PROJET GUADELOUPEEN DE SOCIETE  Rapport du Groupe de Pilotage        Décembre 2012
Bilan du Groupe de PilotageLes coordonnateurs Delile DIMAN-ANTENOR et Jacky DAHOMAY traduisaient ences termes la mission q...
La diversité du groupe n’a pas empêché la cohésion des discours tenus dans les débats grâceà un travail collectif sur chaq...
Le public présent a montré lors de toutes les réunions, une forte envie de s’exprimer et asouvent regretté le nombre jugé ...
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Nos préconisationsNous estimons fondamental de :.  1) Rendre compte des débats afin          de respecter l’engagement pri...
Groupe de pilotage CGP (Comité Guadeloupéen du Projet).                           Nom et prénomARCONTE Maurice-       FRÉN...
Bilan de tenue des débats sur les thèmes de société (d’avril à                                  août 2012)                ...
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  1. 1. PROJET GUADELOUPEEN DE SOCIETE Rapport du Groupe de Pilotage Décembre 2012
  2. 2. Bilan du Groupe de PilotageLes coordonnateurs Delile DIMAN-ANTENOR et Jacky DAHOMAY traduisaient ences termes la mission qui leur a été confiée le 29 décembre 2011 par le ComitéGuadeloupéen de Projet (CGP).  Redonner du sens au vivre ensemble, pour arrêter le délitement du lien social, facteur de mal-être, de violence, voire de désespérance.  Permettre à la société guadeloupéenne de se recentrer  Permettre à la population guadeloupéenne de s’imprégner des questions essentielles qui se posent à la Guadeloupe.Pour eux, il s’agissait d’organiser un « débat sociétal » et de faire que la SociétéCivile, dont le rôle était ainsi confirmé, se charge de relancer et d’animer le débat.Quelques semaines après la fin des débats, quel bilan peut-on en tirer ?Du groupe de pilotage à l’équipe de travail.Constitution.Dès les premières semaines de janvier 2012, les coordonnateurs ont réuni autour d’eux unpetit groupe de personnes ressources avec le concours desquelles ils ont élaboré la note decadrage « Vivre ensemble » ; le « vivre ensemble » étant la problématique générale. Cettenote qui présente la méthodologie, les thèmes et le calendrier a été soumise au ComitéGuadeloupéen du Projet le 17 février 2012. Lors de cette séance, les membres du groupe depilotage ont aussi été présentés. Mais dès cette date, il était clair qu’un groupe d’une dizainede personnes ne pouvait à lui seul assumer l’animation de réunions étalées sur cinq mois etsur toutes les communes de l’archipel. La constitution d’une véritable équipe de travails’imposait. Au final, la constitution de l’équipe de pilotage (dite groupe de pilotage) n’a relevéd’aucune stratégie particulière, car aux personnalités cooptées sont venues se joindre desindividualités fortes désireuses de s’engager dans ce projet de réflexion. Toutes étaient prêtesà relever ce qui, pour elles, était un défi : défi pour certains de vaincre la crainte d’affronter lepublic dans un débat qui touchait à la politique, mais pour tous, défi de réussir à rassemblerles Guadeloupéens, au-delà des idéologies et des croyances, pour débattre de l’avenir de lasociété guadeloupéenne.Au bout du compte, composé de plus de quarante personnes, le groupe des animateurs,experts et grands témoins, malgré son hétérogénéité et la disponibilité bénévole limitée dechacun, a respecté ses engagements en allant jusqu’au bout du contrat. On y trouve desfemmes et des hommes, des retraités et des actifs, des cadres supérieurs et des techniciens,des fonctionnaires et des libéraux. S’il ne s’agit pas là d’une photographie de la sociétéguadeloupéenne, on en est très proche.Fonctionnement.
