Rapport sous comm_enseignement_biliogie_utm

923 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
923
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
2
Actions
Partages
0
Téléchargements
8
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Rapport sous comm_enseignement_biliogie_utm

  1. 1. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 1/22République TunisienneMinistère de l’Enseignement Supérieuret de la Recherche ScientifiqueUniversité de Tunis El Manar«L’éducation est l’arme la pluspuissante pour changer le monde».Nelson Mandela«L’Education est un gage de sécuritépour une petite nation».Dixit Vilhelm Sinellman(Philosophe finlandais)Le Meilleur moyen pour moins se tromper:débattre, discuter et réfléchir ensembleCommission Biologie de l’UTMSous-commission enseignementRéflexion sur la réforme de l’enseignement desSciences du VivantGroupe de réflexion :Atf AZZOUNA (FST) : CoordinatriceRabia MARZOUKI (ISSIT), Co-CoordinatriceChahrazed ELHEDFI (ISSBAT)Soufia CHABCHOUB (ISTMT)Jeannette BEN HAMIDA (ISSBAT)Said NOUIRA (FST)Juillet 2012
  2. 2. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 2/22PréambuleLe Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) a publié endécembre 2011 une note relative à l’organisation d’une consultation portant sur la réforme du système del’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, consultation faisant suite à un accord entre leMESRS et la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (FGESRS)daté du 05/10/2011.Lors d’une réunion tenue le 04/08/2012, une Commission Nationale tripartite représentant leMESRS, les Syndicalistes et les Universitaires, s’est constituée et s’est subdivisée en 4 sous-commissionstraitant les 4 axes de réflexion suivants :1. Système des études, des programmes et de la formation ‫والتكوين‬ ‫والمناهج‬ ‫الذراسات‬ ‫منظومة‬ ‫لجنة‬ .12. Recherche scientifique et ses structures ‫وهياكله‬ ‫العلمي‬ ‫البحث‬ ‫لجنة‬ .23. Carte universitaire et ouverture sur l’environnement ‫المحيط‬ ‫على‬ ‫والتفتح‬ ‫الجامعية‬ ‫الخارطة‬ ‫لجنة‬ .34. Gouvernance et ressources ‫والموارد‬ ‫الحوكمة‬ ‫لجنة‬ .4Dans le cadre de la réflexion sur la réforme de l’enseignement et de la recherche universitaires, unecommission de réflexion sur la Biologie a été créée à l’Université de Tunis El Manar (UTM) plus tôt, enavril 2012. Parmi les raisons qui ont motivé ce choix de travailler sur cette discipline on peut citer deux :1. La biologie ou Sciences du Vivant (SV) est le thème porteur dans ce monde du 21èmesiècle, lié aufoisonnement des disciplines aux multiples répercussions sur les autres secteurs (sociaux, économiqueset politiques). Ces répercussions se sont accompagnées de questionnements divers sur le rôle del’Université et de tout le système éducatif : Questionnement sur le statut de la recherche scientifique en SV : la part des recherchesfondamentales par rapport aux recherches appliquées et développementales, les questions éthiquesqui accompagnent ces recherches et leur impact socio-économico-politique. Questionnement sur le statut de l’enseignant et de l’étudiant vis-à-vis de l’enseignement de cesdisciplines pleines de controverses scientifiques et d’incertitudes autour des risques de leursapplications et soulevant ainsi des problèmes nouveaux méritant la participation de la société dans lesdébats et les prises de décision à leur propos. En d’autres termes, doit-on continuer à assurer unenseignement académique dont les seules compétences demandées à l’étudiant à sa sortie del’université sont un ensemble de connaissances détachées de tout contexte social ? Ou doit-onintroduire en plus cette formation cognitive classique une autre formation permettant le développementde nouvelles compétences préparant l’étudiant à jouer son rôle de citoyen capable de discuterdémocratiquement, de juger et de participer à la prise de décision éclairée.2. L’université de Tunis El Manar (UTM) regroupe plusieurs institutions où la Biologie est unediscipline importante : la Faculté des Sciences de Tunis (FST), l’Institut Supérieur des SciencesBiologiques Appliquées de Tunis (ISSBAT), l’Institut Supérieur de Technologie Médicale de Tunis(ISTMT), l’Ecole Supérieure de la Santé de Tunis (ESST), l’Institut Pasteur de Tunis (IPT), la Faculté deMédecine de Tunis (FMT), l’Institut Supérieur des Recherches Vétérinaires (IRVT). Plusieurs problèmesse remarquent dont le plus important est l’absence de coordination entre ces institutions sur les deuxplans de l’enseignement et de la recherche. Or, l’université n’est pas l’assemblage de plusieurs partiesmais une entité harmonieuse en son sein et avec son environnement socioéconomique. Elle doit viserson autonomie aux trois niveaux : finances, programmes d’enseignement et programmes derecherche en adéquation avec les autres universités et les besoins socio-économiques.Cette commission est donc, un cadre de réflexion groupant des représentants des institutions citésci-dessus. Ce cadre de travail essaiera de rompre avec les anciennes méthodes où quelques experts imposéspar les autorités de tutelle réfléchissent pour la totalité du corps enseignant et chercheur et où chaqueinstitution est cloitrée sur elle-même ignorant les activités de recherche et d’enseignement même au sein desa propre université.
  3. 3. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 3/22Deux sous-commissions ont été constituées au sein de cette commission, une s’occupant de laréforme de l’enseignement et l’autre de la réforme de la recherche en Biologie. Leur travail rejoint ainsile travail qui vient d’être entamé (Août 2012) par la commission de l’UTM et qui s’intéresse à toutes lesspécialités enseignées en son sein.Ici sera présenté le rapport de Réflexion sur la réforme de l’enseignement des Sciences du Vivant.A partir de cette réflexion nous essayerons d’élaborer une feuille de route permettant : d’une part, une concertation maximale avec la base pour établir un programme le plus consensuelpossible et le plus complémentaire, et d’autre part, une coordination entre les institutions internes à l’UTM, celles externes à l’UTM etles autorités politico-économiques pour que ce programme soit plus souple :- pour les étudiants leur permettant des choix réels en relation avec leurs compétences qui sedéveloppent et se découvrent pendant leur formation et pas avant ; ceci rendra la mobilité d’uneinstitution à l’autre plus facile, et les passerelles d’un parcours à un autre mieux orientées en relationavec ces compétences- et pour les demandes du pays par une évaluation continue de ce programme et son adaptationavec l’environnement socioéconomique.
