1èere stmg economie manuel prof 6 chapitres

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1èere stmg economie manuel prof 6 chapitres

  1. 1. STMG1re LIVRE DU PROFESSEUR M. Laborie – D. Meunier – C. Pampagnin – Y. Videau Économie NOUVELLE ÉDITION
  2. 2. Maquette intérieure : Valérie Goussot Mise en page : Christine Bossard www.hachette-education.com © Hachette Livre 2015, 58 rue Jean Bleuzen, 92178 Vanves Cedex Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L. 122-4 et L. 122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation col- lective », et, d’autre part, que « les analyses et courtes citations » dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite ». Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du centre français de l’exploitation du droit de copie (20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris), constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les Articles 425 et suivants du Code pénal. À télécharger gratuitement sur www.hachette-education.com : – les synthèses rédigées des 14 chapitres, destinées au professeur, modifiables sous format Word.
  3. 3. 33 Programme Économie 1re STMG . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Thème 1 Quelles sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ? Chapitre 1 Le problème économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Chapitre 2 Les agents économiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Chapitre 3 Les échanges économiques.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Objectif Bac Entraînement 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Thème 2 Comment se crée et se répartit la richesse ? Chapitre 4 La combinaison des facteurs de production et l’évolution des technologies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Chapitre 5 La mesure de la production et ses limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 Chapitre 6 La dynamique de la répartition des revenus. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 Objectif Bac Entraînement 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Thème 3 Comment les ménages décident-ils d’affecter leur revenu ? Chapitre 7 L’arbitrage entre consommation et épargne.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 Chapitre 8 L’évolution du mode de consommation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 Objectif Bac Entraînement 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 Thème 4 Quels modes de financement de l’activité économique ? Chapitre 9 La situation financière des agents économiques.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85 Chapitre 10 Financement direct et financement indirect. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 Objectif Bac Entraînement 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 Thème 5 Les marchés des biens et services sont-ils concurrentiels ? Chapitre 11 L’intensité de la concurrence selon les marchés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 Chapitre 12 Les moyens de réduire l’intensité concurrentielle.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 Objectif Bac Entraînement 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116 Thème 6 L’État doit-il intervenir sur les marchés ? Chapitre 13 La légitimité d’une intervention de l’État . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 Chapitre 14 L’État acteur sur le marché des biens et services. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125 Objectif Bac Entraînement 6 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 Dossier Bac Sujet 2.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 Sommaire
  4. 4. 4 Bulletin officiel n° 13 du 29 mars 2012 © Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative > www.education.gouv.fr 1 / 10 Annexe 1 ÉCONOMIE Cycle terminal de la série sciences et technologies du management et de la gestion I. Introduction I.1 Finalités et objectifs L’enseignement de l’économie poursuit un objectif général de compréhension du monde contemporain en ce qui concerne les rapports que les hommes engagent entre eux et avec la nature, dans leurs activités de production, d’échange et de consommation. La connaissance des concepts et des mécanismes économiques, ainsi que la sensibilisation aux grands enjeux économiques et sociaux actuels doivent permettre à l’élève de devenir responsable de ses choix en tant que citoyen et en tant qu'acteur de la vie économique. L’enseignement de l’économie s’inscrit dans un projet éducatif global et poursuit quatre objectifs opérationnels : - apporter les connaissances économiques sollicitées par l'étude des sciences de gestion et du management ; - participer à la culture et à la formation générale de l'élève en l’amenant à s’interroger sur les enjeux économiques majeurs et à mieux les comprendre ; - permettre l’acquisition des méthodes qui développent le sens de l'observation et la capacité d'analyse des phénomènes économiques, avec un souci de rigueur et d’objectivité ; - contribuer à l'éducation citoyenne de l'élève, en l’amenant à construire un discours argumenté et à développer un esprit critique. Chacun de ces objectifs participe à la construction du projet personnel de l’élève. À ce titre, l'enseignement de l'économie en classe de première et terminale contribue à préparer les élèves à la poursuite d'études supérieures. Il participe pleinement au développement de capacités de raisonnement et de réflexion, ainsi qu’à l’acquisition de méthodes de travail autonome. I.2 Positionnement L’enseignement de l’économie dans la série technologique tertiaire répond à un objectif de compréhension du monde contemporain et de ses enjeux actuels. L’approche de la discipline sera ancrée sur l’observation et la compréhension des phénomènes réels. Elle sera nécessairement distincte d’une démarche purement académique, fondée sur la maîtrise d’un corpus théorique. Le programme de la classe de première et de terminale STMG est construit autour de onze grandes questions économiques. La richesse des problématiques suggérées doit être relativisée eu égard à la dimension descriptive et/ou circonscrite des sous-thèmes proposés. L’ordre des thèmes proposés s’inscrit dans une logique didactique, qu’il s’avère opportun de respecter, même si des aménagements subsidiaires peuvent être envisagés dans le cadre de la liberté pédagogique de l’enseignant. La logique d’ensemble est de montrer que l’interaction entre État et marché est au cœur des principales questions économiques. Si certains thèmes de la classe de première sont entièrement dédiés au fonctionnement concret des marchés, d’autres en classe terminale traitent exclusivement de l’intervention de l’État dans le domaine économique et social. En introduction de cet enseignement (thème 1), il convient, tout en s’appuyant sur les acquis des élèves, de présenter les principaux objets d’étude de la science économique. La création de richesse et les débats liés à sa mesure et à sa répartition, puis l’affectation des revenus des ménages, constituent une suite logique au premier thème. Ensuite la création de richesse et la production amènent à poser la question du mode de financement de l’activité économique. Il convient enfin de situer cette activité dans le cadre du système économique actuel caractérisé par l’économie de marché, tout en appréciant le degré d’intensité concurrentielle ainsi que le sens et la portée de l’intervention de l’État sur les marchés de biens et de services. En classe terminale, l’approche est davantage centrée sur la nécessaire régulation de l’activité économique par l’État ou des institutions internationales. Le premier thème étudié permet d’analyser les spécificités du marché du travail et d’aborder les principales explications du chômage contemporain. L’observation et l’analyse seront ensuite élargies à l’ensemble des risques sociaux dont le corollaire est la légitime/nécessaire intervention de l’État, ce dernier disposant de marges de manœuvre de plus en plus réduites, sur le plan social mais aussi sur le plan économique (cf. thèmes 8 et 9). L’observation des flux d’échanges internationaux, et de leurs déséquilibres, ainsi que la nécessité de mettre en œuvre une croissance soutenable constituent les deux derniers thèmes abordés et illustrent l’idée qu’une régulation s’avère indispensable. I.3 Présentation générale Le programme se présente sous la forme d’un tableau à trois colonnes indissociables. Une lecture horizontale, et non verticale, s’impose pour comprendre la logique d’enseignement de chaque sous-thème. Le programme est scindé en deux pour délimiter les thèmes relevant de la classe de première (thèmes 1 à 6) de ceux relevant de la classe terminale (thèmes 7 à 11). Il semble néanmoins indispensable que les enseignants de la discipline, qu’ils interviennent en classe de première ou terminale, possèdent une connaissance partagée de l’ensemble des thèmes et notions traités. Programme Économie 1re STMG (BO n° 13 du 29 mars 2012)
  5. 5. 55 Bulletin officiel n° 13 du 29 mars 2012 © Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative > www.education.gouv.fr 2 / 10 La première colonne indique les thèmes qui structurent le programme. Chaque thème soulève une question, le plus souvent problématisée, ayant pour finalité de présenter les différents termes du débat relatifs aux grands enjeux économiques actuels. L’ordre de présentation des thèmes répond à une certaine logique. Il ne s’agit cependant pas d’une proposition de progression pédagogique. Le professeur est libre d’aborder les thèmes dans l’ordre qui lui semble pertinent, notamment pour permettre à certaines notions économiques d’éclairer ou d’accompagner l’étude de notions abordées par les autres programmes. Le pourcentage porté dans cette colonne fournit une indication sur le poids du thème par rapport au volume horaire global élève pour l’année considérée (cours et travaux de groupe). Cette indication doit permettre à l’enseignant de construire sa progression et fournit un repère quant au degré d’approfondissement du thème. La deuxième colonne fournit, pour chaque thème, l’ensemble des notions que les élèves doivent maîtriser. Cette liste est exhaustive, avec pour objectif de bien circonscrire l’étendue du programme. Par ailleurs, les notions doivent être mobilisées et présentées aux élèves de manière à répondre à la question soulevée dans le thème considéré. La troisième colonne apporte des précisions quant au contexte et aux finalités de l’étude. Elle débute par une ou deux phrases qui replacent le thème dans son contexte général et elle apporte des informations sur le périmètre de l’étude. Elle peut aussi fournir des références méthodologiques ainsi que des objectifs en termes d’apprentissages. I.4 Indications méthodologiques L’enseignement de l’économie constitue un enseignement dynamique qui prend son sens dans l’acquisition des mécanismes économiques fondamentaux permettant de comprendre les grandes évolutions qui affectent notre société. L’apprentissage des concepts est un moyen pour les élèves d’appréhender leur environnement en s’inscrivant, de manière permanente, en phase avec l’actualité. À cette fin, les ressources pédagogiques utilisées doivent être suffisamment récentes pour rattacher les élèves à l’environnement économique réel et actuel. Dans un même souci, les ressources peuvent également être de nature historique, géographique ou managériale pour souligner la globalité des explications des phénomènes économiques et sensibiliser les élèves à la transversalité des approches. Les élèves doivent être sensibilisés à la transversalité entre les différentes disciplines. L’enseignement de l’économie impose donc un recours à des ressources « vivantes » accessibles notamment par des moyens numériques. À titre d’exemples, peuvent êtres mentionnés les sites internet donnant accès à des séries statistiques actualisées, des animations graphiques de données réelles ou des documents vidéo montrant la réalité de situations économiques. Il est important que les enseignants d’économie puissent utiliser dans leur pratique pédagogique courante les technologies de l’information et de la communication. L’accès à des salles équipées de postes multimédia et/ou de système de vidéo-projection est une nécessité. Enfin, le programme fournit une liste précise des notions à aborder. Certaines d’entre elles peuvent faire appel à d’autres concepts qu’il n’est cependant pas toujours judicieux de nommer sous peine d’en rendre l’apprentissage contre-productif. L’apprentissage des élèves ne peut être celui de définitions de notions déconnectées de toute réalité pratique. Il convient que les élèves soient en mesure d’utiliser les notions et les mécanismes économiques à l’occasion d’analyses de situations réelles ou de données quelles qu’en soient leurs formes (séries statistiques, graphiques, cartes, etc.). Pour ce faire, l’élève doit développer à l’occasion de l’enseignement de l’économie les capacités à : - rechercher une information pertinente dans un corpus documentaire (lire et comprendre le document sous quelque forme qu’il soit, trier et classer les informations) ; - synthétiser les informations prélevées ; - organiser l’exposé écrit de ces informations ; - analyser ces informations au regard des notions économiques acquises ; - avoir un regard critique sur les documents porteurs d’informations ; - développer une argumentation économique structurée en mobilisant des connaissances. L’acquisition de ces capacités d’observation, d’analyse et de réflexion doit permettre à l’élève d’exprimer sous différentes formes (exposés oraux, travaux rédigés, participation à des débats, etc.) sa compréhension de l’environnement économique. Il convient par ailleurs de souligner que la maîtrise de la langue écrite est une métacompétence fondamentale, vecteur de l’apprentissage des élèves en économie, comme dans les autres disciplines.
