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  1. 1. REMERCIEMENTS]x à|xÇá õ xåÑÜ|ÅxÜ Åxá á|Çv¢Üxá ÜxÅxÜv|xÅxÇàá xà à°ÅÉ|zÇxÜ wx Åt zÜtÇwxÜxvÉÇÇt|áátÇvx õ àÉâá vxâå Öâ| ÉÇà vÉÇàÜ|uâ° wx ÑÜ¢á Éâ wx ÄÉ|Ç õ Ät Ü°âáá|àx wx ÅÉÇ áàtzxxà ÄxâÜ xåÑÜ|ÅxÜ Åt zÜtà|àâwx ÑÉâÜ ÄË|Çà°Ü£à xà Äx áÉâà|xÇ ÖâË|Äá ÅËÉÇà z°Ç°ÜxâáxÅxÇàtvvÉÜw°A]ËtwÜxááx Åxá ä|yá ÜxÅxÜv|xÅxÇàá õ M`ÉÇá|xâÜ `É{tÅÅxw UTT__T? V{tÜz° wx Ät VÄ|xÇà¢Äx XÇàÜxÑÜ|áx?ÑÉâÜ áÉÇ áÉâà|xÇ xà áÉÇ xÇvtwÜxÅxÇàA`ÄÄxá TáÅtú bhgXmebhg xà atw|t Ubh_? TÇtÄçáàxáY|ÇtÇv|¢Üxá? ÑÉâÜ ÄxâÜ w|áÑÉÇ|u|Ä|à° xà z°Ç°ÜÉá|à°AWÉvàxâÜ ^{tw|}t TaZTWX? ÑÜÉyxááxâÜ õ ÄËXvÉÄx atà|ÉÇtÄx wx VÉÅÅxÜvxxà wx Zxáà|ÉÇ wËTztw|Ü? ÑÉâÜ áÉÇ xÇvtwÜxÅxÇàA
  2. 2. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II SOMMAIREIntroduction ………………………………………………………………………………………. 5Partie I : Présentation de la BMCI ..…………………………………………………………… 7Partie II : Politique de gestion du risque de crédit au sein de la BMCI ………………. 14Chapitre I : Les crédits bancaires ……………………………………………………………. 15 Essai de définition ……………………………………………………………………….... 15 Typologie des crédits bancaires ……………………………………………………….... 16Chapitre II : Les risques des crédits bancaires …………………………………………… 22 Les facteurs déterminants du risque de crédit ………………………………………. 22 Principales catégories de risque de crédit …………………………………………… 24Chapitre III : Démarche d’analyse de la faisabilité d’un crédit …………………… .. 26 Les informations d’identification de l’entreprise .………………………………...…. 27 Les hommes et les structures décisionnelles …………………………………………. 28 La structure technique de l’entreprise …………………………………………………. 31 Diagnostic stratégique et les grandes orientations de lEntreprise ………………... 31 Les relations bancaires ………………………………………………………………….… 31 L’activité et la commercialisation ………………………………………………….…… 31Chapitre IV : Méthodologie de gestion du risque de crédit au sein de la BMCI ….… 33 Contenu de la proposition de crédit type « Entreprise » ………………………….… 33 Les moyens d’atténuation du risque de crédit …………………………………….… 41 Conclusion ………………………………………………………………………………….... 44Partie III : BALE II, Exigences et Etat des lieux …………………………………………….… 45Chapitre I: les accords de Bale II et les règles prudentielles édictées par BAM ….…. 46 Les Accords du comité de Bale II ……………………………………………………… 46 Le Ratio de Cooke (1988) …………………………………………………………… 46 Le Ratio de Mc Donough (1999) ……………………………………………………. 48 Les principales différences entre le ratio Cooke et le ratio Mc Donough …. 48 La nouvelle approche prudentielle ……………………………………………….. 50 Pilier I : les exigences minimales en matière de fonds propres ……………… 51 Pilier II : processus de surveillance prudentielle …………………………………. 61Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 3
  3. 3. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Pilier III : Discipline du marché ……………………………………………………….. 63 Les obligations liées aux Accords de Bale II ……………………………………….. 63 Classifications des expositions ………………………………………………… 63 Conformité aux exigences minimales ………………………………………. 64 Conception d’un système de notation interne …………………………… 64 Les opérations liées aux systèmes de notation internes …………………. 65 Les règles prudentielles édictées par Bank Al Maghreb …………………………… 66 Directive relative aux éléments d’informations minimums …………………….. 66 Classification des créances en souffrance et provisions ……………………… 68 Dispositif de mesure, de maîtrise et de surveillance des risques …………….. 70 Identification de la clientèle ……………………………………………………… 73CHAPITRE II: Présentation Synthétique de la Politique Générale de Gestion du RisqueOpérationnel et la conception du système de notation au sein de la BMCI ……… 80 La politique de gestion du risque Opérationnel au sein du Groupe BNP PARIBAS…80 I. Les objectifs et les conséquences de la mise en place de l’infrastructure….80 II. Le Processus de gestion du risque opérationnel ……………………………… 81 III. Les comités du Risque Opérationnel …………………………………………. 83 IV. Principes Fondamentaux ……………………………………………………….. 83 V. Inclusion de l’analyse du risque opérationnel dans des processus de gestion existants …………………………………………………………………………………. 85 VI. Reporting ……………………………………………………………………………. 85 VII. Stratégie d’assurance et Gestion des Risques Opérationnels …………… 86 VIII. Rôles et Responsabilités ………………………………………………………… 86 IX. Méthodologie ………………………………………………………………………. 89 X. Mise en oeuvre ……………………………………………………………………… 91 XI. Conclusion ………………………………………………………………………….. 91 Le système notation au sein de la BMCI ………………………………………………… 92 Généralités sur les systèmes de notation …………………………………………. 92 MÉTHODOLOGIE de la notation interne au sein de la BMCI …………………. 93Chapitre III : L’Evaluation de l’Applicabilité des Règles Prudentielles de Bank Al- Maghribau sein de la BMCI ……………………………………………………………………………. 98 I – Résultats et Commentaires …………………………………………………………….. 98 II- Synthèse …………………………………………………………………………………… 105Conclusion …………………………………………………………………………………. 106Annexes …………………………………………………………………………………………. 107Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 4
  4. 4. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II INTRODUCTIONL’évolution du secteur de la finance et, par conséquent, des instruments financiers adécelé les lacunes que contenait le système financier international. Dès lors, unegrande vague de réformes touchant le secteur bancaire ont vu le jour.Ces réformes trouvent leurs origines dans la crise financière internationale de 1998(Thaïlande, Juillet 1997), suite à laquelle les autorités de tutelle ont engagé des travauximportants en vue d’améliorer la compréhension et la prévention du risque.Des projets de grande ampleur ont été entamés, visant à maîtriser et contrôler lesrisques bancaires, surtout dans les pays dont la vulnérabilité financière est systémique.Au Maroc, les établissements de crédit ont commencé à mesurer leurs risques demarché et le risque opérationnel et de leur appliquer des exigences de fonds propres,comme ils ont déjà commencé à le faire pour le risque de crédit. Depuis, la législationbancaire n’a pas cessé de procéder à des réformes visant l’amélioration du paysageréglementaire bancaire, le seul souci étant de solidifier un système vital, maiségalement des plus sensibles aux risques .Ainsi, les banques ont vu leur activité se complexifier, et se trouvent face à deuxcontraintes : respecter les règles prudentielles édictées par BAM tout en satisfaisant leurclientèle.Aujourd’hui, l’analyse du risque de crédit bancaire revêt, plus que jamais, uneimportance stratégique pour les banques cherchant à se démarquer et à acquérir unavantage concurrentiel par rapport à leurs confrères.Impliquant la mobilisation de montants importants, et exposés à un nombre importantd’aléas, Les crédits attribués aux entreprises nécessitent une attention particulière de lapart de la banque, surtout que le comité de Bâle II a introduit une proportionnalitépositive entre la gestion saine des risques et la compétitivité de la banque face à sesconcurrents.C’est dans ce cadre caractérisé par ces profondes mutations que s’inscrit mon stage,dont l’objectif est d’apporter des éléments de réponses aux questions suivantes :Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 5
  5. 5. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIQuelle est la politique interne de gestion des risques, adoptée par la BMCI ? Va-t-elle luipermettre de se mettre au diapason des défis qu’imposent les nouvellesréglementations de BAM ?Ces deux problématiques forment les grands axes de ce rapport. En effet, après avoirexpliciter les nouveaux dispositifs de Bale II, je vais commencer par une présentation dela politique de gestion des risques au sein de la BMCI, pour enchaîner ensuite avec lesrésultats d’une étude qui a concerné 40 dossiers de crédits et dont l’objet est d’évaluerle degré de l’applicabilité des règles prudentielles édictées par Bank Al Maghreb.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 6
  6. 6. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II PARTIE I : PRESENTATION DE LA BMCIPRESENTATION DU GROUPE BMCIHISTORIQUE -La BNP a développé ses activités au Maroc depuis 1940, via sa filiale marocaine laBNCIA (Banque Nationale pour le Commerce et lIndustrie en Afrique). La BMCI (BanqueMarocaine pour le Commerce et lIndustrie) a vu le jour en 1964, lors du processus demarocanisation.En 2000, le groupe BNP fusionne avec le groupe Paribas qui était également présent auMaroc depuis le début du siècle. Son bureau de représentation y a été très actif danslactivité de « Banque dAffaires ».En novembre 2001, lacquisition de lex ABN Amro Bank Maroc par la BMCI lui a permisde conforter sa position de banque de référence au service de ses clients.PRINCIPALES ETAPES DU DEVELOPPEMENT DE LA BMCI1994 – 1997 : Une restructuration réussieLa BMCI sest engagée, entre 1994 et 1997, dans un processus de restructuration qui adonné naissance à une nouvelle Banque, assainie dans sa réalité économique etsociale, dotée de moyens technologiques modernes et offrant une gamme complèteet diversifiée de produits.1998 – 2000 : « Horizon 2000 », un plan de développement offensifLa BMCI a lancé, en 1998, le plan de développement « Horizon 2000 », qui lui a permisde dynamiser ses équipes commerciales, de développer ses parts de marché etdaccroître sa rentabilité.En faisant de la proximité le fondement de sa démarche commerciale, la BMCI a mis enplace le concept de « Banque Assise », qui privilégie laccueil, la convivialité et favoriseAbdelkrim AKHRAZ 2007/2008 7
