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TICS ET MANIESToutes les formes de dépendance, de la plus banale à la plus dévastatrice qui soit, ont quelquechose en comm...
La perte de contrôle est quelques fois si grande qu’elle transforme le sujet jusquà dans sesgènes et que, de ce fait, le p...
Ce détail héréditaire de l’atteinte nous est malheureusement clair que pour les cas extrêmesde dépendance comme celui de l...
Il existe ainsi de nombreux autres tics : il faut d’abord différencier ce que nous appellerons levrai tic, décrit dans le ...
Faire sautiller sa jambe, toucher à tout bout de champ son interlocuteur, renifler sans cesse,hausser les épaules ou répét...
Tout le monde peut se tromper, tout le monde peut être coupable une fois. Mais, il ne faut pas mettretoute la responsabili...
   Le dépendant n’est plus un être raisonnable, il se moque de ce qui l’entoure. Pour lui, la seule    chose importante e...
   Il suffit d’un rien pour déclencher le processus de l’irritation, des moqueries ou de la    colère. Il suffit d’un rie...
   Une grande partie d’excentriques, collectionneur d’objet complètement inutiles,    encombrant leur maison et la vie de...
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Presentation dependance

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Lorsque nous écoutons le mot dépendance celui-ci est principalement associé aux drogues en général. Nous imaginons déjà un homme ou une femme avec un aspect immonde, ravagé par le vice des stupéfiants ou de l’alcool. Toutefois la “maladie” de la dépendance est bien plus sournoise que l’on pense. Nous pouvons considérer une personne dépendante à partir du moment où celle-ci se sent “obligée” de réaliser un acte irrationnel. Nous cheminerons du simple tic à l’overdose en passant par l'habitude, la manie, la phobie et le fanatique. Drogué par son stimulant imaginaire, le dépendant n’apprécie plus la vie à sa juste valeur. Seuls l’intéressent les problèmes qu’il se crée de toutes pièces. Sa vie dépend de son malheur alors que son bonheur ne dépend que de lui.

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Presentation dependance

  1. 1. ASIN: B007J4MNAU NOUVEAU en 2012 Disponible sur Kindle amazon pour 3.12 Euros Les livres de cette collection ne sont certainement pas de grandes œuvres littéraires. Ils ne sont pas destinés à marquer l’histoire avec un texte écrit dans les règles de l’art, ni à remporter un prix pour le style, la grammaire ou la syntaxe. La démarche est toute autre. Les idées exprimées sont le fruit d’une recherche personnelle et, comme l’indique le nom de cette série, n’engagent que l’auteur. Toutefois, elles ont le mérite d’intéresser chacun d’entre nous, quel que soit le niveau d’expression ou d’orthographe. DÉPENDANCE Lorsque nous écoutons le mot dépendance celui-ci est principalement associé aux drogues en général. Nous imaginons déjà un homme ou une femme avec un aspect immonde, ravagé par le vice des stupéfiants ou de l’alcool. Toutefois la “maladie” de la dépendance est bien plus sournoise que l’on pense. Nous pouvons considérer une personne dépendante à partir du moment où celle-ci se sent “obligée” de réaliser un acte irrationnel. Nous cheminerons du simple tic à l’overdose en passant par lhabitude, la manie, la phobie et le fanatique. Drogué par son stimulant imaginaire, le dépendant n’apprécie plus la vie à sa juste valeur. Seuls l’intéressent les problèmes qu’il se crée de toutes pièces. Sa vie dépend de son malheur alors que son bonheur ne dépend que de lui.
