L’HISTOIRE DE LUCKY LUCAS    (Saison 1 – Le commencement)                          MIKA KENSI
« J-1 … Chez Lucky Lucas »Lucas sextirpe doucement des draps épais ... il pique dune main une chemise et unjean dans limme...
Léa sent délicieusement linsoutenable rythme de la musique la pénétrer. Elle prend lamain de Lucas et la serre fort …   − ...
Lucky regarde Betty sen aller, encore une fois. Un vieux souvenir remonte à la surfacede sa mémoire et le plonge dans une ...
est évacué vers linconnu, flanqué par le chef qui lance à ses subalternes:   − Gazez-les, tous …
« Une semaine plutôt, chez Lucky ... »   − Ça fait longtemps que tu es réveillée ?   − Je n’ai pas dormi de la nuit ...   ...
***   − Allo, papa ...   − Cabinet du Sénateur Clark, que puis-je pour vous ...   − Martha ...   − Oui ...   − Puis-je par...
− Et mon café, bande de sadiques, cette réunion dure depuis des heures !   − Bon je sers le café à Raphaël, tas quà lappel...
− Vous tombez du ciel ! Au 30, January Street s’il vous plait …Lucky prend place et laisse libre court à son imagination: ...
membres s’engourdissent et il ne tarde pas à tomber à même le sol, sous le regardamusé du docteur …
« Le lendemain matin, chez Lucky ... »   − Ça fait longtemps que tes réveillée ?   − Je n’ai pas dormi de la soirée ...   ...
« En même temps au « Friday The 13th » … »  − Allo ?  − Betty ? … Betty Blue ?  − Oui … qui êtes-vous ?  − C’est Léa …  − ...
chance, écoute ce quil a à te dire ...   − Écoute, je bosse au BCM Planet Dance à Madrid. Je suis prise tous les soirs    ...
« Calcutta, Bengale Occidental – Inde: 06H00 du matin »    − Kolkata Radio Station, the news … « jingle »       Au sommair...
« Non loin de là … »   − Aïe …   − Léa ?   − Mon dieu c’est toi Lucky ?   − Reste où tu es Léa, et continue de parler … je...
« Madrid, Siège des Renseignements Généraux »   − Entrez …   − Mes respects, mon colonel, mademoiselle Betty Blue est là. ...
adresses exactes !   − Je vais vous les dire …   − Continuez …   − Avant de prendre la fuite, les ravisseurs ont lancé des...
« Temple de Kalighat Kali, Calcutta »Le soleil, se couche. Kailane, avance à pas déterminés. Une foule immense s’entasseau...
allures bien pittoresques. Un mince filet d’eau semble filtrer du plafond vouté et tomberen un hémisphère parfait. Une urn...
damnésie ...   − Je men occupe. Dautres problèmes ?   − Non, pour le reste tout va comme sur des roulettes !   − Bon, fais...
« Nulle-part ... ou presque »   − Quelles sont les nouvelles ?   − Tout se passe comme prévu … sauf un petit détail.   − Q...
soleil. Je vous laisse.L’homme en noir sourit. Il monte les marches de l’escalier et s’assoit sur la dernière. Ilprend une...
« Temple de Kalighat Kali, Calcutta »   − Lucky, je n’arrive sérieusement pas à me rappeler cette histoire de kidnapping …...
s’empresse de verrouiller sa porte.Sur la table Lucky trouve quelques plans et croquis qu’il inspecte avec beaucoupd’atten...
− Attends je vais essayer de t’aider.La faible lumière qui diffuse depuis la fente éclaire tant bien que mal le cul de sac...
− Où sont les otages ?   − Mon maître va bientôt tous les ramener dans cette pièce, tu n’as qu’à attendre       tes amis i...
− Bon … Envoyez des hommes à leur recherche, pendant que nous commençons      les transferts.   − A vos ordres chef.Les ca...
libre-arbitre, les choses plieront à votre volonté et vous serez alors invincibles.       Ceci est une partie du dédommage...
− Taie-toi, tes hommes sont déjà tous morts.   − Quels sont vos ordres, maître ?   − Allez les rejoindre …Termina Damos en...
− Cours Léa, cours !Devant eux une escalade de quelques mètres mène vers un escalier taillé dans la roche.Léa sexécute et ...
métallique. Au bout de quelques méandres léchelle se termine par un tunnel étroitéclairé par une infime lumière orange. Lu...
Dans un coin de la salle Clark serre fort la main de Michel, en marmonnant :   − Tiens-toi prêt, s’il répond à cette quest...
ne perds jamais la foi !A peine Michel disparu, Clark assiste à un spectacle désolant. Damos prend Betty et Léapar leurs m...
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L'histoire de Lucky Lucas - Saison 1 - Le commencement

  1. 1. L’HISTOIRE DE LUCKY LUCAS (Saison 1 – Le commencement) MIKA KENSI
  2. 2. « J-1 … Chez Lucky Lucas »Lucas sextirpe doucement des draps épais ... il pique dune main une chemise et unjean dans limmense dressing, de lautre il saisit une paire ditaliennes et ... quitte lachambre sur la pointe des pieds. Arrivé en bas, il est déjà habillé, il prend son blouson etferme délicatement la porte.Dans la rue une voiture rouge attend, une douce musique de club en émane. Il prend laplace du mort et sort une clope … − Tiens, goûte plutôt à ça au lieu de tintoxiquer avec cette saleté … − Bonsoir Léa … − Bonsoir numéro deux. − Jamais de la vie, ce soir cest moi le patron … − Tu me files ta place ce soir, je te dois bien un service ? − Hé, il est super ton truc … − Laisse-moi faire et ça sera encore mieux: on va dans une boite à Majorque ... où une belle surprise tattend pour le petit-déjeuner … − Une surprise ? − Une vraie surprise ... met ta ceinture Lucky ... et puis fait tourner …Quelques instants plus tard, la voiture rouge descend la rue ... une lumière dans lachambre sallume et une silhouette derrière les rideaux semble la raccompagner duregard ... Lying Léa, comme Lucas aime lappeler, chante le refrain du tube house quipasse à la radio. Lui finit par allumer une clope et pense à cette folie dun soir et à lasilhouette derrière les rideaux. Il aime sortir avec Léa: deux dévergondés de concert,lâchés dans la nature, en quête de musique et daventure. − Tu vois les lasers ? − Ouais … − Cest là où on va …Lucky est ailleurs. Cest un peu comme si létoile de la chance lui sourit ... il pressentquelque chose de nouveau, quelque chose de bon ce soir ... ***
  3. 3. Léa sent délicieusement linsoutenable rythme de la musique la pénétrer. Elle prend lamain de Lucas et la serre fort … − Tu sais pourquoi nous sommes là ce soir ? − Pour reprendre au destin ce quil nous a pris … − Tiens, demande-lui une téquila ou deux ... on lui doit bien ça, non ? − Cest toi le patron !Lucky se fait un chemin parmi la foule pour atteindre le bar. Léa se trémousse déjà aubord de la piste, sur les airs divins mixés par le dj. − Dos tequilas por favor ... − Si señor ... − Betty ? Betty Blue ? − Lucky Lucas ! − Tu parles dune surprise ... mais quest-ce que tu fais ici ? − Cest une longue histoire …Une énorme explosion sonore vient ponctuer la phrase de la belle Betty. Le dj faisait delexcellent boulot : une ola sonore circulait denceinte en enceinte … Lucas pense à lalongue histoire de Betty, quand soudain la musique coupe … Une rafale de ballestraverse le silence ... Dans la nacelle du dj, quatre cagoulés armés: − Ceci est une prise dotages. Veuillez tous vous diriger en silence, vers le centre de la salle. − Suis-moi Lucky, je sais par où passer … − … − Vite ! − Je dois retrouver quelquun d’abord, vas-y toi … − Lucky ... ! − Sauve-toi Betty.
