Denys........Nova Hierosolyma....Swedenborg
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my SWEDENBORG-MANIFESTO in a few latin words : ...

my SWEDENBORG-MANIFESTO in a few latin words :
1- DIONYSIUS AREOPAGITAE : "magnus et hierarchicus Doctor ecclesiae Apostolicae"
2- EMANUELE SWEDENBORG : "magnus et hierarchicus Doctor Novus", Novae Ecclesiae Dominae qui est NOVA HIEROSOLYMA... //
Seule une Métaphysique peut "sauver Le Peuple" en même temps qu'Elle sauve les élites... Depuis deux ou trois siècles La France est en recherche de Sa Métaphysique, en recherche de Sa Doctrine de Vie. Depuis deux ou trois siècles Elle n'a pas réussi à sortir de son ornière, à émerger de son chaos...
[ le 05/19/2009 : nous avons confié notre Manifeste à l'Océan du w.w.Web... ... ...

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Denys........Nova Hierosolyma....Swedenborg Denys........Nova Hierosolyma....Swedenborg Document Transcript

  • DENYS ... ~ NOVA HIEROSOLYMA ~~~~~> SWEDENBORGfllission Je saint Dcnys. - !liniatulc du manuscrit 2090, BitI. na!. - 1"3/1- A·O. ---
  • Prédication de saint Denys à Paris. - :Is. 2090 de la Bibl. nat. (3q A.b.
  • Il est crée à lUniversité Paris 8 une Eglise dénommée NOVA DOMINI ECCLE8IA quae est NOVA HIEROSOLYMA Cette Eglise est dInspiration Swedenborgienne Les 7 points doctrinaux suivants jettent les fondations de cette église. Nous déclarons souscrire à ces points de doctrine comme à lexpression dune vérité qui simpose delle-même après un examen attentif et approfondi :1 -- Nous déclarons reconnaître la DOCTRINE DIONYSIENNEqui senseignait encore officiellement à lUniversité jusquen1429-31. Nous renouons avec cette Doctrine et cette Tradition,tant en ce qui concerne la personne de Denys, quen ce quiconcerne ses Ecrits et son Enseignement.~ -- Nous déclarons reconnaître que lanihilation de lavérité concernant Denys, tant dans la tradition relative à sapersonne, que dans lautorité et le statut accordé à sesEcrits, a constitué à proprement parler: LA CRUCIFIXION SPI-RITUELLE DE LEGLISE. CEST JÉSUS, EN SA VÉRITABLE "DOCTRINEDE LIBÉRATION SPIRITUELLE", QUI FUT CRUCIFIÉ A" NOUVEAU.La conjuration contre Denys et ses Ecrits fut lexpressionproprement occidentale de la "conjuration contre lEmmanuel".JEANNE DARC FUT LA PERSONNIFICATION DE LA VÉRITABLE DOCTRINEDIONYSIENNE VICTIME DE CETTE CONJURATION ET DE CETTE CRUCIFI-XION. Tout à coup le véritable sens de lépopée et la passionde Jeanne dArc nous frappent comme la foudre frappant St Paulsur le chemin de Damas.Le chancelier Gerson, a représenté pour les siècles futurs lavéritable Doctrine et le veritable enseignement de lUniver-sité. En Jeanne dArc, cest Symboliquement sa personne et sonEnseignement que luniversité a brûlée.~ -- Nous déclarons reconnaitre une parenté intime et essen-tielle entre les Ecrits de Denys et les ftcrits qe Swedenborg.DENYS EST LE "SWEDENBORG" DE LANTIQUITE; DE MEME SWEDENBORGEST LE "ST-DENYS" DE NOTRE ÉPOQUE. LES ÉCRITS DE DENYS ET DESW~DENBORG SE RÉPONDENT ET SE CORRESPONDENT À TRAVERS LESSIECLES :• Même statut et position INAUGURALE dans le développement duchristianisme; position à la fois de couronnement dune quêtespirituelle indépendante, et de conjonction-irruption dunenouvelle dimention spirituelle.
  • -2­• Nous reconnaissons en Swedenborg le nouveau THÉOLOGIEN DE LAHIÉRARCHIE (i€pa:p~€ia: ) : ( THÉOLOGIE DU LOGOS "STRUCTURÉ DELUI-MÊME", ou "STRUCTURÉ DE LINTÉRIEUR", LEQUEL SEUL PEUT"STRUCTURER UNE SOCIETÉ" J. La mission et la doctrine deSwedenborg sont intrinsèquement les mêmes que celles de DenyslAréopagite. La même semence dans le sol des origines setrouve à présent dans lArbre: Saisissons-en le fruit: ànouveau nous pouvons nous Nourrir et du même coup reconnaîtrequil sagit du même Enseignement à présent démultiplié.,.~ -- Nous découvrons enfin quel est la véritable Situationdes Ecrits de Swedenborg, à la fois dans lHistoire, et pourle christianisme daujourdhui. Ces Ecrits sont restitués dansleur pouvoir opératoire. Nous déclarons solennellement rece­ voir aujourdhui ces Ecrits:- Comme "JUGEMENT" sur lEglise des trois derniers siècles.- Comme OUVERTURE, INAUGURATION dune nouvelle ÈRE DE LIBERTÉSPIRITUELLE j comme nouvelle autorité souveraine dinterpréta ­ tion de toute donnée concernant le christianisme."Swedenborg, ce nest ni plus ni moins que "Denys" revenu pourjuger.~ -- Nous déclarons solennellement recevoir les Ecrits deSaint Denys lAréopagite, 1er Evèque dAthènes et 1er Evèque de Paris, au 1er Siècle :- Comme "JUGEMENT" sur lEglise des six derniers siècles- Comme explication spirituelle interne de lEglise jusquau 15e siècle.LE TRAIT COHÉRENT DE LUMIÈRE DENYS-SWEDENBORG :- Illumine tout à coup chaque "moment intermédiaire" du déve ­loppement de lEre spirituelle qui sachève devant nous.- Opère également une Re-Situation de chacun des Paliers quereprésentent LES GRANDES ÈRES DE DÉVELOPPEMENT SPIRITUEL an­térieurs au christianisme.LHistoire des hommes, ainsi que lHISTOIRE SPIRITUELLE, est àla fois reSituée, et reStituée j Elle est réinvestie de soninterprétation symbolique, celle-ci recevant elle-même unedimension et une amplification nouvelle.e> -- Ce trait cohérent de Lumière remet tout à coup en Ordrechaque chose en leur vraie place : Nous déclarons reconnaître- Les" Acta Sanctorum" comme Nouvelle "PAROLE PARLÉE" àtravers lHistoire; comme Arche de lAncien Christianismepour le Nouveau ; comme Troisième "TESTAMENT ÉCR 1 T" duNouvel Avènement de lEmmanuel j comme dommaine privilégiédapplication des Ecrits de Swedenborg.- LOeuvre et la Mission de Swedenborg comme Nouveau Logos,Nouvelle "PAROLE PARLANTE" pour notre temps j comme nouvelle"Raison Rationnelle" ; comme Ultime "TESTAMENT SP 1 RI TtJEL"qui à la fois opère : • UNE DÉLIVRANCE DE LA "RAISON" DEVENUE INSUFFISANTE : (Swedenborg, ultime fruit du siècle des lumières, expres ­ sion et couronnement dun nouveau processus de Logos), • Une exaltation de cette même Raison vers son véritable sta­ tut et son véritable univers (RAISON REINTÉGRÉE Â ELLE-MÊME)
  • -3 ­ ; ,~ -- CE TRAIT COHERENT DE LUKIERE, reSituant et restituantlHistoire en son sens Interne et Spirituel, nous fait per ­cevoir lEglise qui se développe selon un processus internesymbolique.Le développement spirituel interne de lhomme est en corres ­pondance avec la lecture que nous pouvons faire des donnéessymboliques du developpement spirituel de lEglise.Les Ecrits de Swedenborg nous révèlent les concepts ainsi quele détail des interactions métaphysiques entre Bien Céleste Vrai Céleste Bien Spirituel Vrai Spirituel,LHistoire de lEglise en son apogée nous donne lillustrationde cet enseignement métaphysique fondamental. Par les "ActaSanctorum" nous connaissons lensemble des détails biogra ­phiques, sans compter le contenu des oeuvres elles-mêmes, de St. François dassise St. Dominique Guzman St. Bonaventure St. Thomas dAquin;Oeuvres qui sont dabord et avant tout une amplification desEcrits de Denis lAréopagite ... et dont les Ecrits de Denyssont le fil dAriane ..Ainsi, le::; mêmes données métaphysiques que nous trouvon::;exposées dans la révèlation Swedenborgienne, se trouventprovidentiellement inscrites et illustrées par les donnéesbiographiques que nous recueillons dans les Acta Sanctorum.Les mêmes interactions métaphysiques dun côté, se trouventillustrées concrètement par les mêmes interactions biographi­ ques de lautre.Nous percevons mieux à présent la DOCTRINE DU LOGOS. Cest ennous que cette Doctrine sInstitue, ce qui se fait nécessaire ­ ment par une double mise en correspondance inter-active : Les "Acta Sanctorum" : LHISTOIRE COMME LOGOS- Les "Ecrits de Swedenborg" LE LOGOS DU SECOND AVÈNEMENT .... (ou : ULTIME AVENEMENT)LHistoire Spirituelle et lHistoire des Hommes nous parle enson sens Symbolique. Tout un Univers de Signes souvre etsoffre à nous dans une Vision renouvellée. Cet Univers deSignes nous appelle et nous invite. Avec confiance nous ~ousY;engageons : COMME SOUS LE CHARME, ~OUS Y;SOMMES DEMBLEEREINVESTIS DE NOTRE POUVOIR RENOUVELE DE DESIGNATION ET DELECTURE. Dressons à présent une liste dequelques "Moments Spirituels" qui nous p... raissent essentiels aLEUR PROPRE PAROLE SEXPRIMERA DELLE-MEME après que nous enayons exploré et exposé Spirituellement tous les détails ...
  • -4­B 1968Irruption de la Parole. Ultime tentative de refair~ le Monde!Toute chose sombrait! En toute hâte, LUNIVERSITE FORME UNEARCHE, UN VAISSEAU-PILOTE DE LA DERNIERE CHANCE (1) : commentrejoindre cette Parole qui senfuit déjà? Où retrouver cetteNOUVELLE TERRE entrevue un instant, qui est passée en nouslaissant son effluve, et dont nous avons si terriblement, sidesespérément besoin? Après une navigation de 40 jours, battu par la tempête,exténué, le Radeau (2) tout à coup, se rejette sur un rivageinconnu . 1980LARCHE-ÉMISSAIRE DE LUNIVERSITÉ SÉCHOUE SUR LARCHE DE SAPROPRE HISTOIRE. 0091 ..Un autre rivage inconnu reçoit LARCHE, LETINCELLE DU LOGOS:Denys lAréopagite commence son enseignement à Lutèce, à lem­placement de lactuelle Sorbonne (site marqué par lancienneéglise dite "de St Benoît", plusieurs fois rebâtie et aujourdhui disparue) ... 19(1) ou: VAISSEAU FANTôME(2) Nouveau" Radeau de la Méduse" ..
  • -5­9 DOM. Fr. CHAMARD :1813 : LEtablissement du Christianisme, et les Origines desEglises de France, Victor Palmé, Paris, 168p.1811 : Les Eglises du Nonde Romain, nota~nt celles desGaules pendant les trois pre:mi.ers siècles, Paris, 439p.1881 : Les Origines Chrétiennes de la Gaule, Paris, 64p. Nous le déclarons sans ambages et sole~nellement : LE VRAICHRISTIANISME FUT PUREMENT ET SIMPLEMENT DETRUIT À NOUVEAU,fut proprement liquidé, passé par profits et pertes, en France LA FIN DU 1ge SIECLE, lorsque léglise officielle a déci­dé de sopposer aux conclusions de la Nouvelle Ecole Histori­que et Légendaire [ Ecole dont les Travaux de Dom FrançoisChamard sont une des oeuvres les plus représentatives J. Lesprocédés utilisés pour nier et détruire ne se sont pas élevésà la hauteur des Recherches effectuées .. Il ny a pas de crime plus grave que celui de tirer un traitsur nos véritables Traditions, surtout lorsque celles-ci ontété largement démontrées et revivifiées dans la pleine lumièreet lévidence, par une longue, prudente et minutieuse recher­che historique. Léglise dalors, préféra à nouveau plonger etopter pour lobscurantisme . . . UNE TELLE DÉCISION ARBITRAIREET FRAUDULEUSE NE PEUT PAS NE PAS REVÊTIR DES CONSÉQUENCESINCALCULABLES .. : Nous déclarons solennellement, quune telleprise de position délibérément choisie à laube du 20e siècle,doit être examinéé et étudiée dans un rapport direct avec lesdeux catastrophes européennes et mondiales qui ont suivi ..Nous déclarons solennellement : ...• que cest précisément dans la perpétration DE CET ACTE LA,que le Christianisme en Europe a sombré à nouveau ..• que ~e tri~te spectacle que lEurope étale devant nos,yeux,LE MISERABLE ETAT DU MONDE MODERNE, CADAVRE DU MONDE CHRETIEN" <Massis), est une conséquence evidente de ce évènement.Comme on le voit... • .• on ne saurai t surévaluer l im­portance dune telle prise de position doctrinale en une telle"époque charnière" de notre Histoire. Ce fut à ce moment-làque la pseudo-tradition augustinienne-janséniste submergea lEglise, et ce fut à ce moment là que cette pseudo-traditionpréféra délibérément détruire et détraquer lIntelligenceencore possible de lEvolution Spirituelle interne et réellede lEglise depuis ses origines; quelle préféra cela, plutôtque de recommaître son erreur et SA FAUTE ORIGINELLE à laqu~l­le elle se trouvait progresstvement c12nfrontée [... CEST LAREO­PAGITISME DE SAINT DENYS, "PERE DES PERES DE LEGLISE" quiétait essentiellement visé dans la décision, prise à la fin du1ge Siècle, de perpétrer, et de perpétuer lescamotage delEglise Apostolique J .. Depuis que lEglisede France a renoncé à défendre ses Origines Apostoliques, nousdevons nous rendre à lévidence: nous ne vivons plus désor­mais que dans une église déracinée, dans une EGLISE QUI NESTPLUS, EN FAIT, QUUNE SECTE PSEUDO-CATHOLIQUE, église dont latradition historique, déjà brisée, fut impitoyablement piéti­née à nouveau, et ce, en vue de pouvoir continuer à imposer,dans un but de domination, des doctrines frelatées.
  • -6- Bibliographie sommaire:Albert Houtin : La controverse de lapostolicité des Eglisesde France au XIX e Siècle. Paris. Picard. 1903. 316p.Bibliographie: pp 227-312. Lire notamment: Mig~. Piolin.Guéranger. Arbellot. Rochbacher. Lucotte. Bellet. Vidieu.Victor Carrière: Introduction aux études dHistoireEcclésiastique Locale. Paris. Letouerz et Ané. 1936, Tomes I.II. III, 472p. ,553p. ,669p. : Tome II pp. 231-262, chapitre"Pour refaire la Gallia Cbristiana" <des bénédictins Dom deSainte-Marthe, et Dom Piolin), Tome III pp. 31-51, chapitre:"Les Origines Cbrétiennes en Gaulft~ : Dictionnare dHistoire et de Géographie Ecclésiastiques, Letouzey et Ané, 1940 .. 1977 <lettre F : France) .. 1991~ : Dictionnaire de Tbéologie Catholique. A. Vacant, E.Kangeot, E. Amann. Paris 1903-1950.~: Dictionnaire de Spiritualité.~ : Dictionnaire dArchéologie Chrétienne et de Liturgie.Ulysse Chevalier : 1) Les règles de la critique historique,Lyon, 1888 i 2) Répertoire des sources historiques duNoyen Âge :- Bio-Bibliographie, Société Bibliographique. Paris1877-78, gr.in 8°, 2.846 col. - Topo-Bibliographie, Montbéliard, 1894-99, gr.in8· : T.1, col 1-1.592 j T.2, col 1593-2664.
  • -7 ­10 THOMAS dAQUIN 1 • La compréhension interne de la démarche et de lOeuvre deThomas dAquin sexplique par le besoin de PARVENIR ~ ACCLI ­ MATER ET INTÉGRER ARISTOTE dans la foi du Moyen Age <Aristotequon appelait là terreur des chrétiens et le patriarche deshérétiques, avait eu ses livres proscrits par un c~ncile deParis en 1209 - THOMAS FIT SERVIR LA PHILOSOPHIE MEME DARIS­ TOTE Â LA DÉFENSE DE LA FOI -) • De même, nous pouvons légitimement considérer que loeuvrede Thomas sexplique rétrospectivement, et par un effet de laProvidence, par le besoin de parvenir à un MÊME RÉSULTAT VIS!VIS DES ÉCRITS DE St AUGUSTIN, écrits dont le caractèrehybride, discursif et non-systèmatique, ne pouvaient revêtirune importance et une autorité particulière pour les préoccu ­pations du Moyen Age. "Aux coeurs purs, tout est pur" :Le Moyen-Age ne pouvait percevoir le caractère potentiellementdangereux dune certaine interprétation que lon pourraitfaire plus tard de la "théologie augustinienne": une telleaccentuation doctrinale des écrits dAugustin ne pouvait êtreun remède pour la quête essentielle de lépoque: le maintienet le développement de la Tradition, et dune Métaphysique etThéologie Une et Systématique. Il nen demeure pas moins quece qui fut efficace pour Aristote, lest aussi pour Augustin. 2RESITUÉE "EN SA GNOSÉOLOGIE PROPRE" OU : "EN LA GÉNÉALOGIE DEPENSÉE DU MOYEN ÂGE", LAQUELLE EST TOUTE DIONYSIENNE ET ARÉO­PAGITIQUE, LOEUVRE ET LA PENSÉE DE SAINT-THOMAS se révèlecomme étant à la fois: "la Quint-Essence" et : "la GrandioseAmplification": 1 - de la Pensée et des Ecrits de PLATqN, 2 - de la Pensée et des Ecrits de LAREOPAGITE.LE "DENYS" DE SAINT THOMAS EST CELUI DE LA PURE TRADITION.Ce "DENYS" fut aussi celui de TOUT lUNIVERS DU MOYEN ÂGE.Par son Oeuvre originale dAbsorption et dAmplification,SAINT THOMAS TRANSPOSE LE CORPUS AREOPAGITICUJrf JUSQUA NOUS. 3• Le "thomisme" contemporain ne cherche pas à présenter lOeu­vre de Thomas sertie en sa Genèse de Pensée. Il cherche àdonner de Thomas et de son Oeuvre une image fausse, une imageidéaliste et utopique, une image non-Intégrée et non-Intégrale •. , Pour tout dire : Il cherche à rapprocher et à rendre compa ­tibles les Oeuvres et les Doctrines de Thomas et .. cellesdAugustin. En conséquence, le pseudo-thomisme contemporainnous présente des doctrines de St Thomas une conception et uneimage défigurée: nous navons plus affaire quà UN "THOMISME"ÉDULCORÉ, NON-PLATONICIEN, NON-DIONYSIEN, NON-ARÉOPAGITIQUE .• De même, la véritable image que nous pouvons saisir dAugus ­tin est elle-aussi défigurée. En effet, les écrits dAugustinsont investis dune accentuation dautorité qui ne leur étaitpas reconnue à lorigine. Ces écrits sont également investisdaccentuations dinterprétation ainsi que daccentuationsdoctrinales. Ces diverses accentuations conduisent à deserreurs dinterprétation qui ne peuvent que rester non-recti ­fiées car elles ne sont pas resituées dans leur généalogiepropre, dans leur "climat augustinien" dans leur contextehistorique dorigine. De même, LA DOCTRINE THOMISTE QUE LONMAINTIENT ISOLÉE DE LA GÉNÉALOGIE DE PENSÉE QUI LUI ESTPROPRE, et qui reste par conséquent desinvestie de sonvéritable statut, de sa véritable autorité, de son véritablepouvoir opératoire, ne peut acclimater, ni rectifier, cesaccentuations erronées qui vivent de leur vie propre ..
  • -8­ 1 1 LE "GRAND MAL" et LA "PASSION DE LEUROPE" "LE PLUS GRAND DES ÉVÈNEMENTS RÉCENTS : LA MORT DE DIEU " 1Laction en vue de "re-enfouir aux oubliettes" nos traditionsqui avaient été restituées et revivifiées par la recherchehistorique tout au long du 1ge siècle, fut une action de parti­pris, entreprise par des pseudo-chrétiens, sur une base sec­taire autant que non-scientifique, avec des procédés de des­truction primaires. Une telle action trouvait en Mgr LouisDuchesne, en même temps que son couronnement, son ultime etprincipal protagoniste : * Mgr Louis DUCHESNE1883 Origines du Christianisme en Gaule, dans : Annales de philosophie chrétienne, VIII, p. 1-15, , et :1894 Fastes épiscopaux de lancienne Gaule, Paris, Thorin, 8°, 356p. *Au moment même où cette action sexprimait et se perpétrait enFrance, de lautre côté de nos frontières le doctrinaire Friedrich ENGELSsexprimait lui aussi sur le même sujet et donnait corps à sespropres conceptions elles aussi erronnées. Conceptions erron­nées, mais somme toute excusables, car provenant dune voixsituée hors de lEglise:1882 Bruno Bauer et le christianisme priJlli.tif, et :1883 Discours de Fr. Engels sur la tombe de Karl Karz (Date de fondatioD du "marxisme")1894 ContributioD à lhistoire du christianisme priJlCi.tif.Une telle simultanéité nous frappe: La Providence et lEcono­mie générale des choses, ne perdait pas un instant pour sex­primer: Elle nous donnait clairement à comprendre que :L INJURE ET LES DESTRUCTIONS SPIRITUELLES ACCOMPLIES PAR LESCHRÉTIENS EUX-MÊMES ENVERS LEGLISE UNIVERSELLE de ce côté-cidu Rhin, seront sans délai données à sillustrer et à seréaliser matériellement et concrètement DE LAUTRE CÔTÉ, etcelà à lencontre de ces propres chrétiens eux-mêmes ...La Providence donnait clairement à comprendre à ces pseudo ­chrétiens, que LES BÉN~FICES PRATIQUES DE "CONCUPISCENCE DEDOMINATION SUR LES CONSCIENCES", quils espéraient retirerencore une fois de leur ACTE DESCAMOTAGE DU CHRISTIANISMEAUTHENTIQUE, ces bénéfices se déroberont, et seront immédia­tement "donnés à être engrangés par dautres" ...
  • -9 ­ "" .... ..., "LE PLUS GRAND DES EVENEMENTS RECENTS" . 2Si linjure et lerreur crée la frontière la Vérité, elle,la dissout .. Cette injure et cette erreur, que lEglise deFrance a choisie pour elle, mais quelle infligea surtout àlEglise Universelle, névacue ni ne supprime le Problème,mais permet de sen débarrasser en linoculant comme une pesteà son voisin ... lequel regimbe à son tour, et refuse de subircette Grave Maladie comme une Passion qui lui serait propre ..... Fuyant devant lIdéal qui lui est offert, que reste-tildautre à faire à ce grand voisin, sinon amplifier et réper­cuter la rumeur reçue ? : Hugo KOCH1895 : Der pseudepigraphische Chara1rter der DionysischenSchri ften. 1904 : Nach1rl ange zur areopagi ti schen Frage. Joseph STIGLMAYR1895 Das AufÈomDen der Pseudo-Dionysischen Schriften, Feld- H.F. MULLER -kirch1918 Di onysi os, ProÈlos, Plotinos, : Ein Hist. Beitrag zurneuplatonischen Philosophie ... Reste la Russie .. ces vastes steppes russes .. Nont-ellespas une fois déjà absorbé ce "Grand Mal de lEurope" quefurent les troupes dévastatrices de lEmpereur? .... La terreur ressentie devant les perspectives quouvraientsubitement au regard ce grand mal ; ainsi que la stupeurhébêtée devant le programme que celui-ci offrait à accomplir,sans doute ont-ils été bien grands ..Mais une fois encore .. .. LA RUSSIE ne regimba pas : ElleOSA PRONONCER CE GRAND "OUI" QUON ATTENDAIT DELLE!!!La Russie trouva en Elle-Même cette Energie morale pour tenterdabsorber cette "Grande Chose", ce "Grand Mal", pour le"prendre sur soi", pour se linoculer et en faire la Passionqui lui soit Propre!A"" lAube de son second Eveil à lEurope, dût-Elle "en crever",il fallait que la Russie, à la face de cette Europe et duMonde, tente encore une fois, dabsorber et déteindre "legrand Mal de lEurope" qui se réveillait à nouveau .. CE FUTSA GÉNÉROSITE MÊME QUI FUT LOCCASION DE SA PROPRE PERTE, CARIL LUI ÉTAIT IMPOSSIBLE DE SE DÉROBER Â LIDÉAL!Ce fut son propre excès de Confiance, et de besoin dIdéal,qui fut loccasion de sa chute! Comment se douterait-Elle,que ce que nous lui offrions à absorber, cétait tout lecontraire de lIdéal attendu! : pseudo-Idéal empoisonné jpseudo-Idéal de mensonge : voilà ce que nous Lui imposions, ceque nous avions délibérément choisi pour nous-mêmes .. et pourle monde entier La Russie répondit encore une fois "Présent" !Dans "lEconomie Générale des Choses" ; CETTE PASSION QUI FUT - ""VECUE JUSQUAU BOUT PAR DAUTRES, CETAIT CELLE QUE NOUS-NOUSÉTIONS CHOISIE POUR NOUS-MÊMES !!Dans la réalité concrète, cétait NOTRE Passion qui, devantnos yeux, saccomplissait et se réalisait dans les faits! EN CROIX, CÉTAIT NOUS-MÊMES!! Jn 19.30, Mt 27.46 LImage nous était donnée, à la fois de c~ que:NOUS AURIONS PU FAIRE, et de ce que NOUS AVONS REELLEMENT FAIT .- X" "q 7 " - --;
  • -10­ Ainsi, ce "Grand Cancer, qui prolonge encore aujourdhui par­tout ses métastases", et à propos duquel Churchill a pu direau sortir de la guerre : "nous avons tué ....l e mauvais cochon" jCETTE MALADIE MORTELLE TROUVE SA CAUSE METAPHYSIQUE (laquelleest sa seule Cause Réelle>, DANS LE CHOIX QUE LES CHRÉTIENS DEFRANCE ONT FAIT ENTRE DEU~ DOCTRINES ET DEUX CHRISTIANISMESRADICALEMENT ANTINOMIQUES... Ce choix, ils lont fait pourlEurope, et même pour le monde en~ièr ! EN TUANT DENYS, SATRADITION, SA DOCTRINE, ILS ONT TUE LE CHRISTIANISME ! ILS ONTTUÉ DIEU! .. Dieu fut tué en Ses Dons les plus parfaits: SonEnseignement, Son Eglise Véritable, Sa Présence parmi-nous ...Ainsi, ce "grand cancer", que nous dénonçons hypocritementchez les autres comme étant rien moins que lAntéch~ist; Ce"Grand Canee;::" ne se trouve Etre nul autre que NOUS MEMES !Cest NOUS KEMES qui sommes cet Antéchrist! Nous le SommesMétaphysiquement, Ontologiquement ... LAntéchrist politiqueet visible extérieurement dans les sociétés, nest rien autre­chose que la conséque~ce et la démonstration immédiate etinévitable de CET ANTECHRIST SPIRITUEL ET INVISIBLE QUE NOUSAVONS NOUS-MÊMES CHOISIS DÊTRE ET DINCARNER!A un certain moment de notre histoire, nous avons choisi LaMort, plutôt que de choisir La Vie ! Nous avons préféréchoisir le pseudo-Christianisme, plutôt que daccueillir nosVraies Traditions Revivifiées! Et ce choix fut accompli, nonseulement pour nous-mêmes, mais pour lEurope entière et à laface du Monde Ent ier ! (1 Rois 18.21>. Il serai t bien temps defaire notre 111ea culpa après tant de ruines ! LE "PSEUDO-ARÉO­PAGITISKE" NEST AUTRE QUE LANTÉCHRIST LUI-MÊME! Sous lestravestissements multiples et variés que lon désigne à notreattention comme étant la réalité de lAntéchrist, mais qui ne "sont en fait que des leurres ; LA SEULEMENT SE TROUVE SON NOMLE PLUS VÉRITABLE ET LE PLUS EXACT " Déduction immédiate etformulation inverse: "chasser lAntéchrist", nest pas autre­chose que "chasser le pseudo-Aréopagitisme" . . . Après tant ettant de ruines, dont le pseudo-Aréopagitisme est directementresponsable, serait-il possible que nous en supportions encorelongtemps les miasmes délétères ?Saurons-nous trouver aujourdhui assez de Courage Métaphysiquepour inverser et remonter le courant pour ACCOMPLIR CE GRANDACTE QUI SERAIT LACTE FINAL 7 "LE PLUS GRAND DES ÉVÈNEMENTS RÉCENTS" . 3NIETZSCHE, lui seul, donne un son clair et juste, pour nousfaire comprendre tout le Véritable Tragique de lEurope. CETTE EUROPE, CEST LUI! ~ LE TRAGIQUE DE LEUROPE, CEST LUI-MEME!!Il Incarna cette Europe et lemporta dans son Exil et dans saVie Errante .. Il en fut à la fois la Conscience Métaphysique,et le sismographe hypersensible ..Oeuvre Insurpassable! Cest lEurope qui Parle:
  • -1 1 ­1885-86, Le Gai Bavoir, Traduction : Alexandre Vialatte, Ed. Gallimard, 1950, 381p.: n· 125 LInsensé -- Navez-vous pas entendu parler de ce fou qui allumait une lanterne en plein jour et se mettait à courir sur la place publique en criant sans cesse : "Je cherche Dieu ! Je cherche Dieu !" Mais comme il y avait là beaucoup de ceux qui ne croient pas en Dieu, son cri provoqua un grand Rire ... Sest-il perdu, ce Dieu, comme un enfant 7 dit lun. Se cache t-il 7 A-t-il peur de nous 7 Sest-il embarqué 7 Ainsi criaient et riaient-ils pêle-mêle ... Le fou bondit au milieu deux et les transperça du regard: "OÙ EST ALLÉ DIEU 7 SÉCRIA-T-IL 7 JE VAIS VOUS LE DIRE: NOUS LAVONS TUÉ, .. VOUS ET MOI! Cest nous, nous tous qui sommes ses assassins! Mais comment avons-nous fait cela 7 COMMENT AVONS-NOUS PU VIDER LA MER 7 QUI NOUS A DONNÉ UNE ÉPONGE POUR EFFACER TOUT LHORIZON 7 Quavons-nous fait quand nous avons détaché la chaîne qui liait cette Terre au Soleil 7Où va-t-elle maintenant 7 Où allons-nous nous-mêmes 7 Loin de tous les soleils 7 Ne tombons-nous pas sans-cesse 7 En avant,en arrière, de côté, de tous côtés 7 EST-IL ENCORE UN EN-HAUT,UN EN-BAS 7 Nallons-nous pas, errant comme par un néant infi­ni 7 NE SENTONS-NOUS PAS LE SOUFFLE DU VIDE SUR NOTRE FACE 7Ne fait-il pas plus froid 7 Ne vient-il pas toujours desnuits, de plus en plus de nuits 7 Ne faut-il pas dès le matinallumer des lanternes 7 Nentendons-nous encore rien du bruitque font les fossoyeurs qui enterrent Dieu 7 NE SENTONS-NOUSENCORE RIEN DE LA DÉCOMPOSITION DIVINE 7 ... les Dieux aussise décomposent! Dieu est mort! Dieu reste mort! Et cestnous qui lavons tué! Comment nous consolerons-nous, nous,meurtriers entre les meurtriers 7 CE QUE LE MONDE A POSSÉDÉ DEPLUS SACRÉ ET DE PLUS PUISSANT JUSQUÀ CE JOUR A SAIGNÉ SOUSNOTRE COUTEAU : Qui nous nettoiera de ce sang 7 Quelle eaupourrait nous en laver 7 Quelles expiations, quel jeu sacréserons-nous forcés dinventer 7 LA GRANDEUR DE CET ACTE ESTTROP GRANDE POUR NOUS. Ne faut-il pas devenir dieux nous-mêmespour, simplement, avoir lair dignes delle 7Il ny eut jamais action plus grandiose: et, quels quilssoient, ceux qui pourront naître après nous, appartiendront, àcause delle, à une histoire plus haute que, jusquici, ne futjamais aucune histoire !"Linsensé se tut à ces mots et regarda de nouveau ses audi­teurs j ils se taisaient eux aussi, comme lui, et le regar­daient avec étonnement. Finalement il jeta sa lanterne sur lesol, en sorte quelle se brisa en morceaux et séteignit."Jarrive trop tôt" dit-il alors, "mon temps nest pas encorevenu. CET ÉVÈNEMENT ÉNORME EST ENCORE EN CHEMIN, il marche, etil nest pas encore parvenu jusquà loreille des hommes. Ilfaut du temps à léclair et au tonnerre, IL FAUT DU TEMPS Â LALUMIERE DES ASTRES, IL FAUT DU TEMPS AUX ACTIONS, MEME QUANDELLES SONT ACCOMPLIES, POUR ÊTRE VUES ET ENTENDUES.Cette action leur demeure encore plus lointaine que les pluslointaines constellations: et ce sont eux pourtant qui lontaccomplie !" On rapporte encore que ce fou entra le même jouren diverses églises et y entonna son Requiem Aeternam Deo.Expulsé et interrogé, il naurait cessé de répondre toujoursla même chose : "QUE SONT DONC ENCORE LES ÉGLISES SINON LESTOKBEAUX ET LES MONUMENTS FUNÈBRES DE DIEU 7"
  • -12­ "LE PLUS GRAND DES ÉVÈNEMENTS RÉCENTS" o 4 0 , Le Pape LEON XIII 15 Kai 1891 : Rerum Novarum: ( Encyclique fondamentale dest i­ née à créer une "doctrine sociale de lEglise",afin de pallier1 aux ravages et à la décomposition du mande ouvrier dûe aux pratiques et aux principes de léconomie capitaliste. Cette encyclique préconise : 1 -la création de syndicats catholiques mixtes au séparés du patronnat, 2 -une intervention de morali ­ sation et de régulation de la part de lEtat. Cette encyclique est considérée comme "La Charte du catholicisme social" ] La Vraie "Doctrine Sociale" de lEglise de toujours, cest ,.,- celle DES ÉCRITS DE DENYS LARÉOPAGITE ET DE LA TRADITION 1 ,., DOCTRINE AREOPAGITIQUE (1) ( REVELATION DUN LOGOS "STRUCTURE ,." DE LUI-MÊltŒ"i DUN LOGOS "STRUCTURÉ DE LINTÉRIEUR", LEQUEL À SON TOUR,PEUT STRU~TURER UNE SOCIETÉ ] LEglise donne UNE DOCTRINE SOCIALE ltŒTAPHYSIQUE, cest là sa Mission Propre. Il ne peut y avq.ir de "doctrine sociale" pour l Egl ise "car : CEST ELLE-ltŒME QUI EST ORDRE, ORGANISATION, SOCIETE: CEST ELLE-MÊltŒ QUI EST "DOCTRINE SOCIALE". Ordre et OrganisationSociale découlent immédiatement, et comme allant de sai, desan ENSEIGNEMENT MÉTAPHYSIQUE: Ils en sont lexpression con ­crète, immédiate, autant quinévitable. La "Question Sociale"nest autre que: LA CONSEQUENCE ET COMME LE REFLET DE LÉTATDE DÉSAGRÉGATION DOCTRINALE INTERNE PROPRE K LEGLISE <2).La réponse de Léon XIII à lurgente et pressante "questionsociale" <pendante depuis un siècle} fut double Réponse 1 : Il a déserté lORDRE QUI LUI ~ST PROPRE qui est de donner UNENSEIGNEltŒNT 1 UNE DOCTRINE ltŒTAPHYSIQUE QUI SOIT UNE ETCOHÉRENTE i Il a failli à sa,MISSION PROPRE, qui était à cemoment là DE CONDAMNER ET DELQIGNER SOLENNELLEltŒNT DELEGLISE PAR UN ACTE DU MAGISTERE les clercs qui sapaientcette Eglise de lintérieur en minant SA TRADITION APOSTOLI ­ QUE ET ARÉOPAGITIQUE i qui attaquaient effontément LAPOS­ TOLICITÉ DES EGLISES DU MONDE ROMAIN ET NOTAMMENT DES GAULES. Il importe de se rendre compte de ce qui était en jeu, et oùpartaient les attaques qui injuriaient lEglise en ces annéescruciales <1880-95> : en réalité ces attaques"portaient surLES FONDEltŒNTS TRADITIONNELS 1 DOCTRINAUX 1 METAPHYSIQUESESSENTIELS DE LEGLISE UNIVERSELLE!Cétait CETTE EGLISE UNIVERSELLE qui avait reçu injure iCétait CETTE EGLISE UNIVERSELLE qui était menacée dun périldoctrinal gra~issime, et ce Péril menaçait SON EXISTENCESPIRITUELLE MEME !! En ces années cruciales, lActe attendudevait ETRE UN ACTE INTERNE À LEGLISE, UN ACTE DE PURIFICA­ TION DOCTRINALE. Cétait CETTE RÉPONSE LÀ, CET ACTE Lk que leMande Entier attendait, et qui aurait éloigné UN SI GRANDPÉRIL ET UNE SI GRANDE INJURE PORTÉE, DE LINTÉRIEUR, CONTRELEGLISE UNIVERSELLE... LES POSITIONS TRADITIONNELLES unefais trahies et abandonnées, an peut considérer que, danslabsolu, "il ny avait plus, ni dEglise, ni de Société" !!( Cest un tel Acte qui aurait permi de porter remède égale­ ment, ET SUR DES BASES ASAINIES, à la situation de décomposi­ tion du mande du travail, décomposition qui était avant toutcelle des principes, des morales et des pratiques sociales.Ces principes et ces pratiques étaient placées sous la pro­ tection spécifique de lEglise. Leur disparition partait di ­ rectement injure au Peuple, et ce fut la classe ouvrière quien faisait les frais exclusivement ..<1) Voir infra. • 5 • "Aréopagi tisme"(2) Voir infra. o 5 0 "Aréopagitisme et capitalisme".
  • -13­Ainsi, en renonçant à défendre sa propre Doctrine Métaphysi­que, léglise renonçait à se désigner, à Elle-même et au Peu­ple, son véritable ennemi i et en renonçant à désigner sonvéritable ennemi, Elle renonçait à défendre précisément cePeuple (le monde du travail>, lequel Elle sacrifia purement etsimplement sur lAutel de lHistoire. En effet, létat dedécomposition des pratiques sociales, était avant tout lereflet et la conséquence de létat de décomposition, pardécision doctrinale volontaire, des principes et des valeursMétaphysiques et Spirituels de lEglise, valeurs qui seulespeuvent structurer et faire vivre une Société : il ne peut yavoir de doctrine sociale sans Doctrine Métaphysique ].Le Pape allait-il oui ou non trancher et assainir un Mal, unePlaie, et un Péril si grands? Nous constatons, au contraire,que LEGLISE, EN SON MAGISTÈRE SUPREME, A FAILLI ET RECULÉ ".DEVANT LA DECISION DE CET ACTE, lequel lui était spécifique et "- ...lu} revenait en propre.. . ..... IL A FAILLI A DEFENDRE LEGLISEVERITABLE ET SA DOCTRINE METAPHYSIQUE ... Réponse 2 :Une fois que lo~ avait déser~é LORDRE PROPRE À LEGLISE,ORDRE QUI EST LEGLISE ELLE-MEME; une fois que lon avaitdéserté LA RÉPONSE MÉTAPHYSIQUE QUE LE MONDE ATTEND, ET QUIDELLE SEULE PEUT PROVENIR; restait pendante, bien entendu, "la question ouvrière et sociale", dont on avait acceptépar avance les fausses prémisses et les fausses solutions ...Voyons dans quel contexte doctrinal intervient lActe du Pape 1881 Chamard 1883 Duchesne 1,. Engels 1 1891 Rerum Iovarum 1894 Duchesne 2 (Fastes Episc. >, Engels 2 1895 Stiglmayr, Koch.Ce qui nous intéresse, cest surtout la simultanéité des datesElle apparaî t ici extrêmement frappante. Rerum No varu 111, nousapparaît comme "la Réponse Propre du Pape qui a Tranché !" Il a tranché dans le Gravissime Debat Doctrinal qui préoccupeet qui passionne tous les esprits depuis un demi siècle!Tout Acte pontifical traite par nature dORDRE et de DOCTRINE.Nous est révélé ici UN Acte, qui répond simultanément À DEUXOrdres de Réponses: - une réponse tacite, non déclarée, maisnon mois claire cependant, k UNE QUESTION DUN CERTAIN ORDRE, ....- et une réponse ouverte et explicite, A UNE AUTRE QUESTIONDUN AUTRE ORDRE, Les Deux Questions dépendant étroitementlUne de LAutre, LUne étant subordonnée à lAutre.LEglise, en son magistère suprême, nous fait comprendre quildonne à la fois un "feu vert", et un "feu rouge". [Il donneaussi un "feu vert" à ce qui aurai t dû être un "feu rouge", etinversement!] • "feu vert" pour essayer autre-chose de "plusmoderne" que lAréopagitisme afin de donner ordre et structureà la société. • "feu rouge" envers la vraie Doctrine et Tra­dition à laquelle on retire la caution et la protection duMagistère Suprême, et de laquelle on soustrait tout pouvoirdapplication sociale pratique!Ce quil nous donne en substance à comprendre, cest ceci:1 - Mes convictions intimes ne sont pas en faveur des Tradi­tions Apostol~ques et de lAréopagttisme.2 - Je me résout à dissimuler ces convictions en frustrant lepeuple chrétien dUne Vraie Parole Métaphysique protégeant LATRADITION ET LENSEIGNEMENT DE LEGLISE,QUI AURAIENT PU SAUVERCE PEUPLE À CE MOMENT LÀ [Pensons à ce quaurai t pu être, parexemple, la Parole dun Dom. Guéranger exprimant ses FortesConvictions du haut du magistère Apostolique)
  • -14­ 3 - Il donne en pâture au Peuple "la seule description externe dun remède", remède que, dans sa délibération et résolution intime, il a "décidé justement de Ne Pas Administrer". Ce:5tPAR CET ACTE MÊME, ,que le pape~vient davouer quIL NE PORTE­RAIT PAS LE SEUL VERITABLE REMEDE QUE LUI SEUL PEUT DONNERpour guérir le Mal Social!! [ "La Question Sociale", questiondordre essentiellement Métaphysique, secoue les espritsdepuis plus dun siècle. Le monde alors était en attente DUNERÉPONSE ET DUNE VÉRITABLE SOLUTION DE LA PART DE LEGLISE;DUNE RÉPONSE QUI PROVIENNE DE SON PROPRE ORDRE À ELLE].En vérité, lEglise était impuissante, depuis deux siècles, àrompre sa stupeur et son mutisme devant le spectacle de lévo­lution du monde. Ce spectacle était celui de sa propre dé­gradation démontrée. Rendons hommage à Léon XIII de sêtrerésolu à rompre cette stupeur et ce mutisme. Il sétait Résoluà Parler et à tenter de "rejoindre ce monde moderne" qui"sInstituait hors de Dieu". Mais pour ce faire, au lieu de"sacrifier ce monde moderne" sur LAutel de LEglise, ilvenait de faire tout le contraire: il "sacrifia LEglise etsa Doctrine Millénaire" sur lautel du "monde moderne" !! LE - ....PAPE VENAIT DE PROCEDER LUI-MEME ~ LENTERREMENT PUR ET SIMPLEDE LÉGLISE! LEglise nétait plus quun erzatz dEglise,quune pseudo-Eglise, elle nétait plus quune "église pseudo­Aréopagitique" !! En vérité, netait-ce pas elle-même quisétait voulue ainsi ?! [ Cf : Bernanos, in : Journal duncuré de campagne: "Quand lencyclique Rerum Novarulll parut, ilnous sembla que la terre tremblait sous nos pieds " ]Notes: 1Ce nest pas le seul "Thomisme", isolé du Moyen Age et déraci­né de sa généalogie propre, qui aurait pu porter remède àlétat doctrinal de lEglise. _Ici, la responsabilité desclercs est énorme. Cest à lETAT DOCTRINAL DE LEGLISE EN SONENTIER auquel il aurait fallu porter remède, en professantclairement et sans ftquivoque LE SEUL THOMISME AUTHENTIQUE, QUIEST LE THOMISME AREOPAGITIQUE. Le "Père Fondateur de lEglisenest pas Thomas, mais DENYS; lequel a inspiré au sortir duMoyen Age DEUX Oeuvres Doctrinales Majeures, LESQUELLES VONTDE PAIR pour exprimer une "Doctrine Intégrale de lEglise :Celle de St THOMAS, ET celle de St BONAVENTURE. SEUL "DENYS"EST "LA CLEF QUI FAITSONNER JUSTE UN AUTHENTIQUE MOYEN ÂGE". 2• Il Y a quelque ironie à professer, comme Léon XIII le faitdans Rer. Nov., que "Le remède réside avant tout dans la res­tauration de la Foi religieuse, grâce à laquelle chacun sepénétrera de ...ses devoi:r;s", alors que dans le même temps, etPAR LACTE MEME QUE PRECISEMENT ON EST ENTRAIN DE DONNER, onsemploie à faire sombrer cette même Foi religieuse irrémédia­blement. Ques-ce quune "Foi" dont on vient daccepter queles fondements doctrinaux seraient coupés de leurs OriginesApostoliques Authentiques?• Il Y a de la cruauté à préconiser la création de cercles etde syndicats ouvriers chrétiens <mixtes ou séparés), dans lemême temps ~ù lon ôte à ces mêmes cercles tout SOUTIEN DOC­TRINAL ET METAPHYSIQUE AUTHENTIQUE ; soutien doctrinal quiseul peut les rendre viables, en même temps quil les armepour la lutte des Idées.• Le Pape, en se prononçant pour "une intervention de lEtatet de la législation internationale" pour protéger louvrier,contribue à illusionner celui-ci sur la véritable nature decet Etat. Le seul résultat net et tangible que nous pouvonsobserver sous ces "bonnes intentions", cest que: cest lePape lui-même qui "livre louvrier au Moloch". [ Rerulll Novarumest lexpression et lavœu, de la "faiblesse intrinsèque delEglise" devant "lénormité du monstre qui dévore le monde"].
  • -15­ "LE PLUS GRAND DES ÉVÈNEMENTS RÉCENTS" . 5 1 ~Pour nous, tout le drame du 1ge siècle EST DETRE DESCENDU DUTRAIN QUI CONDUISAIT AU RETOUR À LARÉOPAGITISME. En fin deparcours, ce Siècle est descendu de ce train, et celui-cinest plus jamais repassé pour le Resaisir et le reprendre.Victor Hug~ nous aide à comprendre tout lélan du 1ge siècleLisons la conclusion de son Sha.kespeare : "LHistoire Réelle:"Celui par qui lon pense, voilà le vrai conquérant ..Loptique historique renouvelée réajustera lensemble de lacivilisation .. Ascension définitive du Bien, du Juste, duBeau au zénith de la civilisation: De là un nouveau Cielhistorique au dessus de nos têtes. LHistoire nétait quuntableau ; elle va devenir miroir ! Ce reflet nouveau du passémodifiera lavenir .. Le 1ge siècle: notre grande Epoque: lebalayage de la force par lIdée! Le Ciel nettoyé! Uneimpulsion majestueuse! .. Dans le profond Ciel de "lAvenir,Azur desormais, se lève éblouissant le groupe sacré des vraiesétoiles: Ezéchiel, Socrate, Athénagore, Platon, Aristote,Jean de Patmas, Pélage, Jeanne dArc, Beethoven, Washington ... , ET LA PRODIGIEUSE CONSTELLATION Â CHAQUE INSTANT PLUSLUMINEUSE, étincelante comme une gloire de Diamants Célestes,resplendit dans le clair de lhorizon et MONTE, MÊLÉE À CETTEIMMENCE AURORE : JESUS-CHRIST ! "Ce fut CET ÉLAN là qui fut rompu .. En descendant du Train leconduisant au Retour de Denys lAréopagite, tout le 1ge sièclea refloué et failli à son Elan originel ! Ce fut là le vérita­ble déraillement intellectuel de lEurope: on peut le situeravec précision : il correspond au moment où cette Europelâchait définitivement prise sur sa Doctrine Aréopagitique etses Authentiques Traditions Dionysiennes.Le retour de Denys, auquel conduisait comme naturellement toutle 1ge siècle, avait trouvé sa personnification en Georg~Darboy (1813 t 187i), Archevèque de Paris, grand défenseur deDenys lAréopagite et de la Tradition Dionysienne <lire à cesujet sa longue préface de 171 pages à lédition quil fit desOeuvres de Saint Denis lAréopagite), otage de la Commune deParis et fusillé. ~ 2 ;"AREOPAG ITISME" ou "DOCTRINE AREOPAG IT IQUE" <â P E 01TOC~ l. .,.. lX6 c ) :nous en donnons la définition suivante: Il sagit de laVérité Traditionnelle relative ~u Personnage, à lOeuvre, et àlInfluence de SAINT DENIS LAREOPAGITE <009 t 117). Celui-cifut membre de lAréopage dAthènes. Ce fut ce même personnagequi fut 1er ÉVÊQUE DATHÈNES, ET 1er ÉVÊQUE DE PARIS AU 1erSIEèLE. Il fut envoyé en mission à Lutèce par St. Clément deRome, lequel fut pape de 67 à 76. Ce même Denys est lauteurde LA CHARTE INAUGURALE DE LOCCIDENT ET DE LA MÉTAPHYSIQUEOCCIDENTALE dénommée : St Dionysii Aréopagitae opera omniaquae extant, que nous trouvons reproduite dans Migne P.G. VolIII, 1857, 1192 col., [ et P.G. Vol IV 1100 col.: Commentairesde lEnsemble du Corpus par divers auteurs de lAntiquitéChrétienne, notamment par St Maxime le Confesseur, 580 t 662Cette Charte ou Doctrine Inaugurale de lOccident, constituaLAUTHENTIQUE ET IRREMPLACABLE ESSENTIEL DE LA DYNAMIQUE IN­TERNE DE LA PENSÉE DU MOYEN ÂGE. Elle fut le pivot de Dévelop­pement de cette Pensée, et de la doctrine de Institution dé­nommée Université <Universitas). Cette Charte fut considéréetelle, même jusquà Jean Gerson ( t 1429). Nous trouvons aussicette Charte à lorigine de la Pensée de la Renaissance, avecPic de la Mirandole ( t 1494), et Nicolas de Cusa ( t 1464).
  • -16­ Etre parvenu à la longue, à : "invalider cette Charte", eût pour résultat ni plus ni moins, de : "COULER NOTRE RELIGION DE LINTÉRIEUR", d"évacuer notre Société par le bas", de "vider notre Société de son Essentiel même" NOUS NÉTIONS PLUS QUE "DES MÉDUSES SUR LE SABLE DE LA PLAGE" .. Cest lénormité même de la chose qui nous retient de lui accorder crédit ou réalité car si elle savérait vraie, elle serait par trop insupporta­ ble. St Denys lAréopagite, cest le "Fort-Knox" de notreCivilisation, de nos Valeurs, des Principes qui ont préludé au f~nctionnement de notre Société. Ces Valeurs Authentiques, ontREELLEMENT été subtilisées et remplacées par "un pseudo-Or desubstitution", un pseudo-or de faux-monayage, métal de paco­tille, que lon voudrait à toute force nous faire prendre etacréditer comme "valeurs intellectuelles déchange", comme"valeurs de genèse, dexplicitation historique et métaphysi­ques", de notre Pensée, et de notre Société Occidentale. Unetelle invalidation de notre Charte Fondamentale, ainsi que sonacceptation et son acréditation, ne sexplique que par un"EFFET DHALLUCINATION EN MASSE".A chacun den tirer pour soi les conséquences![ Voir notre parallèle avec la subtilisation et lescamotagedu Trésor des Etats Unis : évacuation frauduleuse des réservesfédérales dor qui sont supposées se trouver encore à FortKnox, Texas : p.AL~ ]. Ainsi, nous pouvons affirmer et réta­blir avec assurance léquat~on qui fut celle du Moyen-Age TRADITION ET DOCTRINE AREOPAGITIQUE = EGLISE = EUROPE Et cette autre équation : TRADITION ET DOCTRINE ARÉOPAGITIQUE = UNIVERSITÉDès que lUniversité eût quitté sa Tradition Aréopagitique,Elle franchît la distance quil y a entre: 1 "Enseignement deLibération", et : 2 "enseignement de domination" ...Il est curieux de constater de quelle façon laïcs et cléricauxforment un bloc serré, compact, hypersensible, lorsquilsagit de toucher au personnage de Denys lAréopagite, de sesEcrits, de son Influence! Chacun veut perpétuer "sa proprepseudo-institution", soit laïque, soit cléricale, en tacitecomplicité avec "la boutique den face" ! LAréopagite nest"ni laïc, ni clérical" : IL EST! LUNIVERSITÉ DU MOYEN ÂGE,CEST LUI: CEST LA SIENNE. IL EST LUNIVERSITÉ DU MOYEN ÂGEELLE-MEME ! Après Gerson, quel docteur pouvons-nous trouver ausein de lUniversité, pour défendre et relever La Propre Tra­dition de cette Institution? .. Les défenseurs de Denys sesont toujours trouvés marginalisés, à la fois par lEglise, etpar lUniversité. [ Par ex : Ernest Hello, qui prend la défen­se de lAréopagite dans "Philosophie et athéisme, in Lathéi­me au dix-neuvième siècle, Paris 1888, 395p. et dans "LeSiècle, les Hommes, les Idées, Paris 1896, 491p.] 3Aréopagitisme et capitalisme sont deux univers antinomiques:lun est limage de lenvers de lautre .. Les pratiques capi­talistes sont dabord leffet et limage de la dégénérescencedes valeurs morales et métaphysiques de lEglise, laquelle estle Coeur et lEssentiel dune "Société". - Dégénérescence duconsensus et des Valeurs déchange, c.a.d. dune Doctrine etdun Enseignement Métaphysique Fondamental, lequel Structureune Société, en même temps quil lui donne ses Idéaux Spiri­tuels, et quil permet à cette Société dêtre intégrée à Elle­Même. Le capitalisme est leffet concrêt et constatable de ladégénérescence et desintégration de lEglise et de la Société.Il est limage immédiate et observable de cette deslntègrationSpirituelle qui se révèle.
  • -17­ -... "LE PLUS GRAND DES EVENEMENTS RECENTS" . 6 •Benjamin Franklin répétait souvent à "ses élèves de Paris:"Cel ui qui t:ranspDrterait: dans l Et:at: pDlit:ique les principesdu CHRISTIANISXE PRIllITIF changerai t: la face du :monde . .Cette expression date de 1778 et nous a été conservée par lepubliciste royaliste Mallet-Dupan. Cest cette même expressionqui a dû sonner, sous cette forme ou sous une autre, auxoreilles dEngels ... Pour Engels, le "christianisme primitif"ne pouvait avoir dautre nom, ni dautre sens, que celui de"marxisme". Tel un nouveau St. Paul saisi et frappé dillumi ­nation sur la tombe de de son Ami (le "marxisme" commence avecLe Discours dEngels sur la tombe de Karl Marx, 1883), Engelsse résolut sur le champ à "changer la face du monde" .. •Franklin, comme beaucoup des "Pères Fondateurs", connaissaitles oeuvres de Swedenborg j sans doute y puisait-il une grandepartie de son inspiration pour son oeuvre de création.Un congrès qui se réunit à Philadelphie en 1776, proclamalindépendance de 13 états (Déclaration dIndépendance du 4Juillet 1776), et remit le commandement suprême à Washington.Puis, Franklin fut envoyé en France, et obtint en 1778 lap­pui de Louis XVI, Franklin présenta son petit-fils àVoltaire et lui demanda de le bénir. "God and Liberty" (Dieuet la Liberté) dit Voltaire en étendant la main sur la tête dujeune hOlIllIle : voilà la seule devise qui convienne au petit­fils de Franklin. A la mort de Franklin (à lâge de 84 ans, en1790), lAssemblée Nationale en France prit le deuil pendanttrois jours. (Album du Bicentenaire de la Révolution Françai­se, 1798-1989,Paris, Carrera/Saurat, 288p. pp. VI, VIII, 58) • - LE CHRISTIANISME PRIMITIF ­ le "Retour au Christianisme Primitif" .. et .. sa "réalisation concrète" <1778 Benj amen Franklin) 1881 Chamard 1883 Duchesne 1 . 1883 : Engels 1 1883-84 F. Nietzsche, Zarathustra, 1885-86 Le Gai Savoir. 1891 Léon XI II, Rerum Novarum. 1894 Duchesne 2, Fastes Epi sc. 1894 : Engels 2 1895 Stiglmayr, Koch. • Le Corpus AreopagiticumAu long de notre étude, nous convenons des abréviationssuivantes :CA Corpus Areopagiticum, PG : Patro1ogia Graeca III, I~CH De Cae1esti HierarchiaEH De Ecc1esiastica HierarchiaMT De ~vstica Theo1ogiaDN De Divinis NominibusEP Episto1ae l - X Vol 1 : Paris, 1937,D Ph. Chevallier, Dionysiacâ, Vol 2 : Bruges, 1950C H.F. Dondaine, Le Corpus Dionysien de lUniversité de Paris au XIIIe Siècle, Rome, 1953GD Georges Darboy, Oeuvres de Saint Denis lAréopagite, traduites du grec, précédées dune introduction de 171p. Paris, 1845, rep. 1892.EB Le Prince Emanuel Bulhak, Authenticité des oeuvres de Saint Denys lAréopagite, Evèque dAthènes et de Lutécia in Parisiis au premier siècle, et sa réintégration sur le siège épiscopal de Paris, Rome, 1938, 417p.AC André Combes, Jean Gerson, commentateur Dionysien, J. Vrin, Paris 1940, Rep. 1973, 8·, 732p.
  • -18­1~ -- Dautres points de doctrine découlent et se démulti­plient de ceux qui précèdent. ••••••••••• ••••••• ••• •MERVEILLE DE LÉCRIT! Simpose à nous une démarche et uneMéthode : celle de laisser extensivement la parole aux hommeset aux oœuvres. Les Textes parlent et séclairent lun-lautreà lintérieur de chaque Thèse-Synthèse ou sujet détude.Chaque Sujet dEtude parle et éclaire les autres à lintérieurde chaque récapitulation ou chapitre. Les Chapitres parlent etséclairent lun-lautre à lintérieur de chaque section. LesSections parlent et séclairent lun-lautre à lintérieur dechaque fresque, Perspective densemble, ou Synthèse Xétaphysi­que ou Historique.Ainsi, chaque texte reçoit sa force et sa cohésion de la cohé­sion de lensemble <PERSPECTIVE DE TYPE HOLISTIQUE où le toutest supérie~r à lensemble de ses éléments, mais où LES ÊLÉ­MENTS EUX-MEMES RENVOIENT AU TOUT). Chaque Ecrit illumineet parle dautant plus quil reçoit sa propre lumière ampli­fiée de celle des autres. Il sagit pour nous de trouver àchaque écrit une juste Situation, afin quil puisse jouer plei­nement son rôle de réception et démission, de répondance etde résonnance Simpose à nous ensuite un plan général d .... / ..
  • -19 ­ l organ.isa.tion~ Denys lAréo~gite : 0009 t 0117: 1 Sa Vie, Ses Ecrits 2 Situation Spirituelle comme couronnement dun processus, et inauguration d:un autre. 3 LEglise Dionysienne. ~ Emmanuel Swedenborg: 1688 t 1772 1 Sa Vie, Ses Ecrits 2 Situation Spirituelle comme couronnement dun processus, et inauguration dun autre. 3 LEglise Swedenborgienne. C Denys l Aréopagi te et Em. Swedenborg se répondent-et se correspondent à travers les siècles ... 1 Correspondance quant à leur Vie 2 Leurs Ecrits 3 leur Position Méta­ physique et Spirituelle Inaugurale.
