Pharmaco economie 6oct2013-v4

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Pharmaco economie 6oct2013-v4

  1. 1. La pharmaco-économie Prof Ag. Aounallah-Skhiri Hajer INSP Hammamet, le 06 octobre 2013 Réunion de lancement des consensus professionnels Association de Promotion de la Pneumologie et de l'Allergologie (APPA)
  2. 2. Introduction • Devant la multitude des choix thérapeutiques, • Les différences de leurs résultats (Efficacité, Innocuité) • L’augmentation des dépenses liées aux soins dans un contexte de « diminution des ressources pour la santé»  Les considérations de coûts prennent de plus en plus d’importance  L’évaluation médicoéconomique et en particulier la science de la pharmaco-économie se développe
  3. 3. La justification de l’évaluation économique L’objectif de l’évaluation économique est de - Aider à prendre la bonne décision en matière d’allocation des ressources pour la santé  Optimiser les dépenses de santé pour en tirer le meilleur service à moindre coût
  4. 4. Définitions Pharmaco-économie = analyse comparative simultanée des coûts et des conséquences de stratégies thérapeutiques alternatives Coût = Total des ressources consommées pour produire un bien ou un service
  5. 5. Typologie des coûts 1.Les coûts directs médicaux, relatifs aux biens et services de santé relevant du secteur sanitaire comprenant les coûts hospitaliers et les coûts ambulatoires 2.Les coûts directs non médicaux générés par les traitements eux-mêmes mais concernant des ressources non sanitaires (transport, aménagement de logement, aide domestique, services sociaux) 3.Les coûts indirects coûts non médicaux n’ayant pas de rapport direct au traitement surtout les pertes de production du fait de l'absence au travail mais aussi le travail domestique (non marchand), voire le temps de loisir perdu
  6. 6. La place de l’évaluation économique • Dans les pays occidentaux, elle est souvent intégrée au dispositif d'évaluation des produits de santé en aval de l’évaluation médicale • Ce critère est souvent présenté comme la 4ème haie (fourth hurdle) - Pour passer ce 4ème obstacle, la nouvelle stratégie doit avoir un profil économique favorable, défini par son ratio incrémental coût-efficacité Toxicité Qualité Efficacité Efficience
  7. 7. L’évaluation pharmaco-économique : une démarche comparative Stratégie thérapeutique A Ressources consommées Résultats Ressources consommées Stratégie thérapeutique B Résultats Différence de coût ? Différence d’efficacité ? Stratégie A Stratégie B
  8. 8. L’évaluation pharmaco-économique : une démarche comparative Stratégie thérapeutique A Ressources consommées Résultats Ressources consommées Stratégie thérapeutique B Résultats Différence de coût ? Différence d’efficacité ? Stratégie A Stratégie B Vaut-il mieux affecter des ressources au programme A ou au programme B ? - problématique d'allocation efficiente ou optimale des ressources - on considère pour cela le ratio différentiel
  9. 9. Les étapes d’une évaluation économique • Le travail d'analyse des coûts et des conséquences peut être décomposé en 5 phases : Conception (type d’étude, stratégies comparées, horizon temporel…) Identification (des postes de coût, des conséquences qualitatives ou quantitatives sur la santé) Mesure (des éléments de coût et des conséquences sanitaires) Valorisation (du volume des ressources consommées, transformation des effets de santé) Interprétation (des résultats coûts/conséquences respectifs des stratégies)
  10. 10. L’évaluation pharmaco-économique : une démarche comparative • Selon la manière de mesurer les effets des traitements, On distingue trois approches d’évaluation économique
  11. 11. L’évaluation pharmaco-économique : une démarche comparative Stratégie thérapeutique Ressources consommées Résultats Efficacité : Morbidité Mortalité Utilité : QALYs Années ajustées pour la qualité Bénéfice : Coûts économisés Autres bénéfices (Willingness To Pay) ACE : analyse coût-efficacité Coûts générés : Coûts médicaux et non médicaux ACE ACU ACB ACU : analyse coût-utilité ACB : analyse coût-bénéfice
  12. 12. Les types d’évaluation économique Analyse coût-bénéfice (ACB) Analyse coût-utilité (ACU) Analyse coût-efficacité (ACE) Conséquences en unités physiques En termes de bien-être En termes monétaires
  13. 13. Analyse coût-efficacité Répondre à la question : Entre deux ou plusieurs alternatives, présentant des coûts et des efficacités différentes, laquelle présente le meilleur rapport entre son coût de traitement et son efficacité clinique ? Exp :Soit deux médicaments A et B d’efficacité différente, quel est le coût par patient guéri pour le médicament A par rapport au médicament B?
