InvestConseil sept2012

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InvestConseil sept2012

  1. 1. Nombre de document(s) : 1 Date de création : 24 septembre 2012 Investissement Conseils, no. 750 Assurance, samedi, 1 septembre 2012, p. 10 Épargne Miser sur la performance des contrats en ligne Arnaud Lelong Très compétitifs sur les frais et avec des supports performants, les contrats Internet font désormais partie du paysage de l'épargne. Les courtiers en ligne confirment leur légitimité en tant que réseau de distribution de placements.Depuis une douzaine d'années, les contrats en ligne ont considérablement fait bouger les lignes en matière d'épargne. Pionniers sur l'absence de frais à l'entrée et la possibilité de choisir des fonds que l'on ne retrouve pas dans les contrats traditionnels, ce segment de marché a acquis sa légitimité en proposant à ses clients des innovations, généralement copiées quelques années plus tard par les réseaux de distribution concurrents. Même s'il n'existe pas à proprement parler de statistiques officielles, l'encours d'épargne sur ces contrats est de l'ordre de la dizaine de milliards d'euros, une goutte d'eau par rapport aux 1 350 milliards d'euros placés par les Français sur leurs contrats d'assurance-vie. En terme de collecte, le canal Internet, malgré ses avantages indéniables, est loin de pouvoir concurrencer le poids représenté par la bancassurance et ses réseaux d'agences, qui reste le moyen le plus couramment utilisé par les épargnants pour souscrire un contrat. Mais les choses changent, la crise a rendu les épargnants plus sensibles aux arguments liés aux coûts, et les bonnes performances enregistrées par les contrats en ligne ces dernières années font qu'ils se tournent de plus en plus vers ce canal. Les poids lourds du secteur sont d'ailleurs des banques en ligne : Boursorama, ING Direct ou encore Fortuneo. Aux côtés desquelles coexistent d'autres acteurs de taille plus modeste, des courtiers en ligne qui se différencient soit par les innovations qu'ils proposent, comme LinXea, par exemple, soit par le segment de clientèle visé. Par exemple, le site mafourmi.com se revendique comme le premier site d'épargne et de prévoyance, conçu par des femmes pour des femmes. Le site ePatrimoine s'adresse, quant à lui, plutôt à une clientèle étudiante désireuse de se constituer une épargne. Les possibilités offertes par Internet font que de nouveaux acteurs apparaissent. Le dernier en date, Advize (cf. Investissement Conseils n ° 749, de juillet-août 2012, page 6), existe depuis juin dernier. Au global, une soixantaine de contrats sont accessibles via Internet, mais en ce qui concerne leur gestion, le marché est áá áá dominé essentiellement par quelques compagnies d'assurances. Un marché dominé par compagnies d'assurances 2 trois C'est sans contexte l'assureur Generali qui domine ce segment de marché par le biais de sa compagnie spécialement dédiée au canal Internet : e-Cie Vie. Elle gère aussi bien les contrats de gros acteurs, comme Boursorama ou ING Direct, que d'acteurs de taille plus modeste, comme MonFinancier et son contrat MonFinancier Liberté. On trouve également Suravenir, filiale du Crédit mutuel Arkéa qui gère, entre autres, le contrat Symphonis Vie du courtier Fortuneo. ACMN Vie, la compagnie du Crédit mutuel NordEurope, est également un acteur de poids dans le domaine de l'Internet, avec la gestion de contrats comme Abivie d'Altaprofits. Depuis peu, Spirica, compagnie d'assurances dans le giron du Crédit agricole, tisse des partenariats avec des courtiers internet, tels que LinXea ou encore Finance Sélection. Chaque compagnie a su développer sa spécificité sur le créneau, notamment en ce qui concerne les fonds en euros. Des contrats aux fonds en euros très performants C'est l'un des paradoxes des contrats en ligne : conçus au départ pour proposer des OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières) émanant de plusieurs sociétés de gestion au meilleur prix,
