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Le mot « Lumières » dans l'expression 
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Au XVIIIème siècle, le continent le plus puissant, c'est l'Europe. L'Europe de l'époque 
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Avant tout, la Philosophie des Lumières 
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conscience. Pour elle, tous les homme...
La première visée, c'est la religion. Pas la foi en elle-même (car nombre de Philosophes sont 
déistes et non athées) mais...
A- Exemples de voyages réels : 
Un voyage autour du monde réel et très connu : celui de Bougainville et de son équipage qu...
B- Exemples de voyages imaginaires : 
« Les Lettres Persanes » de Montesquieu 
racontent le voyage imaginaire de deux Pers...
L'homme des Lumières découvre peu à peu que l'univers ne se 
réduit pas à son propre monde. Il a des coutumes, des traditi...
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réduit pas à son propre monde. Il a des coutumes, des traditi...
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Voyage virtuel de Cécile à travers la philosophie des Lumières

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Visite par Cécile, lycéenne en 1 L, de l'exposition en ligne de la BnF sur la philosophie des Lumières

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Voyage virtuel de Cécile à travers la philosophie des Lumières

  1. 1. « L’univers est une espèce de livre dont on n’a vu que la première page quand on n’a vu que son pays » (FOUGERET DE MONBRON)
  2. 2. http://expositions.bnf.fr/lumieres/
  3. 3. Le mot « Lumières » dans l'expression « philosophie des Lumières » trouve son origine dans : 1) Tout d'abord la passion des idées nouvelles qui caractérise le XVIIIème siècle, à peu près à partir de la mort de Louis XIV (1715). Ces idées recourent toutes plus ou moins à la métaphore de la lumière illuminant le monde et l'Homme et qui s'oppose ainsi aux croyances et à la stagnation de l'obscurantisme des siècles passés. 2) Ensuite dans la nécessité de penser par soi-même et non de laisser les autres vous imposer ce qu'ils pensent, ainsi que le dit Diderot. Denis Diderot – Portrait de Van Loo
  4. 4. Au XVIIIème siècle, le continent le plus puissant, c'est l'Europe. L'Europe de l'époque inclut la Russie mais pas la Turquie, alors sous la domination ottomane et musulmane. A cette époque, l'Europe est relativement stable, tant sur le plan social qu'économique. Le niveau de vie s'améliore. Dans tous les pays, une classe surtout prend de plus en plus d'importance : la bourgeoisie. C'est dans les salons de la bourgeoisie que les Lumières vont annexer les secteurs culturel et littéraire européen. La bourgeoisie et la noblesse protègent en effet les « penseurs » des Lumières, qu'on finira tous par appeler les Philosophes. Des penseurs, qui n'hésitent pas à critiquer l'autorité et la religion, apparaissent et s'expriment au grand jour. Voltaire se fait le grand ennemi de l' « Infâme », c'est à dire la religion et la tourne en ridicule dans ses nombreux contes philosophiques. Diderot et d'Alembert ont l'idée de « L'Encyclopédie » et de ses articles dont certains se verront interdits de parution en France. En Prusse, Emmanuel Kant pose la question : « Was ist Aufklärung ? Que sont les Lumièrres ? » En Angleterre, Locke s'interroge sur les systèmes de gouvernement. Et, né en Suisse mais vivant le plus souvent en France, Rousseau dresse son fameux « Contrat Social » et pose le mythe du « Bon Sauvage », à savoir que l'Homme naît bon et que la société est responsable de sa corruption. Donc, en majeure partie, des écrivains et des penseurs européens. Le mouvement part donc de l'Europe – essentiellement occidentale – et se répand parce que, dans tous les pays, l'air du temps est à la discussion et à la remise en question des systèmes politiques, économiques et sociaux alors utilisés. Journaux (ou gazettes) et cafés (une création du temps) tiennent aussi leur rôle dans l'histoire.
  5. 5. Avant tout, la Philosophie des Lumières fait l'éloge de la liberté de pensée et de conscience. Pour elle, tous les hommes sont égaux et ont les mêmes droits : l'individu doit être libre et le peuple, souverain. L'idée d'une monarchie constitutionnelle est admise par certains mais cela entraînerait la création d'une Assemblée au moins, où se retrouveraient, en nombre égal, représentants de la noblesse, du clergé et du peuple. De ces idées essentielles, naîtra, à la fin du siècle, en France, la fameuse Déclaration des droits de l'Homme. Déclaration des droits de l'Homme Le Contrat Social Jean-Jacques Rousseau Imprimé à Amsterdam
