Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirSCHEMA DEPARTEMENTAL DE  GESTION CYNEGETIQUE      FEDERATION DEP...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir                                         SommaireIntroduction   ...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir          III.1.7 – Le blaireau                                 ...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirMéthodologie d’élaboration                                      ...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir                                       INTRODUCTIONLa loi du 26 ...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir                            1ère PARTIE : ETAT DES LIEUXI – Stru...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir       I.1.2 – Missions de la FédérationLa Fédération Départemen...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirDepuis 2001, le nombre de permis en Eure-et-Loir n’a pas cessé d...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loird’exercice de la chasse dépendent des statuts et du règlement in...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir    Les groupements dintérêt cynégétique en Eure-et-LoirLégende ...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir        I.3.2 – Découpage biogéographiqueLes zones naturellesLe ...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir                                            Les 6 sites Natura 2...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLes pays cynégétiquesLe département d’Eure-et-Loir est découpé e...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirI. 4 – Les modes de chasse en Eure-et-Loir         I.4.1 – Le pe...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir        I.4.4 – La vénerieCe sont les chiens qui chassent le gib...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLa fédération des chasseurs et la DDAF d’Eure et Loir ont mis en...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir        I.5.2 - la gestion techniqueCette gestion fait l’objet d...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLa fédération des chasseurs joue donc un rôle essentiel de média...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir                          Nombre de candidats sinscrivant au per...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLe personnel de la Fédération est au service des adhérents pour ...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loirformation des responsables de chasse aux examens sanitaires en v...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirII.2 – Le Brevet Grand Gibier de l’Association Départementale de...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir(LDA/LVD), l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLe Plan de Gestion Cynégétique Approuvé a une durée maximale de ...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirL’essentiel de cette mortalité des poules est dû { la prédation,...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirSuivi de la population--Comptages de printemps : la population d...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir    --Dans les GIC, la gestion de la perdrix grise est, soit sou...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir--Opération expérimentale sur la perdrix grise en Eure-et-Loir :...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLa fédération des chasseurs espère obtenir les mêmes résultats q...
Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir       III.1.3 – Le faisan commun (Phasianus colchicus)Présentat...
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Sdgccomplet 28
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Sdgccomplet 28

1 604 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 604
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
6
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Sdgccomplet 28

  1. 1. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirSCHEMA DEPARTEMENTAL DE GESTION CYNEGETIQUE FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS D’EURE-ET-LOIR Maison de l’Agriculture 10 rue Dieudonné Costes – 28024 CHARTRESTél : 02 37 24 46 80 – Fax : 02 37 24 46 84 – email : fdc28@fdc-28.com
  2. 2. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir SommaireIntroduction p. 11ère PARTIE : ETAT DES LIEUXI – Structure et organisation cynégétique en Eure-et-Loir p. 2I.1 – La Fédération Départementale des Chasseurs p. 2 I.1.1 – Organisation p. 2 I.1.2 – Missions de la Fédération p. 3I.2 – Les chasseurs du département p. 3I.3 – Organisation de la chasse dans le département p. 4 I.3.1 – Territoires de chasse p. 4 I.3.2 – Découpage biogéographique p. 7I.4 – Les modes de chasse en Eure-et-Loir p.10 I.4.1 – le petit gibier p.10 I.4.2 – Le grand gibier p. 10 I.4.3 – Le gibier d’eau p. 10 I.4.4 – La vénerie p. 11 I.4.5 – La chasse { l’arc p. 11 I.4.6 – La fauconnerie de haut et de bas vol p. 11I.5 – Les relations avec les autres organismes p.11 1.5.1 – La gestion administrative p.11 1.5.2 – La gestion technique p.13 1.5.3 – La gestion politique p.13II – La Fédération et la pratique de la chasse p. 14II.1 – Les formations dispensées par la fédération p. 14 II.1.1 – Formation { l’examen du permis de chasser p. 14 II.1.2 – Formation à la chasse accompagnée p. 15 II.1.3 – Formation des piégeurs p. 15 II.1.4 – Formation pour la pratique de la chasse { l’arc p. 16 II.1.5 – Formation { l’examen sanitaire de la venaison p. 16 II.1.6 – Formation des gardes particuliers p. 17 II.1.7 – Formation à la sécurité p. 17II.2 – Le Brevet grand gibier de l’ADCGG p. 18II.3 – La sécurité à la chasse p. 18 II.3.1 – Réglementation p. 18 II.3.2 – Règles de sécurité p. 18 II.3.3 – Tir des animaux p. 18 II.3.4 – Aménagements sur le terrain p. 18II.4 – Le suivi sanitaire p. 18III – La Fédération et les espèces p. 19III.1 – Le petit gibier sédentaire p. 20 III.1.1 – La perdrix grise p. 20 III.1.2 – La perdrix rouge p. 25 III.1.3 – Le faisan commun p. 26 III.1.4 – Le faisan vénéré p. 30 III.1.5 – Le lièvre d’Europe p. 30 III.1.6 – Le lapin de Garenne p. 31
  3. 3. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir III.1.7 – Le blaireau p. 32 III.1.8 – La belette p.33 III.1.9 – L’hermine p.33 III.1.10 – La marte p.33 III.1.11 – Le geai des chênes p.33 III.1.12 – La pie bavarde p.33III. 2 les oiseaux migrateurs p.34 III.2.1 – Les alaudidés et les turdidés p.34 III.2.2 – Les colombidés p.35 III.2.3 – La caille p.36 III.2.4 – Les limicoles III.2.4.1 – La bécasse des bois p.36 III.2.4.2 – Les autres limicoles p. 37 III.2.5 – Les anatidés et la foulque macroule p.37III.3 – Le grand gibier p. 41 III.3.1 – Le chevreuil p. 41 III.3.2 – Le cerf élaphe p. 43 III.2.3 – Le sanglier p. 45III.4 – Les espèces susceptibles d’être classées nuisibles p. 47 III.4.1 – Présentation des espèces susceptibles d’être classé nuisible p.48 III.4.2 – La destruction à tir p. 50 III.4.3 – La régulation par battue spécifique p. 51 III.4.4 – La régulation par piégeage p.51 III.4.5 – La régulation par déterrage p.52 III.4.6 – Suivi des populations p. 52IV – La Fédération et l’aménagement des milieux p. 53IV.1 – Les haies à vocation cynégétique p. 53IV.2 – Les jachères « environnement faune sauvage » p. 55 IV.2.1 – Intérêts des jachères faunistiques p. 55 IV.2.2 – Les différents types de jachères présents dans l’Eure et Loir p. 56 IV.2.3 – Les modalités de mises en place et de contractualisation p.57IV.3 – La Fondation Nationale pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage p. 59V – La Fédération et la communication, prospective et développement p. 59V.1 – Les moyens de communication externes p. 59V.2 – les moyens de communication internes p. 60 V.2.1 – La revue p. 60 V.2.2 – Le site Internet p. 60 V.2.3 – L’écho de la fédé p. 60 V.2.4 – Le centre d’initiation { la nature et aux activités cynégétiques p. 60V.3 – La prospective et le développement p. 61 V.3.1 – Les actions envers les jeunes chasseurs p. 61 V.3.2 – Le partenariat avec Hommes et Territoires p. 62 V.3.3 – Le territoire expérimental du Bois Landry p. 62Conclusion de la 1ère PARTIE p.64Annexes de l’état des lieux p 652ère PARTIE : LE PROJET CYNEGETIQUE 2009-2015 p 79
  4. 4. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirMéthodologie d’élaboration p 80Enjeu n°1 : la pratique de la chasse et la sécurité p 81Enjeu n°2 : le grand gibier et l’équilibre agro-sylvo-cynégétique p 83 - Prévention et gestion des dégâts p 83 - Les habitats de la grand faune p 85 - Le cerf élaphe p 86 - Le chevreuil p 88 - Le sanglier p 89Enjeu n°3 : le petit gibier et le développement des populations naturelles p 90 - Les habitats de la petite faune p 91 - La perdrix grise p 92 - La perdrix rouge p 93 - Le faisan commun p 94 - Le lièvre d’Europe p 96 - Le lapin de garenne p 97 - Le blaireau p 98 - Les migrateurs p 98Enjeu n°4 : La lutte contre la prédation et la déprédation p 100Enjeu n° 5 : La communication, la formation et l’information p 102Suivi et évaluation du schéma départemental de gestion cynégétique p 104Annexes du projet cynégétique p 105 - Annexe 1 p 106 - Annexe 2 p 107 - Annexe 3 p 108 - Annexe 4 p 109 - Annexe 5 p 110 - Annexe 6 p 123 - Annexe 7 p 125 - Annexe 8 p 126 - Annexe 9 p 127 - Annexe 10 p 128 - Annexe 11 p 129 - Annexe 12 p 130 - Annexe 13 p 133 - Annexe 14 p 134 - Annexe 15 p 135 - Annexe 16 p 136 - Annexe 17 p 138 - Annexe 18 p 139