  6. 6. 6 Bulletin officiel n° 13 du 29 mars 2012 © Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative > www.education.gouv.fr 3 / 10 II. Programme Thèmes Notions Contexte et finalités I. Quelles sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ? (15%) I.1. Production, répartition, dépenses I.2. Les agents économiques I.3. Les échanges économiques - Les choix économiques, les besoins, les biens et les services, la rareté. - La production. - Les formes de la répartition. - Les dépenses de consommation, d’investissement. - Les différents agents économiques et leur fonction principale. - La spécialisation, l’échange, le prix. - Les interrelations entre les agents économiques. - Les fonctions de la monnaie. Ce premier thème reprend des notions nécessairement étudiées en classe de seconde (SES ou PFEG). Il s’agit de présenter l’objet de l’économie en tant que science et de poser ses enjeux dans un monde en mutation, en s’appuyant sur les acquis des élèves. L’étude des notions et contenus ne peut se limiter à une présentation théorique mais doit se faire en recherchant systématiquement le lien avec les problèmes sociétaux actuels. Le problème économique consiste, pour des individus et des groupes, à hiérarchiser leurs besoins, puis à effectuer des arbitrages entre ces besoins sous la contrainte de leurs ressources disponibles. Les questions de la production (quoi produire et en quelle quantité ?), de la répartition des richesses et des choix de dépenses déterminent une organisation sociale. La notion de rareté peut être traitée en relation avec les enjeux des marchés internationaux de minerais, ou les tensions sur les terres agricoles. La problématique du manque d’offre face à une augmentation de la demande, en particulier du fait des pays émergents, permet d’étudier la notion de rareté sous un aspect géopolitique. Les acteurs économiques, en cumulant plusieurs fonctions (entrepreneurs individuels et ménages, banques et assurance, associations parapubliques, etc.), sont difficilement réductibles aux « secteurs institutionnels » définis par la comptabilité nationale. L’étude des agents doit permettre d’aller au-delà des définitions pour mesurer le réel impact des fonctions économiques sur la vie des individus. Les choix économiques conduisent naturellement à l’échange, lequel se réalise dans le cadre d’un marché, lieu physique ou virtuel, et sont indissociables de la spécialisation des individus. Il en découle des interrelations multiples. À partir de quelques exemples, on montrera les interrelations (flux monétaires, flux réels) qui existent entre les agents économiques. La monnaie constitue un instrument essentiel de l’activité économique. Elle permet de se procurer tout bien ou service vendu sur un marché et sert à la fois d’intermédiaire des échanges, de réserve de valeur et d’unité de compte. Par rapport aux autres actifs, elle a la propriété d’être acceptée comme moyen de paiement universellement, immédiatement et sans coût. II. Comment se crée et se répartit la richesse ? (23%) La richesse d’une nation est évaluée par les organismes statistiques (l’Institut national de la statistique et des études économiques ou Insee, en France) à partir du produit intérieur brut (PIB). Ce produit est le résultat de la combinaison productive des facteurs de production, qui évolue notamment sous la pression des progrès technologiques. Plusieurs points de débat doivent être abordés : l’efficacité de cette combinaison sur le plan économique mais également social, le degré de pertinence du PIB comme indicateur de mesure de la richesse créée et enfin l’évolution de la répartition de cette richesse entre les différents acteurs et ses effets.
  7. 7. 77 Bulletin officiel n° 13 du 29 mars 2012 © Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative > www.education.gouv.fr 4 / 10 II.1. La combinaison des facteurs de production et l’évolution des technologies II.2. La mesure de la production et ses limites II.3. La dynamique de la répartition des revenus - Les facteurs de production : le travail, le capital et l’investissement, les ressources naturelles, le savoir et l’information. - La productivité et les gains de productivité. - La valeur ajoutée, le produit intérieur brut (PIB). - Le taux de croissance du PIB. - Les revenus primaires : les revenus du travail, les revenus du capital, les revenus mixtes. - Le partage de la valeur ajoutée. - Les revenus de transfert. - Le revenu disponible. L’efficacité de la combinaison productive est étudiée au regard des choix technologiques mis en œuvre, de la substitution capital/travail possible et des incidences en termes d’emplois et de qualification des individus. Elle pose également le problème de la maîtrise du savoir et de l’information nécessaire pour rester concurrentiel sur les marchés. L’efficacité des facteurs de production est appréhendée à travers la notion de productivité. Les gains de productivité sont étroitement liés à l’investissement en capital humain. Au niveau micro-économique, la création de richesse est évaluée par la valeur ajoutée produite par les agents économiques. Au niveau macro-économique, la richesse produite est évaluée par le produit intérieur brut (PIB). Le taux de croissance du PIB reste ainsi le principal critère pour mesurer le dynamisme économique d’un pays. Cet indicateur reste toutefois imparfait et présente de nombreuses limites. L’étude d’indicateurs alternatifs sera abordée avec le thème traitant de la notion de croissance soutenable. L’étude du revenu met en évidence la diversité de ses origines - travail (salaires, traitements), capital (intérêts, dividendes) et propriété (loyers) - ainsi que les enjeux de la répartition initiale entre les différents agents. Le partage de la valeur ajoutée connaît des évolutions importantes sur le long terme qui modifient les équilibres de la répartition des revenus primaires. En complémentarité avec les programmes de sciences de gestion et de management des organisations, le partage de la valeur ajoutée sera étudié au niveau macro-économique et dans une perspective dynamique. Les revenus de transfert ont pour objectif de corriger en partie la répartition primaire des revenus issus du partage de la valeur ajoutée. En prenant en compte les prélèvements obligatoires, on aboutit au revenu disponible.
  8. 8. 8 Bulletin officiel n° 13 du 29 mars 2012 © Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative > www.education.gouv.fr 5 / 10 Thèmes Notions Contexte et finalités III. Comment les ménages décident-ils d’affecter leur revenu ? (10%) III.1. L’arbitrage entre consommation et épargne III.2. L’évolution du mode de consommation - Les déterminants de la consommation et de l’épargne. - Le pouvoir d’achat. - Les coefficients budgétaires. - La structure de la consommation. Le revenu des ménages se partage entre consommation et épargne en fonction d’un certain nombre de critères dont le principal est le revenu. L’évolution du mode de consommation se traduit par une modification de la part des différents biens et services dans le budget des ménages. Cette évolution peut être contrainte (part de l’énergie) ou révélatrice d’un progrès (dépenses d’éducation ou de santé par exemple). Le revenu disponible se répartit entre consommation et épargne. Cette répartition illustre la résolution du problème économique du ménage, à savoir la recherche de la plus grande satisfaction, par une consommation immédiate ou différée. Les choix de consommation et d’épargne sont déterminés par des critères économiques, sociaux et culturels. Il convient également de mettre en évidence les effets, dans le temps, de l’évolution du pouvoir d’achat sur la structure de consommation des ménages mesurée par les variations des coefficients budgétaires. IV. Quels modes de financement de l’activité économique ? (17%) IV.1. La situation financière des agents économiques IV.2. Financement direct et financement indirect - Les capacités et besoins de financement. - L’autofinancement. - Le financement direct et le marché financier. - Les titres financiers. - Le financement indirect et les banques. Ce thème présente la manière dont peuvent être satisfaits les besoins de financement de l’économie afin de soutenir l’investissement et la consommation et donc être vecteurs de croissance économique. Il expose le poids respectif des marchés financiers et des banques dans le financement de l’économie, tout en soulignant leur forte interdépendance. Le financement de l’économie consiste à mettre en relation les agents ayant des capacités de financement avec ceux ayant des besoins de financement. Au niveau de la nation, le besoin de financement est bouclé par un recours au marché financier mondial. Les propos seront illustrés par la situation globale de quelques pays largement débiteurs ou créanciers. L’autofinancement consiste, pour un agent économique, à pouvoir satisfaire lui-même tout ou partie de ses besoins de financement. Il constitue, selon les périodes, une ressource plus ou moins importante dans le financement des entreprises. On distingue deux principaux circuits de financement : - le financement direct où les agents à besoins et à capacités de financement se rencontrent directement sur les marchés de capitaux où ils s’échangent des titres financiers (actions et obligations). Si ces titres sont initialement émis sur le marché primaire, ils sont ensuite échangés sur le marché secondaire (bourse des valeurs) ; - le financement indirect où des institutions financières servent d’intermédiaire entre les agents à besoins et à capacités de financement : on parle à ce titre d’intermédiation financière. Les banques jouent un rôle prépondérant par l’octroi de crédits, dont le taux d’intérêt constitue le prix.