  3. 3. La diversité du groupe n’a pas empêché la cohésion des discours tenus dans les débats grâceà un travail collectif sur chaque thème abordé, et à la production de documents de travail.Les « débriefing » organisés chaque semaine complétaient le travail de mise en cohérence.Ces réunions de coordination ont permis de consolider des savoirs, de rassurer lesanimateurs et d’améliorer en conséquence la qualité des interventions.Les quelques moments de découragement dûs soit à la non-tenue des réunions faute departicipants, ou à des images plutôt démobilisatrices que la presse renvoyait de leur travail,n’ont pas réussi à entamer l’enthousiasme des animateurs.L’objectif que s’était fixé le groupe de pilotage était clair. Il s’agissait d’aller à la rencontre dela population guadeloupéenne et de l’inviter à débattre autour du « vivre ensemble » dans laperspective de recueillir des éléments (constats, analyses et propositions) pour l’élaborationd’un projet de société.Ainsi, plus d’une centaine de réunions ont été programmées afin que, dans chaquecommune, l’on débatte autour des cinq thèmes retenus. Dans une société où la citoyenneté est plutôt mise à mal, le pari n’était pas gagné d’avance.Les débats.L’organisation mise en placeUne ligne téléphonique dédiée, un site internet, une page Facebook et une adresse mél ontété mis à disposition par le Conseil Général début mars. Le mois de mars a été mis à profitpour des rencontres avec les associations, celles qui avaient répondu à l’appel lancé sur lesmédias en février. Ces réunions préparatoires ont permis d’élargir léquipe dorigine.Comme prévu par les présidents du Congrès, la logistique a été prise en charge par leConseil Général ou le Conseil Régional (communication, reproduction et diffusion dedocuments) et les mairies (mise à disposition de salles équipées). L’essentiel de lacommunication s’est faite par les medias audiovisuels, la presse écrite et des prospectus(flyers). Certaines municipalités ont participé à la communication en direction de leursadministrés (associations notamment). Pour chaque débat, il y avait un animateur (membredu groupe de pilotage, exceptionnellement un autre membre de la société civile), unrapporteur (membre du groupe de pilotage, cadre de l’une des collectivités, membre deléquipe du consultant).Le déroulement des débatsLe premier obstacle à franchir était darriver à mobiliser, amener les citoyens à consacrer dutemps pour venir débattre publiquement de sujets qui, tout en ayant l’air de banalitésquotidiennes, n’en n’avaient pas moins une dimension philosophique et politique forte.La deuxième difficulté, était d’ordre culturel. La pratique de l’argumentation n’est pascourante si lon en juge par les échanges dans les lieux publics et dans les médias.Le contact avec le public, de l’avis généra, a été correct. Aucun incident grave n’a été relevéet d’une manière générale les débats se sont déroulés dans un climat de respect de lautre.Les débordements sont restés marginaux, en dépit déchanges quelquefois très intenses.
  4. 4. Le public présent a montré lors de toutes les réunions, une forte envie de s’exprimer et asouvent regretté le nombre jugé peu important de participants.Comme on pouvait s’y attendre les interventions synthétisaient, la plupart du temps, desconstats de dysfonctionnement de la société actuelle. Peu d’exploitation de ces constats sousforme d’analyses venait alimenter les débats, mais la durée des réunions, environ deuxheures, ne permettait pas de longs développements. Si les propositions clairementexprimées ont été peu nombreuses, on notera souvent des propositions implicites quil sagitde « décrypter ».Quels enseignements tirer de cette expérience ?Quant au pilotage de l’opération : logistique et communicationUn point très positif est le constat de lengagement dune partie de la société civile dans unetelle aventure où il sagissait de donner de son temps, de son énergie, de sa disponibilité,sans le moindre dédommagement daucune sorte. Le bénévolat est encore très vivace enGuadeloupe. Cest loccasion de remercier tous ceux qui ont participé, à