BrésilLe guidebusiness2013Comment éviter les piègeset saisir les opportunités      Édition Spéciale
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Le MOCI guide 2013 special Brésil
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Le MOCI guide 2013 special Brésil

  1. 1. BrésilLe guidebusiness2013Comment éviter les piègeset saisir les opportunités Édition Spéciale
  2. 2. SOMMAIRELE MOCIDirecteurVincent LaluRÉDACTIONRédactrice en chefChristine Gilguy (31)Rédactrice en chef adjointe chargée EN COUVERTUREdu site Lemoci.comIsabelle Verdier (27)Rédacteur en chef pôle logistiqueGilles Naudy (+33 (0)1 49 70 12 06) Guide business 2013 BrésilConseiller de la rédactionGeorges RambaldiEnquêtes et reportages 7 EntreprisesSylvette Figari, chef de rubrique (26)François Pargny, chef de rubrique (23) Un parcours difficile, mais qui en vaut la chandelleJean-François Tournoud, chef de rubrique (21)Sophie Creusillet, rédactrice (30)Réalisation Serge Ferrari : une présence sur place est indispensableMadeleine Dorner, secrétaire de rédaction (38)Maquette VivaSanté : une acquisition accélère son implantationDelphine Miot, rédactrice graphiste (37)Ont collaboré à ce numéroLandry Guesdon, 10 Une ambition partagée pour laxe franco-brésilienAgnès de l’Estoile Campi,Kattalin Landaburu, Questions à Mme Célia Pinho et Mr Joël GLUSMANBernard Parent,Daniel Solano 12 Secteurs porteursPour joindre votre correspondant par téléphone,composez le (+33 (0)1 53 80 74 suivi des deux • Grands événements : un marché en plein boomderniers chiffres du poste.Conception graphique • Construction : une ouverture historiqueamarena • Transports urbains : allongement des délais de réalisationImpressionImprimerie de Champagne • Hydrocarbures : « Il faut se placer maintenant »PUBLICITÉDirectrice de clientèle • Biocarburants : les chances du BrésilKarine Grossman (+33 (0)1 53 80 74 07)Directeur de clientèle internationalePhilippe Chebance (+33 (0)1 53 80 74 10) • Agroalimentaire : un marché émergentAntenne régionale sudKarine Rosset (+33 (0)4 26 84 57 87) 16 InnovationAssistante commercialeet responsable techniqueCindy Renaud (+33 (0)1 49 70 12 07) Comment bénéficier du dispositif d’aide brésilienFax de la publicité : +33 (0)1 49 70 12 69 18 RéglementationGESTION, ADMINISTRATIONDirectrice générale adjointeDelphine Chêne Ce qu’il faut savoir pour s’implanter et exporterDirecteur déléguéPierre Bessière (+33 (0)1 53 80 74 01) 22 PratiqueDirectrice de la diffusionVictoria Irizar (+33 (0)1 49 70 12 48)Directeur de la fabrication • Contacts utilesRobin LoisonWebmaster • Salons : participations collectives françaises en 2013Pierre LaluComptabilité, gestionÉvelyne Montecot, Valérie PerrinMOCI EVENEMENTSChef de projet pôle ÉvénementBenoît de Montmarin (+33 (0)1 49 70 12 73)Commission paritaire.Publication n° 0911 K 81051ÉDITEUR Sedec SA11 rue de Milan - 75009 Paris - FranceTéléphone : +33 (0)1 53 80 74 00www.lemoci.comDirecteur de la publicationVincent LaluL’adresse électronique des collaborateurspermanents est : prénom.nom@lemoci.com Cifotart - Fotolia.comCopyright : toute reproduction, même partielle,des textes et documents parus dans le présentnuméro est soumise à l’autorisation préalable dela rédaction.Couverture : Cifotart - Fotolia.com LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea 3
  3. 3. EN COUVERTURE Brésil Les grands projets d’infrastructures VENEZUELA S U R I N A M GUYANE Guide business 2013 A FR. AIM C O LO M B I E GUYANA ROR AMAPÁ Belém São RIO GRANDE Une classe moyenne qui émerge, des investissements massifs dans les Belo Luis DO NORT E infrastructures, une politique industrielle volontariste, des efforts en Manaus Monte Nova Fortaleza R&D et des événements sportifs qui vont dynamiser l’économie. Le MA Transnordestina RÁ Imperatriz RA NH Natal A M A Z O N A S AO CEA géant de l’Amérique latine offre des opportunités réelles pour les Santo Antonio PARÁ PA R A Í B A TOCANTI N entreprises françaises à condition qu’elles investissent et s’adaptent à A C R E PIAUÍ Recife PE R NAM- B UCO un environnement des affaires complexe. Le Moci vous explique Jirau Porto Velho R Teles Pires Palmas Ferrovia de Integracão ALAGOAS O N comment avec ce premier « guide business » consacré au Brésil. S D Oeste-Este SERGIPE Ô M AT O G R O S S O N IA B A Salvador Ferrovia Norte-Sul H A PÉROU ébut avril, le fabricant consommateurs » n’achètent pas nique Fruchter, économiste en D BOLIVIE Cuiabá de cosmétiques Coty seulement des biens traditionnels : charge de l’Amérique latine chez Brasilia Itabuna a présenté une offre de ils acquièrent des ordinateurs, voya- Coface. Le secteur public brésilien Modernisation Goiânia B RAS I LIA des aéroports IS rachat de son rival, gent, etc. On considère que 44 % n’a pas de problème de solvabilité Anápolis E R A G Avon, pour 10 milliards de la