Avertissement : <br />Cette présentation risque de changer votre façon de lire les nouvelles scientifiques.<br />
Épidémiologie dans les médias, un divertissement dangereux?<br />Etienne Delagrave<br />D’après l’UNESCO (2001), « l’ensei...
Chemin à parcourir<br />Qu’est-ce que l’épidémiologie? <br />Les 3 mots clés de cette discipline.<br />Un exempled’un suje...
L’enquête de John Snow<br /><ul><li> Médecin britannique lors de l’épidémie de choléra de 1831
 Hypothèse que le choléra se transmet dans l’eau
Enquête
 Établi une corrélation entre la fournisseur d’eau potable et la probabilité de mourir du choléra</li></ul>Risque 850% plu...
Observationnelle<br />Clinique(essai comparatif randomisé)<br />Q:L’utilisation des téléphones portables accroit-elle les ...
1er mot clé: le concept de corrélation<br />Il y a corrélation lorsque deux phénomènes varient l’un en fonction de l’autre...
Exemple de corrélation<br />Saviez-vous que, per capita, il y a trois fois plus de gens qui meurent du cancer en Floride q...
Niveaud’éducation de la mère<br />2ème mot clé : les facteur de confusion<br />=	Principale source d’erreur qui affecte le...
Allaitement et QI de l’enfant<br />Allaitement<br />Niveaud’éducation de la mère<br />QI de la mère!<br />Niveau socio-éco...
3ème mot clé : le concept de risque<br />Le mot “risque” dans la vie quotidienne<br />..danger, péril, chance (ou malchanc...
Faut-iléviter de manger des carottes?<br />Exemple : béta-carotène et mortalité cardiovasculaire<br />Observationnelle = r...
Dois-je modifier mes habitudes ...<br />	Analyse coût-bénéfices (en tenant compte de l’incertitude des résultats) <br />		...
L’expérimentation (réalisée à Montréal, 2006)<br />Question: les futurs enseignants de science sont-il s en mesure d’inter...
Questionnaire B<br />Questions plus fermées.<br />Questions additionnelles:<br />Confiance des sujets dans la justesse de ...
Résultats<br /><ul><li>70% n’étaient pas d’accord avec l’affirmation erronée de leur collègue</li></ul>	->Parmi ceux-ci, 5...
Vérification des hypothèses<br />Établissement d’un seuil de maîtrise<br />Par des experts de l’enseignementscientifique.<...
Vérification des hypothèses 1a et 1b<br />Hyptohèse 1a: <br />	Les futurs enseignants de science ne seront pas en mesure d...
Hypothèse 2<br />Non vérifiée:<br />Les performances n’étaient pas significativement différentes<br />Hypothèse 2: <br />	...
Conclusion de la recherche<br />Prescriptions:<br />Les enseignants en science au secondaire devrait être initiés à l’inte...
À propos des comptes rendus journalistiques des études épidémiologiques<br />Ne mentionnent que très rarement les facteurs...
DimitriosTrichopoulos, directeur du département d’épidémiologie de l’Université Harvard<br />« Nous sommes en train de dev...
En conclusion<br />Trouver des indices..<br />Maisquedoit faire le lecteuralors..?<br />à quoi çasert de lire les nouvelle...
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  • Hier M. Gruslin nous a parléd’enseignants qui voudraitincorporer des élémentsd’actualitéscientifiquedansleurenseignement. L’actualitéscientifiquepeutégalementprovenir des étudiantseux-même. Imaginezqu’unétudiant arrive avec une nouvelle du genre: “Les téléphones portables sont-ilscancérigènes? S’il fallait croire que tout ce qu’on lit dans les médias, à peut près tout et n’importe quoi présente un risque pour la santé. D’ailleurs, la peur des risques elle-même présente un risque. Je vais y revenir.En fait, cette blague fait directement référence à la discipline dont je vais vous parler aujourd’hui, à savoir l’épidémiologieAujourd&apos;hui, je vais vous parler de l’expérimentation que j’ai effectué au Québec auprès des enseignants des sciences, avant d’en arriver la, je dois avant tout vous initier à l’épidémiologie.
  • Unesco, dans un Cadre d’action, publié en 2001, disait ceci:Hum...Dans quelques minutes, je vais vous parler d’un type de nouvelle scientifique particulièrement difficile à interpréter, et ce, même pour ceux qui ont des formations scientifiques.Donc, à la fin de ma présentation, jepense que vous aller comprendre beaucoup mieux pourquoi ce que ça pourrait vouloir dire.
