Ce que l’on doit savoir surl’approvisionnement de la Suisse en électricitéEn Suisse, 60 % de l’énergie électrique est cons...
La consommation d’électricité ne cesse d’augmenterEn dépit de toutes les mesures d’économie d’énergie et d’amélioration de...
Nouvelles énergies renouvelables : des objectifs ambitieux jusqu’en 2030Aujourd’hui déjà, la Suisse poursuit l’objectif ju...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Suisse en electricite

457 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
457
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
76
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Suisse en electricite

  1. 1. Ce que l’on doit savoir surl’approvisionnement de la Suisse en électricitéEn Suisse, 60 % de l’énergie électrique est consommée par des entreprises de tailles diverses et parleurs emplois. Un approvisionnement électrique sûr, fiable, concurrentiel, autonome et respectueux duclimat est une question existentielle pour les entreprises helvétiques et la place économique suisse.Cet avantage concurrentiel ne doit pas être mis en danger.L’énergie hydraulique et l’énergie nucléaire couvrent plus de 95 % de la production d’électricitéLa production d’électricité en Suisse repose sur deux piliers : l’énergie hydraulique (55 %), qui est uneénergie renouvelable, et l’énergie nucléaire (40 %). La part des nouvelles énergies renouvelables estactuellement d’environ 2 %, dont l’essentiel provient de l’incinération des déchets (1,5 %). Les autressources d’énergie – biomasse, éolien et solaire – couvrent environ 0,5 % de la production.La pénurie d’électricité guette, le temps pressePersonne ne conteste qu’une pénurie d’électricité menace la Suisse. Selon les prévisions, il manqueraà la Suisse 30 TWh d’électricité en 2035, soit environ la moitié de la production suisse. Et le tempspresse : le remplacement de la production des centrales nucléaires de Mühleberg et de Beznau 1 et 2devrait se faire vers 2022 déjà. En hiver, la contribution de ces trois centrales à l’approvisionnementélectrique suisse atteint environ 15 %. Dès 2016, les contrats de livraison à long terme conclus avec laFrance arriveront à échéance les uns après les autres. La Suisse ne peut s’en passer, même si cettesource d’électricité est située à l’étranger. L’électricité restante provenant de ces contrats à long termene pourra plus être importée en Suisse de manière aussi sûre et avantageuse que dans le passé. Desdécisions politiques erronées ne feraient qu’aggraver la situation.La Suisse a besoin de sources d’électricité fiables pendant l’hiverDepuis 2001, la Suisse doit importer entre 10 % et 20 % de son électricité pendant les six mois d’hiverpour pouvoir assurer son approvisionnement. En janvier 2009 par exemple, la consommationd’électricité dépassait d’un tiers celle de juillet 2009. A l’inverse la production d’électricité de juillet2009 était de 35 % plus élevée qu’en janvier 2009.En d’autres termes, la Suisse a besoin d’urgence d’une énergie (en ruban) fiable pendant le semestred’hiver. Un calcul basé sur une moyenne annuelle, à l’exemple de celui proposé par Infras dansl’étude commandée par le WWF, n’est pas réaliste. Une production d’électricité supplémentaire en été,comme avec le photovoltaïque par exemple, est d’une faible utilité pour assurer l’approvisionnementélectrique suisse, car l’énergie produite ne peut pas être stockée dans les quantités nécessairesjusqu’en hiver. Quand les centrales nucléaires de Leibstadt et de Gösgen fermeront, le taux d’auto-approvisionnement de la Suisse en hiver risque de tomber au-dessous de 40 %. Le même problèmese pose en cas de sortie anticipée du nucléaire, comme le montre le scénario ci-après pour janvier.On y voit qu’une pénurie d’électricité menace même si la consommation d’électricité reste constante(courbe grise).
