INOV360 Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction 1
IMPRESSION 3D : UNE TECHNIQUE DE FABRI...
INOV360 Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction 2
Une nouvelle relation à l’objet
Car, m...
INOV360 Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction 3
uniquement celles qui ont su répondre ...
INOV360 Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction 4
Conclusion : une innovation à ne surto...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction

453 vues

Publié le

L’impression 3D n’est pas seulement une révolution technologique. C’est aussi et surtout un bouleversement irréversible de l’économie telle que nous la connaissions jusqu’à présent.

Publié dans : Technologie
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
453
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
61
Actions
Partages
0
Téléchargements
4
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction

  1. 1. INOV360 Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction 1 IMPRESSION 3D : UNE TECHNIQUE DE FABRICATION, UN MODELE DE DECONSTRUCTION 11 Juillet 2014 – Article publié sur le blog Inov360 : http://www.inov360.com/blog/impression-3d-une-technique-de-fabrication-un-modele-de- deconstruction/ L’impression 3D n’est pas seulement une révolution technologique. C’est aussi et surtout un bouleversement irréversible de l’économie telle que nous la connaissions jusqu’à présent. Une technologie prête Initialement développée pour effectuer du prototypage rapide, l’impression 3D arrive progressivement dans l’univers du grand public. Les exemples d’applications se multiplient dans tous les domaines : concept automobile Genesis généré par la société EDAG, maisons sculptées par la société chinoise Win Sun, mais également dans l’alimentaire, le vestimentaire, et même la chirurgie humaine… Les machines sont encore onéreuses, et leur utilisation n’est assurément pas à la portée de tout le monde, mais on voit fleurir des imprimantes mises à disposition du grand public à la Poste (3 bureaux ont été équipés à Paris), dans les magasins Leroy Merlin, etc. L’expérimentation est derrière, la phase de démocratisation a débuté ! Le marché est certes encore peu mature, de nombreuses améliorations et innovations restant à développer. Mais cela n’est qu’une question de temps, et comme pour toutes les révolutions technologiques récentes, ce temps sera court, plus court que celui nécessaire aux marchés pour s’adapter, et à la réglementation pour s’ajuster. Non, la question ne se pose pas sur le plan technique. Finalement, c’est rarement le cas. Les enjeux sont tout autres et les conséquences peuvent être particulièrement sévères. Imprimante 3D en action lors de la rencontre collaborative Makers Party à Bangalore
  2. 2. INOV360 Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction 2 Une nouvelle relation à l’objet Car, même si le principe existe déjà depuis plusieurs dizaines d’années, c’est véritablement son explosion actuelle qui est en train de changer les usages et la relation à l’objet. Utilisée par le monde industriel pour prototyper ou pour produire en masse, l’impression 3D n’est en définitive qu’un outil d’optimisation des coûts et des délais, bref de la productivité. Mais entrée dans l’univers privé des consommateurs, elle ouvre des perspectives illimitées : reproduction, réparation, fabrication, tout devient possible pour chacun d’entre nous. A priori, on peut louer les bienfaits de ces évolutions. Finie l’obsolescence des objets, ils deviennent réparables. Finie la longue attente en service après- vente, l’objet n’a plus besoin de repartir chez le fournisseur, il est corrigé sur place en quelques instants. Notre appétit de plus en plus grand pour la rapidité saura trouver rapidement une nouvelle satisfaction grâce à l’impression 3D ! Réparation d’une pièce de bicyclette par impression 3D - Laboratoire Ouvert Grenoblois Et un Big Bang industriel Mais si l’on se projette un peu plus loin, n’est-ce pas tout simplement la fin de l’économie telle que nous la connaissions jusqu’à présent. Certes, elle s’est énormément dématérialisée depuis quelques années. Les stocks en magasins ne sont plus, on commande en ligne, la livraison est toujours plus rapide, il n’est plus besoin d’arpenter