  4. 4. Lucky regarde Betty sen aller, encore une fois. Un vieux souvenir remonte à la surfacede sa mémoire et le plonge dans une étrange béatitude. Il est vite réveillé par la crossedun fusil qui vient heurter sa mâchoire: − On a dit, tout le monde dans la salle centrale …Les preneurs dotages, ont lair extrêmement sérieux. Un cagoulé qui semble être leurchef, lit dans le micro une liste de noms … Lucas reconnait quelques personnes dans letas: quelques héritiers des plus grosses fortunes européennes ... une ou deux stars. Ilcherche désespérément Léa, tandis que le reste des cagoulés sacharnent à maîtriserles quelques fêtards obstinés complètement achevés à lalcool ... quand soudain, la voixdu chef conclut: − ... Lucky Lucas et enfin Léa Ling. Que tout ceux qui ont entendu leur nom, se présentent aux gardes ... sinon exécution dun otage toutes les minutes … Dailleurs, premier otage, dans dix secondes ... ça sera ... ça sera ... le dj ... ça me semble être une excellente idée ... 4 ... 3 ... 2 ... − Arrêtez ça tout de suite, je mappelle Lucky Lucas ... je suis sur votre liste ... − Très bien, saisissez-le et vérifiez-moi tout ça ... on passe au prochain ... ou devrais-je dire à la prochaine ! − Patron, on a chopé cette serveuse dans le monte-charge ... − Ramenez-la-moi tout de suite ...Lucas se débat entre les mains des deux cagoulés qui le trainent de force vers la portede sortie. Il reconnait Betty et ne peut supporter le compte à rebours quentonne le chef: − ... 4 ... 3 ... 2 ... − Lâchez-là, mon nom est Ling, Léa Ling, voici mon passeport ... − Daccord ... emmenez-la aussi. Maintenant changement de tactique. Je vais tirer dans le tas jusquà ce que tout le monde se soit présenté. Je suis payé un million de dollars par tête, peu importe si jen perds quelques uns par ci ou par là …Le chef ponctue sa phrase par un rire macabre et une longue rafale de sommation. Aubout de quelques secondes, la foule est séparée en deux groupes inégaux. Le plus petit
  5. 5. est évacué vers linconnu, flanqué par le chef qui lance à ses subalternes: − Gazez-les, tous …
  6. 6. « Une semaine plutôt, chez Lucky ... » − Ça fait longtemps que tu es réveillée ? − Je n’ai pas dormi de la nuit ... − Ça va ? − ... − Viens dans mes bras …Clara se lève de la chaise en osier, où elle était recroquevillée et rejoint Lucky.Elle prit ses cheveux dans ses mains et lui souffla: − Je ne peux pas te savoir là, à côté de moi et dormir ... tu comprends ?La phrase fait de leffet à Lucky, il lembrasse tendrement, quand un petit air de Tiëstovient rompre lambiance: son téléphone portable. − Cest le boulot ... je dois répondre …Lucky se lève et marche vers le balcon, il allume une clope avant de décrocher … − Tes folle, Léa ... je tavais dit de pas mappeler ! − Monsieur Lucky ? − Oui ... qui êtes vous ? Où est Léa ? − Elle vient davoir un petit accident, rien de grave je vous rassure tout de suite ... − Elle va bien ? − Oui ... elle a dit que vous étiez la personne à contacter ... alors ... − Donnez-moi ladresse ... − 30, January Street ... − Jarrive ...Lucky, shabille en vitesse. Clara lui demande ce qui se passe, il cherche son portable,elle le lui tend et lembrasse sur la bouche. Il lui parle dun bug qui bloque tout le mondeau boulot ... et sen va. Clara, sapproche de la fenêtre et le raccompagne du regard …
  7. 7. *** − Allo, papa ... − Cabinet du Sénateur Clark, que puis-je pour vous ... − Martha ... − Oui ... − Puis-je parler au Sénateur, je croyais être sur son direct ? − Vous lêtes, monsieur Clark est en réunion depuis ce matin, mais ... qui est à lappareil ?On raccroche au nez de Martha. Elle le prend mal et pense à cette voix familière. − Martha, on voudrait du café à lintérieur ... − Toute de suite monsieur Clark. − Des appels ? − Oui ... une jeune femme qui a appelé sur votre direct, elle a raccroché avant de dire son nom ... − Tes sûr que cétait bien sur ma ligne directe ? − Oui ... elle vous a même appelé papa … − Oubliez le café Martha, je vais le faire moi-même. Et quon ne nous dérange pour rien au monde, est-ce bien compris ? − Oui monsieur Clark. − Merci Martha, vous navez quà renter à 18H00 et noubliez pas de fermer à clef si jamais nous sommes toujours là-dedans ! − Oui monsieur Clark. − Bonne soirée Martha ... − Bonne soirée monsieur Clark ...De retour dans la salle de réunion, Clark se sert un whisky. − Chers convives. Nous avons enfin eu contact. Je sers quelquun à boire ? − Et mon café alors ? − Taie-toi Raphaël ... il faut la rappeler tout de suite ... − Je suis de lavis de Michel, rappelons-la tout de suite.