  4. 4. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 4/22La RéflexionLa réflexion comprend trois volets : l’état des lieux, les problèmes et les propositions d’améliorationde l’enseignement des Sciences du Vivant au sein de l’UTM.1.Premier volet : L’état des lieuxSelon la nomenclature de la réforme LMD, les « Sciences du Vivant » est une mention du domainedes « Sciences et Technologies ». L’enseignement des Sciences du Vivant touche plus que le ¼ des étudiantsde l’UTM (28% d’après les données de Ministère de l’Enseignement Supérieur (MES) 2010-2011). Cechamp disciplinaire comprend trois pôles coexistant au sein de l’UTM dans différentes institutions : Le pôle Biologie dont les institutions principales sont la Faculté des Sciences de Tunis (FST), l’InstitutSupérieur des Sciences Biologiques Appliquées de Tunis (ISSBAT), l’Institut Supérieur des TechnologiesMédicales de Tunis (ISTMT) Le pôle Santé qui se trouve à la Faculté de Médecine de Tunis (FMT), l’Institut Pasteur de Tunis (IPT),Institut Supérieur des Sciences Infirmières de Tunis (ISST) et l’Ecole Supérieure de la Santé de Tunis(ESST) Le pôle Agricole est représenté dans l’Institut de Recherche Vétérinaire de Tunis (IRVT).Bien que les préoccupations principales de ces différentes institutions tournent autour d’un mêmethème fédérateur « le Vivant », elles travaillent presqu’isolément les unes des autres particulièrement enenseignement.Un des objectifs de la commission de Biologie est d’assurer une meilleure coordination entre cesinstitutions qui permettrait une complémentarité dans les programmes d’enseignement et de recherche etaméliorerait ainsi la qualité des diplômes et de la recherche en tenant compte de la réalité sociale etenvironnementale qui est actuellement très influencée par les Sciences du vivant et devrait être source et finde toutes les préoccupations. Ainsi, une dynamique devrait exister entre les différents parcoursd’enseignement et les besoins politico-socio-économiques. C’est l’approche par processus.1.1. Le pôle de la Santéa) La FMT assure principalement la formation des médecins et collabore avec la FST dans l’encadrementdes chercheurs. Mais ces collaborations entre scientifiques et médecins souffrent de part et d’autres dequelques problèmes qui devraient être résolus avec cette initiative de réflexion collective au sein del’UTM.b) L’IPT assure les fonctions d’analyse biomédicale, de production de sérums et de vaccins, ainsi que desactivités de recherche au sein de l’institut et en collaboration avec la FST concernant l’enseignement etl’encadrement. Mais, les mêmes problèmes cités ci-dessus doivent être résolus. L’IPT assure aussil’encadrement de la majorité des Projets de Fin d’Etude de la section BTM3 de l’ISTMTc) L’ISSIT forme des infirmières licenciées mais selon une approche médicalisée, par manqued’enseignants spécialistes universitaires en sciences infirmières et ne tenant donc pas compte del’apport du soin infirmier à l’individu dans sa complexité. L’institut ne dispose pas de locauxpropres, il est greffé sur ceux de l’Ecole des Sciences de Santé de Tunis ESST qui est chargée deséances de formation relevant du Centre Pédagogique. Ainsi l’institut est appelé à assurerl’enseignement avec un grand volet pratique par seulement une quinzaine d’enseignants plein tempsayant suivi des études infirmières ; sachant qu’un enseignant est tenu d’assurer la moitié (18h) du tempsd’enseignement des étudiants (36h /semaine), ce qui signifie qu’un enseignant est chargé de 77étudiants.Alors que les normes déterminent une vingtaine en TD et six étudiants en stage clinique.L’administration dispose de cinq bureaux uniquement, utilisés par le directeur, le secrétaire général,
  5. 5. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 5/22le secrétariat, le bureau d’ordre, le bureau du personnel, les finances, la scolarité et les examens. Un boxsert de magasin ; la salle de réunion et la bibliothèque sont communes aux deux institutions.Plus de la moitié du budget est accordé au payement des vacataires universitaires de tout bord ! Ilest à noter que le directeur n’est pas du domaine et qu’il n’existe, ni un Directeur des Etudes ni deConseil scientifique !L’enseignement se fait selon un seul parcours (766 étudiants) suivant le régime LMD mais sansMastère, ni Doctorat. Comme l’institut est sous une double tutelle sans aucun enseignant spécialisteuniversitaire plein temps, la confusion est à tous les niveaux.Avec des moyens quasi inexistants, il est aisé d’imaginer le mode de fonctionnement et son impact sur lesressortissants, dans un domaine aussi prometteur en employabilité tant à l’échelle nationalequ’internationale.Dans un souci de transparence, une question s’impose : de quel infirmier voudrait-on ? Si le choix est, àl’instar de ce qui se passe dans le monde entier, d’opter pour une approche par compétences, des mesuresurgentes doivent être prises.1.2. Le pôle de la Biologiea) L’ISTMT : forme les étudiants en 4 licences appliquées, deux licences de Génie Biomédical GBM(Radiologie et Imagerie médicale) et deux licences de Biotechnologies médicales BTM (Géniecellulaire et Génie Moléculaire). Or ces parcours existent dans d’autres institutions (ESST et FMT) etse font sans concertation entre eux. Par ailleurs, l’ISTMT forme des licenciés de haut niveau dans lasection biomédicale et recherches scientifiques non reconnus par la Faculté de médecine, l’IPT et laFaculté des sciences de Tunis. L’espoir d’emploi et donc faible ainsi que la possibilité de poursuivredes études de mastère et de doctorat.A côté de cette formation, l’ISTMT assure un cycle préparatoire Biologie-Géologie (BG) dont lesadmis poursuivent leurs études en dehors de cette institution. Parmi les propositions d’améliorationnous pensons que des licences fondamentales dans les mêmes spécialités peuvent permettre auxétudiants de choisir entre un cycle court ou un cycle long qui pourrait s’ouvrir sur la recherche et laformation d’une nouvelle ingénierie BIOMEDICALE absente en TUNISIE et même dans la majoritédes pays du GRAND MAGHREB. Tout ceci ne peut se réaliser convenablement sans la coordinationavec les autres institutions de l’UTM plus particulièrement les institutions du pôle de la Santé.Envisager un « Pôle de Santé » regroupant ces différentes institutions médicales et paramédicales est uneréflexion qui a émergé et qui améliorerait beaucoup la formation et la recherche.b) L’ISSBAT: forme en 5 licences appliquées, trois licences en Biotechnologie (Contrôle Qualité desProduits alimentaires CQPA, Contrôle et exploitation des microorganismes CEM, BiotechnologieVégétale BTV), deux licences en Protection de l’Environnement (Gestion des Bioressources GBR,Traitement et valorisation des rejets TVR). Ces différentes licences devraient être réfléchies enconcert avec les licences du département de Biologie de la FST.Selon la spécificité du parcours, ces cinq licences peuvent évoluer vers deux mastères « Technologiedu vivant et de l’environnement TVE » et « Management du risque MR ». .Toutes ces formations appartiennent à deux axes principaux : les Biotechnologies et la Protection del’environnement qui ont des relations étroites avec les pôles mentionnés au début de ce texte (Santé,Biologie et agriculture) auxquels nous pouvons ajouter l’environnement). Elles ne peuvent êtreefficaces que si on tient compte de leur relation avec ce qui ce passe dans les autres institutions del’UTM et également avec les institutions nationales hors UTM qui s’intéressent à ces champs de labiologie. Une révision de ces différents parcours est donc indispensable pour assurer une meilleurecoordination au sein de l’UTM particulièrement avec la FST qui s’intéresse aux mêmes problèmes, etpour éviter les chevauchements et tenir compte du contexte socio-économique.c) La FST : le Département de Biologie forme en 5 licences, 3 Licences Fondamentales (BiologieIntégrative BI, Biologie Moléculaire et Cellulaire BMC, Sciences de la Nature et Applications SNAavec les deux premières émergeant d’un tronc commun SV) 2 Licences Appliquées (Protection del’Environnement PE, Biologie Analytique et Expérimentale BAE) et un cycle préparatoire BG.