  2. 2. Nombre de document(s) : 1 Date de création : 24 septembre 2012 on remarque les contrats Internet pour les bonnes performances de leurs fonds en euros. 50 % de la composition du fonds», précise François Leneveu, président du directoire d'Altaprofits. La crise qui sévit actuellement sur les marchés n'a fait que renforcer cet état de fait. Cette bonne tenue des fonds en euros sur la durée ne doit pas faire oublier que le taux servi dépend aussi, pour une large part, de ce qui est fait par la concurrence. Sur un créneau aussi restreint qu'Internet, les acteurs s'épient les uns les autres. A titre d'illustration, les taux servis en 2010 (de 4,10 %) étaient les mêmes pour les trois principaux opérateurs... Si jamais la collecte venait à exploser et les encours devenir plus importants, rien ne dit que ces rendements élevés perdureraient. Les assureurs ont tout intérêt à orienter les clients vers une diversification par le biais des unités de comptes (UC) moins mobilisatrices en fonds propres. Quitte à les y inciter en boostant le rendement du fonds en euros. En 2011, alors que la moyenne du marché se situe à 3 %, Generali a affiché un taux de rendement de 3,72 % sur son fonds Eurossima. Suravenir fait légèrement mieux avec un taux de 3,75 %. Du côté d'ACMN Vie, les taux sont de 3,20 % sur son fonds euros historique Sélection Rendement et de 3,50 % sur son fonds Internet Opportunités, spécifiquement dédié à ses partenaires en ligne. Spirica affiche, quant à lui, un honorable 3,62 % sur son fonds euros. Si on compare ces performances à celles qui avaient cours l'an passé, on se rend compte que les contrats Internet n'échappent pas à l'érosion des rendements. Toutefois, il s'agit du canal qui a réagi le plus vite en proposant des investissements alternatifs sur des fonds euros plus jeunes, spécialement créés pour chercher du rendement, à l'instar d'Internet Opportunités d'ACMN Vie, créé en 2009. Disposer de plusieurs fonds au sein du même contrat a également été une stratégie utilisée par Generali depuis longtemps, mais ce n'est que depuis juin dernier qu'elle propose un second fonds euros à ses partenaires Internet, baptisé Netissima. «L'objectif de ce nouveau produit est de générer des performances supérieures à celles d'un fonds classique, grâce à une diversification plus importante sur des actifs immobiliers. Cette classe d'actifs représente, en effet, près de C'est, par exemple, la stratégie de Swiss Life sur son contrat Titres@Vie, distribué par Altaprofits. Ce contrat d'assurance-vie, dont la caractéristique principale est d'être le premier contrat en ligne à permettre d'intégrer des titres vifs, affiche ainsi un rendement de 4,21 %, en 2011, à double condi- tion d'avoir un capital de plus de 250 000 euros sur le contrat et d'être investi à plus de 60 % sur des unités de comptes. Des contrats avec une offre en unités de compte abondantes Les contrats en ligne ont vocation à proposer l'offre en unités de compte la plus large possible. Mais tous n'appliquent pas la même politique de référencement. Certains préfèrent afficher une bonne centaine de fonds, comme les contrats Symphonis ou Fidelity, quand d'autres dépassent allégrement les trois cents fonds, 3 comme Croissance Vie accessible via le site Epargnissimo, par exemple. Le contrat Puissance Vie affiche une sélection de plus de quatre cent soixante-cinq fonds, dont une très large sélection de trackers, ces fameux fonds indiciels cotés en Bourse et très prisés des investisseurs puisqu'ils permettent de répliquer des indices boursiers. Certains fonds, appelés trackers bear (pour trackers inverses), permettent même de jouer la baisse (lorsque l'indice choisi baisse, la valeur du tracker augmente). Soit autant de possibilités de diversifier ses investissements, généralement absentes dans les contrats grand public. Internet joue clairement dans la catégorie «supermarché de fonds». Si les premiers contrats en ligne facturaient les arbitrages effectués par l'épargnant, il faut noter que