  6. 6. La première visée, c'est la religion. Pas la foi en elle-même (car nombre de Philosophes sont déistes et non athées) mais le christianisme en la personne de l'Eglise, catholique en France et en Espagne par exemple, protestante dans les pays qu'on n'appelle pas encore anglo-saxons. Les deux autres grandes religions monothéistes, le judaïsme et l'islam, ne sont pas mieux traitées. La religion, quelle qu'elle soit, se mêle trop de l'autorité temporelle et influence beaucoup trop la société. Ensuite, bien sûr, ce sont les systèmes de gouvernement de l'époque. En majeure partie, ce sont des monarchies et en France, la monarchie était dite « absolue », c'est-à-dire que toute la politique dépendait du Roi et de lui-seul. Bien sûr, il pouvait, s'il le désirait, réunir ses Etats- Généraux mais cela n'avait plus eu lieu depuis la régence de Marie de Médicis et c'était fortement déconseillé par les politiques. De plus, dans les Etats Généraux, le vote se faisait par groupe et on arrivait au paradoxe suivant : le clergé et la noblesse, minoritaires en membres, imposaient toujours leur volonté puisqu'ils avaient deux voix à eux deux alors que la bourgeoisie et le peuple, dans le Tiers état, bien que majoritaire en nombre, ne bénéficiait que d'une seule voix. La monarchie absolue est donc de plus en plus gravement contestée. Certains modérés voudraient lui substituer une monarchie constitutionnelle où le peuple serait mieux représenté et écouté. Bref, les deux pôles principaux d'autorité sont dans le viseur des Lumières.
  7. 7. A- Exemples de voyages réels : Un voyage autour du monde réel et très connu : celui de Bougainville et de son équipage qui comportait entre autres le botaniste Philibert Commerson. Ils passent par le Brésil, remontent une partie de la côte ouest de l'Amérique latine, dévient sur Tahiti, l'Océan Indien, les Antilles et le Cap Horn avant de regagner la France, vaille que vaille. C'est à l'occasion de ce voyage que sera découverte et appelée « bougainvillée » une fleur qui, plus tard, fera les délices de l'Impératrice Joséphine, première épouse de Napoléon Ier. A gauche, Louis-Antoine, comte de Bougainville, navigateur et explorateur. A droite, la fleur qui lui doit son nom : la bougainvillée.
  8. 8. B- Exemples de voyages imaginaires : « Les Lettres Persanes » de Montesquieu racontent le voyage imaginaire de deux Perses, Usbeck et Rica, en France et surtout à Paris. Le ton est à la satire et vise à critiquer le système politique, social, économique en France et, de façon générale, la façon de se comporter et la morale de l'homme occidental. Des « Lettres Persanes », on peut dire qu'elles sont pratiquement « à charge. » Montesquieu ne trouve aucune excuse à l'homme blanc. Un autre philosophe, au style plus souple et à la plume encore plus incisive, Voltaire, donne un autre voyage imaginaire, en 1767, avec son « Ingénu ». C'est un conte philosophique dont le héros est un Huron – un Indien d'Amérique – qui, lui aussi, visite la France mais, tout en critiquant beaucoup de nos usages, fait preuve d'une plus grande compréhension et aussi d'une plus grande indulgence que les héros de Montesquieu.
  9. 9. L'homme des Lumières découvre peu à peu que l'univers ne se réduit pas à son propre monde. Il a des coutumes, des traditions, une morale qu'ils croient bonnes. Mais il s'aperçoit que les peuples rencontrés dans ces voyages, réels ou imaginaires, ont eux aussi des coutumes, des traditions et même une morale, sans parler des croyances, qui leur semblent aussi naturelles. Cela favorise l'esprit critique sur la civilisation occidentale. Toutefois, nombreux sont les philosophes qui, dans cette critique entièrement justifiée, ne la pratiquent que sur le mode accusateur, négatif. Pour des hommes comme Montesquieu ou Rousseau, il ne semble pas possible de critiquer positivement ou de manière constructive les fondements de la société occidentale. Et cela montre le paradoxe de l'Esprit des Lumières qui, au départ, réclame la liberté de penser librement et qui, peu à peu, va s'enfermer à son tour dans une sorte de « bien-pensance. » Les Lumières critiquent avant tout de manière négative. Même si ces critiques sont pour une bonne part fondées, il leur manque leur équilibre : la critique constructive (que l'on trouve néanmoins chez certains, comme Voltaire, dont son amour des mots méchants fait trop oublier la réelle humanité.) Voltaire d'après Quentin de la Tour
  10. 10. L'homme des Lumières découvre peu à peu que l'univers ne se réduit pas à son propre monde. Il a des coutumes, des traditions, une morale qu'ils croient bonnes. Mais il s'aperçoit que les peuples rencontrés dans ces voyages, réels ou imaginaires, ont eux aussi des coutumes, des traditions et même une morale, sans parler des croyances, qui leur semblent aussi naturelles. Cela favorise l'esprit critique sur la civilisation occidentale. Toutefois, nombreux sont les philosophes qui, dans cette critique entièrement justifiée, ne la pratiquent que sur le mode accusateur, négatif. Pour des hommes comme Montesquieu ou Rousseau, il ne semble pas possible de critiquer positivement ou de manière constructive les fondements de la société occidentale. Et cela montre le paradoxe de l'Esprit des Lumières qui, au départ, réclame la liberté de penser librement et qui, peu à peu, va s'enfermer à son tour dans une sorte de « bien-pensance. » Les Lumières critiquent avant tout de manière négative. Même si ces critiques sont pour une bonne part fondées, il leur manque leur équilibre : la critique constructive (que l'on trouve néanmoins chez certains, comme Voltaire, dont son amour des mots méchants fait trop oublier la réelle humanité.) Voltaire d'après Quentin de la Tour

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