population brésilienne a accès et le pays est noté A3 par cet orga- GOIÁS A S PROJET DE TRANSPORT URBAIN (METRO, TRAMWAY, ETC) IN de dollars. L’une des raisons de à Internet et 23 % a déjà réalisé un nisme : il figure dans la meilleure M AT O M Belo cette opération était de prendre le achat via la Toile. La croissance du catégorie de risque. En cours G R O S S O Horizonte A l’étude D O S U L ES PÍR ITO SANTO d’exécution PA U LO contrôle de la filiale brésilienne, trafic aérien est telle que, selon une Cette bonne santé financière et la O SÃ numéro 2 sur le segment de la étude officielle, 17 des 20 princi- croissance économique attirent les Campinas Centrale PA R AG UAY vente directe, et devenir un acteur paux aéroports du pays sont dans entreprises du monde entier. CHILI hydro-éléctrique São Rio de Janeiro Paulo R IO DE JAN E I RO majeur au Brésil, troisième marché une situation « critique » ou « préoc- Cependant, à la différence des mondial pour les cosmétiques après cupante ». Mais ces consomma- autres pays d’Amérique latine, le Hydrocarbures PA Curitiba RANÁ les États-Unis et le Japon. teurs demandent aussi de meilleurs gouvernement brésilien a mis en Stades de la Coupe Cette opération, rejetée par Avon, services d’éducation et de santé. place une stratégie volontariste de du monde de football 2014 (construction et rénovation) Pré-sal témoigne de l’intérêt des investis- La poussée de la consommation développement de l’industrie, quitte ARGENTINE S A N TA Bassin de Santos seurs étrangers pour le Brésil. De des ménages a stimulé l’investisse- à heurter les préceptes de l’ortho- R I O C ATA R I N A J.O. Rio 2016 G R A N D E fait, le pays vit une transformation ment des entreprises et la crois- doxie libérale. La nouvelle législation D O S U L Porto Alegre socio-économique majeure. Depuis sance de l’économie. Le PIB a sur les marchés publics prévoit une VOIES FERRÉES (MARCHANDISES) 2005, la part des catégories les cependant progressé de 3 % par préférence en termes de prix pou- Existante plus pauvres de la population a été an en moyenne depuis dix ans, un vant aller jusqu’à 25 % pour les Rio Grande Chantrieux En construction réduite de moitié (de 51 % à 24 % chiffre bien inférieur à ceux des entreprises installées au Brésil et A l’étude U R U G UAY en 2011) tandis que la catégorie autres BRICS (Brésil, Russie, Inde, dans les autres pays du Mercosur moyenne, la classe dite « C », a vu Chine, Afrique du Sud – South (Argentine, Paraguay, Uruguay, son poids grimper de 34 % à 54 %, Africa), car le gouvernement main- Venezuela). CHIFFRES CLÉS selon une étude récente de la filiale tient une politique économique Le gouvernement veut, par ailleurs, brésilienne du Cetelem. En six ans, orthodoxe. « En dépit d’une dette utiliser les investissements massifs Superficie : 8,5 millions de km2 Balance commerciale : + 29,8 milliards de dollars (2011) 40 millions de personnes ont rejoint relativement élevée, les finances de la compagnie pétrolière Petro- Population : 190,7 millions (recensement de 2010), 250 mil- Récolte de grains : 157,5 millions de tonnes (estimation 2012) cette catégorie. Si on ajoute ce chif- publiques sont bien gérées et le bras (225 milliards de dollars pen- lions en 2050 Production de pétrole : 2,2 millions de barils/jour (2011) fre à celui des classes A et B, les Brésil est créditeur net vis-à-vis de dant la période 2011-2015) comme Densité : 22,43 habitants/km2 Production d’automobiles : 3,4 millions de véhicules (2011) plus favorisées, on constate qu’il y a l’extérieur », fait remarquer Domi- levier pour le développement du PIB : 2 180 milliards de dollars (2010) actuellement 145 millions de PIB par habitant : 11 524 dollars Sources : Institut brésilien de géographie et statistique (IBGE), minis- consommateurs au Brésil. « La Taux d’inflation : + 5,2 % (mars 2012, sur un an) tère du Développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur croissance de ce segment tire l’en- Taux de chômage : 5,7 % (mars 2012) semble de l’économie brésilienne », « La classe moyenne a vu son poids Exportations : 256 milliards de dollars (2011) (MDIC), Agence nationale du pétrole, du gaz naturel et des biocar- burants (ANP), Association nationale des fabricants d’automobiles affirme Benoit Trivulce, directeur grimper de 34 à 54 % » Importations : 226,2 milliards de dollars (2011) (Anfavea), Ubifrance. d’Ubifrance Brésil. Les « nouveaux4 LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea 5