  2. 2. La consommation d’électricité ne cesse d’augmenterEn dépit de toutes les mesures d’économie d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique, laconsommation d’électricité continue d’augmenter. Rien qu’en 2010, la consommation d’électricité aprogressé de 4 % par rapport à 2009 (2,3 TWh). C’est presque autant que la production annuelle de lacentrale nucléaire de Mühleberg (2010 : 3,092 TWh). En 2010, la production d’électricité de toutes lesinstallations subventionnées (éolien, petite centrale hydraulique, biomasse et solaire) a atteint environ0,7 TWh. Et cette tendance à la hausse va se poursuivre : l’Office fédéral de la statistique table surune croissance démographique de 12,5 % jusqu’en 2035.L’efficacité énergétique des appareils électriques s’est sensiblement améliorée et s’améliorera encoreà l’avenir. Ces gains d’efficacité sont contrebalancés cependant par des installations et des appareilsélectriques de plus en plus nombreux et de plus en plus grands, de sorte que l’on peut s’attendre aumieux à une stabilisation de la consommation par habitant. Si la consommation d’électricité continuetoutefois d’augmenter, c’est aussi parce que les énergies fossiles sont remplacées par l’électricité afinde protéger le climat (moteurs électriques au lieu des moteurs à combustion, pompes à chaleur à laplace des chauffages à mazout, chauffage par induction des pièces métalliques, etc.), ce qui accroîtl’efficacité énergétique globale. Il est néanmoins incontesté que de nouvelles mesures doivent êtremises en œuvre pour accroître l’efficacité énergétique.
  3. 3. Nouvelles énergies renouvelables : des objectifs ambitieux jusqu’en 2030Aujourd’hui déjà, la Suisse poursuit l’objectif juste et ambitieux d’augmenter de 5400 GWh la quantitéd’électricité issue des nouvelles énergies renouvelables d’ici à 2030. Si l’on compare ce chiffre à celuide la consommation actuelle d’électricité (2010 : environ 64 000 GWh), la Suisse couvrirait ainsi 8 %de sa consommation d’électricité. Il est cependant prévisible que la consommation d’électricitécontinue d’augmenter d’ici là. En outre, la construction de centrales de production d’énergiesrenouvelables se heurte à des résistances de plus en plus fortes, car elle entre en conflit avec d’autresobjectifs de la société. Ces résistances doivent être vaincues. Dans ce domaine, il est urgent que lapolitique agisse. De plus, les obstacles bureaucratiques doivent être supprimés si l’on veut continuerd’étendre la part des énergies renouvelables.Des importations d’électricité toujours plus difficiles et toujours plus chèresLes difficultés d’approvisionnement concernent la plupart des pays européens, et pas seulement laSuisse. En ordonnant de fermer sept centrales nucléaires, l’Allemagne s’est transformée en un paysimportateur d’électricité, ce qui a entraîné une hausse des cours comprise entre 10 % et 15 % sur labourse européenne de l’électricité. Si le nouveau gouvernement du Bade-Wurtemberg concrétise sonintention de sortir du nucléaire, il deviendra très difficile et très cher pour la Suisse, en particulier enhiver, d’importer de grandes quantités d’électricité d’Allemagne. Il ne faut guère espérer non pluspouvoir importer de grandes quantités d’électricité des autres pays de l’UE. En effet, selon le droiteuropéen (Traité de Lisbonne), les pays membres doivent destiner leurs livraisons d’électricité enpriorité aux autres États membres en cas de difficultés d’approvisionnement. Pour la Suisse, lapossibilité de remplacer les capacités manquantes par des importations depuis l’étranger deviendraainsi toujours plus improbable et incertaine.Chaque nouvelle hausse des prix nuit à l’économie suisseLes entreprises suisses consomment 60 % de l’électricité. Par conséquent, les hausses de prix lestouchent très fortement. Si l’on ne considère que l’industrie suisse (elle consomme près de 32 % del’électricité suisse totale), une hausse du prix de l’électricité de 30 % seulement (environ 3 centimespar KWh) lui coûterait un demi-milliard de francs par an. La hausse des coûts pour toute l’économieest estimée à environ un milliard de francs. Ces coûts supplémentaires ne pourraient pas êtrerépercutés sur les clients. Il en résulterait une réaction en chaîne imprévisible et des effets négatifsindirects sur toute l’économie suisse : suppression d’emplois, délocalisation des processus industrielsénergivores vers l’étranger et diminution des investissements en Suisse.Petit à petit, cette évolution ferait perdre à la Suisse un atout important, soit des prix de l’électricitéavantageux. Le cours élevé du franc pèse déjà sur la compétitivité des entreprises suisses. Pour lesentreprises qui ont besoin de grandes quantités d’électricité, ces coûts supplémentaires ne sont passupportables compte tenu de la concurrence qu’elles doivent affronter et des faibles marges qu’ellesdégagent.

×