  5. 5. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir INTRODUCTIONLa loi du 26 juillet 2000 a confié aux Fédérations Départementales des Chasseurs l’élaboration duSchéma Départemental de Gestion Cynégétique (SDGC). Il est mis en place dans chaquedépartement et est établi pour une période de six ans renouvelable. La vocation du SDGC est degérer la faune sauvage, de participer à la préservation des milieux naturels, à l’organisation et àl’animation des structures cynégétiques, à l’amélioration de la pratique de la chasse, à laformation et à l’information des chasseurs. Le schéma départemental est un outil d’orientationfonctionnel et légal, élaboré par la Fédération, qui vise à inscrire la chasse dans une perspective dedéveloppement durable des espèces et des espaces et contribue à la politique environnementaledans le département, en partenariat avec les acteurs de l’espace rural.Selon les articles L.425-1 et L.425-3 du Code de l’Environnement, le SDGC est élaboré enconcertation notamment avec la Chambre d’Agriculture, les représentants de la propriété privéerurale et les représentants des intérêts forestiers.Ce document doit être conforme aux Orientations Régionales de Gestion de la Faune sauvage etd’amélioration de la qualité des Habitats, arrêtées par le préfet de région.Il est approuvé, après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, parle Préfet qui vérifie, notamment, sa conformité aux principes de l’article L420-1 du code del’environnement: « La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d’intérêt général.La pratique de la chasse, participe à cette gestion et contribue à l’équilibre entre le gibier, les milieux etles activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique. Le principe deprélèvement raisonnable sur les ressources naturelles renouvelables s’impose aux activités d’usage etd’exploitation de ces ressources.Par leurs actions de gestion et de régulation des espèces dont la chasse est autorisée ainsi que par leursréalisations en faveur des biotopes, les chasseurs contribuent à la gestion équilibrée des écosystèmes. Ilsparticipent de ce fait au développement des activités économiques et écologiques dans les milieuxnaturels notamment dans les territoires à caractère rural ».L’approbation préfectorale du schéma départemental de gestion cynégétique le rend opposable auxchasseurs et aux sociétés, groupements et associations de chasse du département. Il constitue de cefait, la réglementation cynégétique pour les chasseurs.Il comprend notamment : Les plans de chasse et les plans de gestion, Les mesures relatives à la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs, Les actions en vue d’améliorer la pratique de la chasse telles que la conception et la réalisation des plans de gestion approuvés, la fixation des prélèvements maximum autorisés, la régulation des animaux prédateurs et déprédateurs, les lâchers de gibier et les prescriptions relatives { l’agrainage, Les actions menées en vue de préserver ou de restaurer les habitats naturels de la faune sauvage.Le SDGC d’Eure-et-Loir est élaboré selon le plan suivant : un état des lieux présentant l’organisation institutionnelle de la chasse dans le département, les missions de la fédération des chasseurs (formation et sécurité), la réglementation générale, les pratiques de la chasse dans le département, la faune sauvage chassable, les habitats. un projet cynégétique comprenant les enjeux, les objectifs à atteindre et les actions à mener en faveur de la chasse et de la gestion de la faune sauvage et de ses habitats -1-
  6. 6. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir 1ère PARTIE : ETAT DES LIEUXI – Structure et organisation cynégétique en Eure-et-LoirI.1 – La Fédération Départementale des Chasseurs I.1.1 – OrganisationLe conseil d’administrationLa Fédération, association type loi 1901, est régie par un conseil d’administration composé de 15membres. Ceux-ci sont répartis géographiquement dans tout le département et représentent lessociétés de chasse communales, les chasses privées et les différents modes de chasse.Le rôle de l’administrateur est d’être { l’écoute des chasseurs de son secteur et de représenter leursintérêts au sein de la Fédération des Chasseurs.Le conseil choisit, parmi ses membres, un bureau composé d’un président, d’un ou deux vice-présidents, d’un secrétaire, d’un trésorier et d’un trésorier adjoint.Le service techniqueLa Fédération emploie des techniciens cynégétiques. Ces professionnels de la gestion de la faunesauvage et de ses habitats ont pour mission, chacun sur un secteur, de mettre en place desstructures de gestion cynégétique adaptées aux conditions locales telles que le suivi des populationsanimales, la diffusion de conseils techniques pour améliorer la biodiversité, l’apport technique sur laréalisation d’aménagements cynégétiques, la formation et l’information des chasseurs et des non-chasseurs et le développement des espèces cynégétiques.Chaque technicien assiste les adhérents dans le suivi des dossiers qui lui sont confiés. Ce contactrégulier permet de savoir ce qui se passe sur le terrain tant au niveau des espèces cynégétiques, quedes chasseurs et des problèmes locaux. Dès qu’une nouveauté technique, administrative ouréglementaire intervient, les adhérents en sont les premiers informés lors de ces contacts.La Fédération est également au service de ses adhérents pour leur fournir et leur expliquer lefonctionnement du matériel de régulation des prédateurs, d’agrainage du gibier, ainsi que lesdiverses signalisations et matériels visant à respecter et optimiser les règles de sécurité.Le service administratifLe service administratif est composé de quatre secrétaires dont les missions sont les suivantes :accueil, comptabilité, coordination de la revue fédérale, régisseur du guichet unique du permis dechasser, gestion administrative, cartographie… Service administratif Président Conseil Bureau d’administration Directeur fédéral Service technique -2-
  7. 7. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir I.1.2 – Missions de la FédérationLa Fédération Départementale des Chasseurs d’Eure-et-Loir (FDC 28) a pour objet de participer à lamise en valeur du patrimoine cynégétique départemental et à la protection et à la gestion de lafaune sauvage ainsi que de ses habitats. Elle assure la promotion et la défense de la chasse ainsi quedes intérêts de ses adhérents.Elle apporte son concours à la prévention du braconnage.Elle organise la formation des candidats aux épreuves théoriques et pratiques de l’examen pour ladélivrance du permis de chasser. Elle organise également des formations ouvertes aux personnestitulaires du permis de chasser pour approfondir leurs connaissances de la faune sauvage, de laréglementation de la chasse et des armes.Elle conduit des actions d’information, d’éducation et d’appui technique notamment { l’intentiondes gestionnaires des territoires et des chasseurs. Elle coordonne les actions des associationscommunales ou intercommunales de chasse agréées.Elle conduit des actions de prévention des dégâts de gibier et assure l’indemnisation des dégâts degrand gibier dans les conditions prévues par les articles L.426-1 et L.426-5 du Code del’Environnement.Elle élabore, en association avec les propriétaires, les gestionnaires et les usagers des territoiresconcernés, un Schéma Départemental de Gestion Cynégétique, conformément aux dispositions del’article L.421-7 du Code de l’Environnement.La Fédération Départementale des Chasseurs peut exercer les droits reconnus à la partie civile en cequi concerne les faits constituant une infraction aux dispositions du titre II du livre IV du Code del’Environnement et des textes pris pour son application et portant un préjudice direct ou indirect auxintérêts collectifs, matériels et moraux qu’elle a pour objet de défendre.La fédération départementale des chasseurs d’Eure et Loir axe, depuis plusieurs années, sesmissions sur l’aménagement des territoires et l’amélioration des habitats de la petite faune. Elledétient la place de leader national en superficie de jachère « environnement faune sauvage »implantée.Département emblématique de la perdrix grise, la fédération a concentré ces efforts sur la créationde groupement d’intérêt cynégétique en vue d’harmoniser la gestion de cette espèce.Cette politique de gestion de la faune sauvage l’a conduit également { être précurseur dans ledéveloppement des politiques de repeuplement des territoires à partir de souche de faisan communnaturelle.I.2 – Les chasseurs du départementPour la saison 2007/2008, ce sont 15 882 chasseurs qui ont validé leur permis avec une moyenned’âge de 52 ans.Pour la saison 2006/2007, la FDC d’Eure-et-Loir comptait 16 329 chasseurs. La pyramide des âges deces chasseurs montre un pic pour la tranche 56-60 ans, avec une moyenne d’âge de 52,2 ans. -3-