  • Donc, de quoi va t-on parler?D’abord : Qu’est-ce que l’épidémiologie?... J’introduirai les 3concepts essentiels pour comprendre les nouvelles épidémiologiques.Ensuite, on va prendre un exemple et regarder ce que diverses études nous ont apprise.On va ensuiteregarder plus en détail l’expérimentation que nous avons fait au Québec auprès des enseignants de science.Enfin, on va examiner plus attentivement la façon dont ces études sont communiqués dans les médias. On verra à ce moment qu’une partie des difficulté d’interprétation proviennent de là.
  • Voyons rapidement l’histoirede l’une des toutes premières enquêtes épidémiologique. La première épidémie de choléra frappe Londre en 1931.En tant que médecin, Britannique John Snow voit beaucoup de patient affectés par cette maladie. En 1849, celui fait l’hypothèse que le cholera se transmetraitdans l’eau. (On pensait à l’époque qu’il se transmettait dans l’air). Avec l’aide d’un collègue, il décide d’interroger les résidants des cartiers les plus touchés. Ce qui veut savoir, c’est de quelle compagnie provient l’eau potable des résidents. Il obtient le tableau suivant.Il remarque alors que la probabilité de souffrir du choléra est plus de 8 fois plus grande chez ceux dont l’eau provient de la Southwark &amp; Vauxhall Waterwork. Hum…PourJohnSnow,il semble évident que le problème est lié à la qualité de l’eau de la Southwark... En fait, la Souhwark, s’approvisionne en aval de la Tamise, c&apos;est-à-dire d’eaux déjà polluées par les égouts de la ville.! Tout ça nous semble très logique, mais il va tout de même avoir beaucoup de difficulté à convaicre les autorité de la ville de la véracité de son hypothèse...Donc voilà, il venait de faire l’une des toutes premières enquêtes épidémiologique.
  • À droite ...L’épidémiologie observationnelle, que j’appellerai à partir de maintenant « épidémiologie » tout court, est diamétralement différente. La différence la plus marqué est sans doute dans la provenance des données qui sont utilisées. En 2006,une étude effectuée au Danemark comparait les relevés d’utilisation de téléphone portable de 420 000 abonnés pendant jusqu’à 20 ans et les informations contenus dans le registre national du cancer. (Ils voulaient savoir si les ondes radios des téléphones portables pouvaient contribuer à causer le cancer.) Vous remarquerez ici que ce ne sont pas des données qui ont recueillis dans ce but particulier. C’était plutôt pour facturer les clients! C’est pourquoi ce genre de données est qualifié de « secondaire ».Avecl’utilisation de genre de donnéevient le problème des facteurs de confusion...
  • Qu’est-ce qu’une corrélation?Dans le cas de l’enquête de John Snow, il y avait corrélation entre la provenance de l’eau et le fait de mourir du choléra.Donc,qu’est-cequ’unecorrélation?Il y a corrélation lorsque deux phénomènes varient l’un en fonction de l’autre.
  • ( ... )Cette anomalie provient du fait que l&apos;âge moyen des habitants de ces deux états est très différent.En fait pour avoir l’heure juste, il est nécessaire de comparer la mortalité en fonction de l&apos;âge de la population.Une fois cette « manip » effectué, la mortalité par cancer est pratiquement identique (c’est à dire 241 morts / 100 000). L’ageestdoncunesorte de bias,qu&apos;on appelle en faitun « facteur de confusion ».
  • Les facteurs de conf. sont la principale source d’erreur qui affecte les études épidémiologiques.En fait, faire une étude épidémiologique, c’est principalement livrer une bataille aux facteurs de confusion.Nouvel exemple : Allaitement pour le QI de l’enfant.( )Voici comment çamarche :Chercheur -&gt; Logiciel  Données brutesAu départ, ...corrélation très forte. Ensuite, à mesure qu’on ajuste les données pour tenir compte de ces différents facteurs de confusion, le coefficient de corrélation diminue. Si on n’arrive pas à le réduire complètement, bingo! On a ce qu’on appelle un « facteur de risque ». Celui-ci peut alors, en principe, faire l’objet d’une publication.Dans l’exemple que j’ai mis à l’écran, on pourrait dire que le facteur de risque c’est de ne pas allaiter. Mais on peu aussi parler en terme d’effet protecteur.. Ici je l’ai appelé “Effet de l’allaitement”. (Ici.)Doncprenonscetteétude de 2002...Quels était ces facteurs de confusion..Donc, dans le graphique...= indice d’un possible effet de l’allaitement.TTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTEn 2006
  • Voyons maintenant les résultats obtenus par la dernière étude effectué sur cette question, en 2006.Ces chercheurs disposait d’une informations supplémentaires, le QI de la mère.Or, qu’est-ce qui se passe lorsqu’on ajoute ce nouveau dans l’équation...Et bien, le supposé effet de l’allaitement disparait! (ICI)
  • Dans la vie quotidienne... Évoque les notions de ...Tandisque pour ...Son travail est de comparer ...Risque attribuable , (effet de l’allaitement..
