Cahier identitaire romand n°3
Les figures identitaires
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Introduction
Les militants Identitaires ont besoin d’idées, mais ils ont aussi besoin d...
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Table des matières
Léonidas...............................................................
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Léonidas (? – 480 av. JC)
Roi de la cité de Sparte en de -491 à -480. A cette époque,
L...
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Boadicée (30 apr. J.-C. - 61 apr. J.-C)
Boadicée (ou Boadicéa, Boudicca) était une rein...
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Sainte-Geneviève (423 – 512)
Sainte-Geneviève est née d’un père franc et d’une mère
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Charles Martel né Charles de Herstal (688 – 741)
En 714, à la mort de son père, Charles...
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Ensuite Charles s'allie aux Lombards pour reprendre la Provence en 739. Tous ceux
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Arnold von Winkelried (? – 1386)
En 1379, le duc Léopold de Habsbourg veut rétablir
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William Wallace (1270 - 23 août 1305)
William Wallace fut le meneur de la résistance é...
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France où selon certains historiens il aurait demandé sans succès l’aide du roi de
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Catherine Ségurane (XVIème siècle)
Elle était une simple lavandière qui vivait au XVIè...
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Miguel de Cervantes (29 septembre 1547 – 22 avril 1616)
Lorsque le talent de la plume ...
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Jean III Sobieski (17 août 1629 – 17 juin 1696)
Il fut roi de Pologne pendant de longu...
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Patrick Pearse (10 novembre 1879 – 3 mai 1916)
Patrick Pearse, successivement écrivain...
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irlandais. Les hommes qui avaient prêté serment dans l’I.R.B occupaient tous des
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Michael Collins (16 novembre 1890 – 22 août 1922)
Comme Patrick Pearse, Michael Collin...
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Piotr Nicolaïevitch Wrangel (15 août 1878 – 25 avril 1928)
Piotr Nicolaïevitch Wrangel...
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Maréchal Mannerheim (4 juin 1867 – 28 janvier 1951)
Carl Gustav Mannerheim est issue d...
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Yukio Mishima (14 janvier 1928 – 25 novembre 1970)
Kimitake Hiraoka est né en 1925 à T...
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Sous-commandant Marcos (1957)
Obtenant une licence de philosophie et le prix du
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(Tapez bibliothèque identitaire) les heros identitaires europeens ( racisme anti blanc , clan9 ,thulé , front national , odin , immigration)

  1. 1. Cahier identitaire romand n°3 Les figures identitaires
  2. 2. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 2 Introduction Les militants Identitaires ont besoin d’idées, mais ils ont aussi besoin d’exemples. C’est pourquoi ce troisième Cahier Identitaire Romand est destiné à retracer la vie de plusieurs figures identitaires. Ils sont des femmes ou des hommes qui ont voué leur vie pour leur peuple ou leur idéal. Ils sont des éveilleurs de peuple. Suivant en cela l’exemple de Léonidas aux Thermopyles qui, par le sacrifice ultime, sauva la Grèce et toute l’Europe de l’invasion perse. Tous ne remportèrent pas le combat qu’ils entreprirent mais leur nom résonne encore aujourd’hui dans l’histoire et bien nombreux sont ceux qui prirent exemple sur eux et s’inspirèrent de leur passion. Arrêtons-nous nous aussi quelques instants sur ces personnages hors normes qui apparaissent dans les périodes les plus troublées. Plusieurs Identitaires ont mis en commun leurs connaissances pour que le souvenir de ces femmes et ces hommes soit gravé dans la mémoire des nouvelles générations de militants. Ce sera un soutien dans les moments les plus difficiles que nous rencontrons tous dans la vie et notre combat.
  3. 3. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 3 Table des matières Léonidas..................................................................................................................p. 4 Bodicea....................................................................................................................p. 5 Sainte-Geneviève ...................................................................................................p. 6 Charles Martel .........................................................................................................p. 7 William Wallace .......................................................................................................p. 9 Arnold von Winkelried ...........................................................................................p. 10 Catherine Ségurane ..............................................................................................p. 12 Miguel Cervantes....................................................................................................p.13 Jean Sobieski ........................................................................................................p.14 Patrick Pearse ......................................................................................................p. 15 Michael Collins ......................................................................................................p. 17 Piotr Nicolaïevitch Wrangel....................................................................................p. 18 Maréchal Mannerheim...........................................................................................p. 19 Yukio Mishima .......................................................................................................p. 20 Sous commandant Marcos....................................................................................p. 21
  4. 4. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 4 Léonidas (? – 480 av. JC) Roi de la cité de Sparte en de -491 à -480. A cette époque, Lacédémone comme toute la Grèce faisait face à un grave danger, l’invasion perse. On appelle ce conflit « Guerres Médiques » (http://www.les-identitaires.ch/pages/viewtext.php?id=16). En -481 se tint le conseil de Corinthe qui avait pour objectif de trouver un moyen de ralentir l’avancée des Perses pour permettre à la flotte grecque de se rassembler. Décision fut prise d’envoyer sous le commandement de Léonidas Ier une armée de 7'000 hommes dont 300 de sa garde personnelle. La rencontre avec les centaines de milliers de soldats de Xerxès (les historiens parlent de 75'000 à 1'700'000) eu lieu aux Thermopyles. Il s’y trouvait un défilé très étroit dans lequel le désavantage du nombre se trouvait largement réduit. Dans de rudes combats, les Spartiates tuèrent plus de 20'000 Perses, mais ils furent trahis par un Grec qui indiqua aux Perses un moyen de les prendre à revers. Alors que la majorité des autres Grecs se replièrent, Léonidas décida que lui et ses 300 paires resteraient sur place. Ils furent massacrés jusqu’au dernier. Une phrase immortalise l’état d’esprit des Spartiates qui firent le sacrifice ultime : Passant, va dire à Sparte qu’ici ses fils sont morts pour obéir à ses lois. Cette bataille se solde dans les faits pour les Grecs par une défaite. Mais on peut stratégiquement parler de victoire puisque le sacrifice de Léonidas a retardé et affaiblit numériquement et moralement les troupes perses de façon importante. Ce sacrifice est devenu un idéal mythique chez tous les soldats grecs de l’époque. Ce qui permit aux Grecs d’emporter deux victoires successives à Salamine et Platée sauvant ainsi définitivement la Grèce et l’Europe du péril perse. Léonidas est en cela un éveilleur de peuple, il a prouvé à tous les Grecs que même en infériorité numérique il était possible à 300 hommes libres de résister à une armée d’esclaves.