  8. 8. − Et mon café, bande de sadiques, cette réunion dure depuis des heures ! − Bon je sers le café à Raphaël, tas quà lappeler toi Gabriel ? Le temps que je finisse mon whisky.Gabriel composa le numéro de tête et mit le haut-parleur. − Allo ? − Qui êtes-vous ? − La personne que vous essayez de joindre, vient davoir un petit accident, rien de grave je vous rassure tout de suite ... − Qui êtes-vous !!! − Je suis le docteur Lynch. Le médecin qui la suit. − Donnez-moi ladresse. − Puis-je savoir qui vous êtes dabord ? − Donnez-moi ladresse !!! − 22, May Street ...Gabriel raccroche. Les trois archanges se regardent dans les yeux. Clark sassied à leurtable et sert un café fumant à Raphaël. − Ça fait le compte ? − Oui, parfaitement. − On attend le jour J ? − Oui ... il ne reste plus quà attendre ... ***Lucky regarde son SUV, fraîchement lavé la veille … avec dépit. Le véhicule gisant dansle garage avait des allures momifiées, drapé de papier hygiénique du châssis jusquautoit, les quatre roues quant à elles, étaient à plat. Il s’empresse d’appeler un taxi, quandjustement, un grand véhicule jaune vient sarrêter juste devant lui: − Je vous dépose monsieur ?
  9. 9. − Vous tombez du ciel ! Au 30, January Street s’il vous plait …Lucky prend place et laisse libre court à son imagination: mais qu’a-t-il bien pu arriver àcette inébranlable Lying Léa ? Un accident de la route ? Très probable, vu sa manière deconduire, pense-t-il … tout en espérant que le docteur, disait bien la vérité sur son étatrassurant.Le trajet commence à se faire long et Lucky ne pouvant plus contenir son impatience,s’adresse au chauffeur: − C’est encore loin ? − Non monsieur, nous y sommes presque, encore un pâté de maison … − Vous avez l’air de bien connaître le quartier. Moi je ne voyais même pas où se trouvait January Street sur une carte ! − C’est mon boulot, monsieur ! Nous sommes dans la vieille partie de la ville, un quartier que j’ai connu très jeune … D’ailleurs, nous y sommes, voici le 30, january street !Lucky descend du véhicule qui ne tarde pas à disparaître au premier virage et seretrouve dans une rue désespérément vide. Il avance vers l’immense porte d’entrée enchêne du numéro 30 et sonne une fois. La porte s’ouvre au bout de quelques secondes: − Docteur Lynch, que puis-je faire pour vous ? − Je viens pour Léa Ling … − Ah monsieur Lucky, vous voilà enfin … entrez je vous prie … − Où est Léa ? Qu’est-ce qui est arrivé ? − Elle est juste là, suivez-moi … et mettez ceci …Lucky met le masque de chirurgien que lui tend Lynch et le suit dans une grandechambre aménagée en salle opératoire. Léa git inconsciente sur un lit entouréd’appareils médicaux ultra-sophistiqués. Il lui tient la main et ne peut s’empêcher des’inquiéter pour son état. L’endroit ne lui inspire pas confiance: une villa perdue à lapériphérie de la ville, transformée en cabinet médical … et ce quelque chose de bienétrange dans le regard du docteur Lynch.Lucky, cependant n’a pas le temps d’aller au bout de sa pensée, sa tête tourne, ses
  10. 10. membres s’engourdissent et il ne tarde pas à tomber à même le sol, sous le regardamusé du docteur …
  11. 11. « Le lendemain matin, chez Lucky ... » − Ça fait longtemps que tes réveillée ? − Je n’ai pas dormi de la soirée ... − Ça va ? − ... − Viens dans mes bras …Clara se lève de la chaise en osier, où elle était recroquevillée et rejoint Lucky.Elle prit ses cheveux dans ses mains et lui souffla: − Je ne peux pas te savoir là, à côté de moi et dormir ... tu comprends ?La phrase fait de leffet à Lucky, il lembrasse tendrement, quand un petit air de Tiëstovient rompre lambiance: son téléphone portable. − Cest le boulot ... je dois répondre …Lucky se lève et marche vers le balcon, il allume une clope avant de décrocher … − Tes folle, Léa ... je tavais dit de pas mappeler ! − Arrête de toujours râler le matin et écoute-moi: rendez-vous au «Friday The 13th» dans … 15 minutes, je suis à l’autre bout de la ville, on fait la course ? − … − C’est le dernier qui arrive qui paie le petit-déjeuner … allez à plus !Lucky, shabille en vitesse. Clara lui demande ce qui se passe, il cherche son portable,elle le lui tend et lembrasse sur la bouche. Il lui parle dun bug qui bloque tout le mondeau boulot ... et sen va. Clara, sapproche de la fenêtre et laccompagne du regard,comme toujours ...Lucky regarde son SUV, fraîchement lavé la veille. Il aime conduire les voitures propres,qui sentent toujours cette odeur du neuf. Un petit détail ne lui échappe pas: un bout depapier hygiénique coincé dans la portière arrière-droite. Lucky, décide de faire la course,mais sans prendre de risques ; il est sûr d’arriver avant Lying Léa.