  • -20 ­ II synopsis a:rnp1ific:::atioD.a. - -l Logos 1 Les Grecs,QUESTION DE LÊTRE, Pré-Socratiques, Héra­ clite, Parménide, Platon ~ Plotin, Epicure ~ Lucrèce, Kythologie, Apollon, ,et Culte de Dionysos. 2 Denys, Ses Ecrits, REVÈLATIOH DE lIICARIATION ET DE L ACCOXPLISSEXEIT DU LOGOS. <Logos Structuré du Dedans) 3 LEglise Apostolique. Nicée. 4 LEglise Juive, lévolution et le donné de lEgl. Juive Koïse, Daniel, Loi, Thora, Pharisaïsme, Jugement, Juges 5 Jean, Son Evangile en tant que Parole, Testament Ecrit. 6 Marie, Nouvelle Egl. juive. Processus dACCOMPLISSEMENT de lEglise Juive en attente de lOœuvre de Dieu. GO Jesus. - ÉNIGME pour lintelligence des hommes. - RÉSURRECTION, perception et réception. 8 LUniversité et lEglise en son apogée.~, @~S. , 9 Le Procès de Jeanne dArc, Gerson, FIN DE LUNIVERSITE.b - Logos II 1 Développement dun ~OUVEAU PROCESSUS DE LOGOS. ~, ~ Jean Gutenberg, amplification de la chose écrite, pré­ mices dune "autre université". Renaissance et Siècle des Lumières. @ ~ 2 "Swedenborg, un laïc". 3 la Nouvelle Jérusalem, William Blake, le mouvement Swe ­ denborgien. Naissance de lEgl. Swedenborgienne. Crise. 4 La 1ère Eglise Chrétienne, lévolution et le donné de lEglise Chrétienne 5 Les "Acta Sanctorum" : contenu représentatif et prophé ­ tique, Arche (Reliquae) de la 1ère Egl. Chrétienne pour la Nouvelle: "Nouveau" Testament de "Jean". 6 Marie: Nouvelle Jérusalem, Nouvelle Egl. chrétienne. Processus daccomplissement de lEglise Chrétienne en attente de lOœuvre de Dieu. GJ LE SECOJfD AVÈlŒXEJrT les Ecri ts de Swedenborg : -énigme pour lintelligence des hommes. -perception et réception. 8 Apogée de l Egl ise Swedenborgienne. @. 9 Fin de linfluence Swedenborgienne, fragmentations suc ­ cessives de cette église.~ - Logos l et Logos II 1 Etude des 18e 2 1ge 3 ~~~ Siècles 4 - 6 Réception des Ecrits dEm. Swedenborg dans leur juste Situation correspondantielle. Mise en usage, en application des Ecrits du 2nd Avènement. ~ - 9 Fin de lHistoire, <Cf Heidegger: Questions l : Quest-ce que la métaphysique 7). ENTROPIE UNIVERSELLE, PUIS RÉINTEGRATION DE TOUTE CHOSE.
  • -21­ II / / (vue chronologig~) .1 / ~/Logos Prophétique Logos Métaphysique1- ~~glise -- 2200 " . , "Raison " ~ 1300 , ,, 0600 0500 0400 1­ 0300 0200 0100 - t0033 0100 0 0009 il Denys 0117 0200 0325 0400 0500 / 0600:2 0700 0800 0900 1000 1100 ,, 1200 ,, / 1300 , , 1 1400 l t1431 1500 1600 1700 1688 j Swdbg 1757 1771 18003 / 1900 1991 ~
  • -22 ­ D I O N Y S I U S lhe A R E O P A G I T E WD10nys1us tbe Areoplfg1te, lst b1sbop of Atbe.us, and lst b1sbop of Par1s ln tbe lst century(009 T 117>, hlIS sent to "Lutét1a 1n Par1sï1s" by pope Clement of Rome (pope from 67 ta 76, T 100>. D10nys1us 1s also tbe autbor of tbe ~t. Dionysii Areopagitae opera omnia quaeertant" pub11sbed by Xlgne 1n P.G. T011lUS III, 1857, 1192 col. Toms IV, 1100 col. B1s 11fe basbeen reported by H11du1nus, and appears 1n P. L. Saeculum II, 1851 coll-50>. Tbe autbent1c1tyof tb1s l1fe bas been conf1rJDed byFREPPEL, GUERAIGER, ROCHBACBER, DARBOY, LACORDAIRE,BAROlfIUS, Em. BULIIH, etc ... JtT~1J8SH1s tir1t1ngs Jiere tbe geDulDe l1UAUlJUrtJt1JJ[I of tbe tbe Aposto11c Cburcb (cburcb ...b 1cbez1sted from tbe lst tbrougb tbe 3rd century, up to tbe conc11e of N1cée 325>. Tbe "1nfluence Hof tbe Vr1t1 ngs of DENYS bas been detected over autbors of tb1 s per1 ad of pervad1 Dg "Logos",sucb as : PAlITEIE, CLElCBlfT of ALEIHDRIA, and OR1GEI.Tbe Aposto11c Cburcb d1d not spread by means of unorgan1sed "randoJII lIli.ss10nary preacb1ng", butaccord1ng ta IIétapllpdeal RevelaUOD frrm tbe Wr1t1JJBS of DenJS as tbe fulf11JDent and responseta tbe Intellectual expectat10n of a et( Teac1l1J18 of, and about, ..~ trl.tb1n tbe Greek­R01llSn E111p1re. Tberefore, tbe spread1ng of tbe Cburcb occured accord1ng ta tbe send1ng fortb,froJII tbe very beg1nn1ng, of : "H1erarcb1cal lIli.ss1onar1es". (Fr. CHAXARD> ( H(1)eros-Arkhôntos : Correspondent1al receptlon of Celestial Influx and fllsdoJII : tberecept10n and appl1cat10n of D1onys1an Xetapbyslcs : Hlerarcby = LOBos structured IdtblzJ>. @Europe recelved tbe le ... Teacb1ngs, along ...1tb "c1Iurcbes organlzed frem tf1tbln", 1n tbe lstcentury, Dot 1n tbe 4tb or 5tb. Tbere bas been a long and stubborn confrontat10n 1n France lntbe 19tb C. about tbe ApostoI1c1ty or tbe non-Apostollclty of tbe Frencb and European Churcb. (b1bl10grapby to be seen 1n A. HDUTII, La controverse de lApostolicité des Eglises de Franceau 1ge S. Par1s, P1card, 1903, 316 p. bblgrpb pp. 227-312>. A counter and false tbes1s baspreva11ed, and hlIS enforced over tbls all-lmportant controversy. Tb1s art1f1c1al clos1ng-upseellli.ngly put an end to tbe debate. Clearly, 1t liaS not "b1stor1cal trutb" per se ...b 1cb ws atstake, but, tbrougb blstor1cal trutb, tbe legltll1li.ty, or non-leglt1J111ty of false doctr1nestOhllros ...b 1cb tbreaten1ng liaS perce1ved.As a result, tbe f1rst organ1zed european cburcbes ...ere sald to bave appeared ln tbe IVtbCentury (tbis tbesis, nevertbeless, allo...ing a fe ... except1ons>. Unorgan1sed and randoJII 1IIis­sionsionary preacbing JoIOuId be sufficient as an explanation for tbe JoIOrld-ldde developJDent oftbe prillli.t1ve cburcb (Sucb a conclusion goes counter...ise the SJiedenborgian Doctrlne : TCR 636> @ l - Tbe Genuine Christian Tradi tion (tbe Cbristian Jretapll]ldeal DoctriJle of "Logos structured trl.th1J1" >, represented by : -1JeJJJS as Celestlal Tru tb , and : -JohD as Celestlal Good, bas been traced Idtb JDUcb ev1dence tbrougb 20 Centur1es of cbrlst1an1ty <DARBOY, BULBAK•.• >. Along tbe cen tur1 es, tb1s Trad1t10n ws to f1nd itself 1n ever grotrl.ng coiilroiïtat1on trl.tb : II - Tbe "Paul-Tertu1l1an-August1n-Jansenus" trad1t10n or "spur10us chr1st1an trad1tion". Tb1spseudo-trad1t1on "lIli.xes-up tbe tJolO kingdolDS". Tbe scbools of tbougbt of tb1s trad1t10n have allowed, along tbe centur1es, teacblngs and doctrlnes of dollli.nat10n over tbe Souls of JDen. Tbe doctr1nes of pol1tical bondage and dollli.n4tion 111lJY be cons1dered as the erternal enbodyment of sucb teacb1ngs ; they 1IJIJY be cons1dered as tbe external exe111p11f1cat10n of tbe1r true nature; they liDuld not bave ex1sted i f .metaphys1cal teachings had not opened the IiaY. (Tbe.fact tbat August1ne 1s now 1n Heaven -TCR 840- 1s no ev1dence ln favour of b1s tir1 tlng5, tbe non-syste1lJlJtical and un-original nature of ...bich alloMS 1nterpretat10ns rad1cally oppos1te>Tbe tJiD above Tradit10ns and schools of thought bave been gettlng-along togetber ever slncetbe or1g1ns of cbrlst1anlty (Mat. 13. 30>. They also bave been getting ever more 1n openconflict. The stages of tbls open-confl1ct are detectable 1n tbe facts of blstory.Tbe m1n open-stage of tb1s conflict occured ln the 17th century trl.th tbe burst1ng assault ofS1rmond (162g>, Launoy (1641> and Da111é (1666> altogetber agalnst tbe ldentlty of D10nyslus,h1s apostollc1ty, and the ~ncta Dionisii opera" ...b 1ch ws sa1d, DOt ta be genu1ne. Tbeseassaults Jiere to reveal ever more self-assured, as tbe centurles were sett1ng tbe apostol1calt1mes to more distance. @ - Johan of Arc-fias the persem1f1cat1on or representatlon cd the JobaJlJl1.c-D1ODJS1an DoctrlJ1e/TrtJd1tloJl ;trad1t10n ...b 1cb tbe Cburch overcame and cruc1f1ed. ~en read Sp1r1tually or SY11lbol1cally, alltbe facts of Ber l1fe, even the seem1ngly "un1111portant facts", str1kes us as representat1 ve asthey enter in to contr1bute to the all-out ev1dence of th1s revelat10n. Joban of Arc, and tbe DlonysllJn Tradlt10n, are one. ~at laiS 1nf11cted upon one, ws in:!l1cted also upon the other.Ve rece1ve the L1fe and Pass10n of Joban of Arc as Il l ullli. na tlng Trutb g1ven to tbe le ... Churcb. As long as the Shedenborgians ...111 g1 ve tbelr pseudo-SJiedenborg1an approval to THE FATE IIFLICTED UPOK THE AREDPAGITE AND HIS VRITUGS ...1tbin tbe Churcb, 1t will be to THEIR OfiN FATE, and to tbeir OMI ever-on-go1ng "non-S1GlIIFICAKCE A.S A CHURCH" , towards ...b1cb tbey ...111 be g1vlng tbe1r OMI on-g01ng approval ....
  • -23­ Reading into "APOCAL Y P S E REVEALED" AR. 17, 34, 42.o The Con iunctiQn Qf (!)"Son o f God" 1) The Lord as "SON OF GoD" 2) The LQrds IncarnatiQn ~ g the JE fiS, aclrnQwledged by 3) JOHN, &- Jewish Nessianism. 4) The 610 rd in Letter Sense . (Hebrew tQrd in "GLoUDS") The IncarnatiQn, as fulfilment Qf the tQrd in such Letter Sense, accQrding tQ mens gQQd will, and true jewish dQctrine : 5) as invalidatiQn Qf IIJista1ren "spuriQus letter sense" 6) The GOSPEL OF JOHN as "NE V LETTER VoRD" "out of". 7) l1an s Natural ReceptiQn Qf the IncarnatiQn by the ApQstles, B) AclrnQwledgment Qf the fulfilment Qf Jewish Nessianism, 9) Recepti Qn Qf JESUS as the Nessiah fQrtQld (HARY-JOHN), 10) Lineaments Qf the "New Hebre",," Church and : ®"Son o f Man" 1 ) The Lor d as "SON OF JtlAU" 2) The LQrds influx &- spiritual lineaments amQng the GREEKS, 3) DENYS as cQrQnatiQn Qf the GreeJr "LQgQs" develQpment prQcess. 4) The Word in Spiritual Sense (LOGOS = ~Qrd in "GLoRY") 5) The Greelr Hetaphysical quest as the effect Qf Divine influx &­ lineaments Qf DQctrine frQm the LQrd &- Heaven, 6) The VRITINGS OF DENYS = LOGOS STRUCTURED flITHIN = rlORD AS DOCTRINE. 7> l1ans Celestial-Spiritual-Intellectual ReceptiQn Qf the "LOGOS STRUCTURED tITHIN" REVELATION B) New: a) Di vine-Hu1I1ân b) GQQd-Truth c) Heaven-Earth, CQDjunctiQn, 9) Celestial Birth (HEAVEN = HARY) a) within mens Intelligences b) within men as SQciety, Qf the : 10) Birth Qf the "Ch,. i s t i an" Chur ch CQrrespQnds tQIZZJ The New CQn junctiQn Qf : WilSon o f God" 1> The Lord as "SON OF GOD" Anew HistQry Qf the lst Christian Church as NEW LETTER WORD . .. 2) and : @"Son o f Man" 1> The Lord as "SON OF }{AN" Anew The flritings Qf SwedenbQrg as "NEri LOGOS STRUCTURED tITHIN" RevelatiQn
  • -24­ III recueil recréa.tion. applica.tion. TOUTE PROSPÉRITÉ EST DABORD MÉTAPHYSIQUE. Chacun peut voir que, des principes exposés en l et II, décou­ le la réintégration de lHistoire et de la Culture Chrétienne Occidentale et Orientale. Non seulement il sagit de la réin­ tégration de notre Histoire, de notre culture, mais aussi de la réintégration de notre Vision, de notre Conscience, de no ­ tre Parole Métaphysique; Il sagit de la Réintégration du Logos, donc de Tgute Chose ! (Heidegg§r : Introduction à la métaphysique, "RE-APPROPRIATION", Questions l, Ce qui fait lessentiel dun fondement ou "raison", De lessence de la Vérité, et Questions II, La doctrine de Platon sur la Vérité, "RÉ-INTÉGRATION" ,"POUR RETROUVER LÊTRE, :MALGRÉ LOUBLI DE L ÊTRE, et "LOUBLI DE LOUBLI DE LÊTRE; Holderlin, Heidegger) Le continent européen, recevant lEnseignement de Denys lAréo­ pagite et le dépôt de ses Ecrits, inaugura par là même sonEveil Métaphysique. Au long des siècles, ce fut LA PORTIONDEUROPE DÉSIGNEÉ SOUS LE NOM DE "FRANCE" qui reçût de façonprivilègiée ce dépôt quelle amplifia et développa de ses pro ­pres oœevres. LA FRANCE SE TROUVA AINSI DÉSIGNÉE POUR LAVENIRCOMME LE PAYS MÉTAPHYSIQUE PAR EXCELLENCE. Cest ce que sonHistoire et son Destin nous confirme. Que la France soit fidè ­le à sa vocation première, signifie certainement quelle soità Nouveau fidèle à SA VOCATION MÉDIÉVALE DÉDUCATRICE MÉTAPHY­SIQUE DES PEUPLES (vocation renouvelée avec Swedenborg) ;Revenir à sa vocation première, signifie quelle reviennedabord à cette vocation-là .. Il nen est pas dautrepour elle !Distinguons trois degrés de Perception: C<: "Céleste",J3 "Spirituel", )( "Cel-Nat et Sp-Naturel" .. dans NOTRE GRANDEFRESQUE OU LECTURE SWEDENBORGIENNE DE LHISTOIRE DES IDÉES: C<: Retour de la PAROLE 13 Retour de lHISTOIRE ~ Retour à la fois de la Parole et de lHistoire dans lEXPLORATION des travaux, des Oeuvres et des Cultures -[ ~ 1 exploration du 16e siècle 2 exploration du 17e siècle 3 exploration du 18é s. 4 exploration du 1ge s. 5 exploration du 20e s. ..]
  • -25­~ Le Christianisme <LEre de Civilisation Chrétienne, LUniversité) se ReConsidère, se ReConçoit Elle-Même La Parole <Logos) se Révèle, se e nvente, se Renouvelle ReSaisissement de Parole : Doctrine CD [ 3 ] Héraclite, Socrate, Platon, Périclès, Alexandre Adam, Noé, Abraham, Jacob, Joseph] Moïse, Josué, Saül, David, Salomon, Elie, Elisée, Isaïe, Jérémie, Ezechiel, Daniel. CD [ 4 ] Ec l i ts de Deny.3 : "PAROLE PARLANTE" ..... de la 1ère Ere Chrétienne Evangile de Jean et des autres évangélistes : "PAROLE PARLEE". . . . .. de la 1ère Ere Chrétienne [ 5 ] ECTits de SwedenbgTg "NOUVELLE PAROLE PARLANTE" du Nouveau Christianisme. Ac ta Sanc tOTum : "NOUVELLE PAROLE PARLEE" du Nouveau Christianisme.Cest ici la Perception-Réception Essentielle proprement dite.Toute Parole est à des degrés divers Symbolique. <.. Cf. Lacan.)Toute Chose, tout Personnage sont "Parole". Recevant les "ActaSanctorum" comme la "Parole Parlée" par exce llence pour le Nou­veau Christianisme, nous nous y penchons dans un esprit swe­denborgien, et nous en explorons le contenu avec attention :Dans les Acta Sanctorum, sont répertoriés environ 19.000Saints dOccident et dOrient. Les Biographies, les Acteset les Oœuvres de ces Personnages y sont condensés et exposésavec précision. Ces Figures, nous les considérons à la foisdans leur Réalité et dans leur Parole "Symbolique" i nous lesrecevons comparativement dans le même statut quont étéreçues, par la 1ère Eglise Chrétienne, les Grandes FiguresProphétiques de lAncien Testament.Cette étude dInspiration Swedenborgienne, nous désirons lap­pliquer en priorité aux grandes Figures suivantes:
  • -26 ­ex 1 St DENYS lARÉOPAGITE 0009 t 0117 Premier évèque dAthènes et premier évèque de Paris au 1er siècle, Saint-Patron de la France. Pays de Liège <Tongres, Landen, Héristal, Maëstricht, Aix-la-Chapelle) <a) St SERVAIS de TONGRES 0312 t 0384 2 Ste GENEVIÈVE, Patronne de Paris. 0422 t 0502 Pays de Liège : <b) St PÉPIN de LANDEN 0580 t 0640 <aïeul de PEPIN dHERISTAL 0687 t 0714, lui même aïeul de PEPIN le BREF t 0742) lequel fut le père de : <c) Beux CHARLEMAGNE, roi de France, 0742 t 0814 Empereur dOccident, Fondateur et St Patron de luniversité de Paris. <d) St LAMBERT de MAESTRICHT 0640 t 0708 <e) St HUBERT dAQUITAINE, ± 0656 t 0727 Evèque de Liège. 3 st FRANCOIS dASSISE 1182 t 1226 4 St DOMINIQUE 1170 t 1221 Pays _de Liège <f) Ste EVE, <g) Ste ISABELLE, et <h) Ste JULIENNE, prieure au 1193 t 1258 monastère du Mont-Cornillon Institution de la Fête-Dieu. 5 St LOUIS, Roi de France 1215 t 1270 6 St BONAVENTURE 1225 t 1274 7 St THOMAS dAQUIN 1226 t 1274 8 Ste BRIGITTE de SUÈDE 1303 t 1373 9 Ste JEANNE dARC 1412 t 1431 10 Ste GERMAINE de PIBRAC 1579 t 1601 11 Ste MARIE des VALLÈES 1590 t 1656 St JEAN EUDES 1601 t 1680 12 Ste MARGUERITE-MARIE ALOCOQUE 1647 t 1690 -- Beux CLAUDE de LA COLOMBIERE 1641 t 1682
  • -27 ­ IL·Hist.Oirel Se Révèle, se Réajuste, se Renouvelle.Perception explicative et démonstrative proprement dite.Afin dexplorer nos champs dinvestigation dans lHistoire desIdées, il nous faut proposer pour chaque Chapitre une structu ­ re interne. Nos "Thèses-Synthèses" ou "Sujets dEtude" serontainsi inclus et organisés dans un ensemble. Exemple:J3 4. Restitution des 1er, 2e et 3e Siècles de lÈre Chrétienne Les synthèses philosophiques, métaphysiques, religieuses Les Ecoles de pensée : Etude du Christianisme jusquau Concile de Nicée (325), RESTITUTION DE LEGLISE APOSTOLIQUE. ALEglise Apostolique, dInauguration Céleste, fut Dionysienneet instituée Hiérarchiquement dès lorigine (seul le DegréCéleste peut "Inaugurer"). Ce sont les écrits de Denys quipermettent l Insti..tution Métaphysique de la Hiérarchie Ecclé ­siastique inaugurée à Rome. Ces Ecrits sont le Sanctuaire decette Hiérarchie. Ils en sont, dès lorigine, lirremplaçable"Charte daccomplissement pratique" BLes controverses au sujet de la date de levangélisation ducontinent européen revêtent un caractère partisan et sectaire.Cest la vérité historique, telle quelle sexprime par lesoeuvres de : Chamard, 1873, 1877, 1881, Jéhan, Bellet, Narbey,Piolin, Thierry, etc .. qui est sciemment violentée. C Le terme de "NÉOPLATONISME", forgé en confusion pour lesbesoins de la cause, permet douvrir la trappe" aux écrits dede Denys lAréopagite, en même temps que de jeter la suspicionsur le Platonisme. La pseudo-gnose matérialiste dite "néo­platonicienne" de Plotin (205 t 270) et Proclus (412 t 485)est essentiellement tout à fait étrangère, à la fois auxVraies Doctrines Chrétiennes, et aux Vraies Doctrines Plato­niciennes.Aussi, la mise à la trappe de Denys est-il le résultat duneénorme opération dESCAMOTAGE cest le plus grand "tour depasse-passe" de lhistoire de la Métaphysique et de la Culture subterfuge et escamotage aux dimentions apocalyptiques.Si le Christianisme est "l Himalaya ...de l Histoire du Monde" (Merejkowsky), l"ESCAMOTAGE DE LAREOPAGITISME" est certaine ­ment : l "Himalaya du Scandale" de ce même Christianisme : (Ezechiel 14.4, Jérémie 6.21, Ps.119 (165), Matt 13. 41, €sa.i~ 56./1+)"Himalaya du Scandale" dont les conséquences sont elles-mêmes"himalayennes" à la fois pour le cours lui même de la Civili ­sation, et pour la cohérence et la compréhension historique, (en même temps que Métaphysique), que nous pouvons tenter denrecueillir. " Dans la contemplation de cet Escamotage, laprofondeur en laquelle notre regard plonge dans les abysses,tend à surpasser en profondeur,. même lAzur en lequel notreRegard sexaltait auparavant sur les Sommets!!Quest-ce donc que CET ESCAMOTAGE ?? POUR NOUS IL A UN NOM jSON NOM EST: -ANTÉCHRIST-.. (il faut aller voir et contemplerà ce sujet le tableau très significatif de Jérôme Bosch :"LEscamoteur, 1505, Muséé National de St-Germain-en-Laye).
  • -28­j3 4 ... E Quelles causes pouvons-nous trouver à une telle partialitécontre Denys à partir du 15e S.? Il fallait à toute forceprivilègier Augustin <qui réintroduit la possibilité de domi­nation cléricale et PHARISIENNE, qui réintroduit la possibili­té de la fausse-gnose <Paul, Plotin, Proclus, .. ), laquellesoustrait et sépare lhomme des Assises Métaphysiques de savéritable Liberté. F Reviviscence de la controverse dionysienne au 1ge S. G Reviviscence de la controverse sur lapostolicité des égl­ises de lEmpire Romain et notamment des Gaules. H Comment une telle perversion de lHistoire a-t-elle pu seproduire? Comment lexpliquer? Par la nature et limportanceimmense de lENJEU DE DOMINATION INTELLECTUELLE ET CLÉRICALE. lLa mise à la trappe de Denys fut, et demeure encore aujourdhui loffense, le péché, le crime capital par excellenceimputable aux clercs. Les sou~ces sont macul~es. Le Peuple estperdu. "SEUL LENSEIGNEMENT METAPHYSIQUE LIBERE" ! DANS SONCHOIX DENYS / AUGUSTIN, LEGLISE "SUCCOMBE Â LA TENTATION" DELA DOMINATION. J Ste Geneviève Symbolise et recueille en Elle-même lEgliseApostolique, en même temps quelle donne Forme à la Cité quelle regroupe et Inaugure autour de la dévotion envers Saint­Denis lAréopagite. K Létudes des sources apostoliques. Elle nest plus du dom­maine des seuls "clercs". Urgence dun renouvellement radi­cal de ces études, dont lenjeu, et la controverse endémi­que roule ou long des oœuvres et des siècles. Lopinion quicontinue à se propager au sujet de Denys ne sexplique que parleffet dune "Hallucination en masse" : Restitution de3 siècles dhistoire, cest-à-dire de lEglise Apostolique. LEn ce qui concerne ceux qui se prévalent dune phrase isoléeet mal comprise de Grégoire de Tours, cest "largument fonda­mental des adversaires", et leur position nest pas sérieuseJe renvoie aux réfutations de :Dom. Fr. Chamard : Les Eglises du Honde Romain, Paris 1877,439p. pp : 339-362Prince Em. Bulhak : Authenticité des Oeuvres de Saint DenyslAréopagite, Rome, 1939, 439p. pp : 31-36Ainsi quaux oeuvres de Freppel, Guéranger, Jéhan, Narbey, PieDom Piolin : Histoire de lEglise du Hans, T.1,1851: 473p T.2,1853, 551p.Mgr. Bellet : Les origines des Eglises de France et lesïiFastes Episcopaux", 2e Ed. 1898, 420p.
  • -29­13 4Ulysse Chevalier: 1) Les règles de la critique historique,Lyon, 1888 j 2) Répertoire des sources historiques duNoyen Age :- Bio-Bibliographie, Société Bibliographique, Paris1877-78, gr.in 8°, 2.846 col. - Topo-Bibliographie, Montbéliard, 1894-99, gr.in8° : T.1, col 1-1.592 ; T.2, col 1593-2664. M Conséquences de la controverse apostolique et dionysienne,en explication et en jugement doctrinal sur chacun des siè­cles qui suivent. Les différentes: "histoire de léglise""histoire de la spiritualité" : oœvres déducation et de pro­pagande au service dune dogmatique frelatée. Leur recensementet évaluation au long des siècles. kCHAQUE PUBLICATION DUNENOUVELLE "HISTOIRE DE LEGLISE", IL SAGIT ENCORE DUNE OFFEN­SIVE CONTRE DENYS. ... :If TOUS CEUX QUI ONT INSISTE ENCORE ET ENCORE POUR AFFIRMERQUE S~INT DENIS ÉTAIT UN FAUSSAIRE ET UN IMPOSTEUR, CE SONTEUX-MEMES LES FAUSSAIRES ET LES IMPOSTEURS. Au long des siè­cles, nous pouvons surprendre les clercs en flagrant délit defalsification du Christianisme et de sa Véritable Histoire. o Les ecrits de Swedenborg exposent et développent une Doc­trine déterminante concernant les trois siècles de lEgliseApostolique jusquau Concile de Nicée (325).Exposé de cette doctrine. p LEglise apostolique dOrient, et leglise apostolique dOccident, placées dès lorigine sous le même signe doctrinalcelui de Denys lAréopagite. QLe terme et le concept dionysien de TRADITION, ou plus exacte­ment de TRANSMISSION (rrapâôo~ic, ~€Taôo~ic), est aussi celuiutilisé par Saint Irénée (0120 t 0202) et par Saint Hilaire(0310 t 0368). Il ne s agit pas dune ...transmission linéaire,mais dUNE TRANSMISSION ORGANIQUE "HIERARCHIQUE". Vouloir quele terme de rrapaôo~ic véhicule une notion de transmissionobjective et linéaire, relève dun flagrant parti-pris autantque dun contresens 1inguistiqu~ gross~er autant quénorme!(comme chacun le sait, cest lENORMITE même dun travestisse­ment de sens qui seul peut en assurer lacréditation !) ..De même, formons un plan de Resituation et de Synthèse histo­rique pour chacun des autres Chapitres de notre section 13 quiest :consacré au "Retour de l Histoire" ..
  • -30­ La Parole et LHist.oire : Révèlation-réInvent{on à la fois lUn et de lAutre et de lUn par lAutre, en ,,;.;,~~..;;..~~~~-:--~~~~~~~-....,;., pl icat.ion et Ex lorat.ion ustrative et interprétative des travaux, des o~uvres, des cultures.Pour chacun des Chapitres, le nombre des Thèses-Synthèses ou"Sujet dEtude" est pour ainsi dire illimité, chacun ouvrantlui-même sur des répercutions et des conséquences multiples,sur un foisonnement de textes et d o~uvres antérieure::; quisont souvent le résultat de lenquête de toute une vie ..Notre regard touche presque à linfini ..Quel siècle, quel personnage et quelle oœuvre désire-t-on étu­dier, resituer ou restituer dans la PhilDsophia Perennis, dansla tradition dionysienne occidentale, ou orientale, dans lhistoire des Idées ?QUI PEUT INTERPRÉTER LHISTOIRE? Pour nous, CEST LHISTOIREELLE-MÊME QUI EST PAROLE <Cf. Nietzsche, 2e inactuelle, Cf.Heidegg~, QuestiDns IV, Temps et Etre, la fin de la philoso­phie, et Nietzsche I et In. LHistoire, cest lenjeu mêmedes hommes et des civilisations. Ne doutons pas quaujourdhui comme hier, chaque sujet plus particulier détude ne soitle terrain dâpres et de brûlantes controverses.Avant daborder nos Synthèses ou Sujets dEtude < A, B, .. ) onpourra convenir au préalable dune grille de repères, c.a.d.- dune subdivision des périodes de temps [ ~ ou siècles]selon un fractionnement plus précis : a b c d e- dune division dans les Cultures et dans lespace qui peutêtre différente selon les grandes Aires de civilisation et dedéveloppement spirituel que lon étudie: dune façon générale [ 1] Christianisme et cul ture occidentale [2J Christianisme et culture orientale [ 3] [ 4J [ 5JA la fois selon le temps et lespace" nous pourrons distin­guer, selon des critères approximatifs, les grands centres dintérêt ou grands domaines détude suivants l Sciences. II Histoire et Politique, Cultures anciennes, grandes fresques Historiques. III Philosophie et Metaphysique. IV Théologie. V Religions, Spiritualité et Mystique.Tâche immense Sagissant dapplication, le classement quenous donnons est nécessaire en soi, mais ne peut être quindi­catif dans la pratique <comment classer lArt, lArchitecture,la Tragédie, lEpopée, la Poésie, la Sculpture, la Peinture,la Musique ?),. Son but est de permettre à chaque personneconfrontée à ses propres découvertes, quelque passionnantesquelles puis::;ent être, de se situer dans un ensemble, ..
  • -31 ­ 1 Exploration et Chrestomathie (1) du 16e siècle[ Au stade actuel de notre quête et de notre recherche, nouslaissons pour lessentiel cette chrestomathie à létat débau ­che et de projet .. l AERASME <Desidérius) 1467 t 1536Pour une perception Symbolique de la guérison dErasme à lâgede 29 ans: voir notre "Dossier-annexe 3 : Denys", pp : .318 ) BLUTHER<Martin) 1483 t 1546 CXELAHCHTOI <Ph. Schwarzerd) 1497 t 1560 DCALVIN (Jean) 1509 t 1564 EZYINGLE <Ulrich) 1484 t 1531 FSERVET <Michel) 1511 t 1553 GLOYOLA <Ignace de) 1491 t 1556 HRAMUS <Pierre de la Ramée, dit) 1515 t 1572 1A.R1mT ,johann 1555 t 1621 JTYNDALE William 1484 t 1536 KSHAKESPEARE <William) 1564 t 1616<l) Chrestomathie xpntrroc (Khrestos) = Bon, Utile, pav9avtJ (}[anthanein) = Apprendre xP ntr1-opa9êtJ = être désireux dapprendreRecueil de morceaux choisis tirés dauteurs classiques etdestinés à qui désire apprendre. Nous reprenons à notre comptepour la réhabiliter, une pratique et un usage du Moyen Age <Proclus, Gelase, Pierre Lombard) > Notre Chrestomathie e:5t ,UNE STRUCTURE OUVERTE DESTINEE A ETRE INDEFINIMENT ENRICHIEPAR LAPPORT DE CHACUN DES LECTEURS. <Cf: James Joyce: "Workin Progress).Deux étapes dans lélaboration de notre chresto­mathie : @ - faire un choix parmi les écrivains et philosophesdune époque donnée, en fonction de leur prise de positionoriginale et représentative par rapport à : • la philosophie/doctrine platonicienne • la philosophie/doctrine dionysienne• la Philosophia Perennis, laquelle pour nous passe par Platonet Deny§ pour aborder Swedenborg au 18e s.. Les auteurs quenous choisissons ont montré lévidence davoir reçu ou commen ­té les oeuvres de Denys l Aréopagi te. ~ - dégager, de lexplo ­ration de chacune des oeuvres choisies, les textes les plusexplicites à la fois: • pour la mise en évidence des posi­tions qui leur sont propres par rapport aux philos/doctrinesplatoniciennes et dionysiennes. • pour la démonstration etmise en evidence de notre propre perspective et problématique.
  • -32­ KSHAKESPEARE <William) 1564 t 1616Troilus et Cressida, Traduction de A. Digeon, Aubier-Flamma­ rion, Paris, 1969. <trad. remaniée par moi-même).0, when degree is shaked,Which is the ladder to aIl high designs,The enterprise is sick! How could communities,Degrees in schools and brotherhoods in cities,Peaceful commerce from dividable shores,The primogenitive and due of birth,Prerogative of age, crowns, sceptres, laurels,But by degree, stand in authentic place?Take but degree away, untune that string,And, hark, what discord follows! each thing meltsIn mere oppugnancy : the bounded watersShould lift their bosoms higher than the shores,And make a sop of aIl this solid globe :Strength should be lord of imbecility,And the rude son should strike his father deadForce should be right; or rather, right and wrong,Between whose end1ess jar justice resides,Should lose their names, and so should justice too.Then every thing inc1udes itself in power,Power into will, will into appetite;And appetite, an univers al wolf,So doubly seconded with will and power,Must make perforee an universal prey,And last eat up himselfl.Oh ! Lorsquon ébranle La Hérarchie,Seule Echelle daccès vers tous les hauts desseins,Alors, cest lagonie du Monde! Hiérarchie! Toi seule, Aux sociétés des hommes,A lOrdre dans les Ecoles, Aux confréries des cités,Aux paisibles commerces que séparent les rivages,Aux droits de primogéniture et de naissance, Aux privilègesDe lâge, A celui des couronnes, des sceptres, des lauriers,A tout cela, Toi seule donne son Ordre et sa Place !Arrachez Cela seul; lHarmonie, douce corde, est défaite,La discorde sensuit: horreur! regardez la défaite!Tout, alors se fond, et même se décompose,En violence aveugle qui lutte et qui sopposeAlors, les eaux autrefois contenues,Enflent et débordent au-delà des rivages,Et liquéfient dun marais lUnivers tout entierCest le violent qui fait du déficient son empire,Le fils qui tue son père et qui ose le frapper !Le Droit: cest La Force: plus de Bien: plus de MalLa Justice qui Nomme, na plus de Nom Elle-même!Seul le Pouvoir en a un, qui dénomme toute chose,Ce Nom devient caprice ... et ensuite: AppétitLAppétit, loup vorace qui consomme le monde,Se prévaut du pouvoir, et du caprice aussi !Avalée sa proie! Elle nest plus là pour luiSe dévorer lui-même, seule proie pour laquelle il vit
  • -33 ­ Let us search Swedenborg far answers ta the anxieties ofShakespeare .. THE ESSENTIAL MESSAGE OF THE YORKS OF SWEDENBORG, either scientific or théological, IS ALL ABOUT DEGREE. The real"inward meaning of These liTorks is ta reveal ta us the NEW "STRUCTURED WITHIN LOGOS", which is the NEW" "YORD OF THE LORD" <Verbum Domini), and which is THE LORD HIMSELF. A Church teaching which would give prevalence ta ather secandaryaspects of the Swedenborgian Revelation, and promote these without denating, or in substitution ta, the "ONE AND ALL­ESSENTIAL TEACHING" ABOUT DEGREE, WHICH PERVADES ALL THE OTHERESSENTIALS OF THE SWEDENBORGIAN REVELATION, would be betrayingor failing ta convey, the REAL AND OPERATIVE MESSAGE of the liTritings of Swedenborg. It would be "Utopical New Chr1st1ani­4", instead of "Receptional New-Christianity" i it would betrying ta "climb-in through the Window", instead of "enteringthrough the Door" Uer. 9. 21 : E. 652. 27, Joel. 2. 9 : A. 5135. 98606.2 E.193.7, .In 10.9, Kt 7.13 : E.179.5)Such a point of View an the liTorks of Swedenborg, considersthese Works AS THEY DEAL WITH MAN, and WITH RECEPTION BY MAN.The message of the W"orks of Swedenborg "CONSIDERED IN ITSELF",or "as wi thout Recept ion", i t 1s impassible ta comment upon,as it is only through THE DEGREES that the Teachings of theseWritings may be conveyed ta us, and therefore be honoured withRECEPTION. l will illustrate this with References and readingstaken from: The Swedenborg Concordance, Swedenborg Society,1888, Rep.1957 24cm, Val I-VI : 893p,940p,962p,975p,978p,873p.
  • -34­ The Corpus S~nbOrgianUm "CONSIDERED IN ITSELF" (abstractive of Reception-Process and Application with Man - if ever such abstraction is possible -) :Read The Swedenborg Concordance at such enterings as :1) Jesus, Dominus (also all the other Names of the Lord espe­cially Divinum Humanum) , Deus, Tri ni tas, Creator, Redemptor,Regenerator, Pater, Filius, Spiritus Sanctus, Filius Dei,Filius Hominis, Divinum Bonum (Verum, Ipsum, Supremum) , DivinaSapientia, Amor Divinis, Divinus Homo, Maximus (Magnus) Homo,Coelum, a. s. o. and also at such enterings as :2) Receptio, Amor, Amor Conjugiali, Amor Vere Conjugialis,Conjunctio, Conjugio, Conjugium, Usus, a.s.o. ® The Corpus Swedenborgianum as it is CONVEYED TO, and RECEIVED BY u .:> . ..... •Read The Swedenborg Concordance at such enterings as : Vol ppGradius Degree II 51 - 71Ordo Order V 61 - 72Societas Society V 798 - 810Regi 0 Region V 487 - 488Verbum Domi ni Word of the Lord VI 654 - 704Lex Law IV 179 187Doc tri na Doctrine II 290 - 322Influx Influx II l 637 - 671Successivus Successive VI 80 - 82Simultaneus Simultaneous V 767 - 768C0111111unicatio Communication l 720 - 728Correspondentia Correspondence l 844 - 854Repraesentatio Representation V 516 - 527Immediatus Immediate III 583 - 584Mens; Mind IV 682 - 698Regeneratio Regeneration V 470 - 487
  • -35-,••••••••••••••••• oJo ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• CELESTIAL DEGREECoelum Tertium Third Heaven VI 225 - 235Coelum Intimum Inmost Heaven idemCoelum Supremum Highest Heaven idemCoelum Coeleste Celestial Heaven idemIntimus Inmost III 676 - 678Coelestis Celestial II 500 - 518Angelus Coelestis Celestial Angel II 518 - 522Ecclesia Coelestis Celestial Church II 523 - 526Bonum Coeleste Celestial Good II 526 - 531Regnum Coeleste Celestial Kingdom II 531 - 543Amor Coelestis Celestial Love II 543 - 546Homo Coeleste Celestial :Man II 546Verum Coel este Celestial Truth II 552 - 553Doctrina Coelestis Celestial Doctrine II 386Divinum Coeleste Divine Celestial II 198 - 199Conjugium Coeleste Celestial :Marriage III 387 - 390Sensus Coelestis Celestial Sense II 547 - 548Sensus Intimus Inmost Sense III 678 - 679Sensus Supremus Supreme Sense III 107 - 108 SPIRITUAL DEGREECoelum Spirituale Second Heaven V 651 - 656Coelum Medium Middle Heaven idemMedium Medium IV 610 - 618Medius Middle idemSpiritualis Spiritual V 920 - 936Angelus Spiritualis Spiritual Angel V 937 - 938Ecclesia Spiritualis Spiritual Church V 938 - 948Bonum Spirituale Spiritual Good V 949 - 952Regnum Spirituale Spiritual Kingdom V 952 - 956Amor Spiritualis Spiritual Love V 955 - 957Verum Spirituale Spiritual Truth V 962 - 965Divinum spirituale Divine Spiritual II 245 - 246Coelestis Spiritualis The Celestial of the Spiritual II 548 - 552Sensus Spiritualis Spiritual Sense V 958 - 96200.00 0 0 0 0 0 0 0 0 000 0 0 0 0 • 0 0 0 0 0 000 000 000 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 000 0 0 0 0 NATURAL DEGREECoelum Primum First Heaven II 793 - 797Coelum Ultimum Ultimate Heaven idemUl timus Ul timate. Last IV 104 - 119Naturalis Natural IV 844 - 875Angelus Naturalis Natural Angel IV 975Mundus Naturalis Natural World V 884 - 885Bonum Naturale Natural Good IV 875 - 880Coelum Naturale Natural Heaven IV 881Regnum Naturale Natural Kingdom IV 881Verum Naturale Natural Truth V 882 - 884Sensus Naturalis Natural Sense IV 881 - 882Sensus Literae, Sense of the Letter IV 693 - 703Sensus Literaris idemSensus Ultimus Ultimate Sense idemDi vinum Natural e Di vine Natural II 242 - 244Coelestis Naturalis The Celestial of the Natural II 546 - 547Spiritualis Naturalis The Spiritual of the Natural V 957 - 958Externus Homo External :Man II 662 - 664
  • -36­ Exploration et Chrestomathie du 17e siècleCÀ>: BERULLE <Pierre de) 1575 t 1625, CID: OLIER <Jean-Jacques) 1608 t 1657,~: JABSEBUS <Corneille Jansen, dit) 1585 t 1638,®: PASCAL <Blaise) 1623 t 1662. (ID: DESCARTES <René) 1596 t 1650, Ci): XALEBRAJlCHE <Nicolas de) 1638 t 1715, @: BOSSUET <Jacques Bénigne) 1627 t 1704. 1704, CD: av: BOURDALOUE <Lou is) 1632 t BAYLE <Pierre) 1647 t 1706.GD: LEIBNITZ <Gottfried, Wilhelm) 1646 t 1716,C1P: PEn <Wi 11 iam) 1644 t 1718,©: JŒWTON <sir Isaac) 1642 t 1727, @: LOCKE <John) 1632 t 1704, @: BACON <Francis) 1561 t 1626, @: XILTON <John) 1608 t 1674Cambridge Platonism & English Platonism, in medium relationwith Denys and Swedenborg:@: BAXTER <Richard) 1615 t 1691, ®: BIDDLE <John) 1616 t1662, ©: CID: CHILLIJlGYORTH <Wi 11 iam) 1602 t 1644, CUDYORTH <Ralph) 1617 t 1688, (§): CULVERYELL <Nathanael) 1619 t 1651, CE): CUXBERLAID <Richard) 1631 t 1718, @D: GLAHYILL <Joseph) 1636t 1680, @: LAY <William) 1686 t 1761, CD: KORE <Henry) 1614 t1687, GD: NORRIS <John) 1657 t 1711,(!): ROOS <Francis) 1579 t1659. (0: SlHTH <John) 1618 t 1652. 00: SlIYTHE <Sir John)15707 t 1612,(!): STERRY <Peter) 1613 t 1672, @: YHICHCOTE<Benjamen) 1609 t 1683.
  • -37­ )! 3 Exploration et Chrestomathie du 18e siècle 00: XONTESQUIEU <Charles de Secondat) 1689 t 1755, (!D: VOLTAIRE <François Marie Arouet, dit) 1694 t 1778, (f): ROUSSEAU <Jean-Jacques) 1712 t 1778,(Q): DIDEROT <Denis) 1712 t 1778,(]D: XIRABEAU <Gabriel Riqueti, comte de) 1749 t 1791, CV: TALLEYRABD <Charles Maurice de T-Périgord) 1754 t 1838,(Q): SAINT-JUST <Louis de) 1767 t 1794, (!O: ROBESPIERRE <Maximilien de) 1758 t 1794, (1): DANTON <Georges Jacques) 1759 t 1794, QD:LOXENIE de BRIENBE <Etienne de) 1727 t1794, C!): SAINT-SIXON <Claude Henri comte de) 1760 t1825, (!0: MAISTRE <Joseph comte de) 1753 t 1821, ~: BERKELEY <George) 1685 t 1753,~: BUTLER (Joseph) 1692 t 1752,(9D: WHITEFIELD (George) 1714 t 1770,~: WESLEY (John) 1703 t 1791,(§): FRANKLIN (Benjamin) 1706 t 1790, ~: WASHINGTON (George) 1732 t 1799, C§0:PAINE (Thomas) 1737 t 1809, Cf): BLAKE (Wi lliam) 1757 t 1827, GD:TAYLOR (Thomas) 1758 t 1835, C3D: KANT (Emmanuel) 1724 t 1804, ~: GOETHE (Johann Wolfgang von) 1749 t 1832, ®: SCHILLER (Friedrich von) 1759 t 1805, CD: NOVALIS (Friedrich, Baron von Hardenberg) 1772 t 1801 ----- -. - --5·­
  • -38­ 2. Chrestomathie (1) du 1ge Siècle.LES CRISES POLITIQUES SONT DES CRISES DE CULTURE (Cf : ThomasCarlyle, H. Massis, Oswald §pengler : Le déclin de lOccident)Dans notre lecture swedenborgienne des évènements, des oœuvresdes mouvements ; appliquons notre Grille de repères:Dans la crise occidentale du 1ge Siècle, distinguons cinq pé ­riodes à létude desquelles nous pouvons plus particulièrementnous attacher : a 1800-1819 b 1820-1839 c 1840-1859 d 1860-1879 e 1880-1899de même [ 1] Culture occidentale [ 2] Culture orientale [ 3] Réactualisation des Religions et des Cultures lointaines dans lespace. [ 4] lointaines dans le temps. [ 5] 1 II III IV VNous pouvons ainsi introduire et situer, dans chaque perspec­tive dégagée par notre grille de repères, les oœuvres et lesthèmes détude (A, B, etc) qui nous ont paru les plus déter­minantes pour lintelligence de lhistoire des idées, lesoœuvres qui nous parlent et nous passionnent plus directement.Ces oœuvres, à leur tour, se répercutent sur lintelligencedautres oœuvres ...(1) Il sagit ici dune Chrestomathie (se reporter à notrenote p : 31 ), et non de "citations". (Notre type de travaildésire récuser le principe dune culture desintégrée, laquellepermet toujours, si on le souhaite, de déformer la PenséeRéelle dun Ecrivain ou dun Penseur, en lui déniant lEspacedune pleine et ample Parole)
  • -39­ 2. c [1] II ACARLYLE <Thomas) 1795 t 1881 --Pamphlets du Dernier Jour (1850), Traduit de langlais parEdmond Barthèlemy, Paris, Mercure de France, 1906, 443p. p. 403 : Les Nations anciennes, toutes les Nations, tant qu elles restèrent simples et sérieuses, savaient, sans lappren­ dre, que leur Histoire était un Epopée et une Bible, était lImage nuageuse et tourmentée dune Présence Divine, était laction des hommes et des héros inspirés par Dieu .. La noble intelligence qui réussissait à dégager cette Divine Image, età la présenter à ces Nations, claire, sans nuage, en unecohérence visible et compréhensible à la pensée humaine, onsentait que c éta i t là L INTELL IGENCE DU VArES et la premièredes intelligences . . Ce sont là les Bibles des Nations, pourchacune SON HISTOIRE PRISE COMME CRÉDO EST SA BIBLE. Nonseulement en JUDÉE, non seulement en HELLAS ou dans le LATIUM,mais dans toutes les terres et dans tous les temps. Et aussiprofondément que le fait soit à présent oublié, il na, et necessera, au moindre degré, dêtre essentiellement le fait.Pour toute Nation il en est ainsi, et pour tout homme; cartoute Nation, je suppose, fut créee par Dieu, et tout hommeaussi ? .. Il est hors de doute que le Créateur tout puissanta crée cette Angleterre aussi, et quil y fut et y est àjamais miraculeusement présent. Tant pis pour nous si nos yeuxsont devenus comme ceux des hiboux et ne peuvent point voir cefait . . . LHISTOIRE DE LANGLETERRE AUSSI, si les Beaux-Artset autres Arts nous avaient enseigné à la lire comme il faut,EST LA COMMÉMORATION DES APPARITIONS DIVINES PARMI NOUS, dessplendeurs que le Ciel a jetées sur nos combats terrestres, etqui ont mis sur nos sauvages déluges, sur la furieuse mer denos troubles, comme la mesure dun arc-en-ciel céleste et dunsymbole dalliance éternelle. Cest LA BIBLE DE LA NATION, cequelle en a retenu du fond du coeur, et reconnaît pratique ­ment pour vrai, cest là sa Bible efficace. LE PROCËS­VERBAL DES APPARITIONS DE DIEU DANS LHISTOIRE DUNE NATION jCEST LÀ CE QUE TOUS LES HOMMES PEUVENT CROIRE JUSQUE DANS LAMOËLLE DE LEURS OS, et ce qui enseigne à tous les hommes cequest réellement, lorsque vous tâchez dy pénétrer, la naturede lUnivers.p. 357 : "Le plus haut problème de la littérature", dit trèsjustement Novalis, "consiste à écrire une Bible"p. 372 : LE SPIRITUEL .. EST LA SOURCE ET LA CAUSE PREMIÈRE DUPRATIQUE. Le Spirituel partout produit le Pratique, le modèle,le forme, en sorte que LA PLUS TRISTE CONDITION EXTERNE DESAFFAIRES PARMI LES HOMMES, NEST QUE LÉVIDENCE DUNE CONDI­TION INTERNE PLUS TRISTE ENCORE ., Je vous invite à scruterlidée que nous nous sommes faits de cet Univers .. LIDÉE QUECHACUN SE FORME DE LUNIVERS EST INDISCUTABLEMENT LE FAITRÉGULATEUR EN CE QUI LE CONCERNE. LUnivers ne fait pas dob ­jection immédiate à être conçu de quelque façon que ce soit ... Si nous "prêchons contre Dieu", il est très certain que les"Jugements de Dieu" nous atteindront partout. Le libérateurdu monde ne serait donc pas celui qui conduirait des insurrec ­tions de sans-culottes, fût-ce au succès le plus complet, maiscelui qui dénoncerait au monde les cauchemars qui opprimentson âme. p. 345 : Hélas, SI NOUS POUVIONS UNE BONNE FOIS AVOIRDES LOIS qui fussent Justes, cest-à-dire QUI FUSSENT LAACLAIRE TRANSCRIPTION DES DIVINES LOIS DE LUNIVERS LUI-MEME ..
  • -40­ 2. c (1] II BQUlBET <Edgar> 1803 t 1875 1 Le Christianisme et la Révolution Française, cours prononcés au Collège de France en 1845, Paris, Lib. Fayard, 1984, 300p. p. 50: AVANT que le Christ se so~t montré, on ~espire un christianisme précurseur. .. LA GRECE EST BAPTISEE PAR PLATON p. 60: La Providence a jeté à notre siècle de nouvelles paraboles qui nous restent obscures. Expliquez-les. p. 69: On répète que LE CHRISTIANISME NAISSANT a~é~é la ruine DE LA PHILOSOPHIE i dites plutôt quil en A ETE LAPOTHÉOSE. . p. 78-80 : Quand la vieille société se dissout, les hommes nont plus rien à se dire les uns aux autres .. La vie nest plus où elle avait coutume dêtre: dans les institutions,dans lAréopage, dans le forum .. Nous cherchons une cité meilleure .. Où fuirons-nous donc? .. Rentrons en nous-mêmes .. lHomme retrouvera encore une fois .. la trace des pas duDieu perdu.p. 83: . le travail des quatre premiers siècles du christia­nisme est lidéal, le plan sur lequel se développent tous lessiècles qui ont suivi.p. 87 : .. Le Christ sincarne de siècle en siècle dans lhis­toire. LES PEUPLES VEULENT SCIEMMENT RÉALISER LÉVANGILE DANSLA VIE SOCIALE, ils ont compris que, de toutes les religions, le christianisme seul ne peut pas être condamné à rester impossible.p. 89 : .. Les peuples du monde antique, vont relever la tête,réclamer sans perdre une heure, que la servitude cesse, que laffranchissement divin soit une réalité.p. 89-90 : Lidée ne vient encore à personne que les franchi ­ses de lEvangile puissent, sur cette terre, sétablir dans ledroit positif .. La Révolution française .. rencontre ce grandChrist émancipateur: elle écarte lEglise. LEglise étaitdevenue la pierre qui enfermait lesprit dans le sépulcre.p. 91-92 : AUGUSTIN refusa la liberté à lhomme .. il ÉTABLITUNE INÉGALITE~IRRÊMÉDIABLE EN DIEU MEME .. il institue en Dieutoutes les inégalités sociales . . . . . DESORMAIS LES BARBARESPEUVENT ARRIVER. Ils nont rien à faire quà réaliser cettesociété .. En effet, à peine saint Augustin a-t-il déposé laplume, les barba~es frappent à la porte. LE PLAN DE LA SOCIETÉFUTURE EST MARQUE : ILS VIENNENT LE CONSTRUIRE.p. 94 : Le monde va recommencer une époque nouvelle IL FAUTpréparer un nouvel esprit, rouvrir le sceau fermé des grandesdiscussions, et TRAVAILLER ENCORE UNE FOIS K LACHÈVEMENT DUCHRISTIANISME. IL FAUT QUE LA VILLE SAINTE SÉLÈVE PARTOUT OÙLHOMKE HABITE .. IL FAUT RÉALISER LE CHRISTIANISME DANS LESINSTITUTIONS.LE MONDE ATTEND UNE CONSTITUTION NOUVELLE DE LA RELIGIONp. 167: En perdant la trace des saints livres, lEglise aperdu aussi le sens des actions inspirées . . . Lhistoire deJeanne dArc servira à cette épreuve i LESPRIT VA ÊTRE DENOUVEAU CRUCIFIÉ. ALORS LES ÉPREUVES FURENT CONSOMMÉES : ILFUT DÉCIDÉ QUE CETTE EGLISE DEVAIT ÊTRE FRAPPÉE. Une longuepatience a été exercée envers lEglise; lorage nest pasarrivé à limproviste ....Il restait à REMPLIR, non à USURPER le SIEGE DE LESPRIT ..
  • -41 ­QUINETp.181: La réforme a réussi .. Quinze siècles sont supprimés il ny a plus aucun obstacle à ce que lEglise primitiverecommence . . . , .. VOILÀ, COMME DANS LA PREMIÈRE HEURE DUCHRISTIANISME, LHOMME TOUT SEUL EN PRÉSENCE DE LÉVANGILE i .IL PEUT SE CROIRE, SIL VEUT, AU LENDEMAIN MÊME DE LA MORTDU CHRIST .. Pourquoi les anciens jours ne renaissent-ils pas?Toutes les conditions nécessaires sont remplies .. Qui empê­che que les merveilleuses journées de lantiquité chrétiennene renaissent, que les pensées des premiers Pères ne descen­dent de nouveau sur la terre réparée? .. qui len empêche? lui seul .. car cette Eglise qui le séparait de lâge dordu christianisme, il la détruite .. Voilà le sens le plusprofond de la réformation ; rien de plus lugubre que cettesoudaine rencontre de lhumanité moderne avec son idéal.de là, la misantrophie amère qui découle de chaque parole deLuther .. ils nont pu ramener ni goûter la sincérité viergedes premiers jours.p. 185: Luther lui-même, avec son esprit de révolte, nest­il pour rien dans la Révolution française? Qui peut le croire? Le protestantisme assigne pour rendez-vous lépoque desapôtres. La question ainsi posée, les pourparlers sont inu­tiles. Ce nest pas dans le passé, cest dans lavenir quilfaut marquer le rendez-vous.p. 221: Le Saint-Siège, en publiant en 1712 sa bulle Unige ­nitus " donne lui-même le premier signal du renversement delancien monde religieux et social .. LEGLISE A ELLE-XE}œRENVERSÉ LEGLISE. On saccuse mutuellement comme dans toutesles grandes causes perdues. Massillon (1643 t 1742) solennise: "Venez donc, hâtez-vous, saintes colères du ciel !Archanges, qui guérissez lesAplaies par le feu~ descendez devos nuages! LEGLISE ELLE-MEME APPELLE SON CHATIMENT. Poussezdevant vous, précipitez comme un chariot de guerre la Révolu­tion qui sapproche avec la fin du siècle. Apportez, sil lefaut, le calice des cruelles années, pour purifier de si indi­cibles souillures." 2LUltramontanisme, ou lEglise Romaine et la Société ModerneParis, Hachette, 1844, 300p.p. 194 : LOeuvre de Voltaire est dans un rapport nécessaireavec le catholicisme " Chaque matin il se réveille, obsédépar les cris des générations, des civilisations éteintes! Aumilieu des agitations, des distractions du 18e S., un cri, unsoupir parti de Thèbes, dAthènes, de Rome antique, du moyenage, loccupe, lobsède, le tourmente: cela lempêche de dor ­mir! Le 24 Août, jour de la Saint-Barthélemy, il a la fièvre. Lhistoire nest pas une science pour lui, cest une réalitécriante. Quel est cet étrange instinct qui pause cet homme àêtre partout sensible et présent dans le passé? Doù vientcette charité nouvelle qui traverse le temps et lespace ~QUES-CE QUE CELÀ, JE VOUS PRIE, SI CE NEST LESPRIT CHRETIEN "LUI-MEME, lesprit universel de solidarité, de fraternité, devigilance qui vit, sent, souffre et reste dans une étroitecommunion avec toute lhumanité présente et passée. Voilàpourquoi la terre a proclamé cet homme comme la parole vivantede lhumanité dans le 18e Siècle.Les armes de Rousse~ sont celles de la Réforme .. Dans lescepticisme du Vicaire savoyard, je ne découvre aucune tracede douleur. Cest un scepticisme despérance.
