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JFig 2. Manoeuvres de recherche de Iinstabilit~ selon Barlow. A. Une main bloque le bassin avec le pouce sur le pubis, Iau...
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Luxation cong nitale de hanche nv né

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Luxation cong nitale de hanche nv né

  1. 1. J Pddiatr Pugriculture !996;9:390-396 © Elsevier, ParisPi~DIATRIEGENI6RALE luxation cong nitale de hanche du nouveau-n R Seringe Service dorthop~die p6diatrique, h6pital Saint-Vincent-de-Paul, 74-82, avenue Denfert-Rochereau, 75674 Paris cedex 14 Regu le 22 juillet 1996 ; accept6 le 30 juillet 1996L a luxation cong~nitale de la hanche est une anatomie pathologique d6formation qui sest constitute pendant la vie intra-ut(~rine. Elle demeure une affectionfr6quente (6 6 20 pour 1 000 naissances) et sond~pistage pr~coce (dans les premiers jours ou les La luxation se ddfinit comme un ddplacement de la t&epremieres semaines de la vie) permet la gu6rison fdmorale dans une poche capsulaire (la chambre de luxa-dans la majorit(~ des cas. kes bases anatomiques tion). Cette poche est habituellement post&ieure et laet des notions pathog6niques r6centes ant per- tSte fdmorale, en se ddplagant en arriSre, est responsablemis de comprendre dans leur ensemble des faits dune ddformation du rebord cotyloidien (gouttiSre desouvent interpr~t6s de fa§on fragmentaire, 6 luxation). Cette anomalie constitue la dysplasie qui estIorigine de conduites parfois incoh~rentes. bien secondaire au ddplacement et die apparalt au fil du temps, dautant plus nette que la luxation a dtd prdcoce et appuyde. Listhme capsulaire qui sdpare le cotyle normal de la chambre de luxation est plus ou moins serrd, mais enCe problSme de santd publique est suffisamment impor- p&iode ndonatale il se laisse presque toujours franchir,tant pour avoir fait lobjet dune brochure dmise par les permettant la rdduction de la luxation (et, par 15 mSme,autoritds sanitaires frangaises en 1985 (brochure en le diagnostic avec cette notion essentielle dinstabilitd).cours de rdddition). Par ailleurs, plusieurs iddes fausses Enfin, il faut savoir que lorsque la hanche est rdduitedoivent &re abandonndes : avec la t&e fdmorale maintenue dans la cavitd cotyloide- lid& que le signe du ressaut disparalt au bout de quelques par un moyen approprid, la poche capsulaire a tendancejours est fausse. En effet, linstabilitd peut persister tant ~tse r&racter, aboutissant ~ la stabilisation de la hanche.que la hanche nest pas en bonne position ; En outre, la dysplasie cotylo/dienne nint&esse le plus- la radiographie systdmatique ~tla naissance na aucun souvent que des structures cartilagineuses ou fibrocarti-iutdr6t ; lagineuses, ce qui la rend inapparente sur une radiogra-- ldchographie systdmatique ~tla naissance nest pas jus- phie faite ~ la naissance. Cependant, la pattie fibrocar-tiff& ; tilagineuse du rebord cotyloidien est perceptible aux- le langeage prdventif en abduction est ~ proscrire car ultrasons et peut donc 8tre analysde par ldchographieil nest pas ddnud de risque. de hanches.390 JOURNAL D E PF:DIATRIE E T D E P U E R I C U L T U R E n ° 7 - 1996