  4. 4. Guide businessPAYS & MARCHÉS Brésil tissu des fournisseurs de biens et des carences. L’un des aspects qui constate qu’elles ont du mal à ENTREPRISES de services par le biais d’exigences surprend le plus est le niveau des concrétiser leurs projets », affirme rigoureuses en matière de contenu coûts : restauration, hôtellerie, mais Raphaël Allemand, directeur de la local. Et, dans le cadre du Merco- sur, certains droits de douane ont été relevés. « Ce n’est pas à pro- aussi loyers, terrains, etc. Une infla- tion supérieure à l’indice officiel (5,2 % en mars 2012 en taux filiale brésilienne d’EOC Internatio- nal, une société d’accompagnement à l’international. Un parcours difficile, prement parler du protectionnisme : toute entreprises étrangère peut bénéficier de cette préférence natio- annuel) et la fermeté du réal par rap- port à l’euro ont propulsé les prix à des niveaux anormalement élevés Le Brésil est-il un marché inacces- sible ? L’engouement des entre- prises étrangères, toutes nationali- mais qui en vaut la chandelle nale à partir du moment où elle pour un pays dit « émergent ». Autre tés confondues, pour ce pays s’installe au Brésil », fait remarquer exemple : les salaires. Faute de montre que ce n’est pas le cas. En La réussite sur le marché brésilien nécessite de surmonter une série de Fernando Santiago, avocat associé cadres en nombre suffisant, ils se revanche, ce n’est pas l’eldorado : pièges. La principale recommandation est de savoir s’entourer des com- du cabinet franco-brésilien Chenut sont envolés. Résultat : un cadre le marché est difficile d’accès. Il Oliveira Santiago. dirigeant brésilien est plus cher que exige une démarche rigoureuse et pétences nécessaires, ce qui alourdit le ticket d’entrée. Mais les exem- Cette stratégie a des consé- son équivalent en France, et cer- l’élaboration d’une véritable straté- ples de réussites françaises montrent que le jeu en vaut la chandelle. quences très concrètes pour les taines entreprises implantées loca- gie. Surtout, et ceci n’est pas dit entreprises françaises. « Le déve- lement préfèrent avoir recours à des dans les réunions d’informations, il spécifiques, il faut produire ou, le La Fnac a réussi loppement au Brésil suppose une expatriés. apparaît que le Brésil n’est pas à la plus vite possible, intégrer des son entrée sur le réelle présence locale », souligne Si les grandes entreprises dispo- portée de tous. C’est un marché composants brésiliens et réaliser marché brésilien. Benoit Trivulce. Mais, en investis- sent de ressources financières suf- pour entreprises aguerries à l’inter- l’intégration finale sur place », ren- sant dans le pays, les entreprises fisantes pour investir, il n’en va pas national et disposées à assumer chérit Jean-Pierre Bernard, gérant se trouvent confrontées à une réalité de même pour les PME. « Beau- des risques. de France Brésil Développement des affaires qui n’est pas toujours coup de PME qui viennent au Bré- Daniel Solano, (FBD), une SAI créée par trois celle qu’elles attendaient. Chez Ubi- sil pour la première fois découvrent envoyé spécial au Brésil consultants français installés de france Brésil, on évoque, à propos des possibilités d’affaires intéres- longue date au Brésil. Cela d’au- du marché brésilien, les « 4 C » : santes et les contacts avec les Bré- tant plus que des dispositions ont compliqué, complexe, cher et avec siliens sont excellents. Mais je été prises afin de favoriser la pro- duction et la main-d’œuvre locales, notamment via une politique res- D. Solano trictive en matière d’attribution de visas de travail. « Tout est fait pour inciter les entreprises étrangères « Une entreprise française qui sou- ceux-ci s’ajoutent les impôts dont à s’implanter », souligne Boris haite vendre au Brésil doit d’abord les taux varient selon les États. « Le Lechevalier. calculer quel est le coût douanier et coût d’un produit n’est pas le même Si l’investissement est donc quasi- fiscal de l’entrée de la marchandise selon l’État par lequel le produit ment obligatoire, différentes moda- dans ce pays », prévient Boris entre : c’est une spécificité du Bré- lités sont possibles. Au cours de la Lechevalier, directeur de la filiale sil », précise-t-il. période récente, le rachat a eu la brésilienne d’Altios International, une Ce coût d’entrée élevé met en évi- faveur de beaucoup d’entreprises société d’accompagnement à l’in- dence la nécessité de réaliser sur françaises en raison du gain de ternational (SAI) spécialisée dans place au moins une partie du pro- temps : en témoigne le développe- l’appui aux PME. Les droits de cessus de fabrication. « En dehors ment récent de VivaSanté (voir plus douane peuvent être élevés, et à du luxe et de quelques produits loin). Mais la réussite d’un Bon plan Déléguer la gérance de la filiale à un tiers Un nombre croissant d’entreprises françaises pré- Plusieurs SAI ainsi que certains cabinets d’avocats fèrent déléguer l’administration de leur filiale brési- assurent cette mission. En règle générale, leur tâche lienne à un tiers. Cette solution est particulièrement est purement administrative. « Nous ne prenons pas intéressante pour les débutants rebutés par la com- de décision stratégique et nous ne faisons pas de plexité de l’administration brésilienne et de la fisca- prospection commerciale », indique Antoine lité. Même des sociétés françaises implantées Duchêne, directeur associé d’Europartner. Mais rien depuis plusieurs années et disposant d’équipes sur n’empêche de confier d’autres tâches au gérant place continuent à sous-traiter cette responsabilité. délégué. D. S.6 LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea 7