  7. 7. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIdes relations personnalisées avec ses clients. De plus, la BMCI a lancé un plan ambitieuxpour lextension de son réseau dagences et de GAB.Loffre produit a été enrichie de produits innovants destinés aussi bien à la clientèle desparticuliers quà la clientèle des entreprises.Par ailleurs, une Démarche Qualité a été mise en place. Elle a permis à la banque demieux identifier les attentes de sa clientèle et daméliorer sa qualité de service,notamment à travers des enquêtes de satisfaction.Une politique de communication offensive, sappuyant sur une démarche novatrice, apermis à la banque de rajeunir et de dynamiser son image, faisant ainsi sa réapparitiondans le paysage médiatique marocain.2001 : Fusion avec lex-ABN AMRO Bank MarocEffective depuis le 2 novembre 2001, la fusion avec lex-ABN AMRO Bank Maroc amarqué une nouvelle étape dans lhistoire de la BMCI qui se situe, désormais, parmi lespremiers acteurs privés du marché bancaire marocain.Ce rapprochement a permis à la BMCI délargir son réseau, qui comporte 172 agencesau Maroc à fin mai 2006 et deux bureaux de représentation, à Paris et à Amsterdam,mais aussi de renforcer ses équipes par lintégration de 384 nouveaux collaborateursexpérimentés et spécialisés dans différents métiers.Grâce à cette fusion, la BMCI a développé son portefeuille de 25 000 nouveaux clients,particuliers, professionnels et entreprises.2003 - 2005 : « Cap 2005 » un plan de développement ambitieuxAfin de consolider sa position dans un environnement en mutation, la BMCI a adopté,en 2003, un plan stratégique ambitieux fondé sur la satisfaction de ses clients et larentabilité.Les objectifs fixés ont été globalement atteints en 2005 en termes de résultats maiségalement au niveau du développement du réseau dagences puisque la Banque aouvert en moyenne une quinzaine de nouveaux points de vente par an. Létendue deson réseau, qui compte 190 agences au 30 octobre 2006, lui permet de se rapprocherde ses clients et de leur proposer des solutions adaptées à leurs besoins.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 8
  8. 8. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II2005 - 2009 : Plan Stratégique à lhorizon 2009Un nouveau plan stratégique à moyen terme, à lhorizon 2009, a pour objectif de cadrerle développement de la Banque. Ce plan stratégique permettra à la BMCI de renforcerson positionnement au sein du paysage bancaire marocain et de poursuivre ledéveloppement de ses activités dans la rentabilitéLES FILIALES :ARVALSpécialisée dans la location longue durée et la gestion de véhicules dentreprise, ArvalMaroc a démarré ses activités en octobre 2002.BMCI GestionDepuis le lancement des premiers OPCVM en 1995, BMCI Gestion sest développée touten sadaptant aux différentes réformes du marché financier et en restant constammentà lécoute de ses clients.BMCI LeasingSpécialisée dans le financement en leasing de biens mobiliers (véhicules etéquipements) et immobiliers (sièges, locaux commerciaux, etc), BMCI Leasing est filialede la BMCI à hauteur de 72%.BMCI BourseCréée en 1995, BMCI Bourse est une société de bourse au capital social de 10 Millionsde Dirhams, filiale à 100% de la BMCI.BMCI FinanceSpécialisée dans lactivité de Banque dAffaires, BMCI Finance a réalisé, depuis sacréation en 1998, plusieurs opérations en matière de conseil, dingénierie financière etdappel au marché des capitaux.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 9
  9. 9. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIBMCI Crédit ConsoCréée en décembre 2005, BMCI Crédit Conso est une filiale détenue à hauteur de 51%par la BMCI, à travers une plate-forme dédiée, lensemble des crédits à laconsommation destinés aux clients de la BMCI.BMCI Banque OffshoreLe Groupe BNP s’est installé sur place financière offshore dans la ville de Tanger. avantde céder son activité en 1995 à la BMCI, donnant ainsi naissance à BMCI BANQUEOFFSHORE.BMCI AssuranceCréée en septembre 2005, BMCI Assurance est une société de courtage en assurancesau capital social de 100 000 Dirhams, filiale à 100% de la BMCI.STRUCTURE DE LA BMCILes principales entités de la BMCI se présentent comme suit :LA DIRECTION DES PARTICULIERS ET DES PROFESSIONNELSSon rôle consiste en partie à animer et à dynamiser la force de vente du réseau encohérence avec la stratégie et les objectifs de la Banque. Elle exerce également, àtravers "l’Espace Gestion de Patrimoine", les activités de conseil et de gestion pour ledéveloppement de patrimoine à destination de la clientèle haute gamme. Ainsi ellegère le pôle Produits & Marchés et Monétique qui s’occupe de la réalisation des études demarché que la conception et la mise en place de nouveaux produits.DIRECTION DU RESEAU ENTREPRISES ET DU COMMERCE INTERNATIONALLe rôle de cette Direction est d’animer l’équipe du réseau en charge de la clientèle desPME-PMI afin de renforcer la présence de la BMCI dans ce marché. Elle gèreégalement le Trade Center BNP Paribas de Casablanca dont le rôle est d’apporter auxAbdelkrim AKHRAZ 2007/2008 10
  10. 10. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIclients une expertise confirmée dans le montage et le suivi des opérations decommerce international.LA DIRECTION DES GRANDES ENTREPRISES, DES MARCHES ET DES PRODUITS ETFINANCEMENTS STRUCTURES :Cette entité gère une équipe de chargés d’affaires qui suivent et développent leportefeuille des grandes entreprises et institutionnels de la BMCI.Elle a également, sous sa responsabilité, la Salle des Marchés qui développe et vend desproduits de trésorerie et de change à la clientèle des Grandes Entreprises etInstitutionnels mais également à la clientèle des PME/PMI.LE SECRETARIAT GENERALLe Secrétariat Général a pour mission le développement des moyens logistiques de laBanque et la maîtrise des risques opérationnels. Il gère 8 entités : • La Direction de l’Organisation et de l’Informatique : qui a en charge le suivi des systèmes d’information, le développement informatique et l’organisation. • Le Pôle Moyens Réseau : qui joue le rôle de relais entre le réseau et l’ensemble des fonctions Groupe. • La direction des ressources humaines : est en charge du management et du développement des ressources humaines. • la direction de l’administration et des services à la clientèle : en charge de la gestion du back-office et du contrôle comptable. • la direction du contrôle de gestion et du contrôle financier : en charge du contrôle de gestion et du contrôle budgétaire, des règlements, des résultats, du reporting comptable et de la comptabilité. • la direction de l’administration générale : en charge de la gestion des moyens généraux et du patrimoine immobilier et mobilier. • la direction des achats : en charge de la définition d’une politique d’achat et de sa mise en œuvre.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 11
  11. 11. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IILA DIRECTION DES RISQUESLa direction des risques a pour mission la maîtrise et le suivi des risques de crédit ainsi quele recouvrement des impayés. Elle joue également un rôle de conseil et d’assistancejuridique et ce, pour l’ensemble des activités de la BMCI et de ses filiales.LES FONCTIONS RATTACHEES AU DIRECTOIRE • L’inspection générale : est responsable de l’audit interne et de la déontologie du groupe; • La direction du reengineering et du développement : est en charge de la reconfiguration des processus de traitement et des études de développement de la Banque; • La direction de la communication et de la publicité : est en charge de la communication interne et externe du groupe.LA BMCI EN CHIFFRESDans cette section on va présenter la répartition du capital social de la BMCI, sastructure de participation et ses indicateurs de sin activité et son résultat.1. LES ACTIONNAIRES DE LA BMCILe capital social s’élève à 1 000 271 900 DHS il est réparti comme suit : Composition du capital de la BMCI 5% 7% 11% BNP Paribas AXA Assurance Maroc ATLANTA SANAD 77%Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 12
  12. 12. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II2. INDICATEURS D’ACTIVITE ET DE RESULTATDans un contexte économique sensible, marqué par une vive concurrence, la BMCIcontinue sa croissance rentable de l’ensemble de ses activités, en développant lessynergies entre les différents métiers et en poursuivant la maîtrise de ses risques et de sescharges d’exploitation.Voici quelques principaux indicateurs d’activité et de résultat :Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 13
  13. 13. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Partie II :Politiques de Gestion du risque de crédit au sein de la BMCIAbdelkrim AKHRAZ 2007/2008 14
  14. 14. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IICHAPITRE I : LES CREDITS BANCAIRESLactivité bancaire peut être résumée dans la réception de fonds dun côté et laréalisation dopérations financières dun autre côté, parmi ces opérations, loctroi decrédit constitue sans doute une des activités les plus captivantes pour une banque,mais aussi les plus dangereuses, compte tenu du risque.Le banquier garde dans lesprit un objectif omniprésent de sécurité en recueillant lesinformations nécessaires à lélaboration de chaque dossier de crédit, le risque nétantjamais cerné dans sa globalité, des événements imprévus peuvent à tout moment venirinfirmer les prévisions les plus rationnelles et les mesures prudentielles les mieuxélaborées.Ainsi, le souci des banquiers bailleurs de fonds a été toujours centré sur le respect despoints suivants : • S’assurer que le financement n’est pas détourné de son objectif ; • Obtenir des garanties et sûretés, souvent sur la chose financée ; • Se ménager une capacité de mobiliser (refinancer) sa créance ; • Faire correspondre la durée et la forme de rémunération des financements qu’il octroie et celles de ses propres sources de financement.ESSAI DE DEFINITION : Généralement, le crédit repose sur la confiance accordée par une personne àune autre. Selon l’Encyclopédie « Encarta» :Prêt accordé par un particulier ou par un organisme bancaire contre promesse deremboursement dans un délai déterminé et paiement dintérêts.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 15