  • -42­QUINETDans ce doute, je sens un grand commencement de foi i leVicaire savoyard se confie aux temps qui viendront pourdévoiler ce qui lui reste dobscur. A proprement parler, ilofficie sur lautel du Dieu inconnu. Cest la première pierredune société nouvelle.p. 243 : Voilà pourquoi .. LE MONDE SAIT QUE LA FRANCE SEULEPEUT ENCORE PRONONCER LA PAROLE SOCIALE, CAPABLE DE RELEVERLITALIE, LESPAGNE, LE PORTUGAL, LIRLANDE, LA POLOGNEIl est vrai que nous ne pensons pas que le moyen de sauver cespeuples sait dappesantir sur eux la pierre de lancienne ~Eglise i nous croyons quUNE NOUVELLE PAROLE DE VIE, PRONONCEEPAR UNE NATION LIBRE, EST SEULE CAPABLE DE BRISER LE SCEAU DUTOMBEAU . . . nous nadmettons pas quun seul peuple, membrevivant du Christ, puisse rester éternellement cloué sur laCroix et le Golgotha de lHistoire, sans avoir son jour derésurrection . . . Quel peuple descendit jamais plus avant dansla mort que le peuple grec? Il nétait pas seulement cruci­fié, il était scellé dans le sépulcre. Mes yeux ont vu, sousla forme dune nation, un Lazare, après trois siècles desépulture, à lappel de la France, sortir en chancelant de laCorinthe et de lAthènes de Saint Paul. ( La Grèce en 1827 J.Dans la décadence de plusieurs états catholiques, on voitchaque jour, il est vrai, naître des théories pour relever unpeuple en particulier. A ces ~ntreprises il manque une seulechose : de sentir que C~S MISERES NATIONALES SO~T SOLIDAIRESENTRE ELLES, QUE LE REMEDE DE LUNE, NE PEUT NAITRE QUE DUNEFORCE CAPABLE DE LES GUÉRIR TOUTES . . . Comme si, en se rédui­sant à lintérêt privé, on ne se désarmait pas soi-même. Nuldentre eux ne rentrera dans lentière possession de lui même,sil ne fait pas SA CAUSE, celle de tous ses frères par lamort, si cette idée nagrandit à ses yeux sa propre entreprisesil na tout ensemble pour lui la puissance de la Nationaliéet la puissance de lUnivers. LA TROMPETTE DE LANGE, CAPABLEDE RÉVEILLER LIRLANDE, NE DOIT-ELLE PAS SENTENDRE AVEC LEMÊME ÉCLAT DANS TOUTES LES RUINES CATHOLIQUES: à Prague, àVarsovie, à Florence .. Voulez-vous quun membre de ce grandcorps universel ressucite et quun autre demeure enseveli? LEMALHEUR EST QUE LEGLISE A LAISSÉ DEVENIR ÉTRANGERS LES UNSAUX AUTRES LES PEUPLES DE SA COMMUNION ; elle a semé desmembres épars j elle ne sait plus en composer un corps. En seréveillant, au nord, au midi, partagés par lambeaux, CESPEUPLES DEMI-MORTS, DEMI-VIVANTS, ont peine à se reconnaîtrela faiblesse de Rome les a tenus divisés. La grandeur de laFrance serait de les réunir. POUR RANIMER CETTE FROIDE CITÉDES MORTS, LA PREMIÈRE CHOSE k FAIRE EST DE PROVOQUER EN EUXLE SENTIMENT DE LA NOUVELLE ALLIANCE DANS UN ESPRIT NOUVEAU ..p. 251 : Rassemblons en un mot TOUT LE GÉNIE DE LA RÉVOLUTIONFRANCAISE .. Quy a-t-il,de nouveau dans cette révolution?Le voici : POUR LA PREMIERE FOIS DANS LE MONDE ANCIEN ETMODERNE, UN PEUPLE SÉMANCIPE DES LIENS ET DES LIMITES DE SONEGLISE. Il sélève au dessus de toutes les barrières, des dif­férences, des limites de son culte privé; il remonte directe­ment à la Souce du Droit, de la Vie. IL ENTRE EN COMMUNICATIONAVEC LE DIEU DE TOUTES LES EGLISES, IL EMBRASSE DANS UNE COM­MUNION UNIVERSELLE UN NOUVEAU GENRE HUMAIN. Cest là ce quidabord a fait pousser un cri dallégresse à la Terre. Unpeuple devient pendant cinquante ans linstrument de lEspritUniversel. Voilà en quel sens il est vrai de dire que cetteRévolution, qui nest enfermée dans aucune limite, doit fairele tour du Globe. }
  • QUINET -43-SUIVEZ CETTE IDÉE SUPRÊME DE LUNIVERSALITÉ RELIGIEUSE: TOUT SEXPLIQUE, et ces 50 années de contradictions apparentes que nous avons vécues, forment une unité invincible. p. 252 : APRÈS QUE CE PEUPLE AIT COMMUNIQUÉ DIRECTEMENT AVEC LESPRIT UNIVERSEL, on lui propose, aujourdhui, pour dernièredémis::;ion, de laisser lA ces vastes pensées, ce sommet 1 ceSinaî où il a été memé par la Providence, où il a conversé face A face avec Dieu même, au milieu des éclairs et destonnerres: on lengage A rentrer le front bas dans le ber-cail, cest-A-dire dans un esprit de secte. LA POSITION SUPÉ-RIEURE k LEGLISE ROMAINE A ÉTÉ PRISE UNE FOIS i CETTE POSI-TION NE SERA PLUS ABANDONNÉE: Le jour où la France la quit-terait, la Russie, lAllemagne, lAngleterre, tout le mondevoudrait sy asseoir A sa place, PUISQUON SAIT BIEN QUE CESTLÀ LE TRÔNE DE LEGLISE DE LAVENIR.p. 253 : AINSI, ON PROPOSE k NOTRE PAYS UN SACRIFICE ABSOLU,véritable sacrifice dabraham, car la main de Dieu est dans laNue pour retenir le glaive.p 258 : On vous demandera ce que lon fait en France: vousdirez quon y fait des v~ux pour le monde. Vous direz que vousavez vu les fils des hommes ., qui travaillent A rester lespremiers dans LE ZÈLE CHRÉTIEN DE LHUMANITÉ, dans la charitépolitique et sociale, dans LA MISSION DAVENIR QUILS PENSENTQUE DIEU A DONNÉE Â LEUR PEUPLE, et quil ne leur a pas reti-rée! LEglise, qui nest la possession exclusive de personneet daucun clergé, QUI DONNE SON ÉCLAT DANS LE MONDE LAÏQUEAUTANT AU MOINS QUE DANS LE MONDE ECCLESIASTIQUE, VEUT ETREnon pas seulement une tribu choisie, mais LHUMANITÉ ENTI~RE.p. 268 (Controverse avec Mgr Affre. archevèque de Paris, Août 1843, concernant la séparation de lEglise davec lEtat sup-posément "athée") : "LEsprit qui supporte LENSEMBLE DES INS-TITUTIONS FRANCAISES, -est lESprit du CHRISTIANISME QUELLESTENDENT Â:RÉALISER. En formant de toutes les églises éparsesune seule cité, lETAT est, selon nous, plus conforme à lidéede lEGLISE UNIVERSELLE, que ceux qui songent à séparer dansun esprit sectaire. Nul établissement civil ne peut vivre horsde Dieu. Appliquons ces principes à lobjet principal de lacontroverse: au problème de lEducation. A quoi, en effet,aboutit dans la pratique, le système de séparation quon nousoppose? On va le voir: si lETAT est "athée", il en résulteson impuissance totale à donner une règle de conduite, ou àétablir un principe quelconque et cohérent déducation. Voilà,aux yeux de M. lArchevêque, lidéal de la constitution publi-que de léd~cation quil nous propose."..p. 271 : LETAT A EN SOI UNE VIE RELIGIEUSE, SANS QUOI IL NESUBSISTERAIT PAS UN SEUL JOUR. Seulement, il est vrai quecette vie na plus pour unique règle lautorité catholique ..p. 285 : QUELS SONT CEUX QUI UNISSENT? QUELS SONT CEUX QUIDIVISENT? VOILA BIEN CE QUIL SAGIT DE SAVOIR.. Ceux quiunissent et édifient sont ceux qui, en respectant les églisesparticuliè~es, croient quelles sont contenues dan~ UNE EGLISEPLUS COMPREHENSIVE QUI EST LE CHRISTIANISME . . . LETAT, QUI SEPLACE kCE POINT DE VUE DANS SA CONSTITUTION, EST PLUS PRÈS DELEGLISE UNIVERSELLE .. p. 291 : Désir, pressentiment, NÉCESSI-TÉ DUNE VASTE UNIT~, cest lA ce qui travaille le monde.(Cf : Bernard Plongeon: Conscience Religieuse en Révolution:Redards sur lhistoriographie religieuse de la RevolutionFrançaise, Paris, Picard, 1969, 352p. <Bibliographie: pp. 305à 341, ainsi que plus de 300 titres cités. dans le corps delouvrage) .
  • -44­ 2. a (1] III AHEGEL <G. W. Friedrich), 1770 t 1831 1 Leçons sur Platon <1825-1826), Texte inédit, présenté en bilingue, par : J-L Vieillard-Baron Paris, Aubier, 1976, 167p. p. 25-28 : Le retour à la Grèce est le fruit dune crise de la conscience nationale allemande . . . Cest la Grèce qui doit apporter aux Allemands le sang qui animera à nouveau la nation germanique. Il nétait pas évident, loin de là, que lAllemagne pût être une nouvelle Grèce. . .. Holderlin recherche dans la Grèce un Idéal qui le sauve du deséspoir.Quil soit de Schelling, de Holderling, ou même de Hegel, letexte connu sous le nom de "Plus ancien programme systématiquede lidéal isme allemand" <Schell inS, Bri efe und Dokumente, t lp. 70 ; traduction in Holderlin, oeuvres, p. 1157), exprimecette préoccupation esthétique fondamentale : "En dernierlieu, lidée qui résume toutes les idées, celle de Beauté,prise au sens supérieur, platonicien. Or, je suis convaincuque LACTE SUPRÈME DE LA RAISON EST CELUI QUI, ENGLOBANTTOUTES LES IDÉES, EST UN ACTE ESTHÉTIQUE, ET QUE LA VÉRITÉ ETLA BONTÉ, NE SALIENT QUE DANS LA BEAUTÉ". Pour Holderlin ..la beauté a pour signification la plus profonde lunion de lavie avec le Tout, union qui est le but de lamour. Linspira ­tion de lEros platonicien est bien présente ici.Cette philosophie de la reunification trouvait en Platon sonfondateur. Il est frappant en effet que Hegel se soit toujoursréféré à Platon, de ses premiers articles à sa mort.Le premier projet pour le texte inédit intitulé "LEsprit duchristianisme et son destid, comportait une citation duPhèdre, .. qui traduit une identité de pensée avec Holderlin.LIdée de la Cité Grecque est le thème central des réflexionsde Hegel, qui trouvent une expression magnifique dans la Phé­noménologie de lEsprit . . , LA VALEUR DU DIALOGUE PLATONICIENEST DE REVOQUER COMME NULLE ... LA CONNAISSANCE PAR LENTENDE ­MENT. Hegel rend hommage à Marcile Ficin davoir reconnu dansle Parménide les mystères dune "oGeuvre sainte" ..Hegel interprète Platon en lactualisant.p. 30 : Des savants .. accordaient à loGeuvre de Platon unevaleur sacrée, en tant quissue de la chaîne pythagoricienneremontant à lorigine de la sagesse humaine, chaîne qui avaittrouvée en Marsile Ficin, Pic de la Mirandole, de modernesmaillons.p. 33: Hegel a bien conscience de se situer dans un courantplatonicien quand il RÉINTRODUIT LA VIE DANS LETRE, SOUS LAFORME DUN DEVENIR DIALECTIQUE.p. 34 Du point de vue de la raison, cest le monde desIdées qui est le vrai monde, le "tranquille royaume des lois".Hegel écrit: <Das Erkenntnisproblem, t. p. 307) "Car le pre ­mier monde suprasensible nétait que laccession immédiate dumonde perçu dans lélément universel. Il avait sa répliquenécessaire dans celui-ci" . . . Ce que lon trouve derrière lerideau, le secret nest autre que nous-mêmes <Phamenologie desGeistes, p.129) ... Ce retour sur soi, inauguré par Platon, estla vérité fondamentale du platonisme, masquée par des inter­prétations errantes.
  • HEGEL -45-p. 61 Hegel: "Le propre de la philosophie platonicienneest la direction vers le monde intellectuel, suprasensible,lélévation de la conscience au royaume spirituel ...p. 111 : LANALOGIE est quand de trois nombres, celui qui est-le moyen se rapporte au premier comme le troisième à lui même. Il en résulte que tous sont devenus un et identiques.p. 113: Dans LE SYLLOGISME est contenue la rationalitéentière, lIdée, à tout le moins extérieurement.Si DIEU devient sujet, cest quIl engendre son Fils, le monde <Lexpression du "Monde, fils de Dieu" est bien dans le Timée,92 C), quIl se réalise dans cette réalité qui apparaît commelAutre, mais qui y reste Identique à lui-même, refuse lachute, et ne se rattache dans lAutre quà Lui-Même: ainsi Ilest dabord ESPRIT . . . Mais le concrêt est que DIEU est "Unsyllogisme qui se rattache à Soi-Même". Lélément le plus hautest ainsi contenu dans la Philosophie Platonicienne. Ce nesont assurément que DE PURES PENSEÉS, mais qui contiennenttout en elles ...p. 115: Le nombre QUATRE qui intervient ici est dans sa natureun nombre fondamental et capital. La cause pour laquelle"Ce qui est Trinité dans le Syllogisme de Raison", devient"Quaternité dans la Nature", se trouve dans le naturel ...L~ est DIEU, le deuxième, le médiateur, est LE FILS, letroisième est LESPRIT, MAIS DANS LA NATURE, LOPPOSÉEST LUI-MEME UN TERME REDOUBLÉ j nous avons ainsi ~uatre sinous comptons. Ceci a lieu aussi dans la représentation deDieu. Tandis que nous lappliquons au Monde, nous avons commemoyen terme, "le fait dêtre retourné dans lEsprit".Ce processus Vivant, pour poser cet acte de Différencierdune façon Identique à soi-même, cest là LE DIEU VIVANT.p. 117 Le moyen terme est ainsi lélément véritable. Si nousavions dabord "commencé par la matière", et si lon voulaitpenser à partir de là, que Platon aurait tenu la matière pourindépendante, ceci est faux .."Dieu a donc susci té ce Troisième Terme comme moyen entre lIndivisé et le Divisé" <Timée 35 A).Lidée du Monde est ainsi chez Platon celle "du Dieu saint ensoi" à ce Monde Divin il oppose la réplique : .. le monde vi-sible. Le Temps Vrai est éternel, est LÉTERNEL PRÉSENT. 2E. Brito, La Christologie de Hegel, Paris, Beauchesne, 1983,697p.p. 8 : Ce double dévoilement, de lAbsolu dans lhistoire, etde lhistoire dans sa profondeur divine, rejoint la dogmatiquechrétienne. Hegel tend à dissoudre lopacité de lhistoriquedans la Transparence du Logos absolu.A Berlin, lEvangelische Kirchenzeitung persécutait Hegel avecla pire animosité . . . Chez les catholiques, plusieurs interven-tions du magistère ont visé lidéalisme allemand. Les cerclescroyants de Berlin ont constitué pour Hegel un grand tourmentavec cette ACCUSATION DE PANTHÉISME, et il a dû sen préserverfréquemment, et avec violence.p. 11: Cest seulement au cours des siècles que ThomasdAquin est parvenu à la position quil occupe dans le mondecatholique. Peut-être que pour nous aussi, LAURORE DE LAVÉRITABLE ÉPOQUE HÉGELlrnE NA PAS ENCORE PARU.p. 14-27 : Hegel lui-même avait un jour qualifié son oœuvre de"Vendredi Saint Spéculatif".
  • HEGEL -46- p. 27 : La nostalgie devait pousser le "fils de son temps", vers la belle totalité éthico-religieuse des Grecs. A Berne, Hegel critiquera violemment la christologie apprise . . En 1793, Hegel écrit un sermon sur le "Royaume de Dieu". Lexpression évoque lidéal partagé par les trois géniaux amisde Tubingue - Hegel, Hëlderlin, Schelling: "depuis que nous nous sommes séparés, avec ce mot de ralliement : Royaume de Dieu" <Hegel à Schelling, Jan. 1795, Hëlderlin à Hegel, 10.7.1794). Jésus est confessé comme Seigneur et Roi de ceRoyaume spirituel . . . Lauthentique vénération de Dieu ne con-siste pas en cérémonies extérieures, mais dans "la maîtrise de la sensibilité", "dans lamour" ..Le "Tübinger fragmen~ : Ici est déjà exigée, LADÉQUATION DELA RELIGION K LA RAISON UNIVERSELLE. Chaque fois que ces pagesévoquent la religion chrétienne, elles la comparent à LA RELI-GION DES GRECS. A la fin du fragment, Hegel exprime la "nos-talgie douloureuse" dun dieu connu seulement par oUl-dire,devinés seulement "à travers le génie rayonnant du peuple grec , fort et délicat, exubérant et pur" .. ce bel idéal "sestévanoui de la terre".. LAllemagne chrétienne pourra-t-elle, pour le moins, accueillir un reflet de lantique harmo-nie 7 . EST-CE QUEN LA RÉVOLUTION FRANCAISE, AURORE DES TEMPSNOUVEAUX, NE RESSURGIT PAS LA LIBERTÉ DES GRECS 7p. 30-39 : Ce que cherche Hegel, cest une "VOLKSRELIGION""Notre religion veut éduquer les hommes à être citoyens duCiel, le regard constamment dirigé vers le haut .. "Comme Hëlderlin et Schelling, Hegel renonce à la carrière depasteur . . . Le dernier fragment de 1794 contient une attaqueen règle contre la doctrine de la mort satisfactoire du Christ , ce "noyau de la religion chrétienne".Une nouvelle époque a commencé, affirme Hegel: lhumanitésouvre à nouveau aux idées. Aujourdhui, nous nous réappro-prions le Beau. Limmédiateté antique ouvre le passage à uneNOUVELLE PERCEPTION DE CE QUE SIGNIFIE LA PERSONNE DE JÉSUS.Hegel écrit à Schelling: "Il serait intéressant de troublerautant que possible dans leur travail de fourmis les théolo-giens qui apportent des matériaux critiques pour consoliderleur temple gothique .. de les chasser à coups de fouet detous les recoins où ils cherchent refuge jusquà ce quilsnen trouvent plus aucun, et quils soient obligés de montrerleur nudité au grand jour.. "p. 50 : "A la di fférence des grecs, le peuple allemand e::;tdépourvu dune "Imagination Nationale" . . . Le christianis-me a ruiné limagination germanique jugée superstitieuse."La Judée est-elle donc la patrie des Teutons 7" demandeHegel. Quel lieu habiter 7 Essayer de réveiller "la vieilleimagination germanique" est chose vaine .. et le monde gréco-romain a disparu sans remède . . . Comment se put-il, que "LABELLE RELIGION GRECQUE", LIÉE SI INTIMEMENT A. LA VIE D UN .PEUPLE, fut supplantée par "le christianisme despotique" ?Lhumiliation politique et sociale se reflète dans la doctrinede la corruption de la nature humaine . . . Lhomme devient unnon-moi, et Dieu un autre non-moi.p. 69: .. DIEU et le LOGOS sont absolument UN. TOUT EST PARLE LOGOS. Le monde nest pas "une émanation" de la divinité.
  • -47 ­ HEGELp. 83 .."LAbsolu est lIdentité DE LIDENTITE ET DE LA NON-IDENTITÉ".p. 506: Larticulation syllogistique de la représentationchrétienne est la forme dune révélation absolue: elle expri ­ me le Déploiement et le Reploiement du Concept de lEsprit.p. 514: Le Fils est ainsi LE PÈRE DE TOUT "ErRE-LÀ" et lePrototype de lHomme.p. 530 : Tant lEncyclopédie en général, que sa Christologieen particulier, se déploient dans LÉL~MENT MÉDIATEUR ABSOLU­MENT UNIVERSEL DU LOGOS. LEncyclopédie, constitue la christo­ logie hégélienne en Christologie Systématique : Triple et Une,cest à dire imprégnée, par le Logos, de sa cohérence, de soncaractére organique absolu.Cf : Vieillard-Baron (J-L), Platon et lIdéalisme allemand. Guibal (Francis), Dieu selon Hegel, Aubier, 1975, 352p. tlo I:::i:- f)tJ. ,....:. /~ C- t ~, rz..::t- fT"" /-R- -- A-, H,; (; lE L ~,,,", p( r--~ H..l.J,...t :f~ ~ ~ ,~""",,-,,- J ~~ ~r jJ .-.- , j l . J - ..b-.."; G O--,....~, J /17 ~ ~ k. 1..L-t./~ Jv-- ~ f4-~ # iJPfJ "~-"") U~ ~~ ~.f; . c..J{:L ~v .. d.t.-~: H~:J~ ovV i;;J"/;7~ Ç;LpÛ--lo~ ~ t-:-là:~. [ ~l2--d--r..d / J /o,~ "f~J.IZ.R- DÛ- IJ~SJ --. 1 Û?- ..,~ f~ f AS j-~ -4 f-4-f~ A tl-/ Iilr~ J ~ Jzr-A ,.... f:~IJ~ ~- Â<--7" ~~ t IY-J~ ~/ J 1: NII2_f)J ~ J Â JvLLf"V,:-v. ~~~~JA~ ~~1"".e-...h ~ r--./ ~ b l~s l V • " ""., ...... 5 r~-- ...vi> ..... -, Ok v~ /J è; ~;L, pt-- /, J:).- 1 ~ r---: c ~ A ô~ y- ~ pa~4"~J ~ ~/:lfL-c-k;"".G:-:.. ~, ~ ~,.vJ ..JI./P ex---b~ ~ U>-J/~A..tL-_ da. ~~ ~)r-"I - ~ I:k-! ,c--R ,. r Id-eJ J e : ) / <J v.4-...~ t .f""" ./.n .. 1t-: j -­ YJJ---? ~Lpl-4i6"~ ~ Afl",hM. l~".M-J"~~v,..--e- ~ f- 1~..6 k -r- f-w li. veN (J H 6G- e L.. ~ ... ~-"-~"_."--~~.,~._-~."~-... --.~ .... ... " .. ,--..-~--.~.--"_._-~ ".""_.""..... " -"--,,,,-,,~-, .- .. _ r:> ... -----~ ft c;- -[ ~ ~ ~~J~fc;f pli Vk- r---f~;>. C~tL - Sf~[;~~ : ~cLe:: bQd- - ~(/~: [II fi: ... k ffLJd - ~A IJ ... J J ., - p __ ~t:.:: ~_ ~~=:. Rf:) ".. fi ,lfa-..s l / -l.~ ~ ~~~ fo ..... ~-::JJ HlSd (~ Je-. ~!~/i Sl~ û-­ ~~eN -f-J.2 rd_, ) J J. .. -- (J . . ee- t1~ ,--.e.. _~._ {,. e t-Le.. ~-2"L ­ fi 1 --r(]~ j-~~, - -
  • -48­ 2. a (1] III BPROUDHON <Pierre Joseph) 1809 t 1865 1Proudhon, Textes choisis par Alexandre Marc, Collection"Le Cri de la France", Paris, Egloff, 1945, 317p .• Présentation de Alexandre Marc <Préface) :p. 39 :Qui ne voit aujourdhui que nous vivons dans un mondedéséquilibré, un monde où les valeurs sont "devenues folles",où le conformisme se montre aussi stupide que la révolteaveugle et stérile .. un monde où les dévouements, oùlhéroîsme même, suscités par les hérésies métaphysiques etreligieuses, culminent dans dirrémédiables faillites, sesoldent ou cours de liquidations totales .. PROUDHON VOULAITÉDIFIER TOUTES SES ETUDES SUR LE FONDEMENT DUNE THÉOLOGIE:"Quon se raille si lon veut de mes prétentions théologiques j cest une étude que je nai jamais quittée et qui me paraîtencore la plus belle de toutes et la plus féconde". Pointcentral en même temps que tragédie secrète de sa pensée ; car,.. cest le fondement de lédifice qui reste, jusquau bout,le plus éloigné de lachèvement ... Il était sans doute inclusdans la logique de la pensée proudhonienne .. de confondre ..fondement et clé de voûte.p. 49 : .. si la Résistance <1939-44) ne devient le ferment,le levain de la France nouvelle, la vivante garantie dunordre nouveau, la France retombera au niveau de ses divisionspartisanes, de ses abandons, de ses croupissements ..p. 50 : LA FRANCE NE PEUT SE SAUVER QUEN SAUVANT LEUROPE .. la catastrophe apocalyptique qui sest abattue sur lEuropeet sur le monde, na pas encore dessillé tous les yeux .. ceuxqui ont le courage de garder leurs yeux ouverts .. devraientcomprendre que lEUROPE LIBÉRALE ET PRÉTENDUMENT DÉMOCRATIQUE,SEST ÉCROULÉE AU PREMIER COUP DE CANON DE LA GUERRE DE TRENTEANS, COMMENCÉE EN 1914, ET QUELLE NEST PLUS DEPUIS QUE DÉ--­COMPOSITION ET POURRITURE ... Non, ce nest pas dans le passéque nous retrouverons Proudhon : il est devant nous, il appar ­tient à lavenir ...• Textes de Proudhon cités par Alexandre Marc :p. 67 : Partout où apparaît la religion, ce nest point commeprincipe organisateur, mais comme moyen de maîtriser lesvolontés.. Laction nest pas agitation, LACTION EST IDÉE.Tout se passe dans lEsprit i la matière est une abstraction.La Liberté a pour fonction de produire lIdéal.p. 111: Le progrès apparaît comme une immense chaîne dialec ­ tique; lhistoire universelle nest quun long Raisonnement.p. 113 : Les idées mènent lhumanité; les principes sont lesfils dont est tissée lHistoire . . . Qui donne les idées et lesprincipes? Comment surgissent-ils dans la spontanéité desnations? .. Les nations sont au service des idées, .. Ellesvalent par les idées et_ rien que _par le_s idées. ...LA FOI AUX VIEILLES IDEES SEST EBRANLEE .. JE DEFIE QUI QUECE SOIT DE DIRE QUIL CROIT EN QUELQUE CHOSE [ 1859 ].p. 268 : Le plus haut degré dOrdre dans la société sexprimepar le plus haut degré de liberté individuelle, en un mot parlAnarchie.LÉTAT, CEST LE MUTISME CONSTITUTIONNEL DU PEUPLE.
  • -49­ PROUDHON p. 286 : La France na pas su, à la fin du moyen âge, conser­ ver sa religion en la déformant, comme le firent lAllemagne et lAngleterre. LA FRANCE NA PAS SU PRODUIRE SA CONSTITUTION PROPRE : EN A-T-ELLE SEULEMENT UNE ? Courage, 0 mgn âme, la France nest pas perdue. LES PUISSANCES DE LHUMANITE PALPITENT SOUS CE CADAVRE i elle va renaître de ses cendres. .. LA FRANCE EST K CRÉER : il ne reste plus que des appétits, des vanités .. p. 278 : 0 patrie, patrie française, patrie des chantres de lEternelle Révolution! patrie de la Liberté .. Te verrai-je souffrir longtemps encore, souffrir non pour toi seule, mais pour le mande .. Il me semble à tout instant que tu es à ta dernière épreuve ! Et lHuman~té sera rajeunie, et san Unité sera créee par Tai car lUNITE DU GENRE HUMAIN, CEST LUNITÉ DE MA PATRIE .. LEROUX Pierre, 1797 t 1871, Q) - Fonde, en 1824, le journal: Le Globe, qui paraissait 3 fais par semaine. Ce journal devint un succès européen. Leroux était spiritualiste et révérait Jésus dans les colonnes du Globe. Il quitta ce journal lorsque celui-ci fut "piraté" dans les années 1830-31 par le soi­ disant "Nouveau Christianisme" des continuateurs de Saint­ Simon. @ - Réfutation de lEclectisme, où se trouve exposée la vraie définition de la Philosophie, et où lon explique le sens, la suite, et lenchaînement des divers philosophes depuis Descartes, Paris, 1839, 351p. @ - De l Humani té, de son principe et de son avenir, où se trouve exposée la vraie défi­ nition de la religion, et où lon explique le sens, la suite et lenchaînement du mosaïsme et du christianisme, Paris, 1840 2 val. 8°. @ - Encyclopédie Nouvelle .. 1836-1841, 8 val. 4°. ["LE 18e SIECLE-=Celui de Diderot et dAlembert-, AVAIT ÉTÉ DESTRUCTEUR; LE 1ge DEVAIT ÊTRE ORGANISATEUR, CEST k DIRE CONSTRUIRE UNE SOCIETÉ NOUVELLE"). ® - Trois discours sur la situation actuelle de la Société et de lEsprit humain, Paris, Lesourd, 1850, 570p. Premier Discours, aux Philosophes, de la situation actuelle de lEsprit hu~in, Paris, 1841, 171p. (2ème Discours: aux Politiques, 1847).® - Dune religion nationale, ou du culte, Boussac, 1846, 144pGD- Du Christianisme et de son origine démocratique, Boussac, Imprde P. Leroux, 1848,225 + 124p.@- La Grève éië Samarez, poème philosophique, Paris, 1863, 2 val in 8°.C2J- De lEgalité, Boussac, 1848, 272p. 8°. @- De la Plouto­ cratie, ou du gouvernement des riches, Boussac, 1848, 264p.(LD- Projet dune constitution démocratique et sociale, présentée à 1 Assembléé Nationale par un de ses membres, le citoyen Pierre Leroux, Paris, 1848, 74 P ( +175p.: extrait des séances de lA. N.). @ - Revue Social e, ou Sol uti on pacifi que au problème du prolétariat .. Paris, 1845-1850, 3 val in Fol. (Cette revue mensuelle avait pour épitaphe : "Pour qu i connaî t Dieu, un journal est un temple. Nous consacrons cette revue à Dieu, sous linvocation de légalité humaine". Après sêtre détourné du sai-disant" Nouveau Christianisme", celui de Saint-Simon, Pierre Leroux préconisait une "Religion Chrétien­ ne Philosophique"). @- Union Socialiste, Acte de Société. (signé Louis Blanc, Cabet, Pierre Leroux, Landres, 10 Mai 1852, 4p. 4°). Jean Ernest REYNAUD, disciple de Pierre Leroux, et colaborateur à lEncyclopédie Nouvelle, écrit san oeuvre Terre et Ciel (1854), où il tente de démontrer au clergé catholique que le Spiritualisme peut se concilier avec les Idées révolutionnaires et les tendances démocratiques. Il espérait faire du Catholicisme une religion démocratique.
  • -50 ­l 2. e [1] III ANIETZSCHE <Friedrich) 1844 t 1900"philosophie au marteau" contre la pseudo-Religion et pseudo ­ Métaphysique occidentale: Prophète de lEternel Retour."Il ny a que deux Chrétiens au monde: Jésus et Nietzsche" ..<.. en passant par ... Denys et Swedenborg !) .. 1 _ LAntéchrist <écrit en 1888), n041 JESUS CEPENDANT AVAITABOLI JUSQUÀ LA NOTION DE "CULPABILITÉ" - il a nié quaucunefaille séparât Dieu de lhomme n042 .. à la "bonnenouvelle" succéda sur le champ la plus mauvaise de toutescelle de Paul. _SINCARNE EN PAUL LE TYPE OPPOSE DU "JOYEUX MESSAGER" ..Que na-t-il sacrifié à la haine ce Dysangéliste ? Avant tout il sacrifia le rédempteur : il le cloua sur SA croix.lhier et lavant-hier du christianisme, il les biffa purementet simplement, il se fabriqua une histoire du premier christi­anisme. Son besoin, cétait le pouvoir j avec Paul, leprêtre en voulait encore une fois au pouvoir.n057 : .. Ce quil décela, cétait le moyen de se servir dunepetite secte chrétienne en marge du judaïsme pour déclencherla "conflagration du monde".n·58: il saisit quil avait besoin de la croyance à lim ­mortalité pour dévaloriser le monde; lidée denfer maîtrise ­ra Rome; quavec lau-delà on tue la vie .. Nihiliste etdisciple du Christ: cela rime, cela ne fait pas que rimer ..n·61 : .. veut-on comprendre ce quétait la Renaissance? Latransvaluation des valeurs chrétiennes " .. Cesare Borghiapape .. On me comprend? : .. cétait la suppression du chris­tianisme! Quarriva-t-il?: un moine allemand, Luther, senvint à Rome. Ce moine, avec dans le corps tous les instinctsvindicatifs du prêtre raté, se souleva, à Rome, dindignationcontre la Renaissance .. Au lieu de comprendre, avec une trèsprofonde gratitude le prodige qui venait darriver: le chris­tianisme vaincu à son siège .. -Un homme religieux ne pensequà soi- Luther vit la corruption de la papauté .. mais jus­tement le contraire était à toucher du doigt: le christia­nisme noccupait plus le siège papal! .. et Luther recons ­titua lEglise: il lattaqua . . . La Renaissance, un évène­ment insignifiant, un grand pour rien!n° 62 : .. Léglise chrétienne ... inventa des détresses pourséterniser elle. Le ver du péché par exemple: il a fallu lEgl~se pour que~lhumanité soit enrichie de cette détre~se !"LEGALITE DES AXES DEVANT DIEU", CETTE SIMAGREE, CE PRETEXTEAUX RANCUNES .. - cet explosif didée enfin devenu révolutionidée moderne et principe de déclin de toute organisation so ­ciale - EST DE LA DYNAMITE CHRÉTIENNE ..
  • -51 ­ 3. Chrestomathie du 20e Siècle.Distinguons cinq périodes ou cataclysmes dans la série descrises culturelles qui secouent encore notre 20e Siècle.Ceci nous permettra de situer et de mieux relier nos recher­ches et nos découvertes : a 1900-1919 b 1920-1939 c 1940-1959 d 1960-1979 e 1980­ ...De même [1] Culture occidentale [2] Culture orientale [3] Réactualisation des Cultures lointaines dans lespace <ethnographie .. ) [4] lointaines dans le temps <ethnologie .. ) [ 5] 1 II III IV VExposons dès à présent quelques explorations, quelques défri ­chages qui nous passionnent. .. Compte tenu du nombre immensedes perspectives détude possibles, nous nous réservons dap ­pliquer notre ~ille de re~res ultérieurement [ nous abordonsici les Sujets détude qui nous viennent le plus immédiatementà lesprit, tout en ayant conscience que les auteurs et lesthèmes détude examinés reflètent un choix et des préférencespersonnelles ] ..
  • -52­ pPEGUY <Charles) 1873 t 1914 : • Textes de Ch. Peguy, recueillis par Alex. Marc, Paris, 1945. p. 77: Il est incontestable que dans notre socialisme même, il y avait infiniment plus de christianisme que dans toute la Madeleine ensemble avec Saint-Pierre-de-Chaillot .. NOTRE SOCIA­ LISME ÉTAIT UNE RESTAURATION UNIVERSELLE .. Notre religion de jeunesse est devenue, sous le nom de jauressisme, une "excita ­ tion des instincts bourgeois dans le monde ouvrier" .. la classe bourgeoise et capitaliste a injecté un redoutable virus.. Dès lors, lesprit révolutionnaire était atteint dans ses sources les plus profondes.. LA TRADITION RÉVOLUTIONNAIRE FRANCAISE ÉTAIT LÉSEÉ DE SES PLUS ANCIENNES RESSOURCES. Lassainissement du monde a toujours été la destination, la vocation ~rançaise. p. 153 : 0 misère, ô grandeur, CEST DE NOUS QUIL DEPEND ... dACHEVER LÉTERNITÉ. DIEU A MIS SON DESTIN ENTRE NOS PAUVRES MAINS. . p. 168 : Je leur ai donné de mon pain : la belle avance ! Ils auront faim ce soir ; ils auront faim demain .. QUIMPORTENT NOS CHARITÉS? NOS CHARITÉS SONT VAINES. p. 267 Lucien Herr : "Vous êtes un anarchiste". Péguy: "Le mot ne meffraie pas". Lucien Herr : "c e:5t bien celà, vous êtes un anarchiste. Nous marcherons contre vous de toutes nos forces" . • Oeuvres complètes, T. VIII, pp 141-143 [ Clio] : "Si la royauté fut demeurée dans lancien régime, si elle fut demeurée la royauté de Saint Louis, elle était invincible,elle était éternelle. Et tel est le châtiment de celuiqui trahit son ordre: cest que dans le nouvel ordre pour lequel il a trahi le sien il trouve toujours quelquun qui est plus de ce nouvel ordre que lui . . . Quand LA RÉVOLUTION FRANCAISE décapita la royauté, elle ne décapita pas la royauté. Elle NE DÉCAPITA PLUS QUE DU MODERNE" .. "UNERÉVOLUTION EST ESSENTIELLEMENT UNE OPÉRATION QUI FONDE". Cest une opération par laquelle réellement on se renouvelle, ondevient nouveau, frais, entièrement, totalement absolumentnouveau. La RÉVOLUTION DE LORDRE est un appel dune traditionmoins parfaite à une tradition plus parfaite. UN APPEL DUNETRADITION MOINS PROFONDE K UNE TRADITION PLUS PROFONDE" ...p. 75 : "Oui, le monde moderne a tout fait pour proscrire laChrétienté, pour éliminer de soi toute substance, tout atôme,toute trace de chrétienté. Mais si je vois une invincible, une insubmersible, une incompréhensible Chrétienté, ressourdreden-dessous, ressourdre du pourtour, ressourdre de partout,vais-je la méconnaître parce que moi, infirme/je navais pascalculé doù elle viendrait. " Ce peuple achèvera un cheminquil na pas commencé. Ce siècle, ce monde, ce peuplearrivera par la route par laquelle il nest pas parti ..• Jean Roussel, Xesure de Peguy, Corrêa, Paris, 1946, 214p.p.191: Ce que Peguy entend par Chrétienté, cest une nouvel­le forme de civilisation. Il fut lannonciateur dune révolu­tion qui sera spirituelle, qui hâtera lavènement dUN NOUVELÂGE CHRÉTIEN, QUI PERMETTRA k LHOMJtŒ "DE RETROUVER LHOMME"EN RETROUVANT SA VÉRITÉ QUI EST UNE VÉRITÉ ÉTERNELLE. Telleétait lattente de Péguy, telle était sa certitude .• -Paul Chanson, Demai n, 5 Dec. 1943 : "DE 1815 à 1850, CESTAU NOM DE LA CROYANCE EN DIEU QUE LES SOCIALISTES FRANCAISPROTESTENT CONTRE LASSERVISSEMENT DES SALARIÉS. Ils disaient: cest grâce à la religion de Jésus que les esclaves de jadisont été libérés. Sil existe de nouveaux esclaves, les sala ­riés, cest que LE CATHOLICISME A TRAHI LES ENSEIGNEMENTS DUCHRIST. Ils disaient : méfiez-vous avant tout du matérialismeet de lathéisme. LATHÉISME, CEST LE CHEMIN DE LESCLAVAGEINTÉGRAL, DE LESCLAVAGE IRRÉMÉDIABLE ET DÉFINITIF. Car ce quienchaîne lhomme à la matière, lenchaîne également la société
  • -53 ­ XlXARITAIH (Jacques) 1882 t 11~3 1 Primauté du Spi ri tuel, Paris, Li b Plon, ~ 315p.,CC Ce titre est ambigü, car ce que J. Maritain, entends dabo!:d par "le spirituel", cest avant tout "la théologie de LA GRACE" (ce mot de "grâce", "noeud" de la théologie janséniste, apparait presque à chaque page du livre j une telle insistance révèle pour nous un jansénisme sous-jascent. Dans lesprit de Maritain, "primauté du spirituel", ne veut malheureusement pas dire autre-chose que : "primauté de LA GRACE" (laquelle est entendue dans son acception augustinien­ ne-janséniste). Pas une seule fois le nom de St Denis (quIl soit Aréopagite ou "pseudo") napparaît dans ce livre, même au chapitre intitulé "Primat de la contemplation" ! Maritain est, encore une fois, un représentant typique du "crypta-jansénisme qui prétend se prévaloir de St Thomas". Il sagit pour lui, de "la primauté dun pseudo-spiritualisme paulinien-augustinien", lequel insiste sur la notion de "péché" et permet dimposer à la fois une pseudo- "raison" et une pseudo-"foi", Ce livre a été investi dune importance et dune influence considérable "entre les deux guerres". Maritain reprend à son compte les grands thèmes eschatologiques de N, Berdiaev, en croyant pouvoir les annexer au profit de sa propre théologie. Ce texte nous a semblé important pour connaître les ressorts secrêts dune certaine pseudo-théologie, ainsi que le climat spirituel de lentre-deux guerres, au moment où chacun peut se préva ­ loir davoir saisi les leçons de lénorme cataclysme qui vient davoir lieu, alors même que lon perçoit déjà la necessité, et les secousses anticipées, dun nouveau cataclysme qui sapproche inéluctablement à grands pas ]],1) Condamnation du mouvement "Le Sillori de :Marc Sangnier, (1873 t 1950), mouvement qui veut promouvoir les idées dunchristianisme "social et démocratique".p. 101 : Léon XIII, encyclique Sapientiae christianae :"Vouloir engager lEglise dans ces querelles de partis, etprétendre se servir de son appui pour triompher plus aisémentde ses adversaires, cest abuser indiscrètement de lareligion", Pie X , Lettre sur le Sillon, 25 Aout 1910 :"Son catholicisme (du Sillon), ne saccorde que de la forme dugouvernement démocratique. Il inféode donc sa religion à unparti politique. LEglise a toujours laissé aux nations lesoin de se donner le gouvernement quelles estiment le plusavantageux pour leurs intérêts. .. IL Y A ERREUR ET DANGER ÀVOULOIR INFÉODER, PAR PRINCIPE, LE CATHOLICISME K UNE FORME DEGOUVERNEMENT, de synthétiser la religion avec un genre dedémocratie dont les doctrines sont erronées. Or, cest le casdu Sillon, lequel compromettant lEglise, divise les catholi­ques .. Les chefs du Sillon allèguent quils évoluent sur unterrain qui nest pas celui de lEglise, que le silloniste esttout simplement un catholique voué à la cause des classeslaborieuses".2) Condamnation du mouvement "lAction Française" de CharlesMaurras <1868 t 1952) p. 86: On la vue (lAction Fran­çaise) faire des propositions limitées .. prendre un ton leplus élevé .. enfin, se décider pour la résistance ouverte àlautorité de lEglise (Non possumus, Action Française du 24Dec. 1926) .. LAction Française avait un choix à faire où ilfallait que primât nettement lEsprit Surnaturel.
  • -54­ MARITAIN Une communauté ne peut jamais davantage que ne peut son chef. Or le chef, ici incroyant, se regardait comme tenu de se récuser. Comme communauté, lAction Française navait pas de ressort daction plus éleve que lesprit quelle tenait de son chef. Une communauté politique (je dis bien politique> placée comme telle sous le principat intellectuel absolu dun chef incroyant, posait la question du chef. , p. 89 : Sil est vrai quUNE CONSCIENCE POLITIQUE COMPLETE EST DORDRE NON SEULEMENT PHILOSOPHIQUE MAIS THÉOLOGIQUE, il était à craindre que, dans une communauté politique conduite par un chef incroyant, les déficiences ne se communiquassent au corps de la communauté. Les dangers ressortissaient à ce quon peut appeler "le naturalisme politique". p .... 93 : CÉTAIT PAUVREMENT PENSER DE LA FRANCE, DE SES DESTI­ NEES PROVIDENTIELLES, QUE DESTIMER QUUN PARTI POLITIQUE EST SA DERNIERE CHANCE DE SALUT, OU SON UNIQUE MOYEN DE SALUT. Rien, à cette heure, ne pouvait faire plus de mal à la France quun schisme entre catholiques. Ces choser nous révèlent le degré réel de la gravité des dangers de ce "naturalisme" .. Renouvelant danciennes difficultés jansénistes, une certaine appréciation naturaliste des choses, est la faute commune dun grand nombre de chrétiens de nos jours. p. 98 : LEcole dA. F., maintenant condamnée, était un des appuis sur lesquels on comptait le plus pour la défense de la religion. Sils ont alors à souffrir, les catholiques saurontdu moins que personne ne pourra confondre leur cause aveccelle dun parti politique. Le refus absolu opposé par lEglise à un parti politique quel quil soit, apparaît plus manifeste que jamais... La tentation de lier la religion àquelque parti politique "de gauche" est grande pour les hommesde réalisation. .. La tentation de lier la religion à quelqueparti politique "de droite" est grande pour les hommes deprincipes. . p. 100 : Il est absurde de supposer que "ce quiest par définition universel" .. puisse se lier à ce qui estpar définition particulier, cest-à-dire à un parti ..p. 102 : Il faut que le spirituel se délivre des attaches ter­restres. Les moyens humains et politiques, si importants quils soient dans lordre du bien temporel, sont les plusinfirmes pour lextension du Royaume de Dieu. A mesure que lemonde se défait, ils apparaîtront comme de plus en plus inadé­quats. Les catholiques peuvent adhérer à nimporte quel partipolitique jugé par eux utile .. Tout ce quil y a de justedans les conception politiques dun Joseph de Maistre, dunThOmaS dAquin, demeure ...p. 106 : Il nest de salut quen la vérité intégrale. Il ny apas dautre universalisme authentique que le catholicisme. LESHOMMES DE CE TEMPS SONT APPELÉS k UNE RESTAURATION INTÉGRALEDES VALEURS CHRÉTIENNES, ILS SONT APPELÉS ~ UNE UNIVERSELLERÉINVENTION DE LORDRE. Ils doivent rejeter toute la barbariedu monde naturaliste .. dans le domaine économique et social,corrompu par le régime de la fécondité de largent. CEST DIEUQUI CONDUIT LHISTOIRE ... p. 120: Avant davertir, puis desolennellement frapper lAction Française, Pie XI avait solen­nellement condamné le Laïcisme (Encycliques Urbi Arcano Dei etQuas Primas> ... p. 114 : Deux traditions adverses se croisent,semmêlent le long de notre histoire lune a vraiment faitla France. Elle fut prépondérante au moyen âge, sest manifes­tée le plus purement en Saint Louis, et a eu dans Jeanne dArcson ange immaculé et douloureux .. lautre ...
  • MARITAIN -55­p. 116 : .. Les idées homicides de la Réforme sont les formescadavériques de la corruption du monde chrétien .. VOILÀ CINQCENTS ANS QUE NOTRE MORT A COMMENCÉ. . Le royaume nappartientpas au Dauphin, mais à Dieu, disait Jeanne dArc. Et cependantcest la volonté de Dieu que ~e Dauppin puisse tenir ~e ,royaume en commende ... CEST A LA REFECTION DE LA CHRETIENTEQUE JEANNE VEUT QUE LE ROI SEMPLOIE. [[ Maritain oppose ici comme antinomiques, la tradition chré­ tienne issue de Philippe le Bel, à celle représentée parJeanne dArc. Or les démêlées de Philippe le Bel 1270 t 1314,avec le Pape Boniface VIII, peuvent être considérées commetout aussi symboliques et représentatives que lépopée deJeanne dArc. Où se trouve lEglise Véritable? Celui quitrahit le premier la Doctrine 1 Tradition Dionysienne etAréopagitique, est celui qui trahit le premier lEgliseUniverselle. Nous désirons rappeler à grands traits les faitsde cette démêlee :V. Duruy: Histoire de France, Paris, Hachette, 1864, 2vol,608 et 750p. pp 350-353 : Les différends de Philippe le Belavec Boniface VIII, avaient commencé en 1296, au sujet desimpôts mis par le roi sur les églises de France. La querellese ranima bientôt par lintervention hautaine du pontife dansles affaires intérieures du pays. Un des légats du pape,Bernard Saisset, évêque de Pamiers, brava le roi en face leroi demanda à larchevêque de Narbonne, son métropolitain, dele dégrader canoniquement. Larchevêque en référa au pape, quimenaça le roi dexcommunication pour avoir osé porter la mainsur un évêque. Il lança la bulle Ausculta fili, dans laquelleil reprochait à Philippe le Bel daccabler son peuple, clercsou laïques. Il laissait entrevoir cette prétention quil yavait dans le royaume un pouvoir placé au dessus du roi:celui du Saint-Siège: "Dieu nous a constitué sur les rois etles royaumes. Ne te laisse donc pas persuader que tu naiespas de supérieur et que tu ne sois pas soumis au CHEF DE LAHIÉRARCHIE ECCLÉSIASTIQUE . . " Philippe déclara dans une courplénière quil renierait ses enfants pour ses héritiers silssabaissaient à reconaître au-dessus deux une autre puissanceque celle de Dieu dans les affaires temporelles. Le 11 Fev.1302, il fit brûler publiquement la bulle du pontife. Ilappela autour de lui les députés des états généraux, y comprisla bourgeoisie ou tiers état <10 Avril 1302). Les députés dutiers sexprimèrent ainsi: "Le peuple de vostre royaume sup­plie et requiert que vous gardiez la souveraine franchise decet Etat, qui est telle que vous ne recognoissiez, de vostretempo{el, souverain en terres, ~fors que DieU. Ainsi LA~ ,PREMIERE PAROLE QUAIT PRONONCEE LE PEUPLE EN FRANCE A ETE UNCRI DINDÉPENDANCE NATIONALE. Le pape, menacé dun concilegénéral devant lequel Philippe se proposait de le traduire,prépara de son côté une bulle prononçant la déposition du roi.Le roi devança le pape. Un de ses agents <Nogaret, petit filsde celui qui avait été brûlé comme Albigeois) vint en Italie.Boniface était alors dans sa ville natale dAnagni. Nogaretentra dans la place avec 400 hommes darmes et quelques cen­taines de fantassins. Au bruit quils firent dans la ville, aucri de "Mort au pape, vive le roi de France", Boniface crut sadernière heure venue. Mais, retrouvant malgré sa vieillesse(il avait 86 ans) une énergie peu commune, il se revêtit deses habits pontificaux, sassit sur son trône, la tiare entête, tenant la croix dune main, les clefs de saint Pierre delautre, et il attendit ainsi les meurtriers.
  • KARITAIN -56­Ceux-ci le sommèrent dabdiquer. "Voilà mon cou, voilà ma tête, répondit-il; trahi comme Jésus-Christ, sil me fautmourir comme lui, du moins je mourrai pape. Sciarra Colonnalarracha de son trône, le frappa de son gantelet au visage,et leût tué, si Nogaret ne leût empêché. "0 toi, disait lepetit fils de lAlbigeois, ô toi, chétif pape, considère etregarde la bonté de mon seigneur le roi de France, qui, siloin que soit de toi son royaume, par moi te garde et tedéfend" (Chronique de Saint-Denis).Le pape, craignant quon ne mêlât du poison à ses aliments,était resté trois jours sans manger. Peu de temps après, ilmourut de honte et de colère des indignes affronts quil avaitsubis (1304). Son successeur Benoît XI, voulut le venger enexcommuniant tous les responsables de cet évènement. Lexcom­munication remontait jusquau roi. Un mois après la publica­tion de la bulle, Benoît XI mourut, peut-être empoisonné.Cette fois, Philippe prit ses mesures pour se rendre maître delelection du nouveau pontife. Le nouveau pape (Bertrand deGoth, archevêque de Bordeaux), prit le nom de Clément V, sefit sacrer à Lyon (1305), et abandonnant Rome, vint se fixer àAvignon (1308), possession du Saint-Siège au delà des Alpes ..Ses successeurs restèrent en Avignon jusquen 1376".]]Maritain: p. 132 : Il semble que nous entrions dans uneépoque où tous les espoirs fondés sur le rationalisme étantdéçus, les grands problèmes dordre spirituel domineront denouveau lhistoire . . . Toutes les aspirations de lEglise sem ­blent actuellement tendues vers UNE RESTAURATION SPIRITUELLEDE LA CHRÉTIENTÉ. LEsprit de Dieu la fait gémir tout entièredans lespérance de cette oœuvre sainte i oœvre essentielle­ment spirituelle rendue nécessaire par les déchirements que laguerre a causés (1914-18), mais aussi par le pressentiment delavenir. p. 143 : Les plaintes que lOrient élève aujoudhuicontre nous sont leffet dune déception profonde. Que serait­ce sils savaient le don de Dieu, que nous leur devions ..p. 154 : Il importe de bien comprendre ici la signification dela guerre. Le mot de Benoît XV sur le suicide de lEurope vaplus loin quon ne pense. LEUROPE A TUÉ SON PASSÉ. LIMMENSECORPS DE CULTURE CHRÉTIENNE PARAÎT KAINTENANT COMME INANIMÉ,est devenu tout à coup quelque chose de lointain, de séparé.La jeunesse daujourdhui se promène dans sa propre humanitécomme dans une salle de musée, elle voit son coeur dans lesvitrines. Les âmes sont nues. LEglise aussi est nue. JE NEDÉSESPÈRE PAS DE LEUROPE. LES SOURCES PROFONDES DE SA VIESONT TOUJOURS LA~ CACHÉES .. LEglise seule pourra les fairejaillir de nouveau ...CEST ~UNE EXPANSION UNIVERSELLE DE LINTELLIGENCE QUE NOUSSOMMES APPELÉS. Le temps semble venu de faire oœuvre desynthèse véritablement catholique, et de Réconcilier souslindispensable lumière de la Sagesse Théologique. De touscôtés le désir apparaît de se mieux pénétrer de la doctrine delEglise. p. 44 : Toute conception humaine de lEglise, sihaute soit-elle, savère insuffisante. p. 268 : Le staretzSéraphim enseigne que le but de la vie chrétienne est lacqui­sition du saint esprit (Cf: R. P. Woroniecki : "les Malheursde la Russie et "le Catholicisme et lavenir de la Russie,Etudes religieuses, Liège, 10 Nov. 1926. Cf. le beau livre deVladimir Soloviev,"La Russie et lEglise uni"vperselle)
  • -57­MARITAIN Irenikon, n·l, Avril 1926 cite lAllocution consistoriale de Pie XI, du 18 Dec. 1924 : "Loeuvre de réconciliation ne peutêtre tentée quà la condition que lon se défasse des erreursaccumulées au cour des siècles, au sujet des Eglises dorientp. 296 : LEsprit Divin qui faisait parler Jeanne dArc savaitquelle était en présence de gens qui usurpàient lhonneurdêtre lEglise.p. 158 : La Doctrine de St Thomas est linstrument intellec ­tuel propre de lEglise universelle. p. 163 : St Thomas, Doc ­teur commun de lEglise la forme la plus évoluée et la plusparfaite de la pensée chrétienne. p. 175 : Voilà bientôtcinquante ans que les papes adjurent les catholiques dallertous à St. Thomas dAquin pour redresser lintelligence souslinspiration du Docteur commun, pour coopérer à cette restau­ration spirituelle de la chrétienté qui apparait comme lagrande tâche daujourdhui. LEglise a une telle prédilectionpour sa doctrine que, selon le mot de Benoit XV, elle en afait "sa doctrine propre" ..[[ Le "Denys" de Thomas dAquin est celui de la pure tradi­tion millénaire de lEglise: - Denis lAréopagite, 1er évèquedAthènes, et 1er évèque de Paris au 1er siècle - Comment pré­tendre se prévaloir de Thomas, et dire en même temps que celui­ci était illusionné à propos de St Denis lAréopagite! LE"DOCTEUR COMMUN" DE LEGLISE DU MOYEN-ÂGE, ET DE LEGLISE DETOUJOURS, EST SAINT DENYS LARÉOPAGITE <Et non St. Thomas dAquin). St Denis est le docteur que Thomas cite toujours commeautorité souveraine, et parmi ceux quil cite le plus large­ment: environ 1709 fois )).« Le terme de "grâce", terme on ne peut plus flou et ambigü,exprime des concepts, ou revêt des connotations opposées,selon quon le rencontre dans Thomas, ou dans Augustin. Ledénouement de ces concepts opposés et contradictoires, ainsique la restitution dune Idée de "La Grâce" Saine et Authenti ­que, se trouve dans la réponse enigmatique de Jeanne dArc"Si je ny suis, Dieu my mette, et si jy suis, Dieu mygarde" ! »L~grâce" selon Mari tain :p. 8 : Le Christ a rétabli .. la subordination de la raison àDieu .. par sa "grâce". Le principe secrêt de cette supréma ­tie de la matière est .. ce qui est de la "grâce" (qui estactuellement) chassé de la vie intellectuelle. A cette supré­matie, il faut opposer la suprématie de la divine "grace" la"primauté du spirituel".p. 109 : Il ny a pas dordre véritable de la vie humainesans le "primat de la grâce".p. 111 : En ce qui concerne la France, il importe de se rap­peler tout ce que sa vocation implique de fidélité à la grâce"p. 121 : St Thomas, par sa doctrine de la "grâce" nous "fait comprendre la primauté "du domaine universel de la grace" nous fait comprendre le primat de la contemplation (qui est)propre aux esprits élevés par "la grâce" ..p. 157 : Ce nest pas le catholicisme qui est thomiste, cestle thomisme qui est catholique. Les thomistes sans doute lais­sent-ils dormir leurs trésors, ils ont beaucoup de peine à nepas diminuer Saint Thomas. [[ on naime pas Saint Thomas, caron eût souhaité quil fut, non pas Dionysien et AréopÊgitiq~, mais augustinien ! .. )).
  • MARITAIN -58­p. 267 : .Le rôle des catholiques, et singulièrement des dis­ciples de St. Thomas serai t de montrer aux orthodoxe::; la con­ception catholique de la nature et de "la grâce" <conceptionselon laquelle la nature est) de fait achevée et surélevée par"la grâce".p. 177 : Manifestement Dieu veut quelque chose de neuf ; ilnous demande de restaurer en nous lordre essentiel que lemonde moderne a brisé. : Saint Paul; que dit-il? "Je fléchisles genoux devant le Père .. " ([ Maritain reprend linvitationde Paul à "grimper par la fenêtre" .. au lieu d "Entrer parla Porte": -Jer 9.21, Joël 2.9- Pas un seul mot à propos deSaint Denis, -que celui-ci soit considéré comme Aréopagite, oucomme un "faussaire du 5e Siècle"- dans ce chapitre consacré àla contemplation !! CE SONT LES CATHOLIQUES EU~-MÊMES, NON"LE MONDE XODERNE" QUI, "EN TUANT DENYS", ONT BRISE "LORDREESSENTIEL" DE LA CIVILISATION.]] Nous considérons le manifestede Mari tain" Primauté du Spi ri tuel", comme un attentat <:!irect,dautant pluS redoutable quil est déguisé, contre LE VERITA­BLE RENOUVEAU SPIRITUEL (Berdaiew, Massis), qui prenait formeet élan et qui tentait de se confirmer en ces années là (1919­1935). Nous pouvons percevoir que lessai de Maritain visaitle seul but de désamorcer et de fairecapoter ( en le récupé­rant au profit dune pseudo-théologie de "la grâce" qui osait,en toute impudence, repointer son nez à ce moment là .. ) un telRENOUVEAU SPIRITUEL AUTHENTIQUE .. D Encore et encore résurgence de Denys <elle est inévitableet endémique : Denys est le "noeud" sous-jacent et permanentà linterrogation spirituelle et intellectuelle occidentale).Encore et encore, à périodes fixes, répétitives, et comme ob­sessionnelles, il faut à tout prix conjurer et réprimer cettepossi ble résurgence. <trop de choses sont en cause) . Ci tonsles textes ... Assez de discours historico-encratiques ! SAINTDENIS EST LE "CADAVRE DANS LE PLACARD" DU CHRISTIANISJŒ ! Cest vous qui ly avez mis! Il est temps, il est grandtemps, il est plus que temps .. douvrir ce placard et de LenSortir! ce cadavre que lon ressort, et que lon ressert,comme rituellement à périodes fixes et cycliques <cf : exhu­mations rituelles à Madagascar .. ) mais que lon prend grandsoin, et grande jubilation, et délectation, à replacer au mêmeendroit. ce cadavre encombrant, vis à vis duquel onéprouve irrépressiblement la même curiosité chronique etmalsaine ... et auquel on persévère à infliger indéfiniment lemême pseudo-examen ... examen-prétexte pour se rassurer sansdoute que ce cadavre est toujours bien là où il doit être ... <tout en étant certainement à chaque fois déçu quIl ne sesoit pas enfin décidé à disparaître complètement et de luimême) ... .. ce Grand Çadavre est aussi un "secrêt de p"ol~chinelle"Cest LE SECRET DE POLICHINELLE DE TOUS LES MEDIEVISTES, detous les étudi~nts en théologie, de tous les explorateurs enMétaphysique un tant soit peu attentifs ...
  • -59 ­ JI2XASSIS <Henri) 1886 t /9"1 0 Défense de 1 Occident, 1919-19~7, Plon, Paris, @ 281p. 2 LHonneur de Servir, Plon, Paris, 1937, 367p. 3 ­ Les Idées Restent, Lardanchet, Lyon, 1941, 253p. 1 ----- p. 22 : Thomas Mann <1875 t 1955) dans: Lesprit de lAllema­ gne et son avenir entre la mystique slave et la latinité, <LEurope nouvelle, 14 :Mars 1925), affirme: "Le peuple alle­ mand, en 1918 était brisé jusquen ses profondeurs. Le choc subi par la France, après la défaite de 1870-71, nétait quun jeu denfants si on le compare aux souffrances vécues par lAllemagne dans les années qui précédèrent et qui suivirent 1918. Le peuple allemand a subi un "collapsus" physique et psychique quil est loin davoir surmonté complètement, et tel quon en avait sans doute jamais connu au cours de lhistoire jusquà nos jours. Car il était sans précédent quun grand peuple civilisé, conscient davoir rendu à lhumanité des services éminents et originaux, se retrouvât un beau jour dans le rôle et la situation dun être de rebut et dun "inimicus humanœ naturœ, stigmatisé, proscrit, abandonné de tous et combattu à mort par la société réunie des nations civilisées. La démoralisation fut sans bornes, elle se fit jour dans lan ­ xiété profonde et presque mortelle de tout un peuple qui dés ­ espérait de lui même, de son histoire, de ses biens suprêmes". p. 27 : "LE SOIR TOMBE SUR LEUROPE", écrivait Walter Rathenau quelques mois avant sa fin tragique. "De plus en plus. tout nous oblige à regarder vers lEst. Pour nous Allemands. cest une ~uestion de vie ou de mort. CE NEST PAS SANS UNE HORRIBLE MELANCOLIE, QUE DES HOMMES COMME NOUS, SE DÉTOURNENT DE LOC ­ CIDENT. VOIL~ LA GRANDE CONSÉQUENCE DE LA GUERRE, voilà la grande tragédie que nos enfants ne comprendront même pas .. p. 28 : Atteinte dans ses ambitions dhégémonie spirituelle, lAllemagne de 1918 proclama par la voix dOswald Spengler, le décl in de lOccident, "Der Untergang des Abenlandes. Lhomme abstrait, universel, un tel homme, selon Spengler, nexiste pas. LHistoire seule est la réalité. Aussi lhistoi­ re, vraie forme substantielle, doit-elle être désormais oppo ­ sée aux conceps surannés de "la Métaphysique de lEtre, tenue pour responsable de cette "notion générale de lHomme" ..Spengler libérait lAllemagne dune responsabilité maudite.Cette "humanité" dont on avait prétendu la bannir, nétaitquun leurre. "La condition sine qua non dune guérison de lEurope, écrit un jeune universitaire berlinois, cest que lon cesse de considérer comme primordiale cette fameuse ques­tion de la responsabilité <Schuld). Ce nest pas dune respon ­sabilité, dune faute, quil sagit en effet, mais bien plutôtde la fatalité. Il sagit bien plutôt dune transformation,dune CHUTE CATASTROPHALE DE TOUTE UNE PÉRIODE DE LHUMANITÉ".p. 33 : pour nous, dit R. E, Curtius, cette "Idée rationnellede lHomme", est celle dun esprit qui ne se révèle à lui mêmeque dans lhistoire. Pour un Français, il ny a point dEvo­ïution créatrice de la Raison". La tradition grecque-ramai ne ­française, est considérée comme "la réalisation insurpassablede la Raison dans lhistoire". LAllemagne cherche à substi­tuer à la notion universaliste, une "théorie dynamique de lacivilisation".