  2. 2. prddisposition familiale chez les filles ou dans certainespathog nie rdgions exposdes.On a longtemps admis la pathogdnie de la dysplasieluxante progressive de la hanche : un ddfaut mineur ducotyle (dysplasie congdnitale) entralnerait dSs la nais- examen cliniquesauce, ~ loccasion de laccouchement ou dans les premiersmois de la vie, voire seulement lors de lacquisition de Lexamen clinique repr&ente la base essentielle du d&[a marche, un ~ ddboitement ~ de la hanche. Cette th~orie pistage de la luxation congdnitale de hanche : cet exa-doit &re abandonnde et les travaux r&ents font de la men doit &re pratiqud &s la naissance, il doit &re pro-luxation une affection posturale qui se constitue in utero longd, pr&oce et r~p&d. I1 doit &re r&lisd dans desous leffet de facteurs mdcaniques prdpond&ants : la bonnes conditions sur un plan ferme, il faut obtenir lehanche se luxerait assez tardivement dans les derni~res rel~chement musculaire de lenfant.semaines de la vie intra-ut&ine, voire durant les derniers Lexamen recherche le signe indirect, qui est lappr&jours ou les derni&res heures de la grossesse. ciation dune limitation de labduction, et le signe direct, Assez souvent, il sagit dune position du foetus en la mise en &idence dune instabilitd.si~ge, surtout si~ge ddcompldt~ avec le fdmur en hyper-flexion, en abduction faible ou nulle, voire en adduc- La limitation de labduction sappuie sur trois argu-tion, et enfin en rotation externe. Cette posture luxante ments : la position spontan& des cuisses, lamplitudeexpose la t&e fdmorale fi la sortie post&ieure hors du dabduction en flexion ~ 90 ° (en sachant que la valeurcotyle. La luxation est sans doute favorisde par une laxitd normale se situe entre 70 ° et 85°), le tonus des adduc-ligamentaire pr&xistante, probablement gdn&ique. teurs (comme au cours dun examen neurologique avec la naissance, gfftce ~i la lib&ation des contraintes, analyse de langle rapide ou stretch-rdflexe qui est nor-ldvolution se fair le plus souvent vers la gu&ison (on malement de 50 ~ 70°). I1 y a hypertonie des adducteurssait que plus de la moitid des luxations ndonatales de lorsque langle rapide mesure de 20 ~ 45 °.hanches gu&issent spontandment). Si ce nest pas le cas, La posture foetale des membres inf&ieurs peut &reon assiste ~ la constitution ddfinitive de la luxation ou dtudide les premiers ]ours de vie en repliant les membresde la subluxation. inf&ieurs : certaines positions sont ~trisque, en particu- Chez le nouveau-hal ou dans les premi&res semalnes lier la position dite du si~ge ddcompl&d avec les genouxde vie, le trakement nest l~t que pour guider dans le bon en extension compl&e et les membres inf&ieurs tourndssens une &olution vers la gu&ison. en rotation externe, la posture avec les genoux semi- La gen~se de la luxation in utero tient aux facteurs fl&his et les hanches en rotation externe, et enfin lamdcaniques (posture luxante et compression extrins&- posture avec les cuisses compl&tement serr&s et rappro-que du fdmur par appui sur le grand trochanter). Quant ch&s au contact lune de lautre.aux facteurs gdn&iques tr~s souvent invoquds, ils peu- Linstabilitd esr le maitre symptrme de la luxation et : o . , o , ~ , ovent favonser cette luxatmn par le b~a~sd u n e &stensmn une hanche est dite instable lorsque la t&e fdmorale estcapsulaire mais ils ne sont ni ndcessaires, ni suffisants. sortie ou peut sortir en partie ou en totalitd de la cavitdCest la raison pour laquelle on retrouve souvent les ac&abulaire (figure 1 et tableau I). Le ddplacement petitdonndes &iologiques classiques chez les enfants atteints &re moddrd, de quelques millim~tres, ou plus impor-de luxation : primiparitd, grossesse gdmellaire, gros tant, de 10 mm et plus. Les sensations perques sont bienpoids de naissance, hydramnios, pr&entation du si~ge, expliqu&s par la figure 2. Deux mdthodes permettent de Tableau I. Linstabilitd. Cest le drplacement anormal de la t&e frmorale qui peut altemativemententter dans le cotyleet en sortir en totalitd ou en pattie. I1 en existeplusieursvari&~s : - h a n c h e s l u x a b l e s : spontan~ment,la t&e f~moraleest en place dans le cotyleet die en sort au test de provocationde la [uxation, puis rile y entre &s que lexaminateurrel~tchesa pression ; - h a n c h e s luxges rgduetibles : la t&e f~moraleressortFig 1. Schemas explicatifs de Iinstabilit~ de hanche. A. Res- spontan~mentdu cotyled~s cluela position de r~ductionnestsaut franc. B. Ressaut I~ger. C. Pas de ressaut, mais sensa- plus maintenue.tion de piston. En pratique, une hanche instable est synonymede luxationJOURNAL DE P~DIATRIE El" DE PUI~RICULTUREn° 7 - 1996 39 1
