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L’architecture de l’un package IMF (ou « IMP ») peut être schématisée de la manièresuivante :Ci-dessus : l’IMF s’appuie su...
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Synthèse pédagogique sur le fichier mâitre IMF (Interoperable Master Format)

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Synthèse pédagogique sur le fichier mâitre IMF (Interoperable Master Format)

  1. 1. Synthèse pédagogique Action Dig-ITLe principe de « fichier maître » IMF (Interoperable Master Format) en cours de standardisationParis, le 21 octobre 2011Pourquoi prendre le format IMF au sérieux ?Jusqu’à présent au sein des industries du cinéma et de l’audiovisuel, l’échanged’éléments « master » reposait sur l’envoi de bobines films, de bandes magnétiquesou encore de fichiers vidéo encodés dans des formats de codecs propriétairespropres à une marque et organisés de ce fait de façon disparate. Mais, sous l’impactdu déploiement rapide du cinéma numérique, de l’essor des caméras numériques àgrand capteur 2K et 4K, et surtout avec la généralisation des travaux depostproduction en numérique (selon les chiffres de l’observatoire du déploiementnumérique de la Ficam, 100 % des travaux de post-production ont été réalisées en2011 en numérique), le travail des laboratoires évolue rapidement vers unemanipulation des médias et des œuvres finalisées sous la forme de fichiers associésà des metadonnées d’un bout à l’autre de la chaîne de traitement des images et dessons.La chaine de traitement et de fabrication des images de télévision et de cinéma sousune forme numérique, passent désormais par des étapes communes comme le« Digital Intermediate », dont les profiles de qualité et la pérennité dans le tempsdemeurent toutefois différentes entre les deux filières.S’inspirer du DCP...Il y a plus de cinq ans, afin de répondre aux besoins du déploiement de la projectionnumérique dans les salles de cinéma, une norme mondiale de distribution des filmsen numérique est née, le DCP (Digital Cinema Package). Ce standard DCP, devenudepuis peu une norme ISO après avoir été soutenu par la SMPTE aux Etats-Unis etpar la CST en France, est utilisé aujourd’hui partout sur la planète. Son succès entant que standard de« copie numérique » d’exploitation des longs métrages est dû àla fois à la robustesse de son principe de sécurisation reposant sur un système declé de cryptage et sur des profils de qualité en terme de résolution et d’espacecolorimétrique au moins équivalent à la pellicule 35 mm.Toutefois, aujourd’hui si l’exploitation d’un film dans les salles de cinéma reste lepremier temps de son exploitation en numérique et le moment privilégié de lapremière rencontre avec son public, il existe désormais de multiples exploitationspossibles en numérique d’une même oeuvre cinématographique : le Blu-ray, le DVD,la VOD en HD/SD et les différentes plateformes mobiles.© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  2. 2. … en tenant compte de la diversité des acteurs industriels de l’audiovisuelLà où l’industrie cinématographique numérique a normalisée un format d’exploitationnumérique des films dans les salles, en matière d’exploitation des films ou œuvresaudiovisuelles sur les nouvelles plateformes de diffusion en mode IP (PC, TVconnectée, tablettes graphiques,…), il existe autant de codecs différents d’échangede fichiers qu’il existe de plateformes de diffusion ou de solutions de finishing desoeuvres.Directement issu de l’industrie de l’informatique et des télécoms, ces nouvellesplateformes de diffusion ont notamment chacune leurs exigences en matière de« Prêts A Diffuser ». Cette hétérogénéité des formats d’exploitation et d’échange faitaujourd’hui l’affaire des prestataires de services techniques qui se sont rapidementadaptés à cette nouvelle donne du marché, mais dans la mesure où nous nouspositionnons aussi aujourd’hui sur des marchés d’avenir du type exploitation àmoyen terme (5 à 10 ans) des œuvres, en particulier dans le cadre du « GrandEmprunt », la question crucial de la pérennité de ces formats d’échange propriétairese pose aujourd’hui.Dans le monde broadcast également, où la cassette HD-CAM SR faisait jusqu’àprésent office de référence absolue, les éditeurs de programmes TV sont en train demigrer vers des échanges dématérialisés du type fichier et demandent de plus enplus des « Prêts