  9. 9. 99 Bulletin officiel n° 13 du 29 mars 2012 © Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative > www.education.gouv.fr 6 / 10 Thèmes Notions Contexte et finalités V. Les marchés des biens et services sont-ils concurrentiels ? (18%) V.1. L’intensité de la concurrence selon les marchés V.2. Les moyens de réduire l’intensité concurrentielle - Les marchés concurrentiels. - La loi de l’offre et de la demande. - Les innovations, la différenciation, les ententes. - Le monopole, l’oligopole. Le marché concurrentiel reste la référence dans un système d’économie de marché. Toutefois, l’intensité concurrentielle varie selon les marchés considérés, notamment selon leur degré d’exposition à la concurrence mondiale. Elle n’est cependant pas figée et peut évoluer sous l’effet de différentes stratégies mises en œuvre par les entreprises ou de l’entrée de nouveaux concurrents. L’observation du fonctionnement de marchés particuliers locaux et/ou nationaux (marché de l’immobilier, marché de la téléphonie mobile, marché de l’aéronautique par exemple) permet de définir les invariants du fonctionnement d’un marché concurrentiel. On se limitera à repérer les types d’offreurs et de demandeurs, la libre-entrée sur le marché et l’accès à l’information. Ces observations devront aboutir à montrer que les marchés présentent des degrés de concurrence variables qui ne sont pas toujours fonction du seul nombre d’offreurs présents. Sur un marché concurrentiel, la détermination du prix doit être regardée comme une résultante du fonctionnement du marché. Par contre, les entreprises tentent de s’affranchir de ce mode de détermination pour être en capacité d’imposer leur propre prix sur le marché. Différents moyens peuvent être mobilisés : innovation, différenciation, ententes (licites et illicites), recherche d’une situation de position dominante (monopole, oligopole). VI. L’État doit-il intervenir sur les marchés ? (17%) VI.1. La légitimité d’une intervention de l’État VI.2. L’État acteur sur le marché des biens et services - Les fonctions régaliennes. - Les défaillances du marché. - Les imperfections du marché. - La politique de la concurrence. - Les autorités administratives indépendantes. - Les services publics. Dans l’histoire de nos sociétés, l’intervention économique de l’État a été plus ou moins prégnante. Elle trouve sa légitimité dans les défaillances et imperfections du marché qui soit ne peut offrir le bien, soit le produit de manière non efficiente. La question se pose cependant de déterminer le niveau et les modalités d’intervention qui vont de la simple régulation à l’intervention directe. L’État est un acteur essentiel de l’organisation d’une société. Il remplit les fonctions régaliennes qu’il est seul, historiquement, à assurer. L’intervention de l’État sur les marchés trouve sa légitimité dans les limites de l’économie de marché à prendre en compte : - la présence d’effets externes ; - certaines productions ayant le caractère de biens collectifs ; - les imperfections du marché qui se traduisent par des marchés non concurrentiels. Les deux caractéristiques des biens collectifs (non- rivalité, non-exclusion) sont simplement évoquées à l’aide d’exemples. L’État, par son action régulatrice, veille au respect des règles de fonctionnement du marché. Il corrige ses imperfections en menant une politique de protection de la concurrence, soit directement par la mise en place d’une réglementation adaptée, soit par le biais d’agences de régulation. Il sera fait référence à une « autorité administrative indépendante » (Arcep, AMF, Cnil, CRE, CSA, Autorité de la concurrence, etc.). L’État intervient également de manière plus directe par le biais des services publics et des entreprises publiques. Les principes de services publics sont abordés dans le cours de management des organisations.
  10. 10. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?10 Contexte et finalités Le problème économique consiste, pour des individus et des groupes, à hiérarchiser leurs besoins, puis à effectuer des arbi- trages entre ces besoins sous la contrainte de leurs ressources disponibles. Les questions de la production (quoi produire et en quelle quantité ?), de la répartition des richesses et des choix de dépenses déterminent une organisation sociale. La notion de rareté peut être traitée en relation avec les enjeux des marchés internationaux de minerais, ou les tensions sur les terres agricoles. La problématique du manque d’offre face à une augmentation de la demande, en particulier du fait des pays émergents, permet d’étudier la notion de rareté sous un aspect géopolitique. Notions du programme • Les choix économiques, les besoins, les biens et les services, la rareté. • La production. • Les formes de la répartition. • Les dépenses de consommation, d’investissement. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ? Ce premier thème reprend des notions nécessairement étudiées en classe de seconde (SES ou PFEG). Il s’agit de présenter l’objet de l’économie en tant que science et de poser ses enjeux dans un monde en mutation, en s’appuyant sur les acquis des élèves. L’étude des notions et contenus ne peut se limiter à une présentation théorique mais doit se faire en recher- chant systématiquement le lien avec les problèmes sociétaux actuels. Durée indicative : 15 % du volume horaire. À la découverte… 1 Florian cherche à satisfaire quatre besoins : acheter une nouvelle paire de chaussures (1er be- soin), renouveler son abonnement annuel au cinéma (2e besoin), offrir un parfum à sa petite amie (3e besoin) et acheter un billet pour un festival de musique (4e besoin). Il est à noter que Florian souhaite satisfaire ces différents besoins avec une contrainte de temps. 2 Pour satisfaire tous ses besoins, Florian doit disposer de la somme nécessaire (120 € + 250 € + 75 € + 45 € = 490 €). Or, il ne dispose actuellement que de 375 €, ce qui l’empêche de satisfaire la totalité de ses besoins. Florian se confronte à un problème de ressources insuffisantes pour faire face aux besoins ressentis. La satisfaction de ses besoins nécessite plus de ressources financières qu’il n’en possède. 3 Florian, ne pouvant satisfaire tous ses besoins avec les ressources dont il dispose, va devoir effec- tuer des choix. Pour cela, il va hiérarchiser ses besoins en les classant par ordre de priorité (cette priorité peut être donnée par l’importance accordée aux besoins mais également par l’urgence de la satisfaction de certains besoins, certains devant être satisfaits plus vite que d’autres). ... Le problème économique1
  11. 11. 1111Chapitre 1 • Le problème économique 4 Il en existe bien évidemment d’autres. On peut notamment évoquer le temps (il est parfois difficile de satisfaire plusieurs besoins ressentis dans un temps limité ; exemple : besoin de faire du sport, d’aller au cinéma, d’aller chez le coiffeur, d’aller voir un ami, le tout dans les trois heures) mais également l’accessibilité des choses (le besoin de chaleur en plein hiver en région parisienne n’est pas évident à satisfaire). Des choix économiques nécessaires p. 8A 1 • Les besoins des individus Doc 1 Quelques exemples de besoins Doc 2 Les types de besoin 1 Besoin Nature Type 1 Dormir Primaire 2 Voir des amis Secondaire 3 Se nourrir Primaire 4 Nager Secondaire 2 Besoin Besoin primaire Besoin secondaire Avoir un téléphone X Aller au restaurant X Se loger X 3 Les besoins des hommes sont illimités, d’une part, en raison d’une tendance naturelle de l’homme à vouloir toujours plus et toujours mieux et, d’autre part, en raison de la vie en société faisant naître des besoins au contact des autres. 2 • Les biens et les services 4 Besoin Manières de satisfaire le besoin Se nourrir Aller au restaurant Acheter des produits alimentaires Se cultiver Aller au théâtre Acheter et lire des livres Se détendre Aller au cinéma Aller à la piscine 5 D’une manière générale, les individus arrivent à satisfaire leurs besoins par la consommation de biens et de services.
  12. 12. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?12 Doc 3 Des biens et des services 6 Bien Service Besoin satisfait (plusieurs réponses possibles) Besoin primaire Besoin secondaire ➊ X Travailler, se divertir… X ➋ X Jouer de la musique, se divertir. X ➌ X Apprendre, s’éduquer… X ➍ X Se faire couper les cheveux. X ➎ X Se loger. X ➏ X Faire entretenir ou réparer sa voiture. X 7 Un bien est stockable et palpable tandis qu’un service est non stockable et impalpable. Doc 4 Biens libres et biens économiques 8 – Exemples de biens libres : l’eau des mers, le sable des plages… – Exemples de biens économiques : un ordinateur, une veste, une chaise… 9 L’eau est un bien particulier puisqu’il peut à la fois être libre (par exemple, l’eau des rivières est offerte par la nature, disponible dans une quantité qui peut paraître illimitée (malgré les épisodes de sécheresse) et accessible gratuitement (sauf si le cours d’eau est privatisé)) ou économique (par exemple, l’eau en bouteille est issue d’un processus productif de collecte de l’eau et de sa mise en bouteille (production par l’homme), elle est disponible en quantité limitée et elle est payante). La distinction entre bien libre et bien économique n’est ainsi pas toujours simple à établir. Doc 5 Les types de biens économiques 10 Biens Bien libre Bien économique Bien non durable Bien semi-durable Bien durable X X X X X X X Note aux enseignants : La différence entre biens durables et biens non durables n’est pas toujours évidente pour certains biens. Ainsi, relativement à l’ordinateur portable, un élève qui considère qu’un tel bien s’abîme rapi- dement et constitue donc un bien semi-durable, doit voir sa réponse valorisée par la justesse du raisonnement.
  13. 13. 1313Chapitre 1 • Le problème économique 3 • La rareté des ressources Doc 6 La carte d’identité du groupe Michelin 11 Ressources humaines 111 190 employés ; compétences spécialisées des différents salariés (ouvriers dans les usines, ingénieurs dans le centre de R&D, etc.) Ressources matérielles 67 sites de production implantés partout à travers le monde contenant des machines de haute technologie + réseaux de distribution permettant de vendre les pneus + centre de R&D avec 19 pistes d’essai Ressources financières Recettes (20,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013) Ressources naturelles Les investissements de Michelin (plus ou moins importants) dans les plantations d’hévéas donnent accès à la matière première permettant d’obtenir le caoutchouc. 12 Les différentes ressources utilisées par Michelin sont limitées. En effet, les ressources humaines sont limi- tées à un nombre de personnes (111 190 employés), les ressources matérielles sont limitées à un nombre de sites de production (67 sites), les ressources financières sont limitées à une valeur (20,2 milliards d’€ de CA). 13 Situation 1 Les dirigeants de l’entreprise Teka souhaitent fabriquer et vendre des chaussures faites à la main. Néanmoins, le nombre de couturiers qualifiés disponibles sur le marché du travail n’est pas suffisant. Situation 2 L’entreprise Extra meubles fabrique des meubles en bois. Depuis quelques mois, elle est obligée d’en fabriquer également en métal, car le bois devient rare et donc cher. Situation 3 Lucas dispose de 150€. Il a actuellement quatre besoins: acheter un jean d’une valeur de 100€, une paire de chaussures d’une valeur de 80€, un livre d’une valeur de 15€ et télécharger un album en ligne d’une valeur de 15€. Ressource financière Ressource naturelle Ressource humaine 4 • La nécessité de faire des choix Doc 7 La concurrence entre les besoins 14 Étant donné que les besoins sont illimités et que les ressources disponibles pour les satisfaire sont limitées, les besoins ne peuvent pas tous être satisfaits. En choisissant d’en satisfaire un, c’est un autre besoin qui ne peut pas être satisfait. Doc 8 Des biens et des services pour satisfaire des besoins 15 Jeans : besoin de se vêtir / Sac Eastpack : besoin de transporter des affaires / iPod : besoin de se détendre, d’écouter de la musique et, éventuellement, besoin social de ressembler aux autres / Place de concert : besoin de se divertir, d’écouter de la musique.