  5. 5. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 5 Boadicée (30 apr. J.-C. - 61 apr. J.-C) Boadicée (ou Boadicéa, Boudicca) était une reine bretonne des Icenis qui vécu durant le 1er siècle avant Jésus-Christ. Héritière de la moitié du royaume de son défunt époux le roi Prasutagus, elle fut fouettée devant ses deux filles qui furent également violées par les envahisseurs romains pour avoir protesté contre les vexations commises par ces derniers. Cet événement la conduisit à prendre la tête du soulèvement breton en 61 ap. J-C. S’alliant à la tribu des Trinobantes, elle attaqua les Romains par surprise en prenant d’abord pour cible Camulodunum (probablement Colchester actuellement), ville où résidaient des vétérans romains qui régnaient sur les territoires de la tribu alliée. Le pays étant considéré comme pacifié, la colonie ne possédait pas de remparts et fut rasée. La légion accourue en hâte pour porter secours fut anéantie ainsi que toutes les garnisons romaines isolées. La reine ordonna ensuite de marcher sur Londinium (Londres) et Verulamium (Saint-Albans), les deux villes les plus importantes du pays, qui furent à leur tour rasées. La nouvelle terrorisa les troupes romaines sur place qui n’osaient plus bouger, seule l’armée du général Suetonius Paulinus resta fidèle. Celle-ci affronta dans les Midlands près de Coventry, les troupes bretonnes insurgées qui furent presque toutes massacrées ou capturées. Voyant que tout était perdu, la reine Boadicée préféra s’empoisonner plutôt que de tomber aux mains des Romains. Cette insurrection reste encore à ce jour le symbole de la résistance des Bretons face à l’envahisseur romain. Un monument a été érigé en son honneur près du quai de Westminster à Londres. Elle combattait sur un char en tête de ses troupes, dont on raconte que les premières lignes étaient composées de femmes. Tacite, historien romain, prêta à la reine les propos suivants lors de la bataille finale : « Mais à présent ce n'est pas en tant que femme de noble ascendance, mais comme une femme du peuple, que je veux venger la liberté perdue, mon corps fouetté, la chasteté outragée de mes filles. L'avidité romaine est allée si loin que ni nos personnes, ni l'âge ni la virginité, n'ont été épargnés par la souillure. (…) Si vous pesez bien la force des deux armées, et les causes de la guerre, vous verrez que dans cette bataille vous devez vaincre ou mourir. Cela est la résolution d'une femme ; quant aux hommes, ils peuvent préférer vivre et être esclaves. » (Annales, ch. 14). Cette résistance héroïque face à l’envahisseur impliquant les femmes montre qu’elles ont un rôle important, sinon de première importance, à jouer dans notre combat d’aujourd’hui !
  6. 6. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 6 Sainte-Geneviève (423 – 512) Sainte-Geneviève est née d’un père franc et d’une mère gallo-romaine à Paris, qui n’était en ce temps-là n’était pas encore franque mais appartenait au domaine gallo-romain, un vestige de l’Empire d’Occident. En 451, comme toute l’Europe de l’ouest, Paris doit faire face à une terrible menace: les Huns. Sainte-Geneviève y menait une vie de religieuse très pieuse. Elle était dotée d’une très grande force de caractère. Ce qui lui rendit bien service pour convaincre les Parisiens de ne pas abandonner leur ville aux troupes d’Attila le Hun. On dit que la force de ses prières détourna les hordes asiatiques de la ville. Elle est aujourd’hui la patronne de Paris et nous prouve que dans les périodes les plus sombres, ce sont bien souvent les femmes qui redonnent espoir au peuple.