  14. 14. Analyse coût-efficacité  Méthode utilisée pour comparer deux ou plusieurs médicaments non équivalents sur le plan thérapeutique  Efficacité du traitement évaluée selon une mesure thérapeutique prédéterminée, par exemple:  Patients guéris  Décès évités; années de vie gagnées  Baisse de la pression artérielle ou de l’hémoglobine glycosylée
  15. 15. Analyse coût-efficacité Exemple 1
  16. 16. Exemple d’analyse coût- efficacité:coût de 2 alternatives thérapeutiques (diabète) Coût unitaire (USD)* Nombre d’unités Nombre de patients Coût total (USD) Médicament A Coût du médicament 40 12 100 48 000 Coût du laboratoire 20 1 100 2 000 Evénement indésirable 50 2 100 10 000 Médecin 25 2 100 5 000 Total 65 000 Médicament B Coût du médicament 25 12 100 30 000 Coût du laboratoire 20 2 100 4 000 Evénement indésirable 50 3 100 15 000 Médecin 25 3 100 7 500 Total 56 500
  17. 17. Exemple d’analyse coût-efficacité: bénéfices des médicaments • Efficacité= (résultat clinique): Nombre de patients montrant une diminution ≥ 1 % de l’hémoglobine glycosylée sur une année • Efficacité Médicament A Médicament B 25 patients/100 19 patients /100
  18. 18. Analyse coût-efficacité: rapport coût-efficacité différentiel Comparaison entre les médicaments A et B pour 100 patients sur une année Médicament A Médicament B Coûts nets USD* 65 000 56 500 Efficacité Nombre de patients montrant une diminution ≥ 1 % de l’hémoglobine glycosylée 25 19 Rapport coût-efficacité différentiel (ratio différetiel)= (65 000-56 500)/(25-19) = USD 1416,67 par patient montrant une diminution ≥ 1% de l’hémoglobine glycosylée avec A vs B * USD = dollars des Etats-Unis d’Amérique
  19. 19. Analyse coût-efficacité Exemple 2
  20. 20. Coût du traitement et mortalité Source: Australian Prescriber, 1996, 19(2): 52–54. Analyse coût-efficacité de deux thrombolytiques dans l’infarctus du myocarde aigu (IM) en Australie (1) Traitement classique de l’IM + - streptokinase (SK) Activateur du plasminogène (TPA) Coût (millions AUD)/1000 cas 3,5 3,7 5,5 Nb décès 120 90 80
  21. 21. • Différence entre traitement avec SK et traitement classique de l’IM en: • Coût du traitement = AUD 3,7 – 3,5 millions/1000 cas = AUD 0,2 million/1000 cas = AUD 200/cas • Nombre de décès évités = 120 – 90 = 30 décès évités /1000 cas traités • Rapport coût-efficacité différentiel = AUD 0,2 million/30 vies = AUD 6700 par vie sauvée Analyse coût-efficacité de deux thrombolytiques dans l’infarctus du myocarde aigu (IM) en Australie (2)
  22. 22. • Différence entre traitement avec TPA et traitement classique de l’IM : • Coût du traitement = AUD 5,5 – 3,5 millions/1000 cas = AUD 2,0 millions/1000 cas = AUD 2000/cas • Nombre de décès évités = 120 – 80 = 40 décès/1000 cas traités • Rapport coût-efficacité différentiel = AUD 2,0 millions/40 vies = AUD 50 000 par vie sauvée Analyse coût-efficacité de deux thrombolytiques dans l’infarctus du myocarde aigu (IM) en Australie (3)
  23. 23. • Différence entre traitement de l’infarctus du myocarde avec TPA et avec SK : • Coût du traitement TPA vs. SK = AUD 2,0 – 0,2 million/1000 cas = AUD 1,8 million/1000 cas = AUD 1800/cas • Nombre de décès évités = 90 – 80 = 10 décès/1000 cas traités • Rapport coût-efficacité différentiel = AUD 1,8 million/10 vies = AUD 180 000 par vie sauvée Analyse coût-efficacité de deux thrombolytiques dans l’infarctus du myocarde aigu (IM) en Australie (4)