  5. 5. Guide businessPAYS & MARCHÉS Brésil rachat repose sur un VivaSanté Une acquisition audit minutieux de la situation de la « Avoir un partenaire brésilien cible et peut réserver des surprises. fiable est une façon sécurisée accélère son implantation « Beaucoup de PME brésiliennes réalisent une partie de leur activité L’acquisition en août 2011 de LM développement de nouveaux pro- Philippe Mazza, au noir », affirme Jean-Pierre Ber- de s’implanter » Farma, un des principaux acteurs duits à plus forte valeur ajoutée. En directeur des nard. La « normalisation » de cette du marché brésilien de la cicatri- 2013 sera lancée la marque Urgo- opérations situation peut allonger la durée du dans la compréhension de l’envi- depuis 2006. De plus une entre- sation, a permis à VivaSanté Tul puis, dans une deuxième étape, internationales D.R. processus de rachat. Une autre ronnement et de la culture des prise est soumise à 75 impôts et d’accéder immédiatement à un d’autres marques du groupe. Paral- de VivaSanté. modalité d’entrée consiste à s’as- affaires. « L’élément relationnel est taxes au Brésil, lesquels varient marché en pleine croissance. lèlement, de nouvelles cibles com- socier avec un entrepreneur brési- une composante essentielle du selon le lieu d’implantation. « Le Brésil est un marché straté- merciales sont prospectées. LM time des lenteurs de l’administra- lien. Un projet qui repose sur la monde des affaires au Brésil », sou- « L’entreprise française qui sou- gique, qui nous est apparu incon- Farma étant très bien positionné tion brésilienne. LM Farma est confiance et l’identité de vues sur ligne Antoine Duchêne. Il est essen- haite se développer au Brésil doit tournable dans le cadre de notre sur le marché des hôpitaux publics, aussi une plate-forme de pénétra- la stratégie de l’entreprise. « Avoir tiel d’être introduit auprès des s’entourer de conseils : avocat, développement en Amérique VivaSanté apporte son expérience tion des principaux marchés un partenaire brésilien fiable est une bonnes personnes et de dévelop- consultant, expert-comptable, latine », affirme Philippe Mazza, et son savoir-faire sur le privé. d’Amérique latine : Argentine, Chili, façon sécurisée de s’implanter », per son propre réseau. etc. » indique un banquier qui directeur des opérations interna- Le fait de disposer d’une filiale et Colombie et Mexique. Une cellule estime Antoine Duchêne, directeur Les spécialistes interrogés souli- souligne aussi l’importance de tionales du groupe VivaSanté d’un site industriel sur place faci- export a été mise en place au sein associé d’Europartner, un cabinet gnent enfin l’importance du « piège « s’imbiber » de la réalité locale. (Urgo, Juvamine, Mercurochrome, lite l’accès au marché. « Grâce à de la filiale. L’objectif est de vendre d’expertise comptable installé à Rio administratif et fiscal ». « Ouvrir une Sans compter le despachante, Humex, Alvityl et Ricqlès). « Lors notre filiale, le délai d’obtention des des produits de cicatrisation et de Janeiro qui a également une société, c’est compliqué », note l’intermédiaire incontournable pour de nos premiers contacts avec LM autorisations nécessaires pour la d’automédication. Les premières activité de conseil. L’intérêt du par- Raphaël Allemand, directeur de la l’entrée et le dédouanement des Farma, en 2010, cette société réa- commercialisation des produits de ventes depuis le Brésil viennent de tenariat réside, notamment, dans filiale brésilienne d’EOC Interna- marchandises. lisait un chiffre d’affaires de 8 mil- VivaSanté se trouve réduit de 4- démarrer. « Notre ambition est de l’appui que peut apporter l’associé tional, une SAI présente au Brésil D. S. lions d’euros. Son dynamisme est 5 ans à environ 16 mois », souligne conquérir une position de leader tel que nous tablons en 2012 sur Philippe Mazza. Un avantage non sur le marché de la cicatrisation en 13 millions d’euros », se réjouit-il. négligeable lorsqu’on sait que plus Amérique latine », précise Philippe Serge Ferrari Une présence sur place La stratégie repose d’abord sur le d’une entreprise française a été vic- Mazza. D. S. est indispensable Le marché des textiles tech- duits, un élément important dans Laure Warin do Nascimento, niques connaît une forte crois- un secteur caractérisé par ungérante de Serge sance au