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Fondee en 1973 par John F.  Thrash,  la societe eCORP et les societes qui l‘ont precedes,  ont
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OFCE — Observatoire Francais des Conjonctures Economiques

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SOMMAIRE

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GEOPDLITIQUE MAJEURE.  A L'lN...
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L’expIoitation de ces nouvelles ressources pétroliéres et gazieres a conduit a une
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La renaissance de l’industrie sidérurgique américaine,  de l’industrie chimique
(raffinage et pétrochlrnie),  et plus globa...
Si d’autres facteurs que la production de gaz de schiste (politiques monétaires. 
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1.2 En Amérique du Nord,  le Canada se place dans le sillage
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1.4 En Europe,  la Pologne et la Grande-Bretagne se lancent
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La volonté du gouvernement polonais de developper cette ressource pour
réduire sa dependence au gaz russe a conduit.  :3 c...
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La plupart des autres pays europeens examinent la situation sans avoir pris de
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1.5 La France est Ie seul pays au monde,  avec la Bulgarie,  a‘
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2. La fracturation hydraulique suscite des critiques, 
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2.1.5 La sismicité

La frequence dans le monde et les consequences des seismes se oaracterisent
par l‘echelle de Richter, ...
2.1.7 Les emissions de methane dans
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L’ordre de grandeur des ressources en place est ainsi estirné aux alentours de
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4.3 L'impact economique attendu de l’exploitation des gaz et
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Rapport du Ministère français de l'Economie et de l'Industrie (2014)
Analyse des perspectives ouvertes par la Stimulation Propane d'ecorpStim et le hydrocarbures non conventionnels pour la France.

Publié dans : Actualités & Politique
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Hydrocarbures Non-Conventionnels en France: Perspectives ouvertes par les nouvelles technologies d’exploration et d’exploitation

  1. 1. Hydrocarbures non-convention nels ~ Tr __ . 7)'<‘'. ’/ a. mum - Egnlill - hum. -u REFUILIQUE Fungus: ab 0 ' ii %r%§1'ance : perspectives ouvertes par les £3, velles technologies d’explora'tion et»{; ploiiation 20 mois 2‘: la recherche des 9a? /éschiste écologiques T ; (Q L . _. / S T T TT 2‘-> J l :2w: .s. +*. .": ::: ..; -lira; I MI N151!“ . D‘E L-tconnwne nu nnnussnuzur PRODIIITII‘ Irrnu Nunlsluqui A
  2. 2. INTRODUCTION PAR ARNAUD MONTEBOURG Ministre de l’Economie, du Redressement Productif, et du Numérique La désindustrialisation qui frappe la France depuis plus de dix ans est inouie par son ampleur et inquiétante par ses consequences. Elle ébranle desormais notre modele social, fragilise notre pacte républicain, compromet notre capa ‘te a demeurer une Nation de premier rang dans le concert mondial et a offrir frfias enfants une vie meilleure que la notre. <3: terrain perdu dans la bataille mondiale. L'urgence econ _ ue place le gouvernement devant la necessite de Iivrer le combat sur totis‘ e terrains de la competitivite, question desormais majeure, qui inclut notan1"in§_nt le cout des trois facteurs de production: le coat du travail, le cofit dL%pital et le coat de l'énergie. / C'est dans ce contexte difficile qu'a surgi Ia des hydrocarbures non- $4 "8 Une course de vitesse est engagee pour sauver notre industrizfitréggnquérir le l conventionnels devenus | ’un des moyens de qui les exploitent d‘agir sur chacun des determinants de la performance ' omique de leurs entreprises. 1 Au plan mondial la "revolution" en mariihe des gaz de schiste redessine sous nos yeux la carte des nations induslrielles et modifie les rapports de force entre les Etats. En a peine 5 ans. les l§tats-Unis. pionniers dans | 'expJoitation des hydrocarbures non—conventipijw€l; (avec ce que oela comporte d'exces et d'erreurs), ont regagné Ieuri ependance énergetique, conforlé leur puissance industrielle grace a uneqgfege bon marche et meme diminue drastiquement leurs emissions de ga a et de serre en réduisant de fagon spectaculaire leur consummation de cfinn, remplace avanlageusement par le gaz notoirement plus propre. Pendant) ans, nous avons éié attaqués dans notre industrie par le dumping chin is surtle cout du travail et nous avons perdu de gros morceaux de notre industn, §5Dans les 10 ans a venir, nous aurons a faire face a Pavenement d‘un nou ‘aig pays low-cost sur le plan energétique qui menace :5 nouveau notre industri . Etats-Unis d’Amérique. Quand les industries intensives en énergie, dans la), himie, la pétrochimie ou la siderurgie souffrent en France jusqu'a cl’ pa itre. elles décident de délocaliser vers les Etats-Unis. En mars 2013, une ce me d’entreprises chimiques dont la moitie basée en dehors des Etats~Unis avaient annonce des projets d’investissements aux Etat-Unis pour un montant global de pres de 72 milliards de dollars, qui devraient se tradulre par la creation de 1,200,000 emplois jusqu‘en 2020 ei generer 20 milliards de dollars de taxes. Ce mouvernent de relocalisation de l’industn'e chimique est sans precedent aux Etats-Unis. Voila le defi qui nous attend.
  3. 3. La question des hydrocarbures non-conventionnels est majeure pour la France dont le potentiel est, aux dires de I'Agence lntemationale de I’Energie comme de Flnstitut Francais du Pétrole Energies Nouvelles qui a consolidé les donnees frangaises disponibles dans le cadre de cette etude, considerable, sur le plan economique, geopolitique et environnemental. lgnorer le potentiel du sous-sol francais, c'est prendre le risque de priver la France d‘un potentiel de croissance considerable, un risque coupable dans le contexte de crise que connait notre pays. Tel fut le cas inverse déja dans les années 1960, Iorsque la France prit toute sa part dans Pexploitation du gaz de Lacq qui apporta tant a l’industFie"}ie notre pays. 0 Pendant 20 mois. Ie ministers du Redressement productif a condiiifune etude approfondie sur le polentiel economique des hydrocarbures norfi-cqnventionnels aussi bien que sur les risques environnementaux lies a -‘leurs modes d'exploitation. ll a considéré avec la meme importanceoiest enjeux lies a la compétitlvité de notre economie, a la creation d'emfi? ?s‘—et ceux lies a la transition energetlque, en posant notamment la ques ' n I e la place des gaz de schiste dans le mix energétique et de la redistribution de'«l‘a rente énergetique. 1 V‘ ‘ Pour conduire ses travaux, en France co “e, a l'etranger. le Ministere du Redressement productif s'est notamment_a_§; pt’l'expertlse du Conseil General de I’Economie, de l'Industrie, de IErrer_gr “et des Technologies, de Flnsfifur Frangais du Petrole Energies Nouvellesfide Ia Direction Générale du Trésor, de l'Ofi'r'ce Frangais des Conjonctures Econorniques et du cabinet Roland Berger. II a fait egalement le choix de oonfront‘er ses travaux et ses analyses :2: ceux de la societé américaine eCorp de tri e d'une nouvelle technologie, alternative a la fracturation hydraulique at p tueuse de I'environnement. la stimulation au gaz propane expérimen ée , a c succes notamment au Canada. Une mission experimentale d’expe ai“nsi ete envoyée aux Etats-Unis tester en grandeur nature cette nouvell nologie et en a fait un rapport que nous publions en annexe (cf. annexe 58), ‘ schiste en rmes nouveaux : *tj«-CA 1/ lafggogres technologiques spectaculaires permettent desormais de concilier l'exp _ ' tion des gaz de schiste avec le respect scrupuleux de Penvironnement etde marier les hydrocarbures non-conventionnels avec Fécologie. L'exploration est desormais possible dans le respect absolu de l'environnement et de l’exigence du refus de toute forme de pollution en sous-sol et en surface, grace a la stimulation au gaz propane. Le present rapport, forl des experiences etrangeres, reltere son opposition in la fracturation hydraulique qui demeure condamnable au plan environnemental car utilisant des grands volumes d’eaux et des additifs chimiques ; Les mncl du present rapport permettent de poser la question des gaz de 5
  4. 4. 2/ les differents scenarios macroeconomiques envisages sur la base des etudes géologiques disponibles augurent tous d‘un potentiel tres important de croissance et de creations d'emplois, directs et indirects, lies a l'exploitation du gaz de schiste. Dans un scenario présente comma « probable », l'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels genererait une rente sur trente ans de 294 Mds€, tandis que le scenario pessimiste se situe aux alentours de 103Mds€. Le premier scenario entrainerait une croissance du PIB de 1,7 point en moyenne par an sur la période, ainsi qu’une reduction du deficit commercial de 0,8 point at de 17,5 point du PIB de la dette publique a terme. Le scenario pessimiste faisant apparaitre une croissance du PIB cie 0,9 point en moyenne par an, unegreduction du deficit commercial de 0.4 point an moyenne annuelle et de 7,5&. p‘oii1ts de la dette publique a terme. Sur le terrain de l‘emploi, l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels permettrait de creer entre 120 000 et 225 000 emplois pendant 30 ans, avec au pic de production 453.000 emplois ‘soil entre 1,5 et 2 points de chomage en moins. ; ;~. .T. 3/ les hydrocarbures non-conventionnels sont uneaéhergie de transition qui peuvent trouver leur place dans la trajectoire de tFai‘1sition energetique sur laquelle s’engage la France el permetlre a celle-ci d'en supporter le coat grace a une redistribution de la rente lies a leur exploita/ tion. . l ‘xx En Ievant les obstacles écologiques a'l'ei§. pioration du gaz de schiste et en réconciliant intérets environnementaux et intérets économiques dans un modele d'exploitation des hydrocarbures non—conventionne| s a la seule main de la puissance publique, ce rapport re’unit les conditions requises par | 'opinion publique elle-meme pour la «er la recherche experimentale que tous nos competiteurs mondiaux ont dfote et déja engagees. . = 4. Arnaud Montebourg
  5. 5. Avant-propos 20 mois e la recherche des gaz de schiste écologiques Les gaz de schiste sont-ils un enjeu pour la France ? Sont-ils oompatibles avec le choix de la France d‘une transition énergétique? Quels seraient leurs benefices economiques reels ? Le debat etait tellement passionnel, _ les arguments des lobbys pétroliers sbpposant a ceux des écologistes avec’, upe telle violence, que plus personne n’y voyait clair. La question de 1‘ d, "elle, continuait e se poser, sans qu’on y reponde vraiment, alors que tous le ays du monde prenaient le sujet au serieux. *1 *-*3: in J! Le Ministers du Redressement Productif a done mene une ‘ssion sur Ie long terme, pour eclairer au mieux, oe qui s’avere etre un en‘ e’toute premiere importance, a l’eche| le mondiale: un enjeu pour la djrghsition energétique d‘abord, un enjeu geopolitique ensuite et bien sflr un’efijeu economique et / . /- energetiq ue. _ Tout au long de l‘annee 2012, l’objectif a etc-Qefitomprendre, d'entendre toutes les parties, de chercher a l’etranger ce qui sp ‘iséit de mieux et de pire, pour ne pas repéter les erreurs des autres. Tr‘ " -,3 la conviction que la fracturation hydraulique ne pouvait etre utilisee s’e rcee : Putilisatlon massive de l'eau, I associee a des produits chimiques, qu’utilisee par cette technologie dominante a l’échelle mondiale, est un probleme majeur que les evolutions technologiques doivent surmorater. Sans de nouvelles technologies. |'exp| oration et l'exploitation des gaz de ne pourront pas etre envisagees en France. Mais a la fin de l‘éte 20 A , I Nlinistere du Redressement Productif repere une technologie, utilisee a Ea da, mise en oeuvre par une societe americaine, eCorp. em‘ » A | 'automne 2 le’ Ministre du Redressement P_roductif demande donc au Conseil Ge era l'Economie, de | ‘lndustrie, de l‘Energie et des Technologies de se repfil aux Etats-Unis, pour experimenter une nouvelle technologiez la stimulation. ’ propane pur. ll s'agit d'lnjecter du gaz propane pour extraire du sou du gaz methane, sans utilisation d'eau ni d'additif chimique. Cette tech iagie semble prometteuse. A ce jour, elle a éte mise en oeuvre essentiellement au Canada. L’objectif de la mission est, cl’une part, d‘averer Ia réalité de cette nouvelle technologie, portee pour l'instant par des intérets privés américains. Ensuite, elle doit faire l’ana| yse minutieuse des avantages et inconvenients en matiere environnementale, par rapport a la fracturation hydraulique.