  6. 6. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 6/22Des licences fondamentales émergent plusieurs mastères de recherche (BI donne un mastère isoléBiologie des Ecosystèmes Aquatiques BEA, et un tronc commun Biologie Fonctionnelle BF qui sedivise en M1S2 en trois parcours) (BMC se divise en 6 parcours différents). Des licences appliquéesn’émerge qu’un seul mastère professionnel.En plus des problèmes cités plus haut du manque de coordination entre les institutions de l’UTM, ilsort des différentes formations de Biologie les incohérences suivantes : Les licences ne sont pas diversifiées dans leurs parcours et limitent les choix des étudiants :presque chaque licence évolue en un seul parcours ce qui est contradictoire avec l’esprit du LMDpermettre une souplesse et un choix entre différents parcours possibles. Le tronc commun SV unique entre BI et BMC qui favorise plus la Biologie moléculaireconsidérée comme un champ disciplinaire de pointe et plus valorisant que celui de la Biologie desOrganismes dévalorisée dans la réforme actuelle. La présence d’un mastère isolé des autres mastères (BEA) Le nombre très limité de mastères professionnels par rapport à ceux de recherche (1seul/10) L’absence d’une licence de SVT (Sciences de la vie et de la terre où le taux de géologie correspondapproximativement à 30% de celui de la Biologie) destinée à l’enseignement secondaire et que nepeut remplacer la licence SNA où le taux de Géologie est supérieur à celui de la Biologie ce qui nepourrait pas former de futurs enseignantsd) L’IRVT : est une institution de recherche qui collabore avec d’autres institutions par l’enseignement.Cette institution devrait collaborer plus avec la FST qui travaille dans le même domaine d’intérêt.1.3. Conclusion sur l’état des lieuxa) Les institutions de l’UTM ne travaillent pas en concert. De ces institutions peuvent pourtant seformer trois pôles en interaction : Un pôle de Santé regroupant FMT, IPT, ISSIT, ESST, ISTMT Un pôle SV regroupant FST, ISSBAT, IRVT, ISTMT Un pôle Ingénieur pouvant regrouper tous les cycles préparatoires de l’UTM (FST, ENIT, ISTMT).b) L’ISSBAT, l’ISSIT, l’ISTMT, l’ESST, ne forment qu’en cycles courts, ce qui mérite réflexion carles cycles courts et longs se complètent et ne peuvent être arbitrairement cloisonnés causant dommageà l’institution, à ses enseignants et à ses étudiants.c) La FST, à l’inverse, forme plus en cycle long, et les parcours appliqués et professionnels sonttrès réduits ce qui est une contrainte pour les étudiants orientés vers cette faculté.d) Les contenus de tous les parcours des différentes institutions se chevauchent ou se répètent àl’intérieur et à l’extérieur de l’UTM. Une ignorance presque totale de ce que fait chaque institutions’est remarquée et des aberrations ont émergé particulièrement dans le piétinement sur des domainesde compétences d’autres champs disciplinaires (particulièrement l’existence de spécialités quiappartiennent au domaine de la santé). Les contenus sont donc à revoir dans une vision decomplémentarité et de qualité qui ne peut être acquise qu’en tenant compte du contexte socio-économique et environnemental avec lequel interagit notre université et en définissant les champs decompétences de chacun.2.Deuxième volet : Les problèmes du système LMD en coursDans ce volet, nous allons analyser les différents problèmes en proposant à la fin de chacun uneproposition qu’on développera dans le troisième volet de ce rapport consacré aux propositions d’améliorationdu système LMD.D’après la note de cadrage (mars 2009), les objectifs du système LMD sont:1- Une mobilité inter et intra universitaire2- Un accompagnement de l’étudiant au cours de sa formation
  7. 7. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 7/223- Des contenus des parcours adéquats4- Des diplômes de valeurPour : Une reconnaissance nationale et Internationale des Diplômes Une Adaptation au marché de l’emploi Une Insertion professionnelle des jeunes diplômés La conception de projets et la création d’entrepriseOr, en se basant sur le nombre des diplômés insérés professionnellement, la plupart de ces objectifsn’a pas été atteint. Un échec dans l’application de la réforme est manifeste. Pour rechercher les causes de cetéchec, nous allons analyser les différents objectifs fixés par la note de cadrage :2.1. La mobilité des étudiantsElle est <10% au sein de la même institution (inter-parcours), entre les institutions de l’UTM, et àl’extérieur de l’UTM. L’étudiant est mal informé et ignore les modalités de la mobilité ; il passegénéralement par la réorientation universitaire pour accéder à d’autres filièresUn comité de coordination de l’enseignement semble nécessaire pour remédier à ce problème en prenanten charge :*L’information des étudiants sur la mobilité*Les conseils dont les étudiants ont besoin, des enquêtes auprès de ces étudiants, de leurs parents…*La valorisation des diplômes de l’UTM2.2. L’accompagnement des étudiantsIl est très insuffisant à cause de différents facteurs dont : Une répartition des effectifs déséquilibrée entre les petites et les grandes institutions : l’effectif desétudiants ne cesse d’augmenter dans les institutions nouvellement créées alors qu’elles manquent de cadreenseignant et de moyens logistiques. Au contraire, on assiste à une réduction des effectifs dans la grandeFaculté des Sciences de Tunis, qui malgré les moyens logistiques et pédagogiques défectueux, possède uncadre enseignant spécialisé et de grade supérieur plus important.Exemple de l’évolution des effectifs de première année de l’ISSBAT en 6 ansdepuis l’adoption du système LMD(PE1 : 1èreannée Protection de l’Environnement ; BT1 : 1èreannée Biotechnologie) Des critères de l’orientation universitaire mal établis : les bacheliers sont orientés directement vers desparcours qu’ils ignorent complètement sans leur laisser la possibilité d’évoluer progressivement et dedécouvrir leurs vocations et de choisir en remontant leurs cursus. Des moyens logistiques, pédagogiques insuffisants ou défectueux Un PAQ mal exploité : le projet PAQ a été confisqué par quelques enseignants du département deBiologie de la FST qui l’ont orienté vers des équipements moléculaires destinés essentiellement à larecherche et non pas à l’enseignement. Ce qui fait que son utilisation dans l’enseignement est très réduite.