les espaces commerciaux pour trouver rapidement un objet convoité ou la pièce rare de ses rêves. Tout cela est acquis et irréversible. Néanmoins, même si les chaînes logistiques ont changé, le fonctionnement global est resté : des producteurs qui alimentent des fournisseurs, qui distribuent eux-mêmes à des revendeurs, et en bout de chaine les clients. Mais qu’adviendra-t-il quand le producteur sera le consommateur ? Ou plutôt devrions-nous dire quand le consommateur sera son propre producteur ? Il faudra bien sûr encore quelques années. Pour autant, quelle que soit la réglementation, ou la force de résistance des acteurs économiques impactés, la révolution ne pourra pas être arrêtée. Comme sur tous les sujets récents d’innovations (téléphonie mobile, dématérialisation des contenus multimédia, VTC ou autopartage, etc.), la lame de fond ne peut être contenue. Car il s’agit d’une réponse à un besoin latent. En marketing, on peut espérer créer un besoin. Mais les innovations qui sont devenues des réalités économiques sont
  3. 3. INOV360 Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction 3 uniquement celles qui ont su répondre à un réel besoin inassouvi. Un besoin souvent inconscient au départ, car aucune offre n’est venue le stimuler. Et puis, un jour, cette offre apparait, et le besoin devient une nécessité (rappelez-vous qu’il n’y pas si longtemps, vous ne vouliez à aucun prix un téléphone mobile en permanence dans votre poche…). Qui pensera aujourd’hui que l’impression 3D n’est pas dans ce cas ? Capacité à réparer, nous l’avons vu, mais aussi à personnaliser, à adapter, etc. La troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin est en marche. Face à ce constat, les acteurs économiques, donneurs d’ordre comme industriels, fournisseurs comme revendeurs, doivent de se préparer. Vouloir s’accrocher au modèle ancien, même en légiférant, ne saurait être la réponse appropriée. La vague l’emportera inéluctablement. D’autant qu’elle a attaqué simultanément tous les secteurs, de l’industrie jusqu’à la médecine, comme nous l’avons évoqué plus haut. Les intérêts particuliers de l’un ou l’autre de ces secteurs ne sauraient résister à une attaque aussi vaste. Producteur-consommateur © Keystone Il convient donc de réviser ses grilles de lecture. Envisager les nouveaux modèles qui devront se créer. Car copier n’est pas concevoir. La richesse apportée par la création, le design, et l’intégration ne se remplace pas par une simple reproduction d’un objet existant. Certes, les chaînes économiques vont changer. Il sera probablement plus difficile de faire des marges sur les pièces détachées en après-vente. De nouveaux acteurs intermédiaires vont prendre leur part du marché. Mais l’innovation en amont, celle qui crée la valeur, celle qui différencie un produit ou un service, va s’en trouver stimulée. En la matière, le savoir-faire des industriels est grand. Il leur faudra développer de nouvelles relations avec leurs clients, B2B ou B2C, faites de co-construction et de fidélisation, et savoir entretenir leur différenciation. Plus que le basculement d’un business de production et vente de produits manufacturés vers le licensing de fichiers d’impression 3D, c’est surtout vers un mode d’économie contributive avec les clients que l’on se dirige. Un mode de fonctionnement déjà engagé par certaines entreprises, mais qui va devenir une généralité. Et un levier contre la délocalisation industrielle ?
  4. 4. INOV360 Impression 3D : une technique de fabrication, un modèle de déconstruction 4 Conclusion : une innovation à ne surtout pas négliger ! L’innovation ne se décrète pas. De même, elle ne se contre pas. Elle est avant tout la réponse à des besoins latents et non servis. L’impression 3D est un vaste phénomène, l’un des plus importants de ces dernières années, et il va être très intéressant de suivre son évolution. Prendre en mains ses réflexions stratégiques suffisamment en amont quand on est un acteur qui va être impacté, de près ou de loin, est déterminant. Inov360 le constate au quotidien dans le cadre de ses missions d’accompagnement et de conseil. Par : David Michelin-Mazéran Nous contacter David Michelin-Mazéran David.michelin@inov360.com Twitter : @inov360 Blog Inov360 : http://www.inov360.fr/blog/fr/

×