  7. 7. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 7 Charles Martel né Charles de Herstal (688 – 741) En 714, à la mort de son père, Charles de Herstal qui a 29 ans devint l'héritier de la place de maire du palais. Il avait perdu ses deux frères et il restait alors le seul enfant de Pépin le Jeune, mais un enfant illégitime. Dès lors la femme du défunt décida de l'enfermer, au profit de son petit fils. En 715 Charles parvint à s'évader et à rallier des révoltés qui n'avaient pas apprécié qu'une femme, Plectrude, dirige le royaume. Quelques jours plus tard, Charles la força à lui céder la mairie d'Austrasie. Aussitôt au pouvoir, Charles entreprit de réunifier tout le royaume des Francs, ceci même au prix de plusieurs batailles. Il mit successivement Clotaire IV, Chilpéric II et enfin Thierry IV sur le trône, mais de facto, c'est lui qui avait le pouvoir. En 732 Charles affronta les armées musulmanes du gouverneur d'Espagne Abd el Rahman. Ces dernières occupaient la péninsule ibérique depuis 711 déjà et continuaient en direction du Nord, par delà les Pyrénées. En 725, le Lanquedoc et l'actuelle Bourgogne étaient déjà conquises. Le duc d'Aquitaine arrêta une première fois les armées d'Abd el Rahman en 721 à Toulouse et pour prévenir d'autres invasions s'allia avec Munuza, gouverneur berbère de la Septimanie qui luttait contre Abd el Rahman. Mais Munuza fut tué et le gouverneur Abd el Rahman en profita pour lancer en 723 une importante offensive au travers de la frontière franque. C'est à ce moment là que le duc d'Aquitaine demanda à Charles de lui venir en aide. Le 19 octobre 732, les armées de Charles et du duc réunies faisaient face à la razzia à Moussais, sur l'actuelle commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Tours et Poitiers. Charles voulut tout d'abord éviter la bataille, mais se rendant ensuite à l'évidence, il encouragea les Sarrasins à piller les alentours. Cela les rendait en effet plus lourds et moins motivés pour le combat. Les hommes qui n'ont rien à perdre sont les plus dangereux. C'est seulement après six jours d'observation que la bataille fit rage, le 25 octobre, mais elle fut brève. Charles tua lui-même le chef Abd el Rahman et les troupes sarrasines furent ainsi mises en déroute. C'est à la suite de cet épisode que Charles obtint le nom de Martel, car il avait violemment écrasé les troupes mahométanes, tel un marteau (également utilisé comme arme à l'époque). Charles Martel, fort de son succès ne s'arrête pas là. Il descend ensuite dans le Midi d'où il chasse les chefs musulmans qui s'y étaient installés quelques années plus tôt. Malheureusement, les troupes arabo-musulmanes ne sont pas pour autant battues sur tous les fronts. Elles prennent Avignon et Arles en 735 puis attaquent la Bourgogne, mais Charles Martel parvint encore à les refouler dans le sud de la vallée du Rhône en 736.
  8. 8. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 8 Ensuite Charles s'allie aux Lombards pour reprendre la Provence en 739. Tous ceux qui avaient alors collaboré avec les musulmans sont châtiés et leurs biens donnés aux guerriers francs. En 737 le roi Thierry IV meurt et Charles décide de ne pas lui désigner de successeur. De toute façon, le rôle des rois mérovingiens était insignifiant. Charles dirigea alors le royaume des francs jusqu'à sa mort en 741, en toute illégalité mais fort de ses victoires contre les envahisseurs, de son pouvoir et de sa popularité.
  9. 9. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 9 Arnold von Winkelried (? – 1386) En 1379, le duc Léopold de Habsbourg veut rétablir le patrimoine de sa famille dans l’est de la Suisse. La domination des Habsbourg d’Autriche dans cette région au centre de l’Europe a plusieurs fois été mise à mal par ce qui va devenir une puissance militaire Européenne redoutée : les Confédérés (1315 : Bataille de Morgarten, 1339 : Bataille de Laupen). Ne tolérant pas que la ville de Sempach signe un traité de combourgeoisie avec Lucerne, faisant, elle, partie de la Confédération, le duc et son armée arrivent près de Sempach en 1386. Les Confédérés décident alors de riposter et se heurtent aux chevaliers autrichiens, combattant à pied, le terrain ne se prêtant pas aux manœuvres de cavalerie. Toutefois, ceux-ci forment un mur de longues piques et d’acier que les confédérés n’arrivent pas à briser. C’est là que la légende prête le sacrifice héroïque à un paysan originaire du canton d’Unterwald : Arnold Winkelried. Celui-ci se serait écrié « je veux vous ouvrir une voie, prenez soin de ma femme et de mes enfants ! » avant de s’élancer sur les piques ennemies pour ouvrir une brèche dans laquelle les confédérés purent s’engouffrer et vaincre l’armée des Habsbourg. Cette citation apparaît sur un monument de Granit à l’endroit où Winkelried serait tombé, il existe aussi un autre monument commémoratif à Stans. Toutefois, seules les chroniques de Tschudi lient le nom du héros à la bataille de Sempach : l’existence du personnage, ou du moins sa participation à la bataille, est donc encore sujet à débat. Malgré cela, la légende d’Arnold Winkelried est tout à fait représentative du sacrifice de milliers d’autres Confédérés, pour beaucoup de simples paysans vivant de leur terre, qui se battirent en hommes libres avec leur courage comme meilleure arme pour préserver leur liberté.