  8. 8. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 8/22En conclusion, nous constatons un enseignement de masse où l’accompagnement est très faible. Nousdevons réfléchir aux critères d’orientation en attribuant une plus grande marge de liberté aux choix desparcours par exemple en entrant dans un tronc commun général et en s’orientant progressivement selon lesrésultats de l’étudiant. Il faut aussi réfléchir aux moyens d’amélioration du financement (conventions,formation continue…)2.3. La formation des étudiantsElle est transmissive et pour l’essentiel théorique : Cours magistraux TP/TD surchargés Mauvaise coordination entre la théorie et la pratique Équipements insuffisants ou inexistants, TP essentiellement très peu pratiques (remplacés par lesappareils audiovisuels) Taux des TP très faible et dévalorisés par rapport aux cours théoriques Effectif des enseignants faible dans certaines spécialités et certaines institutions Taux de contractuels très élevé par rapport aux permanents (environ 48% d’après les données duMinistère de l’Enseignement Supérieur (MES) 2010-2011)Ce qui rend l’efficacité des enseignements très faible et mérite une réflexion à d’autres méthodes commel’enseignement intégré assuré dans des classes à faible effectif et qui pourrait améliorer le développement del’apprentissage par compétence..L’instauration d’une formation des jeunes enseignants apparait également indispensable.2.4. Les contenus de parcoursIls sont à revoir à cause de plusieurs problèmes :1. Contenus réfléchis en fonction de l’enseignant et non des besoins2. Renforcement de la scission université-milieu socioéconomique : exemple : le déséquilibre entre certainesdisciplines valorisant plus le moléculaire sur l’organismique (chauvinisme); l’état de passivité debeaucoup de collègues malgré le malaise général!!)Réfléchir sur les contenus dans le sens d’une meilleure ouverture adaptable au marché et développer despartenariats avec différents Ministères semblent nécessaires.3. Absence de coordination entre institutions: Contenus comparables dans différentes institutions et parfois évalués par des commissions sectoriellesdifférentes Parcours « Pathologies » ne cessent d’augmenter dans des institutions non médicales ou paramédicales Contenus se recoupant malgré les parcours et les institutions différentes; contenus parfois incohérentsRéfléchir dans la vision de développer des parcours complémentaires et non concurrentiels entre les troispôles Santé, Agriculture et Biologie4. Déséquilibre dans le temps alloué aux différentes disciplines5. Couplage inexpliqué et parfois artificiel d’ECUE en UE6. Équilibrage artificiel entre monde animal et monde végétal (au moins en Botanique et Zoologie car ladiversité animale est 5 fois supérieure à celle végétale)7. Passage incohérent d’une année à l’autre8. Part des TP très faible/ cours théorique dans les licences appliquées qui constituent environ 75% deslicences enseignées en Tunisie (d’après les données du MES 2010-2011)Il faut donc réfléchir aux volumes horaires; à la semestrialisation; aux couplages des ECUE et à revaloriserles TP en quantité et qualité
  9. 9. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 9/229. Le contenu des Unités Transversales (UT) est à revoir impérativement dans une vision de certificationindépendante qui permettrait de motiver mieux les étudiants et d’avoir des certificats dans différentesdisciplines particulièrement les langues véhicules du savoir, les C2i et les TICE indispensables de nosjours aux différents métiers. On peut y intégrer d’autres unités de formation ciblant chaque métier10.Les Unités Optionnelles (UO) presque toutes obligatoires et semblables dans les différents parcours, alorsqu’elles peuvent aiguiller les parcours et assurer une culture généraleEn résumé*Unités Fondamentales UF: réfléchir à une formation progressive ouverte au départ, orientée en second etfinalisée à la fin avec obligatoirement un stage pratique surtout en Licence Appliquée et en MastèreProfessionnel, où se fera le développement de compétences bien ciblées*Unités Transversales UT: Penser à une certification parallèle (Anglais, C2i, TICE…)*Unités Optionnelles UO: les repenser en tant qu’unités d’aiguillage des parcoursUn comité de coordination des enseignements devrait être constitué pour pouvoir superviser toutes cesactivités pédagogiques2.5. La valeur des diplômesElle est très faible car dépend de nombreux facteurs dont :1. L’adéquation avec les besoins du marché réduite ayant pour causes l’absence de coordination au seinde l’UTM et avec les différents ministères2. Le développement de compétences ciblées: très limitée ayant pour causes : Un enseignement théorique nettement supérieur à l’enseignement pratique Une qualité des TP/TD très faible Une valeur des TP très faible Des stages d’intégration inexistants (PFE non contextualisés) PFE considérés comme une corvée Mauvaise coordination des PFE Un encadrement en stage clinique défaillant par manque de tuteurs qualifiés Les séances de TP au laboratoire sont inefficaces par manque de moyens et surtout les mannequins desimulations qui coutent très chers (24 milles dinars /pièce).3. L’évaluation des étudiants et des enseignants insuffisante à cause de : L’absentéisme en TP/TD non sanctionné La valeur des TP (20 ou 30%) insuffisante Le contrôle continu très chargé L’absence de notes éliminatoires, par exemple : (0 pour toutes les disciplines) (6 pour les disciplinesspécifiques des parcours) Le problème des critères de passage d’une année à l’autre L’absence du CV complémentaire qui doit accompagner le diplôme La rubrique « capitalisation et supplément au diplôme » n’est pas ouverte sur la plateforme « salima » Une évaluation par des enseignants ignorant les finalités des parcoursNous pouvons remédier à ces problèmes par :*La valorisation des TP en contenu et en évaluation*L’allègement du contrôle continu en se rabattant sur des TP bien faits*La sanction des absences par l’interdiction des examens*Des stages appliqués d’intégration avec 12 en TP pour les LA, en parallèle avec les PFE*Des stages validés par un professionnel et un universitaire spécialiste ; une note ≥ 12 en TP pour les LA, demême pour les PFE*Un CV complémentaire où est noté l’assiduité et toutes les activités de l’étudiant est exigé
  10. 10. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 10/223.Troisième volet : Quelques propositions d’amélioration de la réformeNous commençons par rappeler un des objectifs de la « Commission de Biologie » créée à l’UTM :assurer une meilleure coordination entre les institutions de l’UTM qui permettrait une complémentarité dansles programmes d’enseignement et de recherche et améliorerait ainsi la qualité des diplômes et de larecherche en tenant compte de la réalité sociale et environnementale. Pour arriver à cet objectif, créer unedynamique entre les différents parcours d’enseignement et les besoins politico-socio-économiques s’avèrenécessaire. C’est l’approche par processus.La figure 1 ci-dessous résume les trois pôles s’intéressant aux Sciences du Vivant (SV) au sein del’UTM, pôles appartenant au domaine des « Sciences et Technologies » et en interaction dynamique continueavec la réalité sociale et environnementale. Elle résume aussi les différentes institutions s’occupant des SV àl’Université Tunis El Manar et les relations pouvant exister entre elles et les différents champs des SV (pourplus de détails voir le premier volet de ce rapport « Etat des Lieux »).Les Trois pôles à l’UTMSantéRéalité sociale et environnementaleFSTISSBATISTMT IRVTDomaine des Sciences et TechnologiesBiologie AgricultureF. MédecineI. PasteurISSITESSTSFigure 1 : Les différents pôles des SV de l’UTM et les interactions entre eux et avec la réalité sociale et environnementale3.1. Réflexion épistémologique sur l’enseignement des SVPour donner des propositions de réforme de l’enseignement des SV à l’UTM et dans l’universitétunisienne en général, nous devons commencer par une réflexion épistémologique sur le pourquoi de cetenseignement et ses enjeux.3.1.1. Nécessité d’un changement de posture chez l’enseignant des SVDepuis la naissance de l’Humanité, l’Homme s’est intéressé au vivant qui l’entoure dans sonenvironnement proche puis éloigné. Au début, ses recherches étaient orientées par la curiosité et l’utilité qu’ilpeut tirer de ce vivant. Au fur et à mesure du progrès des méthodes d’investigations, d’échantillonnage,d’étude…, l’homme a commencé à se détacher de cet aspect utilitaire pour des objectifs scientifiques oumétaphysiques recherchant les causes de l’harmonie dans laquelle il vit. Une ère de recherche encyclopédistea régné pendant des siècles et a débouché sur une posture d’un scientifique détaché de sa réalité socio-environnementale, qui n’a d’objectif que percer les secrets de la nature et accumuler un savoir fondamentalde plus en plus précis mais complètement décontextualisé de cette réalité.Cette posture du chercheur s’est répercuté sur la posture de l’enseignant qui propose unenseignement fondamental spécialisé et donc cloisonné d’une part, et ne tenant pas compte des implicationssociales du savoir enseigné d’autre part.Mais, les Sciences et Technologies, en général, et les SV en particulier ne cessent de bouleverser lavie humaine par les domaines appliqués qui se développement avec une rapidité vertigineuse et par lesnouveaux rapports interdisciplinaires qui s’établissent de plus en plus. Ce qui explique la nécessité de