  6. 6. Cette mission assiste a la premiere experimentation au monde utilisant du propane pur, experimentation couronnee de succes. La mission remet un rapport debut 2013 dont les conclusions sont les suivantes : la technologie existe et la stimulation au propane pur peut constituer une alternative credible a la fracturation hydraulique. Cette nouvelle technique permet effectivement d‘éliminer tous les enjeux environnementaux lies a l’eau. Par contre, elle presente un enjeu de risque industriel qu’il faut maitriser, Le propane est en effet un gaz inflammable. Le Ministre du Redressement Productif demande done a la societe eCoEp“_; le mettre au point une evolution technologique pour supprimer risque dinflammabilite. C’est chose faite au cours du premier semestLe_ 013: la stimulation au propane non—inflammable est la nouvelle teclififplogie qui permettra une exploitation des gaz de schiste respectueuse desfenvironnement. Le propane non—inflammab| e est un gaz connu, il est utilise pour des produits aussi banals que des extincteurs ou des inhalateurs dans ledomaine medical. a Tout au long de l‘annee 2013, le debat public s’inst: ll sur la question des technologies disponibles pour | 'exploration et l'ex ‘on des gaz de schiste. L'Oflice Pariementaire d’EvaIuation des Choix S ‘ ues et Technalogiques se saisit de cette question et redige un rapport a ’ mne 2013. Le Ministre installe lui un groupe de travail réunissant des e techniques et qui fait appel a diverses analyses economiques (Direc ' "‘ enérale du Trésor, Ofiice Frangzais des Conjonctures Economiques, Role erger). Une inconnue subsiste en France: celle du potentiel de la ressource disponible sous nos pieds. L'Agence / ntemationa/ e de l‘Energie publle cheque annee des etudes revues a la hausse ou a la baisse sur le pot n'el, en hydrocarbures non-conventionnels. Ces donnees sont approximativ . «:‘el’es se basent essentiellement sur des analyses géologiques et des co s’ons avec des bassins exploités existants. Des simplistes regles de trqfgfionnent des chiffres dont tous les experts s'accordent a dire que tant qu'on Test pas allé voir, on ne peut pas savoir. Fort de ce constat, le Ministere du r fsement productif a souhaité faire un point précis sur les donnees existantes: La France n’est en effet pas vierge d’exp| oration ni d‘exploitatio hydrocarbures: plus de 2000 forages ont eu lieu dans le Bassin parisien tvque ues dizaines dans le Bassin du Sud-est, les deux bassins dont la geol East tres favorable pour l’exploration et l'exploitation d’hydrocarbures non~con ntionnels. Rassemblant patiemment les donnees eparpillees, les f ‘ 'a‘nt analyser et contre expertiser par des experts publics, le travail a conduit :3: c uire deux scenarii de ressources: un premier qualifie de probable et un second qualifle de pesslmiste. C'est sur la base de ces scenarios que le Ministere a demande a des economistes de se pencher sur Ie sujet : de combien d’emp| ois parle-t-on ? De quelle croissance parions-nous ? Quels bénefices la France peut-elle en attendre ?
  7. 7. Le present rapport est le résultat de ce travail mené depuis 20 mois. 20 mois pour decouvrir les clés de ce qui pourrait étre a l'eche| le de la France une nouvelle revolution ecologique et economique. 20 mois pour debusquer une technologie alternative, celle qui permettra d’explorer et d’exploiter les hydrocarbures non-conventionnels sans mettre en danger l'environnement et sans contribuer au rechauffement climatique. 20 mois pour rassembler des données et affermir des modeles economiques. 20 mois pour formuler une proposition politique aux Francais : les gaz de schiste, énergie de transition, qui nous permettront de financer notre transition et contribuer a un monde ofimps choix et nos modes de consummation quotidiens ne greveront plus | ’avepir de la planete et des prochaines generations. §: ~<. . Ce rapport est le fruit d‘un travail qui a mobilise pendant pres de 20”mois, sous le pilotage du Ministere du Redressement Productif, des contributions du CGEIET’, de la DGCISZ, de la societe eCORP. L’expertise d'lFPEgf_a ete sollicitée. Des economistes de l’OFCE‘ sont intervenus pour simuler leg scenarios du présent rapport. Q Les scenarios qui sont présentes dans ce rgpfzfiont éte elaborés a partir de donnees rassemblées et expertisées par I‘f__ljai~¢et'd’hypotheses techniques sous- jacentes longuernent débattues et valid%perl'lFPEN. Le Conseil general de | 'économie, de l‘industrie, cle l'énergie et des technologies La Direction genérale de la oompetitivité, de l'industrie et des services IF P Energies nouvelles Observatoire franoais des conjonctures economiques A-mIJ—-.
  8. 8. CGEIET - Conseil General de l’Econon1ie, cle i'lndI. istrie, de l’Energie et des Technologies Le Conseil general de l'economie, de l‘industrie, de l'energie et des technologies est placé sous tautorité directe du ministre charge de l'économie, qui le preside, et des ministres charges de | 'industrie et des communications electroniques. Le Conseil est competent dans les domaines suivants : developpement economique et industrie ; technologies cle | 'information, communications électroniques, inforrnatique, techniques audiovisuelles, espace et secteur postal ; services financiers, banque et assurance ; énergie, ressources minieres at minerales et utilisation du sous—sol. Le Conseil est egalement competent pour toutes les activites se rattachant a ces domaines, notamment en matiere de services associes, de technologie, de recherche, deformation, de metrologie, cle sécurite industrielle et de risques technologiques. ll est, en tant que de besoin, a la disposition des ministres charges des secteurs qui relevent ds sa competence. Le Conseil a commis plusieurs rapports relatifs aux hydrocarbures non-conventionnels. DGCIS - Direction Generate de la Compétitivité de Plndustrie et des Services Placee sous Fautorité du ministre du Redressement productif et du ministre de l'Artisanat, du commerce et du tourisme, la DGCIS a pour mission de développer la compétitivite et la croissance des entreprises tie Flndustrie et des services. Ceci passe par Ie cieveloppement des nouveaux secteurs, notarnment dans les services aux entreprises eta la personne. par le soutien et la diffusion de l’innovation et Fanticipation et Faccompagriement des mutations economiques, dans un objectif de croissance durable et d’empioi. Elle analyse les meilleures pratiques internalionales, ecoute les acteurs economiques pour etre une force de propositions des ministres clans tous les domaines de la compétitivité des entreprises.
  9. 9. ccorp International, LLC Fondee en 1973 par John F. Thrash, la societe eCORP et les societes qui l‘ont precedes, ont une tongue experience des activites petrotieres et gazieres, notamment dans les domaines du stockage de gaz naturel, du transport de gaz naturel, de Fextraction assistee du pelrole dans les gisements classiques de propane et de butane, de Pexploration et de la production dans des gisements conventionnels et non-conventionnels, de la production d‘energie electrique, et de la commercialisation d'electricite et de gaz. eCORP a éte un precurseur dans le bassin du Marcellus en Pennsylvania, en etant l’un des premiers a identifier le potential de ce gisement. eCORP a acquis des positions totalisanl plusieurs millions de metres carres au niveau mondial, en hydrocarbures conventionnels et non-conventionnels. Uengagement d’eCORP en faveur d‘un meilleur respect de Fenvironnement a conduit e la creation de societes de services, filiales et affiliees, comme ecorpstim et eCOREx : ecarpstim est specialises dans la stimulation de reservoirs d’hydrocarbures avec du - propane liquide pur a usage domestique et/ ou avec du propane liquide non-inflammable, an association avec des agents de soutenement a faible densité. eCOREx est specialises dans le forage «slim hole», spécialement adapte a Fevaluation des reservoirs d’hydrocarbures dans des taps de temps tres courts. Le dispositif eCOREx permet de prelever des carottes en continu, depuis la surface jusqu’au fond du puits, et de les analyser en temps reel. 3): ’ IFPEN — lnstitut Frangais du Pétrole — Energies Nouvelles L’| nstitut Frangais du Petrole — Energies Nouvelles est Lin etablissement public de recherche at de formation. Son champ d'action est international et couvre les domaines de l'energie, du transport et de Penvironnement. De la recherche a Findustrie, l‘innovation technotogique est au coeur de son action. Dans le cadre de la mission d'interet general confiee par les pouvoirs publics, IFPEN concentre ses efforts sur : l’apport de solutions aux defis societaux de l’energie et du climat en favorisant Femergence cl’un mix energetique durable ; la creation de richesse et d’emplois en soutenanl l’activite economique francaise et europeenne, et la competitivite des filieres industrielles associées.
  10. 10. OFCE — Observatoire Francais des Conjonctures Economiques L‘Observatoire Francais des Conjonctures Economiques (OFCE) est un organisme independent de prevision. de recherche et d’évaluation des politiques publiques, accueilli en son sein par la Fondation nationals des sciences politiques (FNSP), an application de la convention passee en 1981 entre l’Etat et la FNSP. ll regroupe plus de 40 chercheurs francais et etrangers. L‘OFCE couvre la majeure partie des champs de | ‘analyse economique : la macroeconomic, la croissance, les systemes de protection sociale, la ftscalite, les politiques de l’emploi ou enoore le développement soutenable, Ia concurrence, |’innovatton et la regulation. L'OFCE a developpe le modele SHERPA (Shale Extraction and Recovery: Projection and Analysis) qui permet de simuler des scenarios de production d’hydrocarbures non conventionnels et d’en evaluer Fimpact sur les principaux agregats macroeconomiques. g ' 4 (4,, <5 ‘ I . .]0.
  11. 11. SOMMAIRE 1. LES GA2 DE SCHISTE : UNE REVOLUTION ECONOMIQUE, ENERGETIQUE, INDUSTRIELLE ET GEOPDLITIQUE MAJEURE. A L'lNSTAR DES ETATS-UNIS, UN GRAND NOMBRE DE PAYS S'ENGAGE BA_N5 IZEXPLORATION DE LEUR5 RESSDURCES. LA FRANCE FAIT FIGURE D‘EXC£PTlON. ... ... ... ... ... ... .C. j.. ..f2:. .f13 1.] L’ExPLoiTATloN pas HVDROCARBURES NON-CDNVENTtDNNELS A FORTEMENT CONTRlBUE Au néogzssemtnr DE L'ECONOMlE AMERlCAlNE. . ' 1.2 EN AMERIQUE DU Nona, LE CANADA SE PLACE DANS LE SILLAGE ozs ETATS-UNIS . .. l.3 PLUSIEURS Mvs pom LE5 PAVS EMERGENTS ss FDSITIONNENT POUR TlFlER psorn meant OPPORTUNITE . ... .. 18 1.4 EN EUROPE, LA POLOGNE ET LA GRANDE-BRETAGNE SE LANCENT rmns L'l= . Loqévon ET DEVELOPFENT ozs POLITIQUES iNcrrArivEs—L‘UNioN EUROFEENNE ACCOMFAGNE csrrs DEMARCHE. ... .. . . 19 1.5 LA FRANCE EST LE SEUL mvs AU MONDE, AVEC LA BULGARIE, A INTERDIRE LA iiicruiuriou HYDRAUL| QUE. ... . 23 1 2. LA FRACTURATION HYDRAULIQUE SUSCITE DES CRITIQUES, QT GERTAINES SONT DEPASSEES ET D'AUTRES TRE5 LEGITIMES. CETTE TECHNDLOGIE ‘fix ‘ INSATISFAISANTE AU PLAN . 2.] UN CERTAIN NOMBRE DE CRITIQUES sont FCIRMUL ‘ l_. '£NCONTRE DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE, TECHNDLOGIE DOMINANTE A UECHELLE MDNDIALE POUR EXP l. £S(-IAZ ET HUILES DE SCHISTE 25 2.1.1 RISQUES LIES A l. 'EMPLDJ o’AoomFs Ct-IIMIQUES 2.1.2 LES VOLUMES D'EAU 2.! .3 Les rusouss oz FUITES o'HvoaocARauREs:3ANs LES NAPPES PHREATJQUES . 2.l .4 UIMPACTSUR LE5 PAVSAGES 2.1.5 LA sismlcira. .,. ... ... ... ... ... ... 1,. ., . I 2.1.6 Les conrmunres pa voisimsfi Loss pas TRAVAIJX . ... ... ... ... ... ... .. . . 30 2. t .7 Les EMISSIONS DE METH N5t. ‘lt‘TMO5PHEltE ET L'EFFl-IT or 5EFtRE. . 31 2.2 Les ETUDES R£ALisE; s”1ux 7A'rs—UNis PERMETTENT TOUTEFDIS oe neumvtsea LES INCIDENTS LIES A LA raAcruRArIo~ Hvnrmutious 33 2.3 NEANMDINS, ignncruiurrioiv HYDRAULIQUE RESTE INSATISFAISANTE, NDTAMMENT EN RAISON DE I. UTILISATION DE GRANDSVDLUMES ' “E}"D'ADDlTIFSCHlM| D.UES. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. . 36 3. DES EVOl. _UTl ECHNOLOGIQUES PERMETTENT DE FAIRE DISPARAITRE LES RISQUES MAJEUR5 D'ATTElNTE UENVIRONNEMENT DUS A L'EXPL0lTATlON DES HVDROCARBURES NON- CONVEN'l K_l. S, NOTAMMENT EN EVITANT L'UTll. ISATlON D'EAU ET D'ADD| TlFS CHIMIQUES 37 3.1 NE UTIUSATION SYSTEMATIQUE DU FORAGE HORIZONTAL PERMET us umnsn UEMPREINTE AU SOL. ... ... ... ... ...37 .2. LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE STIMULATION AU PROPANE PUR ou Au PROPANE NDN ir-IFLAMMABLE é’u'r ISENT NI EAU nu ADDITIFS ' LE MICROFDRAGE, COUPLE A LASTIMULATION Au PROPANE, LIMITE LA SURFAC£ Au SOL 4. LES ENJEUX POUR LA FRANCE: DONNEES PHYSIQUES, PERSPECTIVES ECONOMIQUES 4.1 LE5 oomvzss ou PROBLEME . ... ... ... ... ... ... ... ... . . ... ... .. . . 4.2 DES DONNEES PHYSIQUES QUI DOIVENT ETRE CONFIRMEES. . . . 45 4.2.1 Les certitudes : une couche géolagique de grands épaisseur et de forte extension dans le Bassin parrlsfen, dotée d’un «content: orgonique» promette-ur. ... ... ... ... ... ... ... . 45 4.2.2 Les incertitudes 6 lever: exploitabflité physique du gisernen t, modalités pratlques d‘explor'tat‘r'on 46 4.3 i. 'lMPACT ECONOMIQUE ATTENDU oz L’Exi>LorrArloN DES GAZ ET HUILES DE SCHISTE . ... ... .. .. ..47 .11.