  24. 24. • Si l’on ne dispose que d’un budget de AUD 500 000, quel médicament choisir ? • Avec SK : • Nombre de cas pouvant être traités = 500 000/200 = 2500 cas • Nombre de vies pouvant être sauvées = (30/1000)x 2500 = 75 vies • Avec TPA : • Nombre de cas pouvant être traités = 500 000/2000 = 250 cas • Nombre de vies pouvant être sauvées = (40/1000) x 250 = 10 vies Analyse coût-efficacité de deux thrombolytiques dans l’infarctus du myocarde aigu (IM) en Australie (5)
  25. 25. -TPA légèrement plus efficace et sauve un peu plus de vies que la SK (40 vs. 30/1000 traités), -Mais, en tenant compte du coût, nombre de patients traités et de vies sauvées plus élevés en utilisant la SK.  En d’autres termes, le coût excédentaire du TPA vs. SK est si élevé (AUD 180 000 par vie sauvée) qu’avec le budget limité dont on dispose on pourrait traiter moins de patients et sauver moins de vies en utilisant le TPA plutôt que la SK. Analyse coût-efficacité de deux thrombolytiques dans l’infarctus du myocarde aigu (IM) en Australie (6)
  26. 26. Analyse coût-efficacité : mesure de l’efficacité Conséquences (efficacité) mesurées par des indicateurs naturels exprimés en unités physiques très divers •Très grande diversité des indicateurs possibles •L'essentiel : choisir une mesure adéquate de l'impact des traitements
  27. 27. Analyse coût-efficacité: mesure de l’efficacité La mesure peut porter sur différentes dimensions selon le type de produit, le type d’étude et la disponibilité des données.
  28. 28. Analyse coût-efficacité : mesure de l’efficacité Mesure de morbidité ou de mortalité Variable clinique Paramètre pharmacologique ou biologique – demi-vie du produit, – efficacité microbiologique, – densité osseuse, – Hémoglobine glyquée – taux de cholestérol – délai avant retour à activité normale – jours sans symptômes – nombre de personnes immunisées – complications de l’hyperlipidémie ou du diabète – années de vie – décès
  29. 29. Analyse coût-efficacité Efficacité expérimentale vs. Efficacité réelle (+++) Efficacité intermédiaire vs. Efficacité finale => L’utilisation d’indicateurs d’efficacité intermédiaire soulève deux difficultés : • Comparaison: seuls les traitements ayant cette action intermédiaire (baisse de la TA) qui peuvent être comparés • Interprétation: que signifie le coût d'un abaissement de 20 % de la TA ?
  30. 30. Choix d'indicateurs pertinents de l'efficacité finale • Un ou plusieurs indicateurs? – Les effets d'un traitement peuvent être multiples et l'expression de l'efficacité par plusieurs indicateurs pose le problème de son « interprétabilité » – Un indicateur synthétique soulève des problèmes méthodologiques d'adéquation et de pondération – Un indicateur unique, il revient à postuler que l'efficacité est unidimensionnelle, ce qui devra être justifié ou au minimum explicité
  31. 31. Choix d'indicateurs pertinents de l'efficacité finale • Evénements évités ou durée de survie ? – Evénements critiques évités plus ou moins spécifiques (fractures évitées, ulcères évités, voire décès évités)
  32. 32. Analyse coût-efficacité (ACE) Dans certains cas, l’ACE peut se simplifier : •En cas de résultats d'efficacité identiques entre les différentes stratégies évaluées •Comparaison simplifiée à la recherche du moindre coût à efficacité donnée  analyse de minimisation de coûts (AMC): • Entre deux alternatives thérapeutiques jugées (ou supposées) équivalentes en terme de bénéfice clinique, laquelle est la moins coûteuse ?
