Développer la lecture sociale en bibliothèque

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Presentation given at Salon du Livre 2012

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Développer la lecture sociale en bibliothèque

  1. 1. Développer la lecturesociale en bibliothèqueFrédéric Kaplanfrederic.kaplan@ep!.chtwitter: @frederickaplan
  2. 2. La bibliothèque est uneinterface physique.
  3. 3. Comparons trois grandesbibliothèques de trois époquesdi"érentes.
  4. 4. Une bibliothèque peut être vuecomme un volume organisé endeux sous-espaces : une partiepublique (front-end) aveclaquelle les usagespeuvent interagir, une partiecachée (back-end) utilisée pourla logistique et le stockage.
  5. 5. Les grandes bibliothèques sontd’une certaine manière desbâtiments-machines.
  6. 6. La bibliothèque est une interfacephysique entre les lecteurs et leslivres.
  7. 7. « Tous les matins et chaque mardi, la bibliothèque estfermée au public. Elle se transforme alors en une vasteruche où se croisent les chariots bleus, rouges, jaunes,verts. Des livres quittent les étagères, dautres lesremplacent. Lespace étant limité, une volumétrie stable(près de 390 000 livres), doit être maintenue grâce à unegestion rigoureuse de léquilibre entre le nombredouvrages acquis et le nombre de “désherbés”. »Véronique Poirier / de Ligne en ligne / BPI
  8. 8. Celui qui conçoit un site web ou uneapplication iPad se demande égalementcomment organiser au mieux lespace denavigation et les cheminements desutilisateurs, comment articuler lexpérience« front-end » avec la logistique et lestockage « back-end ». 
  9. 9. optimisation de l’accès au livre
  10. 10. ou optimisation de la socialité autour du livre
  11. 11. Comment doivent évoluer lespetites bibliothèques et lescentres de documentation ?
  12. 12. La bibliothèque esttentée de ne devenirqu’une interfacevirtuelle.
  13. 13. Avec larrivée du numérique, il est tentantpour la bibliothèque de nier sa dimensionphysique, de ne devenir quune machine àinformation aux front-ends démultipliés,accessibles par toutes sortes de terminauxet aux back-ends entièrement informatisés.
  14. 14. C’est l’évolution logique d’unbâtiment-machine optimisé pourl’accès aux livres vers unemultitude d’interfaces optimiséspour l’accès aux livres.
  15. 15. La BNF aurait-elle dû êtredirectement une bibliothèquenumérique, accessible departout et qui aurait été peut-être un meilleur outil pour ladi"usion de la culture française àtravers le monde ? (polémique J.Attali)
  16. 16. Proposer unebibliothèque virtuellede qualité n’est pasfacile.
  17. 17. Les bibliothèques nontaujourdhui que des droits trèsencadrés pour lexploitationdigitale des livres quellesproposent en lecture ou en prêt.
  18. 18. modèle 1La bibliothèque acquiert le droit de di"usiond’un certain nombre de titres à un tarifdé$ni par l« interprofession » et les di"useavec des DRM chronodégrables (la lecturenest autorisée que pendant un certaintemps).
  19. 19. modèle 2La bibliothèque acquiert le droit de di"useren streaming certains contenus à desutilisateurs identi$és (via leur cartedabonné par exemple).
  20. 20. Ces nouvelles formes de prêtnumérique sont un enjeuimportant et transverse sur dansle paysage de la lecturenumérique.
  21. 21. Néanmoins, penser que lavenirdes bibliothèques se joueuniquement dans le succès ouléchec de leur virtualisation et laconstitution darchives decontenus « empruntables » estpeut-être un pari risqué.
  22. 22. En ne portant son attention quesur lindépendance des circuits dedistribution et des services numériques, nerisque-t-on pas de passer à côté de ce quipourrait être la vraie valeur desbibliothèques dans ce paysage de pratiquede lecture en grande mutation ?
  23. 23. Quelle est la valeur ajoutée duneinterface physiquetridimensionnelleet spacieuse par rapport à uneinterface sur écran, facilementdéployable ?
  24. 24. Une bibliothèque nest pasquune archive de contenusaccessibles selon des règles deprêt particulières. Cest aussi etavant tout une interfacephysique et sociale dedécouverte et d’échange autourdes livres.
  25. 25. Les interfaces numériques dedécouverte sont aujourd’hui trèspauvres.
  26. 26. Deux types dalgorithmes statistiques sontutilisés en exploitant soit les corrélationsd’achats ( « Ceux qui comme vous ontacheté ce livre ont aussi aimé celui-là »),soit les corrélations d’opinions (« Ceux quiont aimé ce livre ont aussi aimé celui-là »).
  27. 27. Les livres ne sont, dans ce jeualgorithmique, que de simplesidenti$ants, des produits commeles autres.
  28. 28. Pour organiser une rencontrephysique di"érente entre deslecteurs et des livres, labibliothèque peut se baser surune communauté locale de sesabonnés.
  29. 29. Comment développerla lecture sociale enbibliothèque ?
  30. 30. Retoursd’expériences ...
  31. 31. Chaque lecteurenrichit le livre par salecture.
  32. 32. QR Code URL
  33. 33. QR Code URL Bookmarks comments images videos sound ...
  34. 34. Book page
  35. 35. Vladimir Jaccard, Simon Lécureux, Thomas DromeletSupervision: Luc Bergeron, Frédéric Kaplan /ECAL/EFPL
  36. 36. zone de scanner poignées dajustement de la zone de scan notes détudiantsPages 56 - 70 commentairessur le point de vue de lécrivain> il manifeste son aversion pourle sexe faible..Don Juan parle de manièreévidente et explicite de ce pro-blème à la page 75
  37. 37. L’espace des textes des livres di"érents des livres similairesd’autres pages d’un même livre mon activité de lecture
  38. 38. des lecteurs semblables mes amis L’espace des textes des livres di"érents des livres similairesd’autres pages d’un même livre mon activité de lecture L’espace des lecteurs
  39. 39. des lecteurs semblables mes amis L’espace des textes des livres di"érents des livres similairesd’autres pages d’un même livre mon activité de lecture L’espace des lecteurs dans la même piècedans la même régionL’espace physique
  40. 40. “Query by page”Qui lit ce que je lisRéférencesConceptsPersonnesLieuxObjets
  41. 41. Il ne faut pas se focaliser quesur le moment de la lecture,mais aussi proposer desservices pour :— Avant la lecture— Après la lecture
  42. 42. Il faut structurerles contributionsdes lecteurs.
  43. 43. Les bibliothèques peuvent jouerun rôle crucial dans laconstruction collective demétadonnées sur les livres etdans leur enrichissement.
  44. 44. Cette construction collectivepeut renforcer les communautéslocales de lecteurs et justi$er lerôle des bibliothèques commelieu physique, de rencontres etd’échanges.
  45. 45. frederic.kaplan@ep!.chtwitter:@frederickaplanhttp://fkaplan.comhttp://craft.ep!.chhttp://bookapp.com

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