  2. 2. TICS ET MANIESToutes les formes de dépendance, de la plus banale à la plus dévastatrice qui soit, ont quelquechose en commun.Ce sont les moyens qu’a choisi l’affecté pour distraire sa pensée. Il ne veut pas se fatiguer etchercher une solution, par lui-même, à un problème gênant. Ce sont les clés à la porte de sortie.C’est le cri « au secours » d’un enfant encore trop jeune pour s’affronter seul à la vie.Malheureusement, cette aide n’est qu’une illusion. Faire inutilement sautiller sa jambe en attendantl’heure d’embarquer dans l’avion que nous attendons, ne fait pas avancer plus vite le temps àécouler. Fumer un paquet entier de cigarettes non plus !Et pourtant, nous pouvons constater que ce sont des tics tout à fait courants. Mouvements nerveuxdirons-nous, mais également signe que la personne est en train de perdre son contrôle. Signe qu’elleest irritée et qu’elle irrite celui ou celle qui est assise en face !Nous pouvons alors voir avec quelle facilité le « remueur frénétique de jambe » infecte son voisinavec le second tic : fumer cigarette sur cigarette pour échapper à cette vision « gigotante » devenueinsoutenable. Un petit geste de rien du tout se transforme rapidement en cette goutte d’eau quitombe, avec une régularité d’horloge, dans un évier en inoxydable.Un petit geste de rien du tout qui, une fois totalement maître de sa victime, peut transformer sonauteur en un « malade » atteint du Syndrome de Tourette ( Dr. Georges Gilles Tourette, Français1857-1904 ). Nous avons alors une pauvre victime que nous soignons avec des médicamentscomme l’halopéridol, de la clonidine, pimozine, clonazépam ou clomipramine pour n’en citer quequelques-uns.
  3. 3. La perte de contrôle est quelques fois si grande qu’elle transforme le sujet jusquà dans sesgènes et que, de ce fait, le passe à ses descendants ! Il semble que la personne atteinte a50% de chance de transmettre son « mal » à ses enfants !Ces derniers ont alors une bonne excuse pour continuer à faire sautiller leurs jambes etauront plus de difficulté à combattre cette mauvaise habitude puisque celle-ci vient d’un« défaut de fabrique ». Une petite manie alors classée d’héréditaire.Evidemment faire sauter inutilement ses membres inférieurs n’a jamais tué personne, mais cesimple geste idiot nous rappelle qu’un manque de contrôle, maintenant, influence le futur desgénérations à venir et, par conséquent, la tranquillité de notre univers.Comme quoi les choses sont d’une extrême complexité. Aujourd’hui, je fais sautiller majambe, demain mon fils fera de même. Il pourra ajouter un mouvement du bras, sesdescendants un de la tête et dans quelques générations nous aurons un joyeux danseur deSt. Guy !- Un vrai malade.Si un des sujets de la chaîne ne se décide pas, un jour, à faire un effort de volonté pourresserrer les vis qui prennent du jeu, nous avons alors de grandes chances d’être envahispar des dépendants de plus en plus difficile à guérir.
  4. 4. Ce détail héréditaire de l’atteinte nous est malheureusement clair que pour les cas extrêmesde dépendance comme celui de l’alcool ou des drogues dures. Nous devons être conscientqu’un geste bénin qui, au commencement, est provoqué sous un ordre direct de notrecerveau, servira de départ à une programmation totalement incontrôlée par la suite.L’habitude se transforme rapidement en une raison d’être absurde.« Que voulez-vous ? C’est un drogué et il a vraiment besoin de sa dose car son corps est enmanque ! »Oui, il a tellement insisté volontairement sur la seringue que maintenant son organisme aeffectivement besoin de ce produit pour vivre et mourir avec !Il est maintenant dépendant et a de forte chance de faire dépendre ses descendants.*« Tu vois hein ! je te l’ai dis hein ! hier hein ! je suis allé hein ! au dentiste hein ! »Qui n’a jamais été franchement agacé par une personne répétant, sans cesse et sans raison,un mot ou une expression ? Un petit « hein » de rien du tout, tenace, résonnant etrebondissant. Une petite habitude insignifiante qui transforme son auteur en un dépendantaussi coupable qu’un morphinomane. Pourquoi ? Simplement parce que c’est une personnequi ne veut pas se rendre compte de son comportement. Plus d’un ami ou parent lui aura déjàfait la remarque. Il aura été certainement la risée de ses compagnons d’école. Il est doncconscient du problème mais n’a pas la volonté suffisante pour y remédier.