la dernière tendance est d'en afficher la gratuité totale et de ne pas en limiter le nombre. Il s'agit, toutefois, d'un point à vérifier dans les conditions générales du contrat, car certains opérateurs, s'ils ne facturent plus les arbitrages en ligne, font payer ceux qui sont effectués «à l'ancienne», c'est-à-dire par courrier ou par fax. L'offre d'unités de compte est régulièrement réactualisée. Certains contrats jouent même la carte de la différenciation en proposant des fonds que l'on ne retrouve pas, ou peu, sur les contrats de la concurrence. Par exemple, le courtier Finance Sélection propose dans ses contrats des fonds émanant de la société Amiral Gestion (les deux sociétés sont d'ailleurs basées dans les mêmes locaux). Le contrat Puissance Vie propose même en exclusivité l'accès à son fonds Copernic Global Fund, géré par
  3. 3. Nombre de document(s) : 1 Date de création : 24 septembre 2012 Raiffeisen Capital Management, un poids lourd autrichien de la gestion d'actifs aux origines mutualistes. «Copernic Global Fund est un fonds créé selon un cahier des charges précis. Son objectif est de réaliser une performance lissée dans le temps de l'ordre de 7 à 10 %, avec une volatilité qui ne doit pas dépasser 10 %. L'allocation qui permet de réaliser la performance est construite à partir des 465 fonds qui sont réfé- rencés dans Puissance Vie», explique Eric Thomas, responsable marketing Internet chez Assurancevie.com, le courtier qui diffuse le contrat Puissance Vie. Durant l'année 2009, Generali avait même joué les pionniers en proposant à ses partenaires distributeurs des obligations en direct émanant d'entreprises, comme Schneider Electric, Saint-Gobain ou encore Lafarge, avec des coupons aux rendements à plus de 7 %. Une bonne affaire à l'époque en raison de l'écart de taux et la défiance des investisseurs à l'égard des obligations privées. Les partenaires Internet de Generali, comme Altprofits, LinXea ou MonFinancier, en avaient profité pour lancer des campagnes de souscription, à ce moment-là, auprès de leurs clients. L'offre avait rapidement trouvé preneur. Il n'y a guère que du côté des SCPI (sociétés civiles en placement immobilier), que les contrats en ligne ne sont pas aussi généreux. Les offres disponibles sur le Web se comptent sur les doigts d'une main. C'est d'ailleurs la compagnie Spirica qui est la plus active en la matière. Etre vigilant sur les options de gestion et leur coût L'argument du coût est systématiquement mis en avant par les courtiers en ligne : le client ne paye aucun droit d'entrée, alors que dans un réseau traditionnel, la moyenne des frais tourne autour de 3,5 %. En ce qui concerne les frais de gestion, les contrats en ligne les plus anciens affichent des frais sur UC de 0,85 %, quand ceux de dernière génération consentent une baisse supplémentaire et affichent des frais de 0,60 %. Dans la majorité des cas, les arbitrages sont gratuits. En revanche, tel n'est pas le cas des options de gestion automatique, dont les principales sont la dynamisation des plus-values (qui transfère la plusvalue générée par le fonds euros sur un support en actions), la sécurisation des plus-values (qui est l'option inverse de la précédente) et enfin l'arrêt des pertes absolu ou relatif qui permet de couper des positions sur les marchés lorsque les fonds baissent audelà d'un seuil défini par le souscripteur. Enfin, il est également possible de rééquilibrer son portefeuille pour retrouver son allocation d'origine. Généralement, ces formules sont facturées à hauteur de 0,50 %, voire 1 % du montant transféré le plus souvent dans les contrats proposés par les banques en ligne. Le seul assureur qui se distingue en la matière est ACMN Vie qui ne prend aucun frais sur ces options de gestion. L'aide en améliorée ligne est sans cesse Le défaut souvent reproché aux contrats en ligne réside dans le fait que l'internaute est laissé un peu seul face à lui-même dans la gestion de son contrat, qu'il s'agisse du choix des fonds, de