  14. 14. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?14 16 Réponse individuelle des élèves. 17 La réponse est individuelle en fonction de la réponse à la question 16. Exemple pour le classement suivant : Jeans/Sac/Place de concert/iPod Biens/service consommés : Jeans et sac (soit 119 €) Biens/service non consommés : Place de concert/iPod 18 Les individus (et entreprises, et État) ressentent des besoins illimités qu’ils cherchent à satisfaire par la consommation de biens et services. Or, les ressources dont disposent les individus (et entreprises, et État) pour satisfaire ces besoins sont limitées, ce qui les oblige à hiérarchiser leurs besoins et faire des choix entre eux. Ces choix correspondent à des arbitrages. 1 • Les choix de production Doc 9 Des situations de production 19 Producteur Choix de production effectué (changement) Raison du choix Point commun aux trois situations La ferme de Jacques Passage d’une agriculture traditionnelle intensive à une agriculture biologique. Le volume de production en est divisé par deux. Usure des sols, épuisement de la ressource naturelle que sont les terres Dans les trois situations, l’épuisement d’une ressource limitée implique de nouveaux choix de production. Electronico Changement d’activité : passage du secteur des composants électriques à celui des batteries à énergie solaire (reconversion) Épuisement des mines de palladium Les constructeurs automobiles Développement de modèles de voitures électriques Épuisement à venir des puits de pétrole 20 Les deux grands types de choix de production évoqués dans le document 9 sont : quoi produire ? (1er choix de production) et en quelle quantité ? (2e choix de production). 21 Les choix de production sont effectués par les entreprises (ou éventuellement les ménages entrepreneurs, cf. Chapitre 2). 2 • Les choix de répartition Doc 10 La répartition du budget général de l’État entre ses différentes missions en 2014 22 La ressource utilisée est une ressource financière. Elle provient essentiellement des impôts et taxes préle- vés par l’État. Les différents types de choix économiques p. 13B
  15. 15. 1515Chapitre 1 • Le problème économique 23 L’État, comme les individus et les entreprises, a des besoins illimités et des ressources limitées. En par- ticulier, ces ressources sont financières. Elles sont prélevées auprès des ménages et des entreprises, via les prélèvements obligatoires, et doivent ensuite être redistribuées. Ces ressources n’étant pas illimitées, l’État doit effectuer un choix de répartition (quoi à qui ?) qui est un choix économique. 24 Les agents pouvant bénéficier de la redistribution sont principalement les ménages, les entreprises, les associations et les collectivités locales. Doc 11 Le partage des bénéfices chez Sodexo 25 La CGT demande que les bénéfices dégagés par l’entreprise Sodexo (environ 500 millions d’euros annon- cés) bénéficient davantage aux salariés de la société dont certains avantages viennent d’être supprimés (gel des salaires, suppression de la prime d’ancienneté dans la rémunération de certains personnels). 26 Sans que cela soit dit explicitement, on comprend que la revendication de la CGT touche à un problème de répartition des bénéfices de l’entreprise entre les actionnaires (dont M. Pierre Bellon, actionnaire principal) et les salariés. L’entreprise peut choisir d’attribuer une part plus ou moins importante des bénéfices dégagés aux actionnaires, d’une part, et aux salariés, d’autre part : cela renvoie bien à un choix de répartition et c’est la façon dont est fait ce choix que conteste la CGT. 3 • Les choix de dépense Doc 12 Les Français changent de mode de consommation 27 Les Français semblent se tourner de plus en plus vers une consommation par abonnement plutôt qu’une consommation par achat de biens et de services. Cette forme de consommation consiste à payer un abon- nement donnant accès, sur une période donnée, à des biens et/ou services (exemple : abonnement sur la plateforme musicale Deezer) desquels le consommateur n’est pas propriétaire. Cette consommation par abon- nement est complétée par une consommation par location qui prend également de plus en plus d’ampleur (location de voiture, location de matériels de bricolage, etc.). 28 La consommation par abonnement semble toucher davantage les jeunes, les classes aisées et les Fran- ciliens ; on peut ainsi en déduire que ce mode de consommation est actuellement moins répandu chez les personnes âgées, au sein des classes modestes et chez les personnes résidant en province. Relativement aux types de biens touchés par ce mode de consommation, l’étude montre que les biens culturels (journaux, films, musique, etc.) sont les biens les plus concernés, tandis que les biens matériels et la mode (jouets, vêtements, meubles, etc.) sont beaucoup moins concernés en raison de la dimension intime qui les relie aux consommateurs. Doc 13 Gaz de schiste : Total confirme ses investissements en Grande-Bretagne 29 Le géant Total vient d’annoncer qu’il allait devenir la première grande compagnie pétrolière à rechercher du gaz de schiste en Grande-Bretagne. 30 Le type de dépense sur lequelTotal va s’appuyer est l’investissement. Pour le moment, ces investissements au Royaume-Uni s’élèvent, par an, à environ 2 milliards de dollars.
  16. 16. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?16 31 Dépense de consommation Dépense d’investissement ➊ Jeanne a très faim : elle décide d’acheter un gâteau à la boulangerie. X ➋ Amin a besoin d’acheter une imprimante. Il possède 150 € et hésite entre deux modèles. Laréponseest« investissement »,notammentsiAminchoisitl’imprimante la plus chère en espérant « y gagner » sur le long terme. X ➌ L’entreprise A+ vient d’acheter de nouveaux ordinateurs pour l’ensemble de ses salariés. X ➍ Le conseil régional vient de changer tous les bureaux et toutes les chaises d’un lycée car ils étaient très abîmés. X Au-delà des réponses aux questions, il est important que les élèves fassent une différence de fond entre la consommation (acte permettant de satisfaire un besoin immédiat) et l’investissement (dépense visant des retours positifs futurs (rentabilité, bénéfices, efficacité, économies…) et pouvant constituer un sacrifice de consommation immédiate. 4 • L’organisation sociale Doc 14 Les choix de répartition relatifs aux retraites dans différents pays 32 Le document 14 traite du choix de répartition effectué par les États (répartition entre les individus et les entreprises des ressources prélevées). 33 D’après le document 14, c’est l’Italie qui consacrait en 2007 la part la plus importante de ses richesses au financement des retraites (14 %) alors que la part la plus faible était celle du Royaume-Uni (6,6 %). 34 D’après les prévisions de l’OCDE, ce ne sera plus l’Italie qui consacrera la part la plus importante de son PIB aux dépenses publiques de retraite en 2060, mais le Luxembourg avec un taux passant de 2007 à 2060 de 8,7 % à 24 % (estimation). L’Espagne, la Belgique et même la France devraient également dépasser l’Italie en 2060. Parallèlement, le Royaume-Uni devrait rester le pays consacrant à ces dépenses la part la plus faible de son PIB avec néanmoins une légère augmentation : 6,6 % en 2007 ; 9 % en 2060 (estimation). 35 Lorsque l’État s’investit peu dans le financement des retraites, ce dernier doit être effectué en complément par des contributions personnelles des individus. Les prélèvements sociaux de la part de l’État sont plus faibles, les revenus nets sont donc plus élevés, mais les individus doivent individuellement se constituer une épargne pour financer la retraite. Cela rentre en jeu dans les choix de consommation et d’épargne des individus. 36 La proposition correcte est la suivante : « En France, un individu perçoit au moment de son départ à la retraite une pension de retraite s’il a cotisé lors de sa vie professionnelle. Il perçoit cette pension jusqu’à son décès ». Doc 15 Le chantier des énergies renouvelables en France 37 Le choix économique concerné est un choix d’investissement. 38 Les investissements dans les énergies renouvelables engendrent la création de nouveaux emplois dans ce secteur. 39 Les investissements dans les énergies renouvelables permettent une nouvelle forme de relation à l’envi- ronnement en développant des moyens de circuler (moyens alternatifs au pétrole), de se chauffer (moyens alternatifs à l’électricité)… Les valeurs véhiculées dans le rapport aux énergies se modifient (autre rapport à l’électricité, aux carburants…) chez les individus et donc dans la société.
  17. 17. 1717Chapitre 1 • Le problème économique Doc 16 La production et la consommation de produits biologiques   40 Relativement aux producteurs, ils sont de plus en plus nombreux à faire le choix de productions bio. Le nombre de ces derniers a doublé en 5 ans, passant de près de 12 000 en 2007 à environ 25 000 mi-2013. Ce choix implique des choix d’investissements parfois conséquents (changement des modes de production, investissement dans les machines, etc.) Relativement aux consommateurs, ils sont de plus en plus nombreux à faire le choix de la consommation de produits bio (plus chers en moyenne que les produits non-bio). Enfin, les pouvoirs publics tendent à soutenir la filière bio française, que ce soit par l’attribution de subventions publiques (choix de répartition du budget de l’État) ou par la mise en place du plan Ambition Bio 2017. 41 Ces choix sont en relation avec des valeurs de vie en société (consommer mieux). Ils impliquent une orga- nisation de la vie en société différente : nouvelle organisation des surfaces agricoles, nouveaux emplacements dans les linéaires des distributeurs, nouveaux choix d’alimentation dans les collectivités, nouveaux emplois, reconversion de certains agriculteurs, … C’est la société dans son ensemble qui est impactée par les choix de production, d’investissement, de consommation et de répartition. Exercice 2 • Les combinaisons de choix possibles 1. Kévin ne peut pas satisfaire tous ses besoins car ses ressources financières sont limitées (45 €) et infé- rieures à la valeur totale de tous les biens qu’il souhaite consommer (75 €). 2. Possibilités Biens consommés Somme restante Possibilité 1 Écouteurs de musique 15 € Possibilité 2 Tickets de jeu à gratter 35 € Possibilité 3 Lunettes de soleil 10 € Possibilité 4 Écouteurs de musique + Tickets de jeu à gratter 5 € Possibilité 5 Tickets de jeu à gratter + Lunettes de soleil 0 € Exercice 1 • Quiz 1. Faux : il s’agit d’un besoin secondaire. 2. Vrai. 3. Faux : un service est par essence non stockable. 4. Faux : il s’agit d’un bien semi-durable pouvant être utilisé plusieurs fois (usure progressive). 5. Faux : elles sont quasiment toutes limitées (sauf certaines comme le soleil ou l’air). 6. Vrai. 7. Vrai. 8. Faux : l’État français, comme tous les autres agents économiques, possède des ressources limitées et il doit ainsi faire des choix économiques. Testez vos connaissances ! p. 18