  5. 5. Il existe ainsi de nombreux autres tics : il faut d’abord différencier ce que nous appellerons levrai tic, décrit dans le dictionnaire comme une contraction involontaire brusque et rapide decertains muscles, surtout du visage. Il est spécifié, toujours dans le dictionnaire, que ceci estun mouvement involontaire. Ce qui implique, qu’à ce moment-là, l’affecté est inconscient. Sicelui-ci est alors endormi, ce tic est vraiment involontaire, ce n’est qu’une réactionmécanique de son corps au repos et parfaitement « excusable ».Maintenant, si le sujet est réveillé et que le tic persiste plusieurs années, cela signifie qu’unepartie de la conscience est encore endormie. Nous n’avons pas en face de nous unepersonne totalement réveillée. Le danger menace.La personne commence à perdre une dose infime de sa conscience et finira par coïnciderparfaitement avec la deuxième définition du dictionnaire : Habitude ridicule à force d’êtrefréquente. Non seulement ridicule mais qui peut être dangereux . Le simple tic se transformealors en manie. Le dépendant n’est plus totalement conscient de ce qu’il fait, une partie de son attention sedirige régulièrement sur son vice quel qu’il soit. Même s’il conduit un bolide sur l’autoroute àplus de 150 km à l’heure, il sera amené, avec une ponctualité d’horloge Suisse, à tendre lebras pour par exemple, chercher ses cigarettes, se gratter l’oreille ou allumer la radio qu’iln’écoutera même pas. Le lieu et son entourage perdent petit à petit son importance. Il ne saitplus se tenir. Il peut avoir son index enfoncé jusquà la deuxième phalange dans les narinesen plein milieu d’une réunion directoriale ou face aux caméras de T.V., lors d’uneretransmission à l’échelle planétaire ! C’est un tic........une manie !
  6. 6. Faire sautiller sa jambe, toucher à tout bout de champ son interlocuteur, renifler sans cesse,hausser les épaules ou répéter comme un disque rayé « Hein ! » « Pas vrai ! » « D’accord « !« O.K. ! » etc.......n’est pas grave en soi.Cela peut toutefois prendre une autre dimension si le tiqueur accepte son état comme unefatalité contre laquelle il ne peut rien et s’il se résigne. Il peut être alors comparé à unalcoolique, drogué ou autre type de maniaque qui se veut impuissant face à cette salehabitude. La tendance du jugement porté à leur égard est trop légèrement attribuée à undéfaut génétique :- « Que voulez-vous ? Il a ça dans le sang, » écouterons-nous.En partant de ce raisonnement un tueur en série n’est pas responsable de ses actes. C’est unirresponsable oui, mais dans le sens péjoratif c’est-à-dire : (définition du dictionnaire) Qui agitpour son compte, sans se soucier de l’intérêt général. ; Et non dans le sens : (Toujoursdéfinition du dictionnaire) Qui n’est pas responsable de ses actes. Il est parfaitementconscient au moment de sortir chercher une de ses victimes. Il ne tue pas par accident, maisparce qu’il en a pris l’habitude. C’est un malade, un psychopathe. Est-ce une raison suffisantepour atténuer sa culpabilité ? A nos yeux, il est parfaitement clair que non.Malheureusement, aujourd’hui, dans notre société, si une personne « normale » tue une foisavec préméditation, elle est pleinement coupable. Si elle répète son geste une vingtaine defois ou plus, elle n’est que la victime d’une folie, d’une dépendance et des âmes généreusespeuvent lui trouver une fausse excuse.