  10. 10. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 10 William Wallace (1270 - 23 août 1305) William Wallace fut le meneur de la résistance écossaise face à l’occupation anglaise à la fin du 13e siècle, plus particulièrement de 1297 à 1298. Sa date de naissance se situe autour de 1270, il provient de la petite noblesse, fils d’un chevalier écossais. Originaire du comté d’Ayr en Écosse, son nom de famille (en latin Wa1ensis) indique une origine galloise, donc celte. La légende et certains témoignages le décrivent dans sa jeunesse comme un adolescent grand, athlétique, bagarreur et intrépide. Certaines informations révèlent que son oncle, un prêtre, supervisa son éducation durant laquelle le jeune William fit preuve de grandes capacités intellectuelles, notamment avec une grande maîtrise du français et du latin. A cette époque, l’Écosse est sous domination du roi anglais Edouard 1er . William Wallace se serait décidé à enter en résistance contre les Anglais après l’assassinat du sheriff anglais de Lanark, petite ville au centre de l’écosse, apparemment conséquence d’une rivalité amoureuse. Cet acte le mis hors la loi et il lança le signal de la révolte en mai 1297, massacrant à l’aide d’une trentaine de compagnons la garnison de la ville. Une autre version met en scène la mort de son père, Sir Malcom Wallace, tué par un chevalier anglais du nom de Fenwick car il refusait l’autorité du roi Edouard 1er . William tendit donc une embuscade au chevalier anglais lorsqu’il intercepta un convoi duquel ce dernier faisait partie et vengea la mort de son père. Quoiqu’il en soit, son nom fit le tour de l’Écosse et certains nobles se rallièrent à lui. La résistance écossaise se contenta d’abord d’opérations de harcèlement sur les garnisons anglaises avant de libérer une grande partie du territoire écossais et finalement assiéger la ville de Dundee au nord-est. Voulant le couper de ses bases de l’ouest, le comte de Surrey et Hugh Cressingham positionnèrent leurs troupes à Stirling. Les patriotes écossais rompirent le siège et firent face à une armée anglaise bien plus nombreuse et mieux armée (certaines sources font état de 15 000 fantassins et 1 000 cavaliers anglais contre seulement 4 000 fantassins et 180 cavaliers écossais). Une rivière traversée par un pont sépare les deux armées. Lors de la traversé des troupes anglaise, William Wallace ne leur laissa pas le temps de se regrouper et donna l’ordre d’attaquer. Le pont très étroit rendant les déplacements de troupes très difficile, les Anglais furent bloqués et finalement les écossais remportèrent une victoire inespérée. En plus d’un chef charismatique, William Wallace se révéla un fin stratège. Cette bataille fut son plus haut fait d’arme: beaucoup de villes lui ouvrirent leurs portes. Il est alors proclamé Gardien du royaume d’Écosse. Apprenant les événements se déroulant en Écosse et profitant d’une trêve avec les Français, Edouard 1er revint en Écosse afin de mater la rébellion. Son armée affronta celle de Wallace à Falkirk le 22 juillet 1298, mais la victoire changea cette fois-ci de camp : mal soutenu par les nobles écossais, le chef rebelle vit son armée décimée et dut prendre la fuite. Abandonnant son titre de gardien du royaume, il passa en
  11. 11. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 11 France où selon certains historiens il aurait demandé sans succès l’aide du roi de France Philippe le Bel. Il revint ensuite en Écosse en 1303 pour continuer la résistance avant d’être capturé par les soldats Anglais à Glasgow. Il fut condamné à mort pour trahison envers son souverain, crimes et sacrilège, et fut atrocement exécuté à Londres le 23 août 1305. Loin de calmer les ardeurs des patriotes écossais, sa mort ralluma la flamme de la rébellion en en 1314 une armée commandée par Robert le Bruce, couronné roi d’Écosse en 1306, défit les Anglais à Bannockburn et en 1328 l’Écosse accéda à l’indépendance. William Wallace n’était pas de la haute noblesse, il ne possédait de plus pas de terre, étant le deuxième fils de la famille (il était d’ailleurs destiné à l’origine à une carrière ecclésiastique). C’est donc un homme parti de presque rien qui devint avec ses courageux compagnons le symbole de la résistance écossaise, et qui alla jusqu’à verser son sang pour la mener à bien. Les patriotes écossais n’avaient ni l’armement ni l’entraînement des soldats d’Edouard 1er et pourtant, en alliant volonté, courage et tout de même une certaine stratégie, ils réalisèrent l’un des plus glorieux faits d’armes de notre histoire, et y gagnèrent leur liberté !