à diffuser » en mode fichier. Cependant, il n’existe pas là encore denorme mondiale qui fasse l’unanimité et la filière est à la recherche d’un « fichiermaître » qui permettrait l’échange simple et rapide entre des équipements broadcastde diffusion hétérogènes et les entreprises de production et de postproduction.L’assemblage et la composition de fichiers normalisés en haute qualité appelés« Interoperable Master Format » va donc devenir dans les prochaines années unenjeu majeur visant à favoriser « la distribution et l’exploitation fluide » des œuvresaudiovisuelles et cinéma. Cette pratique concerne l’ensemble des acteurs dumarché : prestataires techniques, producteurs, distributeurs et diffuseurs/éditeurs.Bref historiqueDés 2008, six studios hollywoodiens ont débuté le travail de normalisation sur leformat IMF pour l’échange de contenus sous forme de fichiers. Aujourd’hui, la Franceà travers d’importants travaux et initiatives soutenus par les adhérents de la FICAMet de la CST souhaite collaborer et contribuer en tant que « force de proposition »sur ce marché international du « Mastering » et de la distribution de films et téléfilms.La démarche de normalisation est aujourd’hui soutenue principalement aux US pardes ayant-droits de contenu (studio et distributeurs) et des prestataires de service« laboratoire ». Le but d’un tel document est de favoriser le travail et la participationactive à la mise en place d’une norme métier (BtoB) avec les associationsnormalisatrices travaillant sur cette norme.Cette activité bénéficie d’un fort potentiel de succès : les majors américainesconsomment d’importantes ressources pour la création des différentes versions de© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  3. 3. masters et s’inquiètent de la qualité et sécurité des contenus échangés dans unprocessus entièrement dématérialisé.Principe de base de l’IMFLa SMPTE normalise actuellement un cadre définissant l’interopérabilité descontenus audiovisuels pour une distribution multi-média à travers le monde. Ceformat de fichier, appelé IMF (Interoperable Master Format ou Format d’échange demédias), a pour but de permettre le traitement, l’adaptation et la gestion des multiplesversions d’un même programme, en facilitant notamment le transcodage dans lesdifférents formats de livrables pour chaque client. La représentation schématique (ci-dessous) du fichier IMF indique comment les différentes versions sont produites.Ci-dessus : l’IMF fixe un cadre aux éléments « Master » pour constituer plusieursfichiers de distribution (marquées « composition »). L’IMF permet la composition et lafabrication de plusieurs types de livrables à partir d’éléments communs (à travers un« output profile list ») pour répondre aux spécificités de chaque client et de chaquevecteur de diffusion (source schéma SMPTE).Le format IMF et l’impact sur les adhérents de la FICAM et la CSTAujourd’hui, les masters sont adaptés afin d’en produire différentes versions : diverssupports physiques et fichiers correspondant à des types variés de diffusion (cinéma,télévision, VOD,…), différentes langues (sous titrages et version audio), différentscadrages et résolutions,... Ces livrables sont créés à partir des mêmes éléments :des « assets » provenant d’une source « Master ». C’est le cœur de métier debeaucoup d’adhérents de la FICAM de fabriquer ces différents livrables pour leursclients (producteurs, distributeurs, broadcasters,..)L’ensemble de l’industrie audiovisuelle migre depuis quelques années vers unmonde dématérialisé. Il devient maintenant absolument nécessaire de produire cesversions sous forme de fichier de la manière la plus efficace possible et ens’appuyant sur une normalisation de ces fichiers et de leurs structures. Lesprestataires de services « Laboratoire » adhérents de la FICAM facturent leursclients pour des travaux de montage, d’adaptation des différents types de copie pourles besoins spécifiques de chaque vecteur de diffusion. Les membres doivent doncêtre en mesure de s’assurer que les systèmes exploités pour ces travaux dans lefutur répondent aux besoins, s’appuient sur une normalisation et sont biencompatibles entre eux.© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  4. 