  8. 8. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirDepuis 2001, le nombre de permis en Eure-et-Loir n’a pas cessé de chuter. Evolution du nombre de permis en Eure-et-Loir depuis 2001 18 000 17 786 17 500 17 500 17 115 17 000 16 849 16 680 16 500 16 329 16 000 15 882 15 500 15 000 14 500 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08 Pyramide des âges des chasseurs ayant validé sur la saison 2 500 2006/2007 Moyenne d’âge = 52,2 ans 2 000 1 500 1 000 500 0 < 16 16- 21- 26- 31- 36- 41- 46- 51- 56- 61- 66- 71- 76- 81- 86- 91- 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95La typologie des chasseurs du département n’est pas spécifique au département.Le vieillissement des chasseurs est une constante nationale comme la perte progressive et continuedes permis et le faible taux de nouveaux permis.Pour tenter d’endiguer ces tendances, la fédération doit œuvrer { promouvoir la chasse vis-à-vis desjeunes chasseurs et des citadins, tout en facilitant l’accès aux territoires de chasse pour leschasseurs.I.3 – Organisation de la chasse dans le département I.3.1 – Territoires de chasse En septembre 2007, 4 406 territoires ont adhéré à la FDC 28 et paient une cotisation statutairepour bénéficier de ses services. Ils se répartissent en :Sociétés communales de chasseUne société ou une association de chasse (généralement au titre de la loi du 1er juillet 1901) regroupedes détenteurs de droit de chasse mettant en commun leur territoire. Les conditions d’admission et -4-
  9. 9. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loird’exercice de la chasse dépendent des statuts et du règlement intérieur propre { chaque société. Leterritoire de la société communale de chasse peut couvrir tout ou une partie de la commune ; lasociété est ouverte aux chasseurs de la commune, et, éventuellement à des personnes extérieures.Dans le département, il existe 421 sociétés communales de chasse.Territoires privésIls sont au nombre de 3 983 dans le département.Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA)Dans le département d’Eure-et-Loir, il existe 2 ACCA : ACCA de Jouy et ACCA de Gallardon.Les ACCA, association de type loi 1901, ont de nombreuses activités coordonnées par la FDC(conservation de la faune et de la flore, régulation des espèces classées « nuisible », respect desplans de chasse, développement de la faune sauvage dans le respect d’un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique…).Le territoire d’une ACCA est constitué de l’ensemble des terrains de la commune, excepté ceux : --qui sont situés dans un rayon de 150 mètres autour de toute habitation ; --qui sont considérés comme enclos ; --ayant fait l’objet d’« opposition » ; --faisant partie du domaine public de l’Etat, des départements et des communes, des forêts domaniales ou des emprises de Réseau Ferré de France et de la SNCF.Les ACCA sont tenues de constituer une ou plusieurs réserves de chasse communales dont lasuperficie est d’au minimum un dixième de la superficie totale de leur territoire. Il s’agit de lapremière mesure obligatoire de gestion de la faune sauvage. Les forêts domaniales : la propriété et la gestion d’une forêt domaniale appartiennent { l’Etat.En France, sa gestion est assurée par l’Office National des Forêt.Dans les forêts domaniales, la location du droit de chasse se fait soit :--par adjudication : une attribution au plus offrant lors d’enchères, pour une période, en générale, de12 ans ;--par licence de chasse annuelle : location d’une année consentie à un groupe de chasseurs ;--par licence de chasse dirigée : accueil à la journée pour des types de chasse définis, avec unencadrement assuré par l’Office National des Forêts.L’Eure-et-Loir possède 72 000 ha de forêts, la forêt domaniale représente 14% de la surface boisée(9 900 ha). Les forêts domaniales du département sont : Dreux, Senonches, Montecôt etChâteauneuf. Les Groupements d’Intérêt Cynégétique (GIC) (annexe 1) : tous les territoiresprécédemment cités peuvent se regrouper en GIC. Sous forme d’une association régie par la loi du1er juillet 1901, un GIC désigne un ensemble de détenteurs de droit de chasse ayant regroupé leursterritoires contigus dans une zone géographique déterminée et sur lesquels l’exercice de la chassereste indépendant.Un GIC a pour but de mettre en œuvre des règles communes de gestion sur des espèces de petitgibier (perdrix, faisan, lièvre…). Pour être reconnu GIC par la FDC, une convention de gestion doitaccompagner les statuts de l’association. De plus, chaque adhérent à un GIC doit souscrire aucontrat de service de la FDC et s’oblige { respecter les conseils prescrits par le service technique.En Eure-et-Loir, on dénombre 87 GIC. -5-
  10. 10. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir Les groupements dintérêt cynégétique en Eure-et-LoirLégende Epaule de Gallardon Tourelle Les voies romaines Saussaye Aqueduc Ruisseau des Fontaines Fausse Rivière Combray Bellevue Vallée de lAigre Beauce Janviloise Haute Conie Bois de lOrne Vinette Maltorne Vallée dAvre Bruyères Paul Vialar + reverseaux Chatillonais Tour de bois Ruffin Dauneuse Germignonville La croix Saint-Hubert Victor la Montagne Boucharville Thymerais Tour dAlluyes Meslay Dunois Loir et ozanne08 Chapelle + Château Beauvilliers Champ à loiseau Trinité des Bois Boutigny Val de Voise Trois rivières Folie Faux Perche Tillay Saints Pères Vallée de la Voise Perche Drouais Longs champs Chartres Sud Entre Perche et Beauce Langey Pierre Saint-Marc Moulin Roguenette Marolles Graviers rouges Chemin Chartres Charentonne Sonnette Lutz-Conie Sainte-Colombe + Conie Deux Vallées Faucherets Cloche Plateau Campagne Bailleau Marnières Sapinière Plateau de lAigre La petite outarde LAquitaine Livier Source de lozanne Viqny Barrière Combray Quatre vents Abbaye Dolmen Harengs Grosse Pierre Royneau Clos Frênes Sud Dunois + haute vallée du Loir Beauce et Perche -6-
  11. 11. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir I.3.2 – Découpage biogéographiqueLes zones naturellesLe département d’Eure-et-Loir fait partie de la région Centre. Il est traversé par 2 principaux coursd’eau qui ont donné le nom au département : l’Eure et le Loir. Il s’étend au sud-ouest del’agglomération parisienne et comprend plusieurs plateaux du Bassin parisien : --Au nord, on trouve le Thymerais et le Drouais. La présence de forêt y est importante. Laforêt de Dreux est une des forêts les plus importantes du département. Ce paysage associe lesespaces ouverts, la forêt et les vallées. Région de terres labourables avec une proportion de prairiesnaturelles supérieures à celle de la Beauce, le Thymerais-Drouais est traversé par l’Eure et parplusieurs de ses affluents. --A l’est, la Beauce qui constitue l’essentiel du territoire de ce département. C’est un plateaude faible altitude (130 à 200m) avec très peu de vallées. C’est une vaste plaine consacrée { la grandeculture de céréales, colza et betteraves sucrières. Défrichée depuis le Néolithique, les arbres y sontaujourd’hui rares dans un paysage très ouvert. Dans sa partie ouest se trouve le Dunois, il s’étend deChâteaudun jusqu’au nord du département du Loir-et-Cher.La Beauce est traversée par de grands axes de communication comme l’autoroute A11 et la ligne duTGV Atlantique. --A l’ouest du département, le relief s’élève et forme les collines du Perche. Cette région estparsemée de collines et vallons. Les bois et les prairies naturelles y sont encore nombreux. Plusieursrivières, affluents de l’Huisne et du Loir, arrosent le Perche. La commune de Senonches abrite unedes forêts les plus importantes d’Eure-et-Loir. Le département a, par ailleurs, bénéficié de lacréation du Parc Naturel Régional du Perche.Les zones Natura 2000Le département d’Eure-et-Loir compte six sites Natura 2000 (carte ci-après) : Arc forestier du perche d’Eure-et-Loir 522 ha SIC Cuesta cenomanienne du perche d’Eure-et-Loir 350 ha SIC Vallée de l’Eure de Maintenon à Anet et vallons affluents 752 ha SIC Vallée du Loir et affluents aux environs de Châteaudun 1 310 ha SIC Beauce et vallée de La Conie 71 753 ha (1) ZPS Forêts et étangs du Perche 47 681 ha (2) ZPS (1) (2) 96% en Eure-et-Loir et 4% dans le Loiret - 45% en Eure-et-Loir et 55% dans l’Orne -7-
  12. 12. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir Les 6 sites Natura 2000 d’Eure-et-Loir Forêts et étangs du PercheArc forestier du perche d’Eure-et-Loir Vallée de l’Eure de Maintenon à Anet et vallons affluents Cuesta cenomanienne du perche d’Eure-et-Loir Beauce et vallée de La Conie Site natura 2000 commune département région réseau routier zone urbaine zone boisée hydrographie Vallée du Loir et affluents aux environs de Châteaudun -8-
  13. 13. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLes pays cynégétiquesLe département d’Eure-et-Loir est découpé en 8 pays cynégétiques établis selon les zones naturelleset les limites des communes : Les 8 pays cynégétiques d’Eure-et-Loir -9-