  11. 11. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 11/22nouvelles approches de recherche et d’enseignement devant tenir compte des deux nouveaux aspects :l’interdisciplinarité et les implications socio-économiques et environnementales. Un changement deposture devrait s’opérer chez le chercheur et l’enseignant des SV, sciences devenues surtout au 21èmesiècletrès contextualisées.Le passage des SV décontextualisées aux SV contextualisées sous-tend un passage d’unenseignement qui forme les étudiants à des compétences encyclopédiques, vers un enseignement qui viseune formation à deux types de compétences : les compétences encyclopédiques d’origine et nécessaires entout temps, à côté de compétences appliquées et professionnelles tenant compte de l’aspect social etinterdisciplinaire des SV. La figure 2 ci-dessous récapitule cette réflexion épistémologique :Nouveaux Besoins socio-économiques et environnementauxOr : Nouvelles Relations des SV avecLes Technologies L’environnementLa santéComment opérer un Changement de Posture? :SV contextualiséesPosture de l’enseignant actuel :SV décontextualiséesFormation à des compétences encyclopédiquesFormation à de nouvelles compétencesrépondant aux besoins contextualisésFigure 2 : Réflexion en rapport avec le changement de posture de l’enseignant des SV3.1.2. Le changement de posture et les nouvelles nécessités de l’enseignement des SVAvec cette réflexion épistémologique émergent de nouvelles nécessités dont il faut tenir compte dansl’enseignement des SV :3.1.2.1. Nécessité de formation de l’individu CITOYENLa première nécessité émane du qualificatif de « Question Scientifique Socialement Vive » (QSSV)donné par Simonneaux1et Legardez2(2006) qui caractérise de plus en plus les SV, qualificatif attribué à sesSV devenues controversées (vives) scientifiquement (pour le peu de consensus entre les chercheurs etl’incertitude scientifique qui persiste autour de ces sciences) et vives socialement (à cause de leursimplications et exigences sociales). Ces QSSV nécessitent ainsi une nouvelle formation : à la citoyenneté.Former un individu citoyen, c’est former un responsable capable d’analyser, de réfléchir, dediscuter, de donner son point de vue, de participer à la prise de décision à propos de ces questions et d’agirsur tous les plans : scientifique, social, éthique et politico-économique. Cette éducation citoyenne nécessite àson tour : Le développement des éducations à la santé, à l’environnement et au développement durable : quinécessitent elles mêmes une éducation au risque, à l’incertitude, à l’éthique, à l’esprit critique et de là à ladémocratie et aux droits de l’homme. L’enseignement des SV doit désormais tenir compte de tous cesaspects.1Laurence Simonneaux didacticienne de la Biologie et fondatrice en France des QSSV et des moyens de les aborderdans l’enseignement2Alain Legardez : didacticien de la sociologie, s’intéresse aux QSV en général et aux représentations sociales
  12. 12. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 12/22 Le développement de la médiation scientifique : une branche disciplinaire complètement absente enTunisie, mais, indispensable à la première nécessité qu’est l’Education à la citoyenneté, car elle permet deformer des étudiants dans la vulgarisation de ces OSSV pour les formuler plus simplement sans lesdéfigurer scientifiquement. Ces sciences doivent être modifiées de « sciences formelles » destinées à unpublic cible scolaire et universitaire réduit en « sciences informelles », accessibles au grand public quidoit participer à la discussion et à la prise de décision. Ce qui est d’ailleurs en faveur avec une éducation àla démocratie scientifique en particulier et à la démocratie générale dans son sens large. La médiationscientifique est une discipline en plein essor en occident et permet de rapprocher la science dure etincompréhensible de la société. Elle mérite d’être développée à l’UTM car elle peut s’ouvrir sur différentschamps (les musées scientifiques, les parcs scientifiques, les jardins, les grandes surfaces, les clubs desanté, l’art, le développement de productions didactiques, le journalisme scientifique lui-même…).3.1.2.2. Nécessité d’un enseignement interdisciplinaireEn plus de leur impact social, les SV du 21èmesiècle ont beaucoup progressé grâce aux échangeseffectués avec la plupart des disciplines scientifiques, sociales, économiques et politiques, échanges réalisésaprès une longue période de cloisonnement disciplinaire dus entre-autres choses à l’avalanche du savoir quiexige une spécialisation de plus en plus fine pour la maitrise de ce savoir en question, mais, dus aussi auchauvinisme développé au sein du même champ disciplinaire qu’est celui des SV, chauvinisme expliquéd’une part par la spécialisation nécessaire des biologistes mais surtout par la déviance de certains biologistesessayant de défendre des disciplines nouvelles (appartenant en général au « microscope » et au« moléculaire » comme la génétique et ses branches, la biochimie et ses branches, l’immunologie et sesbranches) aux dépens de disciplines plus anciennes considérées à tort comme dépassées. Ces disciplinesappartenant au « macroscope » en général comme la Systématique, la Biologie Animale et Végétale,l’Ecologie, la Physiologie, sont en fait des mégadisciplines qui ont souvent recours au « microscope » et au« moléculaire » et sont par conséquent interdiciplinaires par nature. Elles se sont égalementconsidérablement développées par leur ouverture aux applications médicales, agricoles et environnementalesmultiples.L’évitement de ce chauvinisme nécessite l’intégration de l’enseignement de l’interdisciplinarité surle plan théorique (par une explication historique et épistémologique de ce concept et de son avènement etprogression) et sur le plan pratique (par la réalisation d’enseignements en interdisciplinarité effectué pardifférents intervenants sur des thèmes fédérateurs de différentes disciplines comme les thèmes « Energie »,« Evolution », « Régulation »…Ainsi, on développera au sein de l’UTM, un enseignement en équipe, à la fois théorique et pratique,susceptible de limiter le chauvinisme destructeur qui est fortement remarqué dans les programmes LMDactuels des SV entre : les différentes disciplines : chauvinisme observé dans la réduction des biologies macroscopiques auxdépens des biologies microscopiques et moléculaires, le fondamental et l’appliqué : chauvinisme remarqué dans la valorisation et le favoritisme de la biologieappliquée au dépens de la biologie fondamentale, valorisation qui se contredit d’ailleurs avec ledéveloppement beaucoup plus important, surtout à la FST, des licences fondamentales- mastères derecherche et leur cloisonnement arbitraire et très rigide par rapport aux licences appliquées-mastèresprofessionnels, la théorie et la pratique : chauvinisme qui se remarque dans la dévaluation considérable en quantité eten évaluation des TP par rapport aux cours théoriques, le national et l’international : ce chauvinisme s’observe dans le développement de collaborationsinternationales plus importantes que nationales.La figure 3 ci-dessous récapitule les nouvelles nécessités émergeant des nouvelles SV avec sesnouvelles relations disciplinaires (telles que les biotechnologies, la biodiversité, l’environnement, ledéveloppement durable) et interdisciplinaires (telles que les relations avec la physique, la chimie,l’informatique, les mathématiques, la médecine, la pharmacie, l’éthique, la politique et l’économique)