Brésil. La société rythme accéléré d’innovation. La Ferrari Brasil : Serge Ferrari, active au Brésil filiale n’a pas recours à de grandes« Au Brésil, il faut depuis la fin des années 1990, a actions de communication ou de savoir s’entourer créé une filiale en début d’année. publicité, mais parie sur les de compétences Les clients sont livrés depuis les contacts individualisés. « Tout ceci extérieures. » usines en Europe : il n’y a pas de ne peut pas être réalisé de manière fabrication locale. efficace depuis la France », pré- Les tissus sont destinés à diffé- cise-t-elle. rentes applications : architecture Le marché des textiles techniques (couvertures tendues, revêtements devrait continuer à croître au cours de façades, etc.), industrie (bâches, des années à venir, grâce notam- tentes de stockage, etc.) et le ment à l’impulsion que vont appor- D.R. mobilier (chaises, mobilier de jar- ter les événements sportifs. Revers din…). Les produits sont grevés à ils se retrouvent avec le même han- de la médaille, la croissance éco- l’import par les droits de douane et dicap en termes de droits de nomique a entraîné une hausse les impôts de sorte que le renché- douane et d’impôts. des coûts et des salaires du per- rissement est de l’ordre de 80 %. « Même si nous ne fabriquons pas sonnel qualifié. De plus, la gérante « Nous sommes plus chers que localement, il est très important rappelle qu’au Brésil « il faut savoir l’offre locale, mais nous offrons un d’avoir une présence sur place », s’entourer » de compétences exté- niveau de qualité que les produc- souligne la gérante, qui insiste sur rieures : avocat, expert-comptable teurs locaux ne sont pas en mesure l’importance du relationnel et de la et despachante, l’intermédiaire de fournir. De plus, les clients création d’un lien de confiance pour l’entrée et le dédouanement connaissent la société : nous avons avec les clients. La filiale a pour des marchandises. « Le potentiel le bénéfice de l’antériorité », pré- mission de gérer les relations avec existe, mais le Brésil reste un mar- cise Laure Warin do Nascimento, les clients, de réaliser les actions ché difficile d’accès et coûteux », gérante de Serge Ferrari Brasil. de prospection commerciale et de conclut Laura Warin do Nasci- Quant aux concurrents étrangers, faire connaître les nouveaux pro- mento. D. S.8 LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea 9
  6. 6. Guide businessPAYS & MARCHÉS Brésil Q : Comment vous situez- Q : Vous évoquiez loil&gas. Ainsi, nous conjuguons souplesse RELATIONS BILATÉRALES vous sur le marché franco- Comment êtes vous structu- de la PME et force du réseau inter- brésilien? rés sur ce créneau? national. Une ambition partagée R : Nous nous positionnons résolu- R : Nous sommes des PME. Cela Q : Et lavenir? ment comme le premier acteur inté- veut dire : proximité, réactivité, R : Nous souhaitons aller plus loin gré indépendant sur laxe franco-bré- approche dédiée et capacité à faire et envisageons de signer un accord silien. Dun point de vue comptable, du sur-mesure. Il nous manquait, à qui doit nous amener à renforcer pour laxe franco-brésilien ce sont environ 500 tonnes de fret aérien par an et un bon millier de conteneurs maritimes. Dun point de ILS Cargo comme à Qualitair&Sea, la connexion à un réseau internatio- nal spécialisé. Cest chose fait main- nos synergies ainsi que nos liens capitalistiques, à déployer de nou- velles forces commerciales, dans leMme Célia Pinho, ritablement Franco Brésilien et cest vue plus qualitatif, cest une approche tenant pour loil&gas, puisque nos cadre dun business plan qui, au-Directrice Général au quotidien que nous assurons la dédiée, une attention permanente, et, deux sociétés sont les franchises delà de laxe franco-brésilien, inté- de ILS Cargo synthèse de deux cultures diffé- bien sûr, une expertise technique exclusives dALTUS, réseau spécia- grera le Mexique et toute lAmé- Group (Brésil, rentes, mais jamais opposées éprouvée, garantie par le présence lisé dont les compétences sont iné- rique Centrale, mais aussi les Mexique et USA) Ce qui nous différencie de nos de personnels français au Brésil et galées, dans leurs pays respectifs. Etats-Unis, en commençant par la et Mr Joel concurrents, cest bien sûr la valeur brésiliens en France. Nous progres- Soit dit en passant, cest également Floride. Oui, nous sommes ambi- GLUSMAN humaine apportée à chaque dossier sons plus rapidement que le marché le cas pour lindustrie aéronautique, tieux et revendiquons cette ambi- (Président de traité. Nos compétences et notre ca- franco-brésilien, exprimé dans les depuis la création, avec dautres tion dès lors quelle respecte les Crystal Group – pacité à répondre à des demandes deux sens, ce qui signifie que nous partenaires, du réseau The Aero- valeurs sur lesquelles nous nous