Adfe crise grecque iii

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Adfe crise grecque iii

  1. 1. <ul><li>LE PLAN D’AUSTERITE GREC </li></ul><ul><li>MECANISME DE SOUTIEN A L’ECONOMIE GRECQUE </li></ul><ul><li>8 MOIS APRES </li></ul><ul><li>14.1.2011 </li></ul>
  2. 2. <ul><li>La Grèce, fin 2009, s’est retrouvée face à une situation de quasi-faillite (impossibilité d’emprunter sur les marchés). </li></ul><ul><li>Une situation inédite avec un taux d ’ endettement record (115% du PIB ) et un d é ficit budg é taire, difficilement supportable (13,5% du PIB). </li></ul><ul><li>Réaction tardive de l'Europe: il a fallu attendre le mois de Mai 2010 pour s’accorder sur un mécanisme de soutien financier (110 milliards d ’ euros de prêts à taux conventionnel (5,5%). </li></ul><ul><li>Mécanisme accompagné d’un engagement –de la part des grecs-pour 30 milliards d ’é conomies et un d é ficit ramen é à 3% du PIB en 2014 (p é riode d ’ application du mécanisme: 2010-2013). </li></ul><ul><li>Mécanisme soumis à un ensemble de conditions et de r é formes. </li></ul>Rappel de l’origine de la crise grecque et des principaux aspects du plan d’austerité contracté avec le FMI et l’Union Européenne
  3. 3. Premier bilan de l’application du mécanisme de soutien <ul><li>Le plan d’aide est exécuté normalement (on en est au décaissement de la 3 ème tranche , la quatrième étant programmé pour février 2011). </li></ul><ul><li>Ce qui est difficile de tenir c’est le rythme de réalisation d’économies budgétaires: en 2010 le déficit s’est élevé à 9,4 % du PIB contre 8,1% prévu initialement dans le mémorandum (mémorandum révisé 9,4%). </li></ul><ul><li>Cet écart est dû à un retard dans les recettes (et à une faible maîtrise des dépenses budgétaires </li></ul>
  4. 4. Il y a plusieurs voies possibles pour atteindre les objectifs de réduction du déficit budgétaire (avec des conséquences différentes) <ul><li>Il est évident que le volet « dépenses» se prête beaucoup plus directement à l’effort d’austérité grec (le volet « recettes » demande un mécanisme efficace de collecte des impôts). </li></ul><ul><li>Les dépenses du budget ont baissé en 2010 de 9% contre un engagement de baisse de 7,5% (mémorandum révisé). </li></ul><ul><li>Les recettes ont augment é de 5,5% contre un engagement de 6% (mémorandum révisé) </li></ul><ul><li>Les bons résultats du volet “dépenses” sont en partie dûs aux coupes s è ches du poste “investisse ment public ” . </li></ul>
  5. 5. Le problème de l’économie grecque est double: déficit public + montant de la dette <ul><li>Les projections officielles font état d’un niveau de dette de 150% en 2014 (voire plus). </li></ul><ul><li>Le poids de cette dette est de plus en plus insupportable (la dette s’alimente des dérives budgétaires éventuelles et probables). </li></ul><ul><li>Les prévisions du plan de soutien concernant son remboursement s’avèrent irréalistes:3 ans de période de grâce + 2 ans pour le remboursement de la dette. </li></ul><ul><li>Il est, déjà, question de reprogrammer (non pas de restructurer…) le remboursement de la dette (4,5 ans période de grâce + 5,5 pour le remboursement). </li></ul>
  6. 6. Comparaison des 2 schémas de remboursement Schéma 2013 2014 2015 2016 TOTAL actuel de remboursement 6,1 28,6 43,0 26,1 104 (79) (86) Schéma de remboursement Après reprogram- mation - 1,8 8,2 14,1 24,2 (52) (51) (entre parenthèse le total des besoins de remboursement et refinancement de la dette) en milliards d’euros calculs approximatifs
  7. 7. Le vrai poids de l’endettement de la Grèce <ul><li>La reprogrammation du remboursement est accompagné d’une augmentation du taux d’intérêt (de 5,5 à 5,8%) ce qui ramènerait le coût du service de la dette à quelques 330 mls en moyenne par an. </li></ul><ul><li>Les besoins de financement (après reprogrammation) pour les années 2014-15 se situeraient-malgré tout- aux alentours de 80 mds (30% du PIB) </li></ul><ul><li>Le plus gros du remboursement de la dette se reporte pour après 2016. </li></ul>
  8. 8. <ul><li>Le fardeau de la dette n’a qu’un moyen pour être supporté : l’augmentation du PIB (éviter le scenario mémorandum avec faillite...) </li></ul><ul><li>L’actualisation du plan d’aide permet-t-il un certain optimisme ? </li></ul><ul><li>Les piliers de la troisième révision (12 /2010) : les entreprises publiques(OSE, OASA..), système de santé et d’assurance, l’évasion fiscale et la baisse du coût du travail dans le privé (conventions d’entreprise vs conventions de branche). </li></ul>’ Une seule solution: la croissance
  9. 9. Les questions qui se posent <ul><li>Les signes d’inquiétude :baisse de l’investissement industriel (9,2 % pour 2010). Secteur le plus touché: le textile-habillement (baisse de 54%), secteur le moins touché: IAA (+13%) </li></ul><ul><li>La lutte contre l’évasion fiscale sera-t-elle uniquement une question d’augmentations d’impôts (TVA, chauffage, immobilier) ? </li></ul><ul><li>Y aura-t-il une vraie campagne de lutte contre la fraude fiscale ? … on pense apercevoir quelques petits signes positifs. </li></ul><ul><li>La réduction des salaires dans les entreprises privées peut-elle contribuer à leur meilleure compétitivité ? </li></ul>
  10. 10. Quelques élèments de réponse à la question de la competitivité des entreprises <ul><li>Evolution du coût du travail par unité de produit 2001-7 : +20% en GR (zone euro =12,1% UE27 =13,8%). D’ où un premier indice de perte de compétitivité pour la GR. </li></ul><ul><li>Peut-on isoler ce phénomène de l’évolution de l’inflation dans le pays (22% pour la période 2001-7 contre 15% pour la zone euro) ? </li></ul><ul><li>La banque de GR (2006) :l’inflation en GR n’est pas le fait de la seule évolution des salaires. </li></ul><ul><li>la BCE (2006): le f ait inflationniste en GR est imputé pour 13% aux salaires, 20% aux impôts indirects et 67% aux bénéfices </li></ul><ul><li>Les deux ayant reconnu que la perte de compétitivité doit être imputée au différentiel d’ inflation… </li></ul>

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