  14. 14. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirI. 4 – Les modes de chasse en Eure-et-Loir I.4.1 – Le petit gibierChasse devant soiC’est la chasse de plaine par excellence.La chasse avec chien d’arrêt concerne essentiellement le gibier { plumes (perdrix, bécasses, faisans).Le chien d’arrêt prend l’émanation du gibier, l’approche, le marque et l’arrête jusqu’{ l’arrivée duchasseur.BattueDes rabatteurs poussent le gibier vers une ligne de tireurs postés. I.4.2 – Le grand gibierBattueC’est le mode de chasse au grand gibier le plus répandu en France. Si l’utilisation de chiens estfréquente, la poussée silencieuse existe : le rabat est constitué de personnes qui avancentlentement, en silence et sans chien. Enfin, la battue peignée consiste à aligner deux rangées derabatteurs qui s’avancent l’une vers l’autre pour se croiser, sans s’arrêter, au milieu de l’enceinte.Chasse à l’affûtOn se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux. Ce mode de chasse permetl’identification précise de l’animal. Cette chasse se pratique souvent du haut d’un affût (mirador).Chasse à l’approcheA pied, on recherche et on approche le gibier. Le chasseur explore un territoire, seul, en silence et àbon vent, pour parvenir { portée de tir d’un animal.Recherche au sangLa recherche au sang est une activité cynégétique qui sest beaucoup développée en France depuisles années 80. Le chien de sang est spécialement dressé pour prendre la piste dun animal blessé. Ilpeut la suivre sur plusieurs kilomètres, sans prendre le change avec celles dautres animaux. Unerecherche fructueuse (environ un tiers des recherches engagées) permet de retrouver un animalmort ou blessé.Deux associations françaises regroupent les conducteurs de chiens de rouge : l’Union Nationale desUtilisateurs des Chiens de Rouge (UNUCR) et l’Association pour la Recherche du Grand Gibier Blessé(ARGGB).En Eure-et-Loir, les conducteurs de chiens de sang sont au nombre de 6. I.4.3 – Le gibier d’eauChasse à la botteOn prospecte les zones humides en essayant de surprendre le gibier d’eau. C’est l’équivalent de lachasse devant soi en plaine.Chasse à la passéeOn se cache l{ où le gibier d’eau passe le matin et le soir. Tôt le matin ou le soir au crépuscule, lechasseur se dissimule à proximité du passage présumé des canards, entre les zones de repos et degagnage. Un chien de rapport est souvent indispensable. - 10 -
  15. 15. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir I.4.4 – La vénerieCe sont les chiens qui chassent le gibier, « appuyés » par les veneurs. On distingue la grande véneriequi se pratique à cheval, la petite vénerie qui se pratique à pied et la vénerie sous terre. La grande etla petite vénerie (chasse à courre) consistent { prendre les animaux avec la seule aide d’une meutede chiens. La chasse à courre est très ancienne. --La grande vénerie : elle concerne le cerf, le chevreuil et le sanglier. Elle est pratiquée pardes équipages de veneurs, sous la direction d’un « maître d’équipage ». Les chiens utilisés en grandevénerie sont des grands chiens courants. La meute est toujours spécialisée sur l’espèce de gibierrecherchée.L’Eure-et-Loir possède un équipage de vénerie du cerf. --La petite vénerie : elle se pratique surtout sur le lièvre, le renard et le lapin. Le veneur est{ pied. Cette chasse demande beaucoup d’expérience et d’endurance. Les chiens sont de taillemoyenne. Le veneur suit ces chiens { la course, les fait chasser et n’utilise pas d’arme.En Eure-et-Loir, il existe un équipage de petite vénerie. --La vénerie sous terre : la vénerie sous terre, ou chasse sous terre, ou encore déterrage,consiste à capturer renards, blaireaux et ragondins dans leur terrier. Le chien s’introduit dans leterrier de l’animal, il lui faut le découvrir, le poursuivre et le mettre { l’accul. Les aboiements du chienvont permettre de suivre ses évolutions sous terre et de localiser sa position lorsque l’animal seratenu au ferme. La mise { l’accul va permettre de creuser en direction de la galerie où se situent leschiens, il est rare que la première tranchée ouverte soit la bonne. L’environnement sera remis enétat par l’équipage, les terriers seront rebouchés et refaits { l’identique.Toutes les actions, effectuées par les équipages de vénerie sous terre, sont menées bénévolement.En Eure-et-Loir, une trentaine d’équipages sont inscrits { l’Association Départementale fondée en2001. I.4.5 – La chasse { l’arcC’est une chasse silencieuse. Elle exige une bonne condition physique et une grande connaissancedu gibier et de son habitat. Elle nécessite une grande patience. C’est en effet { quelques mètresseulement qu’il faut approcher le gibier avant de décocher une flèche. On chasse { l’affût ou {l’approche. Tous les types de gibiers peuvent être chassés { l’arc. Cette chasse tend { se développer.Dans le département, c’est environ une centaine de personnes qui pratiquent la chasse { l’arc. I.4.6 – La fauconnerie de haut et de bas volC’est l’art de prendre un gibier sauvage dans un milieu naturel avec des oiseaux affaités. Ce mode dechasse date de la haute Antiquité et serait un héritage des arabes selon certains historiens.En Eure-et-Loir, quatre personnes pratiquent cette chasse.I.5 – Les relations avec les autres organismesLa gestion de la chasse, de la faune sauvage et de l’environnement nécessite et oblige dialogue etconcertation avec différents organismes. Ces relations sont de trois types ; administrative,technique ou politique I.5.1 - Gestion administrative :La gestion administrative a lieu en collaboration avec la Préfecture et son service chasse, délégué àla Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF).Les contacts sont réguliers et permettent une gestion optimale de l’ensemble des dossierscynégétiques départementaux. - 11 -
  16. 16. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLa fédération des chasseurs et la DDAF d’Eure et Loir ont mis en place un système de gestion desplans de chasse « grand gibier » performant et efficace. Il est basé sur la numérisation des plans dechasse. Cette gestion s’appuie sur une cartographie précise et détaillée des différents territoires.La numérisation présente les avantages suivants : elle permet d’affiner la gestion du Plan de Chasse « Grand Gibier » qui nécessite la prise en compte de caractéristiques géographiques des territoires :  homogénéité ou hétérogénéité,  surface réelle,  visualisation des doublons. de ce fait, elle rend les attributions plus équitables entre tous les demandeurs puisque les cartes numérisées permettent de :  visualiser sur un écran les surfaces de bois et de plaines, réelles et actualisées,  éviter les doubles déclarations,  lier chaque demande de plan de chasse à sa propre carte,  prendre en compte les haies et linéaires de bois.Ainsi la DDAF et la fédération ont mutualisé leurs moyens techniques et humains afin de gérer lesquelques 1850 demandes de plan de chasse « grand gibier ».D’autre part, pour renforcer le dialogue et la concertation avec tous les acteurs locaux etdépartementaux de la chasse, plusieurs instances de concertation ont été mises en place.De la demande de plan de chasse { l’attribution les différentes étapes de consultation et deconcertation sont : - courant mars : réunions inventaires « Chevreuil » pour l’ensemble des massifs « chevreuil » - début avril : Pré commission d’évaluation de l’enveloppe globale par massif, - fin avril : pré-commissions d’attribution individuelles par territoire et par massif - début mai : Commission d’attribution - fin mai : expédition des Arrêtés individuels (avec bilan/demande pour l’année prochaine) par la DDAF après validation par la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage. - fin juin : commission recoursCette gestion optimisée des plans de chasse « grand gibier » donne toute satisfaction, c’est la raisonpour laquelle la DDAF et la fédération des chasseurs souhaite reproduire cette méthode pour lesplans de chasse « petit gibier ».Le partenariat avec la DDAF s’étend également { d’autres dossiers, comme la gestion des dégâts de« grand gibier » ou le classement des espèces dites nuisibles. Dossiers très sensibles, ils nécessitentune concertation étroite entre toutes les parties. C’est pourquoi, la fédération des chasseurs et laDDAF tendent à renforcer le dialogue sur le terrain en réunissant agriculteurs et chasseurs au niveaulocal pour prévenir et gérer les dégâts. Le cas échéant, la DDAF peut faire appel aux lieutenants delouveterie pour réguler les populations, après avis de la fédération. Cependant, il est à noter quel’effort de dialogue évite la plus part du temps le recours aux battues administratives.La direction départementale de l’agriculture et de la forêt est le premier partenaire de la fédération.Les instances de concertation et de dialogue mis en place entre les deux structures sont efficaces etpermettent une bonne gestion des différents dossiers liés à la chasse - 12 -
  17. 17. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir I.5.2 - la gestion techniqueCette gestion fait l’objet de contacts réguliers avec l’Office National de la Chasse et de la FauneSauvage (ONCFS), l’association des lieutenants de louveterie, l’Office National des Forêts (ONF) etles Services Vétérinaires.Visant à optimiser la gestion de la faune sauvage et de ses habitats, ce partenariat se fait sous laforme d’actions communes (comptage, baguage, suivi sanitaire, etc.) et de mutualisation desmoyens humains.La fédération et l’ONCFS assurent ensemble des missions de suivi et de gestion des populations(bécasse des bois, anatidés turdidés, colombidés d’eau, etc..) au travers de la mise en place et durespect des outils de gestion des populations animales.Les lieutenants de louveterie, assermentés pour six ans par le préfet, remplissent des missions deservice public de régulation des populations et de répression du braconnage. Au contact direct avecle terrain et les chasseurs, ce sont des partenaires incontournables de la fédération. Associés dans lamise en place des plans de chasse « grand gibier », ils participent activement et efficacement à larégulation des espèces classées « nuisible » par le biais de battues spécifiques (renards,) ou debattues administratives de régulation des populations de sangliers.En Eure-et-Loir, depuis 2007, les lieutenants de louveterie et la fédération des chasseurs assurentune mission de santé publique par l’intermédiaire du conseil général et de l’Entente Rage et Zoonose(ERZ), organisme proche de l’AFSA (Agence Française pour la Sécurité des Aliments).La fédération des chasseurs