Qualitair&Sea) complexes et parfois sensibles ne gagnons des parts de marché. space Logistics Alliance (TALA). sommes construits. seraient rien sans ce respect pour la valeur humaine, qui est le socle sur lequel aussi bien ILS Cargo que D.R. Qualitair&Sea se sont bâties. Au- Deux questions à Frédéric Donier Q : Comment expliquez-vous engagées dans un partenariat dont delà de nos mots respectifs, nous parlons le même langage. « Le partenariat est entré dans une phase plus opérationnelle » cette rencontre de deux socié- on peut dire quil va au-delà de l’ex- tés, distantes de plus de 9000 clusivité. Ce partenariat s’exprime Q : Lexpertise, cest essentiel LE MOCI. Quelle évaluation portez-vous sur siers et privilégie la politique intérieure. Afin km? de manière forte à travers l’ensemble pour vos clients ? le partenariat stratégique de 2008 et sa d’entretenir la relation bilatérale, Alain Juppé, R : Ce sont dabord des valeurs des opérations aériennes et mari- R : Notre force, cest dêtre spécia- mise en œuvre jusqu’ici ? Michèle Alliot-Marie [ministres des Affaires humaines qui se sont rencontrées, times qui sont menées entre la lisé sur laxe franco-brésilien. Avec Frédéric Donier. Mon évaluation est positive étrangères français] et François Fillon [Premier D.R. avant même la construction dun France et le Brésil et nous avons su des spécialistes "locaux" à chaque pour le sens France-Brésil. Au-delà du volet ministre] se sont succédés au Brésil en 2011. accord commercial. Des partenariats nous spécialiser sur les secteurs bout de la chaîne, formés aux tech- Frédéric Donier est défense, je constate sur le terrain un regain commerciaux, vous en trouverez des dactivité à forte croissance, comme niques douanières et commerciales directeur général d’intérêt des entreprises françaises envers le LE MOCI. Quels doivent être à votre avis les milliers ! Mais des alliances aussi lindustrie aéronautique, lautomobile, les plus récentes. Pour une PME du cabinet de Brésil. En revanche, dans le sens Brésil-France, éléments de la relation France-Brésil au conseil franco- étroites, pérennes et fondées sur le pharmaceutique et, plus récem- française exportatrice qui se lance brésilien je n’ai pas vu d’inflexion. cours des années à venir ? une telle convergence de vision, qui ment, loil&gas. sur le marché brésilien, nous Crescendo Kea & Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) se F. D. L’enjeu, pour les deux pays, sera de faire intègrent à ce point les femmes et Q : Quest ce qui vous diffé- sommes la garantie dun transport et Partners. Il est sont enhardies. Avoir des positions hors vivre le partenariat de 2008, pas de le contem- les hommes qui y contribuent, vous rencie de vos concurrents ? dun dédouanement sans histoire, également d’Europe devient un impératif stratégique et le pler. Ni la France, ni le Brésil ne souhaitent de nen verrez que peu dans le monde R : Nous navons pas la prétention qui lui permettra de gagner ses parts coordinateur Brésil est un BRIC [Brésil, Russie, Inde, Chine] relation exclusive. Le Brésil a multiplié les par- entier. dêtre un opérateur global. Par délégué de accessible culturellement. Des ETI de différents tenariats stratégiques avec l’Italie, l’Allemagne, de marché sans se soucier de la lo- l’association Q: Depuis combien de temps contre, notre volonté et notre straté- gistique. Pour un grand groupe, des anciens élèves secteurs (pharmacie, alimentaire, logistique, le Royaume-Uni, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, vos deux entreprises travail- gie sont de devenir un acteur in- nous constituons une expérience et de ParisTech au manufacture, services, etc.) y prennent pied. la Malaisie, etc. L’influence des États-Unis s’est lent-elles ensemble? contournable au niveau régional. une compétence inégalées, asso- Brésil. Les grands groupes français continuent quant réduite. Sur le volet de la défense, un rebond R : Cela fait presque six ans que Dans notre secteur nous sommes ciées à une approche commerciale à eux de renforcer leurs positions. français est possible sur le programme FX-2. Il Qualitair&Sea et ILS Cargo sont probablement le seul opérateur vé- Je distinguerais deux phases du partenariat faut pour cela que Dassault conclue favorable- personnalisée. stratégique : la première a été la « lune de ment les négociations en Inde et que les trans- miel », de 2008 à 2010. Les relations person- ferts de technologie français avec le Brésil Des entreprises françaises très présentes nelles Lula-Sarkozy ont fait la différence. Dans la tourmente de la crise des subprimes, le Bré- signés en 2008 avancent conformément à ce qui a été prévu. Il paraît souhaitable que la Le montant des stocks d’investissements directs français au En septembre 2011, Vallourec a inauguré sa nouvelle usine de sil a été perçu