  33. 33. Analyse coût-efficacité (ACE) •Cas particulier de l'ACE qui exige qu’on documente l’équivalence de l’efficacité des stratégies objectif : Apprécier l’impact économique de stratégies indépendamment de leur efficacité clinique Apprécier le coût des stratégies dans sa globalité (ex. chimiothérapie : coût d’acquisition + coût d’administration + coût de traitement des toxicités)
  34. 34. Analyse de minimisation de coûts: exemple 1 Catégorie Médicament A Médicament B • Prix d’acquisition USD* 8,00 USD 15,00 • Salaire du pharmacien 2,50 1,50 • Salaire de l’infirmier 2,50 2,00 • Fournitures 9,00 2,25 • Services de laboratoire 4,00 1,00 • Total USD 26,00 USD 21,75
  35. 35. Analyse coût-efficacité Avantages de l’ACE •Plusieurs raisons expliquent son usage fréquent : - La croissance de l’EBM fournit de nombreuses mesures utiles de l’efficacité - Ce sont des indicateurs quantifiés objectivement évalués - Ils sont pertinents du point de vue clinique, faciles à comprendre pour le décideur, faciles à mettre en oeuvre - Ils évitent la question controversée de la mesure monétaire des bénéfices
  36. 36. Analyse coût-efficacité -Inconvénients de l’ACE •Elle n’est pas enracinée dans la théorie économique L’impact des actions n’est pas mesuré en termes monétaires ou de bien-être •Elle est insatisfaisante : la mesure de l’efficacité est réduite à un seul effet de santé les indicateurs de morbi-mortalité ignorent les effets de qualité de vie
  37. 37. Analyse coût-utilité Répondre à la question : entre deux alternatives dont les profils d’efficacité/tolérance ne permettent pas de trancher, laquelle choisir ? Intérêts : –Objectiver des choix thérapeutiques par la mesure de perceptions subjectives du bien être des patients et des préférences des patients (impact des effets secondaires induits par les toxicités)
  38. 38. Mesure de l'utilité : méthodes de révélation des préférences • Echelles visuelles analogiques – Chaque état est repéré sur une échelle et sa place exprime la valeur que lui accorde l'interrogé par rapport aux références qui lui sont proposées (par exemple, 0= mort 1 = parfaite santé) • Utilisation des loteries (Standard gamble) – Les états de santé envisagés, comme alternatives de l'état actuel , sont affectés de probabilités d’occurrence • Marchandage-temps (Time trade-off) – Il conduit à exprimer le nombre d'années de survie dans un état de qualité donnée, que les individus sont prêts à échanger contre un certain nombre d'années de vie en parfaite santé (ou de qualité supérieure)
  39. 39. Analyse coût-utilité Type d’analyse coût-efficacité dans laquelle le résultat clinique ou le bénéfice souhaités sont mesurés en termes d’utilité, par exemple en nombre d’années de vie ajustées sur la qualité de vie (QALY) ou en nombre d’années de vie ajustées sur l’incapacité (DALY)
  40. 40. La qualité de vie La mesure de la qualité de vie est un complément (parfois un substitut) de l'évaluation de l'efficacité – Elle est souvent indispensable pour comparer des traitements affectant non seulement la durée de vie, mais aussi sa qualité et est particulièrement adaptée au contexte des pathologies chroniques ou récurrentes.
  41. 41. La qualité de vie – Elle permet de prendre en compte: le point de vue du patient (ou de son représentant) et d'ajouter aux critères d'évaluation purement médicaux (biologiques, cliniques - souvent intermédiaires) des critères fonctionnels, sur les plans physique, social , affectif , etc – Elle fournit donc une appréciation du patient (ou de son représentant ) sur les diverses conséquences de sa maladie et/ou de son traitement.
  42. 42. Coefficient d'utilité pour différentes pathologies 0 0,3 0,5 0,7 0,9 1 Le pire Cancer Polyarthrite Asthme HTA Le meilleur état de métastasé état de santé santé imaginable possible Pour une pathologie donnée 0 0,5 0,7 1 sans traitement avec traitement Durée de vie pondérée par le coefficient d'utilité des résultats de santé : QALY (Quality Adjusted Life Years) ou AVAQ (Années de vie ajustées par la qualité) Mesure d’utilité : le principe
  43. 43. Qualité de vie liée à la santé • La qualité de vie liée à la santé en cas de santé parfaite est assimilée à 1 et le décès correspond à la valeur 0. • Les années ajustées par la qualité de la vie (Quality Adjusted Life Years, QALY) = coefficient de la qualité de la vie dans un état donné multiplié par le temps passé dans cet état.
  44. 44. Qualité de vie liée à la santé Avec la stratégie A, on vit 6 ans dans un état de santé qui se dégrade de 0,7 la 1ère année à 0,1 la dernière année, QALYs = 2 (correspondant à l’aire en rose) Avec la stratégie B on prolonge la survie de 1 an, mais compte tenu de la qualité de vie associée, cela correspond à 3,65 QALYs. Par différence, la stratégie B permet donc d’obtenir 1,65 QALYs de plus que la stratégie A car elle prolonge la survie et améliore la qualité de la survie. Les QALYS appréhendent les différences sur les années de vie associées à chaque traitement, et sur la qualité de la survie .