  12. 12. 4.3.] Les données du probféme 43.2 Les résultats. ... ... ... ... ... ... .. 50 5. EN SE SUBSTITUANT A DU GAZ IMPDRTE, LE GAZ DE SCHISTE PRODUIT EN FRANCE PEUT CONTRIBUER DE FACON IMPORTANTE A LATRANSITION ENERGET| QUE. ... ... .. . . 59 5.1 AUX ETAT5-UNIS, LA REVOLUTION DU GAZ DE SCHISTE A CONTRIBUE A UNE REDUCTION SIGNIFICATIVE ET SFECFACULAIRE DES EMISSIONS DE GAz A EFFET DE 59 5.2 EN FRANCE, LA PROBLEMATIDUE EST DAVANTAGE CELLE DE LA suIasTrI'u1'IoN Aux IMPORTATIONS DE GAZ ET DE 5.3 | .'EXPL0lTATlON DES HYDROCARBURES NON CONVENTIONNEL5 EN FRANCE PARTLCIPERA AU FlNANCEME| '[I_'; D’E LA TRANSITION ENERGETIQUE, AUDUEL FOURRAIT ETRE AEFECIEE UNE PARTIE DE LA RENTE GENEREE . ... ... ... . 61 5.4 EN FRANCE, L'ExI>Lon'A‘rIDN DES GAZ DE SCHISTE NE DEVRA PAS SE TRADUIRE PAR UN EEFDNDREMEN1 DES PRIX CDMME AUX ETATS<UN| S. CET EFFONDREMENT SERAIT CONTRAIRE A L'oaJEc'r IF DE LATRANSITICIN ENERGEQQUE . ... ... ... . . .62 6. LA FRANCE DOIT ENGAGER UN PROGRAMME DE RECHERCHE ET D‘EXPE: RlM NTATION SOUS | .’EGIDE D'UN OPERATEUR PUBLIC, SUR LA BASE DES NOUVELLES TECHNOLQ“G! _E54D' XPLORATION ET D'EXPLOJTATION ANNExEs. . . ... ... . . “ -12-
  13. 13. 1. Les gaz de schiste: une révolution économique, énergétique, industrielle et géopolitique majeure. A l’instar des Etats-Unis, un grand nombre de pays s’engage dans l’exploration de leurs ressources. La France fait figure d’exception. 1.1 Uexploitation des h ydrocarbures non-conventionnels a fortement contribué au redressement de Féconomie américaine , _ Les hydrocarbures non-conventionnels, gaz de schiste (« shale gas ii) at pétrole de schiste (« shale oil ») sont passes en cinq ans de zero 2‘: trente‘ pour cent de la Ax production américaine d’hydrocarbures. ~. .' — Actual --- Projected 50% . .. ,, ,, __ . %Shalegas 40% um. ’-V-A--nou--""""". -."'---I-. - oi"-‘ -'. "'--n-. .uu-"""----- 3096. . . . . . . . '3i: Tightoil 20% I096 . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. 0% -1 “ l '——‘-I -'r-'- —"'r-'-* "'rm'r‘——jI— 2005 2010 2015 2020 2025 2030 2035 2040 Poids relati 4«l{"§; iét7'ole de schiste et du gaz de schiste dans la production américaineg, ‘ 0 me: U. 8, Energy Information Administration, Annual Energy Qutlpok 2013, h_tlp: I/wArw. eia. ovlforecastslaeo/ index. cfm) Le clroit_ minier américain. dans lequel le propriétalre du sol est egalement p§‘p'riétaire du sous-sol a conduit :5 une multiplication des foragess. En 2012, 4 -200 puits ont ainsi été forés aux Etats-Unis. Dans le seul gisement du «Marcellus shale », dont la partie la plus active se trouve au Nord-est de la Pennsylvanie et au sud de | ‘Etat de New York, plus de 1000 puits sont forés chaque années. fé I Depuis 1947. un million da puits ont été forés et deux millions de lracturalions hydrauliques ont été a isées 5 Cette situalion ne saurait elre lransposable Ii d'autres pays dont Ia densilé de population esl supérieure.
  14. 14. L’expIoitation de ces nouvelles ressources pétroliéres et gazieres a conduit a une nouvelle croissance de la production d’hydrocarbures, qui paraissait vouee au déclin: la production de pétrole avait ainsi décliné de 11 millions de barils par jours en 1985 a 7 millions de barils par jour en 2005. Les Etats-Unis, qui devenaient un importateur croissant de gaz naturel. prévoient désormais d'en exporter é | 'horizon 2020. Le développement de cette ressource a conduit a une chute du prix du gaz aux Etats—Unis: il est aujourd’hui de 4$lMlVlbtu7, aprés etre passe par un point bas a 2$, alors qu'il culminait a 12$/ MMbtu avant Ia montée en puissanpe de la production de gaz de schiste. ~. Prlx du gaz natural (SIMMBTU) 25 -—— Etats-Unls (HenryHub) 25 Europe - - - - - - - Japan 20 Gaz de sI: hist§_ A Sou'r: es: Datestrsarn, Bloon'l: lerg, NATIXIS A O2 O3 04 D5 06 O7 08 0910111213 Evolutiorkdu prix du gaz nature! en Europe, au Japon er aux USA avant et apres la « révolution des gaz de schiste » (source : Natixis) Ceci a dome un avantage compétitif majeur a de nombreuses industries américaines, par rapport a leurs concurrentes européennes, qui continuent a payer un prix proche de 12$lMMbtu. 7 Le British Thermal Unit (btu, MMbtu signifianl 1 million de btu) est l'unité de mesure internationals pour le gaz natural. 1 MMBtu équivaut A 28.263662 tn’ de gaz nature! a temperature el pression donnees.
  15. 15. La renaissance de l’industrie sidérurgique américaine, de l’industrie chimique (raffinage et pétrochlrnie), et plus globalement, des industries énergie-intensives ou consommatnces d’hydrocarbures est une consequence directe de cette « révolution du gaz de schiste ». La sidérurgle amérlcaine a doublement proflté de cette situation: d'une‘ art, lexploitation des gaz et huiles de schiste a entrainé une augmentation la demands pour des produits et équipements utiiisés dans les activités été forage (tubes en acier, cuvelage des puits) ou de transport des hydrocarbures (pipelines) ; d'autre part, elle a pennis de réduire les cofits de production grace is | ‘utilisation d'une énergie peu chére, le gaz naturel ayant remplacé le charbon. C’est ainsi que le plus grand producteur d'acier américa’ ‘, ‘__, US’Steel a vu sa production de produits tubulaires utilisés pour le forage et ‘Ike ansport augmenter de 17% en 2011”. On considere que la révolution des hydrocarbures de schiste va contribuer pour 1/3 a la croissance du marche arnericain de l‘acier, qui devrait progresser de 20% d’ici s 2020“. (Q5 1. x , L'industrle chimique américaine a accru sa. §cohIpétitivité de facon spectaculaire, en bénéficiant d’une matiere premiere at bonimarché. En mars 2013, pres de 100 entreprlses chimiques (dont la moitié basée en dehors des Etats-Unis) avaient annoncé des projets d’investissements aux Etats-Unis pour un montant global de pres de 7'2 milliards de dollars, qufdevraient se traduire par la creation de 1,2 millions d’emplois entre 2010 st 2020 et générer 20 milliards de taxes (au niveau fédéral et IocaQ‘°. Ce moulrement de relccalisation de l’industrie chimique est sans precedent ‘. La production de gaz de schiste a ainsi apporté une contribution notable au redressement de la production industrielle américaine depuis la crise de 2008. Selon les statistiques d’ao0t 2013, les Etats-Unis ont pratiquement retrouvé leur niveau d roduction industrielle d’avant la crise (-0,6 %). Dans le meme temps, la prod industrielle se situe encore 16,9 % en—dessous de son niveau de déb E2§ ‘ en France, 12,4 % dans la zone euro et 13,3 % au Royaume-Uni. En Euro , |'AIlemagne, avec une production industrielle inférieure de 3,4 % a son niveau d'avant crise fait figure d’exception. 8 Miller 2012 9 White Paper on US Steel Industry — RNCOS 2013 10 Shale gas, competitiveness, and Nex US Chemical Industry Investment: An analysis based on announced projects — Economics & Statistics Department -American Chemistry Council — Mai 2013 11 Impact du développement du gaz de schiste aux USA sur la pétrochimie europeenne. Note de l’lFRl — Octobre 2013.
