra dans l'épisode deux ou trois centimètres. Bientôt, à sa grande fierté, il arrive à marcher sans béquilles, mais en serrant les dents... </li></ul><ul><li>Ce vendredi-là pourtant, après avoir écouté le premier mixage de DIS-LUI, Mike Brant se jette du sixième étage d'un immeuble parisien... Quand la nouvelle tombe, des milliers de jeunes pleurent la mort de leur idole. Sur toute les lèvres et dans tous les regards les mêmes questions : « Pourquoi un homme aussi jeune, aussi beau et aussi doué s'est-il suicidé ? » , « Que pouvait-on faire pour l'en empêcher ? » ... Pendant la cérémonie religieuse, à la synagogue du 44 rue des Victoires, à Paris, il y a un monde fou. Le chagrin qui remplit le coeur des personnes présentes est insoutenable. Le temps s'est arrêté... à jamais. </li></ul>
  9. 11. Une mort mystérieuse <ul><li>Ce vendredi-là pourtant, après avoir écouté le premier mixage de DIS-LUI, Mike Brant se jette du sixième étage d'un immeuble parisien... Quand la nouvelle tombe, des milliers de jeunes pleurent la mort de leur idole. Sur toute les lèvres et dans tous les regards les mêmes questions : « Pourquoi un homme aussi jeune, aussi beau et aussi doué s'est-il suicidé ? » , « Que pouvait-on faire pour l'en empêcher ? » ... Pendant la cérémonie religieuse, à la synagogue du 44 rue des Victoires, à Paris, il y a un monde fou. Le chagrin qui remplit le coeur des personnes présentes est insoutenable. Le temps s'est arrêté... à jamais . </li></ul><ul><li>Moshe Brand, dit Mike Brant, qui rêvait de créer une chorale d'enfants de toutes les couleurs et de tous les pays, est enterré le 7 mai 1975 au cimetière du camp David d'Haïfa. Au-dessus de sa tombe, un arbre coupé pour symboliser une vie brisée. En 1983, sa mère meurt d'un second infarctus, en fait, de chagrin. Mais ce n'est pas tout : son secrétaire Alain Krief ainsi que son dernier producteur Simon Wajntrob mourront bientôt de mort violente, sans que la police ait jamais pu déterminer s'il s'agissait de suicide ou de meurtre ! </li></ul>
  10. 12. <ul><li>Toutes les hypothèses sont ouvertes. Une grosse dépression ? Une saturation psychologique liée à son métier, mais également à son enfance ou à son entourage ? Dans son numéro de septembre 1995 de VSD, le chanteur Dave parlait de révélations qui lui avaient été faites par le dernier producteur de Mike, Simon Wajntrob, mettant en cause certaines personnes de l'entourage du chanteur qui l'auraient poussé psychologiquement à son geste fatal... Mike Brant s'est-il suicidé ou a-t-il été la cible d'une organisation qui a méticuleusement étouffé l'affaire ? Saura-t-on jamais ? L'ancien réalisateur en chef de Salut les Copains, Eric Vincent, dira après coup : « Mike Brant était fragile pour exercer un métier public » Son parolier Michel Jourdan, qui le connaissait si bien, écrira pour sa part, dans le livre Il n'a pas eu le temps : « A cause de l'Holocauste subi par leurs parents,  les enfants de déportés restent marqués à vie. Ils héritent, plus ou moins, d'une sorte de brouillard au fond des yeux et de bleus à l'âme à jamais indélébiles... » Voilà peut-être l'explication du mystère Mike Brant. </li></ul>
  11. 13. MERCI PRESENTATION DIANE PITIE

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