  12. 12. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 12 Catherine Ségurane (XVIème siècle) Elle était une simple lavandière qui vivait au XVIème siècle, pourtant son nom est resté gravé dans la mémoire des Niçois jusqu’à aujourd’hui. Plus que n’importe quel autre personnage historique local. En 1543, Nice était assiégée par les Ottomans. A ce moment-là prêt à envahir toute l’Europe. La cité était sur le point de tomber quand Ségurane, armée de son battoir à linge, assomma le porte-drapeau turc. De plus, elle montra aux assaillants une partie charnue de son anatomie ce qui eut pour résultat de les faire fuir. Devant cet acte d’héroïsme, les défenseurs niçois reprirent confiance et gagnèrent finalement la bataille face aux troupes du Sultan. Un monument fut érigé en sa mémoire en 1923, l’image ci-dessus en est une photo. Un poème écrit par Agathe-Sophie Sasserno vante ses exploits, en voici un extrait : Le drapeau qu’elle a pris dans sa main agité Secoue en frissonnant un vent de liberté, Dont tressaillent toutes les âmes, Car l’héroïsme enflamme et subjugue les cœurs, Et déjà sur les pas de nos soldats vainqueurs, Ont fui nos oppresseurs infâmes. Oui, Nice est délivrée, et le trône affermi, D’un ciel indépendant voit briller l’astre ami, Le peuple a des jours de victoire : Catherine, ton bras chassa les étrangers, Et ton nom humble et doux au milieu des dangers Reçut un baptême de gloire. Oh ! viens par ton exemple enflammer nos enfants, Presse-les, noble sœur, dans tes bras triomphants, Rappelle à leur âme aguerrie, Que le premier devoir est d’être citoyen, Et qu’après la vertu, le plus sublime bien Est l’amour saint de la patrie. Oui l’héroïsme enflamme et subjugue les cœurs, il inspire ceux qui ont perdu espoir, Ségurane en est un exemple parlant. Un autre exemple de l’histoire européenne qui prouve que les femmes y ont toujours tenu un rôle important.
  13. 13. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 13 Miguel de Cervantes (29 septembre 1547 – 22 avril 1616) Lorsque le talent de la plume s’allie avec le courage au combat, il en résulte un romantisme sans commune mesure et une source d’inspiration pour tous les combattants. Miguel de Cervantes les conjugua à merveille puisqu’il fut l’auteur du premier et très célèbre roman moderne, Don Quichotte. Il est considéré comme le plus grand écrivain espagnol de tous les temps. Il s’est illustré dans de nombreuses batailles, notamment lors de la bataille de Lépante en 1571 où il perdit l’usage de la main gauche et eut le poumon perforé. Il se battit dans l’armée chrétienne sous les ordres de Don Juan d’Autriche et on dira de lui : Quand fut reconnue l'armée du Turc, dans cette bataille navale, ce Miguel de Cervantes se trouvait mal et avec de la fièvre, et ce capitaine... et beaucoup d'autres siens amis lui dirent que, comme il était malade et avait de la fièvre, qu'il restât en bas dans la cabine de la galère ; et ce Miguel de Cervantes demanda ce qu'on dirait de lui, et qu'il ne faisait pas ce qu'il devait, et qu'il préférait mieux mourir en se battant pour Dieu et pour son roi, que ne pas mourir sous couverture, et avec sa santé... Et il se battit comme un vaillant soldat contre ces Turcs dans cette bataille au canon, comme son capitaine lui a demandé et ordonné, avec d'autres soldats. Une fois la bataille terminée, quand le seigneur don Juan sut et entendit comment et combien s'était battu ce Miguel de Cervantes, il lui donna quatre ducats de plus sur sa paye... De cette bataille navale il sortit blessé de deux coups d'arquebuse dans la poitrine et à une main, de laquelle il resta abîmé. Malgré son infirmité, il continua de se battre durant encore plusieurs années jusqu’à ce qu’il se fasse capturer. Il passa 5 ans dans les geôles ottomanes et essaya plusieurs fois de s’enfuir. A chaque fois qu’une de ses tentatives échouait, il endossait toute la responsabilité afin d’éviter les représailles sur ses compagnons d’infortune. Il subit nombre de tortures et fut surveillé étroitement. Il fut finalement libéré grâce au paiement d’une rançon. Il resta toujours très fier d’avoir combattu à Lépante et écrira à ce sujet dans le prologue de Don Quichotte : le plus grand évènement que virent les siècles passés, présents, et que ceux qui viennent ne peuvent espérer. Il fut un poète guerrier.
  14. 14. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 14 Jean III Sobieski (17 août 1629 – 17 juin 1696) Il fut roi de Pologne pendant de longues années durant lesquelles il eut à protéger son pays et toute l’Europe de la menace ottomane. Véritable héros national, il vainquit les Turcs à la tête d’une coalition chrétienne et il délivra Vienne assiégée par Kara-Mustapha (chef de l'armée turque) le 12 septembre 1683. Il fut élu roi grâce à une victoire lors d’une bataille contre les Turcs. L’année suivant son élection il les pourchassa et récupéra de nombreux territoires perdus auparavant. Mais huit ans plus tard c’est la grande invasion ottomane, ils occupent la Slovaquie et se dirigent vers Vienne, la capitale de l’Autriche alliée des Polonais. Sobieski lève une armée pour sécourir ses alliés et arrive sur le champ de bataille au moment précis où le vizir ottoman lance ses troupes à l’assaut de la ville. Il charge à la tête (dernier fait d’arme du genre pour un roi) de ses redoutables houssards qui terrifient les troupes turques. Ils massacrent sans pitié ceux qui ne s’enfuient pas. Il annéantira le reste de l’armée dans une bataille ultérieure. Suite à ce succès il est glorifié par toutes les coures d’Europe et même par le Pape qui affiche son blason familial dans la basilique Saint-Pierre. Tout au long de son règne, il continuera sans relâchement son combat contre les Ottomans, les pourchassant même jusqu’en Ukraine et Moldavie. Son alliance avec d’autres pays en dépit des rivalités, son courage et son acharnement pour sauver l’Europe du péril turc en font un des plus grands héros de l’histoire européenne.