et les lieutenants de louveterie sont chargés de la mise en place duprotocole scientifique de recherche de l’échinococcose alvéolaire sur le renard dont les effets sontparticulièrement néfastes pour l’homme. Ce protocole consiste à prélever 100 renards surl’ensemble du département, découpé en autant de carrés de 8km de côté. En 2007, 47 renards ontété prélevés pour analyse. Aucun résultat n’est encore connu. I.5.3 - la gestion politique :Les partenaires institutionnels et politiques sont nombreux.De la chambre d’agriculture au conseil général, en passant par les syndicats agricoles, forestier,l’association des producteurs de petit gibier, et l’ensemble des associations cynégétiquesdépartementales (L’Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier, l’AssociationDépartementale des Chasseurs de Petit Gibier, l’Association des Chasseurs de Gibier d’Eau, le Clubdes Bécassiers, l’Association des Jeunes Chasseurs, l’Association de la Fauconnerie, la Vénerie,l’Association des Piégeurs agréés, l’Association des Gardes Chasse particuliers, l’Association desLieutenants de louveterie, les conducteurs de chien de sang (UNUCR), l’Association de Recherche duGrand Gibier Blessé (ARGGB), l’Association des déterreurs, l’Association des Chasseurs { l’Arc etl’Association Gestion Et Faune Sauvage 28), la fédération des chasseurs est l’interlocuteur de tous.Elle doit garantir le respect des intérêts de la chasse, de la diversité des modes de chasse. Elle doitégalement s’assurer de la bonne gestion des espèces et des espaces tout en prenant en compte lesattentes et les intérêts de l’agriculture et de la forêt.Pour cela, les échanges sont nombreux.Du contact « terrain » entre agriculteurs et techniciens de la fédération, aux commissionsdépartementales en passant par les réunions locales, la fédération des chasseurs tend à optimiserson partenariat avec la profession agricole.La fédération siège au sein de la chambre consulaire d’agriculture. Elle est associée aux politiquesdépartementales par le biais de convention signée avec le conseil général et la chambred’agriculture pour la reconquête de la qualité de l’eau et par la charte départementale surl’environnement. - 13 -
  18. 18. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLa fédération des chasseurs joue donc un rôle essentiel de médiation, de concertation et denégociation avec l’ensemble des partenaires départementaux.Les sujets sont multiples, les enjeux forts et les attentes parfois opposées, c’est pourquoi, le dialogueet l’écoute doivent prévaloir.II – La Fédération et la pratique de la chasse : II.1 – Les formations dispensées par la fédération II.1.1 – Formation { l’examen du permis de chasserLa Fédération assure la gestion administrative et la formation en vue de l’examen du permis dechasser. La mission administrative consiste à assurer la gestion et le suivi des convocations auxformations obligatoires et en partie { l’examen. La formation est composée de cours théoriques etpratiques obligatoires.Il est organisé environ sept sessions d’examen par an.Les notices explicatives et les formulaires d’inscription aux formations et examens sont disponibles {la Fédération. Suite à son inscription, le candidat est personnellement convoqué à une session deformation théorique suivie d’une formation pratique.La formation théorique se déroule à Chenonville, une journée complète, le samedi ou parfois ensemaine.Lors de cette journée de formation théorique, les thèmes suivants sont abordés : - Connaissance de la chasse en France : organisation de la chasse, législation, armes et munitions, sécurité et modes de chasse ; - Connaissance des espèces et de leur gestion : espèces chassables (gibier sédentaire de plaine et de bois, gibier de passage, gibier d’eau et gibier de montagne) et protégées (mammifères, oiseaux aquatiques et oiseaux non aquatiques) ; - Questions éliminatoires ; - Examen blanc.Seuls les candidats ayant suivi la formation théorique seront convoqués à la formation pratique. Elledure 1h30 à Brou au terrain « Vouzelaud » et se déroule en semaine ou le samedi par groupe de deux.Elle est composée de cinq ateliers : - maniement individuel des armes en salle ; - évolution sur le parcours avec franchissement d’obstacles ; - parcours de chasse à tir à blanc (3 ateliers) ; - la fosse (tir réel) (7 plateaux) ; - Tir au sanglier courant/battue grand gibier (tir à la carabine)A l’issue de ces deux formations obligatoires, le candidat est dans un premier temps convoqué à unexamen théorique. Pour être reçu, il doit obtenir 16 bonnes réponses minimum sur 21 et ne pas avoirfait d’erreur sur la question éliminatoire. En cas d’échec, le candidat a la possibilité de se représenter{ l’examen de la session suivante. Cet examen théorique est suivi, en cas de réussite, d’un examenpratique au cours duquel un examinateur de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage(ONCFS) note son comportement durant tout le parcours. En cas d’échec, le candidat a la possibilitéde se représenter { l’examen de la session suivante.Les formations et l’attestation de réussite { l’examen pratique ont une validité de 18 mois.Depuis 2003, le nombre de personnes s’inscrivant au permis de chasser dans le département oscilleautour de 240 candidats par an. - 14 -
  19. 19. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir Nombre de candidats sinscrivant au permis de chasser par année 500 476 450 400 350 300 262 270 250 223 224 216 200 150 100 50 0 2002 2003 2004 2005 2006 2007Le taux de réussite à l’examen théorique du En 2003, année de mise en place de l’examenpermis de chasser en Eure-et-Loir est en pratique du permis de chasser, le taux delégère augmentation depuis 2002 pour réussite était élevé (96%). De 2004 à 2007, leatteindre en 2007 environ 90% de réussite. taux se stabilise autour de 80%. Taux de réussite à lexamen théorique du Taux de réussite à lexamen pratique du permis de chasser permis de chasser100 88,7 90 100 96 75,5 83,5 79,5 80 71 79 78,3 71 80 64 60 60 40 40 20 20 0 0 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2002 2003 2004 2005 2006 2007 II.1.2 – Formation à la chasse accompagnéeLa chasse accompagnée, mise en place depuis 2004, permet de s’initier { la chasse, avec une armepour deux, dès l’âge de 15 ans et gratuitement pendant un an après une formation pratique, auxcôtés d’un parrain détenteur du permis de chasser depuis plus de 5 ans, validé pour l’année en cours.La formation pratique est identique { la formation pratique de l’examen du permis de chasser.Depuis 2004, 134 candidats ont été formés : Année Nombre de candidats formés 2004 22 2005 32 2006 39 2007 41 II.1.3 – Formation des piégeursLa Fédération organise régulièrement des stages de formation de piégeurs agréés. Ceux-ci, d’unedurée de deux jours, ont lieu à Chenonville.Le programme porte sur la biologie des espèces prédatrices, la connaissance du matériel, laréglementation du piégeage et les techniques de capture.Les cours théoriques sont complétés par une formation pratique sur le terrain. - 15 -
  20. 20. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLe personnel de la Fédération est au service des adhérents pour les tenir informés des changementspouvant intervenir dans le piégeage (changements d’ordre juridique et changements de matériels).Le tableau ci-dessous indique le nombre de candidats qui ont suivi la formation piégeage durant lesquatre dernières années. Année Nombre de candidats formés 2004 88 2005 99 2006 108 2007 68 II.1.4 – Formation pour la pratique de la chasse { l’arcCette formation a été instaurée par arrêté ministériel en date du 15 février 1995, et modifiée le 7février 2003, au moment de la légalisation de ce mode de chasse. Pour pouvoir chasser { l’arc, lecandidat doit être titulaire du permis de chasser et suivre une formation obligatoire dispensée par laFédération depuis 2006.Une journée de stage est organisée par an à Chenonville.Les thèmes suivants sont abordés : --La réglementation spécifique { la chasse { l’arc ; --La connaissance du matériel autorisé à la chasse ; --Et une initiation aux techniques de tir sur cibles 3D.En Eure-et-Loir, ce sont 137 personnes qui ont été formées depuis 1996. Année Nombre de candidats formés 1996 9 1997 37 1998 2 1999 4 2000 2 2001 9 2002 5 2003 10 2004 13 2005 12 2006 18 2007 16Les dispositions de la loi chasse de 2000 préconisent la participation des associations spécialisées. Ace titre, l’Association des Chasseurs { l’Arc d’Eure-et-Loir (ACAEL) apporte la contribution bénévolede ses instructeurs dans le cadre de la formation obligatoire.Afin de compléter cette formation obligatoire et d’apporter aux futurs chasseurs { l’arc desconnaissances plus approfondies et une compétence accrue, l’ACAEL propose une formationcomplémentaire de la Fédération Française des Chasseurs à l’Arc. Cette formation a lieu avec l’aide dela FDC 28 qui met les locaux de son centre cynégétique { disposition de l’ACAEL. Elle se présentesous forme d’ateliers concernant les points suivants : réglage de matériel, pose de tree-stands,camouflage, techniques de chasse, techniques de tir, placement des flèches, affûtage, sécurité,connaissances cynégétiques (biologie, éthologie). II.1.5 – Formation à l’examen sanitaire de la venaisonL’arrêté sur l’hygiène de la venaison, qui retranscrit les règlements européens est applicable depuisle 1er juillet 2007 en ce qui concerne la traçabilité du gibier. Depuis fin 2007, la Fédération assure, la 16