un titre ou à unautre, au groupe de pilotage. Mais limplication du groupe na pas pu donner toute samesure, car il navait la maîtrise ni de la logistique, ni de la communication.Nous avions dès le début souhaité nous appuyer sur les associations les plus actives descommunes de larchipel. Nous navons pas su convaincre nos partenaires institutionnels etcest dommage, car certaines associations sont très actives et font un travail remarquable.Sassurer de leur collaboration aurait sans aucun doute permis une plus large participationdes citoyens dans chaque commune, et probablement, une palette plus étoffée depropositions. Nous aurions au moins pu éviter de déplacer inutilement animateur etrapporteur. Nous avons eu quelques cas de salle vide et quelques cas, plus rares, de sallefermée. Mais les salles, souvent ouvertes et accueillantes, ne manifestaient absolument pasaux habitants quil sy passait quelque chose : pas daffiche, de banderole, ni de musique, cequi est le minimum dans des manifestations de ce type en Guadeloupe. Ceux qui se sontdéplacés nen ont que plus de mérite, d’autant que dans certaines sphères, le qualificatif de« mascarade » était volontiers utilisé pour parler des débats communaux.Cette opération a bénéficié dune bonne couverture médiatique dans ses débuts, même si ladistribution des flyers na pas toujours été performante. Les derniers mois (juillet et août) ontpâti de la période des vacances, mais surtout de la diminution, voire de labsence, decommunication (début juillet) et, de toute façon, de linadaptation du plan de communicationà la période des vacances. A cela, il faut ajouter, la moindre disponibilité des municipalités
  5. 5. en juillet et août. Résultat, il a fallu réduire le nombre de débats, ce qui a provoqué quelquesfrustrations. Enfin, le fonctionnement du site du projet sest dégradé au fil du temps etnétait plus en fin de période un outil de communication fiable pour les citoyens quisintéressaient au projet.On ne peut parler de communication sans évoquer le rôle de la presse. Le moins que l’onpuisse dire est que la presse guadeloupéenne a peu joué le jeu. Elle a été plus « spectatrice »qu’ »actrice » à l’occasion d’une initiative où elle pouvait, nous semble-t-il, jouer sa proprecarte. Les Guadeloupéens sont en effet souvent très critiques à l’égard de leur presse. Cesdébats pouvaient être une bonne occasion de clarifier le rôle joué actuellement par la presse,et surtout le rôle que pourrait avoir la presse dans la Guadeloupe de demain.Quant à la teneur des débats.La parole dans les débats était une « parole libérée », et nous avons la faiblesse de penser quel’indépendance (vis-à-vis du politique) affichée très tôt par le groupe de pilotage, y a étépour beaucoup. Cette parole libre, la Guadeloupe (le monde politique en particulier) est-elleprête à l’entendre ? Cette question, nous nous la posons encore, car c’est une question qui atoute son importance. En tout cas, la demande de débats de ce type s’est manifestée, certainsparticipants ayant formulé même le vœu de poursuivre et d’élargir la réflexion.Même si le nombre de participants n’a pas été à la hauteur de nos espérances, il estincontestable que le matériau qui a été récupéré, est quelque chose de très précieux. Sa valeurest inestimable pour des chercheurs et il devra faire l’objet d’analyses pour construire uneimage, la plus fidèle possible, des ressentis de la population, afin de permettre aux politiquesde proposer un projet de société à la mesure des réalités constatées.Quelle suite donner ?Il est important de restituer le produit des débats. Nous avons en effet perçu une forteattente, mais aussi une grosse interrogation, car la Guadeloupe est méfiante, méfianceaffichée car il y a déjà eu des débats organisés et dont on n’entend plus parler. Les genspeuvent tous citer une opération de ce type qui, selon eux, n’a rien donné.Quelle est la bonne façon de « rendre » ? Rendre de manière accessible et au plus grandnombre (un document léger, bien rédigé, clair..). Il s’agit de faire « tomber » la méfiance, ladéfiance manifestée par les participants.