  15. 15. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 15 Patrick Pearse (10 novembre 1879 – 3 mai 1916) Patrick Pearse, successivement écrivain, poète, journaliste, juriste, professeur et homme politique était avant tout un révolutionnaire et l'un des plus prestigieux éveilleurs du peuple irlandais. Il devint alors le Président de la République Irlandaise pendant l'insurrection de Pâques 1916, juste avant d'être condamné à mort par les anglais. Né à Dublin en 1879, il apprend des lèvres de sa tante les premiers mots de la langue gaélique, bafouée par l’occupant anglais. Il cache alors dans sa bibliothèque un vieux livre de grammaire irlandaise et se jure de rendre un jour à sa langue ses lettres de noblesse. Sauver la langue gaélique engloutie par le raz-de-marée du parler anglais devient à 17 ans déjà, son premier combat culturel. A cet âge, il rencontre le vieux chanoine du nom d’O’Leary, qui ,tel un vieux druide, lui transmet oralement les légendaires histoires des héros et des saints de son sang. « Les yeux agrandis par la révélation, Patrick découvrait le passé merveilleux de sa race... Un seul homme pouvait vraiment le comprendre : son frère William, de deux ans son cadet. Les deux jeunes Pearse, dans leur enfance, s’étaient mutuellement adoubés chevaliers d’un ordre secret, dont ils étaient les seuls membres et qui avait pour unique but la libération de l’Irlande. » (Jean Mabire) Pour compléter le combat culturel nécessaire à la lente maturation d’une révolution politique, l’écrivain gaélique, poète et orateur, créa à 29 ans l’Ecole Saint-Enda, où il donna à ses élèves la devise d’une éducation virile : « la force dans nos bras, la vérité sur nos lèvres et la pureté dans nos cœurs ». En 1905, époque de la création du Sinn Fein et alors que l'Irlande était divisée en tendances unionistes, autonomiste ou séparatistes, Patrick Pearse se tenait à l’écart de ces formations politiques, jugeant qu’il manquait à leurs dirigeants la vision de la densité spirituelle et culturelle de l’Irlande, de son identité profonde, vision qui transforme l’agitateur en prophète seul à même d’embraser les foules. De toute façon, Patrick ne s’intéressait pas à la politique électorale, bien que ce que pouvait obtenir ces partis ne le laissait pas toujours indifférent. En 1910, lorsque Pearse avait adhéré à l’Irish Republican Brotherood, une organisation clandestine, il glissa du combat culturel au combat révolutionnaire dont il comprenait peu à peu la valeur. Le 25 novembre 1913 étaient créés les Irish Volonteers (les Volontaires irlandais) dont les buts avoués sont sensés ne pas trop inquiéter les autorités britanniques. « Il s’agissait d’une garde nationale dont le caractère semi-officiel devait atténuer le côté séditieux » (Jean Mabire). Ces Volontaires étaient organisés comme une armée, en compagnie et bataillons et au début, c’est une espèce de « fourre-tout » dans lequel on trouve aussi bien des hommes d'une fibre révolutionnaire que des parlementaires
  16. 16. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 16 irlandais. Les hommes qui avaient prêté serment dans l’I.R.B occupaient tous des postes clés dans la milice nouvellement créée, ce qui permet, en 1915, « l’épuration » des rangs des Volontaires, n’y laissant presque que des hommes véritablement irlandais, révolutionnaires et séparatistes. En 1915, Patrick Pearse mît définitivement les pieds, comme il l’avait toujours voulu, dans le combat armé, l’insurrection sanglante, seul à même selon lui de libérer l’Irlande de l’occupant anglais. Le nationaliste Pearse et le socialiste Connolly, parvinrent à unir patriotes et travailleurs dans un même combat. C’est l’étincelle produite par cette union sacrée qui mit le feu aux poudres et qui permit le soulèvement de Pâques, et qui plus tard sera peut-être à l’origine de la république irlandaise que l’on connait aujourd’hui. En ce jour du 23 avril 1916, jour de Pâques, plusieurs petits « bataillons » de quelques dizaines d’hommes s’emparèrent de différents quartiers de Dublin, arme au poing, pendant que Pearse et ses hommes, dont Michael Collins (futur chef des services secrets de l’Irish Republican Army, voir plus loin dans le cahier), pénétrèrent dans la «Grande Poste », et montèrent des barricades dans le secteur. Un appel fut lancé par Patrick Pearse, celui qui fut, en ce jour sanglant, le général en chef et le président du gouvernement provisoire de la république d’Irlande Libre. « Irlandais et Irlandaises : au nom de Dieu et des générations disparues, dont elle reçoit son antique tradition de nationalité, l’Irlande, par nos voix, appelle ses enfants autour de son drapeau pour conquérir sa liberté. Affirmant par les armes notre droit à la face du monde, nous proclamons ici la République Irlandaise Etat indépendant et souverain, et nous vouons nos vies et celles de nos compagnons d’armes à la cause de sa liberté, de sa prospérité et de son élévation parmi les nations. » La rapidité et la brutalité de la répression britannique fut fulgurante malgré ses yeux et ses armes portées vers l’Allemagne alors en pleine guerre mondiale. Le 3 mai 1916 Patrick Pearse et ses compagnons furent condamnés à la peine capitale, mais leurs sacrifices n'auront pas été vains. Patrick Pearse à été un éveilleur de peuple qui a inspiré de nombreux combattant de la liberté après lui.