  3. 3. JFig 2. Manoeuvres de recherche de Iinstabilit~ selon Barlow. A. Une main bloque le bassin avec le pouce sur le pubis, Iautretient la pattie proximale du f~mur en empaumant la iambe hyperfl~chie sur la cuisse. B. II est souvent plus commodedempaumer le bassin par une prise lat~rale et, Iorsque la main de Iexaminateur est trop petite, dempaumer directementla face post~rieure de la cuisse. C et D. Cest surtout un petit mouvement de pranosupinataion de la main qui permetdappr~cier la stabilit~ de la hanche, en recherchant un ~ventuel d~placement post~roant~rieur (C) au ant~ropost~rieur (D).rechercher cette instabilitd : la manoeuvre dOrtolani et Au terme de cet examen clinique, on peut ddcouvrircelle de Barlow. soit des hanches normales avec une bonne stabilitd des La manoeuvre dOrtolani, bien connue, qui consiste deux c6tEs, soit des hanches luxables, soit des hanches5_Ecarter les deux cuisses pr&lablement flEchies 5_90 ° sur lux&s que les dEplacements soient rEductibles (hanchesle bassinet 5_ percevoir Eventuellement un ressaut de instables) ou irrEductibles (hanches luxEes, stables enrdduction lorsque la t~te fEmorale saute et rdint&gre la position de luxation), soit des hanches suspectes, ce quicavitE cotylo/dienne. Lots de la manoeuvre de rappro- justifie une rdp&ition de lexamen et, bien entendu, unchement des cuisses, on peut dgalement observer une sor- complement par les techniques dimagerie.tie de la t&e fEmorale. Le perception dun ressaut est le Le groupe des hanches dites <~5- risque ,~ comprendsigne &ident, mais il nest present que dans moins dun non seulement les hanches cliniquement suspectes, maistiers des cas. Cest dire lintEr& de la m&hode de Barlow. Egalement les antEcEdents familiaux directs de luxation La manoeuvre de Barlow est plus fine et recherche, par congEnitale de hanches, les accouchements par le si~ge,un mouvement de piston ant&opostErieur, un ddplace- le genu recurvatum, le torticolis, ainsi que certaines ano-ment de la t&e fEmorale par rapport 5_la cavitE acEtabu- malies s&~res des pieds (tableau II).laire. Cette mEthode est plus delicate, mais aussi beau- Le ~ bassin asymEtrique congenital ~>correspond 5_unecoup plus riche denseignement (fig 2). asym&rie dabduction des hanches. Dun c6td, labduc- U n <~craquement >>de hanches frEquemment retrou- tion de hanches est limitEe ; de lautre, il y a souvent unevE na pas de valeur pathologique rEelle. impossibilitE dadduction, voire une retraction en ab-392 JOURNAL DE PE~DIATRIEET DE PUERICULTURE n ° 7 - ]996
  4. 4. duction lorsquon examine lenfant 5 plat ventre avec les Tableau II. Crit~res de hanches E risque.hanches en extension complete. Antdcddent familial de lttxation congdnitale de hanche ten ne retenanr que les diagnostics confirm& chez les ascendants er dans la fratrie)l chographie de hanches Pr&entation du si~ge (accouchement par vole basse, cdsarienne er version tardive)Hie permet dobjectiver les structures cartilagineuses, la Ddformations &ocatrices : genu recurvarum, torticolis, anomalies sdv~resdes pie&capsule et les plans musculaires non visibles en radiolo- Abduction limit& (inf&ieure ~ 60°)gie c o n v e n t i o n n e l l e . Mais l & h o g r a p h i e r e q u i e r ttrois conditions indispensables : Abduction difficile (hypertonie des adducteurs)- un mat&id performant, de prdfdrence une sonde ~ barrette, Abduction