  16. 16. Si d’autres facteurs que la production de gaz de schiste (politiques monétaires. politiques budgétaires et fiscales. evolution des taux de change, marché du travail. ..) ont contribué a la divergence dans révolution de la production industrielle entre les Etats-Unis et les autres pays développés, ii n’en reste pas moins que la baisse des cofits de l’énergie a eu un role majeur dans le redressement de la production industrielle américaine depuis 2009. Production manufacturiére (100 an 199821) Etats-Unis L; 120 Royaume-Uni 120 -------France 1 15 1 15 1 10 1 10 105 105 100 100 95 95 90 90 Sources . 'Dltastreem. NA TIXIS 85 85 9899 0001020304050607080910111213 Evolution de la productlpn manufacturiére aux USA (source : Natixis) Le développement des hydrocarbures non-conventionnels a par ailleurs un irnpact geopolitique impofiant”, tant par rindépendance accrue qu’il donne aux Etats—Unis vis a vis des pays fournisseurs, que par les relations d'Etat a Etat dont il est l’objet“’. Barack Obama pouvait ainsi déclarer dans le New York Times du 19 décembre 2012 s ce sujet: « cela nous donne plus de liberté de mouvement pour ifidiquer la maniém dont nous voyons les chases pour le Moyen-Orient et plus généralement pour le monde. »“‘ fié‘ 4r La gaz de schiste chamboule Ia eopolitique » Régis Genie. Le Monde Diplomatique Aout 2013 1 ' , Selon la presse japonaise, citée par Les Echos le 25ID9l2013, Tokyo at Ottawa finaiiseraient un accord qui pennettrait au Japon d'importerjusqu’a 40 millions de tonnes per an de gaz de schiste canadien. Soil de 45% du volume de GNL importé par la Japon en 2012. Afin de taciliter cette négocialinn. Shinzo Abe a propose au Canada de pousser les entreprises nippones et certaines banques publiques de l‘archipeI a investir diractement dans les infrastructures d’explorallon el d'exporl: ation de ce gaz. Tokyo pourrait notamment apporter son aide a la construction au Canada de pipelines pour transporter Ie gaz des sites daxplcitation jusqu'aux ports dembarquernent. et soutenir aussi la mise en place d‘usinas de liquélaction. Si cet accord gazier avec le Canada devait se concrétiser. il lnterviendrait apres la conclusion reoente de deux autres accords avec les Etats-Unis. portant sur la Iivraison de 6,7 millions de tonnes de gaz de schiste par an au Japan A partir de 2017. 14 ". ..thaf gives us more freedom of movement to speak of the kind of Middle East that we want to see and the wodd we want to see. "
  17. 17. :noc: I.l5:1t-lzinunoztnzlzzlzztslxvrzvulelsziuvzawaaxuazmz Evolution de la production mensuelle de gaz_aux USA de 1996 a 2012 Source : Agehce lntematiphale de l‘Energie u : I! !! run also an 22: Se: 21:: 35:: :. ':K :13.’ at 25:‘ :2: my arm am: am Evolution de la production mensuelle de pétrole aux USA de 1996 a 2012 Source : Agence Intemationale de / ’Energie
  18. 18. 1.2 En Amérique du Nord, le Canada se place dans le sillage des Etats-Unis En Amérique du Nord, la situation de l’Alberta a egalement été examinée par les deux rapports CGEDDICGEIET qui ont été oonsacrés, en 2011 et 2012 aux hydrocarbures non-conventionnels. Cet Etat canadien compte en effet plus de 350.000 puits”. et chaque annee 15.000 demandes nouvelles sont deposées, dont 60 % comportent des forages horizontaux. On compte environ SOQ appareils de forage dont 600 en operation (certains forages durent quelques jeuys‘, d'autres une annee). La haute saison de forage est l‘hiver car le gel faciliteles operations. 60 000 fracturations y ont déja été réalisees, dont 3 000 duraptyfiivér 2011. , gr -‘ ' Ainsi, 15.000 puits ont été forés dans le Canada anglophonia efi=2012. -+ Le Québec, qui a longtemps été réttcent a fexplorati at Pexploitation des hydrocarbures de roche mere, a autorisé en ao0t;201.3'la societe quebecoise Petrolia a fracturer par injection le sous-sol de l’il’§€t. ’Anticosti, dans le golfe du Saint Laurent, pour en extraire du petrole de s: ¢:iji's‘_te. “ . .., , i 1.3 Plusieurs pays dont les pays émergents se positionnent pour tirer profit de cat‘; opportunité 1 La Chine. |’Argentine, le”l(l§>'fi’que, et, plus recemment, le Bresil, ont manifesté la volonte de clévelopp rs ressources en hydrocarbures non-conventionnels. Par exemple en entlne, dans le bassin de Neuquen, 220 puits ont été fores depuis 2010, -. -‘N N "180 qui produisent de l'hui| e de schiste‘5.Le bassin du Neuquen e t<l ' incipale zone de production d’hydrocarbures (petrole at gaz) d'Argentin%'I'| omporte aussi deux parcs naturels et est classé au patrimoine mondial de Unesco. L’agriculture (fruits) y est un autre secteur économique important, et la tourisme y connait une croissance tres forte. C2 L’Afrique du Sud, qui avait pose un moratoire interdisant l’exp| oration des hydrocarbures non-conventionnels | ’a levé en septembre 2012. et devrait prochainement accorder de nouvelles licences d’exp|0ration, comme l’a indiqué le President Jacob Zuma dans son discours sur | 'état de la nation devant le parlement, en février 2014. 15 150 000 actits, 60 000 inactifs at 140 000 abandonnés 16 162 de ces 220 puits ont été torés par la compagnie nationale Yacimientcs Petrollferos Fiscales. V18-
  19. 19. 1.4 En Europe, la Pologne et la Grande-Bretagne se lancent dans Fexploration et développent des politiques incitatives — l’Union Européenne accompagne cette démarche Gal at petrol: de schiste Posltlon des pays sur l'exploitation do gm at du péttolede schiste Frmcipaux bassmsde pruspectmn (5 Exploitation en cuurs Q Exploitation interdrte cu memoir: Prmcipaux bassin: de production 6 Exploration on tours on prevue 5"" '3 "5m"a“°“ "Vd'a””““e Norvr‘. -ge Danemarl: —i Snug. Russia 6 Canada Pawn” —. ‘ Rcyauma-Urll O 6 ”* "“°""3“‘-"' o——unuaine Fr= M—6 Koummle Ems-unis G . . f. spag'nI-- - 6 - mum Portugal Mm. lrlk Iran Ocflm ' II: -9'1: “W! Arable I saoudlle mg Mmqueé an Pakistan Colombia Brésil Bolivia w-——— Paraguay 0 . MI, E) O Afnvitl no Afrique du Sud Chili les reserves mnndlales degazetdepétrole selon lasource Legazdescl1lsteauxEtats-Unts VOLlJMl: SP01ENIlFltEMFNl l XIRACHEI P3171191} | i?0ll GIl. Enmilardst1err' Pétrolenn Fl'Il| 'lfll€§ dc bani: PM Ga: . cians earn-Juana‘! I: Ol'lt‘Er'lt| Dl'lflEI Patrol: 2 2 0 gjgrgm da gaz arne' cane Ge: per -013 ct-nvc'itnnnt'l en : 't'v1I '39 5l?1'I5!_B _ cs schiste [—. . T, *- lgizgg Si‘-L MES Elkli l. l'. ‘-H! !! ~ IMOGQA‘ HEE ll V. D‘rtl2-E Position des pays sur l'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels Source . ' De plus en plus d’Etats partisans du gaz de schiste, Le Monde 28/08/13
  20. 20. La volonté du gouvernement polonais de developper cette ressource pour réduire sa dependence au gaz russe a conduit. :3 ce jour. :3 un nombre de forages Iimite (moins de cent). sans commune mesure avec le rythme de forages que connait l'Amerique du Nord. Ce rythme de demarrage est notamment la consequence des délais utiles pour que les residents dans les zones concernees soient bien informés (selon un systems similaire a ceiui des enquetes publiques en France). ll traduit aussi les precautions prises par | 'administration polonaise pour mettre en place les controles des pratiques operationnelles utilisées. La démarche volontaire et encadrée adoptee, et l’adhésion d‘une majorite de Polonais" au souhait de moins dependre de fournisseurs russes ont perrfnis a cette stratégie da se poursuivre sans soulever d'opposition majeure. O Si plusieurs majors (ExxonMobil et ENI) ont decide ces derniers mqisjgle vendre leurs participations ou de ne pas renouveler leurs concessions en Pologne — du fait de résultats decevants sur les puits testes“ mais auisi do lourdeurs administratives. d'autres opérateurs de renom y poursuive ”ftxlt_= ‘,u’rs operations olu ChOlSiS§§tl; l_13[d'yti‘n: ‘lelStlr ECh¢| e_vrton. ker(1 decgtglzlu-refi2 E = Du ggazl a etc: a rar ans un I sa is aisan a e or soon a -. ergy can e | 'ouest de Gdansk (societe San Leone), amenant legguvernement a annoncer le »d l demarrage d'une exploitation commerciale au cou , ennee 2014"’. Le gouvernement polonais souhaite voir cetah ‘rt s'accélerer. Le premier ministre Donald Tusk a annoncé an mars 0 Pintroduction d'une nouvelle J réglementation plus favorable aux investisse rs. prevoyant notamment une exoneration d'imp6ts pour les compagnies petroiiéres productrices de gaz de schiste jusqu'en 2020. et se donne pour objectif que 12.5 milliards d'euros soient investis dans le secteur sur la meme periods. 4-" Au Royaume-Uni le gouyernement fait du developpement de ses ressources en hydrocarbures non-coriventionnels une priorite. A la suite de deux microséismes2°. les autorités britanniques avaient suspendu les operations pour analyser la situation at definir les precautions utiles. avant de les autoriser progressivement a nouveau. ‘re 17 1 hiesondage realise en aout 2013 a montre que la population polonaise est dans lensembla tavorfialae ux gaz de schistes. En effet. la population des regions les plus ccnoamees par rexploration (Pcrne et Lublin) se prononce e 72% en feveur de l'exploitation. e condition que des garantles environnernentales soient mises en place. Dans ce cas. 60% acceptent que l'exploitation ait lieu a note de leur domicile. 1B Notamment a cause de teneurs elavées en argile 19 Source : Bulletin Economique Pologne du 31 janvier 2014 : ht‘. ‘p: ll_v_¢m. bulIetins- electronigu§s. coflectugIItesL7_§§1§;1tm Le Bulletin Economique precise que pour | 'heure. 51 forages ont été realises en Pologne dont 11 horizontaux. La fracturation hydraulique a ete employee pour 20 d'entre aux. Il est prévu de realiser 343 forages d'ici a 2021, alors que quelques 200 s 250 forages devraient permettra de conclure quant a la viabiiite d'une exploitation a I'echelIe industrielle. 20 1.5 sur réchelle de Richter en mi 2011. apres 2.3 en avril 2011. o'est e dire a un niveau qui est mesurable par des instruments. mats est rarement ressenti at he provoque jamais de degradation. Les statistiques sisrnlques indiquent qu'il se produit 1 000 microseismes par jour dans le monde d'intensite 2 a 2,9. et 6 000 d‘intensite inferieure a 1.9
  21. 21. —= oan= __ Le premier ministre David Cameron, qui annoncait a l'été 2013 l’instauration du « régime la plus généreux au monde pour la gaz de schiste », a mis l’accent en janvier 2014 sur les avantages fiscaux dont bénéficieraient les communes britanniques qui acoepteront des projets d'exploitation d’hydrocarbures non- oonventionnelsz‘. Le gouvernement voit la une opportunité pour la creation d’emplois et une solution 2 | ’enjeu de la dépendance énergétique, Les travaux déja réalisés au Royaume-Uni sur les hydrocarbures non- conventionnels ont conduit le British Geological Survey a estimer en juin;20V13 que le gisement du « Bowland shale» (sous le Lancashire et Ie Y rkshife) représenterait des ressources en gaz 50% supérieures aux r ources oombinées des deux principaux gisements américains, le Barnett shale et le Marcellus shale. { 1 ‘, . .« Ceci a conduit des analystes a estimer que l'exploitation, dg§ise'gisement pourrait représenter un accroissement de 7 milliards de livres{du 'l? :‘lB' annuel britannique, tout en permettent une reduction des émissions ‘gaz a effet de serre (par substitution de gaz naturel a d'autres sources nées, dont la combustion émet plus de C02, comme Ie charbon). Accom gnant ce mouvement positif en faveur des hydrocarbures non—conventionnels"“en Grande—Bretagne, Total E&P UK a annoncé en janvier 2014 son entréedansfle secteurzz. 1 Au Pays-Bas, le Ministre des Affaires Economiques s'est fait Pécho” des résultats d'une etude“ indiquant qlie « les reserves de gaz de schiste du pays pourraiont étre exploitées sans risque et que des forages d’exploration seraienr nécessaires pour déten-nine'r‘ tfampleur des ressources ». L’Ukraine et la Lituanie partagent la volonté pqlojraise’ d'exploiter leurs gisements d’hydrocarbures non- conventionnels pour s’affranchir des foumitures de gaz russe. Par ailleurs, le Danemark, la Suede, la Roumanie, la Hongrie, l'Espagne25 et la Bosnie ont récemment attribué des perrnis d’expIoration pour des hydrocarbures non- conventionnels. 21 . éelles-ci recevront la lotalite de la taxe professionnelle. soit environ deux millions d'euros supplémentaires par an pour chaque site. 22 Avec tacquisition d‘un intéret de 40 % dans deux pemris cfexploralion et de production da gaz de schiste au Royeume-Uni, silués dans le bassin clu Gainsborough Trough: h ‘ l. com/ fr/ med‘ siac'tuaIitelcommun' uesl2Cl1tiD113-To1aJ-clevient-la- remiere-ma'or-a— rendre—cles- rmi az-de-sc iste~au-Ro aur. 'se-Uni- 23 Le 25 aofit 2013 24 Confiée au cabinet Witteveen & Bos 25 00 peut noter que qualre regions espagnoles (dont la Catalogne en janvier 2014) ont édicté des interdicfions de la fracturation hydraulique. qui font aujourd’hui l’objet de recours déposés par le gouvamement central de Madrid devant la Cour constilutionnelle.