  • MASSIS -60­ p. 36 Ainsi, dans lAllemagne défaite, le balte Hermann Keyserling se trouva-t-il être lhomme de la situation. "Javais, dit-il, la mentalité de lEuropéen qui, pour naître à la Vie Historique, a finalement besoin que tous les vieux Etats sécroulent" "Mon dynamisme spiri tuel est tellement fort, dit-il, quil est impossible de le supporter plus de trois jours". Pour sauver lOccident, en lui restituant le sens des choses perdues ; pour CETTE OEUVRE DE RÉINTÉGRATION TOTALE, il fallait un homme en qui le Verbe se fit chair et qui en quelque sorte, fut l"incarnation de lUniversalité". Déclaration de Keyserling à Frédéric Lefèyre : "Vous connais­ sez lIDÉE CHRÉTIENNE DU LOGOS INCARNE~ CEST CE QUE JE SUIS, JUSQUÀ UN CERTAIN POINT, DEVENU MOI-MÊME, toutes proportions gardées, et dans des proportions modestes, bien entendu". H. Keyserling ouvrit à Darmstadt, en 1920, "lEcole de la Sa­ gesse. "le véritable progrès consiste dans lorientation spi­ rituelle (einstellung) qui transforme le chaos intérieur en Cosmos et fait de lhomme un créateur dans le sens absolu du terme <der Kensch ist abedingt schi5pfe risch)". Nest-ce point là ce que Noyalis, en 1799, saluait comme lindice dune culture allemande originale: "Partout, dit-il, se déploie une vaste intuition du Libre-Arbitre créateur; et de lillimité, de la magnificence infinie, du caractère sacré, et de la toute ...", puissance de lHUMANITE INTERIEURE". p. 45 : Le prophète de Darmstadt était bien de la race des vieux thèologiens germaniques qui soutenaient, <tel Sébastien Franck, théologien allemand, 1548), que "notre nature est divine", que "lEtre Absolu se réalise en nous" et que "nous sommes lactualité de Dieu". Karl Wickler, écrit en 1921 : "LE VÉRITABLE MOUVEMENT DE NOTRE JEUNESSE EST UN MOUVEMENT PUREMENT RELIGIEUX dont la portée na pas été reconnue". Nest-ce pas là, dailleurs, ce que Keyserling appelle le "Christianisme éternel" ? Celui-ci conclue : "Nous sommes à lentrée dune époque semblable à celle des premiers siècles après le Christ. Toutes sortes de réactions avaient lieu alors, et de même qualors, le résultat en sera un élargis­ sement des bases de la vie". Aujourdhui de même: IL SAGIT DE CRÉER UN NOUVEL ESPRIT DU MONDE, DE RETROUVER DE NOUVELLES VALEURS SPIRITUELLES, UN IDÉAL INÉDIT. Ce qui demeure au fond de lâme de cette génération meurtrie, cest l "Homme Nouveau" p. 48 : Thomas Mann: "Les problèmes intellectuels, politiques , se compénètrent, Ils ne forment q~un problème unique etsuprême: LA QUESTION DE LHOKME MEME. Se dresse devant nosyeux notre devoir : celui de verser un contenu nouveau dans le"Concept de lhumanité". Das tille neu werde : TOUT DOIT ÊTRE RENOUVELÉ.Fichte en 1814 <Discours à la nation allemande) : "Lorsquunenation a perdu lindépendance, elle ne peut en sortir quà lacondition expresse de DONNER NAISSANCE ~UN MONDE NOUVEAU,dont la création marquerait pour elle le commencement dunenouvelle époque .. " Une nouvelle Europe, une nouvelle histoire,une nouvelle Culture, voilà ce que Fichte entendait formuler.Robert Ernst Curtius en 1921 : "Il nous faut, bon gré ou malgré, et sans nulle distinction de parti, édifier une existenceentièrement nouvelle". "Le 19é siècle peut être appelé, à biendes égards, le siècle de l espri t allemand".p. 53 : Keyserling voit la Deutschlands politische missiondans LA VICTOIRE DE LA CONSCIENCE MÉTAPHYSIQUE, "Cest grâceà lAllemagne, à sa culture idéaliste, que lunité de la vieuniverselle, sa continuité indestructible, sexprimera .. "
  • MASSIS -61 ­ p. 55 : Il faut en finir à tout prix avec cet "esprit de la latinité" qui a atteint son :maximum dintensité et de puis­ sance dans la pensée française. Herder ne disait-il pas déjà que "les latins ont apporté au monde une nuit dévastatrice" ?oR. Ernst Curtius : "Tant que cette "notion de civilisation stylisée à la romaine" sera la forme officielle de lidée nationale française, une collaboration de lAllemagne et de la France restera impossible i il Y :manquera une base réfléchie dentente politique et culturelle. Cest dans une conception universaliste de lhomme que le genre humain regagnera les conditions naturelles du langage commun, sans lesquelles il ne peut trouver ni lordre ni la paix". p. 57 : Un dialogue sétablit, dès 1919, entre les écrivains de France et dAllemagne Jacques Riyière, directeur de la Nouvelle Revue Française écrit: "Lintelligence française, est la seule quil y ait au monde. Nous seuls avons su conser ­ ver une Tradition". Réponse de R. E. Curtius : "La jeune Alle­ magne regarde vers lEst et tourne le dos à lOccident. Cest là un instant décisif : elle se tourne vers la Russie : PEU IMPORTE LATTITUDE POLITIQUE QUON ADOPTE K LENDROIT DU BOLCHEVISME : IL EST LEXPRESSION DUN CHANGEMENT. Il semble­ rait que normalement toute émancipation spirituelle, toute réforme sociale dût venir de lOuest. Ces temps-là pour nous sont accomplis. LESPRIT ALLEMAND A CESSÉ DE REGARDER AVEC INTÉRÊT VERS LA FRANCE INTELLECTUELLE. Pour quil se reprît à le faire, IL FAUDRAIT QUUNE NOUVELLE EXPANSION DE LUMIERE VINT LUI PROUVER QUE LA FRANCE EST ENCORE CAPABLE DE DONNER DU NOUVEAU À LUNIVERS, quelle peut briser le câdre étroit où elle senferme, quelle peut JETER UNE PAROLE DE VIE dans le dialogue européen". La notion de "crise européenne" na pas seulement pour nous une valeur théorique: elle est dimpor ­ tance vitale. Pour le Français, elle a une signification opposée". p. 62 : Les écrivains catholiques dAbenland per ­ çoivent que leur mission consiste à travailler à la réinté­ gration de lAllemagne dans la spiritualité occidentale. Cest par ses catholiques que lAllemagne se relie encore à lensem­ ble du monde spirituel". Faire renaître lidée dOccident, de Bien Commun, de Civilisation Européenne, voilà la tâche que les collaborateurs dAbenland ont entreprise. p. 64 : Otto Flake : "Au lendemain de sa défaite de 1870, lesprit français pouvait puiser dans sa tradition, dans son passé catholique. Alors que nous-mêmes, à cause du plus grand de nos malheurs nationaux, la Réformation, nous ne savons sur quoi nous appuyer dans le passé". p. 74 : Déjà, vers 1850, Herzen avait prophétisé en Russie,en sincluant lUi-meme et les intellectuels russes dans lafaillite de la civilisation occidentale: "Cest nous-mêmesqui sommes à la fois le cadavre et lassassin, la maladie et le prosecteur du vieux monde: cest là notre vocation. Lamort du vieux monde nous entraînera nous aussi j il ny a plusde salut possible". Keyserling affirme: "Le bolchevisme, entant que réalité, na en soi rien à voir avec le marxisme".p. 78 : Danileysky : "La Russie, en devenant européenne, estt~mbée dans un piège. Depuis quelle gravite dans· lorbite del Europe, elle obéit avec servilité aux meneurs de ce conti ­nent qui lui ont donné ordre doccidentaliser lAsie à leurprofit". p. 109 : Dostoïeysky (Les Possédés) : "Savez-vousquel est à présent LE SEUL PEUPLE DEIFÈRE, le seul peupleappelé à renouveler le monde, à le sauver au nom dun Dieunouveau? Ce peuple EST LE PEUPLE RUSSE".
  • MASSIS -62 ­ p. 113 : Pour cett~ guerre spirituelle quelle a déclarée au genre humain, LIDEE RUSSE-BOLCHEVISTE DEVAIT TROUVER DANS LIDÉE GERMANIQUE UNE SORTE DE COMPLICITÉ préétablie, de secrète connivence, un même fond dhostilité permanente à lendroit des principes de la culture romano-chrétienne. cest que toutes les sociétés séparées se réunissent dans la haine du catholicisme unitaire. p. 115 : UNE NOUVELLE RÉVÈLATION, voilà le thème commun des innombrables théories, dont germanisme et slavisme se servent pour revendiquer lhégémonie du monde futur. Lambition de devenir le centre de gravité dune humanité nouvelle: ces sombres rêveries lidée russe sen saisit aussitôt. Elle y ajoute une frénésie, une ardeur vierge. Elle croit que son affaire dans le monde, cest "la politique du genre humain" p. 118 : Dostoïeyski : "Tous les fils de lEurope sont perdusdans le mensonge, et lEurope elle-même nest quun cimetièrede grands hommes" Pour Dostoïevski, les intérêts universels restent étrangers aux Etats occidentaux qui en ont étédétournés. CEST LE CATHOLICISME QUIL REND RESPONSABLE DE LA DÉCHÉANCE DE LOCCIDENT, et il ne ces::;e de répéter quil nY2­:Ras de "culture plus ennemie du christianisme que la culture romaine". "Le catholicisme, dit-il, nest pas la foi chrétien ­ne, ce nest même pas une foi" Lunion de lOrient et de lOccident est un rêve, à moins que le pape ne fasse pénitencepour être reçu dans lEglise".p. 120 : La revue Poute (la Voie), organe de la Faculté de philosophie religieuse russe fondée à Paris (1925) affirme"LEglise catholique est une prison, un Etat, un impérialismequi tue la liberté, la charité, la pensée humaine". Tous prê­chent quil faut détruire la civilisation catholique dans sesracines, quil faut chercher à créer un front unique avectoutes les religions non chrétiennes de lOrient, contre lesconfessions chrétiennes de lOccident. Tous affirment quaufond du mal bolcheviste, il y a un grand bien". Slavophilisme,Eurasisme, Bolchevisme, formes successives mais identiques enleur fond, de lhostilité à lOccident et à la civilisationromano-chrétienne. "Devenir véritablement et complètement unRusse, dit Dostoïevski, dans son fameux discours sur Pouch­kine, cela signifie justement sefforcer de résoudre les con ­tradictions européennes. Cela signifie accueillir dans leurAme de Russes tous leurs frères dans un égal amour i et aus::;ipeut-ê~~e, PRONONCER LA PAROLE DÉFINITIVE DE LA GRANDE HARMO­NIE GENERALE, de la concorde fraternelle de toutes les racesdans la loi évangélique du Christ" ...p. 129 : Tolstoï, lui aussi, veut "détruire cette sociétémaudite", "renouveler la face de la terre", en "instaurant icibas le royaume de Dieu". Cest la parole de Tolstoï qui apareillement soulevé lInde sous le prétexte de préparer lesvoies de la réconciliation entre lAsie et lEurope, et d"accomplir loeuvre commune: la plus grande civilisation,celle du total génie humain"p. 131: "A prendre par lidéalisme", disait Lénine pourdéfinir sa propagande parmi la jeunesse européenne ...p. 150 : Okakura : "LASIE NEST RIEN, SINON SPIRITUELLE.LOccident se glorifie de sêtre émancipé des superstitionsmédiévales, mais quest-ce donc que ce culte idolâtre de larichesse qui les a remplacées ? Quelles souffrances et quelmécontentement se trouvent cachées derrière le masque somp­tueux du présent !".
  • -63­MASSIS ~ - Tous nous pressent de REVENIR A CETTE SPIRITUALITE CATHOLIQUE OÙ NOUS RETROUVERONS LUNITÉ MORALE QUI, POUR UNE CIVILISATION EST LE PLUS NÉCESSAIRE DE TOUS LES BIENS. "La civilisation présente de lEurope est la possession exclusive du diable". "La force par laquelle lOccident prospère est une force de mal". Cest là le thème inlassablement repris. p. 153 : Ikuta Cha ka (traducteur de Nietzsche en Japonais)écrivait en 1924 "La civilisation occidentale, enfoncée dans le matérialisme, est à la veille de sombrer. Notre ligue naura de raison dêtre que si elle entreprend de renouveler la vie de lhumanité. Il faut vaincre les Blancs par la pensée de les ramener à la justice, à la véritable civilisation quiest spirituelle, et non matérielle".Coomaraswamy considère William Blake comme "le prophète de lunion de lOrient et de lOccident" il conclue: "Ceux quiont compris le déclin et la chute de la Civilisation occiden­tale reconnaîtront en Nietzsche le réveil de la conscience de lEuropéen". p. 174 : Romain Rolland: "Cest en Occidentquil faut dabord chercher les idéologues qui, dans le pré ­tendu dessein de nous ouvrir aux idées de lOrient, trahissent la civilisation et leur vocation propre. Ceux-là sont lesvéritables fauteurs de la crise de lesprit occidental et de lesprit tout court". p. 177 : LEurope na plus guère dautreéducation que lécrasement de sa mémoire. De tous les mondesantérieurs que limmense travail dérudition du 1ge S. a faitsurgir du passé de lhumanité, et que sa pensée naccorde pasentre eux, lOccident ne sent plus aujourdhui que la charge _peser sur sa volonté et sur son âme. LOCCIDENT SE SENT COURBESOUS LE POIDS DE LA FATIGUE DE LUNIVERS. La masse de sessouvenirs historiques laccable et lempêche de réagir dans lesens de la conservation de la vie. LEurope détient-elleencore le secrêt de la civilisation? _p. 180 : LE TRISTE SPECTACLE QUE LEUROPE ETALE DEVANT NOSYEU~ ; LE-MISÉRABLE ÉTAT DU MONDE MODERNE, "CADAVRE DU MONDECHRETIEN", nous incite, avec une urgence particulière àrestaurer les principes, les traditions propres de notrecivilisation, ceux-là même qui peuvent la sauver et le genrehumain avec elle.p. 186 : ON NOUS PROPOSE UNE pseudo-TRADITION. Pour certainsesprits daujourdhui, la théologie mystique et lascétismechrétien sont choses si méconnues.Michelet, en 1863 : "Tout est étroit dans lOccident. La Grèceest petite, jétouffe i la Judée est sèche, jhalète.Laissez-moi un peu regarder du côté de la haute Asie, vers leprofond Orient." Le même Michelet, quelques pages plus loin,exalte néanmoins "LE FIER GÉNIE DE ROME, PRÉDESTINÉ A CONTI ­NUER LOEUVRE GRECQUE pour défendre le monde contre lengour­dissement oriental .. "p. 221 : Quon nobjecte point que lEurope se détache duchristianisme. Son âme, ses principes, cest le christianismequi les a faits. LOrdre chrétien, ses fondations vivantes,sont devenus si inhérents à notre être que nos erreurs elles ­mêmes, semblent encore revêtues de cette grandeur dorigine.p. 223 : Paul Valéry, LEsprit Européen: "Toute terre qui aété successivement romanisée, christianisée et soumise quant àlintelligence à la discipline des Grecs, est absolumentEuropéenne. Le christianisme propose à lesprit les problèmesles plus subtils, les plus importants et les plus féconds".
  • -64­MASSIS p. 226 : Chesterton affirmait déjà: "Il y a en Asie un grand démon qui essaie de tout fondre dans le même creuset et qui représente tout baignant dans une immense mare". Dès son divin établissement sur la terre, le christianisme a subi plusieurs siècles de dissensions engendrées par lasiatisme. [ Nicée est en Asie] p. 229 : La notion de Bien Commun qui a sa cause en Dieu, voilà le centre de cette grande doctrine finaliste que le moyen-age, avec St Thomas dAquin, a léguée à lOccident. p. 239 : Que la France soit fille aînée de lEglise, cela vautau sens mystique. Il ne sagit, au reste, que de vocation chrétienne, - et dune sorte de précellence dans ce r~le dapôtre, de témoin, qui est dévolu aux nations comme aux individus. p. 243 : Lidéalisme kantien peut être rendu responsable du positivisme et du déterminisme, contempteurs de toute finalité spirituelle. .. LE PROBLÈME MÉTAPHYSIQUE, DANSTOUTE SON INDÉPENDANCE, SEST À NOUVEAU POSÉ: VOILÂ()Ù NOUSEN SOMMES. Cest lheure propice aux entreprises équivoques detoutes les fausses mystiques. Le grand mal daujourdhui, cenest plus le matérialisme, cest "une spiritualité déchaînée"Chesterton dans: La. Nouvelle Jérusa.lem : "Il y a eu un retourdu mysticisme, mais sans le christianisme. Le mysticisme seulest revenu et il a apporté avec lui sept diables plus fortsque lui". p. 249 : Le problème qui se pose devant nous estdonc spirituel dabord. CEST REFAIRE LA PERSONNE HUMAINE QUI IMPORTE, RÉTABLIR LA HIÉRARCHIE DE LÊTRE. Il ne faudra riende moins quune restauration intégrale des principes de lacivilisation gréco-latine et du catholicisme. Cette grandeTRADITION DE LA SAGESSE ANTIQUE ET DE LA SAGESSE CHRETIENNEpeut encore sauver ce quil y a de viable dans le monde.p. 251 : Si nous jetons les yeux sur cette Europe meurtriedans son esprit et dans sa chair, il nous semble que ce quifait aujourdhui son unité, cest une unité de souffrance.la crise de conscience qui laffecte recouvre UN IMMENSE DÉSIRDE LIBÉRATION SPIRITUELLE. Faut-il que ce soit de Gandhi quenous vienne la parole de vérité? "LEurope, dit-il nest paschrétienne." Une tête bien faite en conclurait: "Il fautrechristianiser lEurope et le monde". Car lAsie nest pasmoins éloignée que lEurope de son intégrité spirituelle.p. 254 : On souhaiterait que le colloque qui sengage entrelOrient et lOccident, au milieu du désordre de notre planètesouffrante, servît à préparer les voies de LA RÉCONCILIATIONDANS LE CHRISTIANISME, QUI SEUL PEUT REFAIRE LUNITÉ HUMAINE.Chose digne de remarque: il nest pas une des diatribes despropagandistes de lEst contre le matérialisme européen quinexalte, par ailleurs, lEUROPE MEDIÉVALE, LA CIVILISATIONCHRÉTIENNE DU 13e SIÈCLE, où lindividu sefforça détablir unordre du monde extérieur qui correspondît à lordre universeldu monde de léternité. R. Tagore: "Avant tout, ne perdezpas la foi dans votre Idéal. La civilisation occidentale nepérira pas si elle recherche, dès maintenant, lharmonie qui aété rompue". Nous ne pensons pas autrement. Ce nest donc paslidéal o~iental et l~déal occidental quon devrait opposer,mais LIDEAL DU MOYEN-AGE à lidéal moderne, lidéal de laperfection et de lUnité à celui du "progrès" et de la forcediviseuse. Rien de plus révèlateur, en ces temps duniverselledissolution, que CETTE NOSTALGIE DU MOYEN-ÂGE, ce regret dubel ordre de la chrétienté, ce désir de réinventer une civili­sation véritable à caractère universel.
  • -65­MASSIS Achille Mestre, profe:~seur à la Faculté de Droit <Revue Fédé­ raliste, juillet 1925) : "Le moyen âge, que les hommes du 18esiècle regardaient comme une époque barbare, a donné au con­traire au monde une admirable image de lhumanité. Cest aumoyen âge, tel quil est sorti de la civilisation romainerevue par le christiaisme que nous devons aujourdhui demanderune leçon. On sest figuré pendant bien longtemps que cestseulement à la Renaissance que lhumanité avait pris contactavec lAntiquité. Cette théorie est abandonnée et personnenignore que les grands esprits du Moyen Age, aussi bien lesthéologiens que les maîtres doœuvre, ont vécu sur ce fondscommun dhumanité, dégagé par Rome et revu ensuite par lechristianisme. JE SUIS PERSUADÉ QUE CEST VERS UN NOUVEAUMOYEN-ÂGE ROMANO-GREC QUE NOUS MARCHONS EN CE MOMENT, cest, àmon avis, de ce côté quil faut nous orienter. Des signesabondent de ce retour vers le moyen âge. Notre idéal, cest denous placer à un point de vue élevé doù nous puissions, dunseul regard, nous rendre compte de toute la pensée humaine,pour en faire la somme. Cet extrême dégoût de la spécialisa­tion qui se manifeste, et chez ceux qui enseignent et chezceux qui reçoivent lenseignement, ce dégoût, que pour ma partjéprouve à un point que je ne saurais dire, nest quuneintroduction à un Nouveau Moyen Age et à une nouvelle philo­sophie des choses". p. 257 : Quils croient possible ou nonden voir renaître les principes, les esprits les plus diffé­rents j aussi différents que Keyserling et Hauras, Berdiaeffet Chesterton pour ne citer que ceux-là, se tournent aujourdhui vers cette grande époque organique, où la communion dansune même foi avait fait de lEurope entière un seul Peuple.Cela était, celà nest plus. Nous avons eu, mais NOUS AVONSPERDU LUNITÉ HUMAINE. Depuis lors, en effet, les diverséléments du corps européen, que ne domine plus lautoritébienfaisante de lEglise, sont devenus presque étrangers lesuns aux autres. Privés de sa protection maternelle, ils setrouvent en proie à leurs divergences. .. Mais à quoi bonconstater quIL NY A PLUS DE HIÉRARCHIE DANS LHOMME, quelinstinct partout dispute à lintelligence sa primauté, etquà lexemple de lindividu moderne lEurope daujourdhuiest livrée à lanarchie .. LA SIMPLE SAGESSE VOUDRAIT QUONRECHERCHÂT À QUEL MOMENT, SOUS LINFLUENCE DE 9UELLES IDÉESSEST PRODUITE LA DÉVIATION DE SON DESTIN. Elle exigeraitaussi quon remontât au-delà de CE POINT DE BRISURE HISTO­RIQUE, afin de mieux connaître les principes de la civilisa­tion dont il fut détourné. Il faudrait enfin pénétrer lesecrêt de cette ère de culture qui atteignit au 13e siècle sonexpression la plus haute. Il conviendrait de chercher lesraisons de ses prodigieux progrès qui furent arrêtés en pleinessor. Car le moyen âge est peut-être plus grand par ce quilaurait pu faire que par ce quil a fait et quil a laisséinachevé. Il reste et se présente à nous "comme une desgrandes possibilités de lhistoire" <Chesterton: La NouvelleJérusalem) . .. Voilà ce que signifie ce RETOUR k UN NOUVEAUMOYEN AGE qui travaille aujourdhui, sous des formes très,diverses, la pensée de lélite européenne. CEST UN PROBLEMEVIVANT QUI SE POSE DEVANT NOUS. On y discerne un besoin decatholicité, doeucuménisme, et si nous cherchons dans lepassé un point de départ solide, cest pour aller plus loin.
  • -66-KASSISCest sur les prestigieux exemples de lAntiquité et de laRenaissance que lItalie mussolinienne fonde ses aspirationsau primato ; et il nest pas jusquà lAllemagne des capitai-nes dindustrie qui ne songe à faire revivre le Saint-Empire Ro~in Germanique. Partout ce même appétit duniversalitéculturelle, mais nulle part une fin qui le commande. QUELLESOLUTION Â UN PROBLEME QUI SE POSE DEVANT LE MONDE ENTIER, ETNON PLUS DEVANT UN SEUL CONTINENT? Parce quelle est lEglisde la vérité, quelle rattache la loi naturelle à la loi éter-nelle qui est en Dieu, lEglise catholique nous apparaît commela seule puissance capable de restaurer la véritable civilisa-tion. Cette compétence unique est exigée par "sa maternitéuniverselle et sa mission illuminatrice".p. 264 : Ne paraît-il pas que cest à lEurope que Dieu aassigné le rôle de répandre peu à peu sur la terre les avan-tages de la civilisation chrétienne? Et cest parcequelle afailli à sa vocation, quil faut la défendre contre elle-même,la replacer dans les conditions nécessaires à son propresalut. Tous ceux quinquiète le destin de ~Occident meurtri,sentent quil nous faut RANIMER LE FEU SACRE DE LESPRIT RELI-GIEUX. Lanarchie européenne tient à labsence de tout systèmeprépondérant qui réunisse les esprits dans une seule communiondidées. Sans une vérité commune, on ne saurait rien entre-prendre contre ce qui sattaque aux assises même de la civili-sation. . . LEurope, depuis la Réforme, ne cesse dépuiser sesforces. Nayant plus à porter une parole valable pour tous leshommes, son o~uvre civilisatrice a été compromise du même coupp. 266 : Et _lon r~ve dUN NOUVEL ORDRE RELIGIEUX, SURGI COMMEJADIS DES_NECESSITES PROFONDES DU TEMPS, QUI BOULEVERSE LESCOEURS, REVEILLE LES ESPRITS à la parole du Christ et recivi~lise notre monde. "La politique, dit Robert Ernst Curtusen 1921. perdra dans la conscience du 20e siècle son caractèreémotionnel pour devenir une technique pratique de lorganisa-tion de lhumanité".p. 267 : Nous ne défendons pas le catholicisme pour lOccidentNous défendons lEglise: parce quelle a les paroles de Viequi rendent toutes les nations guérissables. Et sil nou::;semble opportun de maintenir à cet effet les privilèges de laculture gréco-latine, cest quelle est la seule qui assureléquilibre rationnel et luniversalité de lintelligence.LEglise catholique est la seule institution qui incarnelinternationalité de lesprit, qui établisse dans lAmour duDieu vivant la parenté universelle. Notre civilisation abesoin delle pour retrouver, avec lintégrité de son être, lesecrêt de sa force apostolique. Nous ne restreignons pas sonmessage, qui sadresse au genre humain tout entier. Aussi bienle catholicisme est-il "le seul interprète valable de lapensée occidentale".p. 269 : Il sagit de porter UN CHRISTIANISME UNIVERSEL,dépouillé de tout vêtement national, un pur catholicisme,cest-à-dire un même Amour, une Tradition unique, une mêmeVérité. Le Christ seul, placé au centre de tout, peut réconci-lier lOrient et lOccident. Ut sint unum. Nous ne savons "niquand, ni comment" lunion souhaitée par le Christ pourra seréaliser. Et sil nous faut restaurer lintégrité de notrevieille Europe, et la défendre contre tout ce qui la menace,cest pour que soit intacte la citadelle doù partiront lesmissionnaires qui étendront le Royaume de Dieu jusquauxconfins du monde. [ 1925-1927 ].
  • -67­MASSIS 2p. 37 : Renan reconnaissait, que si, par lincessant travailhistorique du 1ge siècle, auquel il avait donné son impulsion, la connaissance des faits sétait singulièrement augmentée, ladestinée humaine était devenue plus obscure que jamais. "Cequil y a de grave, dit-il, cest que nous nentrevoyons paspour lavenir, à moins dun retour à la crédulité, le moyen dedonner à lhumanité un cathéchisme désormais acceptable. Ilest donc possible que LA RUINE DES CROYANCES IDÉALISTES SOITDESTINÉE ÂSUIVRE LA RUINE DES CROYANCES SURNATURELLES. Je ledis franchement, je ne me figure pas comment on rebâtira, sansles anciens rêves, les assises dune vie noble et heureuse".Tel est laveu de lhomme qui ne se fit une spécialité desmartyrs, des héros et des saints, que pour assurer que cesgrands accès "pittoresques" nont plus dutilité, et pourdécouronner son âge de lhéroïsme et de la sainteté. Renan aporté atteinte aux notions premières de lintelligence, il ainspiré, par son mépris de la théologie et de la métaphysique,laversion des principes universels de la raison. Renan najamais rien fait que sabandonner à limpressionnisme. Si sonprestige littéraire demeure, sa pensée en perd toute valeurdautorité intellectuelle.p. 41: Anatole France: "Le livre est lopium de loccident.CEUX QUI LISENT BEAUCOUP DE LIVRES SONT COMME DES MANGEURS DEHASCHICH. Le poison subtil qui pénètre leur cerveau les rendinsensibles au monde réel" Et encore : "LES LIVRES NOUS TUENT,nous en avons trop et de trop de sortes ; nous courons parlétude à la paralysie générale". Bref, à lentendre, laculture serait comme un stupéfiant de la volonté, une dépra­vation de lintelligence, un vice quon aime, mais dont on estassuré de mourir. Ces phrases fameuses, combien dentre nOU:5se les ont répétées desespérément. La culture nest pas ledilettantisme. La culture est avant tout une formation du jugement, un principe dunité, de coordination. Elle accroît notrehumanité en profondeur et en intensité, pour mieux pénétrernotre destinée et nous faire progresser dans notre être.p. 60 : Lagnosticisme, voilà le point de départ commun àBarrès et à Maurras Tous les deux partent du "social", etcest là dessus qUils établissent leur conception de lordre. Car tout Ordre, dit une relation à un principe qui estantérieur à la création de lOrdre. De la réponse quon donneà ce problème dépend la valeur de toutes les connaîssances etde toute la vie. Cest pour lavoir éludé, pour avoir"construit sur laire ensablée du relativisme", que les doc ­trines dun Maurras, dun Barrès restent déficientes.PRÉTENDRE SE PASSER DE MÉTAPHYSIQUE, labandonner aux rêveurs,aux idéalistes, CEST LAISSER SUBSISTER LE MAL quon voulaitdétruire. Lappel au sentiment est impuissant à rien établirde stable. Haurras na, dailleurs, jamais dissimulé léchecde sa recherche philosophique: "Dans la poursuite de lavérité première et dernière, dit-il, je nai pas trouvé ce queje cherchais, je nai pas abouti".p. 100 : Bergson me demanda de faire quelques pas avec lui Il affirma: "Je nai pas de système, je nai pas de prin­cipe général dont je déduise les conséquences et qui me per­mette de répondre à nimporte quelles questions .. " Mais ..et la vérité, interrompis-je? : "Elle se fait, elle se fait,et déjà dans certains ordres, dans lordre de la physique parexemple, nous atteignons le vrai .. "
  • -68­ M:ASSIS Bergson mapparaissait soudain pareil à ces matérialistes, à ces scientistes quil avait dénoncés! Il ne sagit pas de "philosopher", il sagit de VIVRE ou de MOURIR. Tout le jeu des questions subtiles recouvre une question unique : "Pourquoi sommes-nous nés sur la terre ?" Les philosophes ne voient-ils pas quon vient à eux de tous côtés, non pas par désir "dapprendre leurs tours", ~is parcequon espère en recevoir UNE PAROLE DE VIE? Sils ont de telles paroles, pourquoi ne les crient-ils pas sur les toits? Voilà ce que jaurais voulu crier au philosophe qui cheminait à petits pas à mes côtés. Ignorait-il donc quil sagissait pour nous des choses divines et du salut, et que cétait à CETTE QUESTION QUI RÉELLEMENT PRIME TOUT: "Y A-T-IL UNE RÉVÈLATION "? quil eût fallu dabord répondre? p. 157 : Lucien Herr, le fameux bibliothécaire de lEcole Normale, fut la plus curieuse figure liée à lhistoire de ce "parti intellectuel", de ces universitaires socialisants qui eurent lambition dêtre les directeurs de conscience du régime, les théologiens de sa foi, les docteurs de ses dogmes De ce Sacré-Collège, Lucien Herr fut léminence grise: il a été comme le préfet dune congrégation dautant plus agissante quelle travailla dans lombre. A labri de son érudition ce modeste bibliothécaire exerça une action décisive sur la forma­ tion du socialisme françàis. Fonder la république sociale lui apparut comme laccomplissement même de ses engagements envers son pays. Cest ainsi quil fit de lEcole Normale le berceau du socialisme universitaire. Il y avait dans laction de Herr quelque chose de clérical, tant par le dogmatisme du fond, lintransigeance doctrinaire, que par la forme intime de lapostolat. Cétait bien, au reste, une religion qui sélabo­ rait dans lantre de Lucien Herr, dans ce "milieu rude, puri­ tain, dun intellectualisme outré". Le grand bureau de noyer clair, derrière lequel Herr sinstallait, dès le matin et laprès-midi jusquà trois heures, fut le lieu où lon ensei­ gna à des gélérations successives que "la politique du senti­ ment national était morte", et doù se répandit linternatio­ nalisme. On voyait là souvent Jaurès. Herr présidait de deux à quatre ces conclaves anticléricaux, et jai saisi là sur le vif quelle action considérable peut exercer un homme absolu­ ment inconnu. "On ne saura jamais, disait Péguy, ce quun froncement de sourcils de Herr aura fait, ce quil aura eu dinfluence sur les destinées de la IIIe République". Il faut relire ces pages de lArgent suite (Péguy, 1913>, toutes éclairées du pressentiment de la guerre, pour compren­ dre ce que fut laction de ce groupe dintellectuels, dont Herr était le chef, et qui avait fait de la Sorbonne et de lEcole Normale le foyer du "parti pro-allemand". Lucien Herr et les "intellectuels" du socialisme français, soutenaient à fond la campagne engagée par Jaurès au Parlement pour réduire de 100 millions le budget de la défense nationale. La jeunes­se, mise en défiance, commençait à leur échapper, à passer à lennemi -entendez le nationalisme- .. Dès le début daoût, les plus jeunes promotions de lEcole Normale Supérieure, lélite de la jeunesse, allait payer de son sang ces meurtri­ères illusions ... p. 178 : Jacques Rivière, tout en critiquantnotre manifeste, nous approuvait dorganiser une défense de lintelligence française, parce que rien ne pouvait être plusprofitable aux intérêts du monde entier. Il écrivait dans laNouvelle Revue Fra.nçaise : "Lintelligence française est laseule aujourdhui quil y ait au monde".
  • MASSIS -69 "Nous seuls avons su conserver une tradition intellectuelle .. Il ny a que nous, dans le monde, je le répète froidement, qui sachions encore penser". "Cette internationale de la pensée"que veulent accaparer les intellectuels bolchevistes, quel ésprit est plus apte à létablir, sinon cet esprit classique. En posant le principe de lintérêt national, cest à lEurope et à tout ce qui subsiste dhumanité dans le monde que va notre sollicitude. Lhumanité française en est la garantie souveraine. A cette heure dindicible confusion (1919) où lavenir de la civilisation est en jeu, notre salut est dordre spirituel". p. 181 : La nation française implique en effet, "lunité de la foi. cest-A-dire lunité de la pensée dans les matières essentielles, lunanime soumission qui lattache A une hiérarchie quelle considère comme sacrée. p. 192 : "IL EST TEMPS (1920) DE FONDER UNE ÉGLISE NOUVELLE, DE REVEN l R- À LA PH l LOSOPH lE. Il ÊTES- VOUS RÉSl"Gi""ÉS À PÉR IR? Sinon: au service de lintégral et de luniversel. "Personne ne pourra sans injustice ni opprobe se réfugier au dessus de luniverselle mêlée" <Ch. Maurras). Pour restaurer ces grands biens spirituels qui sont perdus, la France est la plus néces­ saire de toutes les nations. Georges Sorel écrit: "Lhistoire nous apprend que la grandeur ne saurait indéfiniment faire défaut A cette partie delhumanité qui possède les incompara ­ bles TRÉSORS DE LA CULTURE CLASSIQUE ET DE LA TRADITION CHRÉ­ TIENNE. p. 195 : Jacques Bainyille : "la civilisation est dabord un capital. Elle est ensuite un capital transmis. Toute grande destruction, toute rupture brutale avec le passé sont funestes pour la civilisation". p. 292 : Robert Ernst Curtius : "En france, la pensée philo­ sophique répugne à la construction de vastes systèmes. Elle néprouve nullement le besoin de recomposer et de RÉEDIFIER TOUT LE DOMAINE DE LÊTRE Â LAIDE DU SEUL LOGOS. p. 296 : Oswald Spengler: "LAllemagne est le pays de qui dépend le destin du monde, parce que les allemands sont encore assez jeunes pour VIVRE LES PROBLEMES DE LHISTOIRE DU MONDE, pour les créer, pour les résoudre, tandis que dautres peuplessont devenus trop vieux et trop raides pour pouvoir autrechose que se défendre", p. 302 : [ écrit en 1931 ] : Le mouvement national-socialisteest donc bien ce mouvement de destruction de la culture quicorrespond aux désirs de Spengler . . Lallemand ne peut trouversa place véritable dans le monde, quen mettant A profit lévolution fatale qui se dessine, et qui substitue A la Romedes Césars, lAthènes de Périclès. LÉCROULEMENT DE LACULTURE OCCIDENTALE REPRÉSENTÉE PAR LA FRANCE, MET LALLEMAGNEEN MESURE DE DÉCOUVRIR SES PROPRES VALEURS, et de les opposeraux valeurs qui seffondrent.p. 310 : Entretien de Sept. 1933 avec Mussolini: "Cest lefascisme quon accuse de vouloir restaurer le moyen âge parcequil parle autorité, discipline, hiérarchie, responsabilité,et parce quil a remis dans les écoles et partout limage duChrist!" Q: La nécessité de restaurer lAutorité -lARCHIEcomme disait Péguy -, est-ce-là ce qui aujourdhui, confère aufascisme sa valeur universelle? R : "Certainement. cest unedes idées dont la nécessité aujourdhui universellement sim ­pose. R : "Ce qui fait peut-être aujourdhui la communauté desEuropéens, cest la crise quils endurent, ce sont les circons­tances qui les oppriment. Il y a là une unité dépreuves quiobligera toutes les nations à découvrir tour A tour les loisdu salut commun".
  • -70­MASSISp. 323 : écrit en 1935 : A propos des survivants <de 1919), ona dit justement quils ont été ceux qui Dnt maintenu. La géné­ration suivante na plus ce dédain de la culture quaffec­taient leur prédécesseurs. Mais ils constatent que ce quonleur a donné sous ce nom nest quun faux-semblant, et quonne leur a pas appris à penser. Sils abordent la vie avecsérieux, ils comprennent qu~ rien ne sera résolu sans unEFFORT DE RECOMPOSITION INTERIEURE. On ne peut que répéteravec Kaurras : quavant de faire de lordre dans la rue, ilimporte den faire dans sa propre pensée"p. 343 : G..iJie. (1935) : "LEglise a si bien lié partie avec lespires forces de ce monde, les plus essentiellement antichré­tiennes, je veux dire celles auxquelles lenseignement duChrist est le plus opposé: capitalisme, nationalisme, impé­rialisme, armée, que lon ne pourra plus aujourdhui se déli­vrer de ces forces affreuses quen repoussant la religion dumême coup". 3 p. VII <15 Dec 1940) : Quand tout lui manque et lafflige au point de perdre cœur, il reste à lhomme ses idées. Si, dans limmensité de sa détresse, la France a retrouvé courage,cest quelle sait que les idées restent, que les valeursspirituelles demeurent. " Cest par LE RELÂCHEMENT DE LAFIBRE INTELLECTUELLE que commence toujours la décadence dungrand peuple. Les premiers signes sen manifestent dansLAFFAIBLISSEMENT DES IDÉES, DANS LABANDON DES CERTITUDESESSENTIELLES Où salimentent les sentiments fondamentaux de lhomme. LA DÉFAITE DE LA FRANCE EST AVANT TOUT UNE DÉFAILLANCE DE LINTELLIGENCE. Eloignement des valeurs intel­ lectuelles, mépris de la culture, voilà pourtant ce quontrouve encore aujourdhui au fond dune certaine idéologie dela jeunesse qui se flatte de ne pas raisonner. Il sagitde nous retrouver, et pour nous retrouver, de réapprendre laFrance. RÉAPPRENDRE LA FRANCE, CEST RÉAPPRENDRE g PENSER.Cest par les idées, les idées fausses, les idées nulles, quenotre pays a été conduit au dernier désastre : ce sont lesidées vraies qui le régénéreront.p. 11 : Une jeunesse ne peut que mépriser les valeurs de con­naîssance dune civilisation dont Valéry proclame quelle est"intimement affectée de limpossibilité actuelle de vivre"A lheure où le christianisme est en voie dêtre chassé destrois quarts de lEurope, on conçoit que la jeunesse ne sesente pas cette vocation de léchec, et quelle comprennedavantage ceux qui lui disent: "Ayons la force et la gran­deur, et tout sera possible dans un monde où la paix seramaintenue. Le secret de la paix, comme celui de la liberté, dela charité, cest la puissance. Si vous êtes charitable, maisparalytique, mais mort, quimporte votre charité" !La jeunesse cherche à se réaliser, à se constituer. à se re­~poser. Ce dont elle a soif, cest dun engagement total, oùRETROUVER LENTHOUSIASME, LOPTIMISME, LA SENSATION VITALEDEXISTER! Peut-on sétonner que la jeunesse se montredédaigneuse des idées, des activités supérieures de la pensée,quand les écrivains, les philosophes qui devraient être sesguides, ne lui ont révélé que le dégoût de lêtre? [ 1940 ].
  • -71­MASSISCEST DANS LA MESURE OÙ NOUS NOUS FONDONS SUR UNE PHILOSOPHIEsur une Science, sur une Foi capable dexprimer et dopposerLUNIVERSALISME DE LA VÉRITÉ, que nous savons que les Etatstotalitaires, le dressage par les grands mythes collectifs, nepeuvent suffire à lhomme. p. 17 : Aux affirmations conta­gieuses des dictatures, la pensée libérale na rien opposé quede négatif. Parmi ceux qui se sont employés avec succès àrépandre lillusion que les expériences totalitaires nétaientque des phénomènes passagers, qui compterait-on?: un socia­lisme français radicalement impuissant à inventer, une foulede petits bourgeois envieux et mesquins, une foule de "cito­yens" satisfaits pour qui le confort est la suprême valeur.Non, "lantifascisme" nest pas une mystique digne de laFrance", de cette France dont Renan a pu dire: "Faite pourétonner le monde par ses coups de génie. LA FRANCE ne sait pasêtre médiocre et bourgeoise. Si on la veut rendre telle, onny réussira pas: cest basse et méchante quon la rendra;elle TOMBERA AU DERNIER RANG SI ELLE NE TRAVAILLE À QUELQUEOEUVRE DE PREMIÈRE NOBLESSE". Un digne adversaire shonore dereconnaître en La France : le mépris du banal et du routinier,la recherche de la grandeur, le refus dun idéalisme menteurqui dissimule sous une morale universelle des égoïsmes confor­tables et nantis. Le relèvement de la Nation française doit sefaire selon les voies qui lui sont propres, cest-à-direconformément aux caractères historiques de son peuple et auxVALEURS TRADITIONNELLES ET SPIRITUELLES dune civilisationquelle a pour mission de perpétuer.p. 23 : Chez trop de nos catholiques, cette "postulationmessianique dune Cité parfaite dont tous les citoyens serai­ent des saints", saccomode fort bien dun "pessimisme catas­trophique à lendroit de la cité présente", que lon renoncedu même coup à organiser et que lon abandonne au "processusde corruption". Ces faux spirituels ont le souci de rester endehors et au de:5sus de la mêlée. Quel bonheur néprouve-t-onpas en trouvant là-dessus la juste doctrine : celle du SAINTROI DAVID, PRÉCURSEUR ET MODÈLE DE SAINT LOUIS : BossuetPolitique tirée de lécriture sainte, art. 6, prop. 11 : "Il ya un abandon à Dieu qui vient de force et de piété, il Y en aun qui vient de paresse. Sabandonner à Dieu sans faire de soncôté tout ce quon peut, cest lâcheté. La piété de David napoint ce caractère bas. En même temps quil attend avec sou­mission ce que Dieu ordonnera du Royaume, il donne tous lesordres nécessaires. Dieu le veut. Agir autrement, cest letenter: "Vous ne tenterez pas le Seigneur votre Dieu". Ne pasuser de notre Sagesse, de notre liberté, cest dire en soncoeur: "Jabandonnerai tout au gré du hazard" ; cest diSpu­ter contre Dieu; cest agir en desespéré".p. 32 : CELA SEUL SERA NOUVEAU QUI EST VIEUX COMME LE MONDE. Lobsession du nouveau, du vivant, est la condamnation detoute culture. Sil en était ainsi, chaque génération, chaqueindividu devrait réapprendre la vie comme sil était jeté dansune ile déserte: il aurait tout à refaire comme si riennavait existé avant lui. Ce sont "les vieilleries qui sontjeunes" , dit Chesterton; CE SONT LES "VIEILLERIES" QUIETONNENT ET RAVISSENT. Il nest pas un "adorateur du change­ment" qui ne sente sa nuque courbée sous le poids de lafatigue de lunivers. RELEVER, SAUVER LE PAYS PENSANT, telfut le premier dessein dun Barrès, dun Maurras
  • -72­MASSIS p. 38 : Que la vie sociale puisse être constituée en étatdanarchie, être une anarchie organisée, cest possiblePartout des impasses, partout des contradictions. Cest quON NÉCHAPPE PAS AU PROBLÈME DU VRAI: il précède celui de lOrdre, et lordre ne se fonde que sur la Vérité. L"Ordresocial" ne trouve pas en lui-même sa raison dêtre. Les doc­trinaires agnostiques de lordre, se font de la civilisationet de la culture une notion insuffisante. LA VÉRITE EST LASEULE FORCE QUI IMPOSE, PARCE QUELLE EST LA SEULE PUISSANCEQUI PROTÈGE. p. 41 : Maurras met en évidence la lacune Il ne prétend pas fonder un ordre complet : "Le caractère detoute morale complète, dit-il, est de dépendre nettement dunedogmatique et dune théologie". Pour qui souhaite en saisirlunité mystérieuse, toute loœuvre de Maurras semble sortirdune "méditation sur la mort". Méditation soustraite auxespérances surnaturelles, résolument bornée aux horizons de laterre. Ce nest pas à Dieu que lhomme est ordonné ici:cest à son oœuvre propre, hypostasiée dans la civilisation.p. 46 : Péguy, lui, na pas laissé de système: il nétait quun témoin, un paysan de chez nous que le hazard avait faitvivre au milieu même où sélaboraient les idées que les uni­versitaires jetaient dans le monde, à une des heures les plusconfuses de son histoire. "On ne peut pas sempêcher daimercette France", disait-il. "On ne peut pas sempêcher daimerla terre de ses pères plus que toutes les autres terres dumonde". Péguy concevait la sainteté comme un courage, car illa voyait "forte de la faiblesse des forts". Cétait un hommede Dieu. Il aimait lintelligence, mais il naimait pas les"intellectuels". Thierry Maulnier a pu justement saluer enPéguy "le seul poète de nos blés", Aucune langue plus que lasienne nest apte à décrire ces horizons français, si pareil­lement divers. Nous ne nous lassons pas de lentendre parlerde cet admirable peuple : "Quand on di t "LE PEUPLE, auj ourdhui, on fait de la littérature, et même une des plus basses,de la littérature électorale. IL NY A PLUS DE PEUPLE. TOUT LEMONDE EST BOURGEOIS . . Le peu qui restait des anciennes aristo­craties est devenu une basse bourgeoisie. Lancienne aristo­cratie est devenue comme les autres une bourgeoisie dargent.Lancienne bourgeoisie est devenue une basse bourgeoisie, unebourgeoisie dargent. QUANT AUX OUVRIERS, ILS NONT PLUS QUUNE IDÉE, CEST DE DEVENIR DES BOURGEOIS. CEST MÊME CE QUILSNOMMENT DEVENIR SOCIALISTES. Le croira-t-on, nous avons éténourris dans un peuple gai. Dans ce temps là, un chantierétait un lieu de la terre où les hommes étaient heureux ..Nous croira-t-on, nous avons connu des ouvriers qui avaientenvie de travailler. Travailler était leur joie même et laracine propre de leur être. Il y avait un honneur incroyabledu travail. Socialiste, louvrier refusait de sinstaller dansle vocabulaire du socialisme en soi : UN VOCABULAIRE, CE SONTdes mots, mais ce sont a~ssi DES PENSÉES, une logique, unephilosophie, voire UNE METAPHYSIQUE". p. 58 : Péguy, face àlindéniable inondation de toute la barbarie du monde, croyaitdevoir attirer notre attention sur ce point capital que NOUS,FRANCAIS, NOUS JOUONS UNE PARTIE INFINIE, EN CE QUELLE ESTDUN ENJEU INFINI.p. 61 : Si gratuit quil se veuille, nul écrivain néchappe AUSERVICE DU MONDE. AU FOND, UN GRAND ESPRIT EST CELUI QUI NAQUUNE CHOSE Â DIRE.
  • -73­MASSIS p. 58 : La joie de tout pouvoir ramener à lUNi de tout saisir dune seule vue, quelle ardeur cela donne à la chasse et quelle passion pour la prise! Comprendre i cest prendre. La culture siappuie sur un dogmatisme, elle fait un choix, elle établit un ordre . . . La culture prépare lintelligence à laction. Lintelligence ne peut être forte là où le coeur est médiocre. LA VIE INTELLECTUELLE ET LA VIE ACTIVE NE SONT QUUN DOUBLE ASPECT DUNE MÊME VIE. p. 68 : De toutes ces recherches quallons nous faire? De tous ces biens amassés, non sans trouble, comment user pour en tirer quelque chose ? COMMENT LES DISTRIBUER, LES INTÉGRER, LES COMPOSER? p. 73 : Nous navons jamais eu dautre métaphysique que la métaphysique chrétienne, et CEST k TRA­ VERS LA THÉOLOGIE DE LÉGLISE QUE NOUS AVONS HÉRITÉ LA MÉTA­ PHYSIQUE DU GENRE HUMAIN. Cest à travers Saint Thomas que nous rejoignons Platon. Lorsque les grandes spéculations des théologiens se sont arrêtées, nous navons plus eu de métaphy­ sique. p. 84 : Il sagit pour nous dune vérité dune autre nature que "les penchants de lâme sensible" Il sagit dun BESOIN PRIMORDIAL DE CONNAITRE CE QUEST LA VÉRITE, bref, UN BESOIN MÉTAPHYSIQUE, UN DÉSIR DABSOLU, DE CERTITUDE, dune réalité invincible, contre quoi on ne puisse rien. On ne se sauve pas avec lerreur. p. 91 : A parler franc, la masse des matières de connaissance qui nous arrivent de toutes parts est si formidable, quune jeune âme, pour se défendre de cette invasion, na dautre ressource quune hébétude volontaire. Lorsque la pensée avait encore le sens des hiérarchies, jamais elle neût songé à "faire de lhistoire une science". LHISTORIEN, POUR OPÉRER UN CHOIX ENTRE LES FAITS QUI LUI SONTCONNUS, DOIT RECOURIR À UN JUGEMENT DE VALEUR. Car les uns et les autres, q~q~~ous soyons, à travers tout, et par lel!!Qyen de tout, NOUS ELABqRONS TOUJOURS UNE DOCTRINE, NOUS FAISONS TOUJOURS DE LA METAPHYSIQUE. Quest-ce que la recher­che des sources, telle quon la pratique en Sorbonne?p. 101 : Bergson: "A mesure que nous cherchons davantage ànous installer dans la pensée dun philosophe, au lieu denfaire le tour, nous voyons sa doctrine se transfigurer. Enfintout se ramasse en un point unique. Ce point unique, cestproprement lintuition originelle, ce quil y a dirréductibledans la personnalité. Or, UN PHILOSOPHE, UN ECRIVAIN, NAJAMAIS DIT QUUNE CHOSE, ET CEST PAR Lk QUIL VAUT. Tout cequon est en droit de demander à un écrivain, cest quil aitdes choses à dire, des choses quil sente nécessaire de dire.La véritable création exige "une purification préalable", unesorte de soulagement de lémotion, de domination de ce qui aété vécu, senti, éprouvé. La force créatrice, son pouvoirdaffirmation, ce quil y a en elle dunique, de proprementirréductible, coïncide avec la personnalité la plus profonde.UNE OEUVRE DART EST COMME LINCARNATION DUNE MÉTAPHYSIQUE.p. 134 : Rien de plus dangereux pour une société que de neplus savoir le sens des mots. Toute notre littérature estmarquée de ce signe qui, selon Nietzsche, caractérise la déca­d~nce littéraire, et qui se traduit par le fait que "LA VIE NERESIDE PLUS DANS LENSEMBLE" : "Le mot, dit-il, devient souve­rain et fait un saut hors de la phrase, la phrase grossit etobscurcit le sens de la page, la page prend vie aux dépens delensemble, lensemble nest plus un ensemble", Mais cest là,ajoute Nietzsche, "le style pour tout style de décadence".
  • -74 ­MASSIS p. 154 : La profonde investigation dun Poust : ce dont nous lui faisons grief, ce nest pas daller si profond dans la connaissance de la nature humaine: cest de sarrêter .. Devant cet amas dimpressions successives, cest le sujet lui­ même qui narrive pas à se constituer. Il faudrait y inclure une coordination qui est, précisément, ce que Proust a exclu Quelle idée pauvre, malgré tout son foisonnement psycholo ­ gique, Proust se fait de ce qui est dans lhomme! A la vé~ité il ne voit rien dans les Ames obscures quil décri~ : il n a pas été jusquà la source secrète, AU DERNIER "RECES" DE LA CONSCIENCE, "OÙ LE MAL ORGANISE DU DEDANS, ..CONTRE DIEU, ET POUR LAMOUR DE LA MORT, LA PART DE NOU~- MEMES". CE QUE, PROUST A POUR MOI SYMBOLISE, CEST LHOMME COUCHE DANS SON PECHE MORTEL· .. Et Proust lui-même, à propos de Swann, ne parle-t-il pas de cette "orgueilleuse charité de lhomme du monde qui, au milieu de la dissolution de tous ses préjugés moraux, ne voit dans linfAmie dautrui quune raison dexercer envers lui "une bienveillance dont les témoignages chatouillent dautant plus lamour-propre de celui qui les donne, quil les sent plus précieux à celui qui les reçoit". Cest ainsi que loeuvre de Proust a été reçue par un monde en décomposition et dont elle symbolise leffondrement moral. p. 195 : Car CE QUE NOUS DEVONS Â TROIS SIÈCLES DE CHANGEMENTS très profonds et de révolutions dans tous les genres, au nombre énorme dévène ­ ments et didées intrevenus, CEST DAVOIR DÉSAPPRIS À PENSER, DE NE PAS SAVOIR REMONTER AUX PRINCIPES i et quand nous disons que "tout Le Monde sest renouvelé", nous ne manifestons que notre impuissance à saisir lessentiel. p. 201: "Sitio, jai soif". De quelle soif sagit-il, et de quoi avons-nous soif? Voilà toute la question ... Si Pascal na que faire des jeux dont Montaigne samuse, cest quil cherche des idées vraies, des idées qui recouvrent le réel. Il veut la Vérite, une vérité vivante qui comble le coeur en conquérant la raison. La vie chrétienne est à base dintelli­ gence .. p. 207 : Le plus grave des maux dont la foi est auj... urd hui attei nte, est ce "péché d idéal i sme" [ de pseudo ­ o IDEALISME] quon trouve déjà au fond de lhérésie maniché­ enne, et selon laquelle tout ce qui appartient au monde des corps serait foncièrement mauvais. Fuite devant la vie, voilà ce que le calvinisme -et le jansénisme aidant- lincrédulité moderne a fait dune RELIGION QUI REPOSE SUR LE MYSTÈRE DE L INCARNATION, DU VERBE FAIT CHAIR. Le plus sûr moyen de ne paséchapper à Dieu, cest de se sentir enfermé dans sa création. UNE DÉMENTALISATION GÉNÉRALE, VOILÀ CE QUON TROUVE AU FOND DETOUS LES MAUX DONT NOUS SOUFFRONS. Tout ce qui est chrétienn~cessairement sincarne, et comme disait Pégyy, "LÉTERNITÉMEME EST DANS LE TEMPOREL". CEST A. LESSENCE MEME DE LA VRA l E ..DOCTRINE CATHOLIQUE que le "surnaturalisme" sattaque, avec sacontrepartie inéluctable: "lantinaturalisme".p. 224 : Personnalité, unité, stabilité, voilà les idées-mèresde lOccident; telle est la marque de sa pensée formulée dèsles hautes époques, dans la sentence classique dAnaxagore:"Au début, tout était confondu; lintelligence vint qui mitchaque chose à sa place". Cest de la Vue de cet ordre, deshiérarchies intellectuelles, que résulte ce développement dela personnalité qui frappe, dès labord, dans lhistoire delOccident.
  • -75­MASSIS "LIDÉE DE PERSONNALITÉ" IMPLIQUE LA NOTION Dt UN UNIVERSINTELLIGIBLE COMMUN k TOUS, le désir de vivre toujours plus,de se dépasser soi même. Voilà lessence même du christia ­nisme. La foi du chrétien est un vérité travaillante. p. 232 :Entre la cité terrestre et la cité de Dieu, le catholicisme asu établir une,communication profonde où TOUT LHUMAIN ET TOUTLE DIVIN S INTEGRENT. Dieu lui-même, si lon peut dire, nepeut rien faire contre la "Raison".LOccidental ne se pose même pas la question:le savoir "ce quelhomme pourrait faire sil était seul" : IL NEST PAS SEUL ..POUR LUI, LHOMME SAPPELLE "SOCIÉTÉ". En saint Thomas, toutbaigne dans une sphère dintelligibilité, où La Nature prendconscience de soi et de son ordre, où La Raison tend à ce quifait son être. Aussi, les sociétés chrétiennes sont-elles"quelque chose de travaillé", Létat normal de la créature estcette ébauche de lordre parfait qui sappelle "la civilisa­tion". p. 241 : La variété des "arts de penser", des opinionset métaphysiques.a ensanglanté la terre. IL NEST PAS POURLHOMME OCCIDENTAL DE BESOIN PLUS PRESSANT QUE DE SE DÉFINIRk NOUVEAU. La lutte qui ébranle la Cité, cest dabord en luimême quelle fait rage. CEST REFAIRE LA PERSONNE HUMAINE QUIIMPORTE, RÉTABLIR LA HIÉRARCHIE. CETTE GRANDE TRADITION DE LASAGESSE ANTIQUE ET DE LA SAGESSE CHRÉTIENNE peut encore sauver -ce quil y a de viable dans le monde. " CES~ A CETTE OEUVREQUE LES ESPRITS CONSTRUCTEURS DE LA NOUVELLE GENÉRATION SONTCONVIÉS PAR LHISTOIRE. Quand un être organique dépérit et secorromp, cest quil a cessé dêtre sous laction des causesqui lui avaient donné sa constitution et sa forme. Nul doutequon ne doive de nouveau le soumettre à leur action vivi ­fiante. LOCCIDENT SEST SOUSTRAIT À LA SALUTAIRE ACTION DUCHRISTIANISME. 4LOffensive Germano-Asiatique contre la Culture Occidentale,[ 1925 ]. p. 4 : R. E. Curtius, Neue Herkur, 1919 : "Ilsemblait normal que toute émancipation spirituelle et touteréforme sociale viennent de lOuest. La France se sentait leflambeau de lEurope. Si aujourdhui elle prétend encore à cetitre, elle ne trouvera plus chez nous doreille prête àlécouter. Paquet, Neue Rundschau, Mars 1921 : "Le:5 colonnesde la civilisation germano-latine, élevées sur les fondementsromains, chancellent j LE TRAVAIL DE RECONSTRUCTION SLAVO­GERMANIQUE COIDŒNCE" ... (..•••• ) Péris:5e lOccident plutôt quelAllemagne renonce à être le monde de la Loi: voilà le sensde tels propo:5. LAllemagne préfère miner les assises de lacivilisation humaine plutôt que daccepter LORDRE DE LESPRITQUI A VAINÇU, DE LESPRIT QUI SEUL POURRAIT CRÉER LA PAIX DONTNOTRE PLANETE SOUFFRANTE A BESOIN. Un grand procès sinstaureoù toutes les valeurs de notre tradition sont réellement misesen cause. QUE CE SOIT LOCCASION DE LES REVIVIFIER, DE LESRAFFERMIR ... IL NY FAUDRA RIEN DE MOINS QUUNE RESTAURATIONINTÉGRALE des principes essètiels DE LA CIVILISATION GRÉCO­LATINE ET DU CHRISTIANISME. Il ne sagit pas seulement desauver le corps de cette Europe dissociée, mais de luirestituer CE SENS DE LHOMME QUELLE A LAISSÉ SOBSCURCIR.Cest un RETOUR À LA SPIRITUALITE PERDUE.. que lon oppose àlOCCIDEN~ÉPUISÉ PAR LA LUTTE ET VIDE~DE SON ÂME .. Devant lesmenaces conjuguées du germanisme et de lasiatisme, égalementinhumains, LA MISSION SPIRITUELLE DE LA FRANCE APPARÀIT TOUTECLAIRE : pour venir à bout de ces doctrines destructives de "-notre être, IL FAUT RECOMMENCER A CIVILISER NOTRE EUROPE par .. lenseignement dAristote et de Sai nt Thomas. (. .. )
  • -76­ BBERDIAEFF <Nicolas), 18~ 1" /Cft-€ 1 Un Nouveau Noyen Age,~, Plon, Paris, 1927, 293p.p. 6 : Il reste à expliquer cette crise de la civilisationeuropéenne, ouverte depuis longtemps, et qui aujourdhui aatteint lapogée de sa manifestation. Lhistoire moderne quisachève a été conçue à lépoque de la Renaissance. Nousassistons à la fin de la Renaissance, qui est précisément lafin de cet humanisme qui lui servait de base spirituelle.A lintérieur de lhumanisme ont éclaté des contradictionsdestructrices. Lhomme européen pénètre à présent dans uneépoque inexplorée, avec un grand abattement et sa foi enlambeaux. Notre temps est un temps de décadence spirituelle,non de relèvement. LHISTOIRE MODERNE EST UNE ENTREPRISE QUINA PAR RÉUSSI, QUI NA PAS GLORIFIÉ LHOMME COMME ELLE L~ ~LAISSAIT ESPERER. LES PROMESSES DE LHUMANISME NONT PAS ETEREMPLIES. Lhomme éprouve une immense fatigue et il est toutprêt à sappuyer sur quelque genre de collectivisme que cesoit. Avec la Renaissance, les forces humaines ont étédébridées.p. 13 : En notre siècle, arrivé au pinacle de lère humaniste,lhomme européen se dresse dans un état de vacuité terrible.Il y a donc une formidable distance, une formidable contra­diction entre le commencement de lère humaniste et sa fin.Lhomme de la Renaissance est un homme dédoublé, appartenant àdeux mondes. Le mouvement romantique du début du 1ge sièclene sera pas non plus un retour au Moyen Age. Les principesavaient été brisés. Frédéric Schlegel a beau "se réclamer du - -Moyen Age", est-ce quil ressemble à un médiéval 7 LA RENAIS ­ "SANCE EXISTAIT DEJA DANS LES PROFONDEURS DU MOYEN AGE, ET SESPREMIERS MOBILES ONT ÉTÉ PUREMENT CHRÉTIENS. Lâme médiévale,lâme chrétienne sest éveillée à la volonté de création, etcet éveil prend figure au 12e et au 13e siècle. Il se signalepar une efflorescence embaumante de sainteté. Saint Dominique,saint François, Joachim de Flore, Saint Thomas dAquin, Danteet Giotto. voilà la véritable Renaissance de lesprit humain,de la création humaine, et qui nest pas sans liens aveclantiquité. Mais les immenses espoirs et prophéties qui sefondent sur CETTE PREMIÈRE RENAISSANCE CHRETIENNE ne serontpas de si tôt réalisés. Il fallait encore que lhomme passâtpar un état de dédoublement ou de séparation. Lhomme devaitfaire lexpérience de son impuissance. Au point de vuespirituel, avec le 16e siècle italien, ce dédoublement estdevenu une décadence, une desagrégation de lâme chrétienne.IL Y A Â LA BASE DE LHISTOIRE NOUVELLE UNE RUPTURE DE LHOMMEAVEC LA PROFONDEUR DE SON ESPRIT. La première Renaissancechrétienne na pas réussi et lautre, la Renaissance païenne,non plus. p. 20 : Lhumanisme de Feuerbach et dAuguste Comte,apôtres de "la religion de lhumanité", na presque plus riende commun déjà avec celui de la Renaissance. Tout ce quil yeut dauthentique grandeur dans la Renaissance avait un lienavec le Moyen Age chrétien. LHUMANISME K SES DÉBUTS, SABREU ­VAIT À DEUX SOURCES LANTIQUITÉ ET LE CHRISTIANISME.p. 56 : Un type de la Renaissance, cest Pic de la Mirandole,soit lantipode exact de tout positivisme . . . Auguste Comteveut mettre fin à lanarchie intellectuelle de lhistoiremoderne. Ce nest pas sans raison quAuguste Comte plaçait sihaut Joseph de Maistre; il avait tant reçu de lui.