  • Maintenant, j’aimerais donc prendre un sujet vraiment typique que l’ont trouve dans le média. Comme c’est la plupart du temps le cas, c’est un sujet qui touche la vie des gens.Donc la question est..Faut-il éviter de manger des béta-carotène, par exemple des suppléments de ...Comparons ce qu’on obtenu diverses études à ce sujet.Le tableau montre le risque relatif de la béta-carotène sur les risque de mortalité cadiovasculaire selon 10 études (6 épidémiologiques et 4 cliniques).Obs = réduit substantiellement le risque relatifClin = accroit légèrement le risqueSachant que le niveau de fiabilité des études cliniques est plus élevé, on est en droit que leur accorder beaucoup plus de valeur. (En effet, 4 et 1.)Cela veut donc dire que toutes les études épidémiologiques pointaient dans la mauvaise direction. On peu donc imaginer que les chercheurs n’étaient pas parvenu à contrôler suffisamment de facteur de confusion. Donc, qu’est-ce qu’on fait avec ça?(?: bénéfices potentiels) En effet, occulaire.. Donc ça se complique sérieusement pour le lecteur!!!
  • Les deux côtés de la médaille : les risques et bénéfices supposés d’une substance. Et je disbien “supposés”Ex: beta carotène. : certain : vision. Faible: cardio.On doncprocéder à une analyse coût-bénéfice.Or, dans le cas des nouvelles brèves qui rapporte ces résultats, vous remarquerez qu’aucune analyse de ce genre n’est effectuée. Dans cette optique, ((( attention ce que je vais dire va peut-être vous choquer), les nouvelles épidémiologiques sont à toute fin pratique inutiles pour les lecteurs!!!. L’épidémiologies’adresseessentiellement au chercheurdans le domaine de la médecine, donc aux experts.C’estaussiconsidérécomme un outil de la médecine préventive.Donc,ças’adressedoncaussi aux responsables de la santé publique. Cesonteuxqui sont en mesure de faire des analyse cout-bénéfice..(d’ailleurs,mêmecerôleestmaintenantcontesté par plusieurs ..)
  • ( )Q. A. J’ai choisi de poser des questions ouvertes , le but étant d’obtenir l’interprétation la plus naturelle possible de la part des sujetsUne question pour chaquenouvelles. Toujours la mêmemise en situation: “un collègue...Il s’agissait d’affirmations erronées, parce qu’elle supposaitun effet causal
  • On a essayé de circonscriredavantage les interprétations des sujetssur la signification des nouvellesépi.=Questionsplus fermées.(à droit on voit 2 exemples de ces questions)Questions additionnelles ... Pour recueillirdes indices sur les facteurs possibles qui pourrait expliquer les performances des sujets ...À noter, questionnaire expérimental disponible à l’avantTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTVoyons maintenant les résultats obtenus.
  • Àdroite..Pour ce quiest des réponsesjustificatives, il est important de souligner que notre correction des justification était dichotomique.Le réponses était comparées à un corrigé (validé par des experts). Plusieurs arguments différents pouvaient être utilisés, et un seul argument valide nous permettait d’accepter la justification proposée.
  • Afin de vérifiernoshypothèses ...