  12. 12. « En même temps au « Friday The 13th » … » − Allo ? − Betty ? … Betty Blue ? − Oui … qui êtes-vous ? − C’est Léa … − … − Léa Ling, des années collège Betty … − Lying Léa ! Tu parles d’une surprise ? − On dirait que tu ne m’avais pas reconnue ! − Y a des gens qu’on n’oublie pas d’aussitôt, chère amie, même si parfois on a du mal à les reconnaître. − Écoute, Betty, je t’appelle aujourd’hui, parce que j’ai un service à te demander … − Je suis ton homme Léa, tu sais je n’ai pas changé depuis le temps ! − Mais j’en doute pas, un seconde ! Je voudrais que tu fasses quelque chose pour moi … et j’ai un tas de raisons pour te convaincre de le faire … − Je t’écoute … − Je voudrais que tu revoies Lucky. − Voilà que toi aussi tu t’y mets Léa et franchement je crois que tu es la dernière à vouloir ça vraiment … − Betty … − Écoute Léa, Lucky et moi c’est une histoire finie, depuis des années déjà … − Betty, fais-le pour moi … revois-le juste le temps de boire un café. Tu n’y perds rien du tout … Il va tellement mal en ce moment et javoue que moi je n’y peux absolument rien du tout … − Je te promets d’y réfléchir, Léa … − Betty, il me faut ta parole pour que ce soit fait. Je me fais opérer du cerveau, la semaine prochaine. − Léa ? − Une tumeur. Et je ne suis pas sûr d’en sortir vivante, je veux que ce soit fait ce week-end. S’il te plait. − Je suis vraiment désolé pour toi, Léa … − Betty, il n’a jamais aimé quelqu’un de sa vie comme toi. Donne-lui une dernière
  13. 13. chance, écoute ce quil a à te dire ... − Écoute, je bosse au BCM Planet Dance à Madrid. Je suis prise tous les soirs jusqu’à samedi. Vous n’avez qu’à venir, passer la soirée et on ira prendre un petit-déjeuner, après, comme au bon vieux temps … − Merci Betty t’es un amour … − Je suis vraiment désolé pour ce qui t’arrive Léa … mais je suis sûre que tu t’en sortiras plus forte, comme toujours ! − Je l’espère Betty, je l’espère … − A samedi.Léa, raccroche. Elle a ce petit regard dans le vide, une seconde avant d’éclater de rire.Lucky qui déboule dans la terrasse du café, n’en croit pas ses yeux … Léa était déjà là ! − Hé ! J’ai pris une douzaine de gros muffins maison, ceux à 5 euros la pièce !Lance-t-elle, d’un air taquin …
  14. 14. « Calcutta, Bengale Occidental – Inde: 06H00 du matin » − Kolkata Radio Station, the news … « jingle » Au sommaire, ce matin … « jingle » Les pourparlers pour un cessez-le-feu au Kashmir, reprennent … « jingle » Et … joyeuse Vesak 1 à tous … « jingle » Dailleurs … un fait divers des plus curieux, qui précède ce soir de Poya 2, un énorme météorite vient s’écraser dans le marais. « jingle » Rendez-vous à 6H30 pour l’édition détaillée …Un petit air de musique émane maintenant du petit transistor de Kailane Saajan. Elleregarde le ciel, allongée sur la natte qui lui fait office de lit. Elle a vu cette boule de feu,tomber du zénith. Ensuite ce feu d’artifice qui a suivi. On aurait dit une pluie de flèchesdorées, tombant sur une cible. Il n’y a plus aucun doute, c’est le retour du Bouddha …Elle prend son portable et compose un numéro de tête: − Kailane … j’attendais ton coup de fil … − Il est là. − Nous sommes prêts à l’accueillir … − Je t’envoie les coordonnées GPS par texto. − Merci, Kailane … − … − T’es bien sûre que tu ne voudrais pas reconsidérer mon offre ? − Parfaitement sûre. − Ta foi te perdra, Kailane … − La tienne aussi, Clark … de toutes les manières nous sommes tous perdus ...1 Vesak est en Inde, le jour de commémoration de la naissance, de léveil et de la mort de Bouddha (dunom du premier mois du calendrier hindou, Vaisakha). Cette commémoration a lieu lors du jour de Poyadu mois de mai (pleine lune de mai). Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Vesak#En_Inde2 Poya est le jour de la pleine lune dans les pays dAsie du Sud Est. Cest l’occasion de célébrer unévènement de la vie du Bouddha. La nuit, le clair de lune appelle les êtres à s’interroger sur l’éphémère etle transitoire. Le jour de Poya du mois de mai (pleine lune du mois de mai) commémore la naissance,l’illumination et la mort du maître Bouddha. Ce jour de Poya particulier est appelé Vesak. Source:http://fr.wikipedia.org/wiki/Poya_(Bouddhisme)
  15. 15. « Non loin de là … » − Aïe … − Léa ? − Mon dieu c’est toi Lucky ? − Reste où tu es Léa, et continue de parler … je viens vers toi … − Je me suis cognée la tête en me levant …Les deux amis se prennent dans les bras, dans le blackout environnant. − Ça va ta tête ? − Ça va mieux maintenant … T’as une idée de ce qu’on peut bien faire ici ? − … − J’ai du trop boire au BCM Planet, j’ai une de ces migraines … − Léa, t’es sûre que ça va ? − Ça va … pourquoi tu me demande ça ? − Parce qu’on n’a même pas eu le temps de boire un verre … − … − Tu te rappelles vraiment de rien ? − Non …
  16. 16. « Madrid, Siège des Renseignements Généraux » − Entrez … − Mes respects, mon colonel, mademoiselle Betty Blue est là. − Faites-la entrer. − Oui, mon colonel. − Bonsoir Betty, asseyez-vous. − Bonsoir, monsieur. − Vous voulez boire quelque chose ? − Non merci. − Écoutez, je suis intéressé par ce que vous avez à me dire, sur ce qui s’est passé, il y a quelques heures au BCM Planet ... − Je vous tout vous raconter, mais je voudrais m’assurer d’une seule chose avant … − Tout ce que vous voulez ! − Deux amis à moi, des anglais, sont en grave danger. Ils sont en ce moment même enfermés dans une cave, à Calcutta. Je veux qu’ils soient tirés de là maintenant. − A Calcutta vous dites ? − Oui, le temple de Kalighat Kali … je peux même vous donner l’adresse, si vous voulez. − OK. Je vous promets de faire tout mon possible … − Maintenant, où je ne rajouterai pas un seul mot à ma première déposition … − … D’accord, d’accord. Vous gagnez.Le colonel compose un numéro. − Allo, Garcia ? J’ai besoin d’une intervention, en Inde à Calcutta, deux anglais séquestrés dans la cave d’un temple, Kalighat Kali. T’as tout noté ? Oui … tu as carte blanche et rappelle-moi vite … Voilà. C’est fait. − C’est parfait. − Dites-moi tout, maintenant. − Je vais commencer par l’essentiel: toutes les victimes du kidnapping sont déjà en Inde. Dispersées aux quatre coins du pays … − Comme vos deux amis ? Vous auriez pu le dire plutôt … donnez-moi vite les