  • BERDYAEV -77­Mais ces principes médiévaux et religieux du positivismedAuguste Comte nont pas prévalu dans le développement ulté­rieur du positivisme . . . Toute la vie intellectuelle qui domine~otre époque se tient sous le signe de la fin de la Renais­sance. p. 71 : Lhomme de lhistoire moderne, sétant versla fin détaché de la puissance de Dieu et ayant ruiné sonsupport, retombe à nouveau dans le chaos. Lénergie créatricesest répandue. Nous recommençons à assister à la barbarisa­tian du monde européen. LA DÉLIQUESCENTE SOCIÉTÉ BOURGEOISE DELEUROPE NA RIEN FAIT POUR LA SAUVEGARDE DES ANTIQUES ETÉTERNELLES RÉALITES SAINTES DE LEUROPE. Les reche;ches reli­gieuses, philosophico-mystiques, de notre temps rappellent lafin de la philosophie grecque. p. 79 : Le fait que lHUMANITÉEUROPÉENNE NA PAS RÉALISÉ LE CHRISTIANISME, qUelle la défi­guré et trahi ne saurait constituer un argument valable contresa vérité. ON NE PEUT CONCEVOIR AUJOURDHUI UNE RÉGÉNÉRATIONSPIRITUELLE DE LHOMME ET DE SES OEUVRES, SINON À TRAVERS UNAPPROFONDISSEMENT DU CHRISTIANISME. p. 83 : Mon thèmeest européen et non pas russe. La Russie est restée en dehorsdu formidable mouvement humaniste des temps modernes. Peut­être nous autres Russes ne sommes-nous capables de prendrepart quà une Renaissance chrétienne? Mais pour cela il nousfaut passer par une grande pénitence et purification, nousdevons consumer par le feu les superstitions et lidolâtrie delhumanisme menteur et destructeur.p. 97 : Jappelle "Moyen Age", le passage du "rationalisme destemps modernes", à un SURRATIONALISME DE TYPE MÉDIÉVAL.Tous les aspects de la pensée et manières de vi vre adoptée:::>par les gens les plus avancés et les plus amis du progrès,voire les plus révolutionnaires du 1ge et du 20e siècle, ontdesespérément vieilli.p. 101 : A lépoque de la Renaissance, aurore de lhistoiremoderne, la nouveauté, le mouvement, cest le retour àl antiqui té. Il nest pa:::; "réact ionnaire" de vouloir REVENI R JAUX PRÎNCIPES MÉDIÉVAUX, À CE QUILS ONT DÉTERNEL, à ce quele passé comporte déternel. Joseph de Maistre, et le mouve­ment romantique du début du 1ge siècle, furent une réactioncontre la Révolution française et les "lumières" du 18e ; etnéanmoins ils ont été cette activité devancière qui fécondetoute la pensée du siècle suivant.p. 106 : Appréciez ce que, dépouillée et sans voiles, est lanature de lhumanisme, de cet humanisme qui en dautres tempsapparaissait si innocent et si pur: LÀ OU IL_NY A PAS DEDIEU, IL NY A POINT DHOMME: TELLE EST LA DECOUVERTE EXPE­RIMENTALE DE NOTRE TEMPS. Il nexiste pas une chose telle que"la neutralité religieuse", "labsence de religion" : Â LARELIGION DU DIEU VIVANT, IL SEN OPPOSE UNE AUTRE, QUI EST LARELIGION DE LANTÉCHRIST. Le royaume prétendument "neutre" delhumanisme, qui a voulu sinstaller dans un ordre intermé­diaire entre le ciel et lenfer, se corromp i et alors serévèle labîme den haut et labîme den bas.,Le monde est dans un chaos, mais il tend à lELABORATION DUNORDRE SPIRITUEL, DUN UNIVERS ANALOGUE À CELUI DU MOYEN AGE.p. 124 : L"ÉCONOMISME" DE NOTRE ÉPOQUE EST LA VIOLATION DE LAVÉRITABLE HIÉRARCHIE DE LA SOCIÉTE HUMAINE, la privation duncentre spirituel. Le matérialisme économique formule cela àla perfection : il appelle illusion et tromperie toute la viespirituelle de lhomme. Le socialisme nest quun développe­ment plus conséquent du système industriel-capitaliste.
  • -78­BERDYAEV Le socialisme est un triomphe définitif des principes latents du système industriel-capitaliste, ainsi que leur pleine dif­ fusion. Les hommes sestiment affranchis de "la folie sacrée". Tel est le style de notre époque capitaliste-socialiste. La guerre mondiale, avec toute son horreur inouîe, est le fruit de ce système. Limpérialisme contemporain se dévor~ lui-même. LA GRANDIOSE ENTREPRISE DE LHISTOIRE MODERNE DOIT ETRE LIQUIDÉE: LAFFAIRE NA PAS R~USSI. p. 130 : Il sest formé des "monades nationales closes", de la même manière que les individualités humaines se sont transfor ­ mées en "monades closes". Le fond spirituel du catholicisme naurait jamais pu conduire à un tel séparatisme. Les "nationalismes" dérivent de la victoire du "nominalisme", sur Le Réalisme Médiéval. Les nationalités finissent par être soumises à la décomposition nominaliste par classes, par partis. Les nationalismes français, allemand, anglais, italien de notre temps sont plus ou moins païens, antichrétiens et antireligieux. La foi dans le Dieu vivant séteignant, on sest mis à croire en un dieu de mensonge, en la nation comme idole,_pendant que dautres croyaient en LA PIRE DES IDOLES: LINTERNATIONALISME. La religion chrétienne est venue dans le monde "dans une atmosphère duniversalisme", lorsque sest constituée une "Humanité Une" à travers la culture hellénis ­ tique et lempire romain. LAPPARITION MEÎ[E DU CHRISTIANISME ÉQUIVALAIT K LAFFRANCHISSEMENT DU "NATIONALISME". p. 135 LEurope sest porté deffroyables coups dans la grande guerre. Et pourtant, si on va au fond, apparaît un mouvement dunification mondiale plus vaste que lunification européenne Le peuple russe, de tous les peuples du monde, est le plus universaliste par son esprit. Linternationalisme communiste est déjà un phénomène du nouveau Moyen-Age. La vocation du peuple russe doit être de travailler à la FORMATION DUN COSMOS SPIRITUEL UNIQUE. Les guerres ne seront plus tant nationales et politiques que religieuses et spirituelles. p. 143 : Aujourdhui, à lintérieur de toutes les sphères de création séveille le désir dune transfiguration de la vie. , ~ CE QUI SE MANIFESTE, CEST LA VOLONTE DATTEINDRE REELLEMENT LE ROYAUME DE DIEU ... ou le royaume du diable .. Dans toutes les sphères de lexistence se manifeste une volonté de "Théonomie libre". Aucune théologie ne régit de l~xtérieur le processus de ma connaissance, mais JE NE PEUX REALISER LES FINS DE LA CONNAISSANCE, SANS UNE INITIATIONRELIGIEUSE AUX MYSTÈRES DE LÊTRE. Ma soif dune liberté sans limites a besoin de se compz.::.endre comme un conflit avec "Lemonde", _non avec Dieu. LA REVOLUTION COMMENCE DU DEDANS, AVANTDE SE DECLARER AU DEHORS. La culture est symbolique par nature.Cette nature symbolique de la culture napparaît quà la cons ­cience symboliste, laquelle tend à atteindre à la réalité dumonde spirituel. Ainsi la théocratie historique était seule­ment symbolique et ne livrait que des signes, non point laréalité même, ici bas, du Royaume de Dieu. Mais les hommes quiinstituèrent la théocratie ne sen rendaient pas compte, etcest pourquoi ils sinclinaient avec tant de vénérationdevant elle. Les hommes qui ont conscience du symbolismereligieux doivent tendre à LINSTAURATION "RÉELLE" DU ROYAUMEDE DIEU, CEST-À-DIRE k UNE TRANSFIGURATION AUTHENTIQUE DE LAVIE. La civilisation du 1ge et du 20e siècle nie la symboliquesacrée de la culture.
  • -79­ BERDYAEV p. 147 : A notre époque, la vie intellectuelle na pas dece~tre spirituel visible et reconnu. LUNIVERSITÉ A CESS~ DETRE CE CENTRE SPIRITUEL, ELLE NA PLUS AUCUNE AUTORITE A. SPIRITUELLE. LE CENTRE SPIRITUEL NE SERA, COMME AU MOYEN AGE, QUE "LEGLISE SEULE". Cela suppose un mouvement 2réateur dans la vie de lEglise, UNE MANIFESTATION PLUS COMPLETE DE LA VÉRITÉ CHRÉTIENNE SUR LHOMME, une manifestation plénière du mystère de la création, du mystère de la vie cosmique. lEglise est cosmique par sa nature et en elle rentre to~te la plénitude de lêtre. LEGLISE EST "LE COSMOS CHRISTIANISE". A nouveau, la religion doit devenir "toute chose" : UNE ~ORCE TRANSFIGURATRICE ET ILLUMINATRICE DE TOUTE VIE PAR LINTERIEUR elle doit "Transfigurer la Vie totale". Le christianisme arrive à une époque où lintellectualité jouera un rôle très important, comme il en fut aux temps des grands docteurs de lEglise, en commençant par ",Saint Clément dAlexandrie .... p. 151 : LE "NOUVEAU MOYEN AGE", COMME LANCIEN, EST "HIERAR­ CHIQUE". Lhomme est un membre vivant dune "Hiérarchie Orga­ nique". ... Nous vi vans une époque où un libre retour aux "PRINCIPES HIERARCHIQUES" est partout inévitable. EUX SEULS TÉMOIGNENT DE LHARMONIE COSMIQUE DE LA CRÉATION. Le communisme lui même est hiérarchique à ~a façon. On ne peut plus opposer au communisme quUNE AUTRE HIERARCHIE. p. 152 : Les anciennes idées conservatrices et monarchiques dites de droite, qui ont régné dans divers pays, étaient au fond des idées individualistes. Elles reposaient sur un "huma­ nisme aristocratique". De même : un "humanisme démocratique" était au principe des idées des gens de gauche ou des progres­ sistes. Lun se dresse toujours contre lautre. Cest pourquoi IL NEXISTE PAS DE "DROIT HUMAIN AU POUVOIR" : TOUTE CONCUPIS­ CENCE DU POUVOIR EST UN PÉCHÉ. Les démocraties sont inséparables de la domination des classes bourgeoises. Cest dans la nature même du Pouvoir dêtre "Hiérarchique". La "constitution de lordre social" va touj ours de pair avec la "Hierarchie". Les masses peuvent elles-mêmes "reconnaître leurs Héra:::;". On sera amené à élaborer "un type spécial de vie monastique dans le monde", une sorte d"Ordre Nouveau". p. 165 : La force du mal croîtra et prendra des formes nouvelles pour causer de nouvelles douleurs. Les chrétiens doivent diriger leur volonté vers la création dune société chrétienne, METTRE AU-DESSUS DE TOUT : LA RECHERCHE DU ROYAUME DE DIEU ET DE LA VÉRITÉ. NOUS SOMJŒS "DES GENS DU MOYEN ÂGE", PARCE QUE TELLE EST LA FATA­ LITÉ DE LHISTOIRE. p. 185 : (Réflexions sur la Révolution russe) : Il est insensé de vouloir "restaurer ce qui a abouti à une révolution". LISSUE NE PEUT ÊTRE TROUVÉE QUE PAR UN MOUVEMENT EN HAUTEUR ET EN PROFONDEUR, vers la création dune vie nouvelle, où le passé et lavenir se réunissent dans léternel. Le bolchevisme a pris corps en Russie, et il a vaincu, "parce que je suis ce que je suis, parce quil ny avait pas en moi de réelle force spirituelle" : Seule, cette façon de vivre et de concevoir une révolution peut être regardée comme inspirée par la religion. La Révolution Russe, cest ~a destinée du peuple russe et la mienne. En effet, LAUTORITE DU POUVOIR SAPPUIE TOUJOURS SUR DES CROYANCES RELIGIEUSES. Lorsque ces croyances religieuses sont atteintes, lautorité du pouvoir branle et tombe. Dieu ct transmis, si jose dire, le pouvoir aux bolcheviks dans le but "dinfliger un châtiment au peuple".
  • 80­BERDYAEV Et cest pour cette raison quun pareil pouvoir dispose dune force mystérieuse, incompréhensible pour les bolcheviks eux mêmes. La catastrophe sest produite "dans les profondeurs de la société russe", "par-dessous la culture russe" : elle sest produite "au dedans même de lâme du peuple". Actuellement, LA QUESTION RUSSE EST AVANT TOUT UNE QUESTION SPIRITUELLE. Il ny a pas de salut pour la Russie en dehors dune regénération spirituelle. p. 196 : Nous vivons un état comparable à celui de la chute de lempire romain et de la civilisation antique du 3e siècle, quand seul le christianisme sauva spiri­ tuellement le monde de la ruine et de la décomposition défini­ tives. Le pouvoir "passé entre les mains des soldats", nest fait que de force extérieure. Cest de cette manière que lempire ramai n a péri. De même : la Russie a péri par "la transformation du peuple en armée". Même en dehors des bolche­ viks, le règne de la soldatesque menace dabrutissement la culture entière. En Europe aussi sévit un affreux avilissement Une réaction aussi intéressante que le fascisme témoigne de cet état de choses. p. 200 : LES RÉACTIONNAIRES, LES GENS ARRIÉRÉS, CE SONT TOUS CEUX QUI VEULENT SE MAINTENIR k LAIDE DES PRINCIPES DE LHISTOIRE MODERNE, REVENIR AUX PSEUDO-IDÉES DU 1ge SIECLE, quand bien même ces idées sappelleraient "la démocratie", "le socialisme humanitaire", etc p. 201 : Il est fort utile de se rappeler de nos jours les idées sur la révolution exposées par Joseph de Maistre dans ses géniales Considérations sur la France. Il a réussi le premier à dire quelque chose dessentiel sur la nature de toute révolution. Il comprenait la grandeur singulière dune révolution, il envisageait son caractère fatal : LES RÉVOLU­TIONNAIRES nont quune apparence dagents, en réalité ilssont mus, ils NE SONT QUE LENGIN DUNE FORCE QUILS IGNORENT.LES RÉVOLUTIONS NE SONT PAS SEULEMENT "SATANI9UES", ELLES SONTAUSSI "PROVIDENTIELLES" ; elles sont déchaînées sur lespeuples pour leurs péchés. Maistre pensait aussi que le peupledoit absorber les fruits amers de la révolution jusquàsatiété et dégoût: en dautres termes, que la révolution doitse dévorer elle-même. Joseph de Maistre ne fut-il pas lui-mêmeun résultat positif de la Révolution? De même verrons-nouschez nous en Russie comme résultats positifs de la révolution,UNE RENAISSANCE SPIRITUELLE, une nouvelle epoque pour leChristianisme. Dostoïewski a compris que le socialisme enRussie était une question religieuse.p. 212 : Nous navons jamais adopté une idéologie bourgeoise.Nous navons jamais reconnu non plus une idéologie de lEtat.Un anarchisme singulier est le propre des Russes. LE PEUPLERUSSE EST TENDU VERS LE ROYAUME DE DIEU. Il faut se souvenirde toutes ces choses si lon veut comprendre le caractère dela révolution russe.p. 216 : Le mensonge et la pourriture des fondements surlesquels sapp~yait "la société civilisée" du 1ge et du 20esiècle sont mis à jour. Et ce sont ces principes là, dont ladécomposition a fait naître, et les guerres affreuse::;, et lesrévolutions,_que lon voudrait restaurer!! La vie à laquelleon aspirerait serait cette vie diniquité et de péché!!La révolution ne crée pas de vie nouvelle, elle ne fait quemanifester la décomposition de la vie ancienne. Mais ce quily avait déternel dans lancienne Russie est indestructible ..NOS EFFORTS DOIVENT ÊTRE TENDUS VERS LA VICTOIRE DE LA RUSSIEÉTERNELLE, DE LA RUSSIE DE LESPRIT, APPELÉE À DIRE SON MOT ÀLA FIN DE LHISTOIRE.
  • BERDYAEV -81­ p. 255 : Le socialisme est "une foi", il prétend être une force nouvelle à lusage de lhumanité. Le socialisme utopique. de Saint-Simon et le socialisme scientifique de Karl Marx paraissent également imbus de prétentions religieuses, veulent fournir une conception densemble de la vie, résoudre tous les problèmes. .. Le social isme a un caractère messianique. Pour... lui, il existe une classe élue, une classe-messie: LE PROLE­ TARIAT. CETTE CLASSE-MESSIE, cest lembryon même de la vraie humanité, CEST LISRAËL NOUVEAU. Elle doit être le libérateur et le sauveur de lhumanité, ELLE DOIT RÉALISER LE ROYAUME DE DIEU SUR LA TERRE. La classe élue réalisera enfin sur la terre ce royaume promis, la félicité en Israël, que nav~it pas réalisée le Messie crucifié. CEST ELLE QUI EST PRECISEMENT CE MESSIE NOUVEAU, ORGANISATEUR DU ROYAUME TERRESTRE. p. 269 : Le socialisme, cest la chair de la chair et le sang du sang du capitalisme, cest un seul et même esprit, ou plutôt une seule et même négation de lEsprit. Le socialisme est un avertissement aux peuples chrétiens, pour leur rappeler avec vigueur quils nont pas exécuté le testament du Christ, mais ont apostasié. Il faut commencer à réaliser effective~ent le christianisme, et se tourner vers la vie spirituelle, RETA­ BLIR LHARMONIE HIÉRARCHIQUE. Le socialisme est aussi dépourvu de substance, aussi peu ontologique que la démocratie. La subs­ tance du socialisme nest quapparente: LE SOCIALISME NE FAIT ~UE MANIFESTER LABSENCE DE TOUTE SUBSTANCE SPIRITUELLE DANS LA CIVILISATION CONTEMPORAINE. "Lidée" du prolétariat, au nom de laquelle tant de sang coule, qui sattire un dévouement aussi fanatique, apparaît comme une idée dépourvue de substan­ ce... p. 275 : La substance de la vie ne peut être quune substance religieuse. Cest la "pénétration dans la vie de Dieu", cest à dire dans lEtre véritable. p. 279 : La papauté en Occident, le saint Empire en Orient, se sont décomposées, parce que le Royaume de Dieu sur la terre na pas été atteint. Il ne fut quextérieurement symbolisé, manifesté par des signes. p. 280 : Dans lhistoire moderne, l"autonomie" a abouti à l"anonie". Le symbolisme de la théo­ cratie ancienne avait, malgré tout, jusquà un certain moment, jusquà un certain âge de lhumanité, une valeur vraiment sacrée. Les sociétés anciennes étaient pleines de symbolisme sacré. Il ny a quun chemin conduisant au Royaume de Dieu .. cest de TRAVAILLER À LA CRÉATION RÉELLE DUNE VIE SPIRITUELLE SUPÉRIEURE,  L ILLUMINATION ET  LA TRANSFIGURATION DE LHOMME ET DE LUNIVERS. En dehors dune telle création il est impossible davoir accès à aucune société parfaite. p. 283 : Nous traversons une crise mondiale de toutes les idéologiys. IL NY A PLUS RIEN QUI PUISSE INSPIRER LES PEUPLES CIVILISES. Seul, le peuple russe a montré encore, dans la destruction, une énorme énergie, et tenté de réaliser la plus insensée des utopies . . . Le christianisme revient, pour ainsi dire, à son état davant Constantin le Grand. p. 285 : Cest en vain que lon rêve dune paisible vie bourgeoise, dun retour aux bases de la civilisation bourgeoise du 1ge siècle, imaginée comme lutopie dun état social à peu près parfait. La tragédie de laAcrise contemporaine consiste en ceci : PERSONNE, EN SON AME ET CONSCIENCE, NE CROIT PLUS  AUCUNE FORME POLITIQUE, NI . AUCUNE IDÉOLOGIE SOCIALE [1J.2.L;.].
  • BERDYAEV -82­p. 290,: La foi dans le salut politique et social séteint.NOUS REGLONS LES COMPTES DUNE SÉRIE DE SIÈCLES . . . Plus lavie sociale est devenue vide et dépourvue de substance, plusla dictature sur la vie sociale et sur la vie générale delhumanité est devenue puissante. La politique enlasse la viehumaine comme une formation parasitaire qui lui suce le sang.La majeure partie de la vie politique et sociale de lhumanitécontemporaine nest pas une réelle vie ontologique, cest unevie fictive, illusoire. La lutte des partis, les parlements,les meetings, les journaux, les programmes et les plates­formes, la propagande et les démonstrations, la lutte pour lepouvoir - tout cela nest pas la vraie vie, na point derapport avec lessence et les buts de la vie: il est diffi­cile de pénétrer à travers tout cela jusquau~noyau ontologi­que~.Il faut choisir: ou bien la vie spirituelle est unesublime réalité, et il faut alors chercher en elle plus de vieque dans tout le bruit de la politique - ou bien elle estirréelle, et il faut alors la rejeter comme un mensonge.p. 291-92 : Lorsquon sent que tout a été vécu et épuisé,lorsque le sol cède sous nos pieds, comme il arrive de nosjours, lorsquil ny a plus despérances ni dillusions,lorsque tout est dénudé et démasqué : LES CIRCONSTANCES SONTPRÊTES POUR UN MOUVEMENT RELIGIEUX DANS LE MONDE: NOUS ENSOMMES À CE POINT, et il serait bon de sen rendre compte.Dostoïewski le comprenait, Wladimir Soloyieff le comprenaitaussi. Nous devons le comprendre également jusquau fond.LE PEUPLE RUSSE, EN ACCORD AVEC LES PARTICULARITÉS DE SONESPRIT, SEST OFFERT EN HOLOCAUSTE à une expérience quelhistoire navait pas connue. Il a démontré les résultats­limites de certaines idées. Sil ny~pas de fraternité dansle Christ: que règne donc la camaraderie de lAntéchrist!Le peuple russe a posé ce dilemme, avec une puissance extra­ordinaire, devant le monde entier. liSimone WEIL, 1909 t 1943 1 - Lettre à un religieux <10 Nov 1942), Paris, Gallimard,1951, 96p. p.36 : Il est écrit que larbreest jugé à ses fruits. LEglise a porté trop de fruits mauvaisp~ur quil ny ait pas eu UNE ERREUR AU DÉPART. LEUROPE A ÉTÉDERASI~ÉE SPIRITUELLEMENT, COUPÉE DE CETTE ANTIQUITÉ OÙ TOUSLES ELEMENTS DE NOTRE CIVILISATION ONT LEUR ORIGINE : et elleest allée déraciner les autres cont~nents à partir du XVIe s.p. 70 : En fait, IL Y A DEPUIS LE DEBUT OU PRESQUE, UN MALAISEDE LINTELLIGENCE DANS LE CHRISTIANISME. " Partout où il y amalaise de lintelligence, il y a oppression de lindividu ..p. 73 <no34) : LEglise na vraisemblablement pas parfaitementrempli SA MISSION DE CONSERVATRICE DE LA DOCTRINE. p. 78 :Le fait même davoir traduit "Logos par "verbu.11l indique quequelque chose a été perdu, car Àoros veut dire avant toutrapport, et est synonyme de àpi8poq, nombre, chez Platon etles Pythagoriciens. Rapport, cest-à-dire proportion. Propor­tion, cest-à-dire harmonie. Harmonie, cest-à-dire médiation.Je traduirais : AU COMMENCEMENT ÉTAIT LA MÉDIATION.p. 79 : Les massacres causés par la persécution expliquentcette insuffisance dans la transmission. Peut-être que vers ledébut du Ile s. tous c~ux qui avaient compris ont été tués, oupresque tous . . . "LIDEE DUNE QUETE DE LHOMME PAR DIEU" estdune splendeur et dune profondeur inso~dables. Il~y a déca­dence quand elle est remplacée par "LIDEE DUNE QUETE DE DIEUPAR LH01OŒ".
  • -83­WEILp. 84 : La compréhension du christianisme nous est renduepresque impossible par le profond mystère qui recouvre lhis­toire des premiers temps. Ce mystère porte dabord sur lesrapports du christianisme, dune part avec Israël, dautrepart avec les traditions religieuses des gentes. .. A côté deClément dAlexandrie qui ne savait même plus quels liensétroits unissent LA PHILOSOPHIE GRECQUE CLASSIQUE ET LARELIGION DES MYSTÈRES, il a bien dû y avoir DES HOMMES QUI ONTVU DANS "LA BONNE NOUVELLE" LE COURONNEMENT DE CETTE RELIGION.Que sont devenues leurs oeuvres ? .. Quand Origène parle de laPhilosophie Grecque, cest avec la prétention de la réfuter.Pourquoi? .. Comment expliquer que des hommes comme Traj~,et surtout Marc-Aurèle aient si impitoyablement persécuté leschrétiens? .. Au contraire Commode et dautres empereursscélérats les ont plutôt favorisés. Comment ensuite lEmpirea-t-il ADOPTÉ LE CHRISTIANISME COMME RELIGION OFFICIELLE? ETk QUELLES CONDITIONS ? QUELLE DÉGRADATION A DU SOUFFRIR CELUI­CI EN ÉCHANGE? COMMENT SEST ACCOMPLIE CETTE COLLUSION ENTRELÉGLISE DU CHRIST ET LA BÊTE ?~: Les Empereurs ont comp-risdès le début la nécessité DE LETEINDRE AVEC UNE FAUSSEMYSTIQUE, DE PEUR QUUNE MYSTIQUE VÉRITABLE NE SURGÎT ET NEBOULEVERSÂT TOUT. .. Les Pythagoriciens et tous les philoso­phes furent impitoyablement pourchassés, les chrétiens traitéscomme on sait. Le pullulement des cultes orientaux à Rome àcette époque ressemble tout à fait à celui des sectes genrethéosophique aujourdhui. Ce nétait pas LARTICLE AUTHENTIQUE,mais des fabrications destinées aux snobs. Rome, commetout pays colonisateur, AVAIT MORALEMENT ET SPIRITUELLEMENTDÉRACINÉ LES PAYS CONQUIS. Cest toujours là leffet duneconquête colonisatrice. IL NE SAGISSAIT PAS DE LEUR RENDRELEURS RACINES, il fallait les déraciner ~ncore un peu davan­tage. p. 94 : IL Y A UNE QUASI-CERTITUD~: CEST 9UON A VOULUNOUS CACHER QUELQUE CHOSE; ET ON Y A REUSSI. Ce nest pas parhasard quil y a TANT DE TEXTES DÉTRUITS, TANT DE TÉNÈBRES SURUNE PARTIE SI ESSENTIELLE DE LHISTOIRE. Il Y a probablementeu UNE DESTRUCTION SYSTÉMATIQUE DE DOCUMENTS. Platon y aéchappé i par quel bonheur? Il ne reste rien des gnostiques,et peu de chose des écrits chrétiens des premiers siècles.SIL Y EN A EU, OÙ LE PRIVILÈGE DISRAËL NAIT PAS ÉTÉ RECONNU,ils ont été supprimés. p. 96 : Ces problèmes sont aujourdhui(Nov 42) DUNE I}[PORTANCE CAPITALE, URGENTE ET PRATIQUE. Tantque subsistera lillusion dune COUPURE ENTRE LE SOI-DISANTPAGANISME ET LE CHRISTIANISME, celui-ci ne sera pa~ i~carné.COMBIEN NOTRE VIE CHANGERAIT SION VOYAIT QUE LA GEOMETRIEGRECQUE ET LA FOI CHRÉTIENNE ONT JAILLI DE LA MÊME SOURCE.2 - Ecrits de Londres. p. 156 : La tradition à laquelle il estbon que les Européens adhèrent est LA TRADITION CHRÉTIENNERETROUVÉE DANS SA PURETÉ, CEST-À-DIRE UNIE Â LA TRADITIONGRECQUE. p. 169-170 : [ Texte intitulé "Profession de Foi"S. Weil cherche à élaborer une doctrine qui exprime le fondmême du christianisme, doctrine destinée à être proposé àlexamen des groupes de résistants. Dans son esprit, ce textedevrait inspirer les actes de tous les hommes à qui aurait étéconfié quelque pouvoir dans la société ] : "Rassembler lesgens derrière les aspirations chrétiennes". "Il faut essayerde définir ces aspirations en termes auxquels un athée puisseintégralement adhérer", "Montrer linsuffisance des doctrinesqui depuis deux ou trois siècles se disputent les ~sprits ~eshommes". "IL FAUDRAIT PROPOSER QUELQUE CHOSE DE PRECIS, SPECI­FIQUE ET ACCEPTABLE POUR CATHOLIQUES, PROTESTANTS ET ATHÉES,et demander dès maintenant aux organisations de résistance dedire si cette orientation est la leur".
  • -84­WEIL"Pour moi personnellement la vie na pas dautre sens et na jamais eu au fond dautre sens que lattente de la vérité.J"éprouve un déchirement qui sagrave sans cesse, à la foisdans lintelligence et au centre du coeur, par lincapacité oùje suis de penser ensemble dans la vérité: le malheur deshommes, la perfection de Dieu, et le lien entre les deux".p. 226 : "Je suis hors de la vérité" [ elle sen voulait "deplus en plus mortellement", "davoir quitté la France"].3 - Cahiers III (1942), Nouvelle édition, Librairie Plon, 1974294p. p. 22 : LA SAINTE VIERGE, occupant une place si capitaleau Ciel dans la théologie catholique, nest pas Marie, mais~uelq~~hose qui A AU VERBE UN RAPPORT ANALOGUE AU RAPPORTDE ){ARIE A JESUS". Sans quoi comment la mettrait-on "même audessus des anges". Cest Déméter, la Grande Hère, Astarté­Cybèle, etc. La Sainte Vierge a été incarnée en Marie comme leVerbe en Jésus. Et cest cela même que Platon appelle La Hère (Timée 50, c, d). p. 49 : "Notre Père, celui des cieux". Il Ya là une sorte dhumour. Cest votre père, mais essayez un peudaller le chercher là haut! .. Il ny a aucune manière de sereprésenter un rapport réel entre Dieu et lhomme qui ne soittout aussi in-intelligible que lIncarnation. LIncarna­tion fait éclater cette in-intelligibilité. Elle est lamanière la plus concrète de penser cette descente impossible.p. 92 : Tous nos maux spirituels viennent de la Renaissancequi "a trahi le christianisme pour la Grèce", mais "AYANTCHERCHÉ DANS LA GRÈCE AUTRE CHOSE QUE LE CHRISTIANISME,NE LAPAS COMPRISE". ba faute en est AU CHRISTIANISME QUI SEST CRUAUTRE QUE LA GRECE. On remédiera à ce mal en RECONNAISSANTDANS LA PENSÉE GRECQUE TOUTE LA FOI CHRÉTIENNE. Il faut dis­soudre "la notion même de l humanisme", et en même temps "çequi soppose à ...lhumanisme", en reconnaissant qye "LHUMANISMEEST LA FOI CHRETIENNE". p. 108 : -Définir LE REEL: rien de siimportant- LE RÉEL EST TRANSCENDANT: cest lidée essentiellede Platon. p. 50 : Chaque homme est "soumis au poids delunivers entier". Lautre monde seul peut faire contre-poids.Eschyle, Agamemnon 163 : "Je ne vois personne que je puissecomparer sinon Zeus, si je dois déposer le fardeau du souçi".Quand lunivers pèse tout entier sur nous, il ny a pas dautre contre-poids possible sur lautre plateau de la balanceque Dieu lui même.. Archimède i "Donne-moi un point dappui,et je soulèverai le monde". Ce point dappui est la Croix.p. 86 : La moyenne géométrique, cest lordre du monde. CestLE VERBE ORDONNATEUR. Cest lui qui tient enfermés ensemble"sous Clef" le Créateur et la créature, qui les empêche de seséparer. Cest lui "la Clef". Luc 11 : 52 : "Vous avez enlevéla clef de la connaissance" cette parole indique quil yavait autre chose. Le Christ en voulait aux pharisiens, nonseulement pour leur hypocrisie et leur corruption, vicescommuns à toute espèce de clergé, mais pour leur doctrine. LesPythagoriciens nommaient "clef" la médiation entre Dieu et lacréation. Ils la nommaient aussi harmonie.p. 216 : "La part juive dans le christianisme" a fait de lachrétienté une chose déracinée par rapport à son propre passé.La tentative de réenracinement de la Renaissance a échoué,parce quelle était dorientation antichrétienne. La tendancedes "lumières" au 18e S., 1789, laïcité, etc, a accru encoreinfiniment le déracinement par "le mensonge du progrès".Et lEurope déracinée, a déraciné le reste du monde par laconquête coloniale. Le capitalisme, le totalitarisme fontpartie de cette "progression dans le déracinement" ..Aujourdhui (1942) on a soif et écoeurement du totalitarismeet presque çhacun aime un totalitarisme et en hait un autre ..
  • -85­KEREJKOVSKY <D) 1868 t 1949 1"Les Mystères de l Ori ent" A. D. L. Paris, (i""9:iP, 398p.Egypte, Babylone - Assyrie, Israël, Grèce, Europe, Russie, lAntiquité est divine .. p. 22 : Tout le christianisme nestque le mystère de la vraie Gnose: _ Ce_qui veut dire précisé­ment que LE CHRISTIANISME EST LA VERITE DU PAGANISME, IL ESTLA RÉVÉLATION, "LAPOCALYPSE" DU PAGANISME. Le christianismeest "l Himalaya de l histoire du monde" ..p. 387 : Le mystère dIsraël nest pas encore accompli, sesvoies dans les siècles et les peuples ne sont pas encore ache­vées. Eternellement douloureux, gémissant, comme chassé parune force inconnue, Israël marche toujours, sans pouvoirsarrêter, pareil à Gilgamès, le chercheur de Vie éternelle Je chercheïe don de la vie; Four lui je traverse les plaines, Les mers, les fleuves, Les montagnes inaccessibles. Far les fatigues et les douleurs Ma belle image fut altérée ... Israël éternel, le Juif éternel, est le miracle incessant dessiècles et des peuples. Celui qui ne le voit pas ne sait riendes miracles de Dieu. p. 389 : Dieu, sur le Sinaï, dit à Moïse"Tu ne peux voir ma face, parce que lhomme ne peut la voir etrester vivant. Je te couvrirai de ma main, jusquà ceque je passe. Et lorsque jenlèverai ma main tu me verras "parderrière", mais ma face ne sera pas visible pour toi." Ex 33,20-22. Jusquaujourdhui Israël est couvert par la main deDieu. Il ne voit pas la Face de Dieu - le Fils. Les deuxTestaments, celui du Père et celui du Fils, se contredisent etse combattent. Cest dans ce nœud de contradictions que lesdestins dIsraël senchevêtrent avec ceux du christianisme etde toute lhumanité. p. 390 : Israël na pas vu le Fils,tandis que nous "l"avons vu et lavons haï". Israel na pasaccepté le Fils, et nous,layant accepté, nous lavons renié.Israël a crucifié le Fils une fois, et nous Le crucifionstouj ours. . . "Voici, votre maison vous sera laissée vide"cela est dit non seulement à Israel, mais aussi à nous tous ..p. 394 : .. Je ne me fais point dillusion. JE SAIS QUE MESPAROLES NE SEMBLENT NI TERRIBLES NI RIDICULES, KAIS SEULEMENTVIDES DE SENS,DANS LA "MAISON VIDE" OÙ IL NY A PERSONNE POURLES ENTENDRE. "Vide et effrayant est ton monde, Seigneur !"Héraclite, Frag. 8. Et dans ce monde vide, il y a une afflic­tion comme il nyen eut jamais depuis le commencement dessiècles. .. Je parle avec le pauvre langage humain, mais jene blasphème~as, je prie: le Père na pas consolé, le fils neconsole pas, la Mère-Esprit consolera. "Comme la mêre console,de même je vous consolerai" 1s 66.13. VOILÀ POURQUOI LESPRITEST APPELÉ CONSOLATEUR, PARACLET. Ce nest pas Lui, mais Ellequi consolera : voici la parole la plus enfantine de Celui quia sauvé le monde par lenfance. p. 395 ; Le monde périt parcequil a oublié la Mêre. Le masculin la emporté sur lefeminin. La guerre est loœuvre masculine - et voici la guerresans fin: "les hommes vont tm.::5 sentre-tuer" - et le mondepérira dans le feu de la guerre si les larmes de la Mère neléteignent. Quelle différence y a-t-il entre le Père et laMère? Ce que les sages ne savent pas, les enfants le savent le Père châtiera, la Mère pardonnera.
  • MEREJKOWSKY -86­ Tout le paganisme -christianisme davant le Christ- est l angoisse inassouvie du Fils, et tout le christianisme apr~s le Christ est langoisse inassouvie de la Mère. LA NUIT DU PERE VINT, ET LE SOLEIL DU FILS SE LEVA. LA NUIT DU FILS VINT, ET LE SOLEIL DE LA MÈRE SE LÈVERA. p. 396 : Trois Testaments, trois amours, embrasent le monde lun après lautre, lun plus profondément que lautre. Lamour du Père est profond, mais plus profond est celui,du Fils, et plu~ profond encore sera celui de la Mère. LE PERE NA PAS SAUVE, LE FILS NE SAUVE PLUS LA MÈRE SAUVERA. .. Le Père est contre le Fils, et le Fils contre le Père, tant que lESPRIT nest pas venu. Dans l Espri t, le Père et le Fi Is sont un : "Les Deux seront Un". Les deux Testaments, le Premier et le Second, se combattent en eux, mais saccordent dans le Troisième. Le premier Testa ­ ment est celui du Père, le second celui du Fils, le troisième celui de l~sprit-Mère. Ainsi saccomplit le mystère des Trois. "DIEU EST MERE" ce mystère encore irrévélé dans le christia ­ nisme est déjà effleuré par les idoles de lâge de pierre, lesstatuettes néolithiques de la Mère avec son Enfant que lon trouve partout, de la Mésopotamie à lAtlantique, sur tous les chemins que suivra le christianisme. - , LA MERE EST LA PREMIERERELIGION DE LHUMANITÉ, ET AUSSI LA DERNlÈRE. Lhumanité est semblable à ce pauvre chevalier qui: Plein dun pur amour, Fidèle à son doux rêve, Sur son bouclier traça : A. H. D. .. avec son sang. [ Pouchkine ]A.M.D. Alma Hater Dei j en babylonien: Ummu rimnituum sa nise : "Mère miséricordieuse des hommes". Que tous tes enfants, ô Hère, Soient par toi protégés et sauvés. Reine toute puissante, Protectrice miséricordieuse, Il nest pas dautre refuge que toi! Est-ce une litanie chrétienne? Non: cest un texte cunéi ­forme de Babylone. . . Je lève les yeux vers toi, Je saisis le bord de ta robe ... Tu sauves, absous et gracies ..Abraham, chez les Babyloniens, à Ur en Chaldée, avait déjà puentendre cette prière à la déesse Istar. .. La déesse Istarest la "Femme revêtue de Soleil" ... Dans tous les siècles etchez tous les peuples, le nom dIstar, lEtoile de Bethléem,reste le même. Le mot : DIEU, en sumérien Dingir, et enbabylonien El, sexprime par le signe cunéiforme de létoile àcinq rayons.Selon Hésiode et Hérodote, "limpiété" est le mal suprême,source de tous les maux individuels et sociaux: les "impies"sont des criminels dEtat, destructeurs de la Cité. Cest lefléau qui frappe le monde aujourdhui. Le mal suprême,lessence du crime, est selon Weininger, le besoin de "tuerDieu". "IL FAUT I:M:MOLER DIEU", lit-on sur une tablettesumérienne, relique dune antiquité insondable. Immoler, tuerDieu, ~est-ce pas effroyable? Non: NOUS NOUS Y SOMMESHABITUES. Pas tout de suite cependant: dabord nous étionssurpris et effrayés: "Tu fus pour beaucoup un sujet deffroi,tant ton visage était défiguré. , I I Is 52.,14. Défiguré à telpoint que les disciples, lorsquils détachèrent Son corps dela croix, ne le reconn~rent pas et, frappés deffroi, senfui ­rent en silence : QUI ETAIT-CE? Et le plus terrible est quecet effroi ter~es!re nest que le reflet de leffroi céleste:LAGNEAU IMMOLE DES LE COMMENCEMENT DU MONDE EST LE FONDEMENTDE LUNIVERS ET DE TOUS LES SACREMENTS, ou plus exactement delunique sacrement, car ils se ramènent tous à un seul qui estprécisément lImmolation de Dieu.
  • -87­ FFOERSTER <F. W.), 111,1 t Ij Cb 1 LEurope et la Question Allemande, Paris, Lib. Plon, @ 372p. p. 363 : Personne ne peut prévoir le moment où ce pays danarchie hau­ tement disciplinée se livrera à un nouvel attentat contre l Europe. Il ne faut pas oublier que par Hitler sest considéra­ blement développé en Allemagne lélément irrationnel. Il y a une liturgie du diable, dans laquelle la nation prise de folie répond aux excitations démoniaques Hitler incarne cette responsio de la nation allemande à lappel des boutefeux natio­ nalistes . p. 365 : Si lEurope demeure ce quelle est, un chaos, il faut que ceux qui défendent la civilisation donnent enfin une réponse claire à la question suivante: Que P rétendez-vous défendre 7 Est-ce ce quon appelle LA CIVILISA­ ~ ~ TION MODERNE, CEST-A-DIRE UNE BARBARIE DISSlKULEE.SOUS UN VERNIS DE CIVILISATION, ou est-ce la Tradition Chrétienne, qui seule est capable de vous sauver, ~ous et lAllemagne. p. 366 Il ny a de salut que dans LA PENSEE DU TOUT, pensée maternel­ le, unifiante, juste pour tous, bonne envers tous, dans la divinité qui sest faite homme, dans cette "Mater gloriosa" qui apparait dans la dernière partie du Faust. Cette puissance suprême, de laquelle seule viendra le salut, garde encore le silence : elle laisse encore les fous à leur dernière folie : Elle laisse lhumanité faire la dernière épreuve de son im­ puissance j mais quand les ténèbres seront le plus noires, la 1 umière commencera à bri 11er. lIn y a guère de page dans ce livre qui ne témoigne de lindescriptible désordre dans lequel la politique internationale est tombée, parce que les Etats ont cru pouvoir vivre et prospérer hors du Christ. LE PROBLÈME DE LA VIE INTERNATIONALE EST AU FOND UN PROBLÈME RELIGIEUX. Est-ce que Charlemagne na pas fait jurer en 802 à tous les habitants de son empire quils resteraient avec toute leur pensée et toutes leurs forces au service de Dieu 7 .. qui adore son Führer comme Dieu même .. périra davoir tarisa plus pure source spirituelle. p. 367 : Nous sommes arrivés aujourdhui à un tournant de la civilisation où le christianis­ me ne peut plus être simple affaire privée, mais où tous doi­ vent comprendre que seule la vérité de la Croix nous sauverade la bestialité collective. "Ego sum vita" Le Christ estfondateur dEtats, le Christ est lorganisateur: "Celui quinamasse pas avec moi, dissipe". Est-ce que Platon déjà napas fondé sa République sur le rétablis::;ement de la Hiérarchieet des valeurs morales 7 Cf est l humani té de:5piri tuaI isée, des­équilibrée, déchristianisée qui a produit le chaos actuel. EnAllemagne, cette maladie a atteint son paroxysme . . Mais cettedémence est une maladie universelle. Spécialement, cest unemaladie de lEurope, quil faut guérir européennement. Il lefaut, sans quoi il ny aura pas de guérison pour le reste dumonde, que gagne peu à peu la gangrène de lOccident. Or cestseulement dans le mystère du sacrifice divin, qui est lemystère de la conservation de soi pour les individus et lespeuples, quun terme pourra être mis à la destruction delEurope par elle-même . . . En Jeanne dArc sunissent LES DEUXFRANCES, qui dordinaire se combattent.. Tous, nous nous ren­dons compte des nécessités "DUNE EXPLICATION AVEC LA FRANCE" .. Hitler prépare la nouvelle Guerre de Trente ans, qui couvrirade ruines lEurope entière .. jusquà ce que le Christ vivantintervienne et fasse triompher lESPRIT .. La terre était déso­lée et vide, mais l espri t de Dieu planai t au-dessus des eaux"...
  • -88­ HlHUSSERL <Edmund> 1859 t 1938 La Crise de lHu~nité Européenne et la Philosophie, conférence au Kul turbund de Vienne, le 7 Kai~, traduction de Paul Ricoeur, Paris, Aubier Montaigne, 1977, 105p. p. 23 : Lenvironnement historique des Grecs, ce nest pas "le monde objectif" en notre sens, mais leur "Représentation du Monde" cest à dire leur propre Evaluation Subjective du Monde p. 25 :"LE MONDE QUI NOUS ENVIRONNE"EST UNE OEUVRE DE LESPRIT <ein geistiges Gebilde> en nous, et dans notre vie historique. p. 27 : La question que nous posons est celle-ci: quest-cequi caractérise la figure spiri tuelle de lEurope ? < Vi e charak­ terisiert sich die geistige Gestalt Europas> ? p. 29 : Ausens spirituel, lEurope englobe manifestement les dominionsanglais, les Etats-Unis, etc. Nous touchons ici à lunité dune vie, dune action, dune création dordre spirituel. Créa­tion de nations qui toutes sont liées du dedans par lespritet rassemblées dans lUNITÉ DUNE FIGURE SPIRITUELLE. Chaque"Figure Spirituelle" se situe par nature dans lespace de lhistoire universelle .. p. 23 : Quelle que soit lhostilitémutuelle des nations européennes, elles conservent sur le plande lEsprit une parenté intérieure qui les pénètre de part enpart et surmonte les différences nationales. Cest comme un lien entre frères et soeurs qui suscite au sein de ce cercle la conscience dun chez soi <Das Bewusstsein einer Heimatlich­ keik>. p. 33 : Notre humanité européenne recèle une entéléchiequi lui est innée, qui domine tous les changements affectantla Forme de lEurope et leur confère un sens, celui dun déve­loppement orienté vers un pôle éternel. Le télos spirituel delhumanité européenne, qui enveloppe le télos particulier dechacune des nations prises séparément, et des hommes prisindividuellement, se situe à linfini .. p. 33 : Cette prisede conscience <Besinnung> , ce pressentiment nous sert de guideintentionnel pour DISCERNER DANS LHISTOIRE DE LEUROPE UN EN ­CHAÎNEMENT DE LA PLUS HAUTE SIGNIFICATION. Le pressentiment estdans tous les ordres de découverte, le détecteur <Wegweiser)affectif. Poussons lanalyse à son terme: LEUROPE A UN LIEUDE NAISSANCE, UN LIEU SPIRITUEL DE NAISSANCE DANS UNE NATION,ET CETTE NATION EST LA GRÈCE ANTIQUE DES VIle ET VIe SIÈCLESav. Jésus-Christ. Cest chez elle quest apparue une attitudedun genre nouveau à légard du monde environnant. p. 45 : Ilfaut quune révolution affecte lhumanité dans son mode propredans son pouvoir de créer des cultures. Il faut aussi une révo­lution au coeur de lhistoricité. SEULE LA PHILOSOPHIE GRECQUEcondu~t, par un développement propre, à une SCIENCE EN FORMEDE THEORIE INFINIE, dont "la géométrie grecque" nous a fournipendant des millénaires lexemple et le modèle souverain.p. 47 : La nouvelle humanité, "LHUMANITÉ AUX BUTS INFINIS,napparaît dabord que dans quelques philosophes .. PromAth~pAPPORTE LE LOGOS DIVIN À QUELQUES HOMMES ISOLÉS, QUI PORTENTPLUS LOIN "LA TÂCHE DE LESPRIT", LEQUEL DOIT UN JOUR ILLUMI ­NER ET TRANSFORMER TOUT LUNIVERS HUMAIN. En fait, cest seulement chez les Grecs que l"homme du fini" prend à légard dumonde environnant cette attitude totalement nouvelle. Lhommeest alors en proie à cette passion de connaître dont latension dépasse "la praxis de niveau vital" et "ses efforts etsoucis quotidiens". Ce cgntr~ste fait surgir la questionnouvelle: LA QUESTION DE LA VERITE EN SOI. L"attitude théoré­tique" du philosophe le porte à dévouer sans cesse sa vie àvenir, à LA TÂCHE DE L.4 THÉORIA.
  • -89­HUSSERL Le Philosophe veut donner à sa vie un caractère universel, et édifier à linfini connaissance théorétique sur connaissance théorétique. Cest ainsi que naît en quelques personnalités isolées, telles que Thalès, une nouvelle humanité. En créant la vie philosophique, ce sont des hommes qui sont créateurs dune figure culturelle dun nouveau genre. Il lui correspond bientôt un_nouveau type ~e relations c~mmunautaires : CES OEUVRES IDEALES DE LA THEORIA SONT IMMEDIATEMENT L;OBJET ~UN AMOUR COMMUN, DUNE ADOPTION COMMUNE. P 53 : LA VERITE IDEALE DEVIENT UNE VALEUR ABSOLUE qui entraîne une transfor~tion de la praxis en un sens universel. Lidée générale de VERITE EN SOI devient la norme universelle .. Il se constitue nécessaire­ ment une communauté nouvelle et tout intérieure, une commu­ nauté pure, peut-an-dire, basée sur des intérêts idéaux: elle rassemble les hommes vivant pour la philosophie, unis dans le dévouement aux idées: FORME COMMUNAUTAIRE DUN TYPE SPÉCIAL OÙ CHACUN TRAVAILLE AVEC AUTRU~ ~T POUR LUI, OÙ CHACUN EXERCE UNE CRITIQUE CONSTRUCTIVE AU BENEFICE DAUTRUI, où chacuncultive les valeurs pures et inconditionnées de vérité comme un bien commun. p. 59 : Ou bien les valeurs traditionnellessont totalement rejetées, ou bien leur contenu est repris à un niveau philosophique, et ainsi reçoit une forme nouvelle. Dans la notion de Dieu, le singulier est essentiel. DIEU EST pour ainsi dire logicisé j il est même LE PORTEUR DU LOGOS ABSOLU. En Grèce a pu être amorcée une conversion de lexis­ tence humaine et de toute la vie culturelle. ON VOIT QUECEST LE POINT DE DÉPART DUNE COMMUNAUTÉ DUN NOUVEAU GENRE,QUI DEPASSE LES NATIONS. JE PENSE NATURELLEMENT k CETTE FIGURESPIRITUELLE QUE NOUS NOMMONS "EUROPE". IL EXISTE ENFIN DES IDÉAUX INFINIS pour servir la SYNYHÈSE toujours plus vaste des Nations: du fait que chacune embrasse sa propre tâche idéale,elle verse ce quelle a de meilleur au trésor des Nationsassociées. Dans cette Société Universelle réglée par lIdéal, la Philosophie garde sa fonction de réflexion libre, univer­selle, théorétique. Elle doit constamment exercer, au sein deLHUMANITE EUROPÉENNE, sa fonction rectrice <die ARCHONTISCHE)à légard de lHumanité tout entière. p. 65 : Je suis certainmoi aus:3i que la crise de lEurope a ses racines dans lesdéviations du rationalisme. Le type de Rationalité que lesGrecs ont inaugurée, exigeait une sérieuse mise en cause etélucidation par prise de conscience <selbstbesinnlicher Krü­rungen) ; cest une telle Rationalité qui est appelée à guiderle développement de lhumanité. p. 69 : Il faut bien -distinguer la philosophie comme "fait historique lié à telleou telle époque", et LA PHILOSOPHIE COMME IDEE DUNE TACHE " INFINIE: "la philosophie effective, à chaque période de lhis­toire", ~st la tentative plus ou moins réussie pour réaliserCETTE IDEE DIRECTRICE DE TACHE INFINIE, et par là même LE TOUTDE LA VÉRITË. Ce nest que dans cette conscience de soi même,qui devient à son tour une branche de la tâche infinie, que laphilosophie peut remplir le rôle qui lui est PE9pre : se P;9=mouvoir elle même, - - par ce moyen PROMOUVOIR UNE HUMANITE et ,--­AUTHENTIQUE. Que tel soit son statut propre: CEST LA SONËTAPE DE SUPRÊME PRISE DE CONSCIENCE <hochster SelbstbesinnungCest seulement par cette activité constante de réflexion <sti:indige Reflexiviti:it) quune philosophie est une connaissan­ce universelle. La philosophie de toute lépoque modernedepuis la Renaissance se prend pour le rationalisme véritable,donc pour La Rationalité Universelle. p. 83 : Notre problèmede la crise nous amène à montrer comment il se fait que "notreépoque moderne", qui pendant des siècles, pût se glorifier deses succès de Théorie et de Pratique, senfonce finalementdans un malaise croissant et doive même éprouver sa situationcomme "une situation de détresse".
  • -90­ HUSSERL PARTOUT SE MANIFESTE k NOTRE ÉPOQUE LE BESOIN PRESSANT DUNE COMPRÉHENSION <SAISISSEMENT UNIVERSEL) DE LESPRIT. p. 93 Jamais la situation ne pourra saméliorer tant que naura pas été percée à jour la naïveté de lobjectivisme et quon ne se sera pas décidément convaincu de labsurdité de la conception dualiste du monde. LEsprit, LESPRIT SEUL EXISTE "EN SOI", ET "POUR SOI" i seul il repose sur soi et peut, dans le câdre de cette autonomie et dans ce câdre seul, être traité dune ma­ nière véritablement rationnelle, véritablement et radicalement scientifique. CEST SEULEMENT QUAND LESPRIT, cessant de se tourner avec naïveté vers le dehors, revient à soi.... et DEMEURE ... EN SOI, et purement en soi, QUIL PEUT SE SUFIRE A LUI-MEME <Nur wennder Geist aus der naiven Auftenwendung zu sich selbst zurückkehrt und bei sich selbst und rein bei sich selbst bleib kann er sich genügen). ~ p. 97 : Lélaboration dune Méthode effective appréhendant LETRE FONDAMENTAL DE LESPRIT dans ses aspects intentionnels, et de là, édifiant "UNE ANALYTIQUE DE LESPRIT SE DEVELOPPANT À LINFINI DE MANIÈRE COHÉRENTE", con­duit à LA PHÉNOMÉNOLOGIE TRANSCENDANTALE, laquelle surmontealors l"objectivisme naturaliste" et tout "objectivisme" engénéral. Le sujet édifie une Science de lEsprit qui se suffitabsolument à elle-même. Cette science prend la forme dune"COMPRÉHENSION DE SOI-MÊME SE DÉVELOPPANT AVEC COHÉRENCE", etdune "COMPRÉHENSION DU MONDE C010Œ OEUVRE DE LESPRIT". p. 99Cette Compréhension prend la forme dune Science Universelle,capable de * répondre dElle même,et qui INAUGURE UN MONDE ABSO­ ~LUMENT NOUVEAU. L"Universalité dë""TEsprit Absolu" embrasse"tout ce qui est" dans une Historicité absolue, où la "nature"sincorpore en tant quelle est une Oeuvre de lEsprit. Seulela Phénoménologie Transcendantale, apporte la lumière par lechaix de son point de départ et de ses méthodes. Elle seulepermet de comprendre ce quest l"objectivisme naturaliste".Elle montre quune certaine psychologie est condamnée par sonnaturalisme à manquer lActivité créatrice de lEsprit, quiest le Problème radical et spécifique de la vie spirituelle.p. 103 : La "crise dexistence de lEurope", dont on discutetant aujourdhui et quattestent dinnombrables symptômes depéril mortel, peut êtr~ pénétrée du regard si lo~ place àlarrière plan LA THELEOLOGIE DE LHISTOIRE EUROPEENNE que laPhilosophie permet de découvrir. LE MONDE EUROPÉEN EST NÉd"Idées de la Raison", cest-à-dire DE LESPRIT DE LA PHILO­SOPHIE. La crise séclairerait si on pouvait y discerner quelEchec de la Raison nest quapparent. Si une culture ration­nelle na pas abouti, le motif ne sen trouve pas dans lessen­ce même de la Rationalité, mais seulement dans son aliénationet dans le fait quil sest enlisé dans le naturalisme et lobjectivisme. La crise existentielle de lEurope na que deuxissues: ou bien lEurope disparaîtra en se rendant toujoursplus étrangère à la Signification Rationnelle qui lui estpropre, LAQUELLE EST SON "SENS" VITAL, et sombrera alors dansla h~ine de lEsprit et dans la barbarie, ou bien LEUROPERENAITRA DE LESPRIT DE LA PHILOSOPHIE, grâce à un Héroïsme dela Raison qui surmontera définitivement le naturalisme. Leplus grand péril qui menace lEurope, cest la lassitude.Combattons ce péril des périls ANIMÉS, EN BONS EUROPÉENS, DECE COURAGE QUE MEME UN COMBAT INFINI NEFFRAYE PAS. Alors, dela flamme destructrice de lincrédulité, du feu où se consumetout espoir en LA MISSION HUMAINE DE LOCCIDENT, des cendresde la pesante lassitude, RESSUSSITERA LE PHENIX DUNE NOUVELLEINTÉRIORITE VIVANTE, DUNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ <einer neuenLebensinnerlichkeit und Vergeistigung auferstehen) i Ce serapour les Hommes le gage secrêt dun grand et durable avenircar IL NY A QUE LESPRIT QUI SOIT IMMORTEL <Als Unterpfandeiner groften und fernen Henschenzukunft : Denn der Geistallein ist unterblich).
  • -91­ G PIBRAC Village et Lieu de Pélerinage 4 Km à lOuest de TOULOUSE Tombeau de ST THOMAS DAQUIN <1226 t 1274) et de ST LOUIS Evq. de Toulouse <1274 t 1297) lequel fut le petit-neveu de St Louis, Roi de France St. Hubert, Cte.Mérov. dAquitaine, et Evq.de Liège <656 t 727) ~ SAINTE GERMAINE DE PIBRAC. .. .. par sa vie <1579 t 1601), et lalternance des époques d Ecli~ : <1602 ... 1644 ; 1889 ... 1794 ; 1867... .. ) et de Revivification: <1644 ... 1688 ; 1795 ... 1867 1858 . . . . . ), qui ont continué sa courte vie miraculeuse : a illustré, représenté et personnifié LES REVIVIFICATIONS "­ SUCCESSIVES DE "LA MEME TRADITION ET DOCTRINE DIONYSIENNE, TELLE QUELLE SE TRANSPOSE JUSQU~ NOUS DANS ET PAR LES ÉCRITS DE SAINT THOMAS DAQUIN" <La Somme Théologique récapitule,en même temps quelle transmet -nous ouvre à- toute la Doctrine Spirituelle du Moyen Age).CD ÈRE REVIVIFICATION MÉTAPHYSIQUE 1602 ... 1643: L "Ecole Française de Spiritualité" : la doctrine du "Verbe Incarné" : Bérulle, Olier, St. Jean Eudes, St. François de Sales, St.Vin­ cent de Paul, Camille de Lellis, suivie et illustrée par une: , ~ 1 ERE REVIVIFICATION PROPHETIQUE <1ère efflorescence de prodi­ ges et de miracles) : 1644 ... 1688.QDÈME REVIVIFICATION MÉTAPHYSIQUE 1688 ... 1794: Siècle du Nouveau Logos, qui révèle la fin dun monde, en même temps quil trouve son ouverture et son couronnement Métaphysique da~s Swedenborg et les Ecr~ts du 2nd Avènement .. suivie par 2 EME REVIVIFICATION PROPHETIQUE <2ème efflorescence de prodi­ ges et de miracles) : 1794 ... 1867.(DÈME REVIVIFICATION MÉTAPHYSIQUE: A lapproche du déluge qui monte, la Véritable Eglise <ainsi que les "reliqueee" Métaphysi­ ques de notre civilisation) se réfugient dans les Montagnes : les mêmes foules drainées par Pibrac, sont à présent drainées par Lourdes: 1858 ... 1867 .. 3 ÈME REVIVIFICATION PROPHÉTIQUE : Au début de Lourdes, et jusquà la fin du 19ème S. ,les deux pélerinages nen faisait quUn Seul. Lun était la continuation et lamplification de lautre; et les mêmes foules, cherchant le même réconfort, ne visitaient pas un Site sans visiter lAutre ... À laube de la vogue des chemins de fer, il avait simplement fallu prolonger la voie jusque dans les Montagnes ... Germaine de Pibrac fut pendant longtemps la Sainte de prédilection de Lourdes. Pendant longtemps Elle y eût le privilège pour ainsi dire exclusif d y être honorée. <Chapelle dans la Basilique supérieure à gauche).