4. En normalisant une structure de fichier « Master », l’IMF apporte une réponsetechnique aux besoins Business to Business. Cette convention de structure fichiersert de source pour la création de versions de contenus livrables à usage Businessto Consumer : diffusion télé, nouveaux médias, DVD / Blu-ray, D-Cinema.IMF : une évolution naturelleLes adhérents de la Ficam et de la CST en travaillant de façon collaborative au seinde projets aidés et financés pourront saisir de nouvelles opportunités : - Développer de nouveaux services pour les prestataires de post-production et de laboratoire en s’appuyant sur le standard « IMF » - Etre force de proposition sur ce standard au sein des équipes de travail US et UK de la SMPTE et de l’AMWA. Intégrer les spécificités techniques des marchés de la distribution audiovisuelle française (et européenne ?) - Adapter et optimiser les travaux nécessaires à l’adaptation et distribution des œuvres audiovisuelles. - En testant l’interopérabilité des équipements existants, garantir une réduction des couts inhérents à ces fabrications.Grâce à ces travaux, prestataires adhérents pourront anticiper l’arrivée du format IMFet optimiser son utilisation.Faciliter les échangesLe format de masters IMF est un facilitateur d’échange : en normalisanttechniquement les échanges de contenu. L’apparition de nouveaux services de typeCloud et l’obsolescence à venir des principaux formats d’échanges de masters sursupports physiques vidéocassette. L’IMF présente une opportunité de conserver etdévelopper notre savoir-faire sur le marché français.Il est envisagé que la maîtrise du format IMF permettra de réaliser des économiessur deux types d’opérations : - L’exploitation des masters IMF des films étrangers - L’édition de masters conformes au format IMF pour une distribution internationale.Quelles sont les alternatives ?La seule réelle concurrence au format IMF est technologique : les formatspropriétaires promus par les fournisseurs d’outils de production, de post-productionet de diffusion. Un industriel en position dominante dans le mastering cinéma pourrait imposer satechnologie. Ce risque est faible car l’industriel se fermerait les portes sur leséchanges de masters avec le marché nord-américain.© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  5. 5. Retombées économiquesDepuis 2011, 100% des films en France sont post-produits en numérique1. Le formatIMF permet de poursuivre cette démarche en offrant une méthodologie nouvelle etnormalisée ne reposant pas sur les supports magnétiques audio et vidéo. S’impliquerdès à présent permet aux membres de la FICAM et de la CST de devenirprécurseurs, d’anticiper au niveau européen dans la maîtrise du format IMF.Plusieurs retombées sont possibles : - Pour les laboratoires et prestataires de sous-titrage, la post-production son et doublage, la post-production image : la fabrication et mise à disposition de versions correspondantes à la structure et essences validées par la norme « IMF » pour les contenus produits et/ou distribués en France. - Pour l’archivage, le stockage, la restauration : l’offre d’un nouveau service permettant de conserver un format pivot normalisé pour la réalisation de versions de masters. Le CNC a largement contribué à cette démarche en annonçant au Festival de Cannes 2011 son intérêt dans le format IMF comme format de préservation du patrimoine cinématographique françaisDémarcheL’IMF s’inscrit dans la vaste démarche de dématérialisation des contenusaudiovisuels. Le phénomène s’est démocratisé avec la transition de l’argentique versle stockage numérique sur disque ou sur bande. Aujourd’hui, l’obsolescence de lacassette vidéo numérique professionnelle accélère le processus en rendant essentiella migration vers le stockage fichier sur disque.La démarche du format de mastering interopérable (IMF) a été initiée par les sixmajors hollywoodiennes2 : Disney, Fox, NBC/Universal, Paramount, Sony PicturesEntertainment et Warner Bros.Le lancement de ce format est rendu possible par la mise en place de plusieurs pré-requis : - La démocratisation du codage des images aux formats DPX (non compressé) et JPEG 2000 (compression avec ou sans perte) pour les échanges, l’archivage et la distribution. En 2002, la création du groupe DCI (Digital Cinema Initiative) a abouti à une série de normes sur le cinéma numérique, et en particulier les formats d’échange de fichiers afin de maintenir la qualité tout en préservant la sécurité du contenu. Plus récemment en France, l’INA a retenu d’ailleurs le JPEG 2000 comme format pour son archive patrimoniale31 « FICAM : 100% de la postproduction en numérique au 1er trimestre » - Anne-Laure BELL - Le Film Français - avril 20112 « ETC@USC and Hollywood Studios Circulate a Draft of the Interoperable MasterFormat Specification Seeking Commentary », University of Southern California, août20103 « LIna choisit le JPEG2000 comme format «pivot» », magazine Sonovision, février2011© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  6. 