  17. 17. adresses exactes ! − Je vais vous les dire … − Continuez … − Avant de prendre la fuite, les ravisseurs ont lancé des bombes fumigènes un peu partout dans la boîte de nuit. L’un d’entre eux n’avait pas encore mis son masque … j’ai réussi à l’assommer. J’ai mis sa cagoule et sa combinaison et j’ai rejoint le groupe de ravisseurs. Ils étaient bien organisés, des voitures en file indienne s’arrêtaient pour embarquer à chaque fois deux ou trois victimes. A un certain moment le chef m’appela. Il s’adressa à moi en hindou, en pointant du doigt l’intérieur de la boîte de nuit. Au même moment je vis mes deux amis monter dans une voiture, et j’entendis le chef dire au chauffeur: Kalighat Kali Temple. − Et comment vous pouvez être sûre que c’est l’endroit où ils vont se rendre ? Ça pourrait même être le nom d’un restaurant à Madrid ? − Les 51 Shakti Peethas3, voilà où vous trouverez les autres victimes. En faisant semblant de voir si tout se passait bien à l’intérieur, j’ai entendu le chef répéter tous les noms des ces endroits mythiques pour l’hindouisme. − Vous avez l’air de vous y connaître. − Je fais une thèse qui touche de prés aux valeurs de l’hindouisme, à l’Université Carlos III … Et je vous conseille de rappeler Garcia au plus vite, si vous voulez retrouver tout le monde. − … − Je peux partir maintenant ? − Oui vous le pouvez, mais restez dans le coin, on aura peut-être besoin de vous. − Soyez-en sûr.Betty, quitta l’énorme bâtiment vitré. Elle compose un numéro sur son portable … − Iberia airways, Pénélope à votre service … − Je voudrais le premier vol pour Calcutta … − Je vais voir ça, mademoiselle …3 http://en.wikipedia.org/wiki/Shakti_Peethas
  18. 18. « Temple de Kalighat Kali, Calcutta »Le soleil, se couche. Kailane, avance à pas déterminés. Une foule immense s’entasseautour du temple: touristes, guides de fortune, et autres moines vêtus d’orange. Elle sefraie un chemin, vers la porte de derrière, un chemin qu’elle connait sur le bout dedoigts.Non loin de là, Betty Blue en niqab se fraie le sien, avançant vers le même but. Desagents secrets madrilènes surveillent la scène, mais ne se doutent pas, que quelquepart dans la foule: − Tu le ressens ? − Ouais … − Moi je le vois presque, toujours cette même … aura, oserais-je dire … − Une aura plutôt maléfique, Michel … il faudra t’en rappeler ! − Clark … mon vieil ami, je n’ai pas à craindre son petit jeu ! − On y va ? − T’a bien vérifié que tout le monde est là … − Je les reçois tous … et les signaux sont forts. − De mon côté je sais que Gabriel a délivré le message. La milice est à notre disposition. − Et Raphaël ? − Prêt à intervenir, si jamais on n’y arrive pas … − On y va, alors ? − Tiens-moi la main … et c’est comme si c’était déjà fait, mon ami …Un rien de temps plus tard … − … et surtout tu ne la lâches pas avant qu’on soit prêt à intervenir, parce qu’à cette distance, il te verra malgré toute ton électronique … − Je suis prêt à parier le contraire, du moins pour défendre l’étendard de Clark Corp. … mais ne prenons pas de risque !Clark inspecte les lieux. Une immense pièce circulaire, absolument inanimée mais aux
  19. 19. allures bien pittoresques. Un mince filet d’eau semble filtrer du plafond vouté et tomberen un hémisphère parfait. Une urne au centre brille d’un orange vif, et donne cettemême teinte à tout l’environnement. − Je me demande comment il va faire pour passer à travers le rideau d’eau … − Dans ce monde, qui est le notre Clark, tous les problèmes ont des solutions. − Oh toi ! Tu « vis » tellement prés de la vérité … − Tu sais Clark, même si moi je sais pourquoi ou quand certaines choses sont, toi grâce à tes petits gadgets tu sais ce qu’elles sont vraiment … Voilà pourquoi nous avons tous besoin les uns des autres … − Y a du monde …Un cagoulé déboule dans la grande pièce et avance vers l’urne. Il marmonne quelquesmots intangibles et l’urne commence à briller de plus belle … Une fumée orange vif, enémane et un semblant de visage semble se dessiner sur ses reliefs … − Humble salutations à vous Maître, … nous sommes prêts. − Je vois la lune dans sa course vers ton horizon. Je viendrai accueillir son premier rayon argenté, à tes côtés, fidèle disciple … − Gloire à vous, ô Maître vénéré … − Placez mes nouveaux vassaux aux 51 Shakti Peethas et que mon histoire soit écrite … − A vos ordres maître …Quand létrange visage disparût, le talkie-walkie de lhomme cagoulé crépita: − Highlander15, appelle McLeod … Highlander15, appelle McLeod … − McLeod à lécoute, à vous Highlander15, − Nous avons des problèmes avec lun des otages … − Quest-ce qui se passe encore ? − Cest cet anglais, Lucky Lucas … − Nom dune pipe ! Il a fallut que ça tombe sur lélu ! − Il est très peu coopératif … de plus il a lair bien conscient et aucun signe
  20. 20. damnésie ... − Je men occupe. Dautres problèmes ? − Non, pour le reste tout va comme sur des roulettes ! − Bon, fais passer lordre à tous les hommes: il faut commencer le déploiement des vassaux du maître … Quant à Lucas, tu me le garderas encore un moment au chaud, Lynch nous dira comment résoudre son petit problème ... − A vos ordres chef. − Terminé.Le cagoulé déplie son cellulaire, et compose un numéro. Au bout de quelques secondesil le replie en rouspétant: pas de couverture réseau. Il jette un coup dœil à sa montre,avant de disparaître.Quelques instants plus tard, une fine silhouette se glisse dans limmense salle. Elle sedirige vers lurne et sagenouille à son chevet. − Qui cest ? − Cest Kailane Saajan, mon indique à Calcutta … − Elle roule pour lui ? − Oui, mais elle ne sait pas pour qui elle roule ... − … − Elle croit que cest Bouddha. − Elle va avoir de la compagnie …Une deuxième silhouette se faufile dans la pièce. Elle avance prudemment derrièreKailane. − Pas un geste. − … − Tu vas doucement mettre les mains sur la tête et me raconter ce que tu fais ici, sinon j’explose ta cervelle. ***
  21. 21. « Nulle-part ... ou presque » − Quelles sont les nouvelles ? − Tout se passe comme prévu … sauf un petit détail. − Quel petit détail ? − L’élu ne réagit pas comme les autres. − Bien, bien ! − Vous semblez vous en réjouir, cela ne risque-t-il pas de gêner nos plans ? − Rien et personne ne peut gêner mes plans, Damos. Quand est-ce que tu finiras par le comprendre ? − Toutes mes excuses. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? − Toi tu fais ce que tu as à faire là-bas, maintenant. Et moi j’irais annoncer la bonne nouvelle au palais ! − A vos ordres.Damos s’enroule de sa cape et disparait. Son étrange interlocuteur en noir en faitautant. Quand ce dernier réapparait, il se tient en plein milieu du désert, devant unpalais aux hautes murailles. Face à la petite trappe, taillée à hauteur humaine dansl’immense portail en bois, il marmonne : − Je viens en paix et je demande audience. − On vous attend, suivez-moi.Le portail s’entrouvre légèrement et l’étrange homme en noir se glisse à l’intérieur. Ilsuit le guide dans une immense allée ombragée, menant vers un bâtiment circulaireimposant. Quand les deux hommes arrivent à l’immense escalier en marbre menant à lamajestueuse porte d’entrée du bâtiment, le guide lui dit : − Vous savez que vous ne pouvez pas entrer … − Ils sont tous à l’intérieur avec lui ? − Oui. − Ne vous inquiétez pas alors, je n’hésiterai pas à hurler pour me faire entendre ! − D’accord. N’oubliez pas que vous devez quitter le palais avant le coucher du