  18. 18. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?18 Exercice 3 • Des choix de consommation parfois douloureux 1. Le pouvoir d’achat d’un ménage est littéralement le pouvoir que ses revenus lui offrent en termes de possibilités d’achat. Le pouvoir d’achat est influencé par deux éléments : d’une part, le niveau de revenu (disponible) du ménage et, d’autre part, le niveau des prix.Ainsi, si le revenu s’accroît davantage que les prix, le pouvoir d’achat s’accroît. De même, le pouvoir d’achat d’un ménage peut s’accroître alors même que son revenu diminue, si les prix diminuent davantage. 2. Trois conséquences principales sont mises en avant dans le reportage : – tout d’abord, les ménages tendent à repousser les « gros » achats (type automobile) ; – ensuite, ils tendent à réduire les dépenses de loisirs, de vacances et d’habillement ; – enfin, les ménages tendent à consommer des produits de plus faible qualité qui coûtent moins cher. 3. Pour les ménages aux revenus modestes, et notamment ceux qui n’ont aucune épargne et qui ne peuvent en constituer une, la baisse du pouvoir d’achat se traduit par des choix de consommation très problématiques comme celui de la réduction, voire de la suppression, des dépenses de santé. L’accès à la santé n’est ainsi plus garanti pour tous les ménages et les inégalités se creusent de ce point de vue. On pourrait également mener l’analyse sur d’autres postes de dépense que les ménages les plus modestes tentent de réduire – voire de supprimer – : l’énergie, les loisirs, etc. 4. Les jeunes font face à la baisse du pouvoir d’achat par des comportements tournés vers l’échange, le troc, l’achat d’occasion, la revente des produits non utilisés, etc. Les terres agricoles : une ressource naturelle limitée 1. Les terres agricoles sont qualifiées de ressources limitées car, si leur volume reste globalement stable, les utilisations qui en sont faites sont multiples et chacune de ces utilisations est de plus en plus intense. – La production de biens alimentaires à destination des êtres humains (légumes, fruits, etc.) : En raison de l’accroissement de la population mondiale (cf. document 2), cette production est de plus en plus importante. En outre, l’élévation du niveau de vie pousse certains pays à accroître leur consommation de biens alimen- taires : la Chine, par exemple, tend à s’accaparer des terres agricoles partout dans le monde pour notamment produire des produits primaires, ensuite rapatriés sur son sol, et à destination de sa population dont les besoins alimentaires s’accroissent avec l’amélioration du niveau de vie d’une partie de la population. – La production de biens alimentaires à destination du bétail devant être nourri (céréales, notamment) : Plus la production alimentaire à destination des humains est forte, plus le bétail doit être nombreux et donc nourri. – La production de biocarburants/agrocarburants : Cette utilisation des terres agricoles connaît un essor majeur qui devrait se poursuivre dans les années à venir. Cette source de carburant nécessite aujourd’hui des terres agricoles de plus en plus nombreuses. 2. La pression sur les terres agricoles tend logiquement à accroître les prix, à la fois des terres et des biens alimentaires. Le mécanisme à l’œuvre (qui sera abordé à de nombreuses reprises au cours des deux années de 1re etTerminale) est celui de la rencontre entre l’offre et la demande : la demande de terres et de biens agricoles est de plus en plus forte tandis que l’offre reste stable, ce qui conduit les prix à s’accroître. C’est pour cette raison que certains investisseurs achètent aujourd’hui des volumes de terres considérables, en espérant bénéficier dans le futur de la poursuite de la hausse des prix. On parle parfois du « Monopoly » des terres agricoles. Objectif BacEntraînez-vous ! p. 19
  19. 19. 1919Chapitre 1 • Le problème économique Du point de vue des populations, la pression sur les terres agricoles plus rares que jamais entraîne des effets considérables. La pression sur les terres entraîne un mécanisme d’accaparement à l’échelle mondiale des terres, lequel entraîne des conséquences sur les populations locales vivant sur ces terres et grâce à ces terres. Des populations se retrouvent expropriées et d’autres meurent de faim tout en vivant sur des terres cultivables possédées par d’autres. La sécurité alimentaire de nombreux pays est dès lors compromise. 3. Argument 1 : Compte tenu des effets sur les populations humaines, il semble qu’une intervention étatique soit absolument justifiée pour endiguer le phénomène généralisée d’accaparation des terres agricoles par quelques acteurs agissant au niveau mondial (pays, investisseurs, spéculateurs, etc.). La préservation des terres agricoles locales garantit la sécurité alimentaire de nombreux pays ; la vente de ces terres remet en question cette sécurité et porte atteinte aux droits fondamentaux de millions d’humains. Argument 2 : Les mécanismes à l’œuvre sont ceux de l’économie de marché ; les terres, comme de nombreux autres biens, peuvent aujourd’hui être vendues et achetées à un prix déterminé par le marché. Certains voient donc une intervention étatique comme une atteinte au libre jeu du marché. Pour aller plus loin Bibliographie : • Pour aborder les principes théoriques de l’économie relatifs aux choix et aux décisions : Alain de Crombrugghe, Choix et décisions économiques : Introduction aux principes de l’économie, « Ouvertures économiques », De Boeck (2011). Sitographie : • Pour approfondir ses connaissances d’actualité relatives aux investissements sur les terres agricoles consti- tuant une ressource limitée : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/27/limiter-l-accaparement-des-terres-agricoles_1692335 _3232. html http://www.liberation.fr/depeches/01012398190-l-achat-de-terres-agricoles-etrangeres-un-marche-en-pleine- expansion • Pour s’informer sur les travaux de la Commission européenne relatifs à l’utilisation des ressources limitées : http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/11/63format=HTMLaged=0language=FR guiLanguage=en
  20. 20. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?20 Contexte et finalités Les acteurs économiques, en cumulant plusieurs fonctions (en- trepreneurs individuels et ménages, banques et assurance, as- sociations parapubliques…), sont difficilement réductibles aux « secteurs institutionnels » définis par la comptabilité nationale. L’étude des agents doit permettre d’aller au-delà des définitions pour mesurer le réel impact des fonctions économiques sur la vie des individus. Notions du programme • Les différents agents économiques et leur fonction principale. À la découverte… 1 La banque Crédit + a pour activité principale la production de services bancaires à destination de ses clients. 2 Le lien entre Camille et la banque Crédit + est le prêt à la consommation qu’elle sollicite et que la banque Crédit + lui accorde. 3 Camille devra entrer en contact avec une entreprise vendant des ordinateurs et une entreprise (ou plusieurs) vendant des vêtements. Ces autres entreprises n’ont pas la même activité que la banque Crédit + : l’entreprise vendant des ordinateurs peut avoir une activité de production et/ou de vente d’ordinateurs et l’entreprise vendant des vêtements peut avoir une activité de confection et/ou de vente de vêtements. 4 Camille aurait pu emprunter la somme nécessaire à des amis ou à des membres de sa famille. Les agents économiques2
  21. 21. 2121Chapitre 2 • Les agents économiques Doc 1 Qu’est-ce qu’un agent économique ? 1 La caractéristique commune à tous les agents économiques est de réaliser des opérations économiques. Doc 2 La diversité des agents économiques 2 ➊ Une famille ➎ Une entreprise : Samsung ➋ Une banque : la Banque populaire ➏ Une entreprise : Optic 2000 ➌ Une compagnie d’assurance :AXA ➐ Le centre hospitalier de la ville de Troyes ➍ Une ville : la ville de Grandcamp-Maisy ➑ Une association : Emmaüs France La notion d’agent économique p. 22A 1 • Les ménages Doc 3 La consommation des ménages en 2011 Doc 4 La consommation des ménages au mois de mai 2014 portée par les dépenses en énergie 3 1. Loïc et Julien, étudiants, qui partagent un appartement. X Oui (s’ils ont un budget commun) X Non (s’ils n’ont pas un budget commun) 2. Annie qui vit seule dans l’une des maisons de son cousin. X Oui Non 3. La famille Baud composée des parents, Julien et Claire, et de leurs deux enfants. X Oui Non L’intérêt de la question est de montrer aux élèves la diversité des ménages. 4 La fonction principale des ménages est de consommer. 5 Plusieurs points peuvent être notés. – La consommation des ménages français a globalement été plus forte en mai qu’en avril (+ 1 %). – Cette hausse s’explique en partie par un accroissement des dépenses d’énergie (températures plus fraîches entraînant une hausse des dépenses de chauffage). – La consommation des ménages n’a pas varié, au mois de mai, de la même manière pour les différents types de biens. Elle s’est accrue pour certains biens (comme les équipements du logement) et réduite pour d’autres (véhicules, biens alimentaires). Doc 5 Qu’est-ce qu’un autoentrepreneur ? 6 Il s’agit de la fonction de production (l’autoentrepreneur peut produire des biens, produire des services ou même faire du commerce). 7 Un ménage peut tout à fait être autoentrepreneur. La diversité des activités pouvant être exercées sous le statut d’autoentrepreneur permet à de nombreux individus de cumuler leur statut de ménage avec celui d’autoentrepreneur. Par exemple, M. X vivant seul dans sa maison et exerçant une activité en tant qu’auto­ entrepreneur constitue à la fois un ménage et un autoentrepreneur. 8 Au regard de la question 7, un ménage peut jouer deux fonctions dans l’économie : consommer et pro- duire. La fonction de production n’est jouée que dans le cas où le ménage est également autoentrepreneur. Les fonctions des différents agents économiques p. 23 B
  22. 22. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?22 2 • Les entreprises Doc 6 Les entreprises : de leurs points communs à leurs différences 9 Points communs aux trois entreprises Différences entre les quatre entreprises • Les trois entreprises jouent toute la même fonction principale : production de biens et/ou de services destinés à répondre aux besoins de leurs clients. • Les trois entreprises ont toutes des besoins en termes de ressources humaines, financières et matérielles. • Les trois entreprises sont toutes en relation avec d’autres entreprises (fournisseurs, distri- buteurs, sous-traitants, etc.). • Etc. • La différence principale est la nature de la produc- tion des trois entreprises : alors que Deezer propose (principalement) des services, les entreprises Ikea et Converse proposent (principalement) des biens. • Les produits proposés par chacune des trois entreprises permettent de satisfaire des besoins différents chez les consommateurs (se meubler ; écouter de la musique ; se chausser). • Chacune des trois entreprises a une image de marque propre qui se distingue de celle des autres entreprises. • Etc. Note aux enseignants : Relativement aux points communs, il est nécessaire de mettre l’accent sur le premier (exercice de la même fonction économique : production) ; les autres points communs mentionnés ne sont qu’indicatifs et toute réponse cohérente des élèves doit être valorisée. Doc 7 La restructuration du groupe Airbus et ses effets économiques 10 Le groupe Airbus fonctionne sur la base de relations multiples avec de nombreux sous-traitants, si bien que le groupe Airbus est souvent qualifié « d’entreprise-réseau ». Le groupe Airbus se trouve au centre d’un réseau et pilote ses relations avec divers sous-traitants en France et en Europe qui produisent pour son compte des biens et services. Ainsi, si tous les sous-traitants du groupe Airbus sont juridiquement indépendants, ils dépendent souvent économiquement du groupe Airbus (certains sous-traitants travaillent quasiment exclusi- vement pour Airbus). 11 De nombreuses autres entreprises s’organisent sur ce même principe :Apple,Toyota, Renault, Nike, etc. Ce sont des firmes multinationales fonctionnant sur le principe du réseau. Doc 8 Les champions de la création d’emplois en France 12 Le groupe Airbus peut avoir différents effets sur la vie économique française et européenne : certains sont positifs, d’autres négatifs. • Airbus participe au dynamisme économique de la France et de l’Europe de plusieurs manières : – en produisant des avions de très haute renommée qui sont vendus à des compagnies aériennes du monde entier (ce qui représente des milliards d’euros de chiffre d’affaires) : ces ventes participent à la compétitivité française et bénéficie également aux autres secteurs de l’économie ; – en employant des personnes et en créant des emplois (+ 5 400 emplois entre 2008 et 2013 ; 3e entreprise au classement des entreprises françaises créatrices d’emplois). Ces emplois génèrent des revenus qui sont ensuite dépensés par les salariés-consommateurs, ce qui participe au dynamisme global de l’économie ; – en fournissant des activités à une multitude de sous-traitants : ainsi, les emplois créés par certains sous- traitants sont directement imputables à Airbus. • Airbus, par son importance économique, peut aussi impacter négativement la vie économique française (et européenne) si la conjoncture est défavorable ou se retourne : la destruction de presque 6 000 emplois envi- sagée pour permettre la restructuration du groupe en est un exemple. Le fonctionnement en réseau d’Airbus amplifie ces impacts négatifs par les répercussions, sur ses sous-traitants, de ses propres difficultés.