  • ( )Pourquoi pas?Après tout: -intérêt particulier pour les sciences,formation d’enseignant, parfois bacc. supplémentaire en science!Pourtant, non vérifié.Je ne sais pas pour vous, maisj’aiétéplutôtsurpris de cerésultat. Mais nous avons tout de mêmeune explication ... Làvoici..Selon nous, l’explication la plus plausible qui puisse rendre compte de ces résultats est la suivante:
  • = l’interprétation des nouvelles épidémiologiques doit faire l’objet d’un apprentissage spécifique. Autrement dit, le lecteur doit disposer de certains concepts, comme celui de facteur de confusion, afin d’interpréter correctement ce type de nouvelle. Mêmesi beaucoup de sujetssemblaientavoirune vague idée qu’ilpouvait y avoirquelque chose comme des facteurs de confusion.. aucunde nossujets a utilisé le termefacteur de confusion dans le réponse.! Il n’avaisvraisemblablementjamaisétéinitier au concept de facteur de confusion.D’autres part, ... ( )Conséquement, nous voulons faire les prescriptions suivantes
  • D’après ma collection maison,moins de 5% de nouvellesépidémiologiquesmentionnent les facteurs de confusion considérés.Jamais le termefacteur de confusion.Pourquoi? Exemple, intéressant, parcequeçaprendpeu de place. Cela pourrait permettre de souligner au lecteur qu’il s’agit d’une étude épidémiologique. Pourrait permettre au lecteur de prendre conscience des limitations d’une étude, par exemple en permettant au lecteur d’imaginer d’autres facteurs de confusion qui auraient pu être considérés. DONC, pourrait favoriser l’adoption d’une posture critique par le lecteur.------------------Risque: provient de “risquerelatif” ? Toutefois, les chercheurssaventqu’ils’agit de probablité. ------------------Titre verbed’action (pas de forme passive, pas de conditionel, etc.)Unepartie des difficultésd’interprétationprovientdonc de la transposition journalistiquequi en estfaite.
  • Citation :directeur... affirmaitVous avez peut-être qu’il fait référence à cette analyse coût-bénéfices.
  • L’épidémiologie sert à enquêter sur les causes possibles des maladies. Elle nous donne des indices, mais pas de certitude. Bien-sûr il n’y a jamais de certitude absolue en science, mais là l’incertitude est beaucoup plus grande. Maisquedoit faire le lecteuralors..?Il doit non seulement garder un esprit critique, mais je dirais même faire preuve de scepticisme face aux recherches épidémiologiques.Intitulé : « Un divertissement dangeureux », pcq est facile pour le lecteur d’oublier que les hypothèses causales suggérées dans ce type de nouvelle sont hautement spéculatives.Donc,L’épidémiologie : outil de la médecine préventive. Pour les experts.Par ailleurs, comme l’épidémiologie est là pour rester,je pense qu’il est essentiel de familiariser les enseignants à l’épidémiologie.!!!!
  • Voilà, j’espère que ma présentation vous permettra de reconnaitre les nouvelles épidémiologique et de les lire d’une œilplus critique!!À l’écran, un exemple d’une nouvelle. Elle est un peu spécial toutefois, puisqu’elle est une des seules à nommer les facteurs de confusion ...---Donc voilà, quelles questions avez-vous?
  • Voyons un exemple. Saviez-vous que ...(sur le graphique, remarquez le point d’exclamation?Pourrait-on imaginer des facteurs associés à la fois au célibat et à la santé?(En d’autres mots s’agit-il d’une relation causale?Bon exemple de causalité complexeDonc, en résumé, le plus important est de toujours garder en tête qu’on ne peut jamais conclure à l’existence d’une relation causale uniquement à partir d’une corrélation. Et ça peut être très difficile de résister à la tentation lorsqu’il est facile d’imaginer un mécanisme causale plausible. Maintenant,Et si je vous disais qu’il existe une discipline scientifique, qui, précisément, tente de trouver les causes des maladies uniquement à partir de corrélations? Hum.. Oui, ça existe et ça s’appelle l’épidémiologie. Plus précisément, on parle d’épidémiologie observationnelle.
  • Voyonscequedit le ... àcesujet...