  13. 13. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 13/22Domaines d’application variésImpact et exigences socialesSV contextualiséesNouvelles compétencesNouvelles nécessitésChamps disciplinaires variésPhys Chim Maths Inform MédecFormation del’individu CITOYENEnseignement Pluri,inter, transdisciplinaireautour de thèmes fédérateurs ex«énergie», «évolution», «régulation»Qui limiteraient le chauvinismeDisciplinaire,Théorique/pratiqueFondamental/appliquénationalQui peut intervenir aux niveauScientifique Social EthiqueSystème socio-politico-économiqueéducations à…MédiationscientifiqueFigure 3 : Les nouvelles nécessités de l’enseignement des SV3.1.3. Conclusion sur cette réflexion épistémologique : SV émergentiste et nécessitésA cause du caractère émergentiste des SV : Faisant émerger des nouveautés en relation avec nombreuses applications sociales, Faisant émerger de nouvelles relations avec divers champs disciplinaires,Les SV deviennent ouvertes sur différents domaines et métiers (industries, entreprises, enseignement,recherche….) en rapport avec la santé, les technologies, l’agriculture, le tourisme, la médecine… et ayant desinfluences sur différents environnements naturel, social, économique et politique.L’enseignement des SV doit accompagner cet aspect émergentiste par le développement de nouvellescompétences. Ces nouvelles compétences doivent elles même être émergentistes par : l’instauration d’une formation continue ouverte à tout demandeur, formation dans les différentsdomaines disciplinaires par l’actualisation des connaissances scientifiques en SV qui ne cessent de sedévelopper, une formation aux nouvelles exigences expliquées ci-dessus à savoir l’interdisciplinarité et leséducations à…Cet enseignement nécessite des approches pédagogiques et didactiques variées (observation,expérimentation, échantillonnage, traitement statistique, conceptualisation, simulation, modélisation,…)pouvant ainsi œuvrer à définir les besoins en compétences, leur spécificité et les moyens de les développeravec des critères de qualité garantissant l’employabilité et la concurrence.3.2. Les compétences à développer dans l’enseignement des SVPour les candidats ayant choisi de poursuivre leurs études après le bac dans le champ disciplinairedes SV, il est nécessaire qu’ils acquièrent : Une formation initiale dans ce champ de compétence validée par un diplôme final de licencefondamentale ou appliquée au bout de trois ans d’études universitaires. Une formation continue permettant l’actualisation des connaissances. Cette formation complémentaire àaccès libre des candidats de divers métiers et formations (entrant dans le cadre de la formation à vie) peutêtre motivée par une certification adaptative dans ces acquisitions nouvelles. Une formation certificative ciblant les compétences pour chaque métier
  14. 14. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 14/22Allant plus en profondeur dans la formation, on peut distinguer des formations en SV pour deuxgrands types de métiers : Le métier d’enseignant en SV avec ses différentes spécialités et ses différents niveaux Primaire(l’enseignement des SVT dans les 9 années de l’Ecole de base), Secondaire (l’enseignement des SVTdans les 4 années de Lycée) et Supérieur (l’enseignement des spécialités des SV dans les années deLicences et Mastères s’intéressant aux SV) Les métiers autres que l’enseignement des SV comme la création d’entreprise, l’insertion industrielleprivée et étatique, l’insertion dans divers champs de compétence comme dans les laboratoires divers(recherche, contrôle qualité, traitements environnementaux divers, pharmaceutiques, agroalimentaires,techno-médicales), dans l’élevage et la production animale, dans les centres de biotechnologies, dans lesbanques de gènes et dans les parcs et musées…Chaque type métier nécessite le développement de compétences spécifiques3.2.1. Les compétences nécessaires au métier d’enseignantDans le métier d’enseignant de SV, il est nécessaire d’acquérir des compétences en différentsdomaines nécessaires pour tout enseignant. Ces compétences peuvent être acquises par une certificationobligatoire parallèle au diplôme dan la discipline mère qui est soit les SVT : Sciences de la Vie et de la Terrepour l’enseignement de base et secondaire, soit une spécialité des SV dans le cas de l’enseignementsupérieur. Cette certification doit être obligatoire pour accéder à l’enseignement de cette discipline. Ellecouvre quatre compétences complémentaires :a) Un certificat en Sciences de l’Education : où doivent être acquises : La compétence à l’enseignement : par la formation en Didactique disciplinaire et professionnelle La compétence au savoir : par la formation en épistémologie de la discipline La compétence à l’apprentissage par la formation en pédagogie et en psychologie cognitive La compétence à l’évaluationb) Un certificat en Langues : véhicules du savoir : langue de recherche (anglais) et langue d’enseignement(arabe, français)c) Un certificat en C2i devenu obligatoire pour tout type de métierd) Un certificat en TICE (Technologies de l’Information et de la Communication en Enseignement) dont lanécessité s’impose dans les disciplines scientifiques en général et dans les SV plus particulièrement.e) Un certificat de formation pratique en enseignement par coaching obtenu par validation obligatoirede trois semestres de formation : Un premier semestre d’observation (observation d’un tuteur enseignant maitre d’application) Un deuxième semestre d’initiation (réalisation de séances d’enseignement accompagnées par letuteur) Un troisième semestre d’évaluation (réalisation personnelle de séances d’enseignement évaluées parle tuteur).3.2.2. Les compétences nécessaires pour des métiers autres que l’enseignementComme dans le métier d’enseignant, il est possible de valoriser la formation aux différents métiersprofessionnels comme ceux cités plus haut, par des certificats parallèles au diplôme obtenu : Un certificat en didactique professionnelle Un certificat en Droits de l’Homme et de l’Environnement Un certificat en Culture, Création et Gestion de l’entreprise Un certificat en langues (anglais, français, arabe) Un certificat en C2i Un certificat de stage pratique par coaching avec trois semestres comme pour l’enseignement.
  15. 15. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 15/22 Un projet de fin d’étude (PFE) pouvant être le début d’une carrière professionnelle. Pour avoir cettechance d’insertion professionnelle, l’élaboration des sujets de PFE doit suivre des critères rigoureux etoffrant des possibilités d’accès au travail. Pour essayer de réaliser cet objectif, des commissionsspécialisées pour chaque parcours appliqué doivent se former pour discuter les partenariats possiblesavec le milieu socio-économique en relation avec les besoins de chaque partenaire, et élaborer des sujetsrépondant à ces besoins. La réalisation des PFE doivent être supervisées en collaboration avec lespartenaires qui peuvent consolider ces projets par les trois semestres de stages mentionnés ci-dessus.3.2.3. ConclusionLa formation aux différents métiers des SV doivent répondre à certains critères de qualité quipeuvent garantir l’emploi et améliorer le niveau de nos diplômes. A côté des diplômes, nous pouvonsenvisager une certification parallèle couvrant les compétences nécessaires à chaque métier. Cettecertification doit être valorisée par des stages pratiques dans le milieu professionnel de chaque métieraccompagnés par des PFE.D’après ces nouvelles propositions, il apparait que les anciennes Unités d’Enseignement (UE)nommées dans le système LMD UE transversales UET sont remplacées par des certificats multiplesobtenus en parallèle avec le diplôme couvrant les UEF (Unités d’enseignement fondamental). Cetteproposition a été avancée après avoir remarqué l’échec de la formation transversale et le taux d’absentéismeélevé dans cette formation. Elle a été suggérée par la proposition de notre président de l’UTM de développerun pôle d’anglais avec une certification indépendante. Pourquoi ne pas généraliser la certification à tous lesaspects valorisant les diplômes ?Tous ces aspects s’intéressant au développement de compétences doivent être coordonnés au niveaud’une structure à créer au sein de l’UTM et qui peut être appelée « Pôle Pédagogique » qui prendra encharge, en plus d’autres tâches qu’on développera plus bas, tous les aspects de formation certificative auxdifférents métiers ou de formation continue dans certaines innovations scientifiques qui accompagnent laformation diplomante.Cette certification mérite d’être réfléchie et son application nécessite un accompagnement par leMESRS pour exiger la présentation de ces certificats dans les dossiers de demande d’emploi. Un certainnombre de certificats doit être exigé pour être recruté dans chaque métier. D’un autre côté, chaqueemployeur doit encourager ses employés à la formation continue certificative (particulièrement pour lesanciens recrutés) par la couverture des frais de formation d’une part, et par la valorisation de cetteformation par des échelons rémunérés en conséquence d’autre part.3.3. Les métiers des SVAprès le baccalauréat, l’étudiant peut être orienté soit vers des études courtes ou licences appliquées(LA), soit vers des études longues : Licences Fondamentales (LF) ou cycles ingénieurs. Les LA peuvent sepoursuivre par des mastères Professionnels (MP) et à un degré moindre (sélection par la performance dudossier déposé) à des mastères de recherche (MR). De même, les LF peuvent continuer par des MR puis desDoctorats et selon la demande de l’étudiant vers des MP. (figure 4)