  15. 15. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Selon M. Dutaillie 1 :Faire crédit, cest faire confiance ; cest donner librement la disposition effective etimmédiate dun bien réel ou dun pouvoir dachat, contre la promesse que le mêmebien, ou un bien équivalent vous sera restitué dans un certain délai, le plus souventavec rémunération du service rendu est du danger couru, danger de perte partielle outotale que comporte la nature même de ce service. Synthèse :Remarquons que selon ces différentes définitions, le crédit se caractérise par laconjugaison des cinq éléments suivants : la confiance du prêteur dans lemprunteur ; le temps consenti par le prêteur pour le remboursement du prêt ; la promesse de rembourser de lemprunteur ; la rémunération du service intérêt que verse lemprunteur au prêteur ; le risque « potentiel » de lopération que supporte le prêteur.Il convient donc avant de traiter l’analyse du risque de crédit, définir d’abord lesdifférents types d’engagements bancaires.TYPOLOGIE DES CREDITS BANCAIRES :Les crédits bancaires peuvent être destinés soit au financement du cycle d’exploitationde l’entreprise, soit à la réalisation de programmes d’investissement.1 - LES CREDITS DE FINANCEMENT DU CYCLE D’EXPLOITATIONCes types de crédits visent à satisfaire les besoins temporaires de capitaux pour éviter lacessation de paiement ou la perturbation de l’activité de lentreprise, financer les1 M. G.P.Dutaillie « le risque du crédit bancaire » Editions Ripert 1971 (P.25)Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 16
  16. 16. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIbesoins en fonds de roulement, et faire face à certains décalages dans le temps entreles recettes et les dépenses de l’entreprise.Dans cette catégorie de crédits on pourra distinguer entre : Les crédits par décaissement : qui implique un décaissement effectif de largent (cas de la facilité de caisse, du découvert, de lescompte, des avances diverses, du crédit à moyen terme...). Les crédits par signature : où le banquier sengage par sa signature sans décaissement effectif dargent lors de loctroi de crédit (diverses cautions).Il est à noter que la distinction entre les deux types de crédit nest pas absolue, puisquele banquier peut être appelé à faire un décaissement effectif lorsque le risque pourlequel il sest porté garant se réalise.a- Les crédits par décaissement :Les crédits de fonctionnement seront développés selon cette catégorie par rapport àleurs destinations en les classant de la manière suivante : - les crédits de caisse ; - les crédits de mobilisation des créances ; - les crédits de financement des stocks ; - les crédits de financement des marchés publics. Les crédits de caisse :Ce type de crédit est généralement utilisé en compte courant, il a pour principal objetde permettre à lutilisateur de devenir débiteur pour un laps de temps (déterminé ounon) et pour un montant plafond déterminé lors de la négociation initiale des lignes decrédit. Pour lutilisateur, Ce type de crédit est souple et simple à débloquer mais il estplus cher, le coût à supporter est aussi difficile à prévoir. Il permet aussi de compléter lefinancement normal du cycle d’exploitation et donc de pallier à l’insuffisance du fondsde roulement. Pour le banquier, la gestion des crédits par caisse est difficile car lesbesoins du client sont difficiles à prévoir, la destination du crédit est difficilementcontrôlable, ce qui engendre des risques importants (risque de détournement desfonds).Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 17
  17. 17. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Les crédits de mobilisation des créances :L’escompte papier commercial (E.P.C.) : Son objet est de permettre le paiement dumontant des effets sans attendre leur échéance. C’est l’opération par laquelle uneentreprise rend liquides les créances qu’elle détient sur sa clientèle. L’escompte consisteà céder à la banque un ou plusieurs effets de commerce moyennant des agioscalculés au taux d’escompte en tenant compte du délai restant à courir jusqu’àl’échéance des effets (Jour ouvrable).La banque court en octroyant ce type de créditsle risque du retour impayé des effets escomptés, ce risque se trouve amplifié si le clienta épuisé toutes ses possibilités de crédits.La mobilisation des créances nées à l’étranger (MCNE) : C’est l’opération par laquelleune entreprise rend liquides les créances qu’elle détient sur sa clientèle établie àl’étranger.Le factoring (local et international) : C’est une technique, très récente, de mobilisationdes créances sur la clientèle locale (factoring local) ou établie à l’étranger (factoringinternational). Le factoring consiste à transférer les créances d’une entreprise vers unorganisme, appelé « factor» pour : - Soit le recouvrement moyennant des commissions au risque et péril du client, dans ce cas ce n’est pas un financement mais juste un service ; - Soit le financement par cession de créances sans recours moyennant une décote qui est en fonction du risque de défaillance du débiteur. Les crédits de financement des STOCKS:Les avances sur marchandises : Elles ont pour objet de procurer à certaines entreprisesindustrielles ou commerciales les capitaux complémentaires nécessaires aufinancement de leurs besoins en stocks (approvisionnement en matières premières,achat de marchandises, constitution de stocks de produits fabriqués, maintien de stocksde sécurité …). Ces avances sont accordées sur la base d’un contrat de nantissementdes marchandises financées.Le crédit de compagne est un crédit qui couvre les besoins périodiques d’uneentreprise à activité saisonnière. Sa durée est généralement comprise entre 6 et 9 mois.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 18
  18. 18. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Les crédits de FINANCEMENT DES marchés publics (Avances sur marchés):Leur objet est de permettre aux entreprises adjudicataires de marchés publics ou privésde faire face à leurs besoins de trésorerie engendrés par l’importance à la fois desdépenses qu’elles effectuent (travaux, fournitures...) et des délais de règlements.Moyennant le nantissement de leurs marchés au profit de leurs banques. Les titulaires demarchés peuvent obtenir de ces derniers des avances sur les attestations de droitsconstatés allant de 70 à 80% dans la limite d’une autorisation préalablement accordée.Le nantissement du marché implique que tous les règlements à effectuer sur le marchénanti doivent l’être entre les mains du banquier pour lui permettre de récupérer sesavances. Le reliquat est, reversé dans le compte de l’adjudicataire du marché.b- Les crédits par signature :Les crédits par signature présentent des avantages pour le banquier comme pour sonclient, ils permettent aux banquiers d’éviter toute sortie de fonds et aux clientsd’améliorer leur gestion de la trésorerie, d’abaisser leurs coûts financiers et de valoriserleur image de marque. Ces crédits génèrent par contre aux banquiers des risquesdifficiles à évaluer et dont le suivi est lourd à gérer.On peut classer les crédits par signature selon les catégories suivantes : Le crédit d’enlèvement :Pour remédier aux inconvénients de lencombrement des marchandises importées dansles ports, il a été institué le régime du crédit d’enlèvement, qui est une simple facilitépermettant au redevable d’enlever ses marchandises aussitôt après vérification etavant liquidation et paiement des droits et taxes. Le rôle de la banque dans ce type decrédit et de garantir à la douane le paiement des droits et taxes à léchéance. L’obligation cautionnée :A la différence du crédit d’enlèvement qui n’est qu’une facilité d’enlèvement, lepaiement par obligation cautionnée permet à l’importateur de différer le règlementdes droits et taxes dont il est redevable de 60, 90 ou 120 jours.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 19
  19. 19. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II L’entrepôt de stockage à l’importation :Cette caution permet à la clientèle des banques d’entreposer des marchandises dansdes lieux soumis au contrôle de la douane. Elle garantis la douane contre le non respectdes délais d’entreposage, l’existence de manquants, l’inexactitude des marchandisesdéclarées et les manipulations. L’entrepôt de stockage à l’exportation :Il concerne les marchandises (d’origine marocaine ou étrangère) destinées uniquementà l’exportation, mais dont la sortie du territoire a été pour quelconque raison retardée.Les bénéficiaires de ce régime doivent remettre à la douane une caution bancairegarantissant l’absence de manquants au moment de l’exportation effective et lerespect des délais.2- LE FINANCEMENT DU CYCLE D’INVESTISSEMENT :Ce sont des crédits qui ont pour objet de financer l’actif immobilisé de l’entrepriseemprunteuse, les fonds propres n’étant pas suffisants pour couvrir tout le montant del’investissement. Les investissements que le banquier peut être appelé à financerpeuvent consister dans la création, l’extension, la modernisation ou la restructurationd’une entité de production de biens ou de services.Le volume de ces crédits est souvent élevé, léchéance dépend surtout de la duréeéconomique du bien. Lappréciation de limportance de linvestissement dépend deplusieurs facteurs : - L’évolution est caractéristique de la demande (en quantité et en qualité) ; - La concurrence existante ; - La rentabilité prévisionnelle (cash-flows, chiffre daffaires etc.) ; - Les motivations personnelles des promoteurs. Etc.La banque est appelée à courir un risque à chaque fois qu’elle octrois un crédit, cerisque entre en effet en jeu dès que la banque se met en attente de rentrée de sesfonds mobilisés et que la probabilité de leur récupération est inférieure à 100%.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 20
  20. 20. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIDans la partie suivante nous allons analyser les différents types de risque de crédit, lesfacteurs qui influencent la probabilité de défaillance des emprunteurs, ainsi que leursrépercutions sur la gestion des engagements de la banque.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 21