comme un eldorado, poussé par France approfondisse l’effort d’attraction d’en- Brésil est estimé à 22 milliards d’euros, soit autant qu’en Chine, fabrication de tubes, en association avec le japonais Sumitomo. une croissance exceptionnelle du PIB de 7,5 % treprises brésiliennes sur son sol. Les investis- en Inde et en Russie réunis. L’importance du Brésil s’explique par Une filiale de Saint-Gobain, Cebrace, construit actuellement en 2010. Avec l’arrivée au pouvoir de Dilma sements français au Brésil vont continuer de l’antériorité des investissements français, certains groupes ayant une nouvelle usine de verre plat dans l’état de Bahia. Technip Rousseff début 2011, le partenariat entre dans prospérer naturellement. Sur le long terme, l’édu- investi très tôt (1919 pour Rhodia ou 1937 pour Saint-Gobain établit une deuxième usine de production de flexibles à Açu, une phase moins « glamour » et plus opéra- cation est le volet qui pourra consolider dura- par exemple). On compte actuellement plus de 500 filiales fran- près de Rio de Janeiro. Enfin, PSA et Renault ont annoncé tionnelle. Au Brésil, l’heure est à l’austérité bud- blement les relations. Former en France le plus çaises qui réalisent un chiffre d’affaires de 30 milliards d’euros et récemment des plans d’investissements ambitieux afin de ren- gétaire, le programme de renouvellement des grand nombre de talents brésiliens fera une emploient 500 000 salariés. L’intérêt des entreprises françaises forcer leur présence dans un pays qui est le 7e producteur mon- avions de chasse (FX-2) est gelé […]. Dilma, énorme différence dans une génération. a été confirmé par plusieurs opérations significatives récentes. dial de véhicules (3,4 millions en 2011)… D. S. plus technicienne que Lula, approfondit les dos- Propos recueillis par D. S.10 LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea 11
  7. 7. Guide businessPAYS & MARCHÉS Brésil SECTEURS PORTEURS Construction Une ouverture historique Grands événements, Traditionnellement, le marché de Travaux la construction était réservé au à l’aéroport secteur privé local dominé par de Brasilia. une poignée de grands groupes construction, transports… Les projets sont très puissants comme Ode- si nombreux que brecht, Camargo Correa ou cela crée des Andrade Gutierrez. La situation opportunités pour a changé en raison des plans de nouveaux Dans ce pays en pleine croissance, les créneaux porteurs foisonnent. ambitieux lancés par le gouver- acteurs. Mais tous n’intéressent pas les entreprises étrangères, ne serait-ce nement en matière d’infrastruc- que parce que les sociétés brésiliennes répondent déjà à la demande. tures. Le Moci a choisi de passer en revue quelques-unes des grandes filières « Il y a un tel volume de projets que cela crée des opportunités pour porteuses pour les dix prochaines années. D. Solano de nouveaux acteurs, locaux et étrangers », note un consultant. Les besoins dans le domaine des Grands événements Un marché en plein boom infrastructures sont estimés à 70 verture. D’abord l’arrivée, depuis ment, un phénomène nouveau et milliards d’euros par an. Les pro- dix ans, des promoteurs et inves- pour lequel l’offre étrangère est De grands événements sont pré- jets de transport urbain, etc.), des L’ampleur des investissements grammes immobiliers devraient tisseurs étrangers, qui ont sollicitée. vus au Brésil. Le pays va organi- investissements importants sont apparaît également dans le mon- générer entre 100 et 140 milliards demandé aux constructeurs de Dernier facteur et non des moin- ser la Coupe du monde de foot- prévus dans d’autres domaines cru- tant des dépenses prévues en d’investissements sur la période leurs pays de les accompagner. dres : le gouvernement brésilien et ball en 2014 et Rio de Janeiro a ciaux pour la réussite des événe- matière de télécommunications 2010-2030. À cela s’ajoutent les Dans le bâtiment, les grands pro- plusieurs États ont décidé de favo- été retenue pour les jeux Olym- ments. Le volet sécurité prévu à l’oc- (3,5-4,2 milliards de réals). Les investissements liés aux événe- moteurs brésiliens développent riser le financement privé d’infra- piques de 2016. casion de la Coupe du monde de opérateurs de téléphonie mobile ments sportifs. Les autorités bré- des projets de plus en plus tech- structures sous la forme de parte- D’autres manifestations vont avoir football représente une enveloppe (240 millions de lignes pour siliennes ont prévu 59 projets pour niques : logements haut de nariats public-privé (PPP) et de lieu : la conférence Rio+20 (20- comprise entre 3,6 et 4,1 milliards 200 millions d’habitants) veulent la Coupe du monde de football en gamme, bâtiments non résidentiels concessions. Or, les entreprises 22 juin 2012), les Journées mon- de réals. « Les autorités brésiliennes profiter de la Coupe