  16. 16. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 16/22Les cycles de formation des Sciences du VivantBac SciencesEtudes courtes Etudes longuesLicences fondamentales IngénieursLicences appliquéesMastères professionnels Mastères rechercheDoctoratsFigure : Les différentes étapes (flèches blanches) et les passerelles possibles (flèches vertes) dans les différentscycles courts et longs universitairesCes différentes possibilités de passerelles (figure 4 : flèches vertes) sont très limitées à cause ducloisonnement très artificiel et rigide entre les différents parcours surtout entre LA et LF, et à cause del‘orientation précoce et arbitraire des bacheliers vers des parcours qu’ils ignorent complètement leurlaissant une marge de choix très réduite dans la progression de leurs études et la découverte de leursperformances. Le schéma du LMD actuel s’avère donc en contradiction avec les objectifs de la réforme cartrop rigide et à choix très limités pour l’étudiant.Or, un savoir ne peut être utile que s’il fait partie intégrante de la carte conceptuelle de l’étudiant.Ce dernier doit construire de lui-même son parcours en étant guidé par ses résultats et la découverte deses propres performances et vocations. Une vision de cette souplesse est possible si elle tient compte de laliberté de choix des parcours et de la possibilité de mobilité effective entre les parcours et entre lesinstitutions, du moins celles de l’UTM. Ce but peut être atteint en optant pour une formation non cloisonnéeet générale au début du cycle, évoluant progressivement vers une finalisation de plus en plus précise duparcours choisi selon les performances déduites des résultats de l’étudiant. La figure 5 représente un exemplede vision souple d’une formation en SV permettant une orientation progressive vers des choix multiples deparcours fondamentaux et appliqués et une mobilité potentielle facile.Cette vision permet aussi d’envisager une semestrialisation complète de la formation aussi bien dansl’enseignement que dans l’évaluation où tous les examens des deux sessions principale et de rattrapage sepassent à la fin de chaque semestre.Formation souplePar exemple en SVL1-S1: Tronc commun (formation générale)L1-S2: Découverte (Sciences du Vivant)L2-S3: Pré-Orientation (BMC, B Organismes, SVT)L2-S4: Orientation (parcours variés et multiples)L3: Finalisation du parcoursPossibilité de semestrialisationExamen principal et contrôle à la fin de chaque semestreFigure 5 : Exemple d’une Représentation de l’évolution du cursus d’un étudiant en SV
  17. 17. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 17/223.3.1. Les orientations possibles des SV à la FST, à l’ISSBAT et à l’ISTMTLa figure 6 ci-dessous regroupe les différentes formations qui peuvent être développées encomplémentarité dans les institutions mentionnées dans le titre tout en respectant la spécificité de chaqueinstitution et sa collaboration avec les institutions de santé de l’UTM sans chevauchement avec les domainesde compétence de ces institutions médicales et paramédicales. Les contenus de ces différentes formationsdoivent être réfléchis collectivement en tenant compte des problèmes soulevés précédemment dans laperspective de les éviter, et en tenant compte également des formations transversales qui doivent êtreprésentées comme une formation certificative parallèle à la formation diplomante.Les métiers des Sciences du Vivant SVFST ISSBATLicences appliquées Licences fondamentales Cycle préparatoireMastères professionnels Mastères rechercheIngénieurs«Licenciés»AgrégationDoctorat RechercheSantéBiotechnologieAgricultureEnvironnementSantéBiotechnologieAgricultureEnvironnementBiostatistiquesMédiation scientifiqueTICEModèlesBMCParcours diffB. OrganismesParcours diffSVTMastères EnseignementBMC BV/PV BA/PASantéAgricultureEnvironnementBiotechnologieBiophysiqueBioinformatiqueBiostatistiqueModélisationBMCBA/PABV/PVSciences del’EducationFigure 6 : Différents cycles de formation courts et longs et leurs domaines d’application (encadrés jaunes)Explication de la figure 6Les flèches noires verticales indiquent les différents choix en LF SV2-Semestre 1 avec trois choixpossibles (BMC : Biologie Moléculaire et Cellulaire, BO : Biologie des Organismes, SVT : Sciences de laVie et de la Terre) lesquels doivent se ramifier en au moins deux parcours pour chaque choix à partir de L2-Semestre4.La Licence SVT est une licence dont le % de ST ne dépasse pas 30% (normes françaises) et quipermet de s’orienter vers une formation en M1-M2 Sciences de l’Education destinée à l’enseignement àl’école de base ou au lycée.Le mastère de recherche peut être subdivisé au début (M1S1) en trois parcours suivant les troisjurys de recrutement en biologie (flèches noires inclinées) (BMC, BV/PV (biologie et physiologie végétale),BA/PA (biologie et physiologie animale) puis vers trois doctorats séparés pouvant porter sur une desspécialités mentionnées dans l’encadré rouge correspondant.Les flèches rouges indiquent le chemin à suivre pour chaque type de formation :*LA donne des licenciés qui peuvent continuer par des MP*LF donne des Licenciés pouvant continuer par des MR et des Doctorats*Cycle préparatoire peut évoluer vers le cycle ingénieur lequel peut continuer par un doctoratLes flèches vertes montrent les possibilités de passerelle
  18. 18. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 18/22Remarque :L’agrégation en SVT est la seule agrégation qui n’existe pas en Tunisie. Elle peut être instaurée àpartir de la licence fondamentale SVT ou du cycle préparatoire BG après un complément de formation enSVT. Ce diplôme peut évoluer vers un doctorat d’enseignement ou de recherche.3.3.2. Les orientations possibles des SV pour l’ISTMTActuellement, cet institut ne forme qu’en cycle court pour donner des diplômes en 4 licences ayantun rapport important avec le domaine de la santé en général. Le cycle préparatoire passe le concours etcontinue le cycle ingénieur dans d’autres institutions.Il est préférable qu’il y’ait à côté, des licences fondamentales dans les mêmes parcours déjà présentsqui peuvent déboucher vers la recherche ou vers l’ingéniorat. Cet institut pourra ainsi former des ingénieursspécialistes dans le domaine du génie électronique et le génie biologique où peuvent également accéder lesadmis dans le cycle préparatoire (figure 7).Mais, tous ces projets ne peuvent se réaliser convenablement qu’en concertation avec les institutionsde la santé dans un « pôle de santé » bien harmonieux.Métiers possibles de l’ISTMTLicences appliquées Licences fondamentales Cycle préparatoireGénie Bio-Médical BioTechnoMédicaleIngénieursGénie cellulaire Génie moléculaireImagerie RadiologieA coordonner avecF. Médecine; F. desSciences ; Inst PasteuretESSTSFigure 7 : Proposition du devenir de la formation à l’ISTMT3.3.3. Les orientations possibles à l’ISSIT et l’ESSTSi, à l’instar de ce qui se passe dans le monde, le choix se porte sur des études en soin de qualité aucitoyen, les études infirmières doivent basculer dans une approche par compétences. Celle-ci atténuerait larupture entre le parcours d’études et la pratique professionnelle d’une part et le « saucissonnage » du savoird’autre part. L’approche dans les études infirmières doit être intégrée nécessitant l’interdisciplinarité quipermettra l’enrichissement du fondamental en sciences infirmières ; mais une telle approche exige unegestion du point de vue didactique capable d’articuler les différents savoirs et leur mobilisation dans uneréalité complexe et changeante.Outre les moyens matériels et financiers, le renforcement de la poursuite des études des jeunes àl’étranger, l’encouragement du retour des tunisiens universitaires dans le domaine infirmier et la facilitationde visites de conférenciers spécialistes du domaine sont une nécessité urgente.L’apport des disciplines apparentées (médecine, biochimie, pharmacologie, physiologie, sociologie,psychologie...) doivent être enseignées d’un angle infirmier ; par exemple à travers les situations problèmesafin de donner du sens à tous ces savoirs en place et permettre leur exploitation dans l’intérêt du citoyen