  7. 7. Tout le monde peut se tromper, tout le monde peut être coupable une fois. Mais, il ne faut pas mettretoute la responsabilité d’un maniaque sur le dos de la dépendance. Le véritable coupable, est celui oucelle qui ouvre la porte de l’habitude. Quel que soit le geste adopté comme une manie, celui-ci provoque un effet d’irritation sur lespersonnes de l’entourage. A la longue, il peut être interprété comme une provocation. Les gens auronttendance à s’éloigner et à laisser le dépendant seul avec ses habitudes. « Il ne se mariera jamaiscelui-là, avec ses manies de vieux garçons ! »Le dépendant doit se rendre compte que son comportement gène ses semblables et que, petit à petit,ceci le transforme en un antisocial. Non dans le sens d’une personne qui conteste les structures denotre société (cela fait parfois évoluer les choses) mais comme une personne qui gène sonenvironnement.Toute dépendance peut être considérée comme un manque de respect envers les personnesenvironnantes. Une fois sous l’emprise de l’ivresse, l’alcoolique ne fait pas cas à sa propre famille.Une droguée est capable de vendre son propre enfant pour obtenir sa dose etc. Moins grave, maiségalement faisant preuve d’un lamentable manque de respect envers autrui : le dépendant intoxiquédu football peut complètement oublier la présence de son meilleur ami ou de sa fiancée, le jour d’unmatch important. A moins, évidemment, que celui-ci ou celle-ci soit infectée par le même virus. Unemaman peut laisser son bébé patauger dans ses excréments en attendant la fin du feuilleton et unfumeur de pipe, pris accidentellement en auto stop, peut vous enfumer sans la moindre gêne ouremords . Le sens logique des priorités est inversé. La civilité est absente de la liste du raisonnement.A l’aide de son vice, le dépendant creuse un fossé qui le sépare du reste du monde.Les dépendants d’une même « maladie » forment un groupe qui est appelé à entrer en guerre avecceux qui sont obligés de les supporter.
  8. 8.  Le dépendant n’est plus un être raisonnable, il se moque de ce qui l’entoure. Pour lui, la seule chose importante est sa « drogue », sa manie ou sa phobie. Cela peut être sa dose de stupéfiant, son match de foot ou sa cigarette. Il devient égoïste, ridiculise les obligations du savoir vivre et n’a plus conscience de son environnement. _ « Voyons Jules ! Ne crie pas si fort tu va réveiller les enfants ! » _ « Ben quoi Germaine ? Tu vois pas qu’ « on » vient de marquer un but ? » Personnellement, je me rappelle d’un cousin habitué à faire sautiller ses jambes lorsqu’il était assis. Il faisait cela avec tant de force qu’il remuait toute la rangée de fauteuils lorsque nous étions au cinéma ! Ce qui évidemment appelait à un concert de bougonnement de la part de nos voisins. Une remarque désagréable (bien que justifiée) de la part d’un autre spectateur, pouvait être mal reçue par ce cousin un brin nerveux et déclencher , en un instant, un chahut incontrôlable. Le moindre tic ou la moindre manie attire l’agacement. De ce fait, la convivialité avec un dépendant n’est pas agréable. Les multiples situations embarrassantes, honteuses ou humiliantes vécues à cause de mauvaises habitudes, pèsent dans la balance d’un divorce. A force d’énervement, nous n’aimons plus, nous supportons. Si le « vice » persiste, apparaît alors l’exaspération et peut être l’abandon des êtres qui nous étaient chers il n’y a pas si longtemps. L’habitude exagérée du petit verre transforme un être humain en un ivrogne répugnant.
  9. 9.  Il suffit d’un rien pour déclencher le processus de l’irritation, des moqueries ou de la colère. Il suffit d’un rien pour provoquer une dépendance mais il faudra, sans aucun doute, une foi à déplacer des montagnes pour s’en libérer et réparer le mal causé. Une médiocrité dans le comportement et un déséquilibre dans la logique sont toujours à la base d’une manie. D’une certaine manière, tous les maniaques, quels qu’ils soient, tentent combler leur faiblesse d’esprit ou de caractère par un comportement distinct. Le but inconscient de cette réaction est de marquer la différence afin de se donner une importance unique. C’est un imbécile de première qualité, un mari peu attentif et un père brillant par son absence, mais c’est cependant quelqu’un d’unique : C’est un excellent glycophile ! Une personne qui collectionne les emballages de sucre avec le sucre à l’intérieur. Ne pas confondre avec le périglycophile qui ne s’intéresse qu’aux emballages ! Il en a des centaines. On ne peut pas ouvrir un tiroir sans trouver un paquet de sucre. Les étagères de l’armoire sont remplies de cartons numérotés. Bref, une personne banale, pour ne pas dire médiocre qui s’accroche à une « douce folie » afin de se distinguer des autres. Il ne loupe pas une occasion pour demander à ses connaissances partant en voyage, de rapporter les petits paquets de sucre marqués « Air France » ou « American Airlines » . Il est même sur le livre des records. Ses petits paquets de sucre sont sa drogue qui lui permet de vivre des illusions de gloire.
