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A marseille, le proces dun marchand de sommeil + corrigé

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A marseille, le proces dun marchand de sommeil + corrigé

  1. 1. COMPRÉHENSION ÉCRITE. Lisez le texte ci-dessous et complétez-le avec un seul mot par espace. Le 0 vous est donné en exemple. À Marseille, le procès d'un marchand de sommeil À quelques enjambées du vieux Port, la rue Sylvabelle marque l'entrée dans le quartier des antiquaires, l'un des plus __ 0 __ du centre-ville. Longue et étroite, elle abrite, au n° 56, l'hôtel Hollande : quatre étages et dix-huit chambres, à __ 1 __ pas des boutiques huppées, de la préfecture et du palais de justice. Son gérant, Bruno Guidi, 47 ans, comparaissait jeudi 27 septembre devant l'une des chambres de ce tribunal pour des faits qui tranchent avec la réputation du quartier. Il lui était __ 2 __ reproché d'avoir "soumis des personnes vulnérables à des conditions d'habitation contraires à la dignité humaine". Ce qui, loin de la prose du code pénal, s'est traduit à l'audience par une description glaçante. Pendant des années, en plein cœur de ce Marseille chic, l'eau saumâtre a __ 3 __ des robinets. Les cafards __ 4 __ sur le sol, des morceaux de bâtis menaçaient de s' __ 5 __ sur les occupants, une seule source d'eau chaude était disponible pour tout l'immeuble, le chauffage était absent, l'escalier, en __ 6 __ état, et le dispositif anti-incendie, hors-normes. COMPARUTION IMMÉDIATE Parmi ses locataires, qui __ 7 __ entre 130 et 340 euros par mois pour des chambres allant de 10 à 16 m2 , une femme enceinte avec un enfant, une dame âgée de 76 ans diagnostiquée sénile, ou encore une famille de Roumains vivant de la mendicité. Deux autres locataires bénéficiaient de loyers plus bas en __ 8 __ de la réalisation de petits travaux dans l'immeuble. Ce qui vaut au gérant de l'hôtel des poursuites pour travail dissimulé. Interpellé en août dernier dans le cadre d'une opération de contrôle des hôtels meublés, M. Guidi a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de __ 9 __ l'exploitation de l'hôtel. Renvoyé devant la chambre 11-B du tribunal de grande instance, il a été jugé ce jeudi 27 septembre dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate. Il __ 10 __ dix ans de prison. À la barre, le prévenu a encaissé, mâchoire serrée, le flot de questions du président du tribunal, M. Mahouachi. Les cafards, le chauffage, l'eau "couleur rouille", la litanie de l'insalubre, n'a pas semblé pas faire ciller M. Guidi. "Est-ce que vous auriez vécu dans cet appartement ?", a demandé le président. "Très honnêtement, oui", a-t-il répondu.
  2. 2. ARRÊTÉ DE PÉRIL EN 2008 La mairie, a rappelé la cour, a émis un arrêté de péril en 2008 (une procédure qui s'applique lorsqu’ un immeuble est susceptible de compromettre la sécurité des occupants) enjoignant les responsables de l'hôtel à réaliser des travaux. Les infractions, pourtant, se sont poursuivies. "Les charges couraient", s'est défendu le gérant de l'hôtel qui a assuré, factures à l’ __ 11 __ , avoir entrepris des opérations de réhabilitation. Pas suffisant pour le tribunal, qui lui a reproché de ne pas avoir informé la commission d'inspection en temps et en heure. "Nous devons vous croire sur votre bonne foi", a déploré le président. M. Guidi a ajouté qu'il était "en procès avec le propriétaire de l'immeuble depuis de nombreuses années". Car il n' __ 12 __ était que le gérant. Une mystérieuse SCI Sylvestre, absente à l'audience, lui octroyait un bail pour 800 euros mensuels. Et cela depuis huit ans. Selon lui, le propriétaire a toujours refusé d'engager les travaux qui lui __ 13 __. "Vous ne pouvez pas dire : 'c'est la faute du propriétaire, c'est la faute des occupants...'", a lancé le président. "J'ai laissé aller la situation. J'ai fait une erreur et les erreurs se payent", a concédé finalement le prévenu. "M. GUIDI FAIT DE L'ARGENT SUR LA MISÈRE" "Erreur" a paru un mot un peu faible dans l'esprit du procureur M. Martinelli. "C'est dégueulasse", a-t-il affirmé pour parler de l' __ 14 __ du logement. "Oui, M. Guidi fait de l'argent sur la misère. Et parce qu'on n'a peur de rien, on profite de l'argent de ces pauvres gens gagné en mendiant et de l'argent de la collectivité donné aux locataires par la CAF." La sévérité du procureur s'explique aussi par les priorités du parquet de Marseille. Depuis 2011, il met l' __ 15 __ sur le combat contre les marchands de sommeil, avec la mise en place du Groupement opérationnel de lutte contre l'habitat indigne. M. Guidi