  • Etienne chamonix

    1. 1. Avertissement : <br />Cette présentation risque de changer votre façon de lire les nouvelles scientifiques.<br />
    2. 2. Épidémiologie dans les médias, un divertissement dangereux?<br />Etienne Delagrave<br />D’après l’UNESCO (2001), « l’enseignement des sciences ne permet pas actuellement aux individus de disposer des instruments pour comprendre et analyser de manière critique des articles de presse à caractère scientifique ». <br />
    3. 3. Chemin à parcourir<br />Qu’est-ce que l’épidémiologie? <br />Les 3 mots clés de cette discipline.<br />Un exempled’un sujet de rechercheépidémiologique<br />Notre enquête auprès des enseignants de sciences<br />Problèmesdans la communication de cesétudes<br />
    4. 4. L’enquête de John Snow<br /><ul><li> Médecin britannique lors de l’épidémie de choléra de 1831
    5. 5. Hypothèse que le choléra se transmet dans l’eau
    6. 6. Enquête
    7. 7. Établi une corrélation entre la fournisseur d’eau potable et la probabilité de mourir du choléra</li></ul>Risque 850% plus grand pour les clients de la Southwark<br />-> source en aval de la Tamise<br />
    8. 8. Observationnelle<br />Clinique(essai comparatif randomisé)<br />Q:L’utilisation des téléphones portables accroit-elle les probabilités de souffrir d’un cancer cérébral?<br />données secondaire (relevés d’utilisation de téléphone portable)<br />Q:Tel médicament est-il plus efficace qu’un placebo?<br />sujets choisis au hasard répartis en deux groupes<br />double aveugle<br />Épidémiologie<br />Niveau de preuve*: 4<br />Niveau de preuve*: 1 ou 2<br />*Selon l’Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (France)<br />
    9. 9. 1er mot clé: le concept de corrélation<br />Il y a corrélation lorsque deux phénomènes varient l’un en fonction de l’autre. <br />Coefficient de corrélation = 0,81<br />
    10. 10. Exemple de corrélation<br />Saviez-vous que, per capita, il y a trois fois plus de gens qui meurent du cancer en Floride qu'en Alaska? <br />Est-ceque la florideestcancérigène?<br />
    11. 11. Niveaud’éducation de la mère<br />2ème mot clé : les facteur de confusion<br />= Principale source d’erreur qui affecte les études épidémiologiques<br />Exemple:<br />Étude de Mortensen (2002) : La durée de l’allaitement lié au QI de l’enfant.<br />Autres facteurs de confusion:<br /> -âge de la mère, stimulation cognitive à la maison, support émotionnel à la maison, mois de grossesse, poids à la naissance, tabagisme de la mère, etc.<br />Allaitement et QI de l’enfant<br />Allaitement<br />Effet de l’allaitement ?<br />Niveau socio-économique<br />QI de l’enfant<br />Corrélation<br />
    12. 12. Allaitement et QI de l’enfant<br />Allaitement<br />Niveaud’éducation de la mère<br />QI de la mère!<br />Niveau socio-économique<br />QI de l’enfant<br />Corrélation<br />Étude de Der (2006)<br />
    13. 13. 3ème mot clé : le concept de risque<br />Le mot “risque” dans la vie quotidienne<br />..danger, péril, chance (ou malchance)<br />Pour l’épidémiologiste:Fréquence d’une maladie dans une population donnée<br />Comparer le risque entre différents groupes<br /> - si égal : Risque Relatif (RR) = 1<br /> - si 5 fois plus élevé, le RR = 5 (500%)<br />Risque attribuable = % du risque observé dans un groupe, attribuable à une exposition particulière.<br />
    14. 14. Faut-iléviter de manger des carottes?<br />Exemple : béta-carotène et mortalité cardiovasculaire<br />Observationnelle = réduit le “risque”, c’est-à-dire la “probabilité de mourir’... (RR: 0.70)<br /> ?: facteur de confusion?<br />Clinique = augmente légèrement la probabilité de ... (RR: 1.10)<br />Conclusion pour le citoyen? <br />Méta-analyse (systematic review) pour l’ingestion de béta-carotène et les risque de mortalitécardiovasculaire.<br />É. observationnelle<br />É. Observationnelle (cohortes)<br />moyenne<br />É. clinique<br />moyenne<br />Figure tirée de “Epidemiology—is it time to call it a day?” (2001)<br />
    15. 15. Dois-je modifier mes habitudes ...<br /> Analyse coût-bénéfices (en tenant compte de l’incertitude des résultats) <br /> -> absente des nouvelles<br />