  45. 45. Estimation du coût utilité d’une thérapeutique Notion de QALY QALY = Unité de Bénéfice clinique Coût/utilité = Coût/QALY
  46. 46. Notion de QALY « Quality-adjusted life year ? » 1 QALY = 1 année de vie gagnée, corrigée par la qualité de vie (échelle de 0 à 1 ou 0 est la mort) Coût/QALY : Ex. 10.000 DT/0,5 QALY = 20.000 DT/QALY
  47. 47. Notion de QALY Interprétation OMS Un traitement qui pour 1 QALY coûte :   3-5 fois produit intérieur brut/capita (Europe 80- 120.000 euros) est à rejeter   1 fois PIB/capita (F : 31000 Euros): « bon marché ». Idéal à recommander  Si coût négatif pour un QALY : bénéfice Situation improbable du TTT qui rapporte !
  48. 48. Analyse coût / bénéfice On cherche une mesure composite des résultats • La valorisation des effets est monétaire •Résultat de l'évaluation médico-économique peut être exprimé sous différentes formes : - un ratio coût/bénéfice - un ratio bénéfice/coût, plus parlant car donnant le bénéfice par dinar investi - sous forme additive, le surcoût net (coût - bénéfice) ou le bénéfice net (bénéfice - coût), prenant la forme d'un bilan financier
  49. 49. Analyse coût / bénéfice Un piège fréquent de l'ACB :  Valoriser en unités monétaires seulement les bénéfices qui sont en eux-mêmes de nature monétaire (hospitalisations évitées), Il faudrait valoriser tous les bénéfices des traitements
  50. 50. Analyse coût / bénéfice •l'apport pour un patient (et sa famille) de ne pas souffrir d’un épisode infectieux •l'apport pour une patiente d'une technique de stérilisation non chirurgicale permettant un retour plus précoce au domicile et un niveau de douleur plus faible •l'apport pour un patient du traitement d’un anévrisme de l’aorte abdominale par radiologie interventionnelle (pose de stent via l’artère fémorale) Vs chirurgie de l’abdomen •Or, en pratique, on limite souvent l'évaluation à une prise en compte de quelques bénéfices directs, ce qui ne permet au mieux que de réaliser une ACB partielle
  51. 51. Analyse de sensibilité • Détermine la sensibilité des estimations aux changements de coûts et d’effets du traitement • Les éléments suivants doivent être pris en compte : – Intervalle de confiance de l’estimation ponctuelle de l’effet du traitement – Coûts – Taux d’actualisation – Durée
  52. 52. Actualisation  Utilisée dans les évaluations de coût pour tenir compte du coût futur du bénéfice du médicament (ou de l’intervention)  Méthode utilisée pour tenir compte des effets du médicament (ou de l’intervention) sur une période prolongée (en raison des effets de l’inflation)  Le taux d’actualisation doit être relié aux données économiques du pays où le médicament sera utilisé ou l’intervention sera réalisée (exp: 5% aux Etats-Unis)  Le taux d’actualisation ne doit pas être considéré comme certain dans une étude pharmaco-économique quelle qu’elle soit, et tout taux arbitraire utilisé pourra avoir un effet considérable sur les résultats de l’étude
  53. 53. Evaluation des études pharmaco-économiques (1) Nouveau domaine important mais difficile à évaluer • L’étude peut ne pas être applicable dans le pays du lecteur • Il n’existe pas de “règle d’or” pour les études pharmaco-économiques • Les études sont de qualité très variable • De nombreuses études présentent des biais favorisant le promoteur • Les résultats négatifs sont rarement publiés
  54. 54. Evaluation des études pharmaco-économiques (2) Questions fondamentales à se poser lors de la lecture d’un article  Les patients sélectionnés pour l’étude sont-ils analogues à ceux de votre communauté?  L’étude est-elle applicable dans votre contexte?  Les coûts des médicaments sont-ils entièrement décrits?  Les coûts des bénéfices ou de l’efficacité supposée sont-ils entièrement décrits?  Une analyse de sensibilité a-t-elle été réalisée?  Qui est le promoteur de l’étude?
  55. 55. Evaluation des études pharmaco-économiques (3) Questions fondamentales à se poser (suite)  Tous les coûts associés au traitement médicamenteux, y compris à ses résultats bons ou mauvais, sont-ils décrits (et pas uniquement le prix des médicaments) ?  Les coûts associés aux traitements non médicamenteux (matériel) et aux résultats négatifs (effets secondaires) peuvent manquer  Une actualisation a-t-elle été faite pour traduire le coût des bénéfices ou conséquences futurs en valeurs actuelles ?