  22. 22. soleil. Je vous laisse.L’homme en noir sourit. Il monte les marches de l’escalier et s’assoit sur la dernière. Ilprend une grosse bouffée d’air avant de s’écrier : − Salut à vous, gardiens du temple ! Cela fait une éternité, hein ? − … − D’accord, vous avez peut-être raison ! Les temps ne sont plus aux salamalecs ! Je viens vous annoncer que ma quête est finie ! Je me rends ! − … − Vous entendez ? Je viens de faire la dernière chose qui était dans mon possible pour arriver à mes fins, et il ne nous reste plus qu’à attendre. Vous devez savoir de quoi je parle, non ?La porte d’entrée s’entrouvre enfin et une silhouette en sort. Elle tend un rouleau depapier à l’homme en noir avant de regagner le bâtiment. L’homme en noir déroule lerouleau et déchiffre le message qui y était inscrit : « Pas de besoin de vous retenir ici.Nous pouvons vous joindre à tout moment, mais maintenant il vous faut quitter lepalais. »L’homme en noir éclate d’un rire si macabre qu’il semblait interminable, avant des’écrier : − Alors comme ça on se méfie déjà de ma présence ici ! Pas de problème, je suis vos conseils et quitte de suite le palais.Avant de reprendre d’une voix plus basse : − Et quand je reviendrai, je vous mettrai tous à la porte, bande de vieux extraterrestres constipés ! ***
  23. 23. « Temple de Kalighat Kali, Calcutta » − Lucky, je n’arrive sérieusement pas à me rappeler cette histoire de kidnapping … − Ce n’est pas grave, Léa. Le plus important c’est de trouver le moyen de partir d’ici. − Tu as raison. Comment on procède ?Soudain une clef tourne dans la porte en acier. Bien accoutumés à l’obscurité, les yeuxde Lucky la distinguent clairement et il pense pouvoir répondre à la question de Léa.D’un signe de l’index sur la bouche, il lui demande de se taire et court se cacherderrière quelques barils rangés dans la pièce.Un cagoulé avance dans la cellule en pointant son arme vers le fond de la pièce. − Hé, numéro 13, ramène-moi une lampe torche, il commence à faire trop noir ici. − Ça roule numéro 24 …Lucky reconnait la voix de numéro 24 qui continue d’avancer prudemment dans la piècetandis que les pas de numéro 13 continuent de s’éloigner Une fraction de seconde suffitalors pour qu’il se décide à surgir de sa cachette et à se jeter sur le cagoulé.Pris de surprise ce dernier n’a pas le temps de comprendre, la crosse de son fusil quivient de changer de main, vient cogner brutalement sa mâchoire. − Un partout, salopards de cagoulés !S’écrie-t-il avant d’enchainer : − Allez viens Léa, on se tire d’ici …Tous les deux avancent prudemment vers la porte de sortie. Lucky jette un coup d’œildehors et entends les pas de numéro 13. D’un signe de la main il demande à Léa de lesuivre et tous les deux courent se cacher sous l’immense table qui se tenait au centrede la pièce.Numéro 13 ne se doutant de rien, s’avance vers la cellule quand Lucky le frappebrutalement derrière la tête. Le cagoulé tombe par terre dans la cellule et Lucky
  24. 24. s’empresse de verrouiller sa porte.Sur la table Lucky trouve quelques plans et croquis qu’il inspecte avec beaucoupd’attention. − Dans ce genre de temple, il y a en général beaucoup de passages secrets permettant d’y entrer ou de le quitter sans être trop vu … J’en vois un ou deux qui sont signalés sur cette carte, il faudra emprunter l’un des deux si on veut éviter de tomber sur les autres cagoulés … − Prenons celui-là, il a l’air d’être le plus proche par rapport à notre position … − Bonne idée, ça a l’air de donner sur un cours d’eau, on trouvera peut-être un moyen rapide de quitter ce lieu … − Je te suis numéro un !Tous les deux prennent alors l’issue qui s’offre à eux pour quitter la pièce de leurstortionnaires et se retrouvent dans un réseau de galeries plongé dans l’obscurité la plustotale. En suivant à la lettre le chemin qu’ils avaient mémorisé sur la carte, ilsdébouchent enfin vers une impasse. − Le passage secret doit être quelque part par là. Il faut inspecter les murs … on cherche une brique qui se déplace, une poignée en fer, une inscription en relief … − Pour qui tu me prends ? Je sais ce qu’on cherche ... j’ai vu tous les Indiana Jones !A peine avait-elle prononcé ces quelques mots, que Léa entend un déclic sourd sous samain. Le mur contre lequel elle s’appuie commence à bouger doucement laissantentrevoir une lumière lointaine à travers une mince fente. − J’ai trouvé ! − Bravo Léa ! La porte secrète a l’air coincée, ça sent mauvais, mais j’ai l’impression que l’air circule de l’autre côté. Tu crois que tu peux passer ? − Je ne sais pas. Essayons …Léa s’immisce dans la fente et se retrouve très vite coincée au niveau de la poitrine. − Je ne peux plus avancer.
  25. 25. − Attends je vais essayer de t’aider.La faible lumière qui diffuse depuis la fente éclaire tant bien que mal le cul de sac danslequel ils se trouvaient. Lucky aperçoit une vieille torche à huile accroché au mur, il s’ensaisit et vient la coincer contre la paroi de la fente. − A trois, tu pousses contre la paroi et de toutes forces, OK ? − OK ! − 1 … 2 … 3.Pendant que Léa pousse de toutes ses forces, Lucky en fait autant en faisant levier avecla torche contre la paroi de la fente. Au bout de quelques secondes, le mur se déplacesoudainement de quelques mètres, libérant Léa et laissant entrevoir un escalier menantvers une galerie humide à l’allure insalubre. − Il faut suivre la lumière ? − Oui, je passe devant au cas où ce passage est surveillé … − A toi l’honneur !Les deux amis s’avancent dans la galerie en file indienne. Tapis dans la pénombre, deuxyeux les scrutaient discrètement. Ils n’avaient rien d’humain et trahissait une faimséculaire … ***« Non loin de là … » − Mon nom est Kailane Saajan et à propos … ton arme ne me fait pas peur. Elle n’a aucun effet ici. − Ah oui ?Betty lui met un coup de crosse avec son arme avant de reprendre : − Et maintenant ? − Que voulez-vous savoir ?