  19. 19. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 19/22malade ou en santé. Les possibilités d’ouverture du champ d’activité infirmier est immense et le plus qu’ilpeut apporter à la santé est dans l’intérêt de tous.Si l’on considère que le domaine de la santé devrait être centré sur l’individu en interaction avecson environnement, il émerge trois spécialités complémentaires : celle des Médecins qui étudient laMaladie, celle de l’Hôtellerie hospitalière et celle qui s’enseigne à l’ISSIT et à l’ESST et qui s’occupe dessoins de santé. Ces derniers doivent prendre l’individu en soin dans sa réalité complexe que l’on peutsubdiviser en 4 familles de situations. L’étudiant en LA « Sciences Infirmières » suit une formation généralequi doit tenir compte des propositions mentionnées ci-dessus. Mais, il doit avoir aussi la possibilité des’ouvrir sur des spécialités propres au domaine des « Sciences infirmières » actuellement inexistantes enTunisie. Celle-ci se ferait par le choix d’une des 4 familles de situations (figure 8)PENSÉE EN AMONTLa maladie:Médecine Soins de santé dans une approcheparadigmatique et s’appuyant surle savoir scientifique en soinHôtelleriehospitalièreL’individuISSIT ESSTSUne réalité complexe subdivisée en familles de situationsUn parcours en Sciences infirmièresDes options / familles de situationsDomaine de la santé centré surl’individu en interaction avec son environnementFigure 8 : Réflexion sur le pourquoi de la propositionDans la figure 9, nous proposons un schéma de formation pouvant s’ouvrir sur une spécialisation enmastère et en doctorat selon ces quatre familles de situations de soins.Proposition pour les métiers des Sciences infirmièresSituationcritiqueSituationde doléanceSituation deprécaritéS. individudans sonenvironnementInfirmière polyvalente ETUDES en SCIENCES INFIRMIERES  REALITE SANITAIREM2,DoctoratRecherchespécialités,enseignement Famille Scolaire Travail Périnatalité Environnement Handicap, Réadaptation PsychiatrieAinés Chronicité souffrancesphysiques etpsychologiquesDialyse,bloc, post op,réanimationurgencesMastère M11 Famille desituationsLA SIUn parcours,différentesoptionsFigure 9 : Proposition d’une formation à l’ISSIT
  20. 20. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 20/22Une infirmière polyvalente pourrait ainsi s’inscrire en mastère 1 (M1) selon son choix en une des 4familles de situation (critique, de doléance, de précarité ou de l’individu dans son environnement). La figuredonne des exemples de chaque situation dans les encadrés rouges. Et les flèches vertes expliquent lespossibilités de passerelle d’une famille à l’autre (figure 9).La spécialisation peut être plus poussée vers un M2 et en Doctorat de spécialité qui développerait larecherche en Soins infirmiers et formerait nos propres enseignants universitaires spécialistes de ce domainede compétence.4. Comment assurer la gouvernance de l’axe SV au sein de l’UTM ?En tenant compte de tout le projet de réflexion que nous venons de présenter sur l’avenir des SV(Sciences du Vivant) au sein de l’UTM et au sein du MES, trois domaines apparaissent en interactionpermanente : il s’agit de la « Recherche », de « l’Enseignement » et « l’Environnement politico-socio-économique » (figure 10).Trois « Comités de coordination », un pour chaque domaine, paraissent nécessaires pour assurerune organisation cohérente et un fonctionnement harmonieux et bien régulé entre ces trois domainestendant vers la Gouvernance et l’autonomie de l’UTM (figure 10).Un « Conseil de Biologie » superviserait les activités des trois comités et permettrait la coordinationde leurs relations autour des concepts centraux des Sciences du Vivant et de leurs champs d’intérêt. Pouracquérir sa gouvernance, ce conseil devrait baser ses activités sur les trois concepts fédérateurs :« Réflexion », « Intégration », « Compétence ». Il pourrait ainsi tendre vers le contrôle de ses entrées etsorties en tenant compte des données recueillies par le « Comité de Communication avec le SystèmePolitico-Socio-économique » (figure 10).Comité de coordinationde l’enseignementComité de coordinationde la rechercheComité de communication avec lesystème socio-politico-économiqueConseil deBiologieGuide pédagogiqueGuide de rechercheDomaines d’applicationSantéMinistères concernésAgriculture Environnement Education Planification Développement EmploiFigure 10 : Relations entre les trois Comités, le Conseil et les différents Ministères
  21. 21. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 21/225. Les fonctions possibles des différents comités et du conseil5.1. Le « Comité de Coordination de l’Enseignement »Ce comité peut se charger de :a) L’évaluation des besoins en compétences du pays par : Le suivi du travail du comité de communication avec le milieu politico-socio-économique L’identification des besoins de ce milieu La définition des parcours et de leurs objectifsb) La réflexion sur les contenus pour les adapter par : Le suivi de la mise à jour des parcours selon les objectifs fixés La coordination intra-, inter- et extra-UTM entre les différents parcours La détermination des critères de qualité des diplômesCette deuxième fonction du comité peut permettre de réaliser un« Guide Pédagogique »contenant les différents parcours, leurs objectifs et leurs descriptifs, mis à jour selon les besoins.c) La relation avec les étudiants par : L’information et les conseils sur la mobilité, les diplômes, les compétences demandées La réalisation d’enquêtes et de questionnaires avec les étudiants, les parents, la société civile.d) La coordination du « Pôle Pédagogique » qui pourrait être constitué pour assurer : La supervision de la formation au métier d’enseignant et autres métiers La supervision de la « Formation Continue Ouverte » qui pourrait se développer au sein de l’UTMet assurer une certaine autonomie financière grâce aux conventions de formation que peut signerl’université avec différents partenaires politiques ou socio-économiques.e) La coordination des stages pratiques dans le milieu professionnel et des PFE5.2. Le « Comité de Coordination de la Recherche »Ses fonctions peuvent être :a) La coordination entre les trois domaines des SV : Le domaine de la Biologie et ses relations avec l’Agriculture, la Santé, et l’Environnement Le domaine Médical Le domaine Paramédicalb) La relation et la coordination avec l(es) Ecole(s) Doctorale(s) : réflexion sur son mode defonctionnement, ses prérogatives dans la formation des chercheurs, les invitations des conférenciers,l’organisation des colloques, l’attribution des bourses et des missions, les commissions des thèses, lesjurys de soutenance…c) Mise en réseau des publications, projets, colloques…d) Relation avec les chercheurs : collecte d’information sur leurs centres d’intérêt, inquiétudes, et autresinformations
  22. 22. UTM – Commission Biologie – Sous-commission enseignement Page 22/225.3. Le « Comité de Communication avec le Milieu Politico-Socio-économique »Les fonctions de ce comité peuvent être :a) Le suivi des partenariats avec les différents ministèresb) Les relations avec les différents milieux socio-économiques : Contact de ces milieux (CHU, CITET, APAL, Cité des Sciences, Grandes surfaces, Parcs, Musées,Sidi Dhrif… Supervision des stages d’intégration dans les différentes institutionsc) La relation avec la société : parents, étudiants, enseignants, syndicats pour des renseignements divers :valeurs des diplômes, stages possibles, formation continue…d) La relation avec l’étranger : partenariat, certification, échange…5.4. Le « Conseil de réflexion sur la Biologie »Ses rôles possibles sont :a) La coordination entre les trois comitésb) La réflexion sur les SV et leurs enjeux sociétauxc) L’intégration des champs disciplinaires entre eux et avec l’environnement socio-économiquePour être efficace, ce conseil doit comprendre en plus des scientifiques, les coordinateurs des troiscomités, un épistémologue et un sociologue.

×