  21. 21. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IICHAPITRE II : LES RISQUES DESCREDITS BANCAIRESLe risque de crédit résulte de l’incertitude quant à la possibilité ou la volonté descontreparties ou des clients de remplir leurs obligations. Il existe donc un risque pour labanque dès lors qu’elle se met en situation d’attendre une entrée de fonds de la partd’un client ou d’une contrepartie de marché.Chaque banque adopte une stratégie qui lui est propre vis à vis des risques des crédits,mais elles ont toutes certaines étapes en commun. Premièrement, on évalue la pertepotentiellement générée par la réalisation du risque.Ensuite, le contrôle du risque consiste à limiter a priori lexposition en définissant deslimites de crédit à ne pas franchir sauf lautorisation du chargé d’affaire. Cette méthodeest particulièrement utilisée pour le contrôle du risque de crédit, elle vise à éviter la prisede risque au-delà dune limite jugée acceptable, ainsi l’évaluation des lignesd’autorisations résultera d’une étude approfondie de chaque dossier de crédit à partet d’une mesure rigoureuse de la surface des clients demandeurs de crédit et desgaranties qu’ils mettent en gage.Il est possible également de transférer le risque sur un tiers, soit en souscrivant une policed’assurance ou en ayant recours aux dérivés de crédit qui ont connu une évolutionnotable ces dernières années.Enfin les autorités de tutelle, via les accords de Bâle, réclament que la banque alloueune quantité de fonds propres suffisante pour garantir sa solvabilité en cas deréalisation des risques auxquels elle est exposée.LES FACTEURS DETERMINANTS DU RISQUE DE CREDIT :Le risque de défaut d’une entreprise est très difficile à cerner en totalité, compte tenudu nombre élevé de paramètres desquels il dépend. Ces facteurs peuvent être internesà l’entreprise comme ils peuvent faire partie de son environnement externe.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 22
  22. 22. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IILes facteurs liés à lentreprise elle-même : Ce sont les paramètres propres à chaqueentreprise, qui donnent des indications sur la probabilité de défaillance pendant ladurée de crédit, plusieurs facteurs entrent en jeu pour déterminer le degré de risque,ces facteurs sont liés à la gestion, au profil des dirigeants, aux procédés de fabrication,à la qualité des produits, à léquilibre financier, etc.Les facteurs liés à lenvironnement de lentreprise : Ces paramètres sont les plus difficilesà cerner et à prévoir, ils sont liés à des facteurs externes à lentreprise et qui peuventinfluencer négativement la bonne marche de ces activités. En effet, un secteur dont lesbarrières à lentrée (barrières administratives, investissements lourds, technologieavancée etc.) ne sont pas suffisantes pour empêcher déventuels nouveaux entrantsdapparaître sur le marché est un secteur risqué.Les relations en amont de lentreprise donne des indications sur une éventuelle haussedes prix, la dégradation de la qualité des produits fournis, ou même une rupture destock causée par un pouvoir de négociation des fournisseurs trop important, vu leurnombre réduit, ou leur taille importante.Les relations en aval de laffaire sont aussi à prendre en considération, notamment lepouvoir de négociation des clients qui sera un facteur déterminant des prix pratiqués,des délais de paiement, et des conditions de vente de façon générale qui peuventinfluencer négativement la rentabilité de l’entreprise. Il est aussi pertinent détudier lataille de la clientèle de lentreprise afin dévaluer sa solvabilité et la qualité duportefeuille de ces créances. Ainsi une entreprise qui contracte une assurance sur sesclients savère beaucoup moins risquée quune entreprise qui na aucune sûreté sur sescréances.Il est nécessaire détudier tous les facteurs externes qui pourront avoir une influencedirecte ou indirecte sur la rentabilité afin de déterminer le degré de risque lié à cesfacteurs, et de tenter de se prémunir contre ces risques par des mesures plus sévères auniveau des garanties demandées, et par la réduction des lignes de crédit.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 23
  23. 23. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIPRINCIPALES CATEGORIES DU RISQUE DE CREDIT :Les opérations de crédit comportent plusieurs formes de risque : les risques liés auxrelations des banques avec les entreprises clientes et les particuliers, et les risquesinhérents à la politique commerciale des banques.1- LES RISQUES LIES AUX RELATIONS BANQUES ENTREPRISESLa relation entre la banque et ses clients peut dégénérer négativement dans les cas oùle débiteur ne peut faire face à ces obligations dans les délais prévus (risquedimmobilisation des fonds prêtés) ou lorsquils refusent ou ne peut effectuer leremboursement (risque de non-paiement).Les conséquences entraînées par ses risques peuvent être graves, « le simple retarddans un remboursement peut être préjudiciable pour un établissement qui travailleavec des fonds empruntés, car comme tout commerçant ou industriel, il doit faire facede son côté, à ses propres échéances et, compter sur les rentrées nécessaires àléquilibre de sa trésorerie ».La réalisation de ces différents risques peut-être une conséquence de la conjoncture(risque général), de lactivité du client (risque professionnel), ou de la situation est lapersonnalité de celui-ci (risque particulier).a- Le risque généralCausé par la conjoncture politique, économique, sociale ou par des événementsnaturels graves, il est difficile à prévoir. Les crises politiques peuvent entraîner des criseséconomiques comme les suspensions de paiement, les suspensions de fourniture dematières de produits etc., les crises économiques peuvent provoquer lasphyxie desentreprises financièrement fragiles par le ralentissement des échanges ; les troublessociaux peuvent causer la paralysie de lactivité économique globale ou particulière àcertains secteurs où entreprises, des événements naturels graves peuvent aussi frapperdurement léconomie dune ou plusieurs régions (tremblements de terre, inondations,sécheresse etc.)Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 24
  24. 24. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIb- le risque professionnelLié à lactivité de la clientèle, il peut apparaître lors des modifications brusquesaffectant les caractéristiques d’un secteur donné, par exemple les découvertes et lesrévolutions des techniques ou des procédés de production, la fermeture de marchésextérieurs, ou les variations importantes dans les prix mondiaux, dans les cours desdevises, dans la fourniture des matières premières, des produits finis etc.c- le risque particulier :Lié à lactivité de chaque entreprise à part, ce risque est fonction de la personnalité desdirigeants (leur expérience, leur moralité, leur surface, etc.), de la structure financièrede laffaire (structure dendettement, suffisance du fonds de roulement, la rentabilité delaffaire etc.), de lactivité commerciale (dynamisme des ventes, rotation des sortes, lesdélais accordés à la clientèle, etc.), de ladaptation de lentreprise aux contrainteséconomiques : lévolution des techniques, investissements, amélioration des procéduresetc.2- LES RISQUES RESULTANTS DE LA POLITIQUE COMMERCIALE DES BANQUES :Ce sont tous les risques liés à la concurrence bancaire et à limportance de ladistribution des crédits par une banque.a- les risques liés à la concurrence bancaireCe sont des risques courus par la banque en ayant pour objectif de faire face à uneconcurrence qui offre de meilleures conditions de crédit, cette concurrence peutdevenir préjudiciable non seulement à la banque qui octroie le crédit mais aussi auclient lui-même en lui causant de graves difficultés de remboursement.b- les risques liés à la distribution du crédit :En recherchant laccroissement du volume de ses concours avec ses possibilités detrésorerie, et lobtention du maximum de profit, la banque peut, avec une mauvaiseprévision dans lévolution de la distribution des crédits, engendrer un déficit commercial(risque commercial) ou provoquer la pénalisation de la banque par les autoritésmonétaires (risque de pénalisation).Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 25
  25. 25. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IICHAPITRE III : DEMARCHED’ANALYSE DE LA FAISABILITE D’UNCREDITLa prise de risque commence dès l’entrée en relation avec les clients et la formulationde besoins de financement dont l’attribution ou le rejet signifie si la banque est prête ounon à risquer des fonds dans une affaire déterminée ou non.Il est vrai que la banque est un établissement qui accepte de prendre des risques enoctroyant des crédits, elle est d’ailleurs rémunérée pour ces risques, mais il est importantde savoir choisir les bons payeurs, et d’écarter ou d’exiger plus de garanties pour lesclients dont l’analyse a décelé des difficultés potentielles à honorer leurs engagements.L’étude de la situation de l’entreprise commence par l’étude du dossier de crédit quiva rassembler une mine d’informations économiques et financières relatives àl’entreprise et qui va constituer un élément déterminant d’aide à la décision d’octroi oude refus du crédit, et de négociation des lignes de crédit et des conditions applicablesau contrat.Après l’octroi du crédit, il est nécessaire de s’assurer en premier lieu si l’emprunteurutilise les lignes de crédit dans l’objet pour lequel elles ont été constituées et s’ilrembourse aux échéances fixées, de suivre sa situation financière et la marche de soncompte afin de tenter de déceler à temps quelques difficultés révélatrices dedéfaillance chronique et d’arrêter une éventuelle hémorragie.Toutefois, la décision d’octroi ou de rejet d’une demande de crédit ne peut êtrepertinente qu’avec la collecte de toute information concernant le client, touchant sonenvironnement interne ou externe, et qui peut informer la banque sur son risque dedéfaillance. Ainsi, afin de collecter les informations de la façon la plus uniforme et laplus complète possible, la banque rassemble ces informations dans un dossier quis’alimente chaque fois qu’une mise à jour d’une de ces rubriques s’avère nécessaire.Le dossier bancaire rassemble un ensemble d’informations concernant chaqueentreprise et constitue la mémoire permanente de la banque face à la mobilité de sesagents.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 26