du monde et 2014, d’une valeur globale de (hôpitaux, prisons, etc.). « Ces brésiliennes n’ont pas d’expérience diales de la jeunesse (23-28 juillet ne veulent prendre aucun risque et des jeux Olympiques pour faire de 7,5 milliards d’euros. Sept stades entreprises recherchent des dans ce domaine, la loi ne datant 2013) et la Coupe des confédéra- entendent “mettre le paquet” sur la l’émission de données. Les entre- doivent être rénovés et cinq autres niveaux de finition qu’on ne trouve que de 2005. tions (15-30 juin 2013). Par ailleurs, sécurité », fait remarquer un expert. prises françaises ont commencé à construits. Les investissements pas au Brésil », souligne Jean-Fran- Plusieurs firmes françaises de la São Paulo est candidate pour l’or- Il ne s’agit pas seulement de faire se positionner afin de gagner des prévus pour les jeux Olympiques çois Ambrosio, conseiller export en construction s’intéressent de près ganisation d’une exposition univer- face au fléau de l’insécurité, un pro- contrats. Le parlement brésilien a de Rio de Janeiro en 2016 s’élè- charge du secteur BTP, infrastruc- au marché, principalement au seg- selle en 2020. blème permanent du pays, mais voté en 2011 un régime spécifique vent à 12,2 milliards d’euros. Enfin, tures, transports, logistique et ment des travaux publics, mais des L’organisation de grands événe- aussi de lutter contre le terrorisme de passation des marchés pour la la croissance attendue du tourisme aéronautique chez Ubifrance Bré- possibilités d’affaires devraient se ments internationaux est un fait nou- et de gérer les flux de supporters Coupe du monde des confédéra- nécessitera un doublement du sil. À cela s’ajoute le développe- dégager dans les équipements et veau. Le Brésil veut désormais avoir nationaux et étrangers y compris tions, la Coupe du monde de foot- parc hôtelier d’ici dix ans. ment des exigences en matière de les services (conseil, ingénierie, une visibilité mondiale et profiter de dans les événements parallèles. ball et les jeux Olympiques. D. S. D’autres éléments favorisent l’ou- construction durable dans le bâti- etc.). D. S. ces manifestations pour projeter l’image d’une puissance écono- mique et industrielle. Par-delà les projets d’infrastructures liés à la Les autorités brésiliennes mettent Un contrat en or pour une start-up coupe du monde et aux jeux Olym- l’accent sur la sécurité Évaluer les émissions de gaz à effet de indéniable nos capacités en matière de Rupert Schiessl, piques (installations sportives, pro- serre et l’empreinte énergétique de 85 réponse aux exigences de très grands directeur général chantiers du géant brésilien de la comptes internationaux », affirme Rupert de Verteego. construction Andrade Gutierrez : tel est Schiessl, directeur général de Verteego. Ferroviaire La LGV toujours prioritaire le contenu du contrat obtenu par la société Verteego, en association avec Le contrat est d’autant plus intéressant que le groupe Andrade Gutierrez est L’échec de la première mouture du projet de ligne à grande tard. « Les autorités brésiliennes sont déterminées à réaliser le son partenaire brésilien, le cabinet pionnier au Brésil en matière de repor- vitesse (LGV) Campinas-Sao Paulo-Rio de Janeiro (511 kilo- projet », affirme un expert. Et ce, malgré le contretemps pro- Proactive Consultoria. Parmi ces chan- ting environnemental et énergétique, D. Solano mètres) a conduit le gouvernement à scinder l’appel d’offres voqué par le refus du sénat brésilien de confirmer la recon- tiers, de gros projets d’infrastructures alors que la construction durable se en deux. La phase 1 portera sur le choix de l’opérateur de la duction de Bernardo Figuereido, le « père » de la LGV, à la et six stades pour la Coupe du monde développe et que la législation va se concession et de la technologie, la phase 2, sur les travaux de tête de l’Agence nationale des transports terrestres (ANTT). de football de 2014. Le contrat, signé en juillet mettre en place. « Les clients locaux demandent de génie civil. Le cahier des charges et le contrat de la phase 1 Les grands de la construction ferroviaire (Alstom, Siemens, 2011, est renouvelable sur une base annuelle. Un plus en plus un chiffrage en termes de coûts et de doivent être rendus publics d’ici le 15 juin 2012, l’attribution etc.) continuent à être intéressés. Le coût du projet est estimé gros succès pour cette start-up des solutions de critères environnementaux », constate Rupert sous forme d’enchères étant prévue le 31 octobre au plus 33,2 milliards de réals (13,9 milliards d’euros). D. S. bilan carbone. « Nous avons démontré de manière Schiessl. D. S.12 LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea LE MOCI - Guide Business Brésil 2013 - Édition Spéciale Qualitair & Sea 13

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