  23. 23. 2323Chapitre 2 • Les agents économiques Doc 9 Les services proposés par la Société générale 13 La Société générale propose des services bancaires (placement et gestion de l’épargne et emprunts) ainsi que des services d’assurance. Ces deux catégories de services se retrouvent par ailleurs sous le nom/logo en haut à gauche de l’image : « Banque Assurances ». 14 L’activité exercée par la Société générale permet à ses clients de bénéficier de prêts pour mener leurs projets lorsqu’ils ne disposent pas de fonds personnels suffisants : achat d’un logement, achat d’un véhicule, réalisation de travaux, consommation… 3 • L’État et les collectivités locales Doc 10 L’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (APHP) Doc 11 La région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la préservation de l’environnement 15 Ces deux agents économiques ont pour fonction commune de proposer aux citoyens des services : des mesures en faveur de l’environnement pour le conseil régional de la région PACA et une assistance médicale pour l’AP-HP. 16 Les services fournis sont financés grâce aux impôts et taxes prélevés par l’État (de manière simplifiée) et ils sont ensuite fournis à titre gratuit ou quasi gratuit (lorsque le prix d’accession au service est destiné à couvrir juste les coûts liés à la prestation de ce dernier). On parle de services non marchands car ces services sont proposés gratuitement ou quasi gratuitement aux usagers. 17 Les services étant gratuits ou quasi gratuits, tous les individus peuvent bénéficier de ces prestations dans un cadre général d’égalité d’accès. Chacun peut ainsi se faire soigner et bénéficier de la protection de l’envi- ronnement. 18 Les élèves peuvent proposer de nombreuses réponses qui doivent toutes être acceptées tant qu’elles ren- voient bien aux dimensions administratives de l’État et des collectivités locales.Ainsi, ils peuvent être amenés à mentionner : Météo France, leur commune qui gère un terrain de foot municipal, leur département qui gère le collège de leurs frères et sœurs, etc. 4 • Les associations Doc 12 Les Restos du Cœur Doc 13 Le Paris Sport Club 19 Les Restos du Cœur et le Paris Sport Club fournissent des services non marchands aux citoyens. Les Restos du Cœur Le Paris Sport Club Statut juridique Association loi 1901 (reconnue d’utilité publique) Association loi 1901 Fonction commune assurée par les deux organisations Fourniture de services non marchands aux citoyens Domaine d’activité Assistance aux personnes en difficulté Domaine sportif Mission poursuivie Aider les personnes les plus démunies de différentes manières (repas gratuits, aide à l’insertion économique et sociale, etc.) Permettre à chacun, débutant ou confirmé, de pratiquer son sport en loisir ou en compétition Champ d’action (national, local) National Local (Paris)
  24. 24. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?24 20 Les personnes démunies peuvent avoir un repas gratuit, ce qui améliore par conséquent leur quotidien. Les personnes désireuses de pratiquer une activité sportive (pour le loisir ou faire de la compétition) à Paris peuvent le faire grâce à l’association Paris Sport Club. D’une manière générale, les associations permettent aux individus de satisfaire leurs besoins (primaires et/ou secondaires) dans un cadre non marchand. 1 • Le regroupement des agents économiques en secteurs institutionnels Doc 14 Les différents secteurs institutionnels 21 Bien Service Proposition Marchand Non marchand Marchand Non marchand ➊ Une voiture de sport achetée dans une concession automobile X ➋ Une coupe de cheveux chez un coiffeur X ➌ Un cours d’économie en 1re STMG dans un lycée public X ➍ Le manuel que vous utilisez en ce moment, s’il est financé par la région X 22 Les cinq secteurs institutionnels et la fonction principale des agents économiques qui les composent. Nom Fonction principale Les ménages Consommer des biens et services Les sociétés non financières Production de biens et services non financiers Les administrations publiques Fourniture de services gratuits ou quasi gratuits Les sociétés financières Production de services financiers Les institutions sans but lucratif au service des ménages Fournitures de services non marchands aux ménages contre des cotisations 23 Les agents économiques réalisant la même fonction principale sont regroupés au sein des sociétés non financières (SNF). au sein des ménages. X au sein d’un même secteur institutionnel. au sein des sociétés financières (SF). Les agents économiques et les secteurs institutionnels p. 28 C
  25. 25. 2525Chapitre 2 • Les agents économiques 24 Les sources de revenus des agents économiques regroupés dans chacun des secteurs institutionnels. Secteurs institutionnels Sources de revenus Ménages Travail et détention de capital Sociétés non financières (SNF) Vente des biens et services Administrations publiques (APU) Prélèvements obligatoires (impôts, taxes, cotisations) Sociétés financières (SF) Banques : intérêts sur les crédits accordés, frais bancaires Assurances : primes d’assurance payées par les clients, frais divers ISBLSM Cotisations, dons, subventions… 2 • Les limites de la classification des secteurs institutionnels Doc 15 La banque CIC Doc 16 CIC Mobile 25 Le document 15 illustre une activité de production (et de vente) d’un service marchand financier (des crédits immobiliers) et le document 16 illustre une activité de production (et de vente) d’un service marchand non financier (des forfaits de téléphonie mobile). 26 L’activité de production d’un service financier pousse à classer la banque CIC dans le secteur des sociétés financières (SF). 27 L’activité de production d’un service non financier pousse à classer la banque CIC dans le secteur des sociétés non financières (SNF). Doc 17 Les associations parapubliques : un lien entre l’État et le secteur privé Doc 18 Le Comité départemental du tourisme de Gironde, une association parapublique 28 Les associations parapubliques peuvent à la fois être classées dans le secteur des ISBLSM et dans celui des administrations publiques puisqu’elles agissent pour l’État (sous ses différentes représentations : ministères, régions, départements, communes…) et sous son contrôle. 29 Certains agents économiques, en réalisant plusieurs types de fonctions, peuvent être classés dans deux secteurs institutionnels. La typologie classique des secteurs institutionnels est parfois insuffisante car la réalité est beaucoup plus complexe et les agents économiques ne peuvent pas être réduits à l’appartenance à un secteur institutionnel.
  26. 26. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?26 Exercice 1 • Quiz 1. Faux : les ménages ont pour ressource principale les revenus issus du travail (salaires notamment) et de la détention de capital (possession d’un appartement loué par exemple). 2. Faux : les administrations publiques ont pour fonction principale de proposer des services non marchands à la population (à titre gratuit ou quasi gratuit). 3. Vrai. 4. Vrai. 5. Faux : il existe cinq secteurs institutionnels. 6. Vrai. 7. Vrai. 8. Vrai. Exercice 2 • À la découverte des agents économiques qui vous entourent ! Heure de la journée Agent économique rencontré Secteur institutionnel auquel appartient l’agent économique Nature de la relation avec l’agent économique 08 h 20 Une boulangerie Sociétés non financières Achat/vente d’un bien marchand (un croissant) 08 h 30 Le lycée Administrations publiques Service non marchand 17 h 30 Un hypermarché Sociétés non financières Biens marchands 18 h 30 Un club de sport Institutions sans but lucratif au service des ménages Service non marchand Les réponses fournies sont des exemples. 1. L’association TACT appartient au secteur institutionnel des « ISBLSM » (institutions sans but lucratif au service des ménages). 2. Première mission : proposer un système permettant de faciliter la mobilité et l’accès aux soins en milieu rural. Seconde mission : créer du lien social entre les individus. 3. Les services proposés par TACT s’adressent aux personnes sans moyen de transport en milieu rural (per- sonnes n’ayant pas le permis, personnes ne pouvant pas conduire, personnes âgées, etc.). 4. Les principes sur lesquels s’appuie le fonctionnement de TACT sont la solidarité, le bénévolat, le covoitu- rage, l’accès à la mobilité pour tous, etc. 5. La Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire est une organisation publique qui appartient au secteur institutionnel des « administrations publiques » (APU). Exercice 3 • TACT, l’association de transport solidaire Testez vos connaissances ! p. 30
  27. 27. 2727Chapitre 2 • Les agents économiques De l’« écotaxe poids lourds » au péage « transit poids lourds » 1 Le gouvernement poursuit plusieurs objectifs avec la mise en place du « péage transit poids lourds » : – faire en sorte que le transit routier contribue au financement de l’entretien des infrastructures qu’il utilise (les camions qui circulent sur les routes, notamment, abîment ces dernières) ; – faire en sorte que le transit routier contribue au financement de nouvelles infrastructures plus écologiques, tournées vers le fluvial et le ferroviaire ; – inciter au développement des modes de transport plus respectueux de l’environnement dans une perspective de développement durable (voies fluviales, ferroviaire) ; – faire en sorte que les entreprises de transport ne soient pas « trop » taxés afin de leur laisser des marges de manœuvre financières (« sans alourdir les charges pesant sur les circuits de distribution locaux »). Ces objectifs sont les mêmes que ceux qui étaient assignés à l’« écotaxe poids lourds »,à la seule différence du der- nier objectif précédemment cité (puisque le niveau de taxation a été abaissé lors du passage de l’écotaxe au péage). 2 Acteurs Secteur institutionnel d’appartenance Position défendue par rapport à la mise en place du péage Gouvernement Administrations publiques (APU). En l’occurrence, le gouvernement est une administration publique centrale Le gouvernement a décidé de mettre en place le péage en remplacement du projet de l’écotaxe poids lourds en raison du conflit qu’il avait entraîné avec les milieux du transport routier et le mouvement des bonnets rouges. Le nouveau pro- jet de péage est donc envisagé comme une solution à la fois technique (financements dégagés) et sociale (diminution du niveau de taxation pour apaiser les griefs). Entreprises de transport routier Sociétés non finan- cières Les entreprises de transport routier sont par principe globale- ment opposées au projet de péage puisque ce dernier entraîne un supplément de charges potentiellement délicat à absorber en période de crise. Néanmoins, le projet de péage repose sur une taxation beaucoup moins lourde que celle envisagée par le précédent projet d’écotaxe, ce qui entraîne « un moindre mécontentement » de la part de nombreuses entreprises de transport routier. FNAUT Institutions sans but lucratif au service des ménages Cette fédération considère le projet de péage comme un « recul » du gouvernement par rapport à l’ancien projet d’éco- taxe poids lourds. En effet, le nouveau projet réduit l’ampleur des mesures de taxation et engendrera moins de recettes ; le niveau plus faible de ces dernières différera, voire empêchera, la réalisation de divers projets qui auraient amélioré le trans- port de nombreux usagers et contribué au développement durable. Usagers des transports en commun Ménages En tant qu’usagers des transports publics, les ménages voient dans la diminution du niveau de taxation (dans le passage de l’écotaxe au péage) une baisse des recettes permettant de financer des projets les impactant positivement (nouvelles in- frastructures, amélioration des infrastructures actuelles qu’ils utilisent, baisse de la pollution et des nuisances sonores, etc.). Objectif BacEntraînez-vous ! p. 31