  17. 17. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 17 Michael Collins (16 novembre 1890 – 22 août 1922) Comme Patrick Pearse, Michael Collins a été l’un des principaux artisans de l’indépendance irlandaise. Sensibilisé très tôt à la cause irlandaise par son père et son maître d’école, il rejoint en 1909 l’Irish Republican Brotherhood. Durant l’insurrection de Pâques 1916, il se taille une réputation qui ne fera que grandir par la suite. Jusqu’en 1917, il passa quelques mois en prison, mais dès sa sortie il rejoignit les Irish Volunteers d’Eamon de Valera. Il devint très vite le directeur des renseignements de l’IRA. Il fut également chargé de la collecte de l’argent, dans laquelle il eut beaucoup de succès. Mais ce qui restera comme un des principaux faits d’arme de Michael Collins est certainement la création des 12 apôtres qui avaient pour mission d’éliminer les agents envoyés par Londres afin mater la révolte irlandaise. Mais le rôle de Michael Collins ne resta pas seulement dissident et séditieux, il fut envoyé par son rival Eamon de Valera à Londres négocier le traité anglo-irlandais. Ce dernier savait pertinemment que les Britanniques ne répondraient pas à toutes les exigences irlandaises et préféra que ce soit Michael Collins qui en soit tenu responsable. Suite à la signature de ce traité l’Irlande accéda à l’indépendance mais resta dans le Common Wealth britannique et se vit séparer de sa province septentrionale de l’Ulster. Pour les partisans d’Eamon de Valera, c’était inacceptable, contrairement à ceux de Michael Collins qui estimaient que ce compromis serait un tremplin vers encore plus d’indépendance. Une terrible guerre civile s’engagea donc entre les deux camps, au cours de laquelle Michael Collins fut tué lors d’une embuscade alors qu’il traquait de Valera dans des provinces reculées de l’Irlande. A ses obsèques, dans les rues de Dublin plus de 300'000 personnes se pressèrent pour voir le cortège funèbre défiler. Son engagement total et sa mort à 31 ans en font un héros hors-norme qui a su tant par ses capacités intellectuelles élevées et le sacrifice de sa vie se battre pour son pays.
  18. 18. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 18 Piotr Nicolaïevitch Wrangel (15 août 1878 – 25 avril 1928) Piotr Nicolaïevitch Wrangel s’illustra dans la guerre civile russe où il dirigea tout d’abord une division de cosaques, en 1918. Il parvient vite à reconquérir plusieurs localités qui étaient tombés aux mains des rouges. A l’été 1919, il participe à une offensive sur Moscou avec les autres Armées blanches. L’opération fût un échec total et Wrangel fut contraint de fuir en Ukraine. En 1920, Wrangel est nommé à la tête de l’Armée blanche, par le grand Conseil des généraux blancs, où il combattra les bolcheviques au sud de la Russie. En plus d’une solution militaire, il tenta également de trouver une solution politique aux maux de son pays. Il croyait surtout en une classe dirigeante forte et compétente. Il réorganisera l’Armée blanche de Crimée qui ne comprend que 25'000 hommes. Il parvient à repousser plusieurs attaques rouges. Mais bientôt, les divisions de l’Armée rouge en Crimée ne tardent pas à atteindre 100'000 fantassins et plus de 30'000 cavaliers. Wrangel décide de tenter le tout pour le tout, il fait face à une première offensive mais il sait que c’est le début de la fin et il commence l’évacuation de ses troupes et des civils vers la Grèce, la Roumanie, la Bulgarie… Wrangel ira à Belgrade, où il continuera à diriger l’émigration russe, il tentera également de réorganiser ses troupes. Il abandonnera finalement la lutte en 1925 et mourra le 25 avril 1928, à Bruxelles. On peut bien entendu retenir de ce personnage son antibolchevisme notoire, mais surtout sa fidélité envers ses camarades et sa volonté de combattre encore et toujours l’ennemi même si il sait qu’il n’y a plus aucune chance de le vaincre.