a déclaré pour sa part des revenus oscillant entre 3 200 et 3 600 euros issus des loyers __ 16 __ dans cet immeuble et un autre également dans le centre de Marseille. Le procureur a dit un mot sur les occupants, absents à l'audience, et leur état de vulnérabilité. Comme souvent dans ce genre de dossiers, il n'y a aucune partie civile. Selon lui, le rapport qu'elles __ 17 __ avec le gérant de l'hôtel est proche de celui d'un toxicomane avec son dealer. Pourquoi ? "Parce que c'est une clientèle captive qui n'a pas le choix de son logement" et puis a-t-il dit, "l'infraction dure dans le temps". Pour ce "marchand de sommeil", il a requis l'interdiction définitive d'exercer le métier d'hôtelier, la confiscation de 100 000 euros, une amende de 20 000 euros, et une peine de deux ans de prison, dont une avec __ 18 __ . Me Senocak a conclu l'audience en défendant "un bon père de famille au __ 19 __ judiciaire vierge, qui a simplement été dépassé". Il a, a-t-elle souligné, trouvé des solutions de relogement pour certains locataires et en a indemnisé d'autres de sa propre initiative depuis son interpellation en août dernier. Les trois derniers d'entre eux __ 20 __ pouvoir quitter l'immeuble le 1er octobre. "Dans un monde parfait, il aurait dû fermer l'hôtel, reloger les occupants et le rouvrir une fois les conditions décentes réunies, mais nous ne sommes pas dans un monde parfait et l'erreur est humaine." Décision le 4 octobre. Par Simon Piel, Le Monde.fr | 28.09.2012
  3. 3. CORRIGÉ. À Marseille, le procès d'un marchand de sommeil À quelques enjambées du vieux Port, la rue Sylvabelle marque l'entrée dans le quartier des antiquaires, l'un des plus courus du centre-ville. Longue et étroite, elle abrite, au n° 56, l'hôtel Hollande : quatre étages et dix-huit chambres, à deux / quelques pas des boutiques huppées, de la préfecture et du palais de justice. Son gérant, Bruno Guidi, 47 ans, comparaissait jeudi 27 septembre devant l'une des chambres de ce tribunal pour des faits qui tranchent avec la réputation du quartier. Il lui était notamment / surtout / durement… reproché d'avoir "soumis des personnes vulnérables à des conditions d'habitation contraires à la dignité humaine". Ce qui, loin de la prose du code pénal, s'est traduit à l'audience par une description glaçante. Pendant des années, en plein cœur de ce Marseille chic, l'eau saumâtre a coulé des robinets. Les cafards couraient sur le sol, des morceaux de bâtis menaçaient de s'écrouler / abattre / effondrer sur les occupants, une seule source d'eau chaude était disponible pour tout l'immeuble, le chauffage était absent, l'escalier, en mauvais état, et le dispositif anti-incendie, hors-normes. COMPARUTION IMMÉDIATE Parmi ses locataires, qui déboursaient / payaient / versaient entre 130 et 340 euros par mois pour des chambres allant de 10 à 16 m2 , une femme enceinte avec un enfant, une dame âgée de 76 ans diagnostiquée sénile, ou encore une famille de Roumains vivant de la mendicité. Deux autres locataires bénéficiaient de loyers plus bas en échange / contrepartie / retour de la réalisation de petits travaux dans l'immeuble. Ce qui vaut au gérant de l'hôtel des poursuites pour travail dissimulé. Interpellé en août dernier dans le cadre d'une opération de contrôle des hôtels meublés, M. Guidi a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de poursuivre / gérer l'exploitation de l'hôtel. Renvoyé devant la chambre 11-B du tribunal de grande instance, il a été jugé ce jeudi 27 septembre dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate. Il risque dix ans de prison. À la barre, le prévenu a encaissé, mâchoire serrée, le flot de questions du président du tribunal, M. Mahouachi. Les cafards, le chauffage, l'eau "couleur rouille", la litanie de l'insalubre, n'a pas semblé pas faire ciller M. Guidi. "Est-ce que vous auriez vécu dans cet appartement?", a demandé le président. "Très honnêtement, oui", a-t-il répondu. ARRÊTÉ DE PÉRIL EN 2008 La mairie, a rappelé la cour, a émis un arrêté de péril en 2008 (une procédure qui s'applique lorsque un immeuble est susceptible de compromettre la sécurité des occupants) enjoignant les responsables de l'hôtel à réaliser des travaux. Les infractions, pourtant, se sont poursuivies. "Les charges couraient", s'est défendu le gérant de l'hôtel qui a assuré, factures à l'appui, avoir entrepris des opérations de réhabilitation. Pas suffisant pour le tribunal, qui lui a reproché de ne pas avoir informé la commission d'inspection en temps et en heure. "Nous devons vous croire sur votre bonne foi", a déploré le président.
