Circuit de remontée des informations : l'ONAB, comment ça marche ?

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Sommet de l'Elevage 2015

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Circuit de remontée des informations : l'ONAB, comment ça marche ?

  1. 1. Circuit de remontée des informations : L’ONAB, comment ça marche?
  2. 2. Une anomalie est détectée Par un éleveur,  un technicien,  un vétérinaire Après la naissanceA la naissance Déclaration en ligne ou sur fiche papier :  Si possible,  l’animal est observé en suivant la fiche pour n’oublier  aucun phénotype Si l’anomalie ne  semble pas  génétique La fiche est envoyée avec ou sans  prélèvements Lien pour remplir la fiche en ligne ou pour la télécharger :   https://www.onab.fr/Declarer‐une‐anomalie Le veau est mort L’animal est  vivant
  3. 3. Une fiche sans prélèvement, Ça sert à quoi? Une fiche de déclaration avertit l’Observatoire, d’un cas isolé • Dans l’élevage, c’est le seul cas, dans cette race, c’est le seul cas => la déclaration permet de suivre statistiquement les types d’anomalies qui  émergent spontanément. Ou bien • Dans l’élevage, c’est le seul cas, mais d’autres cas sont signalés, remontant de  plusieurs élevages, plusieurs vétérinaires ou techniciens, et même de plusieurs  régions Elles concernent toutes le même parent fondateur : l’anomalie prend de  l’ampleur      L’ONAB avertit l’OS, les ES/EMP concernés et  lance un programme pour récupérer des prélèvements
  4. 4. Qui peut prélever ?   • Le sang :  Un technicien ou un vétérinaire, à température ambiante, le plus tôt possible  pour garantir la fraicheur, en emballage double, par la poste. • Les biopsies d’oreille : tout le monde => animal vivant : avec la pince commerciale, ou  => animal mort : en découpant A quel coût? • Au fil de l’eau (cas spontanés) les prélèvements sont envoyés à vos frais, et dans le cas  de nécessités, vous pouvez envoyer une facture. • En cas d’émergence avérée, un dispositif organisé peut être mis en place, et un  dédommagement est plus simple à envisager. La collecte peut être centralisée Des prélèvements sont produits Si l’anomalie  semble  génétiqueCAR plusieurs cas apparaissent dans la descendance du même père OU l’anomalie est déjà connue dans cette race et dans tous les cas de doute
  5. 5. Les prélèvements reçus au laboratoire Stockage et conservation systématique : •morceau d’oreille coupée, prélèvements sanguins, conservés  au congélateur •biopsie d’oreille à l’aide d’une pince Allflex®, au réfrigérateur •bouts d’organes si une autopsie est réalisée, récupération  d’organes en abattoir (ici des yeux) conservés dans du formol Photos ou films peuvent être réalisés  (exemple : veau tourneurs) et envoyés  par mail
  6. 6. Enregistrement des données sur  plusieurs supports  Enregistrement des prélèvements :  • Sur cahier • Dans des bases de données • Identification par code‐barres • Stockage et conservation systématique
  7. 7. Les prélèvements sont arrivés au  laboratoire…. Mais qu’est‐ce qu’on en fait ? L’Observatoire n’est pas un laboratoire de diagnostic, il n’a  ni la structure, ni les garanties pour fournir un résultat de  tests génétiques sur demande, ou un certificat officiel qui  puisse figurer dans un catalogue, quelle que soit l’anomalie. L’Observatoire évalue la possibilité de travailler sur des  cas, en fonction de critères, et de façon concertée Cela ne doit pas décourager, même des cas apparemment isolés,  peuvent devenir très importants : on ne peut pas le savoir à  l’avance. Plusieurs instances décident et traitent les anomalies  émergentes : le Comité de Pilotage et le comité opérationnel
  8. 8. Les anomalies sélectionnées  sont réparties • 3 chercheurs, responsables de plusieurs dossiers à la fois • Une doctorante dont le sujet est axé sur les anomalies. • Plus de 30 projets de recherche ont été considérés depuis la création de  l’ONAB • Une dizaine de ces anomalies a pu donner des résultats : • Mise en place d’un test de dépistage • Mise en place d’une gestion de troupeau / ou d’éradication • Description fine des mécanismes moléculaires • Publication • Certains prélèvements ne sont pas traités : • car ils ne correspondent pas à une anomalie génétique • Ils sont trop peu nombreux • Les résultats obtenus ne donnent aucune piste d’investigation génétique  clairement identifiée  les prélèvements sont conservés pour des études ultérieures
  9. 9. Du résultat à la gestion des  anomalies sur le terrain • Détermination de la région génétique connue • Découverte de la mutation causale Etablissement d’un typage de diagnostic spécifique et/ou intégration dans une  puce aux objectifs multiples Communication à l’OS/ ES concernées pour mettre en place un Screening de la population et identifier les animaux porteurs Mise en place d’accouplements raisonnés pour éviter la procréation d’atteints,  sélection de futurs reproducteurs non porteurs pour éliminer progressivement  l’anomalie
  10. 10. Et après ? On communique ! Retour d’infos :  • Journée annuelle d’infos, présentations au SPACE l’année dernière, au  Sommet de l’élevage cette année • Des points réguliers avec les ES si nécessaire • Un site régulièrement mis à jour : www.onab.fr • Le point sur les statistiques et les émergences envoyé aux référents • Un cours donné dans le cadre de la formation des techniciens d’IA  (CAFTI) • Des articles de vulgarisation dans différents journaux, et des articles  scientifiques quand l’anomalie est identifiée. CONCLUSION : Déclarons TOUT, déclarons TOUS! 
  11. 11. L’ONAB et les finances… Depuis janvier 2015 deux financements ont aidé au fonctionnement de  l’ONAB :  • FGE accorde une aide financière à l’observatoire via le projet CARAB : 1) caractérisation clinique de nouvelles émergences prise en charge par les écoles  vétérinaire nationales de Nantes (ONIRIS) et de Toulouse via  la rétribution de résidents  2) prise en charge génétique des nouvelles émergences  avec génotypages et séquençage d’animaux atteints 3) coordination générale et communication • l’ANR finance pour 5 ans le projet de recherche « BOVANO » qui a pour  objectif d’identifier les mutations responsables d’anomalies génétiques dans  les races bovines françaises et dans certains cas, d’aller  jusqu’à leur  validation  fonctionnelle.  Une première ! Un nouveau souffle.
  12. 12. Contacts Cécile Grohs (cecile.grohs@jouy.inra.fr) INRA ‐ Centre de Recherche de Jouy‐en‐Josas UMR de Génétique Animale et Biologie  Intégrative Equipe Génétique et Génomique Bovine  Bâtiment 211, Domaine de Vilvert 78352 Jouy‐en‐Josas cedex Coralie Danchin‐Burge (coralie.danchin@idele.fr) Institut de l'Elevage Variabilité Génétique 149 rue de Bercy 75595 PARIS CEDEX 12 https://www.onab.fr Merci pour votre attention!

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