asym&rique (bassin asym&rique congdnital)~ibalayage dlectronique de haute frdquence (7 ~ 10 MHz) ;- un op&ateur exp&imentd dans cette technique et tr&s - enfin er surtout, une tr&s grande prudence dans Fin-rigoureux ; terpr&ation des r&ultats qui doivent &re corrdl& a ceux d u n examen orthopddique clinique. La technique la plus couramment utilisde est celle de Graf en coupe coronale externe qui reproduit laspect ,!!:i observd sur une radiographie conventionnelle (fig 3). ~.! ~ 9 Les dldments essentiels du diagnostic sont le degrd de couverture de la t&e fdmorale cartilagineuse par le toit " ~/S.. 8 du cotyle ossifid et le ddveloppement lat&al et lindinai- son du labrum (partie cartilagineuse et fibrocartilagi- neuse du cotyle). •:~/ ,~ i Les facteurs essentiels ~t retenir pour linterpr&ation de ldchographie sont : N 4 ~q:> // - au moins 50 % de la t&e fdmorale dolt se situer en dedans dune verticale abaiss& de laile iliaque ; - langle fait par le labrum avec la verticale ne doit pas excdder 35 ° et celui-ci doit avoir une certaine longueur ; C D EFig 3. I~chographie de hanche.A. Schema d~chographie normale (coupe frontale externe de Graf) ; 1 : aile iliaque ossifi~e ; 2 : toit de cotyle ; 3 : cartilageen Y ; 4 : front dossification de la m~taphyse f~morale ; 5 : t~te f~morale cartilagineuse ; 6 : labrum ; 7 : t o i t du cotylecartilagineux ; 8 : p6richondre et p~rioste de Iaile iliaque ; 9 : fascia intermusculaire. B : Ligne de base (aile iliaque ossifi~e) ;d/D : pourcentage de couverture de la t6te f~morale ; ~z : angle ac~tabulaire de Graf ; ~ : angle de la pente du labrum deGraf. C. Hanche normale ; la t~te f6morale cartilagineuse est au fond du cotyle. D. Hanche instable. Lors de J6tudedynamique, noter la perturbation des rapports entre la t~te f 6 m o r a l e et le cotyle, t~rnoignant du d~placement de la t~tef~morale. E. Hanche lux~e off la t~te f~morale apparaff en dehors du cotyle.JOURNAL DE PEDIATRIE ET DE PUERICULTURE n° 7 - 1996 393
  5. 5. - l e s autres param~tres nous semblent introduire davan-tage de causes derreur que de certitude. Ldtude dynamique dchographique est indispensablepour reproduire sous dcran les d6placements observds encas dinstabilitd de hanche. Cest dire la grande valeurde ldchographie lorsque le clinicien ne percevait quunesensation douteuse. Au terme de cette analyse, trois dventualitds sont pos- v--l-- .-- - - - { : ~ - - - v"sibles :- hanche parfaitement stable et bien couverte ;- hanche luxde de mani~re indiscutable (le ddplacementpeut m~me ~tre quantifid sur ldchographie) ;- hanche douteuse. Ce peut etre une hanche dont le Ipourcentage de couverture de la t~te fdmorale est fi peine A i I B 50 %, une hanche dont le labrum est un peu trop soulevd Fig 4. Radiographic du bassin 6 4 mois : constructionlors du temps dynamique, une hanche qui prdsente un dOmbredanne. A. ke noyau est dans le quadrant inf~ro-aspect mal creusd du fond du cotyle. Ces hanches sus- interne (hanche normale). B. ke noyau est excentr~ et lapectes sont contr61des cliniquement et dchographique- hanche est anormale (sublux~e) : 1 : talus ; 2 : cintre cervico- obturateur, peu utilis~ darts les d~pistages de luxation cong~-ment de mani~re r~pdt~e, et bdndficient dune radiogra- nitale de hanche.phie conventionnelle vers lfige de 4 mois. En conclusion, ldchographie constitue une bonnemdthode daide au ddpistage de la luxation congdnitalede la hanche, mais elle nest quun compldment de Iexa- situe au cours du 4 e tools, car le degrd de maturationmen clinique quelle ne dolt jamais remplacer. osseuse et la prdsence habituelle du noyau fdmoral faci- Qui dchographier ? Certainement pas tousles enfants litent linterprdtation.mais ceux qui prdsentent des signes cliniques