    16. 16. L’expérimentation (réalisée à Montréal, 2006)<br />Question: les futurs enseignants de science sont-il s en mesure d’interpréter adéquatement les informations qui se trouvent dans les nouvelles épidémiologiques?<br />3 groupes de sujets<br />Enseignants de science<br />Futur enseignants de science<br />Futur enseignants au primaire (élémentaire)<br />Recueil de 3 nouvelles brèves<br />Deux questionnaires A et B <br />Questionnaire A<br />Questions ouvertes<br /> -> Réagir à des affirmations erronées<br />« Cancer du poumon: la bière accroît le risque »<br />Un collègue de travail a lu cet article et il a dit :<br />« Le fait de consommer plus de six bières par semaine semble donc avoir un effet sur l’apparition du cancer du poumon.»<br />Êtes-vous d’accord avec lui? Pourquoi?<br />« La télévision dans une chambre d'enfant nuit aux résultats scolaires »<br />Un collègue de travail a lu cet article et il a dit :<br />« Si ces enfants n’avaient pas eu de télévision dans leur chambre, leurs notes à l’école auraient été dans la moyenne.» <br />Êtes-vous d’accord avec lui? Pourquoi?<br />« Viagra : problème en vue? »<br />Un collègue de travail a lu cet article et il a dit :<br />« Le Viagra a rendu aveugles ces pauvres gens.» <br />Êtes-vous d’accord avec lui? Pourquoi?<br />Questionnaire A : Extraits<br />
    17. 17. Questionnaire B<br />Questions plus fermées.<br />Questions additionnelles:<br />Confiance des sujets dans la justesse de leur réponse<br />Nombres de cours de statistique ou de méthodologie scientifique suivis<br />Détenteur d’un baccalauréat dans une discipline scientifique.<br />Selon vous, quel mot ou quelle expression pourrait le mieux traduire le concept de « risque » utilisé dans la phrase « courent de 20 à 50 % plus de risques » apparaissant dans le deuxième paragraphe du texte.<br /> a) … danger <br /> b) … probabilité<br />D’après vous, en se basant uniquement sur les résultats qu’ont obtenus les chercheurs :<br /> <br /> Peut-on affirmer en toute confiance que : <br /> « La consommation de bière contribue à causer le cancer du poumon »<br /> [ ] Oui [ ] Non<br /> Pourquoi ?<br />Extraits<br />
    18. 18. Résultats<br /><ul><li>70% n’étaient pas d’accord avec l’affirmation erronée de leur collègue</li></ul> ->Parmi ceux-ci, 54% sont parvenu à justifier leur position.<br /><ul><li>Les justifications des sujets différaient de celles proposées par les experts (ex: corrélation)</li></ul>Moyenne aux différents indices<br />
    19. 19. Vérification des hypothèses<br />Établissement d’un seuil de maîtrise<br />Par des experts de l’enseignementscientifique.<br />Méthoded’Angoff (1984)<br />Aux experts:Selon vous, quelle proportion des finissants en enseignement des sciences au secondaire devrait minimalementréussir chaque question prise individuellement?<br />Statistiques des standards pour les troisjuges<br />
    20. 20. Vérification des hypothèses 1a et 1b<br />Hyptohèse 1a: <br /> Les futurs enseignants de science ne seront pas en mesure de porter le jugement adéquat sur la signification concrète des nouvelles épidémiologiques.<br />Vérifié*<br />Hypothèse 1b : <br /> Les futurs enseignants de science ne seront pas en mesure de justifier adéquatement leur position concernant la signification concrète des nouvelles épidémiologiques..<br />Vérifié*<br />* En comparant la performance des sujets au seuil de maitrise déterminé par les experts. <br />
    21. 21. Hypothèse 2<br />Non vérifiée:<br />Les performances n’étaient pas significativement différentes<br />Hypothèse 2: <br /> Le groupe de futurs enseignants au primaire obtiendra des performances inférieures au deux autres<br />
    22. 22. Conclusion de la recherche<br />Prescriptions:<br />Les enseignants en science au secondaire devrait être initiés à l’interprétation des nouvelles épidémiologiques... et devrait aptes à initier leurs étudiants..<br />Les journalistes scientifiques également ...<br />l’interprétation des nouvelles épidémiologiques doit faire l’objet d’un apprentissage spécifique. <br />Tel que l’indique la littérature, une proportion importante des sujets semble assimiler les corrélations à des relations causales.<br />les justifications des sujets n’étaient pas suffisamment claires, à notre avis, pour constituer une explication destinée à un élève. <br />