6. - La campagne de numérisation progressive du film argentique (16mm, 35mm ou 70mm) en post-production dans les années 90 a abouti à l’utilisation du Digital Intermediate (DI). Cette opération a progressivement démocratisé l’exploitation et l’échange de fichiers à des résolutions HD (1920 x 1080), 2K (2048 x 1080) et à terme 4K (4096 x 2160) - Les normes MXF offrent les mécanismes nécessaires à l’encapsulation des essences (son, image, données et métadonnées) mais leur complexité impose la formalisation d’applications. L’AMWA (née de l’AAF Association et du Pro- MPEG Forum) a proposé des « Application Specifications » (AS) afin de mieux exploiter le MXF. l’IMF s’appuie sur l’AS-02 qui définit les formats, paramètres et contraintes du MXF OP1A pour le stockage des essences (un fichier par essence). Le schéma ci-dessous représente la structure d’un contenu IMF (source SMPTE) :© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  7. 7. © FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  8. 8. Normalisation de l’IMFIMF s’appuie largement sur l’existant, avec comme principal bénéfice la diminutiondes risques techniques (interopérabilité principalement) et la réduction du « time tomarket ». IMF construit ses fondations à partir de deux sources : SMPTE (D-Cinemaet MXF) et AMWA. Le tableau ci-dessous résume l’héritage de ces deux institutionsdans la norme :Ci-dessus : les fondations du format IMF reposent sur les normes proposées pardeux institutions : l’AMWA et le SMPTEPour faciliter la lisibilité du format, les normes ont été divisées en deux niveaux : - Le cœur de l’IMF (« IMF Core ») : normalise la structure des données (tout droit héritée du format AS-02 de l’AMWA, format déjà exploité entres autres par des outils de montage Avid et Quantel) - Les applications IMF : distingue chaque codec vidéo afin d’en garantir l’interopérabilité. On y retrouve donc les contraintes liées à chaque format d’image en particulier. La première application à voir le jour exploite le JPEG2000, d’autres suivront (DXP / EXR, MPEG, etc.).© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  9. 9. L’architecture de l’un package IMF (ou « IMP ») peut être schématisée de la manièresuivante :Ci-dessus : l’IMF s’appuie sur une série de composants© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  10. 10. Le schéma ci-après résume les différentes normes sur lesquelles repose le formatIMF :© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis
  11. 11. Etat des lieuxDeux types d’activité sont en cours : 1) Normalisation de l’IMFLa rédaction des normes IMF (ou l’adaptation de l’existant) est en coursd’élaboration. Afin que notre marché continue à proposer des services innovants, ilest essentiel de pouvoir garder un lien étroit avec le SMPTE (majoritairementaméricain) pour : - Faire entendre les besoins de clients du marché - Transformer ces besoins en méthodologies de travail (workflows) adaptées à notre marché - Proposer des solutions techniques intégrant l’IMFC’est sur ce dernier point que le « Plug fest » (plateforme de tests d’interopérabilité)devient primordial pour les adhérents de la FICAM et de la CST : apporter desréponses et faire gagner en « time to market ». 2) InteropérabilitéLors des tests d’interopérabilité (« Plug fest ») apparaissent les limites d’interfaceentre deux systèmes. La principale difficulté est de parfaitement identifier : - La nature du problème d’interopérabilité - Les acteurs à impliquer pour la résolution du problème : industriels, adhérents FICAM, CST, SMPTE… - Les contournements possibles avant la résolutionLa première action qui suit ces tests est la nécessité de mettre en place descontournements avant la correction de l’erreur et le renouvellement des tests pourvérification l’éradication du problème.© FICAM 2011 – Tous droits réservés – Pas de reproduction sans préavis

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