  26. 26. − Où sont les otages ? − Mon maître va bientôt tous les ramener dans cette pièce, tu n’as qu’à attendre tes amis ici ! − Mauvaise réponse. Et comme tu as l’air de savoir exactement ce que je suis venu chercher, et bien on va les chercher tout de suite là où ton maître les détient. − … − Tu te décides où je te remets encore un coup avec mon arme sans effet ? − D’accord. Tu gagnes, on y va.Michel et Clark assistent à la scène en se tenant toujours la main. Quand les deuxjeunes femmes quittent les lieux, ce dernier s’exclame : − Nom d’un transistor ! C’est Betty … mais qu’est-ce qu’elle fait là ? − Du calme Clark, ne relâche surtout pas ma main ! − Michel ! Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que ma fille fait ici ? − Clark, calme-toi je vais tout t’expliquer ... elle est aussi sur sa liste. − Pourquoi tu ne m’as rien dit, je croyais que sa mission s’arrêtait à Madrid ? − Il le fallait Clark. Je ne pouvais pas prendre le risque de t’en parler avant, mais ta fille sera peut-être notre dernière chance. − Quoi ? Comment ça notre dernière chance ? − Réfléchis … Elle pourra peut-être nous aider à convaincre Lucky au cas où nos arguments s’avèrent inutiles … − Alors toutes ses années où j’ai vécu volontairement loin d’elle, n’ont pas suffit à l’épargner … − Ne sois pas triste Clark, je t’assure qu’elle ne risque rien … − … − Attention les cagoulés sont de retour.La pièce se remplit très vite de cagoulés et d’un grand nombre d’otages qui avaient lesyeux bandées. Le chef entonne : − Est-ce que nous sommes au complet ? − Il manque toujours les numéros 13 et 24 et leurs colis respectifs …
  27. 27. − Bon … Envoyez des hommes à leur recherche, pendant que nous commençons les transferts. − A vos ordres chef.Les cagoulés commencent par placer les otages un par un sur des emplacementsindiqués par des chiffres tout le long de la périphérie de la pièce circulaire. Dés qu’ilsont fini, leur chef s’agenouille à nouveau devant la fontaine de lumière et recommenceson incantation. La pièce alors s’illumine de plus belle d’un rouge très profond. L’airtransporte des murmures intangibles qui ne cessent de s’amplifier avant qu’un intensefil de lumière argentée ne s’abatte du plafond vers le centre de la pièce. − Il y a une fente dans la voute du temple où l’eau ne coule pas … c’est par là qu’il compte passer … − Taie-toi Clark et tiens-toi prêt !Le fil de lumière argenté semblait prendre forme sur le sol de la pièce. Tout en sesolidifiant cette forme prenait des teintes grisâtres et des allures humaines. Au fur et àmesure, la lumière rougeâtre dans la fontaine semble pâlir, jusqu’à l’extinction. − Maître !D’un signe de la main la silhouette qui n’était autre que Damos, fait signe au chef de setaire. Il commence à lire de tête une liste de noms. Au fur et à mesure chaque otage quientendait son nom, semblait d’abord comme électrisé, tendu de la tête aux pieds, avantde s’élever dans l’air pour ensuite se détendre tout en y flottant gracieusement. Aprèsen avoir appelé 49, Damos leur tient ces propos : − Vous n’avez pas choisi d’être là aujourd’hui, mon maître, celui qui vous réunit s’en excuse et promet de vous en dédommager. Vous allez être chacun envoyé là où il devra être pour accomplir sa tâche. Une grande bataille approche, une bataille qui détruira ce monde et à laquelle vous survivrez, à une seule et unique condition ! Que chacun d’entre vous retrouve sa tâche et l’accomplisse comme il se doit. Rappelez-vous, le fait d’avoir été choisi ne représente en aucun cas un engagement. A partir d’aujourd’hui vous serez les seuls à vraiment disposer du
  28. 28. libre-arbitre, les choses plieront à votre volonté et vous serez alors invincibles. Ceci est une partie du dédommagement prévu par mon maître, le reste vous sera révélé à temps … Rappelez-vous, cependant, seul l’accomplissement de votre tâche vous sauvera peut-être la peau et vous évitera de périr dés la première grande bataille … Pour en être complètement sûr, vous devrez y arriver tous ensemble.Damos marque une pause, avant d’enchaîner : − Maintenant, partez !A la surprise générale, les otages disparaissent un par un dans un ordre complètementaléatoire. Clark qui tient toujours la main de Michel, se débat pour sortir sa caméranumérique à temps et filmer la scène. Dés que le petit cercle rouge s’affiche sur l’écrandigital, il marmonne dans le micro, les dents serrées le début de la séquence de chiffresqu’il avait ratée. − Clark ! Qu’est-ce que tu fais ? Tiens-toi prêt, ça sera bientôt à nous de jouer. − Je prends des notes, tu permets ! Rien de tout ça n’était prévu selon mes calculs ! Ces gens là devaient déjà se retrouver aux différents Shakti Peetahs du coin, avant le début de la cérémonie. Je dois corriger mes théories là-dessus ! − Je crois que cela ne te servira à rien de toute manière. Tout sera fini dans quelques heures et tu n’auras pas à poursuivre ces recherches … − Je n’en suis pas si sûr … − Comment ça pas si sûr, ta foi serait-elle entrain de vaciller ? Il est hors de question que son plan marche. Allez, maintenant on se concentre on discutera après. − …Damos se retourne alors vers le chef des cagoulés et lui demande : − Où sont-ils ? − Des hommes sont partis les chercher, ô vénérable maître, ils ne sauraient tarder …
  29. 29. − Taie-toi, tes hommes sont déjà tous morts. − Quels sont vos ordres, maître ? − Allez les rejoindre …Termina Damos en levant la main. Il serra fort son poing pendant une seconde avantd’éclater d’un rire macabre qui faisait froid au dos. Devant lui le chef et sa clique decagoulés gisaient inertes par terre, quand soudain des bruits de pas se font entendre … − Bienvenu chez toi, vénérable maître ! − Kailane, quel bon vent t’amène ! − Je te ramène une des pièces manquantes du puzzle … − Bien, bien … elle ne t’a pas livrée beaucoup de résistance ? − Moins que je ne le pensais, ô vénérable maître, mais j’étais tellement impatiente de te revoir … − Moi aussi, moi aussi ma petite beauté … − Alors, c’est le moment d’en finir ? − Oui, reste à retrouver les autres. − Ne tinquiète pas pour eux ... ils ne sauraient tarder.Betty navait pas confiance dans le sourire de Damos. Elle espérait pourtant quil eûtraison. ***« Non loin de là ...» − Lucky, tentends ce bruit ? − Tu parles de toute cette eau qui dégouline partout sur les murs ? − Non ... écoute. On dirait un halètement ... − ...Le halètement se transforme soudain en rugissements. Lucky na pas le temps deréfléchir :