  26. 26. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IILe dossier bancaire est un instrument de normalisation des informations concernantl’entreprise car il impose une homogénéité dans la présentation des rubriques qu’ilcontient.Il comporte aussi, à côté de certaines informations qui précisent les trais dominants del’entreprise en matière organisationnelle et managériale, des éléments d’appréciationqui contribuent à une prise de connaissance rapide et complète de l’état des rapportsde l’entreprise et son environnement interne et externe.Il ne s’agit donc pas d’un simple document administratif, strictement descriptif maisd’un support pré-analytique à grande valeur ajoutée, notamment, dans l’appréciationdu risque de défaillance des entreprises étudiées, et dont l’élaboration exige unepréparation rigoureuse est une forte implication aussi bien lors de sa rédaction initialequ’à l’occasion de son actualisation régulière.LES INFORMATIONS DIDENTIFICATION DE LENTREPRISE :Ce sont des informations didentification qui ont pour objet de classifier le dossier estdéviter toute confusion, elle sont dissociées en deux volets essentiels :a- les informations bancaires :-- lagence : lunité opérationnelle qui est en rapport avec laffaire, ainsi que sonrattachement à une direction dont la compétence sera définie.-- les numéros de compte : les classifications peuvent faire présenter des critères desegmentation par catégorie en distinguant les client par rapport à leur taille et statutjuridique.-- La date d’entrée en relation : Il est important de savoir si l’entreprise a établi unelongue relation avec la banque afin d’étudier l’historique et les trais généraux de cetterelation.-- La cotation interne : qui peut être rappelée sil y a lieu pour attirer immédiatementlattention du décideur lorsque cette cotation reflète un risque élevé du client.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 27
  27. 27. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIb- les informations sur l’entreprise-- la raison sociale : qui permet une identification conjointe avec le numéro de compte,la mention du capital social et de la forme juridique complèteront lidentification de lasociété.-- lappartenance à un groupe : portée à la connaissance de tous les agents de labanque, elle peut jouer un rôle déterminant en matière de suivi du risque ou detarification des conditions pratiquées, en effet, une entreprise qui fait partie d’ungroupe bénéficie d’un soutien plus important et s’expose donc à des risques dedéfaillance plus faibles.-- ladresse : l’utilité la plus immédiate est celle du siège social, complétée, si nécessairepar les coordonnées des responsables financiers.-- lobjet social : doit être clairement défini, car il constitue un élément de suivi régulierdes informations concernant la relation, un changement brusque de l’objet peut êtreun signe de difficultés liées à la rentabilité de l’affaire et implique donc une nécessitéd’investigation pour découvrir les motifs de ce changement.-- la date de création : cette information est importante dans la mesure où elle peutdonner des indications pertinentes sur la santé financière de lentreprise. En effet, uneentreprise plus ancienne est une entreprise qui a réussi à survivre et à faire face auxdifficultés du marché, au contraire dune entreprise qui vient dêtre créée et dontlavenir est incertain.-- Limmatriculation au registre de commerce : qui constitue un élément indispensablepour lidentification de lentreprise.LES HOMMES ET LES STRUCTURES DECISIONNELLES :Cette partie s’occupe essentiellement des éléments suivants :a- un bref historique de la société.Cette rubrique a pour objet de résumer succinctement les événements les plusmarquants de la vie de lentreprise, et dinduire par conséquent sont profil de risque.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 28
  28. 28. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II- lévolution de la forme juridique et du contrôle du capital :Les changements de la forme juridique traduisent lévolution du degré de séparationentre le patrimoine personnel des dirigeants et celui de la société, ainsi que lévolutionde la taille de laffaire. En effet, chaque forme juridique a ses propres caractéristiques etpeut se différencier des autres selon plusieurs critères de distinction.Limportance des capitaux engagés par les actionnaires, traduit un soutien de laffaireen cas daugmentation continue du capital, ce soutien peut savérer décisif dans despériodes de crise.- les changements dimplantationLes modalités de ces transferts doivent être mentionnées et commentées dans lamesure où elles peuvent avoir des influences considérables sur divers domaines :-- une incidence possible en amont : qui peut être décisive quant à la qualité et lacontinuité des relations avec les fournisseurs.-- une incidence possible en aval : qui peut déterminer limpact sur les relationscommerciales, le volume des stocks, la qualité des débouchées etc.- les modifications de lobjet social :Le concept de « métier » de lentreprise est une composante significative pourlappréciation de son risque, tout changement de lobjet social et donc un facteur àsurveiller, surtout lorsquil est la traduction dun redéploiement radical de ces activités.b- lactionnariat :- les renseignements sur les principaux associés :Dans cette rubrique le banquier se concentrera surtout sur la moralité en affaires desdirigeants, plus que la relation entre la banque et l’entreprise exige une pleineconfiance entre les parties, cette confiance sera naturellement mise à lépreuve en casde pratiques frauduleuses des dirigeants.Il est aussi important de mentionner tous les éléments qui permettront de prévoir unepossible rupture de léquilibre actuel entre les associés :Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 29
  29. 29. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II-- maladie, retraite, divorce affectant les dirigeants et les associés-- un retrait de certains hommes clés sur lesquels repose la notoriété de laffaire etc.-la surface des associés :La surface des associés est constituée par leur patrimoine, en effet, lexistence dans lepatrimoine des associés de biens à forte valeur de cession, est un atout en terme derenforcement potentiel des fonds propres, à condition que ces biens soientsuffisamment liquides, et que la volonté dengagement des associés existeeffectivement.c- lorganisation : L’organigramme fonctionnel :L’organigramme donnera des informations sur de possibles incohérences et fragilités auniveau de lorganisation de lentreprise en question. La répartition des responsabilités :Afin de compléter la lecture de lorganigramme, il sera utile aux banquiers davoir desinformations précises sur le degré de centralisation des pouvoirs, du système dedélégations, de la cohérence des équipes de direction etc.d- les capacités humaines :Cette étude permettra de déceler certaines difficultés pouvant affecter la structure delemploi, et qui peuvent avoir comme source un climat social tendu, ou une politiquede personnel et de formation inadaptée. Le climat socialSa prise en compte sera déterminante pour savoir les efforts qui peuvent être fournis parle personnel en période de crise.Le degré de fidélité des cadres dirigeants qui occupent les postes clés, et des agentsexerçant des fonctions importantes au sein de lentreprise doit être spécialement priseen considération.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 30
  30. 30. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II La politique du personnel :Elle a surtout lutilité dappréciation du degré de fidélité du personnel, en analysant lapolitique de rémunération est de motivation exercée par la direction. La formationLa connaissance de la politique de formation donnera des indications sur le degré defidélité du personnel, et de la qualité des produits qui a une forte corrélation avec laformation des salariés.LA STRUCTURE TECHNIQUE DE LENTREPRISECette étude permet de déterminer les équipements immobiliers et les équipementsproductifs que lentreprise a en possession, ainsi que leur valeur réelle, afin de reliercette valeur à la rentabilité de laffaire.Elle permet aussi de déterminer des indications sur la politique dinvestissement, et desavoir ses axes prioritaires, ces lacunes ou insuffisances éventuelles.L’ACTIVITE ET LA COMMERCIALISATION (RELATION AVAL DE LENTREPRISE)Les données concernant les produits offerts par lentreprise, les marchés auxquels ellesadresse, et la clientèle quelle traite, peuvent expliquer certains postes du CPC entermes de diagnostic de lactivité, et donner des indications concernant la qualité de laclientèle, surtout en ce qui concerne les risques clientèle.LES RELATIONS BANCAIRESDans cette rubrique la banque essaiera de déterminer sa position concurrentielle àtravers les mouvements daffaires que les clients leur confient, ainsi, lattribution deconditions trop favorables afin de fidéliser les clients peut pousser la banque a courirdes risques importants.DI AGNOSTIC STRATEGIQUE ET LES GRANDES ORIENTATIONS DE LENTREPRISE :Durant cette analyse, les banquiers sintéresseront aux orientations principales formuléespar les dirigeants de lentreprise, et ladéquation de ces orientations avec lespotentialités propres à lentreprise et les opportunités offertes par son environnement.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 31
