Power Point de la prof (Zittoun)

Psychologie sociale et culturelle
Qu’est-ce que la psychologie culturelle?
• Ce n’est pa...
– Les artefacts, les outils;
– Les activités;
– Les institutions, les environnements, etc.
Et donc comme structuration de ...
Les origines de la psychologie culturelle
1. Les travaux anthropologiques et le constat de la diversité culturelle
2. Les ...
Les principes de psychologie (1890)
1. Théorie de l’émotion: primauté de l’action
Est-ce que l’homme fuit l’ours parce qu’...
– Personnalisation de l’apprentissage
– Défectologie!

Psychologie culturelle 4
Rappel
James :
• Pragmatisme
• Primat de l...
Psychologie culturelle 5
Rappel
Culture comme processus qui permet les liens entre la personne et son environnement (activ...
• Le « trouble » est un déséquilibre entre les composantes
• Analyses structurales des contes (Propp, 1928; Todorov, 1977)...
• En donnant sens, nous pouvons aussi créer de nouvelles possibilités

Psychologie culturelle 6
Rappel
• Psychologie cultu...
• Soi – signe – soi
Trois processus de médiation sémiotique (parmi d’autres!):
1. Distantiation
L’expérience toujours chan...
ADHD comme catégorie:
• Disponible dans l’environnement, mais ici n’est pas basé sur des catégories formelles
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Psychologie Culturelle

  1. 1. Power Point de la prof (Zittoun) Psychologie sociale et culturelle Qu’est-ce que la psychologie culturelle? • Ce n’est pas une théorie qui tranche entre culture vs. Nature • Elle ne compare pas les cultures • Elle ne considère pas la « culture » comme une variable • ...Elle aiguise un certain regard Psychologie culturelle comme regard • Un homme qui lit • Et a différentes activités (lecteur, escrime, voyage, ..) • Les objets rendent cela possible • Chaque objet le rend membre d’une communauté • Ces activités sont spécifiques à un temps et un lieu (avec ses valeurs, son organisation sociale) • Chaque activité véhicule des significations • L’homme y trouve du sens • Chaque activité permet d’explorer des choses que l’homme ne sait pas encore Peut-on définir le terme «culture »? Au sens commun: - Beaucoup de définitions.... - Culture avancées vs. Primitives - « culture » vs. Non cultivé - Les personnes qui « vont ensemble » (les Norvégiens, les Kurdes.. Ont une langue, un sentiment d’appartenance, evtl une terre?).. Difficile. En psychologie et sciences humaines (Valsiner, 2003, 2006): • « la personne est dans la culture » • « la culture est dans la personne » • « la culture est dans les relations entre la personne et son environnement » - L’idée: « la personne est dans la culture » - Est basée sur l’homogénéité de cette culture - Suppose une stabilité dans le temps - Amène à une démarche comparative (ou différentielle) - Problème : part de différences sans les questionner ; n’explique pas pourquoi ces différences sont ainsi - « La culture est dans la personne »: idée que ce système détermine la manière dont la personne pense et comprend le monde; - Danger: penser que n’est que cognitif - La culture comme « relations entre la personne et son environnement » : idée que la culture est un système complexe, qui organise la société, les institutions, les espaces sociaux, les relations interpersonnelles; Donc recherche des principes généraux. Comme « moyen et contexte, qui entoure et tisse ensemble » (Cole, 1996, p. 143) (un “jardin”) – Les catégories, les représentations; – Les langages et autres systèmes symboliques; – L’organisation des relations humaines: 1
  2. 2. – Les artefacts, les outils; – Les activités; – Les institutions, les environnements, etc. Et donc comme structuration de la personne. La psychologie culturelle La psychologie culturelle (Cole, 1996, p.104) : • Examine l’action médiatisée en contexte • Insiste sur la « méthode génétique » • Rend compte de situations quotidiennes • Considère que l’esprit est co-construit et distribué • Et que les personnes sont des agents même si ne choisissent pas à 100% • Rejette les explications binaires • Emprunte ses méthodes à différentes sciences Thématiques • Le développement psychologique tout au long de la vie • L’apprentissage ou la transmission de connaissances • Le développement psychologique tout au long de la vie • L’apprentissage ou la transmission de connaissances • Les activités humaines collectives • Les activités humaines médiatisées par des outils • La circulation des idées, de la mémoire collective, des récits Orientations • Les théories de l’activité • Les approches narratives • Les approches sémiotiques Synthèse • S’intéresse à la manière dont la culture « dans le monde » et « dans la personne » sont dynamiques et mutuellement dépendantes; • S’intéresse aux activités humaines et aux significations de ces activités, pour des personnes dans un groupe donné ; • Considère que les activités des personne sont Médiatisées ; • S’intéresse aux personnes et aux groupes en changement. Psychologie sociale 2 Rappel: Psychologie culturelle • S’intéresse à la manière dont la culture « dans le monde » et « dans la personne » sont dynamiques et mutuellement dépendantes; • S’intéresse aux activités humaines et aux significations de ces activités, pour des personnes dans un groupe donné; • Considère que les activités des personne sont médiatisées; • S’intéresse aux personnes et aux groupes en changement. « L’étude de la manière dont les traditions et les pratiques sociales régulent, expriment et transforment la psyché humaine • résultant moins en une unité psychique du genre humain, qu’en des esprits, des soi et des émotions différents » (Shweder, 1991). 2
  3. 3. Les origines de la psychologie culturelle 1. Les travaux anthropologiques et le constat de la diversité culturelle 2. Les pragmatistes américains 3. La psychologie«historico-culturelle» russe Le danger ethnocentrique • Ambitions universalistes de la psychologie; mais sur la base de quel échantillon? • Qu’est-ce qui est propre à la nature humaine? • Ethnocentrisme: « tendance, plus ou moins consciente, à privilégier les valeurs et les formes culturelles du groupe ethnique auquel on appartient » • De l’ignorance en situation de pluralité culturelle au racisme. Diversité culturelle Troadec (2007) distingue des manières de voir la diversité culturelle: A) Comme comparaison entre les performances ou les processus dans des groupes différents. Historiquement: • Des anthropologues observent des compétences surprenantes chez d’autres groupes • Des psychologues cherchent à mesurer des compétences avec des méthodes «européennes» • Dangers!!! Par exemple sur l’intelligence. Commentaires : • Attention aux spécificités culturelles locales • Comprendre pourquoi ces différences (plutôt que de s’en contenter) • Mais difficultés méthodologiques! (cf. recherche post-Piaget). Font ressortir les dimensions culturelles. • Voir chapitres sur le temps, l’espace et les représentations de la Terre • Ce qui ressort de la comparaison: les environnements culturels (institutions, récits, valeurs, modes de relations) donnent forme à l’esprit de la personne! • (à voir par quels processus..) B) Comme étude de l’espace «entre» cultures. • Coexistence de personnes de groupes culturels différentes (travail, société, école...): – Langues, modes de communication, normes sociales, etc. • Le déplacement d’une personne vers un autre groupe • Culture scolaire: l’effet de la scolarisation C) Comme étude de la spécificité d’un groupe - Y a-t-il des groupes homogènes? - Néanmoins il est important de bien comprendre ce qui se passe localement - Puis voir en quoi ce qu’on a appris permet d’expliquer d’autres situations.... Psychologie culturelle 3 • La psychologie culturelle: études des relations médiatisées et dynamiques entre la personne et ses environnements (activités et significations) • Origine empirique: – L’étude des groupes différents, qui révèle que la culture forme l’esprit! – L’étude des situations de contact culturel, où la coexistence culturelle devient problème William James (1842-1910) Un des pères du « pragmatisme ». « Les idées ne sont pas vraies ou fausses. Elles sont ou non utiles » (Pragmatisme). 3
  4. 4. Les principes de psychologie (1890) 1. Théorie de l’émotion: primauté de l’action Est-ce que l’homme fuit l’ours parce qu’il a peur? Non: l’homme a peur parce qu’il fuit l’ours => Primat de la perception, de l’expérience physique, puis prise de conscience de cela qui donne l’émotion.. 2. La conscience comme flux « La conscience n’apparaît pas.. coupée en morceaux. Des mots comme une « chaîne » ou un « train » de la pensée ne la décrivent pas adéquatement. (...) Elle n’a pas de joints, elle coule (it flows)... Appelons-là le courant de la pensée, de la conscience, de la vie subjective ». 