  21. 21. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loirformation des responsables de chasse aux examens sanitaires en vue de la cession de la venaisondes grands animaux. Les sessions ont lieu à Chenonville et durent une demi-journée.Les imprimés d’inscription aux formations et examens sont disponibles { la Fédération. Suite { soninscription, la personne est convoquée à une session.La formation se déroule en trois parties : --Une première partie (obligatoire) concernant la législation applicable. --Une deuxième partie (obligatoire) au cours de laquelle sont abordés : - Les techniques d’éviscération du grand gibier (les bonnes pratiques et les gestes { ne pas faire) ; - L’examen initial du gibier sauvage : exemples en images d’organes rouges sains (trachée, œsophage, poumon, foie, cœur) et de carcasses conformes de ruminants et de suidés ; puis les anomalies sur organes et sur carcasses de ruminants, suidés, lagomorphes et oiseaux. --Et une troisième partie (non obligatoire) sur la manipulation d’organes rouges.A l’issue de ce stage, la personne formée est apte { assurer sur son territoire l’examen initial de lavenaison en vue de la cession à un établissement public ou privé.En 2007, sur un total de 7 séances, 350 personnes ont suivi la formation { l’examen sanitaire de lavenaison. II.1.6 – Formation des gardes particuliersLa formation, destinée aux gardes particuliers en vue de leur agrément, en application du décret etde l’arrêté du 30 août 2006, se déroule sur trois demi-journées obligatoires (18 h).Le programme de la formation est le suivant : - Notions juridiques de base ; - Droits et devoirs du garde particulier ; - Déontologie et techniques d’intervention ; - Notions d’écologie appliquées { la protection et à la gestion du patrimoine faunique et de ses habitats ; - Réglementation de la chasse ; - Connaissances cynégétiques nécessaires { l’exercice des fonctions de garde-chasse particulier ; - Conditions de régulation des espèces classées nuisibles.Au cours de la première session, fin octobre 2007, 30 personnes ont suivi la formation. II.1.7 – Formation à la sécuritéLa formation à la sécurité a été proposée à tous les demandeurs de plan de chasse du département.Quatre sessions ont été faites pour former les personnes volontaires.La formation est composée d’une succession de reportages présentés par les représentants del’Association des Chasseurs de Grand Gibier, les conducteurs de chiens de sang (UNUCR),l’Association de Recherche du Grand Gibier Blessé (ARGGB) et la Fédération des Chasseurs. Lesdifférents reportages portent sur les thèmes suivants : --Evolution des accidents de chasse ; --Le droit et les responsabilités du chasseur ; --Organisation de battues et chasses en groupe ; --Les points fondamentaux du comportement du chasseur en battue ; --Armes et maniement ; --Les aménagements sur le terrain ; --La conduite { tenir en cas d’accident ; --Témoignage d’une victime d’accident. 17
  22. 22. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirII.2 – Le Brevet Grand Gibier de l’Association Départementale des Chasseurs deGrand Gibier :En Eure-et-Loir, depuis 1995, l’Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier organise,tous les ans, des séances de formation suivies d’un examen que 526 candidats ont passé avec succès.Le brevet Grand Gibier comporte deux épreuves : une épreuve de tir sur cible fixe et sangliercourant, au stand de l’Armurerie Vouzelaud, et une épreuve théorique de contrôle de connaissancescomportant deux degrés.II.3 – La sécurité à la chasse II.3.1 – Réglementation- Chaque chasseur doit être muni de son permis de chasser validé (permis national ou départemental avec le timbre grand gibier), d’une assurance « responsabilité civile ».- Le tir à balle ou { l’arc du grand gibier est obligatoire.- Les armes doivent être transportées, déchargées et démontées, ou déchargées et placées sous étui.- Dans le but d’assurer une plus grande sécurité, le port d’un au moins des accessoires suivants est obligatoire : baudrier, brassards, tour de chapeau ou casquette fluorescents, pour les rabatteurs et les postés lors de l’organisation des chasses en battue au grand gibier. Cette mesure s’applique aux participants directs ou indirects à la chasse au grand gibier.- L’utilisation des téléphones mobiles est interdite en action de chasse. II.3.2 – Règles de sécuritéAvant chaque chasse collective, les gestionnaires et organisateurs de chasse doivent informés leschasseurs et les invités sur les règles de sécurité (emplacement des postés, règles de tir, sonnerie,etc)Ces règles sont rappelées en annexe n°2. II.3.3 – Tir des animaux- En ce qui concerne les animaux soumis au plan de chasse, le tir de l’animal doit être immédiatement suivi de son annonce taïautée si le tireur pense l’avoir atteint.- L’animal doit être tiré isolé, jamais dans une harde.- Retirer toujours le même animal si le tireur pense avoir manqué au premier coup.- Les jeunes ne doivent être tirés, pour une meilleure identification, que s’ils sont avec leur mère. II.3.4 – Aménagements sur le terrain vis-à-vis des autres usagersDes panneaux de signalisation de grand modèle (60 x 80 cm) sont positionnés sur les chemins privéset ruraux, sur tréteaux ou au milieu des voies. Deux panneaux sont disposés à 100 m du site, desdeux côtés de la route avec éventuellement un rappel 50 m plus loin. II.4 – Le suivi sanitaireCréé en 1986 par l’Office National de la Chasse, le réseau SAGIR est le système de surveillancesanitaire de la faune sauvage nationale. Son premier objectif est la mise en évidence des principalescauses de mortalité de la faune (épizooties, intoxications…) afin de proposer des mesures pouréliminer ou en réduire l’impact.Le réseau SAGIR est basé sur un partenariat entre les Fédérations Départementales des Chasseurs,les Laboratoires Départementaux d’Analyses ou les Laboratoires Vétérinaires Départementaux 18
  23. 23. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir(LDA/LVD), l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA-Nancy), des laboratoiresspécialisés et l’ONCFS.En cas de découverte d’un animal mort ou mourant, si le cas est justifié, la Fédération se charged’acheminer celui-ci vers le Laboratoire Régional d’Analyses pour effectuer une autopsie. Lademande doit être formulée par le détenteur du droit de chasse adhérent à la Fédération.En cas de doute de maladie infectieuse, il est préférable de faire appel à la Fédération pour lacollecte et le transport des animaux morts.Les appelants, destinés { la chasse au gibier d’eau et devant faire l’objet d’un suivi sanitaire, sontmanipulés par des techniciens de la Fédération spécialement formés.Une copie du résultat de l’analyse est adressée au détenteur du droit de chasse de l’endroit d’oùprovient l’animal.Une autre copie est ensuite transmise au réseau SAGIR. La mission de ce réseau est de suivre l’étatsanitaire des animaux de la faune sauvage et, en cas d’empoisonnement ou d’épizootie, d’alerter lesautorités concernées.III – La Fédération et les espècesAfin de gérer au mieux les espèces présentes dans le département, différents moyens de gestionpeuvent être appliqués :Plan de chasse (PC)Le plan de chasse détermine le nombre minimum et maximum d’animaux { prélever sur lesterritoires de chasse (Article L.425-6 du Code de l’Environnement). Obligatoire pour la chasse detous les cervidés, le plan de chasse ne peut cependant être institué, sur tout ou partie dudépartement, pour le sanglier qu’après avis de la Fédération Départementale des Chasseurs. Il s’agitpar conséquent d’une option qui est ouverte { chaque département.Conformément à la loi, les Fédérations Départementales des Chasseurs ont adopté une politique deprévention des dégâts mais également de leur financement par le biais des plans de chasse.Les plans de chasse sont également un outil de gestion des espèces de petits gibiers.La fédération a mis en place un plan de chasse départemental sur la perdrix grise afin de gérer aumieux les prélèvements en fonction des comptages de printemps et du niveau de reproduction del’année.Des plans de chasse « faisan commun » sont également mis en place sur les unités de gestion qui ontentrepris des mesures de repeuplement. Ces plans de chasse avec marquage restreignent lesprélèvements en fonction des résultats de comptage et d’échantillonnage d’été. Au cours des troispremières années de repeuplement avec lâchers de faisandeaux, le plan de chasse interdit toutprélèvement. Le plan de chasse est l’outil indispensable { la réussite de ces mesures.Sur certains territoires du département, la fédération, à la demande des gestionnaires, a instaurédes plans de chasse « lièvre » avec marquage. Ces plans de chasse ont pour objectif de gérer aumieux les populations de lièvre. Certains attributaires de ces plans de chasse se sont vus imposé desminima de prélèvements obligatoires afin de réguler des populations de lièvre parfois tropabondantes.Plan de gestion cynégétique approuvé (PGCA)Le Plan de Gestion Cynégétique Approuvé a été institué par un arrêté ministériel du 19 mars 1986. Ilapparaît en fait comme le moyen juridique complémentaire de mise en œuvre d’une gestioncommune appliquée { plusieurs territoires contigus dans le cadre d’un Groupement d’IntérêtCynégétique. A l’initiative des Groupement d’Intérêt Cynégétiques, il fait l’objet d’une approbationpar le Préfet. Il est opposable aux différents détenteurs du droit de chasse qui l’ont mis en place etaccepté. Néanmoins, il n’est pas opposable aux tiers. 19