  • -92­GDÈME REVIVIFICATION MÉTAPHYSIQUE: Germaine de Pibrac a illustré, représenté et personnifié spécifiquement "LEGLISE CHRÉTIENNE SWEDENBORGIENNE EN TANT QUORGANISATION PARMI LES HOMMES" [Ce qui est représenté ici, cest cette église en tant quorganisation temporaire et provisoire <1789 ~ 1795 ~ ~).ill -mise à lécart et délaissement -accusations et persécutions -infirmités et afflictions, @ -en même temps et justement à cause de cette mise à lécart et infirmités: protection céleste et vie de prodige, I~ - AVÈNEMENT EN GLOIRE de cette église <son invention miraculeuse)]. Les moindres détails de la vie de Ste Germaine sont à cet égard significatifs. Sainte Germaine a représenté ~ -la réception de la Doctrine Célestede cette Eglise, en même temps que: ® -limpuissance à réa ­ liser la mise en organisation pratique, <ou la mise en accom ­plissement prophétique) de cette même Doctrine. Doctrine Swe­ denborgienne dauJourdhui gui nest autre que la Résurrectionet Revivification de la Très Ancienne Doctrine Dionysienne dhier, laquelle est redonnée aux hommes. Aujourdhui commehier cest la même Doctrine et la même Eglise qui est victimedu même rejet et de la même persécution de la part dunepseudo-égltse-marâtre devenue illégitime, et se sachant telle.AUJOURDHUI SWEDENBORGIENNE, cette Eglise inconnue et accuséeest le Refuge Métaphysique, le Lieu assuré dInnocence et dePaix où parviennent les Ames dans leur quête de Vérité ...Au dehors, ce sont toujours les mêmes "Guerres de Religion" jg~erres dont la nature n~ pas changé: IL SAGIT DE GUERRESMETAPHYS~QUES, OU PLUS PRECISEMENT DUNE GUERRE UNIVERSELLECONTRE-METAPHYSIQUE. Lenjeu en est toujours le même: CESTLA DOMINATION SPIRITUELLE .. , Les procédés et les armes ontbien pu parfaire leur élaboration, ils nen restent pas moinseux-aussi essentiellement les mêmes : ils ne sont autre-c~oseque les développements inévitables des mêmes MENSONGES THEOLO­GIQUES ARCHÉTYPES.. Les Ecrits de Swedenborg <TeR, AR) nousexposent et nous aident à percevoir ces mensonges théologiquesarchétypes : dogmes frelatés, pseudo-gnoses aux travestisse ­ments multiples et indéfinis, pseudo-doctrines, pseudo-tradi ­tions, pseudo-enseignements, dont le but poursuivi est la mêmepersuasion de domination sur les Ames et les Intelligences ..CETTE UNIVERSELLE GUERRE DE RELIGION qui fait rage au dehors,a aujourdhui outrepassé même lultime étape de son amplifica­tion et de son paroxisme : elle "entre en tétanie" et sombreen se dissolvant dans le découragement et lépuisement général ... GERMAINE DE PIBRAC : À nouveau "Révèlation et Lumière Aveuglante" Lumière qui elle aussi nous frappe, et nous terrasse, sur notre Chemin de Damas
  • -93 ­ ~ SECONDE VElJUE DE :MARIE .. Lt ARXEE DE XARIE ...~ ÈME REVIVIFICATION MÉTAPHYSIQUE k Ste Germaine de Lac-Etcbemin, Québec, est Inaugurée et Instituée un MouvementQUI A POUR NOM : ARMEÈ DE MARIE. Placé sous le Signe de SteGermaine de Pibrac, et tout comme Ste Germaine cette Organi­sation est minorisée (et même persécutée !!) par sa marâtre,cest à dire: minorisée et persécutée par: lIstitution ­erzatz, ou Institution-marâtre qui cont~nue à tenir, pourcombien de temps encore, CE BEAU NOM D"EGLISE" ... Institution-erzatz qui donne toutes apparences de ne plus êtredésormais quune "grande Maison vide" : D. Merejkowsky, 1927. Il paraîtrait même que cette "grande Maison vide" ne seraitplus quune "grande Maison m9rte" ! : Nietzsche, 1885, Le GaiSavoir: "LE PLUS GRAND DES EVENEMENTS Rf:CENTS - LA MORT DEDIEU" commence déjà à jeter ses premières ombres sur lEurope.Lévènement est beaucoup trop grand, trop lointain pour quonait le droit de considérer La Nouvelle comme parvenue déjàjusquaux esprits. Qui pourrait en deviner assez dès aujour dhui pour devenir le prophète de ces immenses terreurs, de cesténèbres, de cette éclipse de Soleil que la terre na sansdoute encore jamais connues? .. " (§ : 343)-Quinet, 181.5 : "lEglise Elle-même a renversé lEgli~e" :~~st LARMEE de HARlE qui "OCCUPE CETTE POSITION SUPERIEU~E fiLEGLISE ROMAINE", et qui nous est désignée comme: "LE TRONEDE LÉGLISE DE LAVENIR"- ...LArmée de Marie (28 Août 1971 -1991 .. ) • nous offre doreset déjà le modèle concrèt de lEglise Nouvelle et Renouvelée .• nous redonne: 1) La Même Ancienne et Nouvelle DOCTRINE 2) La Même Ancienne et Nouvelle LITURGIE .• est la concrètisation au Québec (Nouvelle France), de laRévèlation Eucharistique dAmsterdam (Vrouwe Van Alle Volk­ eren, 1945-73 .. )."Vrouw van all e Volkererl, Postbus 7180, Amsterdam (2).LArmée de Marie, C.P. 95, Limoilou, Québec, Canada, G1L 4T8.et journal "Le Royaume" : C.P. 520, Limoilou, Québec, G1L 4W3.Marie-Paule, Vie dAmour, Vol I-XV, 1979-1991, CP 258 Limoilou, Québec, G1L 4V8. B2HEIDEGGER (Martin) 1889 t 1976 :"NUR EIN GOTT KANN NOCH UNS RETTEN "(Derniers Entretiens,23 Sept. 1966, publié après la mort de Heidegger dans: DerSpiegel, 31 Mai 1976). 1: Essais et conférences - Vortrageund Aufsatze, 1954, Lib. Gallimard, 1958, 341p. p. 71 :LHistoire, est létude exploratrice de lhistoire. Mais lavisée "historique" ne crée pas lhistoire elle-même. Tout cequi est "historique", tout ce qui est représenté et établi àla manière de lhistoire est historique, cest-à-dire fondésur le destin inclus dans lavoir-lieu. Mais jamais lhistoirenest nécessairement "historique". Lhistoire, en tant quelleest lIncontournable, régit la théorie de lhistoire. p. 88 :La Métaphysique, sous toutes ses formes et à toutes les étapesde son histoire, est une unique fatalité, la fatalité nécéssai­re de lOccident. La Métaphysique est une fatalité (Verbangnis)en tant que trait fondamental de lhistoire de lEurope occi­dentale. p. 90 : Le dépassement de la Métaphysique est_pensédans son rapport à lhistoire de lEtre. UNE T~LLE PENSEE PER ­ÇOIT CETTE ~UBE UNIQUE (EREIGNI@ fi LAQUELLE REPOND LEXPROPRI ­ATION DE L"ETANT". Dépasser la métaphysique, cest la livreret la remettre à sa propre vérité. On a le droit, dans ce cas,de parler encore de "Métaphysique de la Métaphysique".Parler d~ dépassement de la métaphysique peut signifier aussique LA METAPHYSIQUE DEMEURE LE NOM DU PLATONISME
  • 94­ IlJJOVOTfi <Frantisek> , The pasthumous life af Plata, The Hague, Martinus Nijhoff, 1977, 630p. p. 191 : The writings of Dionysius the Aréopa­ gi te, .who is known from the Acts of the Apostles, include four cohérent books: On the Cel esti al Hi erarchy On the Ecclesiastical Hierarchy On Di vi ne Names On Hystical Théology. There are also ten epistles of a similar philosophical content The commentator of these writings, Balthazar Cordélius is of the opinion that DIONYSIUS SHOULD BE RIGHTFULLY REGARDED AS THE GREATEST OF PLATONISTS, because he is not only the most diligent among the followers of Platos but also the mostChristian of those who reformed his doctrines. <P.G. 3,1005). p. 193 : Dionysius account of the creation of tne world issaturated with Platonic ideas. p. 194 : Dionysius had in particular a great influence on the Renaissance Platonism ofFicino and Mirandola, and his works were used as sources formodern commentaries far into modern times. Maximus Confessor <580 t 662> greatly contributed to the diffusion of Dionysius ideas by his commentaries. Dionysius and Maximus writingswere also translated into slavonie languages and contributedto the spreading especially in Russa. p. 299 : CHRISTIANPLATONISM WAS DIFFUSED IN RUSSA ESPECIALLY BY THE WRITINGS OFDIONYSIUS THE AREOPAGITE AND HIS COMMENTATOR MAXIMUS THECONFESSOR. p. 302 : It was the writings of Dionysius theAréopagite which had the greatest impact upon Western thought.Manuscripts with Dionysius Greak text were presented to sove­reigns. Pippin the Short received one as a present from PopePaul l, and Louis the Pious from the byzantine caesar MichaelBardas. p. 304 : Johannes Erigena <810 t 877) translatedDionysius writings into Latin and thereby he brought a veryeffective ferment into the cultural life of the West.p. 351 : Cardo Bessarion : "DIONYSIUS THE AREOPAGITE "OURFIRST TEACHER OF THEOLOGY", adopts not merely the principlesbut often the very language of Plato in his description oftrue love". p. 372 : For Pico della Mirandola (1463 t 1494)DIONYSIUS THE AREOPAGITE WAS A GREATER AUTHORITY THAN PLATO.He wrote : "Although we regard at times Dionysius as Platossuccessor, in so far as he was a pious philosopher, we holdnevertheless that HE SHOULD BE GIVEN PREFERENCE not only tothe other Platonists for perfecting the Platonic philosophy,but TO PLATO HIMSELF on account of the new light of the ­Christian truth. p. 384 : The art of printing also spread thewritings of Dionysius the Areopagite. Luther condemned Diony­sius in his work De captivate Babilone with the words : "InDionysio, qui scripsit de caelesti hierarchia, nihil ferme estsolidae eruditionis : et omnia sunt illius meditata in praefa­to libro acsomniis prope simillima. In Theologia autem mysticaperniciosissimus, platonizans magis quam christianizans. Inecclesiasticâ vero hierarchia ludit allegoriis, quod estotiosorum hominum studium. p. 385 : Lefèvre dEtaples (1450 t1537> regarded as his two greatest authors Dionysius in Anti­quit y, and Nicolas of Cusa in modern times. It was Just thisspeculation of his that influenced the Renaissance in France(Cf: P.G. 3, 51 seq. >. In the history of the French Renais­sance, Lefèvre stands as Bessarion in Italy. Cardo Bessarionencountered opposition in the university of Paris ...
  • -95- T ". LE TRESOR DE SAINT-DENIS: Exposition au Louvre <sous la Pyra- mide) 12 Kars - 17 Juin 1991 : 1ère étape du circuit des visiteurs <1er paragraphe du dépliant-affiche de présentation et d introduction) : La légende de Saint Denis .. fut mise au point au IXè siècle par labbé Hilduin .. Il fut assimilé à Denis lAréopagite... de plus, il se vit attribuer les OŒvres dun théologien syrien anonyme .. que lon considérait alors comme celles de Denis lAréopagite ... Promu ainsi au rang de docteur de lEglise, il fut désormais considéré comme le premier évangélisateur de la Gaule. Labbé Suger, dorigine modeste .. ambitieux .. tentant de justifier le plaisir quil éprouvait à contempler le scintillement des pierreries, .. sut faire de S~int Denis le "patron spé;.cial" du roi .. TOUTE REPRESSION EST DABORD "REPRESSION KETAPHYSIQUE" ! <répression de Vérité, répression de Tradition, répression de Vraie Parole i répression-perversion de "Logos" !) <De même, toute Libération est dordre Métaphysique i est de lordre de la Vérité, de la Parole, de lEnseignement, du Logos ReDonné au Peuple) .. k PÉRIODES FIXES ET RÉPÉTITIVES, IL FAUT RASSEMBLER, RÉUNIR ~ LE MEME CONSENSUS DE COMPLICITE PSEUDO-INTELLECTUELLE CONTRE DENYS ET LA TRADITION. Encore et encore, il faut conjurer le possible réveil dune interrogation. Encore et encore, les mêmes discours encratiques, les mêmes mensonges, la même anticipation répressive! Démarche compulsionnelle, dordre "magique" ! Cest le "mythe fondateur", présent encore à létat de trace, qui reste insupportable! Piétinons, et si possible, ces traces aussi faisons-les disparaître! I2 RÉVÉLATION DE BECEDAH, Wise. USA. <For my God and my Coun- try), prolongée par la mission de "révèlation politique" du Dr. Beter (The Dr. Beter Audio Letter, 1977-1982). Pour la première fois dans lhistoire du monde, nous sommes plongés dans un état universel danomie, de non-Société, de non-Parole, de non-Logos. Nous navons plus dEglise! plus dUniversité! Comment vivre désormais, comment se contenter de cette absence dEtre ! (Heidegger, Cf. Etre et Temps, Lib. Gallimard). Quelle alternative plausible au "mondialisme". CEST LA RÉPONSE MÉTAPHYSIQUE QUI MANQUE, QUI TARDE À VENIR. Le "mondialisme" est la traduction concrète dune religion, dune religion qui a la prérogative de lancienneté: dune religion anté-diluvienne (Cf. Swedenborg: Adversaria). "Quest-ce donc qui caractérise notre époque, sinon le conflit de "la grande vérité"et du "grand mensonge", TOUS DEUX DORDRE RELIGIEUX 7" (Merejkovsky, Les Mystères de lOrient, 1927) : Ladhésion aux pseudo-valeurs mondialistes et cosmopolites nest que le signe de notre indigence Métaphysique, de notre absence de convictions et de formulation dune Doctrine Méta- physique Authentique. Le "mondialisme" (ou : "mondial-fascisme) est arc-bouté sur une Métaphysique: cest ce qui fait sa force, ce qui le justifie de lui-même, le rend cohérent et conséquent avec lui même. Comment prétendre que nous nous y opposons et le combattons, alors que nous nabordons pas le même terrain, que nous ne saisissons pas mêmes armes .. 1) "Revelation and Message" Book + Supplement", 1950-70-91; 2) "My Work wi th Necedali, by Henry H. Swan, "for My God and My Country Ed. Necedah, Wisconsin, 54646, USA., 1959 Rep( ï976-77. 4 Vol en 2 Tomes, Vol 1 : 191p. Vol 2 : 342p.+ index, Vol 3 : 310p. Vol 4 : 224p.+ index. 3) "The Dr. Beter Audio Letter, (n01 -l n080), 1977-82, et : [ 4) "Wisconsin Report: P.O. Box 45, Brookfield, WI 53008, USA.
  • -96­ S THE NEW CHURCHThe New Jerusalem Church (or "New Church") has developped,according ta the deepening of perception and reception ofthe Writings/Doctrines of Emanuel Swedenborg [ according tathe Doctrinal Status endowed ta these Writings, and as tatheir use for the Church J. The "Genuine universal andoperative-Status" of these Doctrines, may legitimately beconsidered as "still left ta be unfolded and found". As aresult of historical development of doctrine, the New Jerusa­lem Church became devided into three different formationsa 1 The CONFERENCE, London, April 16 ~, and 2 The COIVEBTIO., Baltimore ~, 1800, Philadelphia, 1817.~ 1 The GENERAL CHURCH, or ACADAXY, Phila., 1861-66-71-80-~ 2 The FREE SP 1R1TS", l..8.5..Q.. -t [ Bush, Barret t, H. James Sr. Jt 1 The HOVA HIEROSOLYXA", (The Hague Position), 1929-~-39 2 The New Church on Continental Europe. Where ? :a 1 The General Conference of the New Church, 20 Bloomsbury Way, London WC1A 2TH. GB. 2 The General Convention of Swedenborgian Churches, 48 Sargent St. Box 66, Newton, Mass. 02158. USA.13 1 The General Church of the New Jerusal em, Bryn Athyn, Pa. 19009, USA. 2 "Pree Spirits" may inquire towards : The Swedenborg Society, 21 Bloomsbury Way, London WC1A 2TH. GB.t 1 Nova Hierosolyma, Nassauplein 29, 2585 EC The Hague, Ned. 2 Cercle Swedenborg, 21 rue Caroline, Lausanne, [ et : Swedenborg Verlag, Apollostra~e 2, 8032 Zurich] Suisse. o 0 0 0 0 0 0 0 0 D 0. 0 0 0 0 0 0 0 0 0. 0. NEY CHURCH CHRESTON.4 THY . 1 000000 - Development of New Church Ideas and Doctrines ­<13 2) George Bush, New Church Miscellanies or Essays, N.Y.1855, 372p. <N. C. Repos. March 1849 - July 1855).p. 62 : A priestly principle there must ever be in the church,but that this principle must ultimate itself in a separatepriestly caste under the New Jerusalem dispensation is, we arepersuaded, one of the first barn of falsities which unfortuna­tely has made itself "higher then the kings of the earth".p. 63 : THERE IS "A SPONTANEOUS MULTIPLICATION OF SOCIETIESWHEREVER A TRUE SPIRITUAL VITALITY EXISTS". p. 64 : The Presswe deem a vastly more efficient agency of the church than anordained clergy. If the large sums annually expended in payingsalaries and building churches, be laid out in publishing andcirculating the Writings. we are satisfied that a far moresubstantive use would be accomplished for the cause of the NewJerusalem. p. 65 : We can form no idea of a truly prosperousstate of the church, but one in which the individual shallmore and more assert himself : Our ideal of a zealousNewchurchman, is of one who will purchase and distribute theworks of the Church at his own cast, who will sustain thelabours of those who dedicate their powers, by means of thepen, ta the building up of the walls and temples of the NewJerusalem. TO OUR MAIN POSITION :THE UTTER REPUGNANCE OF A PRIESTLY OR CLERICAL CASTE TO THEGENIUS OF THE NEW DISPENSATION, WE ARE FIRM AND IMMOVABLE.
  • -97­NEW CHURCHWe have no denunciations to utter against the general body ofthose who now sustain the sacred office : If an externalpriesthood in the New Church be a falsity, it ought of coursebe regarded as a non-entity. Wherever you find one that ismeek, gentle, guileless, loving, truthfull. and wise, -who isfn the life of love- -whose sphere is bland and attractive,because his spirit is deeply leavened with charity- -whosespeech is marked by a certain unction indicative of an inwardfountain of delight- there is to you ONE WHOM YOU MAY SAFELYACKNOWLEDGE AS A "PRIEST OF THE MOST HIGHT GOD". It mattersnot that "he may be unable to bring due credentials of thefact of his falling into the line of the apostolic succes­sion" .. The love itself of Good and Truth produces this effect,that EVERY ONE SUBORDINATES HIMSELF, as it were, of himself,TO THOSE WHO ARE IN THE WISDOM OF GOOD, AND THE INTELLIGENCEOF TRUTH superior to himself.[A.C 77733. p. 101 : We do nothesitate to infer that THE VERY GENIUS OF THE NEW CHURCH ISANTI-CLERICAL, and that IT IS DESTINED TO WORK A COMPLETEREVOLUTION IN THE MINDS OF ITS MEMBERS IN THIS RESPECT.We cannot resist the conviction that the existing order ofthings in the New Dispensation has derived its origin from theOld. The effect has been to segregate the concerns of religionfrom the ordinary routine of life, and to give rise to aspurious pietism. Our object is not the disparagement of theministry in the abstract, but simply to show that certainviews entertained of the ministry as a distinct and self­perpetuating order, speak of an institution which, in itspresent form, IS A PERVERSION OF TRUE ORDER. In the NewChurch, we deny that the peculiar distinction so longmaintained hitherto between "clergy" and "lait y" is to berecognized. If a priesthood is a necessary appendage to theNew Church, it is incredible that it should not have beenexplicitly stated in the True Christian Religion or in sameother parts of the Writings. Instead of an argumentative way,our oponent confronts us afresh with his quotations from "thefamaus chapter an civil and ecclesiastical gavernment, aroundwhich as a center "the clerical argument" always swings, andta which it is apparently tethered. THE NEW CHURCH IS ANTI­CLERICAL IN ITS GENIUS. We deny the "priestly caste" in theNew Church in contradistinction from the "laic", Such a gradeoccupied by the "clergy" as contradistinguished from the"lait y" , we do not recognize as existing in the New Church.p. 123 : THE RULES OF THE NEW CHURCH HAVE THEIR ORIGIN WITHTHE LAITY : It is easy to say that such and such things "havebeen settled" when a stricter inquisition may show that theyhave been built upon the shifting sandbanks of falsity,instead of the immovable rock of truth. Under the NewDispensatian we are made "Priests and Kings", but not "priestsand laymen". p. 163 : "EVERY MAN OF THE CHURCH IS A CHURCH INTHE LEAST FORM" : the principle involves in effect the wholeof our positions on church order. It is clear, dellberate. distinct, indubitable. Against it a man may heap up "detached quotations" till doomsday, and what does it aval1 ? HERE STANDSTHE INEXPUGNABLE PRINCIPLE, AND BY THIS PRINCIPLE STAND WB.We have nothing ta do with "quotations" till the truth of thisprinciple is denied and its fallacy shown. So long as theprinciple remains unshaken, we know that no quotation, rightlyconstructed, can countervail it. HE WHO CaMES TO THE PERUSALOF THE WRITINGS SHOULD COME UNDER THE PROMPTING OF A CANDID,HONEST, AND TRUTH-LOVING SPIRIT.
  • -98­NEW CHURCH(J3 2) G. Bush to J.B. Niles, July 16, 1851, SSRA. "The facti5, the body [the General ConyentiQn] in it5 present state ISA NUISANCE TO THE CHURCH, and as far as l am concerned l amresolved that they should be made aware of it. l shall hopenot to forget Christian decorum, but l am in for the war in myopposition to that YOUNG BABYLON. The Church will never havepeace or prosperity till the mischief from this source isabated".(J3 2) B. F. Barrett, CATHOLICITY OF THE NEW CHURCH, ANDUNCATHOLICITY OF NEV-CHURCHlŒN, N. Y. 1863, 312p. [ see also :"Swedenborgian", periodical 1858-60, 4 vol.New Church Honthly, periodical 1867-69, 3 vol.Swedenborg and Channing, Philadelphia, 1879, 288p.]p. 151 : The catholicity of the New Jerusalem Church is thecatholicity of the Gospel of Christ. SwedenbQrgians do notconstitute the sum total of Gods people, clearly some Qthersare included in "His church dispersed throughout the wholeworld" . . This settles beyond cQntroversy WHAT OUR AUTHORMEANS BY "THE COMMUNION OF SAINTS" (TCR 307) : He means theLQrds kingdom on earth. THIS COMMUNION OF SAINTS,this invisible but real Church, consisting exclusively of theLQrds Qwn sheep "dispersed thrQughout the whole world" IS"THE NEW JERUSALEM", refered to in the Apocalypse "the Bride,the Lamb s wife". TCR 510 : "The fellowship Qf communioncalled the Church, cQnsists of all such persQns as have theChurch abiding in them .. ".. Then the REAL NEW CHURCH isbrQader and more inclusive than the little sect which bearsthat name. The New Church is really THE APOCALYPTIC NEW JERU­SALEM. "By father and mother, in the supreme sense, areunderstood the Lord and His Kingdom ; by father is meant theLord, and BY MOTHER, HIS KINGDOM" (AE. 375).()3 1) ljTords for the New Church, Serial. VQl 14 : "FirstPrinciples", 1884, rep Cincinnaty, OhiQ, 1984.pp 24-31 : "All thi ngs are to be made New in the New Church"p. 26 : All things should be made New THROUGH THE STUDY ANDAPPLICATION OF THE HEAVENLY DOCTRINES. The Lord MAKES ALLTHINGS NEW "FROM HIS WORD <JOHN 1: 1-3)".(y 2) Archiyes de la N-E de Lausanne, Correspondancedoctrinale Amy Sage à G. Regamey, et Amy Sage à Ch. Byse 1918­1920., environ 100p. Lettre du 13 X 19, à G. R.PAR ORDRE DU SEIGNEUR SWEDENBORG NA JAMAIS INSTITUÉ DEGLISE,le Seigneur seul sachant ceux qui, véritablement, constituentson Eglise. Tous les pasteurs que jai connus étaient "desSQrtes de papes" jugeant sans appel selon leur faible compré­hensiQn des Ecrits de leur sublîme Initiateur. Peu de personnes ont pu embrasser "toute la Doctrine deSwedenborg dans sa magnifique ampleur". Prôner des pasteursconsacrés est dinstitution humaine. "JÉSUS UNIQUE PASTEUR" :ET POUR CELA ON PEUT SAPPUYER AMPLEMENT SUR SWEDENBORG. Cestcela qui serait FAIRE TOUT NOUVEAU. La véritable "EdificatiQn"cQnsiste dans LA PRATIQUE DE LAMOUR SOCIAL.
  • -99­ NEW CHURCH (~ 2) Henry de Geymwller, Revue de lEre Nouvelle, Vol l, N· 1Lausanne, Janv. 1921. p. 5 : La simple fondation dune secte,fût-elle cent fois dans le vrai, ne saurait jamais déterminerLAVÈNEMENT DUNE NOUVELLE ÈRE. -La Nouvelle Jerusalem, N·2,Brux. 1926, pp 77-78 : Le liberalisme et le modernisme protes­tant, bien loin de provenir dune secrète infiltration desenseignements de la No~velle,Eglise, TIRE~T AU CONTRAIRE LEURORIGINE DUNE MENTALITE ENTIEREMENT OPPOSEE à lessence mêmede la Doctrine Céleste et de la Métaphysique qui lui sert desupport. -Etudes relatives aux fondements ecclésiologiques de la Nouvelle Jérusalem, publiées dans le Messager de laNouvelle Eglise, Lausanne, Mars 1932 ~ Oct 37. Nous navonspas encore sUff~samment compris que LESSENTIEL EST DE JETERLES BASES DE LEGLISE OBJECTIVE! NOUS AVONS ENTRE LES MAINSLE PLUS FORMIDABLE INSTRUMENT DE RÉNOVATION, DUNIFICATION QUIPUISSE SIMAGINER et nous nen tirons pas tout le parti quenous pourrions, car nous avons hérité à peu prés de tous lespréj~gés protestants et libéraux CONTRE LA CONCEPTION VRAI­MENT "CATHOLIQUE" DE LEGLISE. Nous nous trouvons en facedune Révélation objective "Une et universelle" qui constituelAME même de notre Eglise . . "TOUTE ÂME A DROIT Â SON CORPS",SOUS PEINE DE RESTER UNE ABSTRACTION. Messager NEL,Mars 1932 : p. 59-60 : Ce nest pas "PARCE QUIL y A DESCROYANTS SWEDENBORGIENS" quon peut "CONSTRUIRE UNE "NOUVELLEÉGLISE", mais bien "PARCE QUIL Y A UNE NOUVELLE ÉGLISE, DONT " .,. , ~LETRE EST CONSTITUE PAR LA NOUVELLE REVELATION", quon peut"TROUVER DES CROYANTS SWEDENBORGIENS". Mars 1933, p. 66 : Nousavons eu le tort de ne pas considérer lEglise comme une Ins­titution Divine, mais comme une organisation essentiell~menthumaine. LE SEIGNEUR NEST PAS REVENU PARMI NOUS POUR DETRUIRELtGLISE ELLE-MÊME, MAIS AU CONTRAIRE POUR LA SAUVER. (13 2) Marguerite B. Block, The New Church in The New Vorld, 1932, Rep. 1968 : Octagon Books Inc, New York., 464p. p. 392 The individualistic Gospel is old, the Gospel which is INDIVI­ DUAL AND SOCIAL is New. We should pass beyond the conception that the New Church cansists for the most part of a set of doctrines and be1iefs. IT IS NOT THAT. There is a proverb, common among Hindus, which runs samething like this : "WHEN THE LOTUS BLOOMS, THE BEES WILL GATHER". In the doctrines of Swedenborg lie the germs of A NEW TYPE OF MYSTICISM, ANCHORED FIRMLY TO LIFE BY THE DOCTRINE OF USE, AND YET GLOWING WITH CELESTIAL LIGHT. p. 396 : The real trouble seems to be that THE NEW CHURCH, AS AN ORGANISATION, IN NOW OLD, and like the other old churches, has an established body of traditions anddogmas with which 1s loath to part. PEOPLE WANT TO ACT FROM LOVE TO THE LORD, AND DONT KNOW HOW. Robert Frost: "Whats my philosophy ? Thats hard to say. l WAS BROUGHT UP A SWEDEN­ BORGIAN. l AM NOT A SWEDENBORGIAN NOW. But theres a goad deal of it thats 1eft with me. l am a mystic. l believe in symbolsThe New Church offers an inner sense, A WHOLE WORLD OF METAPHY­SICAL TRUTH AWAITING INVESTIGATION. The "arganization" existsFOR THE SAKE OF "HELPING TO BRING" THE NEW CHRISTIAN CHURCHAMONG MEN". It is also illumating that Swedenborg did nat thinkof the Church in terms of an organisation, BUT IN TERMS OF THE INDIVIDUAL : "The Church is WITHIN man, and not OUTSIDE him ;every man is a Church in whom the Lord is present in the goodof Love and of Faith" [ HH 57 ].. Judged on the criterion ofmaking .doctrinal matters the te::;t of churchmanship, THE NEWCHURCH CAN HARDLY BE SAID Ta HAVE "COME OUT FROM THE OLD".
  • -100­ NEW CHURCHPublications relative ta the severing of the Noya Hierosolyroafrom the General Church : <"t 1) De Hemel sche Leer, <engl ish) aHonthly Hagazine de~7oted to the Doctrine of Genuine Truth,Fascicle 1 ta 7, s-Gravenhage, 1930 ~ 1939, One should readespecially : Fase. 6. 203p. & : 7. 299p. Fasc. 6Anton Zelling : p. 165 : At all times there have been men, whoimagined themselves to be the Church, 1to have the Church,Just as those evil husbandmen who wished ta seize on ta theirlords vineyard by killing his son. Mt. 21, 38 ... WHERE HEAVENIS, THE CHURCH ALSO IS. Therefore ONLY THE LORD lB AND HAB THECHURCH WITH MAN. The name Jerusalem in the Hebrew signifies"possession of peace"... SCARCELY ANYTHING OF THE CHURCH HASBEEN REALIZED .. "VIRGINS SIGNIFY THE CHURCH" and the Church isout of bath sexes, therefore we (menJ tao are virgins in rela­tion ta the Church. TCR 748 : The Church in man is THERECIPIENT OF HEAVEN IN MAN, "A FORM OF WISDOM SIGNIFYING THATHEAVEN". p. 178 : (A.R 564J : BY THE "MICHAELS" THE MEN OF THENEW CHURCH ARE MENT, by Michael the wise men therein, and byHis Angels the rest. The name Michael signifies : "Wholike Gad". Canons 1 : "At this day, nothing else than the selfsounding reason of Love will RE-ESTABLISH, because they havefallen". The "self-sounding reason of Love" is the Son of Manor Divine True in the Heavens ; it is the Divine True of theWard in its threefold power. 182 : The foundation of the NewChurch is a most profound arcanum, it is an instauration fromthe Lord, and an Organization from above, a "Synthetic Organi­zation. ONLY A NEW HUMAN RACE CAN BE THE BASIS FOR THE NEWHEAVEN, and it is this which, in the current misconception ofthe ward "Church", is forgotten. For the New Church cantruly testify : "BEFORE THE ANCIENT CHURCH WAS, AM 1". p.107 :No man can "join" the Lords New Church, "HIS HEAVEN ON EARTH"p. 115 : [TCR 307J "In the celestial sense Father means TheLord Jesus Christ, and MOTHER : THE COMMUNION OF SAINTS, bywhich is understood HIS CHURCH SPREAD THROUGHOUT THE WHOLEWORLD .. ".Rey. F.W. Elphick, Outline notes eoneerning the agreement and differenees between "The General Chureh" and "The Hague Posi­ tion GCNJ mission in South Africa, June 1939, 55p. p. 3 :The "Doctrine of the New Jerusalem concerning the Sacred Scrip­ture" ( 1763 J MUST BE APPLIED TO THE THREE TESTAMENTS ALIKE <i.e.: TO THE WRITINGS THEMSELVES as "Third Testament").p. 17 : WB ADVISE TO USE THE TERM "WORD" AS REFERED TO IN THEWRITINGS, AS THE WRITINGS USE IT THEMSELVES. In this, we relyon THE REVEALED FACT that THE TERM "WORD" HAS MANY VARIETIESOF MEANING. The Writings, in sa many words, NEVER call them­selves: "THE WORD". The DOCTRINE OF DEGREES, as given in theWri tings, relates ta Q) the Lord, @ the Spiri tual and NaturalSuns, @ the Spiri tual and Natural Atmaspheres, @ the Heavens,@Divine Truth, CID the Ward,CD the Mind of man. TO APPLY THISDOCTRINE "TO THE WRITINGS THEMSELVES" IS PURE ASSUMPTION.The Writings express "rational truths relating ta spiritualthings. TRUTH IS NOT THE ONLY CONCERN : there is GOOD and"DISCRETE DEGREES OF GOOD". For our part, WE URGE MUCH MORESTUDY ON THESE SUBJECTS. If it be said : "The Writings are theWard", it should be seen that the term "WORD" is used in ageneral sense not in a specifie sense. ALL DEVINE REVELATIONIS THE WORD, but eaeh Divine Revelation possesses its ownspecial USE. Confusion of funetions and uses should not arise.THE WRITINGS ARE, if one likes ta describe them : "THE DOCTRINAL WORD".
  • -101­ NEW CHURCH p. 33 : THE WRITINGS SPEAK CONCERNING DEGREES : CD in the Lord, 0 in the Heavens, @)in the Word, CZ;, in the lHnd of Man .. p. 52 : [ exhortation to the }finisters of the S.A. }fission] In these theological studies, "HOLD FAST TO WHAT YOU HAVE GAINED OF THE VISION OF THE NEW CHURCH". AlI men, AlI nations, AlI races HAVE FREE ACCESS TO GO TO THAT REVELATION when they so which, and SEARCH FOR THEMSELVES. S.o. -Philip N, Odhner & Hendrick Boef, Documents concerning the separation of Ernst Pfeifer from the General Ghurch. Bryn Athyn, April 7, 1937. -Th. Pitcairn, The crisis in the General Ghurch, B.A. June 1937. - New l":hurch Li fe, .l..9.Z.L. -1 ~ NGL .1.f.Q.Z. p. 216 : -K.R.Alden, & p. 298. ~ p. 446, .1..24.1. p. 269. "Gouncil of }finisters ~ Notes on New Church History <ANC) , pp. 1-355. Rev. C.A. Hall, Kingship, Passages on Kingship and allied subjects compiled from the Vritings of Emanuel Swedenborg. Swedenborg Society, London, 1937. 32p. <.3 1) What the f1Tritings Testify cQDcerning Th e111SS lves, A com­ pilation from the Theological Vritings of Emanuel Swedenborg,General Church Publication Committee, Bryn Athyn, Pa. 1961, 69p. Su bj ect headi ngs :CD Swedenborg received the Doctrine of the New Church from the mouth of the Lord alone : TCR 779. AR Pref. DP 135. AE 1183.SD 1647. SD 4034. De Verbo XIII 29. Inv.38. GD Swedenborgascribed his theological Writings to the Lord: EH 3. SD6101:2. Letter to the King 25 May 1770. Docu 245 X. Docu 252E. AR 962. Letter to Cuno 1770 <NCL 1912 p197). ~Swedenborgenjoyed a complete Divine inspiration: Cor 18.Doc II p404. AC6597. TCR 779 h. HH 1. Inv NC 55. Cor Mir IV. Inv NC VII.QD The inspiration of Swedenborg differed widely from that ofthe prophets : Inv NC 52. AC 597. AC 2896. HH 254. AC 5121. AE624: 15. AC 7055:3. SD 1647. (§)The DOCTRINE OF THE NEW JERU­SALEM is the same as the INTERNAL SENSE OF THE WORD : NJHD 7.AE 641. De Verbo VII 20. 21. SS 25. 97:5. AC 9034. AR 43e. AC9409:3. 9424:3. 2762:2. WH 11. AC 9380. 10276. 10400:3.7233:3. 9430. AR 898. 902. AC 9025. DL 65. ~ The explanationsin the Writings of the SPIRITUAL SENSE are not written in asense merely natural : AE 1061. CV The theological Writings ofSwedenborg contain and CONSTITUTE THE DOCTRINE OF THE NEWJERUSALEM, and thus reveal the INTERNAL SENSE OF THE WORD :NJHD 7. Subtitle of AC. Titie of AE. Titie of AR. AC 6597. AC64. Inv 44. Ath Creed 2. De Verbo VII:7:21. 111:4:6. AC 3398:43128. AR 543. ~ THE INTERNAL SENSE IS THE WORD ITSELF :AC 1540 3393. AE 948. 778:3. AC 1887. 2094. 3316:3. (ID EVERYDIVINE REVELATION 18 THE WORD OF THE LORD: AC 2894. 3712.3432. 2686. 3393. 5075. 5272. 8861. 10646. 2533:3. 10320.~ There have been successive Divine Revelations, of whichthe Writings are the LAST AND MOST EXCELLENT: AC 1775. 2895.2896. 2897. AE 641. 670. 948. Cor 18. Cor Mir IV. Inv 43,44.De Verbo VII:6:20. AR 469. 472. Inv 38. 39. TCR 508. AR 814.SD 5610. ~ By reason of its REVEALED DOCTRINE, theNEW CHURCH is ta become the CROWN OF ALL THE CHURCHES : CorSum XLIX. TCR 787. 788. Inv 52. 53. Cor 24. Cor Sum LII-LIV.~The REVELATION OF THE DOCTRINES of the New Church consti­tutes the SECOND ADVENT OF THE LORD: TCR 768. 777. AE 642.TCR 779. AC 4060:7. AC 9807:4 AE 641:3. EH 1. 7. 8. AE 820. HH1. Ath Creed 2. TCR 3. AE 36. De Domino Pref.~In the Writings, the LORD IN HIS SECOND ADVENT is presentin His Divine Human, as ta DIVINE TRUTH AND DOCTRINE ITSELF :TCR 780. Inv 44. AC 9199. AE 594:3 411:4. AC 10258:4. 5321:2.AC 9407:12. 9349:2. 2531. 2533. AR 543. SD 6101:2. AE 724: 1.724:3. AE 19. DL Pref.
  • -102­NEW CHURCHG]PDivine authority belongs to the Lord alone : AE 635. TCR 192. DF 7. AC 6047.5402. 6822. 5432:5 TCR 489. AC 128. 2568. 2588:2. 2588:3. 2588:9. 6479. 6383. SD 2727. AC 9222.@ Ngtes : 0 -The INTERNAL SENSE and the SENSE OF THE LETTER : AC 1540. AE 1087:2. 1088:2-5. TCR 214e. De Verbo 25. 35. 54. TCR 200. AE 356:5. AR 898. 902. NJHD 7. WH 11:3. AC 9030e.7233:3. 10400:2-4. 9424. SS 25~. SS 53. AE 36. AC 7233:3. AR544. SS 4. ŒJ -Swedenborg s States of Preparation: WB 6884.5587. 1409. 7006. 3323. 2755 et seq. 2755. SD 2372. WB 1526n.1530. 475. 1711. 1712. 6155 et alia. {9-States Experiencedfor the Sake of Instruction: SD 2255e. WB 7006. 6884. 6885and notes. 1892. 1511 note. 1526. 1530. SD 4820. 2185. 2270.557. 2272-2282. 2283. AC 6212. CLJ 35. AC 1885.GD-Swedenborgs Personal States: TCR 779. AC 6608. CL 231. DeVerbo 5. TCR 504. SD 4820. DL Pref. AR 962. Docu 245:X. 252:E.EH 8. BE 1. AR 134. 752e. SD 438. CL 166. DP 290. SD 2659.2665. 3963. AC 6212. CL 73e. AR Pref. [;f-The HeavenlyDoctrine in the Spiritual World : AE 641:3. CL 416. AR 716. SD5946. 4775. 4777. CLJ 76. SS 97. AR 875:15. TCR 461e. EH 4. 8.SD 5908. 4780. 4781. EU 118. (~ 1) Theodore Pitcairn, The Beginning and Development of Doctrine in the New Church, and Philip N. Odhner, Notes on the Development of Doctrine in the Church, The Lords New Church, Bryn Athyn, Pa. 1968, 61p. p. 10 : In the earlier days of theGeneral Church it was taught in theological school that justas the Arians "denied the full Divinity of the Lord in HisFirst Coming", Convention and Conference "denied the fullDivinity of the Lord in His Second Coming" : and that "they were therefore internal Arians". p. 14 : We read in the Doctrine of the Sacred Scripture (n° 6) : "The Divine whichcomes down from the Lord to men descends THROUGH THESE THREEDEGREES .. SUCH IS EVERYTHING DIVINE, so that when it is in itsultimate degree it is in its fulness. SUCH IS THE WORD. IN ITSULTlMATE SENSE IT IS NATURAL, in its interior sense it isSpiritual, and in the inmost sense it is Celestial, and ineach sense Divine" AC 4279 : "Man is created according to theform of the three heavens". AC 6430 ; "THE HEAVEN OF MAN IS HIS INTERIORS, because the man who is in good of life as tohis interiors is in a society of Heaven". AC 9086 : "MEN ALSOWOULD APPREHEND THE WORD ACCORDING TO THE INTERNAL SENSE ifthey lived an angelic life" p. 19 : SS 53-54 : "DOCTRINE isnot only to be drawn from the sense of the letter of theWord [Sensu literae Verbil, but also must be confirmedthereby, for IF NOT SO CONFIRMRD, THE DOCTRINE WOULD BE LIKEA HOUSE IN THE AIR, and not ON THE EARTH, and would lack afoundatio~. p. 43 : The Lord Jesus Christ: the One God ofHeaven and Earth ; in The Writings of Emanuel Swedenborg has .made His Second Coming. THESE WRITINGS ARE THE WORD or theThird or Latin Testament. . ~ This Testament is "the objectiveESSE and EXISTERE of the Lord in the midst of the Church.Through "this obj ecti ve ESSE ~and EXISTERE /al one there is theredemtion of the human race. p. 44 : "The presence of the LordHimself" is "the understanding of the Word" : "THE INTERNALSENSE" is then "THE LITERAL SENSE", and "THE LITERAL SENSE","THE INTERNAL SENSE". p. 51 : If our eyes were to be opened toCelestial light, we would see the Third Testament as THE LORDHIMSELF IN GLORY as He appeared to John, as described in theApocalypse : for we read <AR 44) : "And in the midst of theseven golden lampstands One unto the Son of Man, signifiesTHE LORD AS THE WORD .. "
  • -103­NEW CHURCHp. 57 : [AE 670] : "At the end of the Church, when there is nofaith because no charity, the interior things of the Word aremanifested .. Similarly it was done at this day. This Church,which is called Christian, at this day has come to an endwherefore now the arcana of Heaven and of the Church have beenrevealed by the Lord TO SERVE FOR DOCTRINE AND FOR LIFE a NewChurch which is meant by Nova Hierosolyma in the Apocalypse.This Doctrine also has been taken into Heaven lest it shouldbe harmed by the evil before the Instauration of a New Church.This therefore is what is signified by : the Woman about tobring forth a Child before whom stood the dragon, that the boywas caught up to God and His throne." p. 60 : What was caughtup to Heaven, or RESERVED FOR THE USE OF THE COMING CHURCH,was THE DOCTRINE,the REAL MEANING of the Third Testament. Itwas also of order that when the Church had lived according tothe external sense of the Third Testament, the DOCTRINE wouldcome down from Heaven .. " ° 2 DOCTRINAL STA TENENrS,gathered from the Writings of Em. Swedenborg Letters and Memorials of Em. Swedenborg, Vol II, SSA 1955, p. 697 : Andersvon Hëpk~n, in his letter <now lost), dated Nov. 5, 1769,wondered why in the work Su~ria Expositio Doctrinae Novae Ecclesiae, Swedenborg gave so much preference to the Catholicsas against the Protestants. Swedenborg answered him in aletter dated Nov 17 : " .. THE REASON WHY PREFERENCE IS GIVENTO THE CATHOLICS IS SET FORTH IN N°105 seq, but in addi­tion is also the reason that : WHAT IS REGARDED IS A UNIVERSALCHURCH IN THE WHOLE OF CHRISTENDOM." AR 881 : "When theAngels see or hear or read in the Word of a City, in an ideaof interior thought they perceive a City, but in an idea ofsuperior thought they perceive "The Church as to Doctrine" ;and if they desire it and pray to the Lord, THEY SEE IT AS AVIRGIN in beauty and apparer-according to the quality of theChurch. THUS HAS IT ALSO BEEN PERMITTED ME TO SEE THE CHURCH."L 62 : " .. By the New Heaven and the New Earth which Johnsaw .. is meant A RENOVATION of the Church in the spiritualworld, and A RENOVATION of the Church in the natural world .. "TCR 112:5. "The soul is in the whole and every part of a man jfor the life of the soul is the life of the body, and there isa mutual relation between them.. Whence has a Son his soul butfrom his Father, and his body but from his Mother.. That thisis so, we may know from the words of the Angel Gabriel to ~"The Holy Spirit shall come upon thee, and the power of theHighest shall overshadow thee, and the thing which shall beborn of thee shall be called the Son of God" j and a littlebefore He is called "The son of the Highest", and in anotherplace "The only begotten Son" : but you, who call Him only.theSon of Mary, destroy the idea of His Divinity. THIS IDEA,HOWEVER, IS NOT DESTROYED WITH ALL, but solely ~ g thelearned clergy. and the erudite lait y <sed hanc non perduntalii, quam Docti e Clericis ac Eruditi e Laicis). .AE 734:16.[ Explanation of Ap. 12:7 ] : "War" signifies: SPIRITUAL WARalso in Jeremiah 6: 3-6,22,23. : "Sanctify ye the war againstthe daughter of Zion ; Arise and let us go up at noon, ariseand let us go up in the night, and destroy her palaces. Castup a mound against Jerusalem. Behold a people cometh from theland of the north, a cruel people, and they have no mercy ;their voice resoundeth like the sea, they ride upon horsesprepared as a man from war, against thee, 0 daughter of Zion".
  • NEW CHURCH -104­ The subject there treated of is the falsification of the Word by those who are in their own intelligence, and who are meant by the people coming from the north, for such persons in the Spiritual world dwell in the north .. but A CHURCH WHICH IS IN GENUINE TRUTHS is meant by THE DAUGHTER OF ZION. The attack upon truth and the destruction of the Church by such, is signified by : Sanctify ye the war against the daughter of Zion and cast up a mound against Jerusalem : JERUSALEM DENOTING THE CHURCH AS TO DOCTRINE. The effort to destroy truths openly is signified by Arise, let us get up at noon , and the effort to destroy them seeretly, by Arise, let us get up in the night .. ". Can 2 IX:8 : "Yet MARY, as representing the Church, is still to be called THE MOTHER OF THE LORD". s. o. De Dom 10. Ath 30. W 234. L 22-23. AC 3952. 3960. De Dom 71. AE 778. Concerning the Lords Human-Divine Before the Advent see : AC 2811. 2814. 6000:7. 6280:1-3. 6371 6720. 6831. AE 659:7-8. DLW 14. 221. 232-34. SD 4846-47. INV 14. NQs 6. TCR 787. The Lord is the Seed of the Woman AC 252. 256. Jehovah before His coming into the world : AC 6000. 6280. 4180. NQs II. Concerning the Lords Human while He was in the world : AC 2811. 2813. 2814. 4180. 6716. The results of the Lords Glorification: Can Red IV-X. (~ 2) C. o. Sigstedt, The Swedenborg Epie, The Life and Vorks of Em. Swedenborg, N.Y. 1952, 517p. pp. 245 & 463 : "Countess Gyllenborg -Elizabeth Stjerncrona- presented Swedenborg with a thick quarto volume, bound in calfskin, which she had written for the edification of the pious, entitled : "Marys the Better part, or the one thing necessary .. Reminder concerning the doctrinals of Christian Belief" ( Hariae Basta Del, eller thet ena nodwangiga .. Paminnelser ang~ende then Christna Trons Larostyeken. Vol l, Stockholm, 1752, Vol II, 1756 ]. Swedenborg, knowing the deeply religious sentiments of this distinguished lady, seems to have been sincerely moved by her desire to lead people to reverence the teachings of Gods Word. He wrote his name Em. Swedenborg in the volume which has come down to our own time (now in the Royal Library, Stockholm). Elizabeth died in 1769. Legend attributes to Swedenborg the statement that : there awaited him in the spiritual world, as his true bride, a lady known as the Countess Gyllenborg. The anecdote was preserved by C.A. Tulk."-(~ 2) Signe Toksyig, Emanuel Swedenborg, Seientifie and Hystie, Y.U.P., 1948, Swedenborg Foundation, 1983, 389p. p. 112 : "Of aIl the references within The Eeonomy of the Anima Kingdom, only four are to the Bible. Two of those are in the last lines. They have no obvious connection with what precedes them, but A MAN LIKE SWEDENBORG DID NOT FINISH A BOOK OF SUCH IMPORTANCE WITHOUT INTENDING TO CONVEY THE GIST OF THE MATTER AT ITS END. Looking up the second reference (the very last word of the book). one finds that i t descri be:;; Paul s sermon to the Athenians about the Unknown God, at which some of the Athenians mocked, but among those "who clave unto him and believed" was one "DIONYSIUS THE AREOPAGITE". Swedenborg knew Dionysius ( he refers to him as "Dionysius the Areopa­ ~ in EAK II p.349 ] Swedenborg had also met in England the philosophy of the Cambridge Platonists, one of whom, Henry Ko.I:.a, he also refers to in the EAK II p. 35. " Here are the conclusion words which convey the final gist of EAK upon Diony­ si us the Areop~gite : ( The Human Sou l, n· 366 ] "1 f there be a Society of Souls, must not the City of God on the Universal earth be the seminary of it ? " The Holy Scripture is the Code of Rules.. It is foretold that the Kingdom of God shall come and at last the guests shall be assembled to the marriage supper .. But see : Aets of the Apostles, Chap 17.ver. 18-3..4..." (( v. 3..4.: "Howbeit, some men clave unto him and believed : among which was : DIONYSIUS THE AREOPAGITE .. "]]
  • -105­NEW CHURCH o 3THE FUTURE OF THE NEY CHURCH, Thoughts on the "New ChurchVorld Assembly" (1970, John Hargrove Hotson, London & Berkeley), Preston, Ontario, 1970, 4 + 33p. p .. "b": On every plane man seems ta have reached a dead end. The central argument of our paper is that THE NEW CHURCH IS IN ITS THIRD DAY. If we hold that the true New Church is the denomination we happened ta be barn into, and that all others are ta be held as heretics or "dead churches" : this doctrine breaths forth the fires of the dragon of "faith alone". p. 25 It is the dragon of faith alone which has divided the church. The New Church has twice been divided by doctrinal "sword fights" from faith alone. A FRAGMENTED NEW CHURCH IS NOT THE END OF DIVINE PROVIDENCE. Babylon will not be destroyed and cast like a millstone into the sea as long as SUCH BABYLONISH STRIVING FOR SUPREMACY continue within the New Church ... The dragon will pervert all things of the New Church before he is overcome. New Churchmen have been seduced ta divide the Church, and THE 3 BODIES OF THE CHURCH HAVE DIVIDED GOD ANEW. How dreadful are the hells inflowing into the "corrupt inter­ nals" or proprial things of the General Church and the :lio.YAHierosolyma may be seen in Jacobs prophecy concerning Simeonand Levy, and the Third Testaments explanation of them. p. 25 : Simeon and Levy [ here the proprial things of theGeneral Church and Nova Hierosolyma J are cursed for extinguis­hing "all the truths of doctrine which was of the AncientChurch" [ Convention J. Let us have the humility ta see that ,ta the extent that they were in hatred and condemnation ofthose who disagreed with them, NEITHER SIDE PARTICIPATING INTHE "HAGUE CONTROVERSY" WAS IN TRUTH. These hatreds must beexterminated before we can come ta "THE FOURTH DAY" ...p. 11 : Genesis 11. 1-9. : The 4th stage of the decline of theFirst Ancient Church (verse 4) is when men began ta exerciseDOMINION BY MEANS OF DIVINE WORSHIP. The "confounding of theirlip" and consequent scattering of the church was a Divinejudgment upon it. A. 1319 : "Come, let us go down, andthere confound their lip, that they hear not a man the lip ofhis fellow (v. 7). "Come, let us go down" signifies that ajudgment was thus effected j "and there confound their lip"signifies that NO ONE HAS THE TRUTH OF DOCTRINE."That they hear not a man the lip of his fellow" signifiesthat all are at variance with one another". This state of"confounding their lip" indeed occured in the General churchat the time of the "Hague Controversy". p. 1 : Perhaps WBSHOULD COMPARE OURSELVES TO MEMBERS OF THE JEWISH CHURCH WHOWERE in patient expectation of the Messiah, and yet IN UTTERLYFALLACIOUS IDEAS ABOUT HIS FIRST CO XING. p. 2 : One who seeksta collect doctrine from the Word must examine his motives fordesiring such doctrine ta see if he is motivated by a "LOVE OFTRUTH FOR THE SAKE OF TRUTH" or "for the sake of self and theworld". Such may reject GENUINE DOCTRINE because it condemsand judges evils and falsities which have been confirmed. LETUS HUMBLY PRAY THAT THE LORD IN HIS PROVIDENCE WILL GRANT USPERCEPTIONS OF INTERIOR TRUTH .. sa as ta come ta far fullerstates of conjunction with the Lord which are in our future.In reviewing the history of the New Church, l believe there isa definite arder and progression ordained out of the LordsDivine Providence. This universal teaching concerning the deve­lopment of the Church indicate that : .. WE ARE ABOUT TO ENTERA MOST GLORIOUS STAGE IN THE INSTAURATION OF THE NEW CHURCH.
  • -106­ NEW CHURCH There is ta be in this state a closer union with the Lord than anything any congregation of the New Church has yet known. p.3 : It is well known in the church that The Apocalypse deals with the last states of the old church and THE BEGINNINGS OF THE NEW (Ch. 12-21), THE NEW CHURCH being particularly treated of in THE WOMAN CLOTHED WITH THE SUN, WHO FLEES INTO THE WILDERNESS from the faces of the dragon. Much atten~ion has rightly been focused on Chapter 12, because l t has been recog ­ nized that whatever else they have been and become, NONE OF THE THREE ORGANIZED BODIES OF THE NEW CHURCH : 1 Conference­ Convention, 2 the General Church, 3 the Noya Hierosolyma, HAS YET "MADE HERSELF READY" TO PASS BEYOND THE WILDERNESS STATE. The Lord will now operate ta gather up these three planes of Good and Truth and their corresponding New Churches INTO A ONE, and this ONE is THE NEW CHURCH WHICH SHALL GO FORTH FROM THE WILDERNESS. This Church which is saon ta be, ta which we must look, is represented by "THE FOURTH DAY OF CREATION", "THE CELESTIAL OF LOVE TO THE LORD", "the END OF REFORMATION" and "the BEGINNING OF TRUE REGENERATION". It is "the STATE OF THE GREAT REVERSAL" when it looks ta "TRUTH FROM GOOD". Prior ta this state it has looked ta "GOOD FROM TRUTH". How long must the church be tempted and persecuted in the wilderness ? (A.E.732). The New Church is ta endure infestation in the wilderness for "three and a half days" that is until the evening state which commences the FOURTH DAY of Creation, THE MORNING BEING THE COMING OF THE LORD. Matt 24. 26-27 : The mass of humanity are under a Divine command NOT TO HAVE ANYTHING TO DO WITH THE NEW CHURCH UNTIL IT HAS OVERCOME THE DRAGON AND LEFT THE WILDERNESS AND DESERT. It is our unreadyness which prevents the spread of the New Church. This FOURTH STATE of the Church, above all "REPRESENTS THE FIRST COMING OF THE LORD AND THE CHRISTIAN CHURCH THENCE". The dragon will be overcome by REUNITING THE CHURCH ta "MIRRORTHE UNION OF THE TRINITY IN THE LORD". Ta this UNITED NewChurch The Lord will bring the UNITED Human Race. Isaiah 58.(Z:We are exhorted "TO COOPERATE WITH THE LORDS HEALING" : "thoushalt be called "THE REPAIRER OF THE BREACH", The Restorer ofpaths ta dwell in". A.E. 433b, 444b. : THIS PROPHECY OF THERESTORAL of the worship of: a) the Most Ancient and b) theAncient Churches, was not fulfilled in c) the Jewish Church.Nor was it truly fulfilled in d) the former Christian Church,ALTHOUGH THERE WAS THIS TRUE CELESTIAL OF LOVE TO THE LORD INTHE EARLIEST CHRISTIAN CHURCH (see TCR. 638, where "THE APOS­TOLIC CHURCH LIKENED TO THE ADAMIC"). It is in the FOURTH STAGE of the New Church that THIS PROPHECY IS TO BE FULFILLED wi th THE RESTORAL OF THE : ® ADAMIC,@ NOACHIC and © HEBREW planes. m [[ of ei ther : -the Adamic (a, b, c) @ -the Former Christian Church, ® -New Church ]]. If we have regard ta THE BEST STATES OF CHRISTENDOM, ta THEGENUINE INTERNAL FROM THE LORD, we can see something of whatmight have been, had not Christendom been seduced. THE COMINGOF THE LORD is ta RESURRECT THE REMAINS, that we may come tathe Faith and Charity of the Fourth Day. Over and over again,the Lord speaks of "HIS COMING TO RESTORE FORMER THINGS", -andyet we persist in the sinful "Jewish" pride of thinking thatthe Fourth Day is for us alone ! ... .. Genesis 11, Exodus 6 ::Moses and his generation were not allowed "ta cross over intothe promissed land" . . . How much longer it must be before THETRIEES REENTER THE CELESTIAL,THE LAND OF CANAAN" : we cannatsay. (A. 1343, 1366).
  • -107 NEW CHURCH p.10: In order to protect the new body from the "flood" then sweeping Conyention, the founders of the General Church determined to form a veritable "Noahs Ark". The General Church is the Noachic New Church. Did the founders of the Academy and the General Church compare "Distinctive New Church Education and social life" ta the Ark which Noah built. The answer is "yes". The members of the General Church feel that the state of "Noahs Ark" will last for ever. For them, when the world becomes good enough, the New Church will be received as it is now, only bigger. The "Ark of spiritual childhood" must come to "rest on the Dry Land of the Third Day" before the Celestial of the Spiritual can be enkindled. p. 14 : The "Celestial things of infancy" <the early third day quality of the Noya Hierosolyma) have been left behind" and the "Celestial things of adult life" have not yet been attained. In tenDS of series, the Noya Hierosolyma will "die" at the Lords Advent. If doctrinal errors from a corrupt internal "kill" a church, the Nova Hierosolyma is already dead. The night prior ta the Coming of the Lord is a great spiritual crisis. ALL THREE DEGREES OF THE CHURCH HAVE BEEN OPENED : THEY HAVE ALSO BEEN PERVERTED. The Ward teaches that the Dragon "will pervert all things of the Church before it is overcome". Why the Early period of the New Church of the mid­ 19th century came quickly to a close, and WHY THE NEW CHURCH IS PRACTICALLY UNKNOWN TODAY, is made manifest in the storY-21 Herods attempt on the Lords life, and "the Flight into Egyp~. <Genesis 29. 2, 7.) : .. WE ARE THREE DROVES OF CATTLE LYING BY A CLOSED WELL. .... What is THE "GOOD OF A COnON STOCK" which leads to "ALL INTERIOR THINGS"? Is it not a humble, loving worship and true natural charity OUT OF CELESTIAL ORIGINS ? Is it not : THE TENDER GRASS? See also : Rey H. W. Barnitz : A Study of the States of the Formation of the Church. Michael W. Stanley, The Ladder of Ascent, Transactions of the Swedenborg Society, N°6. • 4­ VERBUX DOXINI = LOGOS FOURTH STAGE of Development of Doctrine within the CHURCH fA] l wish to state my own Doctrinal convictions about :Ci) "The WRITINGS of SWEDENBORG" which are "to be "OF USE FOR" the "NEW CHURCH", @ The "SACRED SCR l PTURE" , @ The "WORD" :CD - The Writings of Swedenborg : are the NEW [ or "THIRD" J LOGOS-WORD OF THE LORD, [ or "INTERNAL WORD" "SPIRITUAL WORD"; "DOCTRINE-WORD" OF THE LORD J for His New Church. The Letter Sense Ward", or "The Sense of the Letter of the( ] ) _If Word" , or "The Ward in Letter Sense" [ S. 27-97, TCR 189-281 refers ta : "THE LORDS HISTORICAL-PROPHETICAL WORD OF "HIS lst ADVENT" or : "THE LORDS HISTORICAL-PROPHETICAL WORD OF "THE lst CHRISTIAN ERA", which "Word in Letter Sense" or "Third Latin Word" or "Third Letter Word" , is "WRITTEN IN HISTORY WITH THE LIVES OF MEN". This "Letter Ward" is "OURSELVES AND THE HUMAN RACE AS WE HAVE WENT THROUGH OUR HISTORICAL PILGRlMAGE FROM THE FIRST ADVENT". Pilgrimage we have accomplished "under the Laws and Auspices of the Divine Providence of the Lord", sa as to reach ta the Gates of The "New Jerusalem". This "THIRD TESTAMENT WORD" [ or "NEW TESTAMENT WORD" OF THE LORD J, [ or either : "LATIN WORD" , "LETTER WORD" , "LETTER SENSE WORD" , "ULTlMATE SENSE WORD" OF THE LORD ] finds Its Intimate or Celestial Embodiment in The 67 large folio yolumes of The "ACTA SANCTORUM".