la diversification de son 4 portefeuille et du choix du moment d'entrée ou de sortie sur les marchés. On reproche également aux courtiers en ligne d'être chiches en matière de conseils patrimoniaux, comme l'importance de bien rédiger sa clause bénéficiaire, par exemple. S'il est vrai que les épargnants autonomes sont généralement plus à l'aise avec les contrats en ligne, les courtiers n'oublient pas pour autant les autres clients : ceux qui sont perdus face au catalogue d'OPCVM recensés dans les contrats et ceux qui ne sont pas au fait des subtilités patrimoniales de l'assurance-vie. Chaque plate-forme a su développer sa spécificité. Assurancevie.com mise sur la simplicité de son interface et les contacts avec les conseillers se font par mail ou par téléphone. Elle s'engage d'ailleurs à donner une réponse au client dans la demi-journée qui suit sa demande. D'autres acteurs, comme LinXea, misent sur une interface Web très développée : présence d'un agrégateur de portefeuille (LinXea VIP) et, depuis peu, un outil baptisé X-Ray qui permet au souscripteur de suivre l'allocation d'actifs qu'il a bâtie. L'outil lui permet de réduire ou d'augmenter son exposition sur des secteurs d'investissement ou des zones géographiques selon les évolutions des cours de Bourse. En bref, une vraie salle des marchés à domicile. LinXea a été également l'un des premiers à donner une analyse indépendante à ses clients, via un partenariat avec la Financière Roche Noire, une société spécialisée sur la gestion quantitative. Le client dispose ainsi de recommandations à l'achat ou à la vente sur les unités de comptes de son contrat. Une plate-forme, comme
  4. 4. Nombre de document(s) : 1 Date de création : 24 septembre 2012 Altaprofits, a développé un outil similaire, l'Asset Allocator, qui permet au client de suivre son allocation d'actifs au plus près selon ses objectifs patrimoniaux. Un courtier de taille plus modeste, comme Epargnissimo, a également mis au point un conseil en allocation d'actifs pour guider ses clients dans leur sélection de fonds. Le conseil existe donc, même s'il ne revêt pas nécessairement la forme traditionnelle du face-à-face avec le client. Il faut d'ailleurs signaler que certains courtiers en ligne disposent de bureaux physiques dans lesquels les clients peuvent se rendre. C'est le cas de MonFinancier présent dans trois villes (Paris, Rennes et Nice), par exemple. Une offre qui ne se cantonne pas seulement à de l'assurance-vie Les courtiers en ligne sont également en mesure de proposer plusieurs types de placements à leurs clients. Le pionnier a été Altaprofits en offrant la possibilité de souscrire un contrat Madelin en ligne, avec absence de frais d'entrée, ainsi qu'un PEP et un PEA. La plate-forme a également introduit la gestion pilotée avec Lazard Frères Gestion dans la grande majorité de ses contrats. La plate-forme propose depuis peu une assurance temporaire décès, développée avec ACMN Vie. Une des caractéristiques des courtiers est donc de travailler avec plusieurs partenaires assureurs dans la Illustration(s) : 5 conception des produits qu'ils proposent à leurs clients. Par exemple, LinXea collabore avec les quatre acteurs qui comptent sur la place. En ce qui concerne la thématique de l'investissement socialement responsable (ISR), seuls deux contrats en ligne existent : l'un distribué par le site J'épargne utile (contrat ISR Vie) et l'autre par l'association d'épargnants Asac-Fapès (contrat Solid'R Vie), avec pour assureur Generali. Des contrats qui mériteraient d'être plus connus des épargnants, car ils prouvent qu'il est possible de conjuguer éthique et performance.
  5. 5. Nombre de document(s) : 1 Date de création : 24 septembre 2012 © 2012 Investissement Conseils ; CEDROM-SNi inc. news·20120901·GQ·0011 - Date d'émission : 2012-09-24 Ce certificat est émis à M. eric thomas à des fins de visualisation personnelle et temporaire. Retour à la liste des articles 6

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