  28. 28. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?28 3 Note aux enseignants : Le sujet est posé de manière volontairement large afin d’amener un nombre important de réponses de la part des élèves. Cette question peut être traitée avec des arguments très précis mais égale- ment assez larges. Elle vise avant tout à susciter l’intérêt des élèves pour les questions d’ordre économique qu’ils rencontreront sur leurs deux années de préparation au baccalauréat, ainsi que les échanges au sein de la classe. Exemple d’argument 1 : La taxation des entreprises de transport routier renvoient à plusieurs impératifs : déga- ger des financements pour des projets d’infrastructures d’avenir et mettre en place des incitations aux actions plus respectueuses de l’environnement. Le financement des nouveaux projets d’infrastructures engendrera des débouchés pour de nombreuses entreprises de construction et de travaux publics ainsi que pour des cabinets d’architecture, lesquels seront poussés à embaucher pour faire face aux nouvelles demandes.Ainsi, en taxant les entreprises de transport routier, des financements peuvent être levés et de nouveaux projets créateurs d’emplois envisagés : l’impact sur l’économie est donc positif. Exemple d’argument 2 : La taxation des entreprises de transport routier permettra progressivement de modifier les modes de transport utilisés et de développer les modes plus respectueux de l’environnement. Le niveau de pollution général tendra à diminuer, générant en conséquence des conditions de vie et de santé meilleures pour des citoyens globalement plus productifs ; l’impact sur l’économie française est alors positif. Exemple d’argument 3 : En étant taxées, les entreprises de transport routier voient leurs charges s’accroître. Cet accroissement peut conduire certaines entreprises vers des situations financières délicates, notamment en période de crise économique où les bénéfices se font plus rares, voire parfois absents. En ce sens, la taxation des entreprises peut entraîner des destructions d’emplois. Pour aller plus loin Bibliographie : • Pour approfondir le concept économique d’« agent économique » J. Généreux, Introduction à l’économie, Quatrième édition, « Économie », Points (2000). Sitographie : • Pour s’informer sur les associations françaises de manière générale (création, fonctionnement, règles, dis- solution, gestion…) : http://www.associations.gouv.fr/ • Pour s’informer sur les sociétés financières, de manière générale : http://www.asf-france.com/ (site de l’association française des sociétés financières) • Pour approfondir l’analyse des administrations publiques et apprendre à en distinguer les différentes formes : http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/les-enjeux-des-finances-publiques/les-grandes-caracteris- tiques-des-finances-publiques/lessentiel/les-administrations-publiques.html
  29. 29. 2929Chapitre 3 • Les échanges économiques Contexte et finalités Les choix économiques conduisent naturellement à l’échange, lequel se réalise dans le cadre d’un marché, lieu physique ou virtuel, et sont indissociables de la spécialisation des individus. Il en découle des interrelations multiples. À partir de quelques exemples, on montrera les interrelations (flux monétaires, flux réels) qui existent entre les agents économiques. La monnaie constitue un instrument essentiel de l’activité éco- nomique. Elle permet de se procurer tout bien ou service vendu sur un marché et sert à la fois d’intermédiaire des échanges, de réserve de valeur et d’unité de compte. Par rapport aux autres actifs, elle a la propriété d’être acceptée comme moyen de paie- ment universellement, immédiatement et sans coût. Notions du programme • La spécialisation, l’échange, le prix. • Les interrelations entre les agents économiques. • Les fonctions de la monnaie. À la découverte… 1 La Lunetterie aixoise conçoit et fabrique des lunettes. Il s’agit d’une activité purement productive puisqu’elle ne fait que transformer des matières premières en produits finis. L’entreprise CDE est une entreprise commerciale qui achète des métaux et alliages sur les marchés pour ensuite les revendre à des entreprises en ayant besoin dans leur activité ; elle n’a pas d’activité productive. 2 L’activité d’extraction des métaux nécessite des investissements considérables ainsi que des com- pétences très spécialisées (identification des réserves de métaux, détermination des techniques d’extraction, sécurisation des activités, etc.) et forme une activité très spécifique qui ne peut être investie de manière hasardeuse. L’entreprise CDE a une activité de commerce nécessitant d’autres compétences et d’autres moyens. Les deux activités – extraction et commerce – renvoient à des métiers différents. 3 Le nombre de partenaires de la Lunetterie aixoise peut être très important. Le texte ne mentionne que la mise en relation avec des réseaux d’opticiens qui achètent les lunettes conçues et fabriquées par la Lunetterie pour les revendre à leurs clients (les personnes achetant des lunettes) mais on peut également supposer d’autres partenaires : des banques pour le financement des activités, une compagnie d’assurance, une entreprise de transport livrant les lunettes aux opticiens, un fournis- seur de vis spécifiquement conçues pour les lunettes, un fournisseur de matières plastiques pour la conception de certaines lunettes, des fournisseurs de machines industrielles permettant la fabrica- tion des lunettes, etc. Les échanges économiques3
  30. 30. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?30 1 • Les choix économiques et la spécialisation Doc 1 Grand ménage d’été chez Yahoo! : Xobni, People Search et 6 autres services arrêtés 1 Yahoo! mène depuis deux ans une stratégie dite de recentrage. Cette stratégie consiste à recentrer l’entre- prise autour d’un nombre limité d’activités/services constitutifs de son « cœur de métier ». Les activités/ services trop éloignés de ce cœur de métier sont alors cédés. 2 Différentes raisons peuvent être avancées dans cette volonté de spécialisation : – donner plus de poids aux activités essentielles, celles qui peuvent permettre à Yahoo! de s’imposer sur le marché et de concurrencer d’autres géants comme Google. Ici, trois services sont identifiés : l’outil de recherche de Yahoo! (1), la messagerie de Yahoo! (2) et une plateforme d’accès à l’information (3) : – concentrer ses ressources (financière, humaine, etc.) sur les activités que Yahoo! maîtrise le mieux ; – donner une plus grande lisibilité au public des activités et services de Yahoo! ; – se séparer des activités investies non rentables ou dont la rentabilité pèse négativement dans les résultats du groupe. Note aux enseignants : La stratégie de recentrage qui consiste pour une entreprise à passer d’un état de diver- sification à un état davantage tourné vers la spécialisation est aujourd’hui très largement utilisée par de nom- breuses entreprises. Nombre d’entreprises se sont en effet diversifiées à outrance dans des activités parfois très éloignées de leur cœur de métier et tendent à revenir sur ce choix pour se recentrer sur les compétences de base, sur le métier de base. La diversification est une stratégie qui peut être porteuse et créatrice de valeur pour certaines entreprises mais cela n’est pas systématique : de grandes entreprises (Veolia, Vivendi, Nestlé, etc.) se sont à un moment égarées dans des diversifications non judicieuses et sont revenues sur leur pas. À noter, par ailleurs, que la plupart des PME sont et restent spécialisées sur des activités de base qu’elles maîtrisent, sans pouvoir/vouloir se diversifier. Doc 2 La spécialisation des agents économiques 3 Les agents économiques ne peuvent pas tout faire, c’est-à-dire produire tous les produits dont ils ont besoin. En conséquence, ils se spécialisent dans les activités pour lesquelles ils sont les plus efficaces pour en tirer des revenus qui permettront d’acquérir les produits qu’ils n’ont pas pu produire eux-mêmes. 4 Coca-Cola Production de logiciels, de matériel informatique et de télécommunications Apple Production de boissons gazeuses Les professeurs du lycée Production de services d’enseignement 5 Yahoo! a choisi de se spécialiser dans les trois services complémentaires que sont l’outil de recherche Yahoo!, les messageries Yahoo! Mail et une plateforme d’informations unique. Les échanges économiques entre des agents spécialisés p. 34 A
  31. 31. 3131Chapitre 3 • Les échanges économiques 2 • Les échanges entre les agents économiques Doc 3 L’intérêt à l’échange 6 Les agents arrivent à obtenir les biens et services qu’ils ne produisent pas grâce au mécanisme de l’échange des revenus tirés de leur activité contre d’autres biens et services produits par d’autres agents économiques. 7 Il faut que tous les deux trouvent un intérêt à échanger. 8 Daniel a besoin d’un ordinateur pour rédiger un rapport de stage. Il est prêt à dépenser 600€. Cette année, Rosa aimerait débuter la danse classique dans une école de danse. Son budget annuel est de 300€. Le cinéma de quartier Ciné Méga diffuse des films d’auteur. Le soir, il propose des tarifs réduits pour les jeunes de moins de 18 ans à 7€ la place. Hichem, âgé de 17 ans, aimerait se divertir en allant voir un film au cinéma ce soir. Il dispose d’un budget de 8€. L’entreprise Ordis Mini fabrique et vend des mini-ordinateurs portables. En ce moment, elle propose un modèle innovant à 590€. L’école de danse La pointe en or propose des cours de danse classique pour amateurs et pratiquants confirmés. Pour les amateurs, elle propose un forfait annuel de 280€. 9 Daniel Il ressort gagnant car il obtient le bien satisfaisant son besoin sans dépasser son budget. Hichem Il ressort gagnant car il obtient le service satisfaisant son besoin sans dépasser son budget. Rosa Elle ressort gagnante car elle obtient le service satisfaisant son besoin sans dépasser son budget. Ciné Méga Il ressort gagnant car il vend son service et bénéficie de recettes. Ordis Mini Il ressort gagnant car il vend un bien et bénéficie de recettes. La pointe en or Elle ressort gagnante car elle vend son service et bénéficie de recettes. 3 • La diversité des échanges Doc 4 Les types d’échanges économiques 10 Échanges dans une économie de troc Échanges dans une économie monétaire Échanges marchands Échanges non marchands ➊ Maxens est membre d’un club de sport. Il verse à l’association une cotisation et bénéficie en retour d’entraînements. X ➋ Roméo a acheté ce matin une console de jeu. X ➌ Samia coupe les cheveux de Tony et Tony prête en retour son ordinateur portable à Samia pour la journée. X ➍ L’entreprise Fourni + vend des fournitures de bureau à l’entreprise Marcou. X ➎ Wassim, doté d’un diplôme d’ingénieur, travaille pour une entreprise du secteur informatique. X