  22. 22. La plupart des autres pays europeens examinent la situation sans avoir pris de décision pratique definitive. La nouvelle grande coalition en Allemagne a pris position sur la fracturation hydraulique, considerant cette technique insatisfaisante du fait des riequjes potentiels pour | ’homme, la faune et la flore. Dans ces conditions, elle e 'me“gue la priorite absolue doit etre Ia protection de la sante des citoyeg s et la preservation de la qualité de l'eau potable. A l'heure actuelle, §i“1_‘ldee d‘un moratoire a pu etre évoquee au cours de la campagne de§’201 , il n’y a actuellement pas de projet de legislation au niveau federaksur -{exploration et l'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels. Néanmoins, le ministere allemand de l’economie a declare que Ie gcuvernement I'l'§)11erait des recherches scientifiques pour analyser les impacts de la fractura_ n hydraulique, en y associant les Lender, les universites et l’industrie. >Betlin pourrait egalement introduire, dans une future lci, I'ob| igation defcmfener des etudes d'impact environnemental et de consulter les citoyens2‘§‘'; /4. _‘! - N A l'echelon de l'Union Européenne, lafiizénmission a publle le 22 janvier 2014 des recommandations non contraignantes 7 « relatives aux principes minimaux applicables a I’exp| oration eta la production d’hydrocarbures (tels que le gaz de schiste) par fracturation hygraulique a grands volumes ». Le commissaire Europeen a | ‘energie. Giifither Oettinger. et le commissaire européen a l'environnement Janez ltljptochik avaient 5 plusieurs reprises declare que l'Union Européenne n’interdira‘ ‘pasta fracturation hydraulique, et laisserait des marges de manoeuvre aux Etats membres. Le Parlement Européen, pour sa part, a debattu fin 2013 et debut 2014 de | ‘insertion des hydrocarbures non- conventionnel rd‘ s"la directive sur l’evaluation environnernentale de certains projets". F ccmpromis avec la Commission, la directive adoptée le 13 mars 201 revolt finalement pas d'ob| igation de realiser des etudes d'impact environnem ntal pour ce type do programmes. 6;; 26 int‘ : /Iwww. abo. nel/ cil o 27 htggzlleug-iegeuroge gulLexU; iServ/ Le §; FR: PD-F 28 ll s’agit de les soumettre e etude d'impact dns tous les pays europeens, on peut noler a cet egard que la reglemenlation fmncaise prevoit deje une notice d'impact au stade de la demands de permis de recherche, notice qui peut, a la demands du Prefel, etre precisee et completes Iors de la demands d'autorisation de trovaux.
  23. 23. 1.5 La France est Ie seul pays au monde, avec la Bulgarie, a‘ interdire la fracturation hydraulique L’ampleur, l'anciennete de la prospection et de la production d’hydrocarbures en France”, et | ’absence d'incidents majeurs au cours des decennies d'activite petrolieres correspondantes“ ne laissaient pas imaginer la reaction qu'a susdcitee en 2011 la perspective d'exp| oration des gaz de schiste dans le Sud-estiydexla France. L. . §—. e:_. ., , _*, e._L«. -L, , Au ; Localisation de forages pétroliers effecrues dans le Bassin parisien depuis Ie debut des années 1980 (source : industrie) 29 L'exploration et la production d‘hydrocadJures en France ont ete particuliersmenl intenses depuis la tin des ennees 1950 (Lacq) jusqu’a la periods actuelle. Dans les annees 1980 at 1990, des cenlaines de forages (environ 2 000) ont éte realises dans la Bassin parisien, oonduisant a la decouverte eta la mise en Production de nombreux gisements, comme oelui de Villeperdue (decouvert par Triton puls exploite par T0la| )_ pu Chaunoy (decouvert par Esso. la production continue aujourd’hui avec comme operateur la societe Vennilion, qui gere en 2013 deux cent puits actifs de production d’hydrocarbures dans le Bassin parisisn). 30 Qui ont comporte la realisation d‘acquisition de profits sismiques sur | 'avenue des Champs Ehrsées el celle d’un forage a proximite du chateau de Versailles. .23.
  24. 24. On peut, a posteriori, attribuer l‘intensite de cette reaction a trois facteurs : C dans les annees 1990, l'instruction des permis de recherche d’hydrocarbures a été « simplifiée » avec la suppression de l'enquéte publique qui jus ue-la était requise a l'occasion des demandes de permis (donc sur un te ; to_ire étendu), et qui n'a plus ete maintenue qu'au stade de la preparation de chaque forage spéciflque, donc au niveau des communes, dir_ectement concernees. Les maires, qui ont appris par la presse que des pérffris avaient ete delivres, ont pu avoir la sensation legitime que les ajgtqrites avaient souhaite « leur cacher quelque chose » ; dans le bassin du Sud-est, les affleurements d connus depuis l'époque romaine, et le gisement de 1924 a 1951 par la Régie Nationale des es. Neanmoins, et malgré tétw cet historique, le bassin du Sud-estgfl dans les trois derniéres decennies, beaucoup moins éte explifije que le bassin parisien. Les residents concernes n'ont donc pas 3‘e“reference proche de ce que peut representer un forage dhydrocarburee maitrise. En consequence, les craintes Iegitimes de voir bouleverser leur paysage par une forte densite de puits « a Pamericaine » et par une noria de camions se sont exprimees avec force ; /53 le film Gaslanda‘ d "tie “ ntenu est extremement contestable d’un point de vue scientifique°2% tin effet d 4 e pe, trol, é pres de Gabian sont bforrespondant a été exploite éfavorable sur l’opinion publique, alors meme t ete pratiquee en France an au moins 45 que la fracturaqphx ydraulique avai é d é ‘ r cente, sans susciter ’ motion reprises, "usqu'a une periode particulierre§: g:} .1 Q 31 32 aya sediments organiques 33 I‘explcraticn at l'exploitation des hydrocarbures no operations de fracturation hydraulique ayant ete re l'essentieI sur des cibles conventicnnelles. La fracturation a en 2010, pour evaluer la productivite at l‘efi'rcacite de la stimulation Documentaire de Josh Fox. scr1i en 2010:h zliwwwdeil motion. mlvideol i i esland news Le gaz, dont l'image la plus connue du filrn met err scene | 'inllammation a la sortie d‘un robinet, nt ete identifré par analyse comma un gaz d‘origine biogenique (s'est-a-dire issu de la tennentation de a faible profondeur 1 marais, tourbe, .. .) Le rapport de l'0PECST at Les techniques alternatives a la fracturation hydraulique pour n-conventionnels rr (Novembre 2013) recense les alisees en France depuis les annees 1980, pour ete utilisee deux fois par l'entrepn‘se Vermilion, de la roche mere, sur ie site de Ghampotran (Seine-et-Mame).
  25. 25. Ces reactions forles ont conduit au vote de la loi 2011-835 du 13 juillet 2011. qui stipule que «fexpioration et l'exploitation des mines d’hydrocarbures Iiquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydreuiique de la roche sont interdites surle territoire national. » Cette loi crée « une Commission nationale d'on'entation, de suivi et d'évaiuation des techniques d’expIoration et d'exploitation des hydrocarbures Iiquides er gazeux», qui «a notamment pour objet d’évaIuer les risques environnementaux iiés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives, _et qui émet un avis public sur les conditions de mise en oeuvre‘—des expérimentations, réaiisées é seuies fins de recherche scienrifique sous controls public. » Le décret n°2012—385 du 21 mars 2012 a fixé la composition de cette Commission, sans que ce| le—ci n’ait jamais été installée, ses m‘eri1bres n‘ayant pas été nommés par Ee gouvernement. ‘y“ .25.
  26. 26. 2. La fracturation hydraulique suscite des critiques, dont certaines sont dépassees et d’autres tres Iégitimes. Cette technologie reste insatisfaisante au plan environnemental. 2.1 Un certain nombre de critiques sont formulées a I’enco_ntre de la fracturation hydraulique, technologie dominante. a I’écheiIe mondiale pour exploiter les gaz et huiles de§chiste La majorite des critiques formulées par les opposants aux gaz dQ_$&Fl1%fe portent sur la fracturation hydraulique, et pius particulierement sur l’emploi , de tres gros volumes d’eau et d'additifs chimiques. (‘V Sont par ailleurs évoques le risque de fuites d’hydr6éar15ures, notamment dans les nappes phréatiques, Pimpact sur les paysagesNa sismicité induite et les nuisances pour l'environnement local (circul QTld‘eS camions, nuisances liées aux lravaux), ou les fuites de methane d q§‘1;tmosphere. De nombreuses etudes sur ces differentes qu tions ont été réalisees aux Etats- Unis, et ont permis de documenter la pgiiliii ’ de ces critiques et de mettre en place, le cas echéant, des réglementa ou des bonnes pratiques de la part de l’industrie, repondant a ces graves prob emes. / Aux Etats-Unis, la fracturation hydraulique est encadrée par un certain nombre de réglementations au nlveafjgfederal. Toutefois, les differents Etats conservent la primaute dans ce dom; -iine“et’développent des réglementations qui permettent de répondre a leur‘é» spécificites locales, aux plans geologique et environnemental, notamment dans | ’objectif de protéger la qualité de l’eau potable. L'Etat federal americain (Environment Protection Agency, EPA) et les Etats federes se sont "attaches a adapter progressivement la reglementation pour mieux maitriser les risques. and era‘! Actions» publie la 15 juillet 2013 soulignait ainsi que, lors de la dern erg session legislative, 170 décrets (« bills ») avaient ete adoptée concernant la prospection et la production des hydrocarbures non- conventionnels clans 29 des 32 Etats concernes et que 14 de ces Etats avaient publle des lois relatives a la production de gaz naturel. En outre, 35 décrets relatifs a l'obligation de rendre publics les additifs chlmiques utilises ont été pris, dans 14 Etats (au total, fin 2012, 16 Etats avaient ainsi rendu obligatoire une telle publication). Le rapggtyc An overview of Unconventional Oil and Natural Gas: Resources Ce rapport soulignait egalement que l’EPA poursuit activement ses activités d'étude, d’evaluation et de coordination en la matiere.
  27. 27. 2.1.1 Risques lies a‘ l’emploi d’additifs chimiques Les risques lies a I'utilisation d'additifs chimiques sont de deux ordres : — risques de remontee de ces produits chimiques dans la nappe phréatique; - risques de fuites en surface des produits chimiques. L’administration americaine a procede a un examen detaille des incidents rapportes sur les forages realises aux Etats-Unis. Aucun cas de reméntee d'additifs chimiques dans la nappe phréatique n’a ete rapporte. Des ca e fiiites en surface (rupture de canalisations, relargage de fluides remontant; u puits, rejet excessif d'eau dans les cours d'eau en etiage) ont été relevésien nombre Iimite (cf. ci-dessous 14 cas releves sur plusieurs dizaines de milliers de puits). 2 N; La réglementation americaine a été renforcée. Par angple, elle prévoit desormais que la fracturation hydraulique soit interdite dans) gisements situes a moins de 300 m an dessous d’une nappe phréatique lies mesures realisees indiquent que la distance verticale de propagat_iQi1}d’I! he fissure due a une fracturation hydraulique ne depasse pas 100m). ‘,. {‘*s. .«- ' La reglementation americaine (Safe Drinking; "3k'i§'/ qater Act) prevoit egalement une distance minimale entre les puits et les ' tag‘es d’alimentation d'eau potable, ainsi qu’entre les puits et les cours d’ea ‘ Elle laisse cependant une grande latitude aux operateurs non seulement sur la nature des produits injectes, mais meme sur les lnformations publiées quant a ces produits“. (< 1 . r A ce titre, on peut done considerer que la technologie de la fracturation hydraulique utilisee n'est pas satisfaisante, car elle ne permet pas d’e| iminer l’usage d’additifs chimiques. 2.1.2 Les volumes d'eau utilises L’in)’ection diéau dans les gisements de petrole est une pratique courante pour maintenir la pression du niveau du gisement et donc ameliorer le taux de recuperation (le rapport du petrole extrail sur le petrole en place dans un g e ent). Dans le cadre des gisements traditionnels, |’injection d'eau se fait par de Jpjuits a la pérlpherie du gisement et est alors pratiquee de maniere continue. 34 L'industn‘e americaine a fait des efforts pour ameliorer la transparence en la matiere. Desormais. il existe un registre en figne (FracFocus) sur lequel les entreprises déclarenl publiquemenl la nature des produits chimiques utilises dans la fracturation hydraulique. En mai 2012. la registre oomptait 17.000 declarations emanant de 135 enlreprises diflérentes. L'industrie a egalement soutenu iadoption de regies d_e declaration dans le Colorado. le Texas et le Wyoming. Dans cerlains cas, l’industrie va au—dela de la reglementation et adupte les rneilleures pratiques de forage au niveau regional.