    23. 23. À propos des comptes rendus journalistiques des études épidémiologiques<br />Ne mentionnent que très rarement les facteurs de confusion.<br />Rare exemple : “[...]Même après avoir révisé les données pour tenir compte de l'âge, du tabagisme, du diabète et de la prédisposition génétique, les chercheurs ont découvert que le risque de cancer pancréatique croît parallèlement à la quantité de ces aliments consommée. [...] (Legault, 2005)<br />L’utilisation du mot risque:<br /> Invite à penser en terme de danger concret. Le terme probabilité serait plus souhaitable. (ou chance?)<br />Les titres sontsouventproblèmatiques<br />« Cancer du poumon: la bière accroît le risque »<br />
    24. 24. DimitriosTrichopoulos, directeur du département d’épidémiologie de l’Université Harvard<br />« Nous sommes en train de devenir une nuisance pour la société », <br /> disait-il en parlant des épidémiologistes, <br />« les gens ne nous prennent plus au sérieux, et lorsque que c’est le cas, nous faisons peut-être plus de mal que de bien »<br />Taubes (1995)<br />
    25. 25. En conclusion<br />Trouver des indices..<br />Maisquedoit faire le lecteuralors..?<br />à quoi çasert de lire les nouvellesépidémiologiquesdans les médias?<br />
    26. 26. Exemple<br /> « Voici une nouvelle qui en refroidira certains: une consommation quotidienne de viandes froides, de charcuteries et de hot dogsaugmente le risque de cancer du pancréas. Des chercheurs des universités d'Hawaï et de Californie à Los Angeles ont suivi 190 545 adultes pendant sept ans. Même après avoir révisé les données pour tenir compte de l'âge, du tabagisme, du diabète, de la race et de la prédisposition génétique, ils ont découvert que le risque de cancer pancréatique croît parallèlement à la quantité de ces aliments consommée. Le risque des plus grands consommateurs était 67% plus élevé que celui des plus faibles amateurs. En revanche, manger du poulet, du poisson et des produits laitiers n'a eu aucun effet. » (Legault, 2005)<br />
    27. 27. Mon courriel : edelagrave@hotmail.com<br />
    28. 28. Principale source d’erreur:les irréductiblesfacteurs de confusion<br /> Voici une nouvelle qui en refroidira certains: une consommation quotidienne de viandes froides, de charcuteries et de hot dogs augmente la probabilité de souffrir du cancer du pancréas. Des chercheurs des universités d'Hawaï et de Californie à Los Angeles ont suivi 190 545 adultes pendant sept ans. Après avoir contrôlé les facteurs de confusion suivants :l'âge, le tabagisme, le diabète, la race et la prédisposition génétique, ils ont découvert une corrélation positive entre le fait souffrir du cancer pancréatique et la quantité de ces aliments consommée. Le probabilité de souffrir du cancer du pancréas pour les plus grands consommateurs était 67% plus élevé que celle des plus faibles amateurs. En revanche, manger du poulet, du poisson et des produits laitiers n'a eu aucun effet sur la probabilité de souffrir du cancer du pancréas.<br />
    29. 29. Succès et échec de l’épidémiologie<br />Choléra : 1400%<br />En général : 30%<br />Exemple : <br />“My basic rule is if the relative risk isn't at least 3 or 4, forget it.” = 300% à 400%(Robert Temple, FDA (Food and Drug Administration (États-Unis)<br />4 sources d’erreurs pour les études épidémiologiques<br />---<br />C’esttrès loin d’être surprenantd’ailleurs. D’aprèsIoannisdis (2005), la plupart de étudeépidémiologique arrive à des résultatséventuellementinvalidé.<br />Meanwhile the simple expedient of closing down most university departments of epidemiology could both extinguish this endlessly fertile source of anxiety-mongering while simultaneously releasing funds for serious research<br />
    30. 30. ?<br />?<br />Exemple de corrélation<br />« Les personnes célibataires meurent plus jeunes »<br />Le célibat nuit-il à la santé? <br />La mauvaise santé favorise t-elle le célibat?<br />?<br />?<br />célibat<br />santé<br />= causalitécomplexe= des centaines de causes.<br />
    31. 31. “Les gens qui sont effrayé par des risques relativement faibles, ou encore pas suffisamment par des risques relativement grands, font des choix dangereux”. <br /> (Harvard Center for RiskAnalysis, 2003)<br />“Le temps et l’argent utilisés pour protéger les gens de risque relativement faibles ne sont plus disponible pour protéger les gens de risques plus grands.”<br /> (Harvard Center for RiskAnalysis, 2003)<br />
    32. 32. Qu’est-cequ’unrésultatsignificatif?<br />Dans les sondages, ..<br />Ex: « la marge d’erreur est de 3%, 19 fois sur 20 ». .<br />

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