  19. 19. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 19 Maréchal Mannerheim (4 juin 1867 – 28 janvier 1951) Carl Gustav Mannerheim est issue d’une vieille famille aristocratique d’origine suédoise et hollandaise. Il est né en Finlande alors que celle-ci appartenait encore à la Russie. Dès 1891, il devint officier dans l’armée du Tsar, il participe à de nombreuses campagnes dont la guerre russo-japonaise en 1904. Durant la première guerre mondiale, Mannerheim est commandant de cavalerie et fait preuve d’un grand courage sur le front austro-hongrois, ce qui lui valut l’une des plus hautes distinctions russes, la Croix de Saint-Georges de 4e classe. En 1917, après la révolution bolchévique, les Finlandais déclarent leur indépendance et Mannerheim rejoint le camp des blancs indépendantistes et conservateurs qui sont opposés aux rouges bolchéviques. Il est nommé commandant en chef des armées finlandaises et les mène à la victoire. A la fin de la guerre civile, les monarchistes finlandais veulent en faire leur roi. Dans les années précédant la seconde guerre mondiale, il oeuvre beaucoup pour doter la Finlande d’une protection efficace face aux Soviétiques. Il est notamment l’inventeur de la ligne Mannerheim et de divers techniques de combats qui firent très mal aux Soviétiques durant les premières semaines de la guerre. A l’occasion du conflit, qui se divisa en deux guerres, il retrouve son poste de commandant en chef des armées finlandaises. En 1942, à l’occasion de son 75ème anniversaire, il reçoit même le titre unique de Maréchal de Finlande. En 1944, il devient président de la Finlande et négocie la paix avec les Soviétiques. Du fait que les Finlandais ne furent jamais les alliés des allemands et grâce à l’habileté de Mannerheim, celui-ci réussit à obtenir des conditions de paix exceptionnelles. Il finit sa vie en Suisse à Montreux où il écrivit ses mémoires. Par son dévouement total à son pays durant les deux guerres mondiales et tout au long de sa vie, le maréchal Mannerheim a permit à la Finlande de devenir et de rester indépendante. Les Finlandais d’aujourd’hui ne s’y trompent pas, puisqu’il est toujours considéré comme le plus grand Finlandais de tous les temps.
  20. 20. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 20 Yukio Mishima (14 janvier 1928 – 25 novembre 1970) Kimitake Hiraoka est né en 1925 à Tôkyô, mais il sera mondialement connu sous le pseudonyme de Yukio Mishima. Personnage complexe et talents aux multiples facettes, il sera : écrivain, acteur de cinéma, commentateur sportif, chef d’une milice patriotique et même réalisateur d’un film qui sera une sorte de macabre « répétition générale » de sa propre mort par seppuku. Son abondante œuvre littéraire est vaste et variée. Les titres les plus célèbres sont : - Le pavillon d’or - Confession d’un masque - Après le banquet - Le soleil et l’acier - Le japon moderne et l’éthique du samouraï - L’école de la chair - La mer de fertilité (4 volumes) Ses livres ou ses nouvelles ont même fait l’objet d’adaptations au cinéma. Il a obtenu les trois grands prix littéraire japonais. Dans une époque de soumission culturelle face à l’occupant américain, Mishima va oser affirmer son attachement identitaire et son attachement total à la culture nipponne. C’est précisément ce choix anti- conformiste qui fera sa singularité et même son succès. Salué par beaucoup comme un éveilleur de peuple. Il va appliquer ses idées, en premier lieu, en se dotant d’un corps plus proche d’un samouraï que d’un salaryman, car à ses yeux il faut un physique compatible avec son esprit et son combat. Ensuite il créa une milice d’orientation patriotique, avec l’aide de laquelle en novembre 1970 il tentera un putsch dans le quartier de forces d’autodéfense japonaise suivi d’un suicide rituel. Tentative forcément désespérée qui pourtant frappa l’imagination du monde entier. Acte finale d’une véritable légende et du dernier samouraï dans un acte de guerre.
  21. 21. Mai 2007 www.les-identitaires.ch 21 Sous-commandant Marcos (1957) Obtenant une licence de philosophie et le prix du meilleur étudiant de la plus prestigieuse université du Mexique en 1980, il devint par la suite professeur. Rien ne le prédestinait donc à une vie de guerrillero, pourtant il est aujourd’hui à la tête de la rébellion des Indiens du Chiappas, une région du Mexique. Ces Indiens refusent depuis longtemps le pouvoir de Mexico et les accords passés avec les Etats-Unis qui en 1994 menaçaient leur existence même. La même année éclate la révolte armée au cri de ¡Ya Basta! Elle s’achèvera en 1996. Le combat des Indiens du Chiapas est glorifié par les altermondialistes et les marxistes, néanmoins l’engagement de ce peuple pour disposer de sa terre et vivre selon ses traditions est profondément identitaire. En témoigne cette citation du Sous- commandant Marcos : Toutes les cultures que les nations ont forgées, le noble passé indigène de l’Amérique, la brillante civilisation européenne, la sage histoire des nations asiatiques et la richesse ancestrale de l’Afrique et de l’Océanie sont corrodées par le mode de vie américain. Le néolibéralisme impose ainsi la destruction de nations et de groupes de nations pour les fondre dans un seul modèle. Il s’agit bien d’une guerre planétaire, la pire et la plus cruelle que le néolibéralisme livre contre l’humanité.

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