et/ou des Le clichd est pris de face en ddcubitus dorsal, sansfacteurs de risque (hanches 5_risque). rotation particuli~re, les fdmurs en position neutre, les Quand dchographier ? Avant la fin du 1e~mois, envi- rotules au zdnith. Les couples dcran-film actuels permet-ron darts ta 4 ~ semaine de vie, parce que le traitement tent dobtenir des irradiations tout ~ fait acceptables.effectud avant cette date est plus simple, plus efflcace et Un dichd bien centr~ se caractdrise par la projection deque nombre danomalies ddpistdes 5_la pdriode ndona- lextrdmitd infdrieure du sacrum sur la ligne des cartilagestale vont samender spontandment. en Y, lextrdmitd supdro-externe du pubis et lischion se Quels sont les rdsultats obtenus ? Schdmatiquement, superposant 5- distance de tilion.90 % des hanches paraissen~ normales d~s le premier De face stricte, les dimensions des ailes iliaques et lesexamen. Huit ~ 9 % sont considdrdes comme douteuses trous obturateurs sont identiques et laxe mddian duet justifient une surveillance clinique orthopddique et sacrum se prolonge au milieu de la symphyse pubienne.dchographique. Eniqn, moins de 1 % des cas refl~tent Le petit trochanter ne dolt pas etre trop visible, ce quiune pathologie de la sdrie luxation ou subluxation. tdmoignerait dune rotation externe du fdmur. Lano- malie la plus frdquente (une l~g~re r~troversion) ne mo- difie gu~re linterpr~tation du clichd. Pour interpreter une radiographie du bassin, on utilise habituellement diffdrents types de crit~res.Le dichd fondamental est l a radiographie de face dubassin. Cependant, tout le monde saccorde ~t lheure crit~re de certitudeactuelle pour reconnaitre linutilitd du clichd de bassinsystdmatique chez le nouveau-nd, car lessentiel descomposantes de la hanche 5- cet R e est cartilagineux. Le seul crit~re de certitude est la position du noyau fd-Ldtude du centrage fdmoral est difficile, le ddplacement moral qui dolt se situer dans le cadran infdro-interne depouvant se faire uniquement vers larri~re. Ce clichd est la construction dOmbredarme (fig 4) ; cependant, cesimplement justifid en cas danomalie clinique patente point dossification nest prdsent que chez deux tiers descomme base de rdfdrence. filles et un tiers des garqons. Dailleurs, dautres difficul- La date retenue par la plupart des dquipes pour drive- tds existent : un noyan volumineux qui vient empi~terlopper laide au diagnostic de la luxation de hanche se ldgSrement sur la ligne verticale de la construction, un394. JOURNAL DE PEDIATRIE ET DE PUERICULTURE n ° 7 - 1996
  6. 6. noyau dont lossification se fait seulement sur la partie Tableau III. Langage en abduction ou culotte dabduction.externe qui peut faire croire, ~itort, h une excentration. Conseils aux parents. En fait, dans limmense majoritd des cas, sil nexiste Ne pas souleverle bdbd par les pieds (manoeuvre~ihaut risque depas danomalie dincidence flagrante, la position du rduxation car die entralne une rotation exteme des fdmurs)point fdmoral permet de trancher aisdment. La bonne techniqueconsiste ~tsouleverles fessesdu bdbd, cuisses toujours dcartdesen abduction pour faireles soins du sibge Ne pas utiliserde grenouill~re,ne jamais forcerpour enfilerun v&ement. Prdf&erdes v&ementsamples et trop grands¢rit~res dalarme Quand on donne le biberon, asseoirle bdbd~tcalifourchonsur une crosseLaspect du bord infdrieur de lilion malgrd ldpaisseur Ne pas faire dormir le bdbd sur le c6tddu cartilage ~icet endroit est un excellent reflet de lem- Dam lespremiersjoursde vie : deux personnes sont ndcessaires pour < changer~ lenfant, aaqnddviterune rdttxation : lune <preinte faite par la t&e fdmorale. Ainsi un bord inf&ieur soul&rele bassin par une main placde sous les fesseset