3. Soi étendu « Au sens le plus large, le Soi (self) d’un homme est la somme de tout ce qu’il peut appeler sien, pas seulement son corps et son pouvoir psychique, mais aussi ses habits et sa maison, sa femme et ses enfants, ses ancêtres et ses amis, sa réputation et son travail, ses terres et ses chevaux, et son yacht et son compte en banque » => vision dynamique de la personne, en constante interaction avec son environnement. Lev S. Vygotsky (1896-1934) 1. Le primat du social • Principe fondamentale du développement: • « Chaque fonction psychique apparaît deux fois au cours du développement de l’enfant: d’abord comme activité sociale et donc comme fonction interpsychique; puis elle intervient une deuxième fois comme activité individuelle comme propriété intérieure de la pensée de l’enfant, comme fonction intrapsychique» (Vygotsky, 1933 ou 1934, in Brossard, 2004, p. 36). • Le primat du social : le langage égocentrique,vs. Piaget 2. La médiation de la pensée • « Le fait central de l’activité humaine est la médiation » (Vygotsky 1997, p. 138) • Outils et signes Vygotsky & Luria (1994) Outils/signe : • L’outil permet d’agir ou de modifier le monde matériel • Le signe permet d’agir sur, ou de modifier l’esprit humain (le sien, celui d’autrui). • Le signe est un « stimulus auxiliaire » 3. ZPD et ses différentes formes « La zone proximale de développement est la distance entre le niveau développement réel de l'apprenant déterminé par la résolution de problèmes indépendants et le niveau potentiel déterminé par la résolution des problèmes sous les conseils d'adultes ou en collaboration avec des pairs plus performants. » (Cole, 1962). • Conséquences pour l’apprentissage: • La ZPD est la zone dans laquelle une interactions interpersonnelle peut devenir intrapersonnelle • Pour être efficace l’intervention se fait dans la ZPD • Certains parlent alors du rôle de « scaffolding » de l’adulte • NB: Différence avec Piaget! 4. La diversité des voies du développement • Tendance naturelle au développement • Plusieurs voies mènent au développement de la même compétence • Lorsqu’une voie est bloquée, alors d’autres voies sont possibles • Conséquence: 4
  5. 5. – Personnalisation de l’apprentissage – Défectologie! Psychologie culturelle 4 Rappel James : • Pragmatisme • Primat de l’action • La conscience comme flux • Le soi étendu Vygotksy : • Le principe du développement • Primat de la médiation (outils/signes) • LaZPD • Les voies du développement Théorie de l’activité (Alexei N. Leont'ev) Proposition: L’unité d’analyse des conduites humaines est l’activité L’activité se compose de (Rochex 1998, d’après Leontiev): • Mobiles, ce qui incite (s’installer avec sa fiancée, ou rendre son apparte) • Actions, buts qui orientent (action : nettoyer, repeindre. Anticipation : murs de telle couleur, propres, etc) • Opérations, moyens de réaliser. • Outils: brosses, rouleaux, etc. • Moyens, procédés opératoires • Conditions:de la réalisation (hauteur des murs, qualité des outiles, etc). Système d’activité • Modèle utilisé pour guider des interventions éducatives ou professionnelles • Pour qu’une personne apprenne, il faut penser sa place dans le système. • Apprendre demande en effet : – S’approprier des outils – Les utiliser selon certaines règles – Dans certains système de relations – Pour atteindre certains buts • Maison change le système pour changer la personne 5
  6. 6. Psychologie culturelle 5 Rappel Culture comme processus qui permet les liens entre la personne et son environnement (activités et signification) Trois origines: – Anthropologie et comparaisons – James – Vygotksy Théories de l’activité Signification et récit • Paul sourit à Marie, ne lui tient pas la porte • Marie se demande: que signifie ce sourire? Paul se moque-t-il de moi? Est-ce à cause de hier? Ou par égalité? • Paul a eu un accident de vélo ce matin • Paul se demande: pourquoi? => Nous cherchons une signification aux actions (les nôtres, celles d’autrui) et aux évènements • La recherche de signification est fondamentale dans la vie des personnes et des sociétés: • Collectivement (ethnologie, sociologie, psychologie sociale) : – Religions; – Croyances; – Représentations sociales, attributions • Individuellement: – Interprétation des situations, – Des tâches (pourquoi cet exercice, pourquoi lire ce livre, qu’est-ce qui est attendu); – Des relations – Du « sens de la vie »: clinique, biographie, etc. • Mais c’est très difficile à étudier ! Par quels moyens donne-t-on sens? • Collectivement: les mythes, les sagas... • Individuellement: Paul raconte à Marie sa journée, Marie raconte ses rêves à Paul ⇒Étudier les histoires que l’on raconte, les récits, comme moyen d’étudier comment nous donnons sens (Bruner, 1990), notre « psychologie quotidienne » • L’examen des récits nous donne accès à la manière dont les personnes rendent l’expérience signifiante; • Le récit est un des moyen par lesquels nous rendons l’expérience signifiante (rappel: une médiation, un signe) Théorie: approches narratives • Constat 1: la structure des contes • Constat 2: la structure de nos aventures quotidiennes! • Hypothèse: lorsque nous donnons sens à notre expérience, nous l’organisons comme des récits, car les récits partagés dans notre culture sont les « modèles » transmis par la culture • Péripétie: (Aristote) changement de condition, soit heureuse ou malheureuse, qui arrive au principal personnage d'un drame et qui donne un nouveau tour à l'action. • Composantes des récits: pentade dramatique (Burke, 1945): – Agent; Action; Objectif; Cadre; Moyen 6