  56. 56. De l’évaluation économique à l’analyse d’impact budgétaire • L’Analyse d’Impact Budgétaire (AIB) trouve sa source dans les limites pratiques de l’évaluation économique (EE) • Elle se présente comme une analyse complémentaire de l’EE • L’AIB traite d’un problème différent de celui de l’EE - Affordability Vs Efficiency - L’acceptabilité ou accessibilité financière
  57. 57. L’objet de l’analyse d’impact budgétaire • Il s’agit d’estimer l’incidence financière sur le budget d’un acteur suite à l’introduction d’une stratégie thérapeutique • Ce critère de la capacité à payer correspond à l’ajout d’une 5ème haie Toxicité QualitéEfficacité Efficience Affordability Disposition à payer
  58. 58. En résumé L’analyse du coût des stratégies thérapeutiques est une étape fondamentale pour un usage rationnel des ressources pour la santé Une analyse complète des médicaments est nécessaire pour évaluer le coût réel des médicaments et les bénéfices de leur utilisation.
  59. 59. En résumé Les études pharmaco-économiques (PE) doivent être évaluées. Une analyse PE appropriée doit: S’appuyer sur des données objectives (tirées d’essais cliniques ou d’extrapolations raisonnables de ces essais) Faire appel à une évaluation simple et vérifiable des coûts, si possible par analyse de minimisation des coûts et analyse coût- efficacité ou coût/utilité
  60. 60. Sources utilisées (plusieurs diapo sont prises intégralement des sources suivantes) • USAID , WHO & MSH. Les comités pharmaceutiques et thérapeutiques. Session 6. Evaluation du coût des médicaments • Levy P; LEGOS – Université Paris-Dauphine . L’analyse économique des technologies de santé. Séminaire Novo Nordisk Tunis, 21 février 2013 • Stéphane BILLON; Université Paris-Dauphine. Evaluation médico- économique: les instruments. 5ème Université d’été Recherche et Evalua on en Cancérologie : 22 -25 septembre 2010 • Préfaut C. La réhabilitation du malade respiratoire chronique en SSR : un rapport coût/bénéfice positif pour le système de santé. FHP-SSR 16 Mai 2013. • Chicoye A. LA PHARMACO-ECONOMIE A L’USAGE DES PHARMACIENS HOSPITALIERS . Quels sont les outils à la disposition du Pharmacien Hospitalier ? A.P.H.O. - Avril 2001, A.C.E; Neuilly-sur-Seine
  61. 61. Merci de votre attention
  62. 62. Équipe U1046 «Muscle et Pathologies» Réhabilitation au long cours Réseau Air+R  Etude exploratoire petit nb sujets n=14 vs 21   nb j. hospit. gr rehab. 0,6 j/an/patient  Efficacité économique si j.hospit USI = 1300 euros  780 euros/an/patient  Coût réseau : 800 euros/an/patient  Cout programme réseau : 800 –780 = 20 euros/an/patient Moulec et al., Resp.Med.2008
  63. 63. Malade sévère hospitalisé Essai projection française  4,4 jours/an/pat d’hospitalisation et 50% des exacerbations Et. Griffith :  4,4 j/an/pat. d’hospit. Si 3 j USI + 1,4j pneumo = 1300 x 3 + 650 x 1,4 j = 4810 euros d’économie 2. Exacerbations : Réduction 50 % = 2 exacerbations/an = 800 euros d’économie Efficacité économique : 1. Hospitalisations :
  64. 64. Malade sévère hospitalisé Essai projection française  Efficacité économique : - Hospitalisation 4810 euros/an/patient - Exacerbation 800 euros/an/patient - Total 5610 euros/an/patient  Durée moyenne d’hospitalisation en SSR Respiratoire : 26 jours  Prix moyen de journée pour équilibre coût/efficacité idéal 5610 : 26 = 215,8 euros
  65. 65. L’utilité dans le domaine de la santé – L'utilité accordée à différents états de santé exprime, au moyen d'indicateurs appropriés, les préférences que les individus (patients, population générale) révèlent à l'égard de ces différents états – L‘utilité d’un médicament n’est pas prise en compte en tant que telle, mais au travers des jugements de valeur portés par les individus sur l'état de santé obtenu grâce au traitement

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