  24. 24. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLe Plan de Gestion Cynégétique Approuvé a une durée maximale de six ans renouvelable. Il estaccompagné d’une convention de gestion dans laquelle figurent : --Les objectifs d’aménagement ; --La détermination de l’effectif ; --La détermination du prélèvement ; --Les projets de communication tendant à accroître la superficie du GIC.Si le plan de gestion cynégétique approuvé est accepté, le Préfet institue un plan de chasse dans leslimites administratives du projet et classe en Plan de Gestion Cynégétique Approuvé lesGroupements d’Intérêt Cynégétique concernés. Ces derniers ne seront pas soumis au plan de chassemais devront suivre scrupuleusement le plan de gestion cynégétique approuvé. Les Groupementd’Intérêt Cynégétique doivent rendre compte annuellement (en juin) du bilan de leurs actions(aménagement, dénombrement de la population…).Les territoires non adhérents au Groupement d’Intérêt Cynégétique, ne dépendent pas du plan degestion cynégétique approuvé, sont par conséquent, soumis au plan de chasse.En Eure et Loir, les Plans de Gestion Cynégétiques Approuvés sont mis en place sur la perdrix grise,le faisan commun et le lièvre.Plan de gestion (PG)Le champ du plan de gestion est bien distinct du Plan Gestion Cynégétique Approuvé. Tout d’abord,il est d’initiative fédérale et il est repris dans l’arrêté préfectoral de la campagne de chasse, ce qui luiassure une portée juridique assez considérable. En second lieu, le plan de gestion ne pourraconcerner qu’une espèce qui ne relève pas du plan de chasse dans la zone considérée.Plus souple dans sa mise en place et dans ses actions de gestion, la plan de gestion est un outil àdévelopper pour la gestion des espèces que ce soit pour développer ou réguler une population.III.1 – Le petit gibier sédentaire III.1.1 – La perdrix grise (Perdix perdix)Présentation généraleLa perdrix grise fait partie de l’ordre des galliformes. On peut la rencontrer dans presque tous lespays d’Europe. Elle est présente dans les deux tiers nord de la France et dans les Pyrénées. Elle vit encouple ou parfois en trio en fin d’hiver et au printemps et en groupes appelés compagnies le restantde l’année. Ces groupes correspondent { une ou plusieurs familles rassemblées.Les perdrix grises consomment essentiellement des végétaux que ce soit des feuilles ou des grainesde plantes cultivées ou non, selon leur disponibilité. Il n’existe pas de préférences alimentaires bienétabliesLa femelle pond une quinzaine d’œufs. La plupart des éclosions ont lieu entre la mi-mai et la mi-juillet. Les poussins sont insectivores pendant les quinze premiers jours de leur vie.Ces oiseaux fréquentent principalement les grandes plaines céréalières de la moitié nord de laFrance. Ils sont très inféodés à la culture des céréales à paille dont ils recherchent plusparticulièrement les bordures pour nicher. Ils n’aiment pas les zones trop boisées, trop humides outrès herbagères. L’habitat le plus favorable est une mosaïque de cultures diversifiées, avec au moinsun tiers de céréales d’hiver, des chemins enherbés et quelques zones de refuge telles que desbuissons ou des petits boqueteaux.Son avenir : l’aire de répartition, au niveau national, de la perdrix grise n’a pas considérablementdiminué depuis le début du siècle. Par contre, il semble bien qu’il y ait un déclin général des effectifsreproducteurs, surtout ces dernières années. Il est confirmé que la mortalité des poules est souvent trop élevée durant le printemps et l’été, enparticulier pendant la période de nidification, pour permettre la croissance des populations. 20
  25. 25. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirL’essentiel de cette mortalité des poules est dû { la prédation, les pratiques agricoles n’intervenantque très faiblement à cette période sur des oiseaux adultes.La mortalité des poules peut être limitée :--par une régulation suffisamment intensive des carnivores pour en réduire significativementl’abondance ;--par la mise en place de bosquets, de buissons et de cultures ou jachères offrant un couvert haut. Les pertes de nid résultent essentiellement et à parts égales de la mort de la poule, de laprédation du nid et des pratiques agricoles. Les poules sélectionnent les linéaires tels que talus,fossés, haies… et les céréales pour faire leur premier nid, de préférence { moins de 50 m d’un cheminet avec une grande diversité de cultures à proximité.La nidification peut être favorisée :--en morcelant les parcelles de céréales et en les bordant de bandes d’herbe basse ;--en sauvegardant les nids dans les linéaires par un piégeage intensif et une fauche d’entretientardive ou bien en évitant la nidification dans ce type de milieu par une fauche précoce ;--s’il n’y a pas d’irrigation des céréales sur 50 m de large le long des chemins et bandes d’herbe. La forte mortalité des jeunes intervient pour l’essentiel dans les deux à quatre premièressemaines suivant l’éclosion. Les jeunes survivant le mieux sont ceux qui sont issus de nids situés dansles céréales ou dans des couverts de type jachère, et ceux qui disposent d’un couvert de type jachèreà proximité.La survie des jeunes peut être favorisée par l’implantation de milieux riches en insectes tels que desjachères environnement faune sauvage, en veillant { bien les répartir sur l’ensemble du territoire.Aire de répartition dans le département d’Eure-et-LoirLa perdrix grise est présente partout dans le département. La région agricole la plus riche en perdrixest la Beauce avec des densités de 30 à 35 couples pour 100 ha. Les densités les plus fortes (40couples et plus au 100 ha) se rencontrent en zone périurbaine de Chartres.Modes de chasse et prélèvementsLes modes de chasse utilisés pour prélever la perdrix sont la chasse devant soi (surtout utilisée parles sociétés de chasse) et la chasse en battue (pratiquée dans les chasses privées).Les prélèvements, effectués de 2002 à 2006, sont représentés sur le graphique ci-après. Suivi des prélèvements de perdrix grises 8 7 Drouais 6 Beauce Effectifs au 100 ha 5 dunoise Beauce ouest 4 Beauce sud 3 Faux Perche 2 Perche nord 1 0 2002 2003 2004 2005 2006 21
  26. 26. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirSuivi de la population--Comptages de printemps : la population de perdrix grises est évaluée lors de comptages deprintemps effectués au cours de battues. Suivi des densités de perdrix grises 30 25 Drouais Beauce dunoise Couples au 100 ha 20 Beauce ouest Beauce sud 15 Faux Perche Perche nord 10 Perche sud Thymerais 5 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007--Echantillonnages d’été : 30% de la population recensée au printemps doit être vue en été. Lors deces échantillonnages d’été, le nombre de jeunes par poule est également noté afin d’estimer lareproduction de l’année. Evolution de la reproduction 6 5 Drouais Nombre de jeunes/poule 4 Beauce dunoise Beauce ouest Beauce sud 3 Faux Perche Perche nord 2 Perche sud Thymerais 1 0 2002 2003 2004 2005 2006Gestion de l’espèce-Un plan de chasse départemental est instauré sur la perdrix grise depuis 1988. Pour la campagne dechasse 2007/2008, la période de chasse est fixée de l’ouverture générale jusqu’au premier dimanchede décembre. 22
  27. 27. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir --Dans les GIC, la gestion de la perdrix grise est, soit soumise à un plan de gestion cynégétique approuvé, soit soumise à un plan de chasse (détermination d’un nombre maximum d’animaux { prélever par arrêté préfectoral avec système de contrôle). Pour tous les territoires non adhérents à un GIC, la chasse de la perdrix est obligatoirement soumise à un plan de chasse avec marquage. Le département d’Eure-et-Loir possède 87 GIC perdrix, avec une surface totale de 308 669 ha (52% de la surface départementale) : SurfaceIntitulé du GIC Intitulé du GIC Surface (ha) (ha)ABBAYES *(P.F.L) 6 756,5 LIVIER*(P.F) 3 372,8AQUEDUC*(P.F.L) 3 367 LOIR ET L’OZANNE*(P.F) 8 858,8AQUITAINE 6 265 LONGS CHAMPS 4 596BARRIERE 7 286 LUTZ CONIE*(P.F) 3 651,2BEAUCE ET PERCHE* (P.F) 5 936 MALTORNE*(P.F) 4 073BEAUCE JANVILLOISE 8 281 MARNIERES*(P.F) 5 131,8BEAUVILLIERS 4 783,3 MAROLLES*(P.F) 1 024,6BELLEVUE 1 720 MESLAY* (P.F) 5 453BOIS DE L’ORME 2 814 MOULIN 3 087,5BOUCHARVILLE 7 379 PAUL VIALAR*(P.F) 4 012,7BOUTIGNY 1 378 PERCHE*(P.F) 1 371,5BRUYERES 1 046 PETITE OUTARDE 2 425CAMPAGNE DE BAILLEAU 957 PIERRE SAINT MARC 7 454CHAMP A L’OISEAU 2 303,9 PLATEAU 3 520CHAPELLE 1 713 PLATEAU DE L’AIGRE 3 077,7CHARENTONNE* (P.F) 3 963,5 QUATRE VENTS* (P.F) 2 360CHARTRES SUD* (P.F.L) 8 149 REVERSEAUX 1 339CHÂTEAU 1 430 ROGUENETTE 3 365CHATILLONAIS 2 153 ROYNEAU*(P.L) 1 840CHEMIN DE CHARTRES 3 131 RUISSEAU des FONTAINES*(P.F) 1 607,6CLOCHE*(P.F) 1 952,4 SAINTE COLOMBE 4 111,1CLOS 755,9 SAINTS PERES 3 359,7COMBRAY* (P.F.L) 6 390,7 SAPINIERE *(P.F) 585,3CONIE 1 569 SAUSSAYE*(P.F) 1 022,1CROIX SAINT HUBERT 3 989,7 SONNETTE*(P.F) 3 917,5DAUNEUSE 4 175,1 SOURCE DE L’OZANNE*(P.F.L) 5 4342 VALLEES 5 436,7 SUD DUNOIS 3 929DOLMEN 3 884,2 THYMERAIS 9 814,3DROUAIS 6 440,4 TILLAY 3 220,5DUNOIS* (P.F) 2 513 TOUR DU BOIS RUFFIN 653ENTRE PERCHE § BEAUCE* (P.F.L) 4 097,3 TOUR D’ALLUYES *(P.F) 1 327,5EPAULE DE GALLARDON 3 849,5 TOURELLE 3 257,5FAUCHERETS 1 914,3 TRINITE DES BOIS*(P.F.L) 970,6FAUSSE RIVIERE 6 728,7 3 RIVIERES 2 321,3FAUX PERCHE* (P.F.L) 4 686,1 VAL DE VOISE 3 544,2FOLIE* (P.F.L) 2 913 VALLEE DE L’AVRE*(P.F) 897,1FRESNES 3 860 VALLEE DE LA VOISE 5 400GERMIGNONVILLE 1 742 VALLEE DE L’AIGRE* (P.F) 2 207,5GRAVIER ROUGE*(P.F) 3 217 VALLEE DE L’EURE*(P.F) 3 860GROSSE PIERRE 1 412,5 VICTOR LA MONTAGNE*(P.F) 1 950,5HARENGS 4 655 VIGNY 5 284,7HAUTE CONIE 3 413,6 VINETTE*(P.F.L) 755HAUTE VALLEE DU LOIR* (P.F) 923,4 VOIES ROMAINES 2 790LANGEY 2 233 * GIC multi-espèces (P=Perdrix, F=Faisan, L=Lièvre) 23