  7. 7. • Le « trouble » est un déséquilibre entre les composantes • Analyses structurales des contes (Propp, 1928; Todorov, 1977): – « Fabula » intemporelles: l’amour impossible, l’homme vaniteux, le héros sauveur, etc. – 31 fonctions du conte pour réaliser ce thème – Le « trouble » comme violation du canonique • Le récit permet de maintenir, réparer ou changer le canonique (Bruner, 1989) Faire récit pour donner sens • Jerome Bruner (1997, 2005): • Prise de conscience de l’importance de la construction de signification en psychologie culturelle • Souligne le rôle du récit pour la personne (quotidien, littéraire, autobiographique, historique, juridique) • Les récits nous servent à expliquer l’inattendu, l’imprévu, ce qui remet en question la routine • Nos récits sont construits dans des styles, et sur la base de motifs que la culture met à notre disposition • Les récits autobiographiques en tension (Bruner, 2005): – Entre quête personnelle / lien à autrui – Entre mémoire et imagination Les récits sont propres à des groupes socialement et historiquement situés: • Échos des mondes sociaux (« genres », Bakthin, 1987) • Styles narratifs (Heath, 1983) • Motifs (la rédemption dans le récit US, McAdams, 2002; les récits nationaux, Wertsch, 2006) Faire usage de récits pour donner sens • Nous donnons sens aux récits en fonction de la situation ou du contexte socioculturel (par ex: Bible; textes scolaires) • Nous donnons sens aux récits en fonction de notre histoire et de notre sensibilité propre (« résonance », similarité) • Différence issue de Vygotsky, puis Bruner: • Signification: sens fixé dans un contexte social donné, et socialement partagé • Sens: écho du récit pour la personne, en fonction de son expérience: «fait sens pour un individu quelque chose qui lui arrive et qui a des rapports avec d’autres choses de sa vie, des choses qu’il a déjà pensées, des questions qu’il s’est posées». (Charlot, 2002, p. 64) • Le sens que le récit a pour nous est toujours une recréation unique • En retour, lire un récit peut avoir un « effet » : – se détendre, pleurer, rire – se sentir « compris » – repenser à sa vie – Agir différemment, se comporter comme un personnage – imaginer d’autres vies possibles => le récit peut donner sens à notre expérience (Zittoun, 2006) • Rapports complexes entre récits sur monde possible et réel: – Un récit de la culture peut changer le cours d’une vie particulière (ressource symbolique) – Un récit peut avoir un impact social collectif Le récit à l’articulation de l’individuel et du social/culturel • Le récit permet d’organiser le désordre et en particulier l’inattendu • En(nous)racontant,nous utilisons toujours les récits des autres, et nous inventons toujours un récit neuf • Par le récit, nous donnons sens à ce qui nous arrive et à ce que nous ressentons, et nous partageons des significations sur le monde avec autrui 7
  8. 8. • En donnant sens, nous pouvons aussi créer de nouvelles possibilités Psychologie culturelle 6 Rappel • Psychologie culturelle: étude des activités et significations qui lient une personne et son environnement • Les activités sont partagées et médiatisées • Le récit comme moyen de donner sens: – Organiser l’imprévu selon la forme des récits – Sens et signification – Usage de récits pour donner sens à l’expérience Sémiotique • Nous avons vu: – L’importance de la signification – Les interactions constantes entre la personne et son environnement • Mais comment ces échanges se font-ils? Comment le monde social devient-il mental? • Proposition: unité, le « signe » => Approches sémiotiques • Approches sémiotiques (du grec «séméion», le signe): qui s’intéressent aux signes, à leur circulation, et à la signification. • Apparenté à sémiotique ou sémiologie, mais en psychologie • Terme proposé par Charles S. Pierce Signe • Un signe est un objet qui remplace un autre objet, pour un esprit donné (Peirce, 1873, ma traduction). • Un signe est une triade: un représentamen (signe matériel) dénote un objet (un objet de pensée) grâce à un interprétant (une représentation mentale de la relation entre le représentamen et l'objet). Soient trois types de signes: • L’index : attire notre attention, désigne (la flèche, le feu) • L’icône : signe qui est image d’objet du monde (analogie) (le petit homme qui marche du feu vert) • Le symbole: lorsque cette relation devient conventionnelle (le vert; le chiffre 3; la lettre a) Internalisation - externalisation • Internalisation : le processus par lequel des signes dans le monde deviennent psychiques • Externalisation : le processus par lequel des contenus psychiques prennent une forme sémiotique visible, communicable • NB : nous n’avons pas directement à ce qui se passe « dans la tête »... mais à cela • Par ces processus: • A partir de la «culture partagée» • ... fabrication d’une «culture personnelle» • Apprendre, c’est donc internaliser une portion de la culture collective pour en faire sa culture personnelle, et en retour pouvoir y externaliser des choses • Il y a toujours reconstruction Médiation de l’expérience Le fait que les signes médiatisent certains rapports: • Soi – signe – autrui • Soi – signe – monde 8
  9. 9. • Soi – signe – soi Trois processus de médiation sémiotique (parmi d’autres!): 1. Distantiation L’expérience toujours changeante que nous avons est organisée de différentes manières, progressivement: • Comme « champ »: zone floue (mes jambes tremblent, toutes les idées qui me traversent l’esprit, les mains moites) • Comme « point » : le mot « peur », la note que je vais avoir à mon examen • La distantiation est base de la réflexion: pouvoir penser à mes pensées (cf. croyance réflectives) • Elle est rendue possible par des signes, mais elle peut être facilitée par: – Le dialogue avec autrui – Certains moyens de ce décentrer: par exemple écouter de la musique et trouver « les mots pour le dire » 2. Canalisation • J’ai faim et pourrais tout manger • Mais je ne mange pas de viande, ni de fraises, ni de xxxx => réduction des possibles • « Signe promoteur »: qui promeut ou canalise certaines directions de l’action • Résulte de l’internalisation et de la généralisation 3. Catégorisation • Rappel: donner sens aux situations « non canoniques » • Parfois en utilisant des « catégories », des signes complexes: – A partir de signes – Guidant des actions Exemple: ADHD • Exemple: le diagnostic de ADHD: « désordre de déficit d’attention et hyperactivité » • Les « comités » des écoles en Suède (Hjorne & Säljö, 2004): • Enseignants, éducateurs, se rencontrent pour discuter des « cas » • NB: au XIXe on parlait d’un problème d’enseignement, au XX on parle d’un problème d’apprentissage! • Au cours des dernières années on trouve le problème « dans » la personne Catégorisation: ADHD • « Trouble »: dérange l’ordre de la classe • Identifié comme index: pas arriver à changer, pas d’amis • Signes considérés comme « symboles », indices de ADHD 9
  10. 10. ADHD comme catégorie: • Disponible dans l’environnement, mais ici n’est pas basé sur des catégories formelles • Permet de se distancer et de donner sens • Fonctionne comme « canalisateur » d’actions (pour le prof, la fille, mais aussi le système scolaire, médical) • Catégorie individualisante évitent de voir l’activité située, collective! Du point de vue de l’enfant? (Abbey & Valsiner, 2003) Exemple: • A la maison la mère encourage les choses « vites faites » • A l’école l’enfant fait vite les choses (pas toujours bien) • L’enseignante juge cela mal et disruptif • L’enseignante juge cela mal et disruptif (signe « champ ») • « Les enfants avec ADHS sont souvent agités et gigotent.. C’est comme elle fait. Elle a sûrement ADHD! » (signe « point ») • Enseignante à enfant: « Tu as ADHD. C’est pourquoi tu bouges tout le temps. Tu es malade, je peux t’aider ». • Enfant: « J’ai ADHD! » • Enfant: « L’enseignante dit que j’ai ADHD; je ne sais pas ce que c’est, mais elle dit que les gens qui l’ont sont agités et gigotent et dérangent... Quand je fais ce que je peux elle est fâchée, quand elle pense que je suis malade elle est moins fâchée, donc je suis contente d’être malade et je vais continuer à être « malade »! • Parfois: => droit à traitement de faveur et juge que discrimination si ce n’est pas le cas! • Donc: des champs d’expériences floues • Dans le dialogue les adultes créent une catégorie, qui distancie, communique • Les adultes guident leur activité • L’enfant guide et canalise son comportement • L’enfant exige respect pour la catégorie créée Synthèse • Les signes comme ce qui nous permet de «sortir » du flux de l’expérience et de l’organiser • Les processus sémiotiques nous permettent: – De comprendre et d’agir dans le monde – De diriger notre pensée et de réfléchir à nos conduites – De communiquer avec d’autres personnes, de transmettre notre expériences – De construire de nouvelles réalités 10

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