  28. 28. Pour les gaz de schiste, |'injectlon d'eau de fracturation est realises de maniere ponctuelle, a partir du puits d’exploitation. Si l'ame| ioration constants en Amérique du Nord de la technologie de la fracturation hydraulique a permis de reduire les quantites d'eau utillsees et d'ame| iorer Ie traitement des eaux de rejet, il n’en reste pas moins que l’utilisation massive d'eau. car proportionnelle au nombre d'operations de fracturation, pose des problemes importants de conflit d'usage. 2.1.3 Les risques de fuites d'hydro, parbures dans les nappes phréatiques <‘; {? 1‘! ' C'est le sujet sur lequel le plus d'incidents ont été releves x«. 'Etats Unis (cf. notamment l’etude du Massachusetts Institute of Technoiogfeitée ci-‘dessous — 20 incidents releves). Ce nombre d'incidents est toutefoiséeste tres faibie, si on Ie ramene aux centaines de milliers de puits fores. , 5,3» Tous les cas releves ont pour origlne une marggge realisation du puits de forage, et en partlculier une cimentation detest euse. La problematique des hydrocarbures non-conventionnels nest is 4-eogard pas differente de celle de toutes les activités classiques d’exploration§u_, ptoduction des hydrocarbures. La reglementation americaine evolue, en rticulier dans les Etats de la cote Est pour prevoir un triple cuvelage et une double cimentation. et maitriser ainsi ce risque, qui n'est d‘allleurs pas speci rque aux gaz de schiste. ‘”<. = §tl{4:}'impact sur les pa ysages Le drolt minier - é cain, dans lequel ie proprietaire du sol est egalement proprietaire du «sol, conduit e une multiplication des sites de forage (au moins autantg tes de forage qu’il y a de parcelles ayant des proprietaire-s differents ‘ icale du gisement). Le droit minier francais — et les techniques de forage horizontal - permettent, ‘essential, de concentrer les forages d‘un meme gisement sur une seule po r I pégorme. Au-dela de la periode de realisation des forages et des fracturations (quelques semaines), l’impact sur les paysages se limite aux tetes de puits qui, dans le cas des gaz de schiste, ont une hauteur de 1,80 metre. -23-
  29. 29. Cerlains paysages americaine ont été «devastes» par la multiplication de forages verticaux pour l’exploration petroliere par suite du laxisme” des autorités locales, lui—meme lie au desintérét d’une part importante de la population concernée sur le devenir de ces paysages. Une telle devastation n‘est pas une regle du genre. Le cas de rexploration at de l’exploitation d’hydrocarbures conventionnels telles qu'eIles ont été realisees dans la Bassin parisien depuis le milieu des annees 1960 montre qLi. ‘,ell_es peuvent parfaitement se concretiser d'une maniere respectueuse‘ de l'environnement et des paysages. La reglementation francaise, p_0.J’Etat est proprietaire du sous-sol, et concede un gisement complet, ne conduitpar ailleurs pas a une multiplication sauvage des teles de puits, coritrairement a la réglementation americaine, oil un gisement unique peut segtrpijver exploite en concurrence a partir d'une multiplicite de parcelles le"§ recouvrant. Les technologies actuelles permettent de regrouper plusieurs puits (de 10 a 40 suivant les caracteristiques géologiques) sur une meme plateforme. La reglementation peut donc avoir un effet de dispersion‘ d'es puits avec des forts impacts paysagers, comme aux Etats-Unis, ,o_ u. ,au contraire privilegier un regroupement sur un nombre beaucoup plus restreint de plateformes de faible surface. i i 35 On peut rappeler que, dans le but de favoriser la production d’hydrocarbures sur le lerritoire des Etats—Unis, le gouvemement americain a dans le passe accorde a lexploralionlproduction d’hydrocarbures une série rfexemptions: les aclivites concernees n'elaient ainsi pas soumises au « Safe drinking water 30! 5, ni au « clean water act ll. nl au ei clean air act :2, ni au «comprehensive environmental response Gflmpensation and liability act », etc En France, et plus globalement en Europe, il n'a jamais éte envisage d’-accorder de telles exemptions.
  30. 30. 2.1.5 La sismicité La frequence dans le monde et les consequences des seismes se oaracterisent par l‘echelle de Richter, ci-dessous 2 UPHK riatiyri . '.i3i; nrtur. :t- Micro i¥'g'"5 d° Micro trembiement de terre, non resserili. 2.0 A 2.9 Mlneur 3.0 e 3.9 Souvent ressenii n-rein oausanl rarementdes domrnages. Genéralement non rassenti mais detentelenregislre. 9DODparen Seoousses notables dobjets e linterieur des maisons, bruits ‘ti, 6 20° par an 1 d'entrechoquement. Dornrneges lmportants peu oornmuns. Peut causer des domrnages majeurs in des edifices mal can I ‘dans des 30" r an annex res-treintes. Cause de Iegers dommeges aux edlfisx n oonstrults. P3 , .. . elre destructeur dans des zones allantjusflgg 0 kilometres in le 12“ par an ronde si elles sont peuplées. . Paul provoquerdes dommages modére i s dans des zones plus vestes. V ' -I»-4. , .__H , 1 par en Paut ceuser des clornmages seriaux dans des zones a des cenlaines do 3-“ 3 3-9 kilometres a la ronde. Dc-urn! -its ur 9,0 at plus Dévasle des zones de plueieirrs rnilliers de kilometres ti la ronde. 1ent3i': n|°s 6 5"‘ Une fracturation hydraulique ealisee pour de la geothermie profonde a Bele en 2006 a proximite d'u ‘fgille geologique a conduit a un trembiement de niveau 3. Au Royaume Uni, €t'i.2011, des fracturations pour l‘exploration de gaz de schiste ont conduit a des micro-tremblements de terre de niveau 1 a 2. Une mei_ll ure surveillance microsismique lors de la realisation des forages est une technique adaptee pour eviter la reapparition de tels incidents. i 2.1.6 Les contraintes de voisinage lors des travaux. Ces contraintes (bruits, nombre de camions, voles d’acces) s’évaIuent au cas par cas lors de l’etude d’impact. Des forages et des fracturations hydrauliques ont deja ete realises dans des environnements urbains: les contraintes utiles peuvent etre posees par l'administration en fonction de l'environnement local. -30-
  31. 31. 2.1.7 Les emissions de methane dans I 'atm osphere et l'efl'et de serre La derniere etude faisant reference sur la question des emissions de methane liees a l'exploitation de gaz nature! a été realisee conjointement par Caltech. l'Universite de Califomie UCLA, la Washington State University, la Colorado School of Mines et la Texas University. Elle a été publiee en septembre 2013 dans les Proceedings of the National Academy of Sciences“. Elle indiqueque les fuites mesurees sur les puits surveillés restaient tres limitées'; en moyenne 0,42% du gaz produit. , 0 En tout etat de cause. ces résultats sont largement en dega des lchiffres cites auparavant allantjusqu’a 8%”, qui remettraient en cause Pinteret meme des gaz non-conventionnels par rapport au charbon sur Ie plan climatique'. ll ressort de l'etude precitee que les fuites constatees seraiegt dues pour moitie aux fuites dans les systemes de compression et autresequipements, et pour moitie aux operations de degazage, torchage et doigvriloading”. A ce sujet, il faut noler que : V: - l’utilisation de matériels modernes et ho ’ legues dans ce sens permet de reduire, sinon d’eliminer, les fuites provenfintrfies equipements”. - d’autre part. les fuites liees aux activrtes de degazage, torchage et downloading peuvent techniquement ‘étre eliminées, avec des cofits supplémentaires. Le point clef est que, si les emissions de gaz ne sont pas reglementees, un puits de gaz peut effectivement epiettre ‘du methane dans la mesure or‘: il est souvent plus rentable de torcher et de? laisser degazer sa production plutot que de mettre en place des dispositifs. techniques lourds pour récupérer des quantltes que l’industrie pourrait juger icmarginales ». Neanmoins, ces emissions peuvent étre éliminées a 99%" a‘: condition que des mesures de controle soient établies par voie réglementaire. 36 "Measurements of methane emissions at natural gas production sites in the United States. PNAS. September 2013 2 h 1/ . n”. . lccgiggnggggylzgj§I0§l1Ql1§Q4§§Q1]Q. Etude menee sur 190 sites d'extrac1ion cle gaz natural, soit un échantillon significatif de la situation americaine 37 Estimation Ii hute in de l'etude de Robert Howarth (Universite de Comell) publiee en 2011 et largemenl reprise par les opposants au gaz dc schiste. Voir par exemple h ‘ ‘ ' ' chiste—serait-aussi-nocive- ‘l’ . lemonde. frl Ia u —le n 41 244.l1tml 38 Le downloading consists :3 enlever l'huile qui s'est accurnulee dans un puits de gaz 39 Recommendations du SEAB (Departement de l‘Energie). Novembre 2011 : hgdlengggy. about. comlogldrillinglalgtgslg-Ggs~Frodu@ igflecomfigdations—FQrn—Seab, htm 40 Measurements of methane emissions at natural gas production sites in the United States, PNAS, Septembre 2013
  32. 32. Signalons enfin que les autres emissions non constatees sur site relevent en partlculier du réseau de distribution, et ne sont par consequent pas imputabies a l’activite d’extraction de gaz naturel. Ainsi. lorsque le gaz consommé est de provenance lointalne, il faut ajouter aux fuites sur Ie reseau national les fuites intervenues pendant le transport international. Le taux de fulte qui fait reference est de 0.9% de pertes pour 500 kms pour un gazoduc. Les graphiques ci- dessous issues d'une etude menée par la Commission Européenne en 2012'" illustrent le differential d'emissions de gaz a effet de serre, selon les sources d'approvisionnement. en mettant en evidence l'impact lie aux fuites lors du transport du gaz. i 0 re ‘l2:E‘l11I5stonssurloeyI= te deviu rssociées iiapmdumfimdatrutridné nugueuueharbun ( -Ga: corwermxnrei par pipeline de provenance -e. I'opee. -he Gaz de schiste en Europe- ; Ga: corwentimrei pat pipeline de provenance g extra-eurnpeenne E‘ GNL de prwenance axtraeuropéeme charbon 0 200 400 g diqulvalem CD2 par rewi- - N 11: Emissions aerate: euodeu at: an aonventionnel cg déquiwlent CO2 per kliwr) féfjj 7’ i . Nnétie-GNL £”"'1*”'”"fi" we | ""5 Norvése-niveiir-e}E‘”""'” *L* cc 1 i if Tram-ant ~. m.. ... ... ... i. ‘ .1 3 ff Russia-pipeine ‘t; ':1_? _,f'”"'*'*'* *""fij I “mspm ‘gr-It RnyaunIe—Un1'-PEPBEW1 ">">’>| §'>, “j . ‘ Cnrnbusbon __. _________ 41 Climate impact of potential shale gas production in the EU, 2012. Source : http: lleaeumpa. suIcIirna/ policiesleccpldocs/120B15_final_report_en. pdt
  33. 33. 2.2 Les etudes réalisées aux Etats-Unis permettent toutefois de relativiser les incidents lies a‘: la fracturation h ydraulique Le nombre de puits fores aux Etats-Unis (plusieurs dizaines de milliers par an), dans des environnements réglementaires variables, et par des operateurs de qualité egalement variable, permet d'evaluer le niveau de risque sur chacun des sujets d'inquietude. Le Massachussets Institute of Technology, reconnu pour son expertise etspn independence, a publie en juin 2011 une etude qui fait Ia synthese degglausieurs rapports”. Cette synthese des incidents relatifs aux forages d’hydr_" rbures gazeux rapportes de 2004 a 2009 a identifle 43 incidents (plusieurs-tliiaines de milliers de puits ont été forés pendant cette période), don_t. i4.elle donne la repartition ci—dessous : * N, . : ’ iVCon'mmination tie t! ilJ| t.Ii%él'e par u'u gaz rraiurei -~ I * Rejets en surface sur le site I. ' Rejets lors d'operations en dehors du sLte'_ T I I Problémes lies aux prélevements d’ea/ Q97 i ; Qualité de | 'alr | ?up? as— ’ “r ‘u Repartition par categorie desbirrcidents rapportés aux USA entre 2004 et 2009. ‘ Source : MI T juin 2011 ‘<: — Plus recemrrggfljors d’un colloque tenu aux USA debut 2012“, les donnees suivantesggl tjves a l‘Ohio et au Texas ont été presente-es (ces donnees ne portent qu xsur deux Etats, mais elles couvrent une période beaucoup plus longue que les donnees recueillies par Ie Ml'l', elles ont en outre | 'avantage de pEenter— dans le cas de l‘Ohio — une evolution au fil des annees) : q 2 36 "3 Le principal etant un rapport realise en 2009 pour | 'EPA, Offioe of Ground Water and Drinking 8 l’ 43 Source : http: lIwww. gwpoorglsiiesldefaulllfiIeslevent-sessions/05Ke| l_SGDfl_0.pdf -3 3-
  34. 34. Données Qrésentées a Houston les 23 et 24 [anvier 2012 : cas de I’Ohio 1983-2007 Données recoltees sur plus de 30 000 puits : le nombre d'incidents mentionnes ci-dessous represents donc moins de six incidents pour mille puits : Nombre d'incidents par éhpe Nembn E1-rmes d'incidents [EC Silcs cr puits nrplnelins '“ I Ptépanliomdzrsizc 0 I Fatlg: steonstruntintz 7" I Srimut-rim du wits '1 - Production, 31 mnsp-on. slockng: . Gostiou ct elim'snutm- 26 its déclteis I Racooad-clucm ct main: 5 on em Tendance des incidents sur les puits observes A Nomhre tfincldents e e aiJ'” i“”" 1981- 199: i093. 190'! I998-1002 2Dl1'iv’. '057 Périodes de 5 ans C‘ I 923 - 19137 .34-
  35. 35. Données grésentées a Houston les 23 et 24 [anvier 2012: cas du Texas [1993-20081 188 000 puits fores, les incidents ci-dessous representent environ un incident pour mille puits fores : Nombre d'incidents par étapte Nombre d'incidents . ’ Etapes F3 Silos ct puits orphelins 30 / J Incotmu 39 Ptépamtion du site 0 on élat Forage at construction 10 , ,,_g. F‘ sttmutatioat du puits 0 ' 4 Production, sts ‘ transport. stoclcage _' _‘, . - , Gcstion cl élitninalicn 75 ’ ' ‘ ‘ des déchcls . V Rnccottlctncnt cl rcmisc I Ces donnees mette evidence deux constats : at La phase de fr’; t ation hydraulique n'est a l'origine d'aucun des incidents répertories n‘ ohsequence, etcomme l’indiquent par ailleurs tous les autres rapports :4‘ “a un controle plus etroit de la realisation des phases de tubage et de cimentation permet d elrmtner les causes de pollution des aqurferes Q souterrains (les categories «forage et construction », et «sites et puits orphelins » peuvent étre rattachées e cette rubrique) ; 2 La mise en place de procedures plus strictes de surveillance des operations de surface pennet d’y maitriser les deversements et rejets, qui correspondent aux autres incidents recenses. o Dans l‘Ohio. des controles plus stricts, par les professionnels et iadministration, ont ainsi conduit a une forte reduction du nombre des incidents.