  • -108­NEW CHURCH@- Both : Ci> Verbum as Spirit, and@ Verbum as Letter,I constTtUte THE "ONE AND WHOLE LIVING WaRD OF THE LORD WITH US". This "LIVING WaRD WITH US", Which is in "conjunction, application, and use", unfolds THROUGH THE DEGREES: 1 : as "Spiritual Reception/Perception" [ as "Internal U or "Celestial", "Genuine" Reception/Perception ], 2 : as "Spiritual Sense" [ or : "Internal Senseu,"Celestial Sense", "Genuine Spiritual Sense" ] SHINING THROUGH "LETTER SENSE WaRD", and refering to such expressions or translations in the Writings as : "Word in the internal <or uSpiritual") sense", "Internal <or"Spiritual") sense Word" , "Internal <or uSpiritual") sense of the Word". mlCD Elucidation THERE HAS NEVER BEEN BUT: "ONE WaRD", which is THE LORD HIMSELF, and Which is the "ONE AND UNIVERSAL LIVING AND CRE ­ ATING LOGOS" [ .. Just as there is ONE AND ONLY LORD, there is but one LOGOS, which is THE LORD HIMSELF J.@One should consider the Works of Swedenborg as KETAPHYSICALWRITINGS. [ And consider also su ch Writings as part of theMETAPHYSICAL SEARCH-TREND of the 18th Century ; search-trendwhich finds in these Writings its Providential "Way Out andCoronation" ]. These Writings are "KETAPHYSICAL EXPRESSION ofDivine Truth". [ They are not so much : a "Theological"expression of such Truth J.@ Whereever in the Writings "VERBUX occurs, it should be trans ­ lated by LOGOS, otherwise it 1s not possible to get access to the True intelligib1lity <intellectus Verbi, TCR 243-247:1-4,~enuinius intellectus Verbi, 271) of these Writings.The translated-concept of "Y/ord, [or even U the Vord] ,reveals an approach to, and a conception, or acceptation of VERBUJrf DOJrfINI which is "external", "objectivated". Such is the"ecclesiastical" <TCR 194), or "theological U approach, whichapproach is spurious and false .,. We have no impending toascertain that : to translate VERBUJrf by U the Vord, flavoursUdragonish false protestant theologyU, .. It is by way of suchspurious and false translation or theology that many SincereChristians have been led astray and mistaken .. , TCR 189-281 :1 - LOGOS as Spirit: "Sensus spiritualis Verbi", "Verbisensus spiritualis", "Sensus spiritualis", "Sensus spiritualis Verbi", "in Verbo sensus spiritualis", "ex Sensu spirituali Verbi", "Verbo ex/in, Sensu spirituali", "Verbum in sensuspirituali", "ex Sensu spirituali", "Sensu111 spiritualem Verbi", "Spirituali Sensu", "sensus enim spiritualis Verbi u ,This sense could also be rendered by : "LOGOS in spiritualAcceptation", or "LOGOS in spiritual Sense", "LOGOS in Esse",uLOGOS as Spiritual LogosU,2 - LOGOS as Scripture : "Sensu 1 i terae Verbi", "Verbum Sensuliterae", "Verbum in Sensu literae", "Sensus Verbi literalis 8rEcclesiasticus", "Sensus literae Verbi", "Verbi (in) sensuliterae", "Verbi sensus literae", "Verbi Externum", "Sensuliterali Verbi", "Sensu ultimo Verbi", "Sensu111 literae Verbi","Verbu111 in litera", "literale111 Verbi", "Sensus literae","Sensu llaturali Verbi", "Sensu111 naturale111 Verbi", "Sensusnaturalis Verbi". This sense could also be rendered by :"LOGOS in litteral Acceptation u , "LOGOS in writtenAcceptation", "LOGOS in Existere", "LOGOS as letter, as word,application, effect, result, "LOGOS as/in Written Logos.
  • -109­NEW CHURCH® TCR 194 : "The spiritual sense <Sensus spiritualis) is not that which shines from the sense of the Letter of the Ward <sensu literae Verbi) when any one searches the Ward <Verbum) and explains it ta prove some dogma of the Church. This sense"may be called the literaI and ecclesiastical sense of the Ward <sensus Verbi literalis & Ecclesiasticus) ; but the spiritual sense <Sensus spiritualis) IS NOT APPARENT IN THE SENSE OF THE LETTER <sensu literae) ; IT IS INTERIORLY WITHIN IT, AS THE SOUL IS IN THE BODY. TCR 263 : "Few understand how the Lord is the Ward <Quamodo Dominus est Verbum) , for it is generally supposed that the Lord, by means of the Ward <Dominus per Verbum) , can enlighten and teach men, and yet HE CANNaT, ON THIS ACCOUNT, BE CALLED THE WaRD <non inde potest vocari Verbum). " AR 543 : "And She brought forth a Kale Son, signifies THE DOCTRINE of the New Church . . . The Doctrine which is here meant is The Doctrine of the New Jerusalem <published at London, 1758), as also The Doctrines concerning the Lord, the Sacred Scripture ... ". AR 642 : "The Son of Kan means THE LORD AS Ta THE WaRD . . The coming of the Son of Kan in the clouds of Heaven <:Mt 16:27. 24:30. 26:64. Kark 14:61-62. Luke 21:27. 22:69) means that when He cames ta judgment He will appear in the sense of the letter of the Ward [ or in letter sense ward, in the Ward in letter sense, i. e : into "LOGOS as letter LOGOS, "LOGOS as scripture-testimony-existere­ LOGOS, "letter Acceptation Logos" ..
  • -110­ C 1-2CLAVEL <Maurice), J~2/f T1 - Ce que je crois, Paris, Bernard Grasset, 1975, 319p.2 " Di eu est Di eu, nom de Di eli, Grasset, 1976, 155p.3 - Nous lavons tous tué, ou "ce juif de Socrate", Paris, Seuil, 1977, 344p.4 - Deux siècles chez Lucifer, Seuil, 1978, 372p. 1 - p. 305 : Je crois avoir prouvé que lhumanisme athée, la seule négation collective de Dieu en occident, navait plusaucune pensée possible, hors un radotage sénile.2 - p. 151 : En tant quintellectuel, je veux commencer cette inquiète recherche.. Je me souviens dun discours deDe Gaulle en 1942 : "Ah! que nous avons été passionnés !",et aussitôt après: Ah ! que nous avons été raisonnables !" Il fallait de toute façon être fidèle ... _3 - p. 339 : ....Nous avons réduit aux "savoirs" LA PENSEE, QUIEST VIE SUPREME, dont chacun reçoit en naissant le don et lacharge ..4 - p. 318 : Nietzsche: .. son dernier cri et défi conscient"Mavez-vous compris? DIONYSOS contre LE CRUCIFIE" ? p. 322D. Halévy: "Frédéric Nietzsche pensa donc : "le Dieu un ettriple" nest pas ce quon me dit: la Trinité comprend lePère et le Fils. Mais le Saint-Esprit est un fa~x nom, ou unnom mal compris, CEST LE DIABLE QUI VIENT TROISIEKE. Il estdonc en Dieu, comme il est en nous, et la tâche pour chacun denous, comme pour Dieu, est de restaurer lAbsolu par laconversion du diable."p. 334 : Comment voulez-vous que le "problème de Dieu" soitétranger à la philosophie marxiste? .. Lattitude envers Dieuétaient au contraire son origine, sa clef ..Mais enfin, ils en parlent tous de Dieu, vos quatre chers maî­tres ! Ils ne cessent de se poser ou de se poster par rapportà lui ! SAUF MARX, FILS DE CONVERTI et adolescent fervent, quisoudain prend Dieu en haine. Tous les autres sont fils depasteurs, ou destinés à le devenir eux mêmes! .. On voitfort bien LUCIFER JOUANT SUR LES DEUX TABLEAUX, la Raison etla Déraison, le culte de lEtat, et la fascination du chaos ..XICHEL de CERTEAU, ,a"lC T ~~J1 - Nichel de Certeau, sous la direction de Luce Giard, Ed. C.G.P. Paris, 1987, 260p.p. 25 : La Compagnie de Jésus lui demanda dinterromprele travail déjà commencé sur la patri~tique, à propos de SaintAugustin  TRAVERS LEQUEL IL VOULAIT ETUDIER LA TRANSMISSIONDE LHÉRITAGE GREC, et sa réappropriation. Son obstinationà travailler toujours, en tout li~u saccompagnait dun élancommunicatif, dune JOIE DU CONNAITRE ET DU COMPRENDRE. p. 31Dautre part également, une conscience aigüe de la situationhistorique du christianisme, DE LA RUINE DE LA TRADITION ET DUNE "INTELLIGENCE DE LA FOI".. "On est malade de labsenceparce quon_est malade de lUnique. "LUN NEST PLUS LÀ", "ILSLONT ENLEVE", disent tant de chants mystiques .. "p. 51: "Voir" nest jamais innocent, laissait-il entendre,mais "terrible", engageant lêtre sur la voie de la fascina ­tion, à la limite de labolition ou de la révélation.
  • -111 ­ X4 MURY <Gilbert), Christianisme et Monde moderne, Thèse de let­ tres modernes, soutenue en 1973 sur un ensemble de travaux : <1-7) à lUniversité Paris 8 - Vincennes: 4 - Essor ou déclin du catholicisme français, Paris, Ed Sociales, 1961, 317 p. 5· - Lhomme a-t-il crée Dieu à son image, Paris, 1964, 311p. 6 - Lhomme chrétien et lhomme marxiste, Paris, Genève, 1964, 268p. 7 - Christianisme primitif et monde moderne, Paris et Genève, 1966, 196p. 5 - p. 122 : "Pour Jean Scot Erigène, le monde naturel où nous vivons est exactement du même ordre que lEcriture,et la signi­ fication des choses, est exactement la même que celle des Psaumes ou des Prophéties. Pour lui, les choses crées trouvent leur essence et leur réalité dans le Verbe de Dieu, dans leCréateur. Le mouvement de lhistoire est une Pro-Cession, unretour à Dieu au cours duquel les êtres crées découvrent en lui leur propre éternité et participent à sa dignité surnatu­rel le. p. 136 : [ Chapi tre : "Di eu Grec et Di eu Chréti en"]au 12e s. la philosophie est toute soumise à la religion. Leconflit <entre lune et lautre) remonte jusquà "la tentativeaugustinienne de synthèse entre héllénisme et tradition judéo­chrétienne". Au ge siècle le conflit est ouvert lorsque lemoine Gottschalk proclame, après Augustin, que Dieu seul est"lauteur du mouvement par lequel" "un petit nombre délus estarraché au mal" p. 177 : Paul Hazard dans son livre: La crise de conscience Européenne [ Ed. Fayard 1968, rep 1978, 443p.]situe cette crise dans les années 1680-~715. Il nest pluspossible de mettre en doute que LA PENSEE DU 18e s. ETAIT TOUTENTIÈRE,_NON SEULEMENT EN GERME, MAIS EN ÉPANOUISSEMENT DÈSLES ANNEES 1680-1715. En étudiant lhistoire des idées, onparvient à la conviction profonde que ce sont les forces intel­lectuelles et morales, non les forces matérielles qui dirigentet qu i cOIIlJIlandent la vie". p. 211 : Karl Marx : Thèses surFeuerbach: "Lessence humaine nétant pas une abstractioninhérente à lindividu isolé, "lesprit religieux" est luiaussi un produit social".. Critique de la philosophie dudroit de Hégel : "La détresse religieuse est pour une part"lexpression de" la détresse réelle, et pour une autre, "laprotestation contre" la détresse réelle. La religion est lesoupir de la créature opprimée, lâme dun monde sans coeur,comme elle est lesprit de CETTE STRUCTURE SOCIALE DOÙLESPRIT EST EXCLU: elle est lopium du peuple". p. 215Dès le 27 Oct. 1790, Marat avait pu affirmer: "Les infortunésforment les 19/20e de la nation : ils seront les maîtres delEtat dès quils connaîtront leurs droits et sentiront leursforces". p. 217 : Bonaparte déclare à Milan, dès le 5 Juin1800 : "Nulle société ne peut exister sans morale, et il ny apas de morale sans religion. Une société sans religion est unvaisseau sans boussole. La France, instruite par ses malheursa enfin ouvert les yeux : elle a reconnu que LA RELIGIONCATHOLIQUE ÉTAIT "COIDŒ UNE ANCRE QUI SEULE POUVAIT LA FIXERDANS SES AGITATIONS". Bonaparte, le 4 Mai 1806, au conseildEtat, affirme: "Dans la religion, je ne vois pas le mystèrede lincarnation, mais LE MYSTÈRE DE LORDRE SOCIAL: "lareligion rattache au ciel une idée dégalité qui empêche leriche dêtre massacré par le pauvre. Le 18 Avril 1802 : TeDeum à Notre-Dame en lhonneur du concordat: le Gal. Delmasbougonne: "Belle capucinade! Il ny manquait que les 100.000hommes qui se sont fait tuer pour supprimer cela !" M:&,t:...dOsmond "le rétablissement si miraculeux du christianismeest pour ainsi dire: un Nouvel avènement de Jésus-Christ" ..
  • -112­ MURY p. 246 : Albert Soboul : "La majeure partie des déchristiani­ sateurs étaient déistes. Ils concevaient la Raison comme lattribut essentiel de lEtre suprême; et le "Culte de la Raison" comme "la religion naturelle" .. "Le comité central des sociétés populaires déclara quIL NE DEVAIT PLUS Y AVOIR DINTERMÉDIAIRE entre "les homme::; 1 i bres" et "le Dieu des hommes", Les ,journées démeute de Juin 1848 dès Avril 1846, le journal "LAtelier, organe social de la classe laborieuse, rédigé par des ouvriers exclusivement"sexprime: "LÉVANGILE EST LE POINT DE DÉPART DU MONDE MODER­ NE, cest là le code, seul et véritable, de la liberté, de légalité, de la Fraternité et de lUnité, cest-à-dire quilcontient tout lenseignement des grandes choses que la nationrévolutionnaire a commmencé et finira pas réaliser". CestBuchez qui inspire ces ouvriers. "LAtelier définit uncourant confus de pensée et de sensibilité qui, jusquen 1848,doit être considéré comme dominant dans le monde socialisteFrançais. Engels en a été frappé ; il observe en 1843 :"Les communistes français, qui appartiennent à une nationréputée pour son incroyance, sont eux-mêmes chrétiens. Une deleurs maximes favorites est: "LE CHRISTIANISME, CEST LE COM­MUNISME". Ils sefforcent de prouver que les premierschrétiens ont dû vivre dans le régime de la communauté desbiens". Pierre Leroux, en 1849, avait qualifié Jésus du titredu "plus grand des économis~es", et affirmait: "LE PARADISDOIT VENIR SUR LA TERRE, LEVANGILE LE DIT POSITIVEMENT. Lerègne du Christ est promis sur la terre, cest ce que cetEvangile annonce de la façon la plus affirmative". (Cité parH. Mougin, Pierre Leroux, p.211). Pauline Roland,qui fut à lorigine dune des premières tentatives dorganisa­tion ouvrière sous la monarchie de juillet, écrit après Juin1848 : "Dans cette grande hécatombe, où coule à flots, depuisplus dun demi siècle le sang des nations: LA FRANCE EST "LANATION-CHRIST" DONT LE CRUCIFIEMENT EST LE SIGNE DE LUNIVER­SELLE REDEMPTION." Histoire de la commune:Le 14 Mai 1871, lAssemblée Nationale, siègeant à Versailles,fait voter des prières publiques. Le Vicomte de Melun déclare"Depuis trop longtemps, Dieu a été oublié parmi nous. Ilappartient à une assemblée vraiment française de réparer cetoubli et de montrer au monde que la France reconnaît enfin lamain qui, seule peut la sauver". Le 12 Juillet 1873,"LAssemblée nationale déclara dutilité publique les travauxdérection dune église dédiée au Sacré-Coeur de Jésus àMontmartre. Cétait Montmartre qui avait été le point dedépart de linsurrection du 18 Mars". [voir: André GuérinIl y a cent ans la République, Hachette, 1971, 312p.]p. 291 : Ce que le pauvre demande, cest au fond "la réalisa­tion de lApocalypse", linstauration dun ordre juste sur laterre. Le christianisme est né dans un monde déchiré entremaîtres et esclaves. p. 303 : Theillard de Chardin juge que"les deux extrême::; : le marxiste et le chrétien", "se rencon­trent par la foi dans la grandeur de notre espèce". Il écriten 1951 : "Il Y a en ce moment deux christianismes affronté::;"un christianisme de dédain du monde et dévasion", et "unchristianisme de dépassement ou dévolution".p. 309 : Les textes de Engels sur lApocalypse montrent queles pauvres gens exigent des Dieux une action effective surnotre terre. R.P. Pin: "Le prolétaire veut voircet amour, sentir cette vie communautaire, palper son oeuvrede justice dans un contact sans médiation avec des hommes aucoeur sincère, au geste droit et sans détour".
  • -113­ MURY 6p. 22 Lyon, le 20 Fev. 1964, Débat "Matérialisme et Trans­cendance". Intervention de Roger Garaudy : "Tout le problèmedes rapports de la culture et de la religion peut se f~rmulerainsi: "LA TRANSCENDANCE, EST-ELLE DE LORDRE DUNE REPONSE,OU DE LORDRE DUNE QUESTION ?". p. 32 : Sans doute lambitionultime du communisme est-il de faire de chaque homme un poète,cest à dire quelquun qui ferait chaque jour lexpérience deson propre dépassement créateur : EST-IL POSSIBLE DE CONCILIERJUSQUAU BOUT TRANSCENDANCE ET RATIONALITE?". p. 36 : Fichte,à laube du 1ge siècle, a souligné cette contradiction: "Ladifficulté de toute philosophie qui se préoccupe sérieusementdéviter le dualisme, est la réponse à lalternative suivante:nous devons soit "être réduits au néant", soit, pour préservernotre propre réalité, "anéantir Dieu". 7 p. 5 : Le second Cgncile_du Vatican a pris acte dun fait con­ sidérable : LA CHRETIENTE A DISPARU. Il nexiste plus de lien de dépendance entre "une croyance enracinée dans la vie des hommes", et la nostalgie "dune chrétienté adossée à une contrainte étatique". Vatican II met laccent sur le sacerdoce collectif du "peuple chrétien". p. 7 : Or, que sagit-il de chercher? Le Christ, et très directement LA PERSONNE DU CHRIST, SON INTERVENTION DANS LHISTOIRE. p. 32 : Epiçtète [Dissertations III, 26-35], affirme: "La doctrine philo­ sophique, cest ce qui fait relever la tête à ceux qui sont abaissés , ce qui permet de regarder les riches et les tyrans droit dans les yeux". p. 36 : Engels, dans son Analyse de la Réforme, suggère que le christocentrisme est le signe du Christianisme vrai, cest-à-dire chargé dun fond humain analo­ gue à celui des temps évangéliques. En 1882, il affirme dans Bruno Bauer et le christianisme primitif: "Lélaboration définitive des dogmes et de la morale est le fait dune pério­ de postérieure "au christianisme primitif proprement dit". Dans sa grande étude de 1894 : Contribution à 1 histoire du christianisme primitif, il écrit: "Parmi quels gens les pre­ miers chrétiens se recrutaient-ils? Principalement parmi le:5 laborieux et les accablés appartenant aux plus basses couches du peuple ainsi quil convient à un élément révolutionnaire .. Tous les éléments que le procès de dissolution de lancien monde avait libérés, cest à dire avaient flanqués à la porte,étaient attirés les uns après les autres dans le cercle dat­traction du christianisme, lunique élément qui résistait àcette dissolution." Pour Engels lhistoire du christianismeprimitif offre de curieux points de contact avec le mouvementouvrier moderne". La maxime de Thomas Munzer était:"Seigneur, combats avec ta justice".p. 63 : Erasme seffraie de la parole de Saint Augustin dansDe gracia christi: "Cest Dieu qui détermine en nous le bienet le mal, ce sont ses bonnes oeuvres quil récompense ennous, et ses mauvaises oeuvres quil punit en nous". Il demande"qui donc alors sefforcera de se corriger ?" Cest Luther quilui répond: "Personne, Dieu seul nous justifie". p. 65 :Lors dune rencontre entre marxistes et protestants,le PasteurDumas rappelait que dans son sens originel Grec, "la grace" estune exultation joyeuse devant lévènement qui survient. Elleest charme, salutation. Ainsi, le sens originel du mot "grâce"nous renvoie.. -t-iJ... à UNE RELATION PERSONNELLE, OÙ "LA JOIE QUEPREND DIEU A LIBERER LHOMME", rencontre "LA JOIE RUE PRENDLHOMME Â ÊTRE LIBÉRÉ PAR DIEU".
  • -114­ MURY p. 66 : Luther affirme : "Seul Gerson a parlé des tentations spirituelles, tous les autres ne connaissent que les tenta­ tions de la chair. Lui seul est capable dapaiser les cons­ ciences. En affirmant: il ne faut pas faire de tout un péché mortel, il a préservé beaucoup dâmes du desespoir". Luther: "Jai été souvent effrayé par le nom de Jésus, et, quand je le regardais sur la croix, je croyais quil était pour moi comme la foudre. Quand an prononçait san nom, jau­ rais préféré entendre nommer le diable.. Les cheveux se dres­ saient sur ma tête quand je pensais au jugement dernier .. " Dans san Manifeste 8 la noblesse allemande, Luther proclame légalité spirituelle de tous les chrétiens: "taus nous sommes prêtres, sacrificateurs et rais". Il souhaitait inter­ venir par la violence cantre les prêtres romains : lettre 8 Johan Rïhel, le 30 Mai 1525 : "pourquoi nattaquons-nous pas plutôt ces néfastes professeurs de ruine, les papes, les cardinaux, les évêques, et toute la horde de la Sodome, avec toutes les armes dont nous disposons et ne lavans-nous pas nos mains dans leur sang 7" Cette lettre de Luther fut citée par Engels dans La guerre des paysans. Pour ThOmaS dAquin, Dieu veut ce qui est conforme à la raison j et Karl Rahner définit "Dieu" comme "lavenir absolu de l homme" ... p. 165 : Barth se situe dans la ligne de développement du christianisme réformé de Luther et de Calvin. Pour reprendre une expression de Engels: "autant vaudrait être soumis au Kismet des turcs quà une Providence telle que celle là". Ainsi, lhomme daujourdhui sexpérimente-t-il, dune part comme plus seul quil ne la jamais été, et dautre part comme sachant son destin étroitement lié à celui des autres hommes, même sil ne parvient pas à les rencontrer. Cest ce quexpri­ me la distinction établie par Max Weber, entre "Société" et "Communauté". PAR LÉVOLUTION DE SON CONTEXTE HISTORIQUE. LH01OŒ RESSENT DE PLUS EN PLUS ARDEKlŒNT SON BESOIN "DAPPAR­ TENIR k UNE COMMUNAUTÉ". Jean Jaurès [1859 t 1914] : Philosophe Français, Prophète et Fondateur duMDUVElŒNT DE RÉNOVATION KÉTAPHYSIQUE ap~lé "Gauche" ,00 "Socialisme", et que luimême avait baptisé: "LHumanité":"Si nous condamnons lordre social actuel, cest quil empêche lavènement dunevie religieuse pour l humanité" [Q. R. 55] "Le problème religieux, le plus grandproblème de notre temps, de tous les te111ps" [Q. R. 31, 1891] "Les hautes questionsreligieuses, très supérieures aux questions politiques, lesquelles nont de valeuret de sens que si e11 es aboutisseLt aux premières" [D. T. 1896]."Lorsque dans lunivers aveugle et brutal, nous faisons jaillir cette possibilitéde liberté et dharmonie, nous jetons dans la réalité le fondement dune interpré­tation idéaliste du monde" ; cette Cité que nous blJ.tissons, la créer, "cest faireoeuvre de spiritualité profonde", dans une passion qui "sempare de tous leséléments du monde naturel pour les transfigurer" [discours du 21 Jan. 1910]."Ce serait une erreur dexclure de Dieu le désir, leffort, et .même en un sens lasouffrance .. cest parce quil est la réalité et la perfection suprême quil neveut pas exister à létat de perfection brute et toute donnée, quil se remet luimême en question, se livrant en quelque sorte à leffort incertain du monde, sefaisant pauvre et souffrant avec lunivers pour compléter, par la sainteté de lasouffrance volontaire, sa perfection essentielle; le monde est en un sens leChrist éternel et uni versel" [R. K. S. 54, 1892].
  • -115­ IlsXARIOll Jean-Luc, LIdole et la Distance, (Nietzsche, Héilderlin, Denys) Grasset, 1977, 330p. Lauteur enseige à Paris IV, et dédie son ouvrage à Denys lAréopagite. Les oeuvres de Denys sont abrégées comme suit ND. : NOlIIS Di vi ns, TM. Théol ogi e Mysti que, HC. : Hiérarchie Celeste, HE. : Hiérarchie de lEglise, Ep. : Lettres. Toutes les références renvoient à P.O. t.3. p. 182 : Hëlderlin renvoie à Denys. Celui quon appelle juste ­ ment lAréopagite, en souvenir de lAthénien converti par Paulet traité improprement de pseudo. Rien de plus convenable pour honorer Hëlderlin, et ce Dieu dont Nietzsche suggère quil veut Etre Loué, que de méditer les NOlIIS Divins et la Théologie Mystique· CD: LA CAUSE (Ai,-ia:)p. 197 : LA CAUSE (Ai,-ia:) entretient un rapport privilégiéavec une co-occurence précise, "LOUER" : "Les sages de DieuLouent LA CAUSE (Ai,-ia:) de toutes choses, en de multiples nomsà partir de toutes choses causées ; LA CAUSE (Ai,-ia:) de tous les "étants" doit Etre Louée à partir de toutes les chosescausées" [ND I. 1 TM IV Ep V] . Cette remarque, Maxime leConfesseur lavait déjà faite, avec sa prodigieuse justessethéologique, dans les Scholies sur les Noms Divins de Denys"Cest en tant que CAUSE (Ai,-ia:) de toutes choses que Dieu est"LOUE" .. Le concept de Ai,-ia:, que nous venons de traduiresuivant lusage qua imposé lhistoire de la métaphysique par CAUSE, noffre pas une dénomination nouvelle. Appliquée àDieu, si lon entend par "La Ai,-ia:", la moderne "cause en soiet du monde", celle-ci retombe au nombre des idoles du divin. Mais LA CAUSE intervient ici pour marquer précisémentlinverse: nous navons aucune dénomination convenable deDieu, pas même en négation. La Cause entre en jeu "en tantmême quelle se met hors jeu". DENYS MARQUE LA TRANSCENDANCEDE "LA CAUSE" : "La Cause (Ai,-ia:) transcendante à touteschoses sui vant son dépa~3sement, CAUSE suréminente" [ND II. 7.TM 1.2]. En clair, ladjectif "Transcendant" ne fait quecommenter La Cause, sans aucunement la modifier."Il faut rappeler ce que dit lEcriture -je ne tai pas révéléces cho:3es pour que tu tattaches à elles- mais pour remonter,autant quil est en nous, PAR LEUR CONNAISSANCE ANALOGIQUE,VERS LA CAUSE (Ai,-ia:) DE TOUTES CHOSES" [ND V.8, HC IV 1].LA PRIÈRE pour Denys, se définit par "LA CAUSE (Ai,-ia:) QUELLERÉVÈRE et RÉVÈLE". Parce que LA TRINITÉ EST" CAUSE (Ai,-ia:) DETOUS LES ÉTANTS" [ND III.3], "ELLE-M:Ê1Œ Nest RIEN en tant quElle est superessentiellement transcendante à tous" [ND I.5].p. 207 : L Ai,-ia: consigne en elle deux privilèges prodigieuxà bien y songer. 1- Elle sénonce comme concept opératoire dela critique de toutes les idoles, y compris conceptuelles, duDivin. 2- Ne représentant rien, elle signifie lopération mêmepar laquelle lesprit sexpose à limpensable comme impensa ­ble. Denys nemploie rien qui puisse se traduire par "théolo ­gie négative". Sil parle de "théologies négatives" au plurielil ne les sépare pas des "théologies affirmatives" [TM III]. @: LANALOGIE (ava:Ào)ia:)ANALOGIE (a:va:Ào)ia:) chez Denys, peut se traduire par "Capacitélà condition den retenir strictement la sémantique passive quela modernité a oubliée ou récusée "Capacité réceptive" ou"accroissement de participation".
  • -116­ MARION La Distance est donnée à recevoir, non à conquérir. "Cest le propre de La CAUSE <AiTia) DE TOUTES CHOSES, que de convo­ quer les étants à sa participation, dans la mesure où chacun deux se définit du fait de sa Mesure Analogique Propre" [HC IV.U. "Selon lANALOGIE de chacun des Esprits, se dévoilent les choses divines" [ND 1. 1) • "Le rayon suressentiel se manifeste en Illuminations Analogiques à chacun des étants en toute convenance de Bonté" [ND 1.2, ND II.4). La "Distance de Bonté" ou LE BIEN "donne dabord aux Ames un éclat modéré, puis, lorsquelles ont pour ainsi dire goûté à la Lumière et en désirent davantage, il leur en donne plus et les Illumine surabondamment, parce quelles ont beaucoup ai~ ; et Il les pousse ~oujours plus avant SELON LEURS CAPACITES ANALOGIQUES DAVANCEE" [ND 1.4, ND IV.5J. G>: HIÉRARCHIE <iE"papy€ia) p. 209 : Denys mobilise un terme que notre-Inod~rnité nous interdit demblée dentendre correctement: HIERARCHIE. Le terme de Hierarchie présente deux acceptions antinomiques Acception 1 : En se retirant et se dissimulant à mesure quon tente de lemprunter de bas en haut, la "voie hiérarchique" se dénonce comme un pouvoir auquel il faut renoncer. Hiérarchie dont labsence même dOrigine se comble des fantasmes dauto­ rité que fabriquent les subordonnés. Le chef doit se dissimu­ ler, pour mieux demeurer présent à lesprit de tous. Dissimu­ lant son origine, la voie hiérarchique démultiplie partout un pouvoir sans identité. La hiérarchie se donne comme un pouvoir sacré en ce quelle refuse de se donner. Il faudrait mettre en cause la répétition du rapport asymétrique à chaque maillon de la chai ne, même le plus humble. Le "peti t chef lf rend mieux compte de la "voie hiérarchique" que le Big Brother d Orwell. Le "petit chef" fai t jouer quasiment sans pouvoir le j eu de~:; pouvoirs .. Pouvoir sacré qui "sexerce en ne se donnant pas", la hiérarchie, du point de vue de lorigine, se définit comme pouvoir à garder par une appropriation sans relâche. "Le pou­ voir" est "à garder", non "à... donner", Ne faudrai t- i l pas essa­ yer de comprendre ce que HIERARCHIE peut bien vouloir dire ? Acception 2 : Denys_apparait ici comme un penseur décisif: Le terme même de HIERARCHIE <iE"papYE"ia) est un néologisme dû à Denys lui-même. ON PEUT CONSIDÉRER LA "MÉDIATION IMJŒIHATE" CO:M.JŒ ÉTANT LE FOND DE LA "HIÉRARCHIE" DIONYSIENNE. Il la définit comme une "Ordonnance Sacrée" [HC III 1), "une Mise en Place Universelle" [HC III 2], une "M.ise en Place de Toutes Choses Sacrées" [HE l 3]. La sacralité joue donc sur deux fronts: 1 - à lorigine, 2 - à lachèvement de lOrdre.Le Sacré qualifie symétriquement les deux extrémités de lOrdonnance: "La Hierarchie est, selon moi, lOrdonnancesacrée, le savoir et lachèvement conformés à la Figure duDivin, autant quil est possible" ,[HC III 1) .. Le Parachève­ment de chacun des êtres en La HIERARCHIE, cest de remonter,selon leur capacité propre, vers la semblance de Dieu" (HC III2J "Le terme commun de toute HIÉRARCHIE, cest lAmour appli­qué à Dieu et aux choses Di vi nes" [HE l 3]. Le Sacré, ouplutôt la Sainteté (iE"poc) connote les deux termes. L"Ordon­nance sacrée", loin de dissimuler la secrète dignité de lOri­gine, produit -MET EN AVANT- LA SAINTETÉ JUSQUAUX LIMITESULTIMES DE LORDONNANCE. ,Aussi Denys peut-il définir La HIÉR­ARCHIE comme une "REM.ONTEE". Lessentiel se tient peut-êtreici : CHAQUE MEMBRE NE RECOIT LE DON QUE POUR LE DONNER.
  • -117­MARION ~: TRADITION <pETaôo~ic)"LA TRADITION" <jJETexôo~ic) pour Denys, veut dire "TRANSMISSION HIÉRARCHIQUE" : "Comblés saintement de la splendeur qui leurest donnée, "les associés de Dieu" la réfractent à leur tour,sans envie, à ceux qui suivent" [HC III 2]. "Ceux qui puri­-fient par la surabondance de leur pureté, doivent TRANSMETTRE <jJETexôiôovexi) aux autres de leur propre intégrité" [HC III 3]."Les Illuminateurs", comme ils ont en propre un esprit trans ­parent, tant pour participer à La Lumière que pour LA TRANS­METTRE <jJpàc jJETaôo~iv), et "sont comblés bienheureusement deléclat du sacré", DOIVENT TRANSPORTER LA LUMI~RE qui, departout, les innonde, à ceux qui sont dignes de cette Lumière"[HC III 3]. "Ceux qui conduisent à la perfection, comme ilsconnaissent LA TRADITION <jJETaôo~ic) parfaite, doivent "par­faire les imparfaits" par une sainte initiation à la sciencedes choses saintes quils ont contemplées" [HC III 3]."lEvèque admet dêtre conduit au "Parachèvement suivant leschoses divines", dêtre divinisé et de TRANSMETTRE (jJETlXôouvexi)à ceux qui lui sont soumis, suivant leurs dignités, quelquechose de la Divinisation sacrée qui lui advint de Dieu" [HE l2]. LE DON NE SE RECOIT QUE POUR ÊTRE k NOUVEAU DONNÉ. Le Donne peut se recevoir que sil se donne, sinon il cesserait demériter son nom. "LABANDON DE CE QUI LE REMPLIT, SEUL LUIPERMET QUE SANS CESSE LE COMBLE LE FLOT k VENIR". A supposerquil veuille en prendre possession <Philippiens 117), il secrispe sur un "contenu" qui ne vaut, en fait, rien, sinoncomme idole. Recevoir le don et le donner, se confondent enune seule et même opération: La "Redondance". SEUL LE "DONDU DON", PEUT RECEVOIR LE DON. LA HIÉRARCHIE FONCTIONNE AINSIRIGOUREUSEMENT: "Le Don" passe dun extrême à lautre "sansdéperdition". p. 213 : Et pourtant, Denys nindique-t-il pas,par les expressions: "autant quil est possible", "selonleurs Analogies", une transmission décroissante du Don, au furet à mesure quil se propage depuis lOrigine? La limitationde la TRANSMISSION ne provient pas de lenvieuse possession duDivin par lui-même, mais résulte de limpuissance relative etvariable de chacun des donateurs/gratifiés à opérer la "Redon­dance". Reprenons le terme dionysien de TRADITION, ou plus pré ­cisément TRANSMISSION <~expaôo~ic, jJETaôo~ic). DE QUELLE TRANS­MISSION SAGIT-IL? Nous venons de dire que le "contenu" duDon ne constitue rien en soi, séparé de lacte de donner et dudonateur/gratifié qui en assure la "redondance". La TRANSMIS­SION ne transmet aucun objet, quoiquelle Transmette infini ­ment plus. Infiniment plus, puisque le Don initial ne se trans ­met que si lhomme gratifié le reçoit, "comme on reçoit uncoup". CHACUN LACCUEILLE À LA MESURE OU" IL SE FAIT LUI-MEJŒDON. La TRADITION est ce qui ne peut se transmettre quenidentifiant à soi le ~ransmetteur. LA VÉRITÉ DE LA TRADITIONCULMINE DANS LACTE OU LE CHRIST SE LIVRE AUX HOXXES, pour ylivrer le mystère caché de toute Eternité. Quand une limiteaffecte "LA TRADITION HIÉRARCHIQUE", la faute nen revientévidemment pas au Don dOrigine. Ce quune "redondance" neparvient pas à Traduire du DON DORIGINE, faute pour un hommede sêtre assimilé au Don, toutes les autres redondances lemanqueront. La Hiérarchie peut transmettre aussi la défail­lance_; cest ce que lon appelle: "Péché". _ p. 2~5LA HIERARCHIE DIONYSIENNE "MET EN JEU" LA COXXUNAUTE CONCRETEDE LA CHARITÉ.
  • -118­ XARION @: "SALUT" et "GRACE" selon Deny§ :Chacun devient rigoureusement tributaire de lAutre, puisque le DON de GRÂCE au sein de la Hiérarchie, ne lui parvient quepar "Redondance" LAUTRE REDEVIENT MON PROCHAIN, PUISQUE LAGRÂCE NE LUI PROVIENT QUAUTANT QUELLE PEUT PAR KOI, ETPOUR AINSI DIRE COMME MOI LATTEINDRE OU LE XANQUER. CHAQUEHOM:ME DEVIENT POUR LAUTRE "SACREMENT DU CHRIST" ... ou sonabsence. Chacun devient responsable inéluctablement de sonProchain, et offre sur son visage lunique vision de Dieu queson prochain, peut-être, percevra jamais: "Quas-tu fait deton frère 7" [Gen 4, 9]. "Aussi, chaque ordre de lOrdonnanceHiérarchique est-il conduit, à la mesure de son Analogie~propre, à coopérer à laction Divine, EN ACHEVANT PAR GRACE ETPUISSANCE QUE DIEU DONNE: l°-Les choses qui sunissent Natu­rellement et SurNaturellement à "LA THÉARCHIE TRINITAIRE", 2°_Celles qui saccomplissent suressentiellement pour avancervers celle-ci, 3° -celles qui se manife!5tent Hiérarchiquementpour faire ressembler, autant quil est possible, aux Espritsaimant Dieu" [HC III 3]. "En vue de "notre Divinisation selonnos capacités" LE PRINCIPE PARFAIT ET TRINITAIRE, QUI AIME LESHOMMES, QUI PARTAGE LEUR LITURGIE, nous reconduit "jusquauxsommets purs et simples de~ Hiérarchi~s Célestes" [HE l 3]."Nous disons donc que LA BEATITUDE THEARCHIQUE ET TRINITAIRE,la Divinité par Nature, le Principe de la Divinisation, de quiprovient, à ceux qui doivent être Divinisés leur Divinisation,A CONCÉDÉ, PAR BONTÉ PROPREMENT DIV l NE, "LA HI ÉRARCH lE; POURSAUVER ET DIVINISER TOUTES LES ESSENCES RAISONNABLES ET INTEL­LECTUELLES [HE l 4]. Ces trois derniers textes énoncent que LaHiérarchie, provient comme Don, de La Trinité. Les HIÉRARCHIES[He, HE, Hier.Légale de lA. Testament] , constituent comme LES"MDDÈLES DINTELLIGIBILITÉ SPIRITUELLE" DE LA "COMMUNION DESSAINTS", cest à dire: de linter-dépendance rigoureuse, abso­lue et cachée des esprits dans la transmission de la Charité. GV~: HIÉRARCHIE et MÉDIATION IMMÉDIATE p. 215 : LA MEDIATION HIERARCHIQUE ENTREPREND LA TRADITION DU DON DORIGINE. "MÉDIATION" et "IMMÉDIATETÉ" croissent ensemble Le gratifié médiatise le Don en le redonnant par "Redondance". LIMMÉDIATETÉ na rien à offr~r dautre que cet acte unique et infiniment repris. Seule La MEDIATION, en répétant lacte unique, livre ce quil faut délivrer dans la plus grande proxi­ mité possible: LE DON accueilli parce que donné. CE QUIL FAUT, Â LA FIN, FAIRE PARVENIR IMKÉDIATEMENT EN TOUT POINT DE LA HIÉRARCHE, CEST "LA MÉDIATION ELLE-MÊME". La Médiation constitue le seul donné qui_mérite lImmédiateté, ,parce qu Elle La produit. Seule la MEDIATION produit lIKMEDIATETE-: abolie, elle laisserait le champ à la barbarie. LIMMÉDIATETÉ sassure par la MEDIA~ION toujours recommencée, mémorialement répétée, "DU DON DONNE ET DONATEUR", que chacun ne délivre à son p~ochain quen s~y livrant. LE REGARD BAIGNETOUJOURS DANS LE MEME JET E! LA MEME CASCADE, KAIS LES VASQUESREJET~ENT SANS CE§SE LEUR DEBORDEMENT : LA HIÉRARCHIE permet"LA MEDIATION IKMEDIATE". p. 217 : Certaines questionsdecclésiologie ne méritent aucune réponse: LES POUVOIRS NESONI NI "A PARTAGER", NI "Â ÉQUILIBRER", NI "Â SÉPARER", KAISA RECUSER. : Le modèle politique de la hiérarchie na rien àvoir avec le Mystère qe la Hiérarchie qui ouvre sur la Commu­nion qes Sai~ts. La MEDIATION ne contredit pas, mais accomplitlIMMEDIATETE.
  • -119­MARION Denys indique deux thèses A"JÉSUS, le principe et les:sence de toute Hiérarchie, Lui,Suressentiellement Théarchique [sc Trinitair_e]" [HC 2.5]_."NOTRE DIVIN PRINCIPE ET PREMIER CHEF DE HIERARCHIE : JESUS,PHILANTHROPE" [HE V.7]. "Nous voyons toute Hiérarchie sache­ver dans le Christ" [HE 1.1]. "Le Principe de Perfection detoutes choses, qui les remplit toutes, cest la Divinité duChrist [ND II 10]. On peut se reporter à lanthologie detextes recueillis par Dom Ph. Chevalier : Jésus-Christ dansles oeuvres du Ps-Aréopagite, Paris, Plon, 1951. Le schémahiérarchique généralise lopération christique. Les médiationshi~rarchique~ trouvent leur lieu dans le Christ Lui-même."JESUS LUI-MEME, LE PRINCIPE DE PERFECTION SURESSENTIEL, ycompris des Essences qui dominent les Cieux, après avoircondescendu à prendre, sans changement, ce qui est nôtre, nesest pas soustrait à la disposition par Lui disposé~ etchoisie pour les Hommes, mais, obéissant, il se soumet auxordonnances que Dieu-le-Père, par les Anges, donne. [HC IV 4J"Comment JÉSUS, qui est au-delà de toutes choses, se trouvemis, au titre de son essence, au rang des hommes? A cettequestion, on répond que ce nest pas en tant que Principe dePerfection des hommes quon le déclare ici, mais pour autantqu"IL EST HOMME, SELON TOUTE SON ESSENCE" [Ep IVJ. Bp. 220 : HI&.-qARCHIE et MÉDIATION IIDŒDIATE régissent "l éco ­nomie de la dispensation du Divin qui se Révèle. "Qui ditHIÉRARCHIE indique une certaine Ordonnance Sacrée dextensionUniverselle, qui offre lIcône de "la splendeur Théarchique etTrinitaire" en des Dispositions et Savoirs Hiérarchiques" [HCIII 2J. "Le Principe de cette HIÉRARCHIE, cest La Source deLa Vie, lessence de la Bonté, le Principe de Perfectionunique des "étants" : La Triade [sc TrinitaireJ, doù provientpar Bonté, aux "étants" lEtre et le Bien Etre" [HE l 3J.LA DISTANCE <se) DÉTERMINE <par) LA TRINITÉ. Le plushaut mystère ne se laisse pas ici énoncer, mais pressentir, et-nous le redisons- "LOUER". p. 222 : Seul notre regardclignotant peut méconnaître que la dernière parole du Christen croix: "Cest accompli" Jn 30.30, énonce une jubilationproprement Trinitaire, à laquelle la joie extatique de la ...Résurrection coïncide strictement. LA HIERARCHIE FONCTIONNEDONC COMME ICÔNE DE LA TRINITÉ. "DE MÊME QUE NOTRE SOLEIL IL ­LUMINE sans raisonner ni délibérer, maLs" par son Être même",de même LE BIEN distribue à tous les "étants", selon la me:5urede leur Analogie, les rayons de sa pleine Bonté [ND IV 11."Les théologiens disent quà "DIEU AU DELA DE TOUT CO:IDŒ TEL",rien nest semblable, mais quIl donne une <Res)SemblanceDivine à ceux qui, par imitation selon leur pyissance, setournent vers "CELUI QUI OUTRE-PASSE TOUTE DEFINITION OU RAI ­SON". Et "la puissance dimitation divine" revient à retournervers CELUI QUI EST LE PRINCIPE DE TOUTE PERFECTION tout ce quien provient. Ce sont "ces choses ainsi retournées" quil fautappeler "semblables à Dieu, et conformes à lIcône de la <Res)Semblance Di vine" ; mais Dieu ne leur ressemble aucunement [NDIX 6] .
  • -120­MARION cv: Le LOGOS O.o"ioc) p. 227 : Le LOGOS O.o"ioc) sest effectivement "livré lui-même" Le dernier Don Icônique, rend possible la Médiation Immédiate. Le LOGOS, en se livrant, délivre "les LOGIA". Nous traduisons par "Ecritures", mais il vaudrait mieux les entendre cOlIllIle des "Diets", lesquels comprennent avant tout, les faits et gestes, les "res gestae" du LOGOS. LE TEXTE BIBLIQUE nest pas, dabord, un texte, mais le corps le plus extérieur, et pour nous visible, du LOGOS (ÀO"io~), lequel a pris, corps et âme, lhumanité. "Quant à la Divinité Suressentielle, il nen faut rien oser dire ni même concevoir, hors de ce qui nous fut divinement manifesté dans "Les LOGIA SAINTS". Car, ainsi quElle la livré divinement dans "ses LOGIA" , la Science, et la Contemplation La concernant, demeure insondable à tous les étants, parce quElle les transcende tous suressentiellement" [ND l 2]. .. Avec "Les LOGIA" (en un mot, La Bible), Le LOGOS en personne se (dé)Livre. Le privi­ lège des LOGIA, tient à leur investisseme~t par le LOgOS. Ils témoignent du "LgGOS livré", du CHRIST "MEDIATEUR IMMEDIAT", LE FOND DE LA HIERARCHIE. Le Chrétien, au sens dionysien, décide des Ecritures cOlIllIle lunique fondement qui puisse vali­der "un discours su~ le LOGOS~, parce qu ~Elle::; en proviennell.t. CELUI QUI RECUSE LES ECRITURES,RECUSE LE PRINCIPE MEMEQUI INSTITUE NOTRE LANGAGE: Le Verbe fait homme, ne donne à lhomme sa Divinisation, quEN DONNANT Â SON LANGAGE UNE PER­TINENCE : LE LANGAGE PROVIENT DE DIEU. "Le lieu doù nous par­ lons" ne saurait être que Les LOGIA", où sincarne "Le LOGOS"Ce que nous trouvons dans "Les LOGIA", tient dans "Le LOGOSnon textuel" qui sy énonce et sy laisse dénoncer. Denys tendà substituer "au dire du langage prédicatif", le verbe "LOUER" (ÙjJ.V€ i v) : "Le discours dé::;ire LOUER (ùjJ.V€ i v) les dénomina­tions divines qui manifestent la Providence ; non pas proférerla Bonté en soi suressentielle, mais LOUER <ujJ.vEiv) LE PRIN­CIPE DE PERFECTION DE TOUS BIENS [ND V 2]. St Jean Damascèneutilise, lui, le terme NOMMER (Foi Orthodoxe l 12). Ce qui nepeut pas ~tre dit, ne doit pas être tu. IL FAUT ACCÉDER K UNAUTRE MODELE DU DISCOURS. QUALIFIONS-LE : DISCOURS DE LOUANGE.p. 239 : Wittgenstein : "En lieu et place de la turbulence deshypothèses et des explications, nous voulons instaurer "LECALME EXAMEN DES FAITS DU LANGAGE" [Fiches § 448] ."Le sens de ma vie, cest à dire le sens du monde, nous pou­vons lui donner le nom de "Dieu". Et lui associer la métaphoredun "Dieu Père". LA PRIÈRE EST "LA PENSÉE DU SENS DE LA VIE".[Carnets, 11 Juin 1916. Tr. G.G. Granger, Paris, Gallimard,1971, p. 139]. Voir aussi Investigations philosophiques II, X.et 1 § 373 : "Il ne faut peut-être pas seulement parler de ..."THEOLOGIE COMME GRAMMAIRE", mais inversement, dune GRAM:KAIRECOMME FONDÉE EN THÉOLOGIE".Lessence même du langage, nous comprenant et nous anticipantpar débordement, nous provient, en distance, COMME UN DON.LE LANGAGE DE LOUANGE nous desapproprie du ~langage lui-même",de sa maîtrise. SI, DANS LA STRATEGIE CONTEMPORAINE,UNE LECTURE DE DENYS NOUS OUVRE K CETTE UNIQUE CONCLUSION,PEUT-ÊTRE DEVONS-NOUS CONSIDÉRER AVEC MOINS DE MÉPRIS LAVISSÉCULAIRE QUI FAIT DE DENYS, ET UN PÈRE DE LÉGLISE, ET LECONVERTI DE SAINT PAUL APRÈS SON DISCOURS AUX ATHÉNIENS.
  • -121­ Z EUROPROSPECTIVE Avril 1987 : Colloque "Europrospective" : plus de mille cher­ cheurs, universitaires, industriels et syndicalistes venus des différents pays européens, mais aussi des Amériques et delAsie, cherchent à "penser lEurope du troisième millénaire", mais surtout à "élaborer une vision dans laquelle leurs parte­ naires du reste du monde puissent également se reconnaître". Cette rencontre, ANCRÉE SYMBOLIQUEMENT SUR LE SITE DE LA MONTAGNE SAINTE-GENEVIÈVE, est convoquéé conjointement par les organisations suivantes : CCE : commission des Communautés Européennes. CGP : Commission Général du Plan. ÇNRS : Centre National de la Recherche Scientifique. CPE : Centre de Pros­ pective Européenne. UEP : Université Européenne de Philosophie Nous pouvons nous reporter à louvrage de synthèse publié à l issue de ce colloque, sous la direction de Bernard Cassen, et Philippe de Saussay: Europrospective, le Honde vu dEurope, Paris, Economica, Janvier 1989, et plus précisément au rapportde Jean-Pierre Faye : Le Cogito Prospectif, pp. 110-114, p. 120 : En Juin 1986, lUniversité européenne de philosophie, travaille sur le site de la montagne Sainte-Geneviève, afin derédiger un appel, qui soit en même temps une prévision et unecharte, en vue de la création, sur cette même Montagne, duneUniversité européenne de la recherche et de innovation. Il sagit de PRODUIRE LA NAISSANCE DUNE INSTITUTION QUI AIT ENMEME TEMPS POUR TÂCHE: 1- DE COMPRENDRE SA PROPRE GENÈSE2°_ DE PENSER SA PROSPECTIVE AGISSANTE. p. 114 : A Paris,comme [~iversitas, nous explorons la venue prochaine de deuxanniversaires: CD: - 388, fondation de lAcadémia de Platon.@): 1292, élargü5sement à une échelle européenne de la compé­tence de lUn~versité de Paris comme studîum_genera1e.CEST LA PERCEE DE LA PHILOSOPHIE, AU SENS OU TOUTES LESSCIENCES Y SONT CO-INCLUSES, QUI CONSTITUE LE PHÉNOME~E INITIAL DE LEUROPE." (Husserl, en sa Conférence de Vi enne) .p. 115 : PEUT-ON PRESSENTIR LINSTITUTION LA PLUS NÉCÉSSAIRE ? :--::~::..;:--:-::-:=",~~...,."..::~~-=-.:..-:=:::--=-==-:~ALORS QUE LON VOIT SE PREPARER LEUROPE UNIE? UN POINT DEVISION NOUVEAU PEUT TRANSFORMER LE CHAMP  VENIR TOUT ENTIER.CETTE "SYNTHESE NOUVELLE", NOUS LA PLACERONS SOUS LE SIGNE DENIETZSCHE .. ,. Elle_ pou rIa passer par ces étapes :QUE 1992, ANNEE DU GRAND HARCHE INTERIE[~, SOIT AUSSI CELLE DUNOUVEAU STUDIUJrf GENERALE QUI EST DÉSORMAIS À CONSTRUIRE.Chaque "phase" que nous exprimons, explore un moment expérimen­tal du processus qui fait naître une Université Européenne surLE LIEU INITIAL DE LA FORME "UNIVERSITÉ" EN EUROPE : LA MON­TAGNE SAINTE-GENEVIÈVE. p. 117 : En 1676, Leibnitz, sur leflanc ouest de la montagne Sainte-Geneviève, ce périmètre euro­péen des prospections dans lavenir, vient fonder "lanalysedes infinis". p. 119 : Quelle Université européenne?LES TRA l TS DU PROCESSUS SONT DÉJ À PERCEPT l BLES : CD - DANS CEQUE FUT LUNIVERSITÉ DE ~ARIS A SA NAISSANCE. ®: DANS CE QUEFUT "LA FIGURE UNIVERSITE EN EUROPE" : SA "GESTALT en tantquInvention Culturelle spécifiquement Européenne. Explorer leMODE DE PRODUCTION de la Gestalt L~iversitas latina-germaniquecest avancer dans la prospective dune Université Européennede la Recherche et de lInnovation ..p. 119 : Dans le cas de l Universitas Parisiensium, chaqueinitiative, royale, pontificale, survient en réplique à unecontrai nte ou a un i nterdi t : 1) Œ;n 50~ est crée par décisi onroyale le territoire dexemption de LABBAYE St PIERRE et StPAUL, bientôt Sainte Geneviève: il ne sera possible dappe~erdes sentences de labbé, quà Rome même.
  • -122­ EUROPROSPECTIVE [ Histoire sommaire de cette PREMIÈRE ÉGLISE-ABBAYE : Les fon­ dations en furent jetées ~j) sur la décision de Clovis, laquelle intervenait sur les instances de Sainte Geneviève. Elle fut achevée(gn 522) Sainte Geneviève avait déjà placé Paris sous la protection de son premier évèque, Saint-Denis lAréopagite. Cest elle qui fit élever une basilique à lem­ placement du tombeau et de la première chapelle. La dévotion à Saint-Denis, patron de la France, était la dévotion spécifique de Sainte-Geneviève, patronne de Paris. Ste Geneviève eût sa sépulture dans la crypte de léglise St. P.et P, ~ , doù le nom de "Montagne Ste-Geneviève. Clovis lui-même y avait été enterré cinq semaines seulement avant elle (511). CETTE ËGLISE DEVINT LA PREMIÈRE NÉCROPOLE DES ROIS DE FRANCE. La crypte de cette léglise St. P.et P. était le lieu des premières cata­ combes des premiers chrétiens de Paris, catacombes où étaient inhumés les corps des fidè~e~, et don~ LAUTE~, SELON UNE TRA­ DITION RESPECTABLE, AVAIT ETE CONSACRE AUX APOTRES S.PIERRE ETS.PAUL, PAR SAINT DENIS LUI-MÊME.CEST Ste-GENEVIÈVE QUI DONNE FORME Â LA CITÉ DES FRANCS, ENRECUEILLANT ET EN INSTITUANT CETTE CITÉ AUTOUR DE "SON PEREFONDATEUR" : DENYS LARÉOPAGITE. Le rôle de Ste. Geneviève fut ,de conduire et de fonder cette_Cité en tant que ~ONCRETISATIONEXTERNE ET VISIBLE DUNE PREMIERE INAUGURATION METAPHYSIQUE.)2> (?n 110, "pour échapper aux censures lancées contre lui par le chancelier de Notre-Dame" à la suite de la querelle desuniversaux qui loppose à Guillaume de Champeaux, Pierre duPallet Esyillard déplace son enseignement à labri de la mon­tagne Ste. Geneviève. 3>Q[n 12~, la répression violente dunerixe détudiants du Saint-Empire conduit le roi à soustrairedesormais les sco1ares à sa juridiction : son Cartu1arium leuraccorde le "privilège du for, ~esquissait déjà une bulle deCélestin III dès 1194. 4>(fn 12i , les constitutions 1égatinesd Innocent III imposent aux membres délinquants de "rendrecompte d~leur attitude devant l"Universitas, et elle seule.5> CfuC}2l1J, la "grève des dix-huit mois" aboutit à la bulleParens scientarulIl de Grégoire IX, véritable "grande charte".Ce qui est interdiction sous Honorus III en 1225, devientpermission en 1246, sous Innocent IV. 6> Innocent IV enjointlAbbé anglais de Clairvaux de fonder le Collège Saint-Bernardsous le signe de la montagne Sainte-Geneviève et de sonUniversité, comme étant le creuset où lon vient se fondre.CE CREUSET SERA cgN 129]> LE STUQIUH GENERALE, ÉTENDU A. TOUTE ..LEUROPE LATINE. IL EST UNE PRE-VISION. Cest un processusnon-linéaire qui se met en perspective à Paris sur la montagneSainte-Geneviève, processus qui simpose et se charge de va­leurs, en même temps que la collectivité développe son action.7> Léche~onnement des ~ates se développe dans le prolqngem~ntde CETTE ECHEANCE PREMIERE : ~ DATE DU GRAND MARCHE INTE­RIEUR, ET AUSSI DU STUDIUH GENERALE PRODUISANT, VOICI SEPTCENTS ANS, LA PREMIÈRE UNIFICATION CULTURELLE DE LEUROPE.8> @ 20}g): Rendez-vous prospectif européen, et aussi voicihuit cents ans, reconnaissance, donnéé, par Innocent III Contiaux représentants des mâitres de l Uni versi tas initiale, dudroit détablir librement leur mode denseignement: momentcrucial dans lavenir du monde. (Voir J. P. Faye : "Pour uneUniversité Européenne sur la montagne Sainte-Geneviève" Lemonde diplomamatique, août 1987>.