  30. 30. − Cours Léa, cours !Devant eux une escalade de quelques mètres mène vers un escalier taillé dans la roche.Léa sexécute et derrière elle, Lucky ne cesse de la coacher. Quand ils arrivent enfin auxescaliers, Lucky regarde derrière et voit des yeux rouges vifs tapis dans la pénombre àquelques mètres seulement derrière. Tout en criant à Léa de monter les escaliers, ilsarrête et décide dassurer les arrières. Les yeux de la bêtes nétaient soudain plus là.Et aucun bruit ne trahissait son éventuelle présence. Lucky monte à son tour lesescaliers et rejoins Léa sur un immense plateau. − Lucky, par ici ! Il y a une échelle !Lucky découvre stupéfait tout ce quil pouvait attendre le moins pour quitter le temple.Léa se tenait au bord dun puits le long duquel pendait une échelle métallique. − Tes sûre que cest une bonne idée pour quitter le temple ? − Jespère que tu ne préfères pas la compagnie de ce truc aux yeux rouges ! Moi je dis on fonce. − La bête est repartie. Tend loreille ! − ... − Elle est plus là ! Cest comme si son unique objectif était de nous rabattre ici. − Nous rabattre vers quoi ? − Vers ton puits qui redescend encore dans les entrailles de la terre avec Dieu seul sait quel autres genres de créatures nous pourrions croiser. − Tu propose mieux ? − Oui on regarde sil ny a pas dautres issues possibles. − Daccord. Je monte la garde et tu inspectes les lieux.Au peine au bout de quelques secondes de recherche, les rugissements de la bête serefont entendre. Léa crie alors à son tour à con camarade : − Cours Lucky, cours !Tous les deux sengouffrent dans le puits et commencent à descendre léchelle
  31. 31. métallique. Au bout de quelques méandres léchelle se termine par un tunnel étroitéclairé par une infime lumière orange. Lucky sy engouffre en premier, Léa le suit aupas. Au fur et à mesure quils avancent le parcours prends petit à petit de la pente,jusquau moment où ils ne se retiennent plus et glissent.Ils atterrissent au pieds de Damos qui regarde Lucky dans les yeux, avec un petitsentiment d’envie : l’élu, comme son propre maître s’amuse à l’appeler. − Monsieur Lucas … − Qui êtes-vous ? − Je ne peux pas vous dire mon nom en public, nous ne sommes pas seuls …Damos fait un petit tour en inspectant la pièce de long en large, comme pour ponctuersa dernière phrase. Lucky a le temps de se relever et daider Léa et tous deuxaperçurent Betty dans lautre coin de la pièce. − Comme vous le savez … les murs ont des oreilles ! − Qu’est-ce que vous nous voulez ? Que voulez-vous de tous les otages du BCM Planet ? − Oh ! De tout le reste des otages je n’ai plus besoin de rien. Cependant vous avez raison, j’aurais une question à vous poser … − Je ne vous connais pas. − Oh que si … C’est juste votre mémoire qui vous joue des tours, vous verrez qu’à force de se connaître, vous vous rendrez compte qu’on ne s’est jamais quitté, vous et moi … − Si je réponds à votre question est-ce que vous nous laisserez partir ? − Vous avez ma parole Monsieur Lucas. − Je vous écoute … − Je vais vous poser une question très simple : si un jour je me retrouve dans une situation où je devrais éliminer l’une d’entre elles, laquelle devrais-je épargner ?Damos affiche un grand sourire sournois, en pointant Léa et Betty de ses deux index … − Prenez tout votre temps pour y répondre, Monsieur Lucas.
  32. 32. Dans un coin de la salle Clark serre fort la main de Michel, en marmonnant : − Tiens-toi prêt, s’il répond à cette question, il faudra intervenir au plus vite. − Détend-toi Clark … ce n’est pas encore le moment.Lucky réfléchis quelques secondes avant de répondre. − Je refuse de répondre à votre question. − Vous êtes sûr de ne pas vouloir y répondre ? − Oui. − C’est votre plein droit. Cependant dites-vous que si vous ne répondez pas à mes questions, je serais moins enclin dans le futur à répondre aux vôtres … − Je n’ai aucune envie de vous poser des questions, ni dans le futur, ni dans le présent. Et si vous nous laissiez juste partir ? − Oui, je pourrais et alors … dés que vous aurez quitté le temple, vous devrez vous aussi vous acquitter de votre tâche … − Quoi, quelle tâche ? − Je crains devoir m’en aller de suite pour une urgence. Kailane ici même se fera un plaisir de tout vous expliquer. Au revoir Monsieur Lucas !Clark ne pouvant plus tenir dans son coin, marmonne aussitôt : − Michel, il s’en va ! On fait quoi ? − Rien, taie-toi ! − Quoi ? Comment ça rien ! Et la catastrophe qui se prépare ? − J’ai ordre de ne pas intervenir … − Comment ça pas intervenir ? On court à la catastrophe, tu le sais bien ? − Je n’en sais pas plus que mon boss, Clark et lui il dit de ne pas bouger. D’ailleurs je dois m’en aller … − Mais … Michel ! − Clark, ce n’est pas encore fini … je dirais même que ça vient juste de commencer, mais il n’y aura pas de confrontation aujourd’hui. Je dois partir, mais avant je voudrais juste te dire quelque chose : quoiqu’il arrive soit fort et surtout
  33. 33. ne perds jamais la foi !A peine Michel disparu, Clark assiste à un spectacle désolant. Damos prend Betty et Léapar leurs mains avant de reprendre. − Ah j’oubliais un petit détail. Comme vous ne répondez pas à ma question, j’emmène les deux ! et je peux vous assurer que vous ne les reverrez plus jamais, si vous ne menez pas à terme votre tâche. Au plaisir, Monsieur Lucas !Damos enveloppa les deux jeunes femmes de sa cape, avant de chercher Clark desyeux dans la pièce.Quand leurs regards se croisent, Damos lui fait un petit clin d’œil en roulant la languedans un geste vulgaire avant de disparaitre en volant à travers la voute. Clarkimpuissant, abandonné à son sort par Michel ne peut contenir sa colère … − Mes filles ! Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon ! − Monsieur Clark ? Que faites-vous là ? Il faut les rattraper, vite suivez-moi ! − Personne ne peut rattraper cette créature Lucky …Répond Clark on ne peut plus dépité, quand soudain une voix entonne au cœur de lasalle : − Les mains en l’air, tout le monde !Une dizaine d’hommes armés investissent aussitôt les lieux tandis que la voix continue : − Tiens, tiens, tiens ! Mlle Saajan, je croyais ne plus jamais vous revoir !Un homme qui tient un talkie-walkie vient la couper : − Patron, nos hommes ont récupéré tous les otages dans les Shakti Peetahs restants. − Bien. Embarquez-moi ces deux là, et on s’arrache. ***

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