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Quelle est lidée phare du « CO2 lab » ?Svalbard est composée de roche sédimentaire alors que la partie continentale de la ...
Vous voulez continuer à utiliser le charbon, mais rendreson exploitation « écologiquement compatible » ?Cest la principale...
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Capter et stocker le CO2,est-ce la vraie solution oudevrait-on plutôt penser ànous débarrasser duneénergie si polluante ?B...
Pour certains scientifiques et écologistes, les projets decaptation et denfouissement servent juste à donner du tempsaux p...
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A la découverte de Svalbard - Le charbon, sale… mais indispensable 5/8

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“Bien sûr le charbon est la pire des énergies en ce qui concerne les émissions de CO2, (…) mais si on est capable de créer un cycle du charbon où l’on réinjecterait dans le sous-sol tout le CO2 qu’on en a extrait, alors on aurait au moins une solution temporaire bénéfique pour l’environnement.”

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A la découverte de Svalbard - Le charbon, sale… mais indispensable 5/8

  1. 1. A la découverte de… Svalbard Le charbon, sale… maisindispensable à la survie de l’île
  2. 2. Svalbard et le charbon sontindissociables, car cest grâce auminerai noir que les hommes sesont installés durablement surlîle, autrefois le territoireexclusif des trappeurs et desexplorateurs. Outre une petitemine située à 7 km deLongyerbyen, et quiapprovisionne la ville enélectricité, la mine la plusimportante se situe àSveagruva, au sud de larchipel.Les mineurs, principauxhabitants de Sveagruya, viventet travaillent deux semaines surla mine, avant de passer deuxsemaines à Longyearbyen ou surle continent. Ils sont affrétésspécialement en avion tous lesquinze jours. La compagnienorvégienne Store Norske, encharge de lexploitation, produiten moyenne deux millions detonnes de charbon par an,quelle exporte majoritairementvers lAllemagne.
  3. 3. Critiqué car responsable de rejets massifs de CO2 dans latmosphère, le charbon est considéré comme lunedes énergies les plus sales de la planète. Une image qui colle mal avec la vision pure et idyllique de lîle deSvalbard... Un projet de captation et denfouissement du carbone rejeté est donc à lœuvre, financé parluniversité, le gouvernement et des compagnies pétrolières. Snore Olaussen est le responsable de ce CO2Lab, au sein de lUNIS.
  4. 4. Quelle est lidée phare du « CO2 lab » ?Svalbard est composée de roche sédimentaire alors que la partie continentale de la Norvège estplutôt faite de granit, une roche très dense. Et les roches sédimentaires ont la porosité et laperméabilité nécessaires pour conduire ce type dexpérience. Lidée est aussi quici à Svalbard,nous avons tout le cycle dexploitation du charbon réuni en un seul endroit. On produit ducharbon dans les mines autour de Longyearbyen, à 5 ou 6 km nous avons la centrale thermiqueà charbon qui alimente la ville en énergie. Et nous avons la possibilité de stocker le carbone sansdanger dans un rayon de 5 à 7 km. Lidée est donc de faire de cette partie de Svalbard une zone100 % sans carbone.
  5. 5. Vous voulez continuer à utiliser le charbon, mais rendreson exploitation « écologiquement compatible » ?Cest la principale mission de ce projet : nous voulons mettre aupoint un dispositif qui permette de traiter le problème du carbonede la source jusquà son enfouissement. Bien sûr, si nouspouvons par ce projet devenir une « société propre » ce seraitidéal. Car quon le veuille ou non, le charbon est lénergie quiprogresse le plus dans le monde ces temps-ci, à cause de laChine, de lInde, de la Russie, de lest de lEurope etc... Est-il vraiment possible de contrôler le gaz carbonique et ses déplacements ? Cest justement la partie principale de nos recherches actuelles, de savoir à quel point cette technologie est sûre. Si on se rend compte quil y a des fuites, on saura pourquoi, quelle pression les roches peuvent accepter, combien de CO2 peut-on leur faire absorber... car si la pression est trop forte, les roches vont commencer à se fracturer, et cela peut entraîner une explosion souterraine et une remontée du gaz vers la surface.Cest potentiellement dangereux?Non, dans notre cas il ny aura pas de danger car il ny a pas depopulation humaine à la surface, au pire ça peut atteindre desrenards, des rennes... Mais il ny aura pas de problèmes, commeon peut lentendre en Europe, où les gens sinquiètent contre lesprojets de stockage souterrains parce quils ont peur de fuites deCO2 vers la surface.
  6. 6. Comment transposer cette technologie sur le continent, là où il y a une forte densitéde population ?Si nous arivons à trouver combien de fluide carbonique nous pouvons injecter dans les rochesavant que lon risque des fuites, alors on pourra exporter ces expériences à dautres partie dumonde où lon exploite le charbon. Dailleurs nous échangeons des données expérimentalesavec les Etats-Unis et lAllemagne sur le sujet.
  7. 7. Capter et stocker le CO2,est-ce la vraie solution oudevrait-on plutôt penser ànous débarrasser duneénergie si polluante ?Bien sûr le charbon est la piredes énergies en ce quiconcerne les émissions deCO2, il y a des études qui lemontrent ; les centrales aucharbon émettent descentaines de milliers de tonnesde CO2 dans latmosphèrechaque mois. Mais si on estcapable de créer un cycle ducharbon où lon réinjecteraitdans le sous-sol tout le CO2quon en a extrait, alors onaurait au moins une solutiontemporaire bénéfique pourlenvironnement.
  8. 8. Pour certains scientifiques et écologistes, les projets decaptation et denfouissement servent juste à donner du tempsaux pollueurs pour leur éviter de penser à de véritablesalternatives... Quen pensez-vous ?Bien sûr, je connais ce type darguments qui disent quon ferait mieuxde travailler sur les énergis renouvellables, mais à lheure actuelle il esttrès difficile dimaginer dautres solutions que les énergies fossiles. Jaitravaillé dans lindustrie pétrolière pendant plus de 30 ans avant devenir ici, et je continue de penser que le pétrole est la principale énergievalable pour au moins encore un siècle. Ce que lon doit faire pendantce temps, cest réduire notre consommation dénergie, cest ça le vraidéfi politique du moment. Ce projet illustre la situation de Svalbard, une île qui produit du charbon, et qui dans le même temps se présente comme à la pointe de la recherche scientifique environnementale. Ny voyez-vous pas un paradoxe? Si on étudie la possibilité dimporter par bateau du pétrole ou du gaz, ce qui serait lalternative la plus crédible au charbon électrique pour faire tourner la centrale, alors on risque démettre encore plus de CO2 à cause du transport. En ce qui concerne le solaire, cest compromis car il fait nuit six mois par an et à cause du froid très dur qui risquerait de gêler les systèmes. Et la majorité de la population locale est très favorable au projet, car elle sait combien lindustrie du charbon est importante pour la communauté. Si on ne fait de mal à lenvironnement, alors on peut mener énormément dexpériences très intéressantes ici. Et puis, Svalbard sert en quelque sorte de chien de garde pour létude des variations climatiques, de la géophysique, de létude de latmosphère... Cest le rôle de lîle dêtre à la pointe des technologies.
  9. 9. Reportage original réalisé par Mathilde Goanec pour www.greenetvert.fr

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