veilleanconcave bien condensd est tout fi fair rassurant. En re- maintien des cuissesdcartdespendant que la secondepersonnevanche, labsence de concavitd, voire une convexitd avec nettole.un talus fuyant, reprdsentent des crit&res dalarme. principe th~rapeutiquecrit~res al~atoires Les hanches instables ndcessitent un traitement posturalIi faut considdrer comme crithres aldatoires sans grande en abduction-flexion : lappareillage dolt assurer unefiabilitd : la mesure des angles ac&abulaires, les rephres posture ~ la fois permanente pour dviter une reluxation,dHilgenreiner (h, d) et la rupture du cintre cervico- et suffisamment stricte pour soustraire la paroi post&o-obturateur. Trop de faux diagnostics positifs ont dtd sup&ieure du cotyle des pressions nocives de la t&e fdmo-port& sur les simples &udes de langle ac&abulaire. rale. En outre, il ne dolt pas &re trop rigide sous peineCelui-ci varie considdrablement avec la moindre ano- de risquer dentralner une ostdochondrite postrdduction-malie de lincidence ; la fourchette de normalitd est tr~s nelle (v&itable catastrophe orthopddique pour la hanche).large et ce crit~re h titre isold ne dolt plus &re retenu. Pour Ces raisons, le langeage avec deux couches (in-Cependant, ~ titre comparatif, en cas de pathologie uni- suffisant), de m8me que les culottes baleindes (m&hodelat&ale, la mesure de langle ac&abulaire prend toute sa trop rigide), doivent &re abandonnds. Sont pr&onis&valeur, surtout si la diff&ence angulaire est sup&ieure le langeage strict en H, les culottes dabduction non5 ° par rapport au c6td sain et si le clichd est technique- baleindes et le harnais de Pavlik. De toute faqon, la sta-ment correct. bilisation dune hanche, quelle que soit la m&hode, est Au terme de l&ude radiologique, trois &entualit& un acte de th&apeutique orthopddique et n&essite lesont possibles : recours aux spdcialistes de cette discipline. Le langeage en abduction (en H) convient particuliS-- les hanches sont radiologiquement normales compte rement bien aux nouveau-n& ; dans les premiers jours,tenu des diff&ents crithres ; il n&essite deux personnes pour sa mise en place cor-- le diagnostic de luxation est indiscutable : le noyau recte ainsi quune diminution du nombre des changesfdmoral se projette dans Fun des cadrans externes, la pour &iter une fausse manoeuvre ou de nouvetles luxa-ligne m&aphysaire intern e coupe le cotyle en dehors de tions. Au bout de quelques jours, la mire pourra elle-son milieu ou passe meme h lext&ieur. Le bord infdrieur m~me langer son enfant et augmenter la frdquence desde lilion est fuyant, voire convexe ; dans ces cas, le diag- changes en prenant certaines prdcautions (tableau III).nostic ne pose gu~re de problhme, contrairement au La culotte dabduction peut dgalement &re utilis& cheztroisihme groupe ; le nouveau-nd ou dans les premiers mois de la vie ~i la- les hanches limites : ce groupe correspond ~ides han- condition quil sagisse dune culotte non balein&. Pourches en position limite, off la position du noyau est les hanches instables, les mSmes pr&autions que pour ledouteuse, oh le bord inf&ieur de lilion na pas sa con- langeage en abduction en H doivent &re appliqu&s.cavit~ et oh le talus est dmoussd. Une fois ~liminde une Le harnais de Pavli/e est un appareil ldger mais dutili-erreur lide ~t une technique insuffisante, il importe de sation tr&s ddlicate qui est volontiers utilisd chez le nour-refaire un examen clinique minutieux et &entuellement risson entre 2 et 6 mois. Le recentrage de la hanche nestde contr61er le clichd de bassin quelques semaines plus tard. pas toujours facile ~tobtenir et le maintien de la stabilitdJOURNAL DE PEDIATRIE ET DE PUERICULTURE n° 7 - 1996 395