  36. 36. 2.3 Neanmoins, Ia fracturation hydraulique reste insatisfaisante, notamment en raison de Futilisation de grands volumes d'eau et d'additifs chimiques Comme oela a été évoque dans le premier chapitre de ce rapport. le documentaire Gasland, e charge contre la fracturation hydraulique, a été tres prejudiciable a la perception de cette technologie par l’opinion. .. C) Deux ans apres. en Aout 2012, un sondage IFOP realise pour le‘-joumal « Le Monde »“ indiquait que : I pour 94% de ceux qui connaissent le sujet du gaz de sc iste, l’exploitation du gaz de schiste consomme de tres grandes quantltes d’ea " - pour 88% d’entre eux, l’exploitation du gaz de schiwstexivontribue a la pollution des nappes phreatiques; _ ‘ gr " . pour 86% d'entre eux, que l'exploitation dtt ga‘}i“de schiste est une technique que l'on maitrise mal. ‘Q, -v En resume. la mise en oeuvre de « bonnes pratiques » et de réglementations contraign tes. sous le contréle de Padministration, permet de maitriser la "pl_i. rpart des risques identifies. Ceci explique d‘allleurs que des cebtaifies de puits (accompagnes, a la fin de la phase d'exploitation des gisements, par des dizaines de fracturations hydrauliques) aient pu etre realises dans les vingt—cinq dernieres annees dans le Bassin parisien sans laisser de traces et sans avoir provoque de nuisances notables. ll n'e tflgmeure pas moins que des réseaux associatifs se sont fO f mobilisés, en France contre la production des gaz de sch , et que l’utilisation de grands volumes d'eau, mais egalement de produits chimiques, restent des problemes non resolus a co jour, avec la technologie de la fracturation hydraulique. j __. ___________— 44 Voir en annexe -36-
  37. 37. 3. Des évolutions technologiques permettent de faire disparaitre les risques majeurs d’atteinte a l’environnement dus a l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels, notamment en évitant l’utiIisation d'eau et d’additifs chimiques 3.1 Une utilisation systématique du forage horizontal permet ‘n'e limiter I ’empreinte au sol KO L'utilisation des techniques de forage horizontal. grace auxquelles on peut aujourd’hui forer des drains Iatéraux dépassant 3000 metres delonguéur, permet lors de la phase d'exploitation, de regrouper jusqu’a guarante puits par plateforme de forage. at-« / é’). __-_. ,.-, ... _,, _ , . . . , * . ’ Une plateforme multipuits (source : ecorp) Sur la base des hypotheses de production d’hydrocarbures non-conventionnels en France“. on peut evaluer que le nombre de puits nécessaires“ pour exploiter pendaqt_. .j§g ans Fensemble des gisements frangais est compris entre 6 000 et 130‘ . j_ 45 Qui sont détaillées dans le chapitre sulvant 45 La production est directement proportionnelle au nombre de puits. les pulls n'étanl réalisés que is on le gisement s’svere capable de leur associer une production suffisante. 47 Entre 2.000 et 4.000 pour le Bassin parisien, dont la sous-sol est sufflsamment connu pour qu'un chiffre probable soil retenu. et entre 4000 et 14.000 pour le bassin du sud-est, qui présenle un degré d‘inoertltude plus élevé -37.
  38. 38. En retenant une moyenne de 20 puits par plateforme, ces 6.000 a 18.000 puits representent donc seulement 300 a 900 plateformes“ sur l’ensemb| e du territoire. Ce chiffre peut étre compare aux 2.000 sites sur lesquels des forages ont eu lieu ces quatre dernieres decennies dans le Bassin parisien, ou aux 200 plateformes d’exploitation qui y sont encore en fonction. Le rassemblement de forages sur un site de plateforme unique est la maniere la plus effioace de réduire rempreinte au sol et l'impact sur les paysages. Une_«te_J| e plateforme mobilise environ 1 a 2 hectares pendant la phase de forage, (l: ernprise au sol étant ensuite réduite a quelques centaines de metres oarrés ‘pendant la phase d'exploitation. _ . . —>“<~l Cheque tete de puits s’Inscrit dans un carré de SIX a dlx‘ metres de largeur; l'ensemble des vingl tetes de puits en production s'inscrlt-dorjc dans un rectangle de six a dix metres de largeur et cent-vingt a deuxgce f metres de long. soit réquivalent d'une quinzaine de places de parking. «Q ‘V (‘xix D'autres actions peuvent egalement élr, xfnises en ceuvre pour réduire l’empreinte environnementale des sites rage : localisation de ces sites dans d’anciennes carrieres ou sur des frich t i ustrielles. installation des tetes de puits dans des depressions naturelles u artificielles, installation de rldeaux d'arbres, etc. z <’. /.» 3.2 Les nouvellestecljiiologies de stimulation au propane pur ou au propane non inflammable n’utilisent ni eau ni additifs chimiques ', . I Le rappo11<<: eylOPECS'l‘“ sur les techniques alternatives :3 la fracturation hydraulique, aru en juin 2013. décrit la stimulation au propane dans les termes suivants : tr La stimulation au propane est aujourd’hui la technologie alternative 3 (lg/ stimulation a base d’eau la plus développée. Elle est mise en aauvre industrlellement ce qui n’est pas le cas des autres techniques, évoquées plus loin, qui font l’objet de recherches, voire d’expén’mentatr'ons, mais ne sont pas utilisées :5 grande échelle. ___. ______—_. _. 48 Entre 100 at 200 pour le Bassin parisien et 200 e 700 pour Ie bassin du sud-est 49 office Parlementaire des Choix Scientiliques at Technologiques
  39. 39. Le principal avantage de la stimulation au propane est évidemment de ne pas faire usage d'eau. Ce non recours a I ’eau permet d‘é viter les conflits d’usage et les questions relatives au retraitement de grandes quantltes d'eau polities, La stimulation au propane peut, de surcroit, étre réaiisée sans ajout de produits chimiques au fluide de fracturation. C‘est ce que propose ecorpstim. Le fluide est alors compose uniquement de propane et de proppant (sable ou céramique). - 5:5 La stimulation au propane peut, dans certains types as reservoirs, étre plus productive que la stimulation a‘ l’eau. Fe ‘ --- . .«"" . ’ Le fluide de fracturation au propane est régifillsable 51 95 %, tandis que seulement 30 a 80 % de l’eau injectée dans: ur-re operation de fracturation hydraulique est récupérée. ‘((4, Enfin, la stimulation au propan écessite moins d'équipements en raison d'une part, d'une densité molndre du propane par rapport a l’eau (permettant Vutilisation de volumes moindres) et, d’autre part, do possibilités accrues do recyclage, réduisant les besoins en transport. 4;‘, Le principal inconvéniirits e cette technologie est qu’elle implique la manipulation de quapfit icirnportantes (plusieurs centaines de tonnes) de propane inflamm§l; “l. £; “en surface. de pré 4?. -les risques industriels, les compagnies utilisatrices de propane (£6 1‘ "en place des procedures de sauvegarde automatiques ainsi q lgn ntrole at distance des operations, isolées par de multiples couches e protection (valves de sécunté, talus, périmetre autour de la zone dbpération). Les équipements les plus récents utilises par ecorpstim ennettent de ne stacker que de faibles volumes de propane sur le site. Cette érilreprise prévoit, par ailleurs, cle proposer prochainement une technologie ' ilisant un fluide at base de propane non inflammable. » .3 9.
  40. 40. ecorpstim JAN‘ l)lP7tf/ PV; {.i. ‘: 'E> V . L.-'; Ei. ’;b z_. ‘.' SUW‘. 1:; Le Ministere du Redressement Productif a p is | 'attache de la societe americaine eCorp, qui maitrlse la technologie de la stimulation au propane, afin de mener une expertise approfondie de cette pouvelle technologie. Le rapport (cf. annexe) realise par le Conseil General de l'Economie, de l'| ndustrie, cle l‘Energie et des Technologies (CGEIET) po r'fie“Mi‘nistere du Redressement Productif en février 2013. arrive a des conclusibfiésimilaires a celles de l'OPECST. La stimulation au propane permet de sufipn r tous les problemes lies a l’usage de l'eau - puisqu'e| |e n’en util'g as — at reduit notablement les flux logistiques. Elle permet egalemen 'e passer d'additifs chimiques, eliminant ainsi une seconds source de p ' pations. Ce rapport souligne egalement les risques intrinsequeslem ts lies a | ‘utilisation du propane, tout en soulignant que ces risquesp e -etre maitrises. Pour p lller les risques d'inflammabilite, la societe ecorpstim a developpe au couiéisg l‘annee 2013 la technologie utilisant du propane non-inflammable (oi NF » pour « Non Flamable Propane ») et a presente cette innovation a l'OPECST. qui en a rendu compte dans son rapport définitif paru le 27 novembre 2013. La stimulation NFP conserve tous les avantages de la stimulation au propane pur (pas d'eau. pas d’additifs chimiques) tout en supprimant les risques liés au caractere inflammable du propane. -40»
  41. 41. L‘OPECST decrit cette nouvelle technologie oomme suit : « Une innovation : le propane non inflammable D'apres les informatlons foumies par ecorpsiim, le propane non inflammable (non flammable propane ou NFP) est une forme fluoree de propane, l'heptafluoropropane, dans lequel 7 atomes d'hydrogene (H) sont rempiaces par du fluor (F). Comme dans la formule au propane pur, le NFP est utilise sansqeau ni additifs et le fluide de fracturation peut-étre récupéré quasi 'r§tégf'alement, sous for-me gazeuse. Ce recyciage contnbue a compenser lefiprirsfres eleve de cette substance. k x‘ L 'utiiisation d 'une forme de propane non inflamrjfi§bie’permet de supprimer a 100 % les risques industrieis lies a l'utilisatioglpe“*propane traditionnel (risque dincendie, risque d’expiosion). Le renforcerrlent-‘(ie‘la séourité est valable pour toutes les etapes de la chaine dbpérations V; '- - sur les routes, au cours du transport du fluiiie de stimulation ; - suria plateforme d'expIoration ou d'exploitation ; - sur site ou en entrepet, pour lgr. :t‘; )ckage. Le fluide utilise etant non jpqam able, les sites de forage ne sont pas soumis a la classification Seveso. _z_: ,‘ Le NFP afiiche des performances optimales sur tous les criteres determinant Pinteret d’un fluide pour la stimulation de la roche (tension de surface, viscosite, densite). il est aisernent dissociable des autres composants du gaz nature] extrait du puits, notamment le propane et le butane, qui sont les molecules les plus proches du NFF! Le NF ‘ t une substance utilisée dans le domaine medical et pour i'ext(r: ?on des feux. ii a été developpe pour son absence d'efi‘et sur la couc d’ozone. ll s'agit de l'une des substances developpées au cours des demieres decennies pour remplacer les chlorofluorocarbones (CFC) a fort etiet sur la couche d'ozone. Son innocuité est demontnee, l'heptafluoropropane étant déja iargement utilise comma propuiseur pour les aerosols de produits pharmaceutiques et comme agent anti-incendie dans Ie batiment ». .41.