  31. 31. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIUne appréciation des opportunités et des menaces de lenvironnement ainsi que lesforces et les faiblesses de lentreprise, s’avère indispensable pour anticiper des difficultésémanant par exemple dune saturation du secteur dactivité, ou dune insuffisance descapacités de lentreprise à faire face aux menaces de son environnement.Toutes ces informations sont déployées dans un ultime souci de réduction du risque decrédit.Généralement, l’attitude d’un banquier voulant se former une opinion sur uneentreprise peut se schématiser comme suit : Evaluation sommaire :Dans une première étape, le banquier est amené à dégager certains jugementssommaires concernant l’entreprise en question partir ses documents sociaux, chose quiva lui permettre d’orienter ses questions ou ses choix.Il s’agit là d’une détection, purement descriptive et purement comptable, desprincipales particularités, qui ne préjuge pas la décision finale qui sera prise à l’issue del’analyse détaillée de l’affaire. Analyse de l’entreprise :L’analyse proprement dite s’efforce d’expliquer les particularités de l’entreprise. Elle nese borne pas à l’aspect financier des choses, mais prend en compte aussi l’aspectéconomique.Eventuellement, elle montrera que le premier jugement est en partie erroné, ou méritepour le moins d’être nuancé. Ces nuances sont évidemment d’une grande importance,puisqu’elles forment parfois un élément tranchant quant à la décision du banquier. Synthèse :La décision implique non seulement le banquier, mais aussi un comité appelé « comitéde crédit » ou «comité des engagements ».Il faut fournir à ces instances supérieures une synthèse de cette démarche, qui servirade document de travail. Elle est nécessairement assez courte, le responsable du dossierétant prêt à fournir tous les éclaircissements nécessaires, le cas échéant.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 32
  32. 32. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IICHAPITRE IV : METHODOLOGIE DEGESTION DU RISQUE DE CREDIT AUSEIN DE LA BMCIUne demande de crédit ou proposition de crédit est destinée à constituer le documentde base servant à prendre une décision de crédit. Une analyse de crédit constitue unexercice technique dont l’aboutissement réside en un processus de collecte dedonnées, de retraitements, de combinaison, et d’interprétation. La structuration del’information exige de la part de son auteur une rigueur afin d’éviter toute confusion outout malentendu.L’élaboration des propositions de crédits est régie par certaines directives quidéterminent les standards à respecter tant dans le fond (l’analyse) que dans la forme.Cependant, si pour des raisons de qualités de l’emprunteur ou d’absenced’informations suffisantes, l’application de ces directives étaient impossibles ouinadéquates, il lui appartient de respecter l’esprit de ces directives tout en tenantcompte des circonstances particulières auxquelles il est confronté.Il sera toujours de la responsabilité de l’exploitant de justifier à la fois le choix de sonapproche analytique et du niveau de détails fournis.Les propositions de crédit sont présentées sous la forme d’un document de synthèseclair et concis. Ce document de synthèse, bien construit, accompagné d’annexes, seraprésenté, aux fins d’approbation, aux membres du comité compétent.CONTENU DE LA PROPOSITION DE CREDIT TYPE « ENTREPRISE » :Les propositions de crédit contiennent les éléments suivants : les pages « de gardes » : La page de couverture Les pages 2 & 3 : page des facilités ; La page 4 : Etats financier (feuille de décomposition) ;Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 33
  33. 33. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Les pages 5 : Informations sur les risques sectoriels, pays et la cotation proposée ; La page 6 : Commentaires des différents intervenants au niveau local et PARIS ; La page 7 : Décision finale du comité PARIS ; La page 8 : Le ticket d’autorisation. L’analyse de la proposition : L’objet de la demande ; L’analyse de l’emprunteur ; Relation bancaire ; Analyse et encadrement de ces risques ; Recommandation. Les annexes : Les annexes obligatoires ; Les annexes facultatives. 1. Les pages de garde : a. Page de couverture :Cette page donne une présentation synoptique de l’emprunteur et de son groupe, sanotation interne actuelle, l’objet de la demande et retrace le suivi des différentesétapes dans l’élaboration du dossier et les prises de décisions successives.Elle comprend : - « Total des engagements proposés sur l’emprunteur »; - Le « site pilote » est le site en charge de la relation principale avec l’emprunteur ou le groupe auquel appartient l’emprunteur ; - Dans le champ « secteur d’activité principal », l’exploitant saisi le code et le libellé de l’activité principale de l’emprunteur et de son groupe. - « Conformité légale du dossier » : Le responsable local des risques confirmes, pour toutes les facilités actuelles, que le dossier légal du client, les garanties, ont bien été soigneusement vérifiées et que le dossier est complet et en conformité.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 34
  34. 34. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II - « Rentabilité de la relation » : Rentabilité pour la banque de sa relation avec l’emprunteur.Conformément au régime de délégation en vigueur, le cadre « Visas et suivi dedécision » doit impérativement compter au minimum les signatures du délégataire localet d’un représentant de la fonction risques. b. Page 2&3 : Les facilitésCes pages récapitulent : • Les facilités actuelles et proposées de l’emprunteur et les garanties qui y sont attachées ; • Les facilités existantes au niveau du site sur d’autres sociétés appartenant au même groupe ; • Les facilités accordées par d’autres sites du groupe BNPPB au même groupe. c. Page 4 : Etats financiersTrois années d’états financiers devraient être présentées selon le format de tableauxstandard. Une copie de l’avis du commissaire aux comptes ayant certifié les étatsfinanciers doit être jointe.Si la banque peut donner son avis sur le choix du commissaire aux comptes, il estpréférable que les états financiers soient établis par une société de renomméenationale ou internationale.L’exploitant doit être précis lors de l’établissement des comptes. Ils sont un élémentd’appréciation clé dans le processus des décisions de crédit. Les chiffres de l’exercicele plus récent doivent être présentés dans la colonne de droite de la feuille de calcul.Dans l’hypothèse où un autre analyste prépare une nouvelle présentation en reprenantun tableau déjà existant actualisé en y reportant les données de l’année la plusrécente, il convient de rappeler que l’analyste est responsable de l’exactitude de tousles chiffres présentés y compris ceux des années antérieures.Il n’est pas nécessaire de présenter les chiffres et les retraitements de la même manièreque celle adoptés par la société. Si pour des questions de clartés et pour affinerAbdelkrim AKHRAZ 2007/2008 35
  35. 35. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IIl’analyse, des reclassements de comptes sont nécessaires, il est indispensable d’yprocéder pour établir une analyse plus pertinente pour la banque. Les modificationsdans la présentation des comptes devraient être mentionnées par une note en bas depage des tableaux et commentées dans la section d’analyse financière de lademande de crédit. d. Page 5 : Risques sectoriels / Pays / de contrepartie Partie « Risque sectoriel » :L’exploitant fait le détail pour l’emprunteur et pour son groupe. Les différentes activitéset leur poids respectif dans le chiffre d’affaire : Exemple 70% dans un secteur et 30%dans un autre. Partie « Risque pays » :L’exploitant indique pour l’emprunteur et la maison mère du groupe : • Le pays du siège social : • Le pays de résidence fiscale : • Le pays de risque à tenir : il s’agira souvent du pays du siège social.Dans certains cas cependant le pays de risque retenu pourra être par exemple celui dupays dans lequel l’emprunteur ou le groupe dispose de ses principaux actifs. Ou celuidont il tire l’essentiel de ses revenus. Partie « Note contrepartie » : - Cotation intrinsèque : Il s’agit de la cotation de l’emprunteur déterminée indépendamment du soutien apporté par un tiers. Elle s’apprécie selon 4 critères notés chacun excellent, bon, moyen ou mauvais au moyen d’une croix dans la case correspondante. Ainsi, le résultat de cette analyse est sanctionné par une note proposée par le site. - Cotation du support éventuel : Une contrepartie peut bénéficier du soutien d’une autre entité juridique (un actionnaire direct ou indirect détenant en règle générale au moins une minorité de blocage). Il ne peut y avoir qu’une seule entité de support.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 36
  36. 36. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II - Cotation de la contre partie : Elle résulte de la combinaison de la cotation intrinsèque celle d’un éventuel support. Page 6 : commentairesCommentaires des différents intervenants listés dans la page de couverture. e. Page 7 : Décision et signatures du comité ParisCette page ne doit être laissée vierge par le site. Elle est réservée au comité compétentse prononçant sur la demande du site. f. Page 8 : Le Ticket d’autorisationPour les sites concernés le ticket d’autorisation correspondant aux facilités demandéesdoit être joint à la proposition (si possible par courrier électronique afin de permettre laprise en compte des éventuelles modifications apportées par le comité Paris). 2. L’analyse de la proposition : a. Objet de la demande :Cette section comprend les lignes sollicitées, leur montant, là ou leurs justifications, le(s)échéance(s), les modalités de remboursement, la (les) sources de remboursement, lesconditions, les garanties et principaux covenants, et dans le cas de syndications labanque agent, les autres banques participantes, le montant de l’underwriting et la prisefinale envisagée. b. Analyse de l’emprunteur : Données générales :- Lanalyse de la Société : comprend notamment un bref historique, un organigramme pour situer l’emprunteur si il appartient à un groupe, l’ analyse des lignes de produits, de la structure juridique de l’actionnariat, du fonds de commerce, des moyens de production, des clients et fournisseurs, du positionnement marché et de la stratégie.- La Qualité du Management : l’exploitant apprécie ici la qualité des membres de la Direction Générale, leur expérience au sein de la société et dans dautres domaines associés. Tout changement doit également faire l’objet d’une analyse.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 37