  4. 4. M. Guidi a ajouté qu'il était "en procès avec le propriétaire de l'immeuble depuis de nombreuses années". Car il n'en était que le gérant. Une mystérieuse SCI Sylvestre, absente à l'audience, lui octroyait un bail pour 800 euros mensuels. Et cela depuis huit ans. Selon lui, le propriétaire a toujours refusé d'engager les travaux qui lui incombaient / correspondaient / appartenaient. "Vous ne pouvez pas dire : 'c'est la faute du propriétaire, c'est la faute des occupants...'", a lancé le président. "J'ai laissé aller la situation. J'ai fait une erreur et les erreurs se payent", a concédé finalement le prévenu. "M. GUIDI FAIT DE L'ARGENT SUR LA MISÈRE" "Erreur" a paru un mot un peu faible dans l'esprit du procureur M. Martinelli. "C'est dégueulasse", a-t- il affirmé pour parler de l'état du logement. "Oui, M. Guidi fait de l'argent sur la misère. Et parce qu'on n'a peur de rien, on profite de l'argent de ces pauvres gens gagné en mendiant et de l'argent de la collectivité donné aux locataires par la CAF." La sévérité du procureur s'explique aussi par les priorités du parquet de Marseille. Depuis 2011, il met l'accent sur le combat contre les marchands de sommeil, avec la mise en place du Groupement opérationnel de lutte contre l'habitat indigne. M. Guidi a déclaré pour sa part des revenus oscillant entre 3 200 et 3 600 euros issus des loyers perçus / obtenus dans cet immeuble et un autre également dans le centre de Marseille. Le procureur a dit un mot sur les occupants, absents à l'audience, et leur état de vulnérabilité. Comme souvent dans ce genre de dossiers, il n'y a aucune partie civile. Selon lui, le rapport qu'elles entretiennent / ont avec le gérant de l'hôtel est proche de celui d'un toxicomane avec son dealer. Pourquoi ? "Parce que c'est une clientèle captive qui n'a pas le choix de son logement" et puis a-t-il dit, "l'infraction dure dans le temps". Pour ce "marchand de sommeil", il a requis l'interdiction définitive d'exercer le métier d'hôtelier, la confiscation de 100 000 euros, une amende de 20 000 euros, et une peine de deux ans de prison, dont une avec sursis. Me Senocak a conclu l'audience en défendant "un bon père de famille au casier judiciaire vierge, qui a simplement été dépassé". Il a, a-t-elle souligné, trouvé des solutions de relogement pour certains locataires et en a indemnisé d'autres de sa propre initiative depuis son interpellation en août dernier. Les trois derniers d'entre eux devraient / vont pouvoir quitter l'immeuble le 1er octobre. "Dans un monde parfait, il aurait dû fermer l'hôtel, reloger les occupants et le rouvrir une fois les conditions décentes réunies, mais nous ne sommes pas dans un monde parfait et l'erreur est humaine." Décision le 4 octobre. Par Simon Piel, Le Monde.fr | 28.09.2012

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