  6. 6. Nos préconisationsNous estimons fondamental de :. 1) Rendre compte des débats afin de respecter l’engagement pris vis-à-vis des participants. Cela doit se faire sous une forme accessible au plus grand nombre. en tenant compte des handicaps et du douloureux problème de l’illettrisme. 2) Tirer le meilleur profit des échanges en repérant des lignes de force qui doivent guider les choix de politique publique. Il s’agit ici de prendre au mieux en compte les préoccupations des citoyens. 3) S’appuyer sur le réseau des associations qui garantissent le maintien du lien social. L’objectif est de les fédérer vers un objectif commun, une vision globale, dans l’esprit du « vivre ensemble ». 4) Renforcer le partenariat avec les associations et institutions, notamment celles qui ont participé à l’opération, dans le but de traduire en actions concrètes certains objectifs du Projet Guadeloupéen de Société et les soumettre au Comité Guadeloupéen du Projet pour accompagnement et/ou financement. 5) Renforcer le rôle de la Société Civile en continuant à « libérer la parole ». La parole libre est nécessaire pour que le monde politique ne soit pas coupé des réalités quotidiennes des citoyens.Quel avenir pour le groupe de pilotage ?  Le groupe de pilotage doit communiquer sur l’expérience originale qu’il a vécue avec une partie de la population.  Le groupe de pilotage peut jouer un rôle dans le suivi de l’utilisation du matériau collecté lors des débats, dans une forme à définir. Cela nécessite qu’un minimum de moyens, en termes de logistique et de communication, soit consacré à ce suivi.  Le groupe de pilotage peut avoir un rôle dans la mise en œuvre de ses préconisations, celles en particulier qui favorisent le recul de la méfiance des citoyens envers l’invitation à participer, à donner son avis, en un mot à jouer son rôle de Société Civile.
  7. 7. Groupe de pilotage CGP (Comité Guadeloupéen du Projet). Nom et prénomARCONTE Maurice- FRÉNET Cynthia VADIMON ThierryAugusteBERCHEL Catherine GAMIETTE Franciane VIRASSAMY DominiqueBERRY Georges GASPARD-MÉRIDE ZADIGUE Aamiah ChristianeBERVIN Georges GAYADINE Alain ZEBUS GenevièveBOUTIN Raymond GEOFFROY EdouardCHALCOU Didier HULMAN DianaCOMBES Jeannine JACQUES JanineCORBIN Michel JOSEPH DanyCORENTHIN Claire LAMI-DAHOMAY Marie- LiseCOUDOUX Suzette LELEU RogerCOURBAIN Jean-Claude LEONIDAS LéonceCYSIQUE Josiane MARCIN LydiaDAHOMAY Jacky MAURIN AlainDEMOCRITE Gladys MERION JulienDIMAN-ANTENOR MOLINIER NivoseDelileDONGAL Marie-Elise MONDOR RégisDORMIER Jeanne MONFRET Marie-LyneDORVILLE Max PIERRE JocelyneDUFLO-JANKY Marie- ROQUELAURE PatrickChantalDUMIRIER Daniel RIPPON MaxDUPUYS Florence SIDAMBAROM JacquesDUVAL Emmanuel SOUSSEING SimonEDOUARD- DURIZOT THEOBALD Frédéric
  8. 8. Bilan de tenue des débats sur les thèmes de société (d’avril à août 2012) fraternité identité éducation économie citoyenneté Communes avril Mai juin juillet août Gosier Saint-Claude Désirade Deshaies Pointe-à-Pitre Gourbeyre Petit-Bourg Petit-Canal Abymes Basse-Terre Sainte-Rose Anse BertrandCapesterre MG Grand-Bourg Saint-Louis Terre-de-Haut Terre-de-Bas Baie-Mahault Port-Louis LamentinVieux-Habitants Morne-à-lEau Bouillante Capesterre BE Saint-François Vieux-Fort Baillif Pointe-Noire Sainte-Anne Goyave Trois-Rivières Le Moule Débats tenus Débats annulés ou non programmés

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