  28. 28. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir--Opération expérimentale sur la perdrix grise en Eure-et-Loir :Face à la baisse récurrente des populations de perdrix grise et malgré les efforts entrepris par lesterritoires en matière d’aménagement, de régulation des nuisibles et de contraintes deprélèvements, les effectifs de perdrix grise ont du mal à progresser.C’est la raison pour laquelle, la fédération des chasseurs et l’ONCFS entreprennent uneexpérimentation de repeuplement à partir de souche naturelle du département.Principe de l’opération : comme pour le faisan commun, l’ONCFS, en partenariat avec les FédérationsDépartementales des Chasseurs, reprend des reproducteurs sur des territoires où l’espèce vit { l’étatnaturel depuis au moins vingt générations (cest-à-dire pas de lâcher de tir ou de repeuplementdepuis au moins vingt ans).Ces oiseaux, repris au mois de novembre, prennent la direction du Conservatoire des souches deSaint-Besnoit (78). Ils seront utilisés comme reproducteurs pour donner naissance à une premièregénération de poussins issus d’oiseaux naturels (F1). Les sujets obtenus (F1) vont servir d’oiseaux derepeuplement dans le cadre de cette étude expérimentale. Elle sera menée sur deux sites en France(un site dans le département de l’Eure-et-Loir et un site dans l’Oise).Choix du site expérimental : Berceau de la perdrix grise sur le plan national, la Fédération desChasseurs d’Eure-et-Loir a souhaité participer activement à cette opération.Pour les deux zones expérimentales retenues, le cahier des charges défini par l’ONCFS est lesuivant : - Densité inférieure à 10 couples aux 100 ha - Surface minimum de 1 500 ha - Non tir de la perdrix grise pendant 3 ans - Accepter le suivi technique pendant 5 ans - Motivation { l’aménagement du territoire - Régulation intensive des prédateursLe choix de la Fédération des Chasseurs s’est porté sur une zone de 3 000 ha, dont la densitémoyenne de perdrix grises actuelle est de 5 couples/100 ha.Cette zone s’étend sur 3 GIC : GIC du Combray, GIC de la Charentonne et GIC Entre Perche etBeauce.Reprise des oiseaux : Les reproducteurs proviennent de départements où les populations de perdrixgrises répondent encore aux critères définies par l’ONCFS.La méthode de reprise utilisée est la même que pour les bécasses. De nuit, les compagnies deperdrix sont repérées { l’aide d’un phare. On tente alors l’approche des oiseaux qui sont capturés {l’aide d’un filet tendu au bout d’une cane { pêche.33 perdrix ont été capturées dans le département lors de 4 nuits du mois de novembre 2007.Suivi technique de l’opération : Sur le site expérimental d’Eure-et-Loir, chaque été et pendant 3 ans,dès 2008, vont être lâchés environ 300 oiseaux âgés de 8 semaines de souche F1. Une vingtaine seramunie d’émetteur pour permettre un suivi journalier par télémétrie.Conjointement, un lot témoin de 20 perdrix de souche d’élevage sera lâché avec émetteur.Un suivi technique est mis en place pour étudier l’évolution démographique des populations : uncomptage de printemps, un échantillonnage d’été, un comptage d’hiver, IKA nocturne pour suivrel’évolution des populations de renards et de mustélidés et un suivi des bilans de captures desprédateurs (piégeage, déterrage, battue, tir de nuit...).Grâce à ce suivi par télémétrie, différents facteurs vont être étudiés : - Le taux de survie après lâcher - Les causes de mortalité - L’occupation de l’espace - La reproduction…L’objectif est de comparer les résultats obtenus pour les différentes souches. 24
  29. 29. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-LoirLa fédération des chasseurs espère obtenir les mêmes résultats que ceux constatés sur le faisancommun. Si tel était le cas, ce mode de repeuplement à partir de perdreaux issus d’oiseaux d’originenaturelle serait développé { l’ensemble du département. III.1.2 – La perdrix rouge (Alectoris rufa)Présentation généraleLa perdrix rouge est un galliforme de la famille des phasianidés. Hormis la partie nord-est de laFrance, elle est présente sur le reste du territoire { l’état sauvage.Son alimentation est composée en grande partie de végétaux (herbes, graines, bourgeons, fleurs).Les insectes (pucerons, fourmis, araignées, coléoptères) sont recherchés en été et constituent lanourriture de base des poussins.La reproduction commence, dès février dans le sud de la France, par la formation des couples. Lesœufs sont au nombre de 12 en moyenne, les éclosions s’étalent de fin mai { fin août.La perdrix rouge préfère les régions sèches et ensoleillées, de basse et moyenne altitudes, aux hiversdoux. Elle affectionne les milieux variés à la végétation buissonnante de faible hauteur entrecoupéede surfaces découvertes. Elle fuit les milieux trop fermés comme les bois.Aire de répartition dans le département d’Eure-et-LoirDans le département, la perdrix rouge est présente { l’état naturel dans la région du Perche (cantonsde La Loupe, Authon du Perche, Thiron Gardais et Nogent le Rotrou).Modes de chasse et prélèvementsLes deux principaux modes de chasse sont la chasse devant soi et la chasse en battue. Il n’y a pas dedonnées sur les prélèvements effectués sur la perdrix rouge en particulier (les prélèvements deperdrix grises et rouges sont confondus).Suivi de la populationIl n’y a pas de méthode de suivi spécifique { la perdrix rouge.Gestion de l’espèce--Pour la campagne de chasse 2007/2008, la période de chasse est fixée de l’ouverture généralejusqu’au dernier dimanche de décembre ; sauf sur les cantons de La Loupe, Authon du Perche,Thiron Gardais et Nogent le Rotrou où la fermeture est le premier dimanche de décembre. Tous lesoiseaux prélevés sur ces quatre cantons où l’espèce est présente { l’état naturel doivent êtremarqués.Le lâcher de perdrix rouge s’est accentué, ces dernières années sur l’ensemble du département afinde garantir, aux territoires engagés en mesures de repeuplement en faisan commun ou, auxterritoires ne pouvant pas prélever de perdrix grise (densité trop faible), un gibier de substitution.Ces lâchers de perdrix rouge sont soumis au respect de conventions de gestion annuelle précisant lenombre d’oiseaux introduits et prélevés ainsi que les aménagements cynégétiques visant {maintenir ces oiseaux sur le territoire : - cf annexe 3 pour les cantons de La Loupe, Authon du Perche, Thiron Gardais et Nogent leRotrou - cf annexe 4 pour le reste du département. 25
  30. 30. Schéma Départemental de Gestion Cynégétique d’Eure-et-Loir III.1.3 – Le faisan commun (Phasianus colchicus)Présentation généraleLe faisan commun est un galliforme. Originaire d’Asie, il a été introduit en Europe dès l’Antiquité.En France, il est présent dans la plupart des départements. Les populations sauvages les plusnombreuses se situent principalement en région Centre, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie.Sa nourriture est à la fois végétale (feuilles, bourgeons, graines de plantes cultivées) et animale(insectes, larves). Le faisan est un oiseau capable de satisfaire ses besoins en eau à partir desvégétaux verts consommés et de la rosée. En région sèche, cependant, il fréquente des points d’eaupour s’y abreuver.La poule pond 9 { 12 œufs. Les sites de ponte sont très variés et couvrent la majorité des milieuxqu’ils soient boisés, cultivés ou non.En France, le faisan affectionne plus particulièrement les paysages diversifiés où s’entremêlent desbois, haies et bosquets régulièrement entretenus, des cultures et des jachères.Aire de répartition dans le département d’Eure-et-LoirLe faisan commun est présent dans tout le département.Modes de lâcher et objectifs recherchés :Dans le département, le faisan commun est lâché : - en période de chasse pour être prélevé au cours de la saison. L’objectif de ces lâchers estavant tout le prélèvement direct des oiseaux. - au mois d’août directement sur les territoires ou au sein de volières anglaises. Ces oiseauxlâchés sont chassés dés la première année de lâchers. Ces lâchers ont un double objectif derepeuplement et de tir. On parle alors de gestion mixte.Des populations de faisan se développent à partir de cette méthode de lâcher mais leur taux derepeuplement est faible et variable du fait du maintien de la pression de chasse et de la moindreadaptabilité au milieu des oiseaux lâchés. - sur Vingt neuf unités de gestion, la fédération a développé des mesures de repeuplement àpartir de faisandeaux (F2) issus de souches naturelles. Au cours de cette période de repeuplement(en moyenne 3 années), et jusqu’{ ce que la densité de population soit suffisante (comptage etéchantillonnage), les prélèvements sont interdits par plan de chasse. Après quoi, le plan de chasse,ou le plan de gestion cynégétique approuvé, attribue pour chaque territoire de l’unité une attributionde prélèvements en fonction des comptages et des échantillonnages d’été.Au bout de 5 années sans lâcher de repeuplement, la population de faisan commun, ainsi établie, estqualifiée de naturelle (source ONCFS). 26

×