  7. 7. Tableau IV. Harnais de Pavlik. Conseils aux parents. On ne dolt plus traiter un enfant par un syst~me dab- duction sur un doute diagnostique, ni sur !existenceOutre les consignesdonn~espour le langeageen abduction, quisont dgalementvalablespour le harnais de Pavlik : dun ddfaut mineur, car toutes les m&hodes de traite-< Toilette de chat > : les parents effectuentla toilette membre par ~ ~ ment, y compris le langeage en abduction, peuvent en-membre en ne retirant quune sangle~ila lois trainer une complication tr~s grave : lostdochondriteQuand on prend le bdbd dans les bras, il ne faut pas serrer ses postrdductionnelle. I1 est donc toujours pr~f&able dat-jambes c0ntre sol, mais les laisserbien &artdes tendre et de procdder 5 un nouvel examen, et de neLe rdglagedes sanglesest pr&isd par le chirurgienorthopddiste. d&ider un traitement en abduction quen fonction deLa ceinture est rdgldepar la m~reet ne dolt jamais ~tre trop serrde crit~res de certitude diagnostique.La peau du bdbd dolt &re surveiltdecar die risque d&re bless&au ddbut par les sanglescrop neuves conclusionde la hanche est parfois difficile car la souplesse des sanglespermet fi certains enfants de faire des mouvements quiaboutissent ~tune reluxation de leur hanche. Des consignes On peut donc dire que le ddpistage actuel de la luxation congdnitale de la hanche repose sur les trois dlfimentsparticuli~res doivent &re donndes ~ila famille (tableau IV). suivants : la rdp&ition des examens cliniques de lap& riode ndonatale et dans les premiers mois de vie ; ldcho-indication th rapeutique graphie en cas de hanche ~irisque chez le nouveau-nd et le petit nourrisson, h condition que cet examen soit rda- lisd avec une fiabilitd suffisante ; la radiographie duLe traitement nest pas standard car, en fonction des 4 ~mois pour les hanches h risques dont le probl~me nasignes cliniques et des dventuels examens compld- pu &re rdgld par l&hographie.mentaires, 1attitude th&apeutique peut et dolt &re mo-dul&. I1 ny a pas de traitement univoque de la luxation En cas de hanche luxde rdductible chez le nouveau-hal, congdnitale de hanche chez le nouveau-nd. Une attitudelindication habituelle est le langeage strict en abduction th&apeutique logique dolt &re instaurde pour prendreen H, le moins de risque possible : ne traiter que les enfants dont En cas de hanche luxable (situation frdquente), le trai- lanomalie de hanche nest pas susceptible de gu&irtement nest pas indispensable en premiere intention spontan6ment.car beaucoup de hanches luxables se stabilisent sponta-ndment, I1 est donc conseilld une surveillance clinique,compldtde dun examen dchographique ~l la fin de la r f rences4~ semaine, A cet age, si idvolution est favorable, la sur-veillance sera poursuivie avec une radiographie vers le4e mois, Si, e n revanche, linstabilitd persiste ou si le 1 Faure C. La luxation cong6nitale de la hanche, son d6pistage : quand ? comment ? pour qui ? J Radiald~placement de la t&e fdmorale sur ldchographie reste 1990;71:17]-3net, i! faudra engager un traitement soit par langeage en 2 Kalifa Get al. Appart de I&hographie dans le d~pis-abduction, soit plut6t par harnais d e Pavlik. rage et Iaide au diagnostic de la luxation cong~nitale Encasde hanchedysplas~que~ c est,a-&re sans mstabfllte de hanche. Rev Image M6d 1991;3:93-7 • 0 , • ° ~maia avec des signes echographlques de dysplasm, 1 att,tude . 3 Seringe R. Dysplasies et luxatians cong6nitales dela plus logique est la surveillance avec nouvel examen clini- hanche. Encyd M6d Chir (Paris : Editions Techniques). Appareil Iocomateur, 14-324-A-10-4,1987:32 pque et: nouvege dchographie quelques semaines plus tard.396 JOURNAL DE PEDIATRIE ET DE PU~RICULTURE n ° 7 - 1996

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