  37. 37. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Notons que la qualité du management est un facteur important dans la détermination des capacités de remboursement des facilités accordées. La plupart des demandes de crédit se contentent de donner un état de la biographie des membres de la direction. Vous devez expliquer les critères sur lesquels repose votre opinion.- Lanalyse de marché : C’est une analyse du secteur, de la concurrence, des avantages concurrentiels de l’emprunteur, des barrières à l’entrée, des tendances générales de lindustrie et des prévisions en corrélation avec les avis des agences de notation externes, s’il sont disponibles, sans pour autant être daccord nécessairement sur toute leur analyse. Dans le cas où des analyses sectorielles ont déjà été préparées indépendamment de la demande de crédit, elles devraient être jointes en annexe. LAnalyse Financière :Lanalyse financière est basée sur les états financiers de lemprunteur, aussi bien que surceux consolidés du groupe auquel il appartient. Les comptes des garants sont aussiexaminés.Les tableaux de décomposition des états financiers au format standard BNP PARIBAS deces entités sont établis en monnaie locale et en Euro (ou éventuellement USD) afin defaciliter la tâche des membres des comités de crédit.La pratique comptable et l’avis des commissaires aux comptes sont analysés afin dedéterminer s’il y a eu utilisation de pratiques comptables abusives.Ces pratiques tendent à accélérer ou à différer la connaissance de certains élémentsou à déplacer des données dans d’autres comptes de manière à gêner lacompréhension claire d’opérations récurrentes, d’événements exceptionnels ou degains ou de pertes en capital. De telles variations dans l’approche comptabledevraient être soulignées et peuvent conduire à un ajustement des comptes dans laprésentation des tableaux financiers, et par conséquent se refléter dans l’analyse parune vision plus équilibrée, plus cohérente et plus fidèle.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 38
  38. 38. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II - Comptes de Résultat : l’exploitant présente un Compte de Résultat sur les 3 dernières années tenant compte de la longueur et de la période des cycles auxquels les activités de lemprunteur sont assujetties. L’analyse et les commentaires devraient porter sur les perspectives de recettes et la contribution des lignes de produits, les marges opérationnelles brutes et nettes en valeurs absolues comparées à celles des concurrents et dont les éléments (coût des marchandises vendues ou frais administratifs et commerciaux…) contribuent à un changement (évolution ou détérioration) dans la situation de lemprunteur. Les provisions (politique actuelle), les événements exceptionnels et les impôts devraient aussi être analysés et commentés. - Bilan : l’exploitant examine le fonds de roulement et son évolution, explique les éléments significatifs et non récurrents. Explicite la composition du capital, comme celle des dettes avec leurs conditions, modalités, échéances, leur rang (senior, junior…), les garanties ou l’absence de garanties, les engagements hors bilan, ou garanties reçues.L’exploitant analyse aussi les ratios significatifs (en fonction du type d’activité de lasociété et de la nature du financement de l’opération envisagée). - LAnalyse des Cash Flows : elle est au centre de l’analyse. En modifiant lapplication des règles comptables il est en effet possible de fausser les bilans et comptes de résultat. Il est par contre difficile d’agir sur les mouvements de trésorerie. Enfin l’analyse des cash flows est fondamentale car cest à partir des flux de trésorerie (entrants et sortants) de l’emprunteur que la Banque devrait être remboursée. - Les Modèles de Prévisions : des prévisions doivent être établies dans le cas où léchéance de la facilité proposée est de 3 ans ou plus.La maquette standard du tableau de prévisions utilisé au sein de la Banque est unmodèle de prévisions "Entreprise". Il englobe : - Cas du Management : il reflète le point de vue de direction. - Cas de Base du Banquier : il présente la vision de lExploitant (banquier).Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 39
  39. 39. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II - Scénario Catastrophe : ce cas devrait être soit un scénario dans lequel toutes les variables atteignent un niveau réellement bas, soit un scénario frôlant une situation de rupture, mais où il est démontré que, malgré des performances médiocres de la société, le service de la dette peut être malgré tout assuré.Chaque modèle de prévisions comprend : - un résumé des hypothèses retenues ; - des comptes de résultats et bilans prévisionnels ; - un tableau de financement prévisionnel.Les prévisions doivent au minimum couvrir la durée du financement envisagé.En effet, le corps de la proposition établit un lien entre les performances passées del’emprunteur (réalisées au cours des 3 derniers exercices) et les chiffres projetés. Cette« passerelle » entre les données historiques et celles futures aide le comité àcomprendre les arguments développés afin d’obtenir un accord sur le(s)financement(s) sollicité(s). c. Relations bancaires :A ce niveau l’exploitant analyse les relations entretenues par l’emprunteur avec sesbanques et tout particulièrement avec le site demandeur (utilisation des lignesaccordées, mouvement confié, rentabilité de la relation etc….) d. Analyse & encadrement des risques :L’exploitant établit un résumé des risques majeurs et des éléments tendant à les minorer. e. Recommandation :L’exploitant veille à établir une corrélation entre les avantages et les inconvénients queprésente l’opération envisagée et la recommandation qu’il formule par rapport à cetteopération. 3. Les annexes :Les annexes fournissent un complément d’informations et leur présence ne remplace enaucun cas l’analyse.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 40
  40. 40. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IILes annexes devraient faire référence aux différentes sections développées dansl’analyse en condensant les points clé pertinents dans une annexe. Les lecteurs de lademande de crédit peuvent alors choisir de lire une annexe s’ils désirent plusdinformations en complément des conclusions sommaires rédigées. a. Les Annexes Obligatoires :- L’organigramme (lorsque l’emprunteur appartient à un groupe ou dispose de plusieursfiliales) ;- Carte de mouvements ;- Centrale des risques. b. Les Autres Annexes :Toute annexe que lExploitant ou lAnalyste considère nécessaire au soutien de sonanalyse sans pour autant exagérer dans la quantité des annexes.LES MOYENS D’ATTENUATION DU RISQUE DE CREDIT :LES MESURES DE PREVENTION CONTRE LE RISQUE AU QUOTIDIEN :La gestion du risque est facilitée par le contrôle permanent des comptes courants etpar létablissement des mesures adéquates en vue de limiter les incidents de paiement. La surveillance des comptes courants :Les documents comptables de lentreprise nétant présentés quune fois par an, il estplus intéressant danticiper les constats alarmants par létude quotidienne des comptesdes entreprises clientes.Effectuée par des périodes très rapprochées, cette étude permet souvent au banquierdéviter que le compte ne devienne inquiétant en opérant des interventions rapidesauprès des clients pour connaître les causes dalourdissement du compte ou de labaisse continue du mouvement daffaires (mécontentement, difficultés commerciales,difficultés financières etc.) et pouvoir y remédier pendant quil en est encore temps.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 41
  41. 41. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Les mesures limitant les incidents de paiement :En plus du contrôle continu des incidents descompte et des dépassements, lesbanques ont pris diverses mesures en vue de limiter les incidents de paiement.En matière descompte, ces mesures se rapportent au tri sévère du papier commercialdestiné à écarter les signatures enregistrant des impayés, et prorogés ou des réclamésfréquents.En matière de crédit par signature, les précautions peuvent porter sur différentes formesde garanties (constitution de marge de couverture en espèces, mis en place dessûretés réelles ou personnelles), ou la limitation des plafonds des crédits en rapport aveclancienneté, la moralité, est la solvabilité du client.L’UTILISATION DES GARANTIES POUR ATTENUER LE RISQUE DE CREDIT :Bien que certains promoteurs qualifient les garanties assortissant les crédits bancairesdhandicaps sérieux à leurs initiatives, il faut noter que ces garanties permettent auxbanques de constituer un portefeuille d’engagements plus sécurisé, elles leur confèrent,un moyen de pression sur les clients douteux, elles leur permettent de se prémunircontre léventuelle insolvabilité du client.Il faut noter aussi que l’utilisation des garanties permet de diminuer les fonds propresminimums nécessaires à la couverture des risques puisque la pondération des créditsgarantis par nantissement est de 20% et celles des crédits garantis par hypothèque estde 50%.Les garanties peuvent prendre la forme de sûreté personnelle ou de sûreté réelle. Les sûretés personnelles :Elles sont le résultat dune garantie proposée par une ou plusieurs personnes appeléeaval ou caution.La caution, personne qui procure le cautionnement, se porte garante du client débiteurvis-à-vis de la banque, et donc sera appelée à honorer les engagements dont elle sestportée caution en cas de défaillance du dit client.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 42