  • -123­ * Reconsidération * "*Nous avons ouvert un Champ de Vision, dEtude et dExplorationoù notre regard, scrutant la multitude des correspondances etdes voies possibles, touche presque à lInfini ..Ce Champ dExploration, il nous a paru indispensable den expo ­ser trois "mises en perspective" perspectives à la fois suc ­cessives et simultanées <Swedenborg, A.C.). Ces "mises en per ­spective" se recouvrent, se confirment lune-lautre. Ellessont trois expression::; du même Champ déclairage <Cf. Hegel,Th/A-Th/Synth, dialectique-dépassement, Aufhebung, in Phénomé­nologie de lEsprit), du même Travail projeté, du même Dévoi ­lement en devenir l ORDRE~ Denys lAréopagite~ Emmanuel Swedenborgc; Denys et Swedenborg II Ouverture ­ SYNOPSIS ­ Démultiplication a.. Logo::; l b Logos II ~ Logos l et Logos II III Réalité ­ Repos­ Application ReConception ­ ConFirmation­ Réception ReColncidence­ RETOUR­ ReCréation ex:De la Pa.rol e J.3De lHistoire. ~ à la fois de la Parole et de lHistoire dans létude, lExploration, lillustration des travaux, des oreuvres, des cultures.Certaines époques, Certaines Oreuvres, Certains Personnages seprésentent à nous comme néce::;si tant un éxamen priori taire pourla mise en évidence et la progression de notre travail ..<DAUTRES ÉPOQUES, DAUTRES OEUVRES, DAUTRES PERSONNAGES, ...POURRONT PARAITRE PRIORITAIRES POUR DAUTRES ... )Engageons-nous ; et abordons à présent leur étude :
  • -124­oc:: 9 JEANNE d A R C , Cauchon - Gerson La Doctrine de lUniversité et de lEglise. ·1 AJEANNE DARC FUT LA PERSONNIFICATION de la ~~~~~~~q~ et de laDoctrine Dionysienne et ~~~9P~g!~!q~g. Tradition et Doctrinequi faisaient Un avec lUniversité; qui Etaient lUniversitédu Moyen-Age Elle même. Tradition et Doctrine en Lutte véhé­mente pour affirmer leur Vérité et leur Evidence de toujours.Tradition et Doctrine victime de conjuration, et de crucifi­xion, de la part de cette même Université devenue apostate.JEANNE DARC, CEST "JÉSUS LUI-MÊME CRUCIFIÉ À NOUVEAU" ;cest Jésus crucifié en sa véritable Doctrine, en son Vérita­ble Enseignement tel quil fut transmis jusquau 15è S. par StDENIS et St JEAN. [Tout lOpus Dionysien est authentique, ycompris les lettres de St Denis à St Jean. P.G. Vol III etIV]. Nouveau Sanhédrin, lUniversité décida de la pure etsimple liquidation de cette Tradition et de cette Doctrine.Ce faisant, elle dénonçait et renonçait à ce qui constituaitson Essentiel même. Aujourdhui comme hier, persévérant en safaute originelle, lUniversité est toujours prète à accablerencore et encore sa propre Doctrine/Tradition [ Il nest quede lire certaines pages, de la préface que le M. le Prof.Maurice de Gandillac a consacrées à Denys lAréopagite, dansla publication quil fit dune partie de lOpus Dionysien] . . Jeanne dArc fut la Représentation, la Personnification,L ILLUSTRATION PROVIDENTIELLE ET VISIBLE de cette Doctrine//Tradition renoncée et trahie, de cette démission Métaphysiqueperpétrée dans lombre... _ __[ Ce sont les Chrétiens qui ont VERITABLEMENT DECAPITE SaintDenis. Décapitation métaphysique, ontologique. La Vie et lesActes de Denys lAréopagite, tels que lHistoire et les ActaSanctorum nous les rapportent, nous présentent la figure, laProphétie de ce que les Chrétiens ALLAIENT LUI FAIRE SUBIR.Qui aurait pu croire que, les Cieux ouverts, ramassant et pre­nant sa tête en ses mains, il la porterait jusquà nous .. !? ] BEn ~-31, lEglise [et lUniversité] était en voie daccom­plir, ou peut-être avait-el~e déjà accompli cette TRA~ISON jmais il aura fallu UNE PERSEVERANCE PRUDENTE ET MESUREE,ÉTAGÉE EXACTEMENT SUR DEUX SIÈCLES, pour que nous puissionsconstater cette trahison inscrite explicitement dans les faitsde l histoire : (l..Q29. Sirmond, 1641 Launoy, 1666 Daillé).Plusieurs autres siècles furent encore nécessaires pour par­venir à élaborer et parfaire une alternative cohérente possi­ble à LA TRADITION AUTHENTIQUE dont on avait choisi de sepasser; et que lHomme tente, et parvienne, à expliquer delui-même son prop~e Destin. Les interrogations que soulevaientun tel UNIVERSEL EVANOUISSEMENT DE SA PROPRE TRADITION,étaientmultiples et variées: il fallait travailler à y répondre ..
  • -125­ La Doctrine de lUniversité et de lEglise . 2 AL Homme "desintégré hors du Moyen-Age", s,étai t "réveilléprogressivement autre". Son GRAND-ACTE DEMANCIPATION, étagéet progressif, était denvergure Universelle. Un long proces­sus dévolution intellectuelle lui avait permi de retrouveravec ses semblables une nouvelle et mutuelle ré-assurance. Ilse ressentait desormais comme suffisamment fort pour tenterdélaborer une nouvelle cohérence intellectuelle j pourassumer les multiples explorations en tous sens que celle-ciexigeait; pour affronter la multiplicité des interrogationsnouvelles auxquelles il était tenu de répondre. Cet Homme,accédant à ce Surcroît dAssurance, se mettait à nouveau enmarche. SON PAS ÉTAIT NOUVEAU... IL SAVENTURA MÊME À FOULERCETTE "GRANDE DALLE", CE "GRAND TOMBEAU" Sa Ré-Assurancelui permettait MÊME DE SE TENIR DEBOUT, SEUL ET SANS SOUTIEN,AUSSI SUR CETTE GRANDE DALLE... Là était son Destin, maisaussi SON OBLIGATION ! BCE TOMBEAU, en mêm~ temps, était inscrit sur sa consciencecomme SON GRAND "PECHÉ". Cétait "son Acte à lui", mêlé à lafois de Vraie et de "pseudo-Emancipation": Nouveau Caïn, sansdoute était-il engagé dans un nouveau processus de courseeffrénée, à la fois pour fuir, mais aussi pour compenser leGrand Acte quil avait osé accomplir, lequel navait de ceS:3eà présent de laiguillonner et de le poursuivre ..Ce Tombeau, cétait aussi, on laura deviné, LE LIEU QUIL LUIFALLAIT REJOINDRE À CHAQUE FOIS QUE SONNAIT LHEURE DE SONSUPRÊME DÉCOURAGEMENT: TUER DIEU est une chose, LE TUER ÂNOUVEAU est certainement autre-chose; quest-ce à dire alorsque doser LE TUER UNE TROISIÈME FOIS! [ D. Merejkowsky,1927 : "Immoler, tuer Dieu, nest-ce pas effroyable? NON,NOUS-NOUS Y SO:IDŒS HABITUÉS .. Pas tout de suite cependant. !"Fr. Nietzsche, Automne 1884 : Ainsi Parlait ZarathoustraLivre IV, Chant 7 : Du plus laid des hommes: • "0 2arathousra .. Tu as deviné, Je le sais bien, ce queressent en son âme celui qui a tué Dieu, - le meurtrier deDieu. -Reste! Assieds-toi auprès de moi- ,. Je te mets engarde contre moi-même. Tu as deviné ma meilleure et ma pireenigme : - Moi-Même et ce que jai fait -, Je connais à pré­sent la cognée qui peut tabattre. Cependant,- IL FALLAITQUIL MOURUT: IL VOYAIT AVEC DES YEUX QUI VOYAIENT TOUT,- ilvoyait les profondeurs et les abîmes de lhomme, toutes seshontes et ses laideurs cachées. Sa pitié ne connaissait pasde pudeur: il sinsinuait dans mes replis les plus immondes.Il fallait quil mourût, ce curieux entre tous les curieux,cet indiscret, ce miséricordieux., IL MA SANS CESSE VU, MOI je voulus me venger dun tel témoin - ou cesser de vivremoi-même. Le Dieu qui voyait tout, même lhomme: ce Dieudevait mourir! Lhomme ne supporte pas quun tel témoinvive." . • "0 banni qui tes banni toi-même, tu ne veux plus vivreau milieu des hommes". . "Je nai jamais rencontré personnequi se méprisât plus profondément: cela aussi cest de lahauteur" .. )
  • -126­ La Doctrine de lUniversité et de lEglise • .::3 AQue CETTE "PESANTE DALLE" puisse un jour SE SOULEVER À NOUVEAUImpossible de lenvisager: si jamais chose fut de lordre du"Radicalement Impensable", cétait bien celle-là!Cette chose radicalement impensable, pourtant a bien faillijustement se produire: la "Pesante Dalle" sest entre-bailléeà la fin du 1ge siècle, grâce aux Efforts persévérants dechercheurs tels que: Guéranger, Pitra, Bell~, Arbellot,Vidieu, Chamard : leurs Ecrits sont là pour témoigner de lavaillance de leurs Efforts. Se montrèrent-ils présomptueux?Leurs Efforts se trouvèrent confrontés à dautres forces quiagissaient en sens contraire, et leurs voix furent malheureu­ sement submergées par un discours encratique.LES PERSPECTIVES QUE LON AVAIT ENTREVUES DANS LENTRE-BAILLE ­ MENT PROVOQUÉ PAR CETTE OUVERTURE, ÉTAIENT-ELLES, Â CE POINT,INSUPPORTABLES? LA DALLE ÉTAIT-ELLE À CE POINT SI PESANTE ?Il semble que Oui, car lEffort, et les Energies déployées,qui étaient pourtant considérables, ont été contraintesdavouer leur déficience, confrontées quelles étaient à unepesanteur inaccoutumée . . . Alors, il a bien fallu Lâcher Priseet laisser retomber "lEnorme Chose". Il a bien fallu laisser"cette chose" rejoindre delle même son propre destin ..Les glgantesgues Echos dûs au FRACAS DE CETTE LOURDE DALLE QUIRETOMBE, bien loin de sêtre encore estompés et éteints, nousreviennent sans fin aujourdhui, répercutés quils sont detoutes les hauteurs et tous les horizons : Sans doute noussera-t-il radicalement impossible cette fois-ci, de pensernous soustraire aux Obligations auquelles ces échos nous appel ­lent. . . Cest que : LE "RETOUR EN PHASE" DE TOUS CES ËCHOS,qui est aussi "le Retour en Phase de NOTRE PROPRE CONSCIENCE",sIl nous revient aujourdhui en tant quOBLIGATION, Il nousrevient encore plus fort, sil est possible, en tant queJUGEMENT, .. Car nous le savons en effet: cette PESANTE DALLEest celle de NOTRE VÉRITABLE CULTURE, LAQUELLE EST LA SEULECHOSE QUI PEUT ENCORE SOUTENIR ET JUSTIFIER LHOMME OCCIDENTAL .. :I3Autre chose est de savoir, de comprendre, de connaître ; etautre chose que de RESTITUER! Il Y faut une intervention dunautre Ordre Une image, un exemple simpose à nous, tiréde notre monde moderne : CET ESCAMOTAGE DE NOTRE TRADITION, DENOS VALEURS, nest-ce pas comparable au fait de CAMBRIOLERTOUT LOR ENTREPOSÉ À FORT-KNOX? , Nombre de gens savent que"cette chose énorme et monstrueuse" est réellement arri vée, etquelle fut effectivement accomplie.. Mais quipourra la professer en espérant ouvertement se faire croire ?Et qui, sans la professer, pourra dire tout seul, et ouverte­ment, quil la croit vraiment? .. Réviser nosconceptions concernant une telle "Enorme Chose", entraîneraitleffondrement radical des conventions et valeurs déchangequi soutiennent et permettent lactivité de notre universintellectuel !Sur le cambriolage de Fort-Knox, et le processus selon lequella subtilisation de tout lor qui sy trouvait fut possible etfut effectivement réalisée : lire Visconsin Report, P. O. Box 45Brookfield, WI 53 008, USA. [ transcription des: "Dr EeterAudio-Letters 1977-1982 J. 4.L.,,~ S~,..r? 30, /180­
  • -127­ La Doctrine de lUniversité et de lEglise ° 4­ A .CHUTE ET CATACLYSME dans lOrdre de la Métaphysique et du Monde des Idées" chute et Cataclysme aussi dans lOrdre de la Civilisation, de la Société et de lEglise: au sortir du Moyen-Age, lOccident abordait lautre versant de son destin. Saurons-nous aujourdhui A GRAVIR LAUTRE PENTE, et ATTEINDRE LAUTRE CRETE? Donnons-nous du courage, et appelons à nouveau : FRIEDRICH NIETZSCHE pour notre soutien, et pour notre réconfort : Le Gai Savoir <Automne 1886>.: Livre V, 343 : Le plus grand parmi les évènements récents - la "mort de Dieu" le fait, autrement dit, que lassentiment envers le dieu chré ­ tien ait été dépouillé de sa crédibilité - commence·déjà à jeter ses premières ombre::; sur lEurope .. Nous-mêmes, déchif­ freurs dénigmes .. qui devrions déjà avoir perçu les ombres dont va bientôt senvelopper lEurope, doù vient-il que nous attendions la montée de Cette Marée Noire sans un intérêt véritable, surtout sans crainte et sans souci pour nous? .. De fait, nous autres philosophes, "libres esprits", appre-.. nant que "lancien Dieu est mort", NOUS NOUS SENTONS ILLUMINES COMME PAR UNE NOUVELLE AURORE j notre coeur déborde de grati­ tude, détonnement, de pressentiment et dAttente: Voilà quenfin, même sil nest pas clair, lhorizon, à nou­ veau, semble libre, .. voilà quenfin nos vaisseaux peuvent partir, et voguer au devant de tout péril : TOUTE TENTATIVE EST REPERMISE AU PIONNIER DE LA CONNAISSANCE, la mer, notre mer, à nouveau, nous ouvre toutes ses étendues j peut-être même n y eut-il jamais si "pleine" mer ... B JEANNE DARC, et... : DOCTRINE/TRADITION DIONYSIENNE/AREOPAGITIQq§ sont UN. Lisons à présent les signes de la Vie et de lEpopée de notre Héroi-ne National e Française, en gardant à l espri t cette iden­ tification et cette personnification. Nous recueillons les données des livres suivants :UJ QU l CHERAT <Jules) 1 - Procès de condamnati on et de réhabilitation de Jeanne dArc . . . suivi de tous les documents historiques que lon a pu réunir, publié pour la Société de lhistoire de France, 1846-49, 5 vol in 8°. 2 - Nouveaux docu­ ments sur Charles VII et sur Jeanne dArc, Paris, 1866, in 8°.121 DEBOUT <)(gr. H). 1 -Sainte Jeanne dArc, Grande histoire illustrée, couronnée par lAcadé:m:f.e Française, 2 vol, in 4 1400p. 800 gravures. 2 - Histoire admirable de la Bienheureuse Jeanne dArc. Maison de la Bonne Presse, Paris, Juin 1909.~n 4° Tome l : XX-557p. Tome II Iconographie, 500p.1.21 HANOTAUX <Gabriel), Jeanne dArc, Hachette et Cie, Paris, 1er:Mai 1911. in 4° 434p. fIl FRANCE <Anatole) Vie de Jeanne dArc, Paris, Calman­ Lévy, in 8°, Vol 1 : 556p, Vol 2 : 486p.[5/ COMBES <André). Jean Gerson, Co:mmentateur Dionysien. J.Vrin, Paris, 9 Juin 1940. Réed. 1973. in 8 732p. 0
  • -128- -~DEBOUT <:Mgr. H). Histoire ac1Jllirable de la BienheureuseJeanne dArc. Maison de la bonne presse, Paris, Juin 1909. in 4°,XX-557p. p. 23 LAnglais Bedford suivit seul, en labsence de tout prince français, dans la basilique de Saint-Deni~, le cercueil du pauvre roi fou Charles VII. Celui-ci était roi de France depuis de longues années malgré sa démence. p. 56 La défaite de Rouvray-Saint-Denis fut miraculeusement apprise par Jeanne et communiquée à Baudricourt. "Au nom de Dieu, vous tardez trop à me faire partir. Le gentil dauphin a eu aujourd hui près dOrléans grand dommage. Il sera en danger de lavoir plus grand si vous ne menvoyez bientôt vers lui". p. 104Quand Jeanne entendit les propos que Charles VII échangeaitavec le fabricant darmes, au sujet de lépée quil aurait à lui fournir. elle sadressa au monarque: - Gentil prince,dit-elle, ne songez pas à mon é~e, le Roi du ciel y a,p~u~v~ lui-même. - Comment cela, Jeanne? - MES VOIX MONT REVELEQUE DIEU A VOULU CHOISIR LARME QUIL ME DESTINE: elle reposedepuis longtemps sous la garde de ma bénie et bien-aiméeconseillère, la vierge dAlexandrie, dans sa chapelle deSainte-Catherine de Fierbois. Envoyez-la querir. On reconnaî-tra cette épée à cinq petites croix qui sont gravées près desa garde. - Vous lavez donc déjà vue? - Non, jamais ipourtant mes Célestes Voix me lont désignée et décrite dunefaçon si nette quil semble que je ne la connaîtrais pas mieuxsi je lavais vue de mes yeux. On la trouvera non loin delautel . . . On découvrit en effet, tout proche de lautel, danslexcavation dun mur, un vieux coffre.. Emerveillés, lesecclésiastiques de Sainte-Catherine de Fierbois entreprirentde nettoyer larme que Dieu envoyait à la France, et ilsconstatèrent que la rouille, dont la morsure sur lacierparaissait inguérissable, tombait sous leur action avec unesurprenante facilité, et comme delle-même. LEPÉE MIRACULEUSEDE FIERBOIS, dont lhistoire circulait déjà partout, lui futremise devant ses hôtes j elle la saisit avec un indiciblebonheur. p.1527 Mai 1429 : Jeanne dArc délivre Orléans: "En avant! Enavant! Tout est vôtre !" Lhéroïne, dun geste énergique,plante sa bannière dans le remblai de louvrage assiégé:"Tout est vôtre! Entrez ici !" Les Français, électrisés, seprécipitent à lassaut. Eux-mêmes racontèrent ensuite leursimpressions : à peine la jeune fille eût-elle prononcé cesparoles "Tout est vôtre! Entrez !" quils gravirent lerempart escarpé aussi facilement quils eussent monté lesmarches dun escalier. p.166Le chancelier Gerson rédigea le 14 mai 1429 un traité favora-ble à Jeanne et le termina par ces conclusions : "De tout cequi précède, il résulte que lon ~ut en toute sécurité, aupoint de vue de la foi et de la vraie dévotion, se décla~pour la pucelle .. Même si les espérances de la pucelle et lesnôtres ne se réalisent pas pleinement, il ne faudrait pasconclure que les actes qui ont été accomplis lont été par ledémon et non par Dieu. En raison de notre ingratitude, ou pourtout autre cause, Dieu peut, par un jugement que nous ignoronsnous frustrer de nos espérances." Ces lignes ont été prophéti-ques. Gerson, mort le 14 juillet de cette même année, ne futpas témoin de leur douloureux accomplissement.
  • -129­ p.180 : Colloques du Château de Loches : Un jour la pucelle demanda ou roi de lui faire un présent. la requète fut agréee. Elle le pria alors de lui offrir en propre le Royaume de France. Le prince, étonné, après quelques hésitations, le lui accorda. Elle voulut même que lacte en fut solennellement dressé et lu par les quatre secrétaires du roi. La charte rédigée et récitée à haute voix, le monarque resta un peu ébahi lorsque la jeune fille le montrant, dit à lassistance "Voilà le plus pauvre chevalier de son royaume." Et, après un peu de temps, en présence des mêmes notaires, disposant en maîtresse du royaume de France, elle le remit entre les mainsdu Tout-Puissant. Puis, au bout de quelques autres moments,agissant au nom de Dieu, elle investit le roi Charles duroyaume de France, et de tout cela, elle voulut quun actesolennel fut dressé par écrit. . Dans ce même château deLoches, Charles VII terminera sa vie entouré de femmes auxmoeurs légères. On y visite aujourdhui le tombeau dAgnèsSorel. p.184La Trémoille possédait dimmenses richesses, quil offrait àCharles VII, moyennant des taux usuraires. La Trémoille était lennemi mortel de Richemont. La Trémoille se sentait menacépar la possibilité dune reconciliation entre Charles VII etRichemont, réconciliation qui amènerait fatalement la chute dutraître. p.197 :Non loin dAmboise <sous le signe de Saint Denis), les troupesdu connétable de Richemont se fusionnent à larmée française.K la demande de la pucelle, les grands officiers sengagent àaccepter le serment du connétable, jusquau moment où le roipourra en décider lui même. "Je vous prie, noble Pucelle, demaccepter en son nom au service de la couronne". p. 20218-19 Juin <Fête Dieu) 1429 : Victoire de Patay, et entréetriomphale de Jeanne dArc à Orléans. Procession dactions degrâces. Loriflamme de France était entre les mains desnotables bourguignons qui sétaient joints aux Anglais.Larmée royale continuait de suivre létendard sacré de Patay.p. 239Cest en léglise Saint-Denis de Reims, que labbé remit àlArchevêque la Sainte Ampoule, lhuile miraculeuse du sacre,qui fut ensuite escortée jusquà la cathédrale. p. 250Linfluence divine ne sexerçait plus sur le roi, retombé sousla domination néfaste de son perfide ministre. Il ne consen­tait plus à recevoir docilement les communication den haut.Jeanne était méconnue. Gerson, dont la mort fut annoncée àReims au moment du sacre, avait été bon prophète, hélas!Celle qui neût été que la libératrice incomparable de sonpays, en deviendra la victime expiatoire et rédemptrice. p.253Une partie des ornements habituellement employés pour le sacreà Reims étaient, depuis 1380, par décision de Charles V,confiés à la garde de labbé et des religieux du monastère deSaint-Denis. - p. 257 :Le dimanche 7 Août, le roi de France et ses troupes sont àCoulommiers <Eglise Saint-Denis). Le jeudi 11 Août, nos arméesarrivaient à Crépy en Valois <Eglise Saint-Denis). p. 279Les troupes q~ont suivi Jeanne sont entrées à Saint-Denisdans la soirée du Jeudi 25 août. Les principaux bourgeois,redoutant les représailles, se sont réfugiés dans Paris.Arrivée à Saint-Denis, Jeanne ne perdit pas un instant.En chef prudent et avisé, elle arrêta tous les préliminairesdune attaque de la capitale. Sans retard, un pont de bateauxfut jeté entre les deux rives de la Seine.
  • -130­ p. 280 : Quand le roi sut que son armée était ainsi log~ Saint-Denis, il vint à grand regret jusquà Senlis. On attendit larrivée du monarque, mais ce fut en vain. Chaque jour laissait disparaitre une chance de conquérir Paris. Les troupes de Jeanne se livraient à des escarmouches entre ~ porte Saint-Denis et le village de La Chapelle. p. 281 Le roi se trouva à Saint -Denis le mercredi 7 septembre. Les ~pes qui laccompagnaient furent partiellement logées ;-- Xontmartre. Laissant le souverain à Saint-Denis, Jeanne savança jusquau village de La Chapelle-saint-Denis, situé à mi-route entre Saint-Denis et la grande ville. Cest là qu elle établit son quartier général. (La troupe, logée à Saint­ Denis, alla sétablir à la Chapelle-St-Denis). Pour implorer le secours du Très-Haut contre Charle:5 VI l et son armée, le chapitre de Notre-Dame se rendit en procession solennelle~ la montagne Sâinte Gëneviève. On était à la veille de la fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge. p. 282 : Le lendemain, Jeanne communia dans léglise de La Chapelle-St­ Denis, qui subsiste encore en partie de nO:5 jours. Vers 10 heures larmée toute entière était réunie à la Butte des Moulins, devant la Porte Saint Denis. Là fut placé un corps de réserve. Les autres troupes formaient plusieurs colonnes sous les ordres de la Pucelle. Lattaque se produit devant la Porte Saint Honoré. Lhéroïque jeune fille reçoit une flèche darbalète qui lui traverse la cuisse de part en part. Elle tombe pour se relever aussitôt. Malheureusement il lui est désormais impossible de se tenir debout. p. 284 : Les chevaliers la mirent de force en selle et la reconduisi­ rent à son logis de La Chapelle. Le Vendredi 9 Sept, se levant de bon matin, elle demanda au duc dAlençon de fairesonner le boute-selle afin de ramener larmée devant Paris,ajoutant quà aucun prix elle ne voulait sen retourner avantdavoir conquis la ville. Aussitôt commença donc le mouvementvers Paris; mais à cet instant on apportait un ordre royal.Les termes en~ient positifs et absolus: le souverain con­vQquait Jeanne dArc sans retard auprès de lüT à Saint-Denis.La conduite de Charles VII était en opposition avec les pluschers intérêts de la France. Lordre formel de rétro~ader versSaint-Denis, signé par le roi et donné le 9 au matin, fut lacause définitive de léchec de la tentative sur Paris. p.286A une faible distance, la place des Pyramides nOW5 montre sastatue. Je massocie au vœu que lactuelle avenue de lOpéra,qui est le chemin suivi en 1429 par la Pucelle, reçoive désor­mais le nom davenue Jeanne dArc. p. 287 :Tous les intrépides capitaines sétaient donc rendw5 à Saint­Denis: le but était atteint: on les forçait dabandonnerleurs positions. Sans doute serait-il loisible de renouvelerlassaut grâce au pont de bateaux établi sur la Seine.Le monarque fit détruire, pendant la nuit du 9 au 10, le pontde bateaux de Saint-Denis. Quand la Pucelle, le duc dAIënçonet les autres chefs voulurent, le 10 Sept de très bonne heure,effectuer le passage de la Seine, la route était coupée.Désormais, plus dillusions pO5sibles, tout était bien fini;Jeanne dArc ne rendrait pas Paris à la France. p.289Le souverain accomplit, dans la nécropole royale, la cérémonie -- -qui, daprès lusage, devait suivre le sacre dËlReims, et quelon désignait sous le terme de couronnement. Un trône magni­fique était dressé dans le coœur de la basilique: le nouveaumonarqu~rit le sceptre et la couronne et les déposa ensuitesur la tombe de Saint-Denis, patron de la France et protecteurdu royaume.
  • -131­ Accablée et sentant tout appui humain lui manquer, la pauvre Jeanne se tourna vers ses Célestes Voix, implorant leur direc­ tion. "Demeure à Saint-Denis"t répondirent-elles. Alors, sans héSiter, la vaillante guérrière-annonça à son entourage qu elle ne quitterait point ce poste dthonneur en face de Paris"insouDds. On lui déclara que, le roi ayant parlé, il fallait obéir. Jeanne songea dabord à se dérober à lordre royal. Avant de quitter Saint-Denis, Jeanne se rendit à la baslllique et y fixa, p~y demeurer en ex vota, toute son armure qui ­ avait protégé son corps durant tant de glorieux combats. Elle sus~ndit aussi, dans le temple sacré, lté~e qutelle ava~ P.r1se à un bour~i~on sous les murs de-parrs-: une garnituredor enrichissait cette arme. Lorsquon lui demanda par lasuite pourquoi elle avait fait ce don à léglise de Saint­Denis, elle répondit: "Jtoffris mes armes à Saint-Denis t j>2rce q!!L.St_e,st le cri de France" ...QUANT ALEPEE DE SAINTE-CATHERINE DE FIERBOIS, ELLE NE DEVAITSEN SERVIR QUEN UNE SEULE CIRCONSTANCE [ MYSTÉRIEUSE ET SYM­BOLIQ~] : À SAINT-DENIS MÊME, UN SOIR QUELLE INSPECTAIT LESBIVOUACS ET RELEVAIT LENTHOUSIASME DES SOLDATS EN COMPAGNIEDU DUC DALENCON, ELLE TROUVA DANS LEURS RANGS UNE FEMME DEMAUVAISE VIE. -"HORS DU CAMP DE LARMÉE DE DIEU", CRIE-T-ELLE,EN TIRANT POUR LA PREMiÈRE FOIS HORS DU FOURREAU L~ÉE DE SteCATHERINE. DANS SON INTENTION DE CHASSER "LA FILLETTE", ELLEFRAPPE CELLE-CI k LÉPAULE DU PLAT DE SON GLAIVE. . . I7ÉPÉEVIERGE SE BRISE NET .. JEANNE ET LE ROI REGRETTÈRENT AMÈREMENTLA PERTE DE CETTE ARME ET LES CIRCONSTANCES MALHEUREUSES QUIEN ÉTAIENT LA CAUSE. TOUTE TENTATIVE EN EFFET DEMEURA VAINE,ET NUL NE PUT JAMAIS REFORGER CETTE ARME. p. 290Le mardi 13 Sept. ,Charles VII donna lordre de quitter Saint­Denis. Les seigneurs memmenèrent malgré moi, dira-t-elle dansla suite, en rappelant cette date douleureuse.Lorgueil humain était parvenu, hélas, à substituer ses vuescourtes et mesquines, aux providentielles lumières que le Cieloffrait à la nation française. p. 294 :Afin de procurer dautres gages à Philippe le Bon, le Conseildu roi décida de retirer de Saint-Denis les troupes françai­ses. On invoqua le prétexte que la place était trop difficileà défendre: concession honteuse-que Jeanne avait prévue enprétendant demeurer avec la garnison sur place. Ltévèque Louisde Luxembourg, chancelier de France pour lAngleterre, fit2-mporter ltarmure laissée ~r la Pucelle. Le chroniq~r~çais qualifie cette action de "pur sacrilège". p. 297Le 10 Oct. ,des conférences souvrirent à Saint-Denis. Ondécida dy préparer un arrangement pour la concorde définitiveentre les trois belligérants: la France, lAngleterre, et la"fausse bourgogne". Philippe le bon y reçut la "lieutenance duroyaume de France pour lAngleterre". Lui et ses gens pouvai­ent donc à leur aise attaquer les armées de Charles VII.Le roi promit de ne plus assiéger la grande ville. Les trou~sanglaises sortirent les preDdères de Paris t et sten vinrent ~Saint-Denis, à nouveau libres quelles étaient de harceler lesFrançais. Lorsquils abandonnèrent Paris, Bedford et Charlesle Bon suivirent le CheDdn de Saint-Denis et j>2ssèrent la nuitdans cette ville. p. 318 : Trois jours auparavant,une femme de la ville de Lagny avait mis au monde un enfantmort-né. Cette mère, animée dune foi vive et confiante, nevoulait à aucun prix laisser enterrer le corps de son filssans être muni du saint baptème. Le cadavre défiguré, déjàtout noir, avait été déposé au pied de la statue de Notre­Dame. A la prière de Jeanne, ltenfant mort se reveilla ; sesmembres reprirent couleur humaine, et par trois fois il bailla
  • -132­ Aussi tôt !Œ.. prêtre lui administra le saint baptème. Peu aPFès, ~~tit chrétien e~irait à nouveau. Elle quitta sans bruit léglise, mais tout le pays ne tarda pas à sentretenir de lévènement prodigieux. Lhistoire naurait peut-être pas conservé le souvenir de ce fait, si les juges de Rouen, colla­ borant malgré eux à loœuvre du Ciel, ne lavaient révèlé par leurs enquêtes et conservé dans leurs prOCès-verbaux. p. 325 La jeune fille guerroyait sous sa responsabilité, sans que Charles VII lui confiât aucune mission. Cela était léquiva­ lent dun desavœu. Pour surveiller son adversaire bourguignon, elle amena ses gens à Crépy-en-Valois (sous le signe de Saint­ Denis) et dans les envrréns, y séjournant elle même. p. 329"Mes enfants et chers amis, sachez que lon ma vendue ettrahie, bientôt je serais livrée à la mort. Aussi je vousconjure de prier Dieu pour moi, car jamais je naurai plus lepouvoir de servir le roi et le royaume de France". p. 330 :Régnault de Chartres et Guillaume de Flavy, ceux qui ont livréJëanne dArc, avaient étudié ensemble à lUniversité de Paris.p. 329 : Les armées bourguignonnes retentissaient de millecris dallégresse: elles sentaient bien que le pays quellesdétestaient perdait en Jeanne dArc la créature angélique quifaisait dire à lEurope entière "Dieu a pris en main la causede la nation française et la secourue par le plus grandmiracle que lhistoire du monde ait jamais relaté". p. 342 :Philippe le Bon : "Par la grâce et faveur de notre Créateurbéni, la Pucelle a été prise. Nous sommes sûrs que partout cesera une grande nouvelle que celle de cette prise, et quelerreur et la folle crédulité de tous ceux qui étaient biendisposés et favorables aux faits de cette femme sera connue".Chaque jour, les Cieux sentrouvrent en sa faveur. SainteCatherine et Sainte Marguerite descendent vers elle: "Prendstout en gré, fille de France, Dieu taidera" ! p. 342Sous les Injonctions de lUniversité, et du "chancelier deFrance pour les Anglais", le Grand Inquisiteur de France delordre de Saint-Dominique, délégué pontifical, réclame lamise en j~gement de Jeanne la Pucelle : "A très haut et trèspuissant prince Philippe ... nous, Inquisiteur de la foi auroyaume de France, ~j~ig~s damè-ner-Prisonnière par deversnous ... ladite Jeanne .. fort soupçonnée de plusieurs crimessentant lhérésie ... pour être citée, répondre et procédercomme il conviendra au bon conseil des~octeurs et mâitres delUniversité de Paris. Donné à Paris sous notre sceau de lof­fice de la sainte Inquisition, lan 1430, le 26e jour de mai."p. 345. La haine des orgueilleux universitaires ne laissa pastraîner son oeuvre .. En la faisant condamner pour sortilège,on aurait lavantage de deshonorer Charles VII .. Laccusationde magie fut répandue parmi le peuple ... Tous les textesinvoqués pour affirmer que les envahisseurs la réputaientsorcière, sont falsifiés ou interpolés : les chroniqueurscontemporains, même ceux de nationalité britanniq~e, l~pp~laient, au contraire, la Pucelle de Dieu. p. 346Regnault de Chartres fut le metteur en scène de la trahisonqui priva la France du secours de Dieu ... Du temps de LouisXIII, écrivait Quicherat en 1850, il Y avait aux archives delhôtel de ville de Reims loriginal dune lettre de Regnaultde Chartres, qui nexiste plus aujourdhui, mais dont le gref­fier de léchevinage de ce temps là nous a laissé lanalyse.Lobjet en était dannoncer aux habitants de Reims la prise deJeanne: "Elle ne voulait croire conseil ... La perte dunetelle orgueilleuse est-elle bien à regretter? ... Dieu avaitsouffert prendre la Pucelle parcequelle sétait constituée enorgueil, et pour les riches habits quelle avait pris".
  • -133­ Le complot monté contre la Pucelle eut pour dernière trame de lui susciter un remplaçant .. Cétait un idiot visionnaire ... Jacques Gélu, archevèque dEmbrun, prie le roi Charles VII de ~re sur lui-même un retour desprit, pour voir si quelque oÏfense de sa part naurait pas provoqué la colère de Dieu. Il lui conseille de faire ordonner partout des prières pour la dél i vrance de la Pucelle: "Exaucez, Seigneur tout-puissant, les supplications de votre peuple, brisez les liens de la Pucelle enÏermée dans les ~risons de nos ennemis, ainsi puisse -t-elle acco~lir les oœuvres gue vous lui avez donné mande­ ment dacco~lir, pour lexaltation et la conservation de ce ~oy~". p. 358 Le corps des docteurs de luniversité de Paris, sadressait au duc de Bourgogne en ces termes : "Tous les bons catholiques. savent quil ny a pas eu de plus grand tort à la sainte foi, ~plus énorme p-éril pour toute-Ta chose publique de ce r2YâY­ me quen cette affaire. Pour ces causes .. nous vous supplions ---de mettre cette femme aux mains de lInquisiteur de la foi ou la faire bailler à Monseigneur lévêque de Beauvais .. pour la gloire de Dieu et lexaltation de notre dite sainte foi, et de toute la chose publique de ce royaume. p. 359Les lettres de lUniversité viennent de désigner pour la pre­mière fois Pierre Cauchon, le prélat qui sérigea en juge de la Pucelle ... Il fut élevé en 1420 par le Souverain Pontifesur le siège Beauvais .. Encore étudiant en théologie, il futappelé aux fonctions de recteur de lUniversité de Paris ... Il était à la tête du parti exalté qui sétait formé à Parisparmi les universitaires ... Il fut au nombre de la Commissiondont les membres prirent le nom de "Réformateurs"" Ceux-ci sefaisaient remarquer par la façon aussi expéditive que vénaleavec laquelle ils exerçaient leur pouvoir .,. Entré en 1413dans une autre Commission dite "de la réforme des abus", ilfut un des premiers à encourager l in:3urrection des "Chaperonsblancs" qui compte à son actif tant de mas::=;acres et datroci­tés .. A la même époque, Gerson, au péril de sa vie, se dressaitcouragew3ement en-face de lémet:i"te qui égorgeai t sans pitiéévêques et prêtres, déclarant "que le::=; manières qu on tenaitnétaient pas bien honnêtes ni selon Dieu". Ainsi nous voyonsdéjà le Ïutur apologiste de Jeanne dArc en contact avec cëIUiqui devait en êt~le j~ge iniq~e, lui reprochant les crimesquil fait commettre par la populace. p. 361Le roi dAngleterre nomma Cauchon: grand aumônier de France,Chancelier de la reine dAngleterre, ~égué afin dentamerdes pouparlers avec le Souverain Pontife. Le 14 Juillet 1430,P"ierr;"Cauchon remit à Philippe le Bon un écrit: "Lévêque deBeauvais requiert .. que cette femme... soit envoyée auroi <dAngleterre) pour la livrer à lEglise, pour lui faireson procès ... ledit évêque requiert .. que ladite Pucelle luisoit livrée sur la promesse quil donnera ladite somme de dixmille francs". Il offre de lor anglais en échange de la pri­sonnière. Il somme Philippe le Bon, sous peine dexcommunica­tion, de lui livrer la Pucelle, fût-ce au prix de la rançondun roi. p. 364 :En hâte, elle fabriqua une sorte de corde .. Ce lien céda et serompit. Lhéroïne était tombée de soixante pieds de hauteur.p. 365 : Les Anglais voulaient que leur ennemie fût brûléecomme hérétique et sorcière ainsi que venait de lêtre pour lemême motif lhumble servante de la pucelle, Pierrone laBretonne. Pour avoir soutenu sans vouloir en démordre g~e"Jeanne était bonne, ~gissait bien et selon Dieu", elle étaitmontée sur le bûcher le Dim. 3 Sept. 1430, ~ plein Paris.
  • -134­ p. 372 : Jean de Luxembourg, ~judas bourguig~, allait tou­ cher les dix mille livres au prix desquelles il avait vendu lhéroïne en même temps que san propre honneur. Les coffres royaux dAngleterre furent dessaisis dun au plusieurs convois dor quil fallait transporter de Rouen ... En route pour commencer une nouvelle étape de san chemin de croix, cette fais Jeanne ne pouvait plus douter: cétait vraiment aux Anglais quan la livrait: Ses Voix lui disaient chaque jour quelle payait la rançon de la France. p.375 Les docteurs de lUniversité de Paris adressèrent à Henri VI rai dAngleterre, la lettre suivante: "A très excellent prince, notre très redouté souverain, .. nous espérons que par votre banne ordonnance cette femme sera mise en jugement pour réparer les grands maléfices et scandales notaires survenus en ce royaume à san occasion, au grand préjudice de notre sainte foi. Nous supplions très humblement de vouloir bien ordonner que cette femme sait mise rapidement entre les mains de .. lévèque de Beauvais, ainsi que de linquisiteur pour la France. Il nous semble fart convenable .. damener cette ferons à Paris p~y faire san Erocès. Il convient que la ré~rationdes scandales ait lieu là même où ces faits ont été divul~éset connus. Votre très humble et très dévote fille lUniverSitéde Paris". Les mêmes docteursadressèrent à lévèque de Beauvais Cauchon la lettre suivante" .. daigne le zèle de votre paternité travailler .. à ce quecette femme sait au plus tôt remise à linquisiteur du mal-­hérétiq~. . . Efforcez-vous que cette femme sait conduite danscette ville de Paris, où le nombre des savants et des éruditsest si considérable . . . Ecrit à Paris, en notre Congrégationgénérale, le 21 nov. 1430. Les tout vôtres, Le Recteur de lUniversité de Paris, Hébert". p.406 :Procès verbal : 21 Fev. 1431 : "La Voix mavait dit de demeu­rer à Saint-Denis en France, je le voulais, mais, cantre mavolonté, les seigneurs mont emmenée. Si je ~vais été bles­sée, je nien serais point partie." "Où avez-vous été blessée?"Je fus blessée dans les fossés de Paris où je métais rendue~quittant Saint-Denis; mais je fus guérie en cinq.j~... ) Interrogatoire : 14-15 Mars 1431 : "Vous avez dit que Monsei­gneur de Beauvais se mettait en grand danger .. que vouliez vousdire? " "Jai dit à Monseigneur de Beauvais: "Vous dites quevous êtes man juge j je ne sais si vous lêtes; mais prenezbien garde de ne pas juger mal, parce que vous vous mettriezen grand danger ; et je vous en avertis, afin que Notre-Seign­eur vous en châtie; jai fait man devoir en vous le disant"17 Mars 1431 : "9uelles armes avez-vous offertes à Saint­Denis ?" "Une blanche armure tout entière, celle qui convientà un homme darmes, avec une épée que javais gagnée devantParis". On la blâmait davoir remissan armure à Sai nt-Denis,pour en faire des reliques. p. 460Rouen, Mars 1431 : Un Lard, présent à la séance dinterroga­toire, en entendant les réponses si touchantes de Jeanne, neput retenir ce cri : "En vérité, cette femme a un KXand coeur,que nest-elle Anglaise !". 14 Mai 1431 : Lettre des maîtres de lUniversité de Paris adressée à PierreCauchon, le félicitant de san zèle pastoral sexerçant à len­contre de "cette femme que lan proclame la Pucelle, dont lepoison ré~ndu au loinia manifestement infecté le troupeautrès chrétien dans pre§que tout loccident". " l 1 e~ trèsnécessaire quil y ait à ce sujet notable et grande réparation, pour que le p~up.le, qui par cette femme a été fart scandali­sé, sait ramené à bonne et saine doctrine".
  • -135­Mi::;e en scène du "Cimetière de St Ouen", à Rouen : lorateurGuillaume Erard "reproche à la maison de France, jusque-làprotectrice de la~oi, de sêtre laissé abuser par unepersonne tombée dans lhérésie et le schisme, déclarant que"cétait la première fois quune pareille monstruosité se­produisait dans lhistoire". Il sécria: "0 France, tu esbien abusée ! Tu as toujours été la nation très chrétrennë.Charles, qui se dit ton roi, a adhéré aux ~roles dune femmevaine, diffamée et deshonorée". Mercredi 30 Mai 1431 :Cauchon vient épier lagoniëde sa victime .. "Evèque, je meurspar vous !" .. " Jen appelle de vous devant Dieu". p. 503 :Le supplice approche. Jeanne demande une croix pour mourir.Ce désir paraît irréalisable au milieu dune telle foule .. Unsoldat anglais, choisissant deux morceaux dans le tas de boispréparé pour alimenter le bûcher, en confectionne une petitecroix quil tend à lhuissier Massieu. Jeanne la reçoit avecamour et respect, la couvre de baisers, et la fixe contre soncoeur .. Son front est couvert dune mitre dignominie surlaquelle on lit hérétiq~, rfZl.apse, !1p.ostate, idolâtre.Le lendemain du suplice, on célébrait la fête du Très-Saint-Sacrement. 28 Juin 1431 : Lettre des Maîtres delUni versi té de Pari s adressée au Pap~ : "Nous croyons, TrèsSaint Père, quil faut travailler avec dautant plus de zèlepour que les efforts pernicieux des faux prophètes et deshommes réprouvés ne souillent pas de leurs erreurs la SainteEglise, que la fin des siècles semble plus prochaine. LeDocteur des nations a prédit PQur les derniers jours des te~~rilleux ~ndant lesquels les hommes ne sauront plus suppor-­ter la saine doctrine .. Tous les membres fidèles de la religionchrétienne doivent être bien avertis par cet exemple frappant,de ne pas suivre trop vite leur propre sentiment, mais de serégler de préférence sur les enseignements de lEglise .. "p. 511 : Six années aprè::;, le connétable de Richemont, pourconquérir Paris, suit le même chemin et la même tactique queJeanne. Il place son quartier général à Saint-Deni::;. Il occupeles mêmes postes fortifié::;. p. 512 :Les évènements de la mort de Jeanne coïncident exactement, dupremier au dernier, avec les jours de loctave du Saint Sacre­ment [ Jeudi 24 Mai : scène de la condamnation au cimetière deSaint Ouen. -- Jeudi 31 Mai : Xesse de la Fête-Dieu célébréepontificalement le lendemain du suplice par Cauchon en lacathédrale de Rouen]. Godefroy Kurth, historien Belge,affirme avec beaucoup dautre::;, que : "Depuis le Christ et laVierge Marie, Jeanne est le plus Idéal des êtres".COMEES <André), Jean Gerson. Commentateur Dionysien.J.Vrin, Paris, 9 Juin 1940. Réed. 1973. in 8° 732p. pp 43, 132:Parallèle entre la Hierarchie Céleste et le Pater: "Diuinebeatus Dionisius inchoauit doctrinam suam catholicam ab hocDomine Pater. Bicut Christus orationem dOBU ni cam. Unde hocexordium oracionis dominice complectitur totam beati dionisiitradicionem de diuinis. " : Cest de façon divine que le bien­heureux Denys a commencé sa Doctrine catholique par ce nom dePère, tout comme le Christ a commencé lOraison dominicale.Lune et lautre, en effet, la science enseignée par Denys, etla Prière du Seigneur, visent une même fin : la sanctificationde ce nom de Père : en ce monde par la Grace qui purifie : etdans lautre par la Gloire qui perfectionne. Voilà pourquoicet exorde de lOraison dominicale embrasse toute la traditionDionysienne sur les choses Divines. "Lire pp : 421-448 ...
  • -136­ o D 0 ~ 0 0 ~ 0 ~ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 000 0 0 0 0 0 0 0 ~ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ~ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ~ py.tha~, Héraclite, Parménide, Démocrite, Socrate,CD - (PLATSUl ~énophon, Aristote: Elaboration du LOGOS et de la CITE parmi les Grecs : La PH 1 LOSOPH 1 E GrecqY.§ :Deschaux <Marcel) Comprendre Platon: Un siècle de Biblio­ graphie Platonicienne de Langue Française, 1880-1980, Uté deFranche Comté, Ed : Les Belles Lettres, Paris, 1981, 206p.Richard Goulet, Dictionnaire des Philosophes Antiques, Tome 1 <Lettre Ali), CNRS, 1989, 841p. IlCouloubaritsis <Lambros) "La Philosophie Grecque", in : Cinq­ uante ans de Philosophie de Langue Française, in : Actes du colloque pour le cinquantenaire de lAssociation des Sociétés de Philosophie de Langue Française, rétrospective et prospec­ tive, Doctrines et concepts 1937-1987, J.Vrin, 1988. p.89-108.Nous exprimons nous aussi notre choix personnel :Ghyka <Matila C) Le Nombre dOr: Rites et Rythmes Pvthago­riciens dans le développement de la Civilisation Occid~nta1e,Pref. de Paul Valery, Gallimard, Vallet 2 : 174p., 190p.Milhaud <Gaston) Les Philosophes-Géomètres de la Grèce,Platon et ses prédecesseurs, Paris, Félix Alcan, 1900, Rep.Arno Press New York 1976, 8°, 388pHerac1ite, Traduction intégrale des fragments, par Jeannière <Abel), Coll: La philosoplie en poche, Aubier-M, Paris, 1977,Legrand <Gérard) Les Présocratiques, Bordas, 1987, 220p.vernant (Jean-Pierre) Les Origines de la Pensée Grecque,Quadrige/PUF, Paris, 1962, 134p.Nock <Arthur Darby), Essays on Religion and the Ancient Vor1dClarnedon Press, Oxford, 1972, Vol 1 & 2 : 1-515, 516-1029p.Guthrie <W.K.C.) A History of Greek Phi1osophy, Vol 1-4,Vol 1 : Ear1ier Presocratics and Pythagoreans, Cambridge Uni­ versity Press, 1967, Rep. 1977, 539p.Jacques-Trève : LEvangile de Socrate, Edgar. Malfère, Paris,1935, 252p.Véron <Robert), Platon, une Introduction à la vie de lEsprit,Collection dEtudes Anciennes, Association Guillaume Budé, EdLes Belles Lettres, Paris, 1987, 211p.Radis-Lewis <Geneviève) Platon et la "Chasse de l Etre", pré ­sentation, choix de textes, bibliographie, Seghers, 1965, 191p [ Adam, Noé <Sem, Cham, Japhet), Abraham <Ismael, Isaac), Jacob <Ruben, Siméon .. Joseph, Benjamin) ]® -)MO 1 SEI Josué, David, Salomon, El ie-El isée, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel: Elaboration de la LOI au sein des ROYAUMES et des Peuples de Juda et dIsrael Le MESS 1 AN 1 SME Juif :The Universa1 Jewish encyc10pedia in 10 vol. New York, IsaacLandmanEd., KtavPubl.Hou:5e, 1969 <vol 11 : index), 28cm.Relations judaïsme/christianisme: Drach (Le Chev. P.L.B.), Delharmonie entre lEglise et la Synagogue, CSM, Gent, Belgium,1842-44, Rep. 1978, Tome l : 576p., Tome II 496p.Lémann <Les frères Joseph et Augustin) La cause des RestesdIsraël introduite au Concile Oeucuménique du Vatican (1869)SSM, Gent, Belgium, Edité en 1912, Rep. 1980, 331p.Lémann <Augustin) Histoire complète de lIdée Messianiquechez le Peuple dIsraël, CSM, Gent, Belgium. 1909, Rep. 1974,471p. <CSM - J. Desbonnet, 61 Sleepstraat - 9000 Gent)Lémann <Joseph) - Lentrée des Israélites dans la sociétéFrançaise, Lyon, 1885, Rep. Ed.Avalon, Paris, 1987, 338p.- Les Jui fs dans 1 â Ré vol uti on Françai se, Paris, 1889, Rep.Ed.Avalon, 1988, 274p.
  • -137­@ -l!i~NYS 1: ARÉOPAG I TEl: , .JESUS : EPIPHANIE du LOGOS, de la CITE, de la PH I LOSOPH I EOpera, in J.P.Migne, Patrologia graeca, t. III et IV, et P. G. en Latin, t. II, Paris, 1857-66.français: les meilleures traductions restent celles de :Mgr Georges Darboy, Oœuvres de Saint Denis lAréopagite, <im ­portante mise au point historique de 171p.) Paris, 1845, 1892,329p. J. Dulac, Oœuvres de Saint Denis lAréopagite, <impor­tants prolégomènes de 123p.), Paris, 1865, 672p.Bulhak <Prince Em.), Authenticité des oœuvres de Saint Denys lAréopagite, Evèque dAthènes et de Lutétia in Parisiis, etsa réintégration sur le siège épiscopal de Paris, Rome, 1938,417p. M. de Gandillac, Oeuvres complètes de Denys lAréopagiteParis, 1943, 1980. R. Roques, La Hiérarchie Celeste, Paris,1958. LUnivers Dionysien, Paris, 1954.Labbé Vidieu, Saint Denis lAréopagite, Evèque dAthénes etde Paris, Patron de la France, ouvrage illustré de 200gravures, Paris, Firmin-Didot, 1889, grand in 8·, 554p.Chevallier Ph. Dionysiaca, T l : Paris 1937, T 2 : Brügge 1950anglais : Lupton, London, 1869J. Parker, 2 vol <Cael.Hier. & Eccles. Hier. ), London 1897-99G. Heil, <Cel. Hierarchia) , 1958. Th. L. Campbell, Dionysiusthe ps. Aréopagite, The Ecclesiastical Hierarchy, U.P.A. Lan­ham, New York, London, 1981, 230p. C. Luibheid, P. Rohem, Ps­Di onysi us, The Compl ete Vorks, <Classics of Western Spiri tua ­lit y, London: SPCK/Mahwah, NJ : Paulist Press, 1987).A. Louth, Denys the Aréopagi te, (Outstanding christian thin­kers) , G. Chapman, London 1989, 134p. The Origins of theChristian ~vstical Tradition from Plato to Denys. Oxford, 1981232p. J. D. Jones, The Divine Names and Hystical Théology,Marquette Univ. Press, Milwaukee, Wise, 1980, 266p.The Editors of "The Shrine of Wisdom", Fintry, Surrey, G.B.~Ystical Theology, and The Celestial Hierarchies 1965, 73p.Allemand: Moritz von Engelhardt, Sulzbach, 1823 ; Strof,"Kirchliche Hierarchie", Kempten, 1877. W. Tritsch, Dion.Aréopagita Hyst. Theologie, München, 1956. ItalienE. Turolla, Dionigi Areopagita, Le Opere, Padua, 1956.Nous renvoyons le lecteur à notre dossier annexeDenys lAréopagite: Vie 1 Oeuvre 1 Influence. o 0 000 Q 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 000 0 0 g 0 0 0 ~ 0 0 0 0 0 0 ~ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ~ 0 0 0 0 0 0 0@ -1t~AN L 1 ÉV....ANGE~ I STE J les Apôtres et les Disciples: JESUS : L"ETRE-LA" de la LO I , du ROYAUME, du , MESSIANISME LEGLISE CHRETIENNE en son PREMIER AVÈNEMENT LApocalypse de Jean dans lIle de Patmos <Grèce).Histoire de LEglise Apostolique Dionysienne et Johanniquejusquau Concile de Nicée (325), lire: "Gallia Christiana"des bénédictins Sainte-Marthe et Piolin (13 vol in FO + 3vol tet index: vol 1-3) j Freppel, Guéranger, Rochbacher, BaroniusMigne, Lacordaire, Jéhan,
  • -138­ ~ 0 ~ 0 0 ~ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ~ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ~ 0 0 0 0 0 0 000 0 000 0 0 0 0 ~ 0 0 ~ 0 ~ ~ 0 0 0 0 ~ G® - (i!jANUEL SWEDENBORG): "JESUS et le MONDE SPIRITUEL" , = "NOUVELLE EPIPHANIE du LOGOS, de la CITÉ, de la PH 1 LOSOPH 1 E"latin, et dans toutes les langues usuelles: The SwedenborgSoci ety, 20-21 Bloomsbury Way, London WC1A 2TH. The Swedenborg Foundation, 139 East 23rd Street, New York,N.Y. 10010. The Swedenborg Genootschap, Nassauplein 29, 2585EC, s-Gravenhage, Pays Bas. The Swedenborg Scientific Associa­tion, periodique "New Philosop12Y", et : General Church BookCenter: Bax 278, Bryn Athyn, Pa 19009, USA.The Lords New Church which is Nova Hiérosolyma, 1725, Huntington Raad, Bryn Athyn, Pa. 19009. USA.The Swedenborg School of Religion, & Convention: 48, SargentStreet, Newton, Mass 02158, USA.James gyde, A bibliography of the Vorks of Em. Swedenborg,original and translated, Swedenborg Society, 1906, 743p.A.H. Stroh, G. Ekelëf, An Abridged Chronological List of theVorks of Emanuel Swedenborg, prior ta 1772, Stockholm, 1910.The Swedenborg Society Library catalogue - Part 1. TheSwedenborg Collection. 1958, 330p.français: les meilleures traductions restent celles de J.F.E. Le Boys des Guays, Saint-Amand, 1841-1889.Nous renvoyon::; le lecteur à notre dossier annexe : Em. Swdbg.Vie / Oeuvre / Influence.@ -(ACTA SANCTORUMI Pro~hétie, Per::;onnification et Histoire de la Première Ere Chrètienne ; ~ ".JESUS ET LES HOMMES" = "Le NOUVEL ":gTRE-LA" de la LO l , A "­ d~u.""..:-R;.,.;;O~Y~A~V~I"~IE:;:._" du MESS 1 AN 1 SME CHRET 1 EN,. LEGLISE CHRETIENNE, "NOUVELLE et RENOUVELEE", en son SECOND AVÈNEMENT. (SECONDE VENUE DE MARIE ET DE LÉGLISE). LApocalypse de Jean sAccomplit dans "lIle de la NouvelleFatma::;" = parmi les Li bre::; Esprit::; de la Nouvelle Dispensation~Bollandists : - Acta Sanctorum, Antwerp, Brus::;els. Tongerloo,1643-1882-1940, 67 vol gr. in fol. Supplementum, Auctaria Octo­ bris et Tabulas generales, opera L.M. Rigollot, Parisiis, 18752v in Fol. Supplément aux Acta Sanctorum pour des vies deSaints de lépoque mérovingienne, par C. Narbey, 1899-1900, 2vBibliotheca Hagiographica 1) Latina antiquae et mediae aetatisBruxellis 1898-1901. (repr 1949), 2v. 1304p. Supplementi, 1911355p. 2) Graeca, Bruxelles, Sac. de:3 Bollandiste:3, 1957, 3v.Auctarium, par Fr. Halkin, 1969, 386p. 3) Orientalis, Bruxel ­lis, 1910, (repr 1954), 287p. Clavis Patrum Graecorum, 5 Vol.Ed. K. Geerard, Turnhout 1974-1987. Société des Bollandistes :24, Blvd Saint-Michel, Bruxelles 4. J. Bollandus, Acta Sancto­rum, Januarius-Februarius, Antverpiae, 1643-1658, 5 vol in fol11gr Paul Guérin, Les Petits Bollandistes, Vies des Saints,Paris, 1888, 20 vol de 750p. in 8°. J. Baudot, L. Chaussin,Vie des Saints, Paris, 1935-71, 13 vol. J. E. Stadler, F. G.He i m, Vol 1 standiges Hei 1 igen-Lexi con, 1858-82, 5 val.J. P. Migne, Patrologie Latine, 1844-64, 221 val gr in 8°,Patrologie Grecque, 1857-6(,), 166 vol. P. G. en Latin, Paris,1856-67, 81 vol. Encyclopédie Théologique, Nouvelle Encyclo­pédie Théologique. Troisième Encyclopédie Théologique. 1845­1866. 168 val gr in 8". 1 -D. H. G. E. i 2 -Dict. de Spiritualité3 -Dict. dArch. Chret (~Litur. 4 -Dict de Théol. Cath. 1903-50.Ul. Chevalier, Rep.des Sces.Hist.du N.A. Bio-Bbl. et Topo-Bbl.
  • -139­Ap. 22: 16-17 t (A. R. 956) And let him that ls athirst come. And whosoer..rer will, let him take the water of life freely. "Bi enheureuse Faute qui nous v-al ut un si grand Rédempteur .. Augu::;t i n"Qui res non intelligit non potest e.Y~ v-erbis elicere sensum" Luther Ce que Luther fit en négatif, et dans la destruction-recon­firmation (Cf. E. Quinet, F. Nietzsche, Em. Swedenborg), il sagit à présent de lentreprendre dans le Positif .. Retentissent à nos oreilles, au long des siècles, les échosdes coups de marteau que celui-ci assénai t aux porte:::; de:::;églises pour y clouer ses écrits .. Nous ne reprenons ni sesexcès, ni se:3 erreurs .. mais nous lui volons son procédè et nous clouons notre Tract, notre Appel, notre Cri .. aux portes de cette Ville, de cette Basilique, de cetteUni versi té .. ! Paris 8. Avril-Juillet 1991. Francis Batt Nember of the Swedenborg Society DENYS ~~~~~~ NOVA HIEROs2)LYMA Accueil et Action Culturelle » SWEDENBORG G. 005 1 o 0 0 CERCLE KÉD lEV 1STE 0 0 • 0 0 0 0 • 0 0 0 0 0 dEtudes Dionysiennes et Aréopagitiques 2 CERCLE DIX-HUITIEXISTE dEtudes Swedenborgiennes • • • • • 0 0 0 • • 0 0 • 0 0 • Local : D. 198 Université Paris VIII, 2, rue de la Liberté , 93526, SAIIT-DEIIS Cedex 02 Tel [11 49 40 65 42 • • • 0 • • • • Réception : 16 h 15 à 19 h 15 Samedi : 10 h 45 à 13 h. o • • • • • • • • • 0 • • 0 • • Ce texte intervient dans le câdre dune Haitrise de Civilisation. Direction: Cl. Chenain, UFR 5. ) Impr : Sce Repro. U.P.8 : P. Serafino.
  • -140- TABLE des MATIERES pp.@ ..... Inauguration ëti5octrine. 1-18® l II * * - Organisation Synopsis * . * 19 20-23 III * Application-ReCréation * 24 a Parole <Logos) 25-26 .a Histoire 27-29 t Parole et Histoire en application 30 t 1 chrestomathie du 16e s. 31-35 t 2 chrestomathie du 17e s. 36 t 3 chrestomathie du 18e s. 37 t 4 chrestomathie du 1ge s. 38 Carlyle 39 Quinet 40-43 Hegel 44-47 Proudhon 48-49 P. Leroux 49 Nietzsche 50 t 5 chrestomathie du 20e s. 51 Peguy 52 Maritain 53-58 Denys 58 Massis 59-75 Berdiaew . 76-82 Simone Weil 82-84 Kerejkowsky. 85-86 Foerster 87 Husserl 88-90 Germaine de Pibrac 91-92 . Seconde venue de Marie 93 Heidegger 93 · Novotny <Platon) 94 Le Trésor de Saint-Denis · 95 · Necedah 95 Nova Hierosolyma 96-109 · Clavel . . 110 De Certeau · 110 · Kury <Thèse UP.8) 111-114 Marion 115-120 · Europrospectives . 121-122 IV : * Reconsidération * · 123 . JEANNE dARC : 124-127 Choix bibliographique 127 Vie, Procès, Passion . 128-135 Bibliographie Fondamentale 1 et 2 136 Bibliographie Fondamentale 3 et 4 137 Bibliographie Fondamentale 5 et 6 138 Table 140 Envoi . . 139
  • Baptême de saint Denys. - Miniat. dun ms. fr. de la Bibl. nat., n° 2090. 1] J~ 1.1>.
  • Saint Denys assiste aux funùailles cie la sainte Vierge. - .Is. fr. cIe );1 Bibl. nJt. Il ::!()~)o.
  • 0 ~ 0 ~ l2l ~ Cl ~ ) 00 i < ~ ~ ~ 0 00 0 rt: ~ H :z: < :> 0 z 1 00 ~ l2l ~ Cl Mission .le saint Denys. - Miniature du manuscrit ~o90. Bibl. n31.- ~I;. fr. Je la Bibl. nat. nI) zogo.
  • 2~ /~~ 9JA?U/t;?/_~ ~-e<J/ 4-e