  42. 42. D'autres avantages sont associes a la stimulation au propane pur I non inflammable, le remplacement de l‘eau par du propane entrainant une reduction : r» de l'emprise au sol en surface ; r“ du nombre d'equipements requis ; -= du nombre de camions pour le transport ; - des volumes de fluides requis ; - ainsi que du temps necessaire pour realiser une stimulation (entre 1/3 et1l10eme). 6%. . Enfin, la diminution du volume de flulde necessaire pour. efieét1Jer une operation de stimulation (1/10e :5 1l30e de celui requis pour l'eei{i3-permet d'ajouter un tubage supplementaire au sein du puits, renforca t‘&la‘protection du puits, et reduisant considerablement les risques de vibratiqsio6ntre le coffrage (couche de ciment) au cours de la phase de stimulation. / , 3.3 Le microforage, couple a lagifmulation au propane, limite la surface au sol Les forages d’exploration , »d’hydrooarbures etaient jusqu'a présent, pour | ’essentiel, realises au meme; /diametre que les forages de production : chaque forage d’exploration etai(ain_si‘susceptible, s‘il aboutissait a une découverte, de devenir un forage de production. La societe eCo_rp preconise, pour tutilisation de la stimulation au propane (purl non-inflammable) de reoourir a des forages de diametre beaucoup plus faible, ou « microf ges », optimises pour l’exploration. Ces forages, dont le diametre de l’ouve au sol serait d’une vingtaine de centimetres au lieu d’une soixflfii e5° pour un forage standard, permettraient de mobiliser pendant la phas; e forage une surface au sol quatre fois plus faible, et de reduire les flux logistiques (dans la mesure ou les moyens a mobiliser sont en grande partie proportionnels au diametre du forage). __. __. ?.. —:—— 50 Soil 3 pouces ‘/2 au lieu de 24 pouces, en dimensions ang! o-saxonnes -42-
  43. 43. Conclusion sur les évolutions technologigues La « révolution des gaz de schiste » aux USA ne résulte pas d'une révolution technologique, mais de la combinaison et cle Pamélioration de deux éléments connus antérieurement; le forage horizontal et la fracturation hydraulique, puis éekleur t . application systématique a Pexploration et la producv n des hydrocarbures non-conventionnels. La stimulation au propane non-inflammable et‘Jé, i‘nicrofcrage representent, eux aussi, une combinaison dc-. .&; e_§hniques déja ' pratiquées : la stimulation au propane a été pray quée plusieurs milliers de fois en Amérique du Nord, lawflyofration du propane est une technique classique d’élaboratig’Q"de gaz anti-incendie, le microforage est la transposition aux-‘hydrocarbures d’une technique de forage déjé utilisée pé_u'r'1a recherche geologique de gisements de métaux. -» 3‘- Dans la mesure ct‘: elles n’utilis tgni eau ni additifs chimiques, ces nouvelles techniques (4 permettent d'éliminer de fagon radioale et définitive les craintes environnementales qui y étaient associées (inquiétudes-‘jsurle devenir des additifs, tension sur la ressource en eau, traite‘m“ent des rejets). combiner plusieurs He ces techniques entre elles pour élaborer un programme cge recherche (prospection préliminaire) avec zéro atteinte emiironnementale, susceptible de débuucher sur un programme de prospectionlproduction :1 impact maitrisé peut représerftér un pas supplémentaire clans la maitrise des effets de la prospection des hydrocarbures sur l'environnement. .11‘ peut ainsi, au-dela des actions administratives et r lémentaires déja connues pour la maitrise des risques, contribuer a changer la donne pour ceux qui résident dans les territoires potentiellement concernés. -43-
  44. 44. 4. Les enjeux pour la France: données physiques, perspectives économiques 4.1 Les données du probléme Le rapport d‘étape publié par l’OPECST le 5 juin 2013 sur « les techniques altematives a la fracturation hydrauiique pour Pexpioration et l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels » mettait en exergue les constats suit/ ants : «Les ressources mondiales en hydrocarbures non-conventionnels ine font i’objet que d’estimations sommaires. Les résen/ es — qui, par rapport aux ressources, dependent au surplus des conditions économiques vigueur — sont encore plus difiici/ ement appréhendables. Cb-stgpourduoi les estimations publiées fluctuent réguliéremeni‘, dans les p explorent leurs reserves, par example an Pologne, oL‘i elles ont té revues a‘ la baisse, et aux Etats—Unis, ou elles ont, au cont iggej été récemment réévaluées a la hausse. “s I Au-dela de ces fluctuations, il est néanmoinigagmmunément admis que l'exploitation des ressources non-conveniqn elles est a‘ Ibrigine d’une véritable révolution énergétique mondial 5:: /“'~ r. ..) -J- . _ «Le bassin parisien presente un p tie! de production d’hydrocarbures iiquides. Environ 2 000 forages ont é"réalisés a ce jour dans ce bassin, qui est donc bien connu. Ces forages permettent de suspecter la presence d’une roche-mere prolifique » *’ (. ..) / . «Le bassin du sud-e ‘gfiévennes, Ardéche) presente un potential de production de gaz. ‘BE assin » n’en constitue pas vraiment un du point de vue géologiq éskli est plus complexe que la bassin parisien et moins bien connu pu{'s<q e trentaine de forages seulement y ont été réalisés» Ces constas’ ' . emotion que la fracturation hydraulique a suscitée dans le corps soci e inentia problematique suivante: - physiquement, de bonnes raisons existent de considérer Ia presence de -ressources trés significatives en France, notamment de petrole de schiste (gens le bassin parisien et de gaz de schiste dans Je bassin du Sud-est. Les onnées disponibles permettent de definir quelle serait — si l'ampleur de la ressource est confirmée — la taille d'ensemble des exploitations correspondantes. L’ampJeur precise des ressources ne peut néanmoins étre confirmée — ou infirmée — que par un programme de recherche e d’exploration ; -44-
  45. 45. au plan environnemental, Pemergence de nouvelles technologies d’exploration et d'exploitation permet de maitriser les enjeux environnementaux et notamment de faire disparaitre les problemes lies a l’usage de l’eau et des additifs chimiques. On peut par ailleurs rappeler qu'une production supplementaire de gaz, ne viendra pas réduire la part des energies non carbonees dans la consommation francaise. elle viendra se substituer e d'autres energies carbonees qui sont aujourd’hui importées en quasi-totallté par la France (facture energetique pesant 40 milliards d'euros dans le deficit commercial du pays fin 2012) ; {v-I économiquement, l'impacl notamment en tennes d’emplois, <,depend de l'ampleur des ressources el de leur rythme d'exploitation, mais egalement de | 'utilisation qui est faite de la marge correspondante (Ia difference entre la cofit de decouverte et de production et la prix de vente)*»: ,‘l'effet sur l’emploi n’est par exemple pas le meme selon que cette marge est utilisée exclusivement a resorber la dette publique ou se‘ trduve, en tout ou partie, réinjectee dans | ’economie (pour flnancer la transition énergétique et pour soutenir la competitivité industrielle par example): 1‘? ‘ sur ces bases, si la decision de re direjes inceriitudes est prise. les capacites des industriels at de la collectivite peuvent étre regroupees sous | ’égide d'une entite nationale dont la priorite serait d'expérlrnenter les nouvelles technologies disponibles tout en evaluant precisement l’ampleur de la ressource disponible. . .»-u/ 4.2 Des donnees ptgyiques qui doivent étre confirmées / 4.2.1 ‘ ‘certitudes : une couche geologique de -grande épaisseur et de forte extension dans Ie ’’Q ‘Bassin parisien, dotée d’un «contenu organique» prometteur La Bassin parisien presente des simllitudes avec Ie gisement américain dit du (( (( carton », le « domérien » et Ie « sinemurienllotharengien »), ont une epaisseur totale de 90 a 160 metres, soit deux a quatre fois plus que l’epaisseur de roche mere du Bakken shale. Le oontenu organique de la roche mere dans les deux gisements et le niveau de maturite etant similaire, cela laisse esperer un potential largement supérieur a celui de ce gisement americain. eakken shale ». II s'en distingue en revanche par l'é-paisseur des couches de ache mere». Celles-cl, reparties en trois niveaux successifs (les « schistes -45-
  46. 46. L’ordre de grandeur des ressources en place est ainsi estirné aux alentours de 16 milliards d’équivalents barils de petrole, oe qui correspondrait a plus de 26 ans de notre consommalion nationale (la consummation annuelle de petrole par la France etait en 2011 de 83 Mtepfi‘ de produits petroliers par an, soit l'equivalent de 600 millions de barils). La proportion de cette ressource qui est elfectivement recuperable dépendra des technologies employees et des caractéristiques délaillees cle la roche, notamment pour ce qui est de sa reaction aux stimulations (caracteristiques qui ne peuvent étre connues qu'en realisant des essais). Le bassin du Sud-est est considerablement moins explore. On salt néarbimoins, e partir des forages qui y ont deja ete realises, que le Lias, qui contien , la roche mere, dispose aussi d'une epaisseur de roche mere de plusie g centaines de metres, avec un contenu en matiere organique tres rich L {importance du reseau de fractures naturelles rend le modele geolo ‘que plus diflicile é apprecier, mais d'autres bassins petroliers en exploitatiqnh, amment le bassin de Neuquen en Argentine, presentent des reseaux de jellies sirnilaires. / , I‘-LR , 42.2 Les incertitudesx/ ‘:35 lever: exploitabilite physique du gisfeiiaént, modalites pratiques d’expIoitation ’ Le rapport de | 'OPECST cite ci—dessus rappelle les incertitudes sur le potentiel 5185 Qisements, qui peuvent coin yire a de tones revisions tant e la hausse qu'a la baisse : ainsi, l’an dernii, =.{, ft, f,a’r)dis que le potentiel des gisements polonais a été revu a la baisse a la ; ’suite' d’un debut d’exploration, celui des gisements americaine, ainsi quepelui des gisements britanniques, étaient revus e la hausse. Tant qu'aucun forge dedie aux hydrocarbures non-conventionnels n’aura ete Féalisé. Pincertitude sur l’exploilabilite physique du gisement“ et sur la performance potentielle des techniques utilisables subsistera. (‘W 51 Mtep = millions de tonnes equivalent petrole, une unite cl'énergie d‘un point de vue économique et industrial 52 En Pologne, cerlains gisements se sont everés inexploitabies par suite notamment de la presence d’argile dans les schistes, presence qui elait connus, mais dont l'ampleur 8! les consequences avaient ete sous eslimees_ .45.
  47. 47. 4.3 L'impact economique attendu de l’exploitation des gaz et huiles de schiste 4.3.1 Les données du probléme La perspective de bénéfices economiques lies in l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels est determinante. V I ,0 Des Iors qu'une reponse satisfaisante pourra étre apportee a la question de la technologie employee pour exploiter les hydrocarbures non-conventionnels, l'ampleur des benefices economiques attendus pourrait etre uri puissant facteur d'adhesion éi un projet d’exploration des gaz et huiie de schjstefien France. Or depuis des mois, au-dela des aspects environnertientaux, promoteurs et détracteurs des gaz de schistes s'affrontent sur= l=‘a. ;mesure de cet impact économique. Les premiers seraient tentés d'. y“-Cyoir une solution quasi- miraculeuse a tous les roblemes économi ues' it a s, tandis ue les seconds P fl P Y / ' recusent tout effet be-nefique. < . . Le travail conduit par le Ministere du Re ressement Productif a permis de débattre de facon contradictoire entre experts independents et industriels sur les hypotheses techniques sous—jacentes. Les hypotheses a partir desquelles les scenarios presentes ci-desso__us ont été batls pour evaluer l’impact macro- economique de l’exploitation fdes hydrocarbures non-conventionnels, font l’objet d’un consensus. ‘ '1 - L'impact macro. -economique do l’exploitation des hydrocarbures non- comrentionnels dépendra principalement du niveau reel des ressources potentiellement récuperables. Avec I'appui d’experts publics et la comparaison de banques de données publiques et privees, des scenarios ont eté€o‘gstruits. L'im c economique de l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels est directement lie au volume de production qui en decoule. L'estimation de ce niveau de production depend de l'eva| uation ex-ante (en l‘absence de forages tests) des ressources potentielles, sur la base de caracteristiques géologiques connues du sous-sol, et de la part cle ces ressources qui est supposee etre techniquement recuperable, compte tenu de contraintes diverses (geographiques, environnementales, techniques, etc). -47-

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