  10. 10.  Une grande partie d’excentriques, collectionneur d’objet complètement inutiles, encombrant leur maison et la vie de leur famille avec cette phobie, ne sont que des personnes tentant trouver un sens à leur vie. Le manque d’équilibre génère une obsession pour une chose ou une autre, une dépendance sans laquelle notre sujet ne saurait vivre. Certaines petites phobies de collectionneurs peuvent être considérées légères et inoffensives. Toutefois, en l’absence d’un contrôle, ces dernières peuvent se transformer en la ruine d’une famille. Il peut remplir sa maison de phares de voitures, de couvercles de poubelles ou de statues de Blanche-Neige. Le dépendant collectionneur est prêt à toutes les folies pour s’approprier un objet totalement inutile, non seulement à sa survie, mais également au bien être des siens. Sa famille passe au second plan. Peu importe le prix, peu importe si l’achat d’une paire de chaussettes de Marilyn Monroe le plonge dans la ruine. Son orgueil d’être le seul au monde à avoir ce « trésor » comble amplement son manque de valeur personnelle. D’autres ne sacrifient pas spécialement un centime à leur hobby. Ils se contentent de vivre normalement et récupèrent avidement des objets de consommation courante. Ils gardent précieusement tous les pots de yaourt consommés chez eux, les canettes de bière ou encore les paquets de cigarettes. Leur cumul provoquant un sentiment de richesse. Ces drogués dépendent de la montagne d’objets inutiles accumulés pour se sentir importants. Ils vivent dans l’illusion d’une gloire complètement factice.
  11. 11.  Prendre un somnifère, n’est en rien motif de reproche si son usage est justifié. Maintenant, si une personne consomme ce médicament en quantité exagérée comme si ce n’était que de vulgaires pop-corn, nous sommes obligés d’admettre que cette dernière souffre un dérèglement . Avoir un chat ou un chien à la maison, n’est pas non plus motif de remontrance. Toutefois, une personne équilibrée sait donner la place convenable à ces compagnons quadrupèdes. Les drogués du « toutou » ou du « minou » perdent, eux, la totale notion de la réalité et de la bienséance. Le petit chien, chat ou autres mascottes, ne sont plus considérés comme telle mais sont élevés au stade de Dieu vivant dont dépend la vie de l’intoxiqué. L’animal est placé au sommet d’un autel. Son maître, qui est en réalité son esclave, lui fait toutes les offrandes possibles. Le glorifie en paroles avec autant de ferveur qu’un fanatique religieux. C’est lui le plus beau, le plus noble, le plus fidèle. Lorsque surgit un problème, il est le premier confident. On lui achète les nourritures les plus équilibrées, les parfums les plus subtiles, et on lui offre même la manucure et le coiffeur spécialisé. D’autres ne sachant que faire avec leur argent, le laissent en héritage à leur mascotte. Dans le domaine des records absurdes nous pouvons citer Miss Ella Wendel qui, en 1931, laissa à son caniche Toby la bagatelle de 15 millions de Livres Sterling ! Certains intoxiqués peuvent ramasser trente ou quarante chats vivant sous le même toit. D’autres collectionnent 3 ou 4 Dobermans dans un appartement de 50 mètres carré ou vivent avec un couple de jaguars dans la cave de leur HLM ! Les trop grandes doses finissent toujours par faire basculer le dépendant dans la folie. Le prétexte d’une compagnie est poussé à l’extrême et n’est qu’une excuse comparable à celles invoquées par n’importe quel ivrogne pour se saouler.

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