  32. 32. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?32 4 • Le marché comme lieu des échanges Doc 5 Le marché physique de la musique chute en France, le numérique repart 11 Il s’agit du marché physique de la musique et du marché numérique de la musique. 12 Sur le marché physique de la musique, il suffit de se rendre dans un point de vente de disques physique, de payer les disques achetés avec un moyen de paiement et il est possible de repartir avec les disques de musique. Sur le marché numérique/virtuel de la musique, il suffit de se rendre sur un site internet marchand qui vend de la musique sous forme numérique, d’acheter la musique désirée par un paiement en ligne et il est alors possible de stocker la musique achetée sur son ordinateur ou autre. 13 Points communs Différences Sur ces deux marchés, le type de produit acheté est le même : il s’agit de musique. Les deux donnent lieu à un échange de musique contre un paiement. Sur le marché physique, la musique est vendue sous forme physique (CD, DVD,Vinyle) tandis que, sur le marché numérique, la musique est vendue sous une forme immatérielle et virtuelle (téléchargement de fichiers). 14 Les données sur le marché numérique de la musique ne sont disponibles qu’à partir de 2004. En 2004, le marché physique de la musique générait environ 31 fois plus de valeur que le marché numérique et constituait presque 99 % du marché total de la musique (953 M€/962 M€). Par la suite, le marché physique de la musique n’a cessé de perdre du poids, sa valeur étant passé de 953 millions d’euros en 2004 à seulement 367,4 M€ en 2013, soit une baisse de plus de 61 % en moins d’une décennie. Malgré une stabilisation en 2013, les premières données de 2014 mettent en évidence la poursuite du processus d’écroulement du marché physique de la musique. Parallèlement, depuis 2004, le marché numérique de la musique n’a cessé de prendre du poids, passant de 9 M€ de recettes en 2004 à presque 126 M€ en 2013, soit une hausse d’environ 1 300 % en moins d’une décennie. Ainsi, le marché numérique connaît une tendance inverse à celle du marché physique, tendance confirmé par les données du premier trimestre 2014.Ainsi, le marché numérique constitue aujourd’hui un tiers du marché total des ventes de musique. Globalement, les deux marchés réunis, la valeur totale du marché de la musique connaît une baisse tendan- cielle que le marché numérique ne parvient pas à stopper. Doc 6 Le prix d’un album de Christine and the Queens 15 L’album de Christine and the Queens est vendu entre 10,49 € et 13,99 € sous sa forme physique (avec un boîtier cristal classique), selon le distributeur utilisé (il existe des disques provenant de distributeurs référencés par Amazon qui se situent en Autriche, en Allemagne, etc.), alors qu’il n’est vendu qu’à 8,99 € en le téléchar- geant sous le format numérique MP3. 16 La différence de prix peut s’expliquer par une différence de coût de production. L’album physique contient des matières premières ayant un certain coût (plastique, carton, composants du disque…) alors que ces matières premières n’existent pas dans la version numérique de l’album.
  33. 33. 3333Chapitre 3 • Les échanges économiques Doc 7 Flux réels et flux monétaires 17 Les deux types de flux que l’on retrouve dans tout échange marchand sont les flux réels et les flux moné- taires. 18 Dans une économie de troc, on échange des biens et des services contre des biens et des services sans recours à la monnaie. Cette absence de monnaie rend les flux monétaires inexistants dans une économie de troc au cœur de laquelle les échanges reposent uniquement sur des flux réels. 19 Échange 1 : Maryam vient d’acheter un lecteur de musique à l’entreprise X pour un prix de 100 €. Maryam Entreprise X 100 € : flux monétaire Un lecteur de musique : flux réel Échange 2 : L’entreprise Alpha vient de louer un camion à Dany pour un montant de 240 €. Entreprise Alpha Dany Une location de camion : flux réel 240 € : flux monétaire 20 Sandrine et Nelson Entreprise Pico flux réel : voiture Société Diram Entreprise Miriel flux monétaire : 1 200 €/mois flux réel : location d’une maison flux monétaire : 50 000 € flux réel : pièces flux monétaire : 12 000 € Les interrelations entre les agents économiques p. 38B
  34. 34. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?34 1 • Les fonctions de la monnaie Doc 8 Le rôle de la monnaie 21 La monnaie joue trois fonctions : instrument (ou intermédiaire) des échanges, unité de compte et réserve de valeur. 22 Intermédiaire des échanges Unité de compte Réserve de valeur ➊ Dans un supermarché, tous les produits ont un prix libellé en euros. X ➋ Ce midi, Gabin a pu acheter un sandwich en donnant un billet de 5 € au vendeur. X ➌ En France, une course en taxi, comme un pain en chocolat, ont un prix exprimé dans la même unité de monnaie : l’euro. X ➍ Rudy vient de toucher son premier salaire. Il décide d’en garder une partie pour s’offrir, l’hiver prochain, un séjour au ski. X ➎ Pour acheter une bouteille d’eau d’une valeur de 1 €, Alicia a donné deux pièces de 50 centimes. X 2 • Les formes de la monnaie Doc 9 La monnaie marchandise 23 La monnaie marchandise est peu utilisée de nos jours pour plusieurs raisons : elle est parfois difficilement transportable (elle peut être lourde, encombrante…), elle peut parfois s’altérer avec le temps, elle peut parfois être fragile, elle doit être stockée avant d’être réutilisée… Doc 10 La monnaie métallique, la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale 24 Un louis d’or, par exemple, est qualifié de monnaie métallique car il est composé d’un métal précieux, l’or. Ce n’est pas le cas d’une pièce de 2 € dont la valeur des métaux utilisés pour sa fabrication est faible (en tout cas, bien inférieure à 2 €). Un louis d’or a une valeur intrinsèque, une pièce de 2 € quasiment pas (c’est alors la valeur inscrite sur la pièce qui compte). 25 Les matériaux utilisés pour fabriquer un billet de 20 € (le papier et l’encre) et une pièce de 2 € n’ont que peu de valeur en eux-mêmes. La valeur du billet et de la pièce est celle qui est inscrite dessus : elle est acceptée par tous car chacun a confiance en cette valeur. Si un jour, plus personne n’avait confiance dans la valeur inscrite sur un billet, ce dernier n’aurait que très peu de valeur en soi. La monnaie p. 39C
  35. 35. 3535Chapitre 3 • Les échanges économiques 26 Formes de la monnaie Monnaie marchandise Monnaie métallique Monnaie fiduciaire Monnaie scripturale ➊ Steeve paie son repas de midi avec deux pièces de 2 € et une de 1 €. X ➋ Ali a trouvé une pièce d’or dans son jardin. Il l’échange contre un vélo auprès d’un collec- tionneur. X ➌ Sarah effectue un virement bancaire pour payer son loyer. X ➍ Dans certaines prisons, la cigarette sert de monnaie : elle peut être échangée contre des vêtements ou des services rendus entre prisonniers. X 3 • La liquidité de la monnaie Doc 11 Les caractéristiques de la monnaie 27 La monnaie est l’actif le plus liquide car elle est acceptée universellement (c’est-à-dire par tout le monde et partout), immédiatement (une pièce de monnaie ou un billet permet d’acquérir un bien de manière immédiate) et sans coût (il n’y a aucune transformation à effectuer pour utiliser la monnaie comme moyen de paiement) comme moyen de paiement. 28 Cette situation nécessite de vendre la voiture pour obtenir de la monnaie, cette dernière permettant à son tour le paiement du voyage.Ainsi, les coûts engagés peuvent être les suivants : le coût de parution d’une annonce de vente de la voiture, le coût du contrôle technique de la voiture avant la vente, le coût de nettoyage du véhicule, le coût des appels téléphoniques pour entrer en contact avec les acheteurs potentiels… 29 La voiture est un actif présentant une liquidité beaucoup plus faible que la monnaie car elle doit déjà être vendue pour obtenir de la monnaie qui permettra à son tour d’acquérir un autre bien ou service (ce qui im- plique des coûts et un certain temps). Le degré de liquidité de la voiture est plus faible que celui de la monnaie. 30 Réponse : 2 / 4 / 3 / 1.
  36. 36. Thème 1 • Quels sont les grandes questions économiques et leurs enjeux actuels ?36 Flux monétaires Flux réels Bien Service Somme de 80 € Imprimante X Prix d’entrée de 4 € Accès à la piscine de son quartier X Exercice 2 • Flux réels et flux monétaires 1. L’entreprise Pretachanger propose des échanges basés sur le troc. 2. La condition essentielle est l’existence d’une double coïncidence des besoins : la personne A doit vouloir ce que la personne B propose et inversement, la personne B doit vouloir ce que la personne A propose. 3. La caractéristique nécessaire à la présence de doubles coïncidences des besoins est un nombre important de produits proposés à l’échange : plus il y a de produits proposés à l’échange, plus il y a de chances qu’une personne trouve une autre personne pour échanger. 4. Les « crédits » proposés sont une monnaie virtuelle (100 crédits = 1 €) qui n’a d’intérêt que dans le cadre des échanges sur la plateforme de Pretachanger : lorsqu’une personne souhaite échanger l’un de ses biens et reçoit une proposition qui ne l’intéresse pas, elle peut néanmoins céder son bien contre ces « crédits » qui pourront lui servir dans d’autres types d’échange ou pour régler des frais de port. Ces « crédits » qui s’achètent ou se gagnent permettent de débloquer les situations où la double coïncidence des besoins n’est pas satisfaite, favorisant alors également les échanges de type « monétaire » en dehors de la logique du troc. Exercice 3 • Un mode d’échanges alternatif au marché Exercice 1 • Quiz 1. Vrai. 2. Faux : un échange, par définition, est profitable à tous les agents y participant. Si ce n’était pas le cas, les agents refuseraient d’y participer. 3. Faux : l’échange d’un bien contre un autre bien, c’est le cas dans une économie de troc. 4. Vrai. 5. Faux : cette proposition correspond à la définition d’un flux réel. 6. Faux : les flux réel et monétaire vont toujours dans des sens inverses au sein d’un échange puisque l’un est la contrepartie de l’autre. 7. Vrai. 8. Vrai. Testez vos connaissances ! p. 42

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