  42. 42. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Les sûretés réelles :Elles portent sur le nantissement de biens meubles ou immeubles, cest-à-dire que dansle cas où le débiteur ne manque à ces obligations, la banque, bénéficiaire dunantissement, a le droit de se payer sur ses biens par préférence à tout autre créancier.Les sûretés réelles présentent plus de sécurité pour les banques que les sûretéspersonnelles, car elles ne reposent pas sur la situation des garants qui peuvent tombereux même dans des situations d’insolvabilité. Les hypothèques :Ce type de garanties confère à la banque un droit réel immobilier sur les immeublesaffectés à lacquittement dune obligation.Sans entraîner la dépossession du débiteur, le droit réel immobilier permet dans le casde non paiement à léchéance de faire vendre et de se faire payer par préférence auxautres créanciers sur les prix de la vente du bien après une procédure dite de saisie. Le nantissement mobilier ou gage :Il permet à la banque de retenir le bien engagé jusquà lacquittement de la dette, oude le vendre, si l’obligation nest pas acquittée.Le nantissement mobilier peut prendre plusieurs formes : le nantissement des titres ; le nantissement de fonds de commerce ; le nantissement de loutillage et du maté riel déquipement ; la garantie sur véhicules automobiles ; le nantissement de créances ; le nantissement agricole ; le nantissement de marchandises etc.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 43
  43. 43. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IICONCLUSION :L’étude des dossiers de crédit constitue une phase primordiale pour la collected’informations nécessaires à l’enrichissement de la base de données de la banque, desdonnées concernant l’entreprise emprunteuse et son environnement, contribuent àattribuer une note interne mesurant son risque et permettant de déterminer le montantdu capital à affecter à cet emprunt.Les mesures introduites par l’accord de Bâle II, à la différence de celles de Bâle I,poussent les banques à sélectionner les crédits les moins risqués dès l’entrée en relationavec le client, de recourir aux mesures les plus complexes et de pousser les études plusloin, afin d’assurer leurs compétitivités et d’optimiser les risques qu’elles prennent.Dans la partie suivante, je vais traiter les dispositions introduites par les accords de Bâle2, ainsi que les nouvelles règles prudentielles édictées par Bank Al Maghreb pourévaluer, ensuite, le degré de leur applicabilité au sein de la BMCI.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 44
  44. 44. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Partie IIIBALE II : Exigences et Etat des lieuxAbdelkrim AKHRAZ 2007/2008 45
  45. 45. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IICHAPITRE I: LES ACCORDS DE BALE IIET LES RÈGLES PRUDENTIELLESÉDICTÉES PAR BANK AL-MAGHREBLES ACCORDS DU COMITE DE BALE II :LE PASSAGE DE BALE I A BALE II :En 1988, les autorités de surveillance bancaire ont signé laccord de Bâle, qui a créé lecomité du même nom, sous le contrôle de la banque des règlements internationaux.Ce comité compte des représentants de lAllemagne, de la Belgique, du Canada, desÉtats-Unis, de la France, de lItalie, du Japon, du Luxembourg, des Pays-Bas, duRoyaume-Uni, de la Suède, de la Suisse, et de lEspagne.La mission de ce comité était de fixer les règles de contrôle bancaire, et sesrecommandations sont ensuite présentées sous forme de règlement par chacun desrégulateurs locaux. En effet, au Maroc, les réglementations relatives aux dispositionsintroduites par l’accord de Bâle sont présentées sous forme d’arrêtés ministériels dontl’application incombe à Bank Al-Maghrib. a. Le Ratio de Cooke (1988) :Le ratio Cooke a été adopté lors des accords de Bâle en 1988, par des comitéscomposés des banques Centrales et des autorités de surveillance des 10 pays siégeantauprès de la B.R.I. Ce Ratio porte le nom du président du Comité de Bâle de cetteépoque. Au niveau européen, on le nomme ratio de solvabilité.En effet, le ratio Cooke est un ratio prudentiel destiné à mesurer la solvabilité desbanques (et établissements assimilés).Cest un ratio qui définit le montant de fonds propres minimum que doit posséder unebanque en fonction de sa prise de risque. Il stipule que les capitaux propres d’unebanque doivent représenter au minimum 8% de ses risques.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 46
  46. 46. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Méthode de calcul : Fonds propres réglementaires >= 8 % Risque de créditLe calcul est effectué daprès le rapport entre les fonds propres (capital pur) et quasifonds propres (réserves + certaines provisions + titres subordonnés) et lensemble desengagements, pondérés selon la nature de lemprunteur.Le ratio Cooke doit respecter 2 exigences : (Fonds propres + quasi fonds propres) / Ensemble des engagements > 8% Fonds propres / Ensemble des engagements > 4%Les fonds propres assument un rôle de garantie vis à vis des créanciers en montrant lacapacité de la banque à faire face à ses engagements. Limites de ce Ratio :Au fil des années, cette version du ratio a montré quelques limites : Inadaptation des pondérations face aux bouleversements qua connu la sphère financière depuis 10 ans : explosion des activités de marchés, mise en place de nouvelles technologies accélérant la circulation de largent, naissance de nouveaux instruments, sophistication juridique des acteurs, etc. ; Traitement restreint dans la gestion du risque, puisque ce ratio ne prenait en considération que les risques de crédit ; Mauvaise prise en compte des risques souverains, démontrée par les récentes crises de certains pays émergents.En 1996, les risques de marché ont été ajoutés au dispositif. Mais le ratio Cooke nereflète quimparfaitement les risques réels encourus par la banque, doù la nécessité dedéfinir un nouveau dispositif.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 47
  47. 47. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II b. Le Ratio de Mc Donough (1999) :Dans sa nouvelle version, le Ratio prend en compte dautres catégories de risque que lerisque de crédit, à savoir le risque de marché et le risque opérationnel. Méthode de calcul : Fonds propres réglementaires >= 8 % Risque de crédit + Risque de marché + Risque OpérationnelCe ratio succèdera au ratio Cooke suivant les accords Bâle II. Il introduit pour son calculla notion de risque et surtout les principes de leur surveillance constante. Lobjectif étantde permettre une gestion plus fine des risques en phase avec la réalité économique.Les différents risques (activités de marchés, opérationnels, crédit) pourront voir leurpondération modifiée.Comme pour le ratio Cooke, lexigence de fonds propres est maintenue à 8%. Mais,selon le cas, cette nouvelle méthode de calcul du ratio de solvabilité pourra conduirecertains établissements à réviser leurs besoins en fonds propres. c. Les principales différences entre le ratio Cooke et le ratio Mc Donough : 1ère différence : une pondération plus fine des risques de crédit :Le ratio Mc Donough remédie à l’aspect mécanique du ratio Cooke qui n’est plusadapté à la sophistication des techniques financières actuelles.Alors que le ratio Cooke retenait une pondération rigide des risques liés seulement à lanature juridique du débiteur, à la localisation du risque ou au type du crédit, le ratio McDonough ventile beaucoup plus précisément chaque risque de crédit en fonction, soitde la notation externe des emprunteurs, soit de leur probabilité de défaillance calculéesur une durée longue par chaque banque (notation interne).Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 48
  48. 48. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale IILes techniques de réduction des risques seront mieux prises en compte soit par lesgaranties réelles et personnelles, soit par les garanties dérivés de crédit. 2ème différence : la prise en compte d’autres risques :A côté des risques de crédit, le ratio Mc Donough retient au dénominateur le risqueopérationnel et les risques de marché.Les risques de marché étaient pris en compte jusqu’ici, en complément du ratio Cooke,tandis que le risque opérationnel (erreur humaine ou dysfonctionnement du systèmed’information) était négligé. 3ème différence : une approche plus qualitative avec deux nouveaux piliers :Le ratio Mc Donough retient deux autres piliers inconnus du ratio Cooke : - La possibilité pour les autorités de contrôle d’exiger un ratio plus élevé que le minimum réglementaire si une banque n’a pas mis en place des procédures de contrôle interne adéquates ; - L’obligation pour les banques de publier la composition de leurs fonds propres, la ventilation par secteur économique et géographique des actifs, le système de notation interne et les allocations de fonds propres affectés aux différents risques.Toutefois, le nouveau ratio ne doit pas imposer globalement aux banques desexigences de fonds propres supplémentaires. C’est la ventilation des fonds propres enfonction des risques qui doit être revue, afin de se rapprocher de la réalité économiqueet des instruments de gestion des banques.La refonte concernant les accords de Bale sarticule autour de 3 axes: Affiner le traitement des risques de crédit par le renforcement de loutil dévaluation pour mieux adapter le niveau des pondérations. Mettre en place un dispositif de surveillance chargé de vérifier la concordance entre la stratégie des banques en matière de fonds propres et leur profil global de risque et disposant de suffisamment de pouvoir pour imposer un respect des règles.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 49
  49. 49. L’Analyse des risques bancaires à l’heure des Accords de Bale II Promouvoir une meilleure transparence dans la politique de communication des banques vis à vis des marchés en publiant des recommandations sur les informations que les banques devront dévoiler.LA NOUVELLE APPROCHE PRUDENTIELLE :Les nouveaux accords du Comité de Bâle s’appuient sur 3 piliers : l’exigence en fonds propres ; le processus de surveillance prudentielle ; la discipline de marché.Abdelkrim AKHRAZ 2007/2008 50

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